Pourquoi “Désinstallation de la démocratie” ? Nullement pour le résultat démocratique, bien évidemment. Il était attendu et légitime, tant les 2 grands partis ont torturé le peuple grec.

C’est simplement la continuation d’un processus que j’estime mortifère à terme.

Le début de la “désinstallation” date pour moi d’il y a 2 ans tout rond, avec l’accord du 8 mai 2010, où les pays européens ont commencé à prêter à la Grèce pour qu’elle rembourse ses créanciers privés.

On s’achemine donc vers une crise politique en Grèce, qui va probablement entraîner une montée des extrêmes, un clash d’une ampleur potentiellement dévastatrice avec l’Union européenne, une sortie de l’euro, une panique boursière et une crise des dettes publiques.

Les conséquences d’un défaut et d’une sortie de l’euro pour l’économie grecque me semblent terrifiants, bien qu’inéluctables…

La démocratie grecque y résistera-t-elle ? Nous verrons…

Touchons cependant du bois, le pire n’étant jamais certain.

Les élections

Rappel de la composition du Parlement grec jusqu’à la semaine passée :

élections grece 2009 parlement

Comme prévu samedi, le résultat des élections en Grèce a été une claque pour les 2 grands partis historiques ayant validé l’austérité :

élections grece 2012 parlement

Nouvelle Démocratie ND et le Parti socialiste sont atomisés : ils passent respectivement de 33,5% à 18,8 % et de 43,9% à 13,2 %… Ainsi, les partis soutenant les demandes d’austérité de l’Europe ne recueillent plus que le tiers de voix…

Comme d’habitude, voici les résultats en version élargie, en fonction des inscrits :

élections grece 2012 parlement

L’abstention a été très forte, sachant que le vote est en principe obligatoire…

Pour aboutir aux 300 députés du Parlement, le système électoral grec prévoit que :

  • 50 sièges sont attribués au parti ayant recueilli le plus de suffrages (Nouvelle Démocratie en 2012) ;
  • les 250 autres sont répartis à la proportionnelle entre les partis ayant obtenu plus de 3 % des voix (7 partis en 2012).

élections grece 2012 parlement

La coalition potentielle ND/PASOK ne recueille donc que 149 sièges sur 300.

Conformément à la constitution, le président grec a chargé ND de former un gouvernement. ND a abandonné lundi soir. Le président a donc demandé au deuxième parti, Syriza (l’équivalent du Front de gauche sans les communistes) de former un gouvernement. Elle a 3 jours pour y arriver.

A défaut, le président demandera à l’ensemble des partis de discuter. Sans accord, de nouvelles élections seront programmées le mois prochain…

Outre la claque aux programmes mortifères européens, ce qui frappe est la percée du parti néo-nazi Aube dorée…

Aube dorée

Je dénonce souvent les rapprochements vaseux de l’extrême droite en France avec les nazis, et autres points Godwin. Pas pour dédouaner la première, mais pour au contraire ne pas banaliser le phénomène national-socialiste.

J’avoue ne jamais avoir pensé que je verrai dans un pays de la zone euro un tel parti faire 7 % des voix (0,29 % en 2009…), grâce aux programmes “d’aide” de l’Union Européenne. Il fait 13 % chez les jeunes…

Moi qui suis particulièrement féru d’histoire des années 30 et 40, je suis servi… Présentations :

Aube dorée (Chryssi Avyi) est un parti grec nationaliste, xénophobe, souverainiste, raciste avec entre autres pour slogan « la Grèce aux Grecs ». Il s’inspire explicitement du Troisième Reich et des SS.

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

Ses militants agressent régulièrement les immigrés, armés de barres de fer, et des escadrons attaquent souvent des militants de gauche.
aube doree golden dawn Chryssi Avyi

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

Voire même … à la tronçonneuse :

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

Petit reportage :

« Nous voulons dégager tous les immigrés illégaux, virer cette puanteur d’ici. » [Frangiscos Porihis, nouveau député Aube dorée, durant son meeting du 4 mai 2012]

Écoutons donc son sympathique président Nikolaos Michaloliakos (surnommé “le Fuhrer grec”) à sa conférence de presse de dimanche.

NB. Son « équipe » commence par demander (ordonner…) aux journalistes de se lever en signe de “respect”

Comme il l’a dit :

« L’heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie » [Nikolaos Michaloliakos, 6/5/2012]

7 %, 441 000 voix, 21 députés… On pense que certaines images appartiennent à un atroce passé révolu, mais…

aube doree golden dawn Chryssi Avyi


élections grece 2012 parlement

élections grece 2012 parlement

© Chappatte

185 réponses à Désinstallation de la démocratie en Grèce : ██████▒▒▒▒▒▒ 50 % complète, veuillez patienter…

  1. Helios Le 08 mai 2012 à 03h48
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    Pas convaincu du tout, en écoutant le discours de ce Michaloliakos, qu’il soit “nazi”. On trouve la même accusation des médias à l’extrème-gauche, et même dans le blog plutot calme de Panagiotis Grigoriou.
    En plus aucune allusion aux Juifs dans ce discours, ni à des considérations raciales (j’ai l’impression qu’ils sont aussi contre les immigrés blancs, comme les Albanais). 
    Quand à la violence elle a toujours été présente dans le débat politique grec, que ce soit à droite ou à gauche.
     
     
     
     
     


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 06h57
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      @Helios :  certes la frontière entre Xénophobisme et Racisme est délicate car souvent les répartition géographique des “Races” (qui n’existe pas je le rappelle) correspondent pour des raisons politiques, à des répartitions géographiques nationales et/ou religieuses (pris au sens de la religion majoritaire et/ou d’état) et/ou linguistiques. Donc juste pour dire qu’il est possible que Michaloliakos trouvent les Albanais “moins blanc” que les Grecs, c’est à dire trop musulman, ou trop catholique (les grec sont plutôt orthodoxe si je ne m’abuse), ou trop slavophone, … 


      • FL Le 08 mai 2012 à 08h10
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        Attention le mot race possède plusieurs définitions selon qu’il est utilisé en biologie, en anthropologie en ethnologie etc. En politique il est judicieux de parler de race lorsqu’on oppose des groupe ethnique définis selon des critères particuliers et par conséquent il convient de reconnaitre une réalité au racisme et pas donc une valeur l’antiracisme.
         


        • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 15h43
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          @FL : oui il convient de reconnaitre une réalité au racisme, réalité imputable à ceux qui croient encore au concept de races humaines, comme l’on parle de race de chiens ou tout autre espèce animale domestique à parti desquelles on a créé des races par sélection stricte à partir du pedigree du couple de reproducteurs. Ceci n’a jamais été vrai dans l’histoire de l’humanité, sauf dans des groupes ethniques très, très, très, très longtemps totalement isolées des autres groupes ethniques. L’antiracisme est donc ce qui permet de combattre ceux qui croient à l’existence des races humaines et qui surtout s’en serve à des fins de discrimination entre humains. 
          En sciences et concernant l’espèce humaine on parle de racialisme, ce qui est légitime d’un point de vue sujet d’études scientifiques, mais pas d’un point de vue politique.


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 07h07
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      @Helios : complément après avoir écouté la video. Lorsque en 4 mn dont moins d’une minute consacré aux causes de la crise grecque, on arrive à mettre en cause l’immigration, comme si c’était le problème majeur de la crise grecque, j’appelle cela un discours “nazi”.


      • Helios Le 08 mai 2012 à 07h49
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        Pour moi “nazi” fait référence à quelque chose de bien précis, et représente bien plus que l’hostilité à l’immigration.
        Je suis pour qu’on utilise les mots de la manière la plus exacte possible. C’est la seule façon finalement pour qu’on puisse se comprendre. Si tous les mots se mettent à avoir une signification étendue au point qu’ils s’appliquent à tout et n’importe quoi, comment voulez-vous qu’on s’y retrouve ?
         


        • Okeanos Le 08 mai 2012 à 08h07
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          A partir du moment où je vois des “adhérents” (et le président) d’un parti faire le salut nazi en plein rue pendant un “meeting”, je sais comment nommer le parti en question. Quand en plus, leur symbole est une croix gammée modernisée aux couleurs grecques et qu’on peut apercevoir une photo d’Hitler dans leurs bureaux, cela me conforte dans le choix des termes que je choisis.

          Le programme n’est pas seulement de mettre tous les immigrés dehors, c’est aussi de poser des mines aux frontières, et d’autres choses assez effrayantes que chacun peut comprendre s’il se souvient de ses livres d’histoire.

          “Créé au début des années 1980 par son leader actuel Nikos Michaloliakos, l’Aube dorée prône une idéologie nationale-socialiste décomplexée. Le parti réfute le qualificatif de néo-nazi, mais sa rhétorique et les symboles qu’il a adoptés s’en approchent de façon troublante. Ne serait-ce que son emblème, un symbole grec ancien aux faux airs de croix gammée. Ou le salut que les militants se réservent – une main tendue vers l’horizon – et que Nikos Michaloliakos a osé faire en 2011 devant le conseil municipal d’Athènes où il est élu. Sur le site internet de la formation sont vendues des éditions de “Mein Kampf”, pamphlet fondateur du nazisme écrit par Adolf Hilter et de “Carnets de Turner”, une fiction de l’américain William Luther Pierce, vantant une suprématie de la race blanche et décrivant le massacre de Noirs et de juifs.”

           


          • David Le 08 mai 2012 à 08h29
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            link to commons.wikimedia.org
             
            Un petit tour pour visiter le drapeau du parti devrait mettre fin à votre débat pour savoir si c’est des néo-nazis ou pas des néo-nazis. En fait, je crois qu’il n’y a pas de débat.


          • Helios Le 08 mai 2012 à 08h36
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            Vous savez, des mines aux frontières, il y en avait aux frontières l’ancienne République démocratique allemande, des nazis ?
            Quant à “Mein Kampf” on le trouvait dans l’Espagne franquiste qui nétait pas nazie. Et vous trouvez ici en France des librairies qui se proclament soutiens du FN et qui vendent aussi des ouvrages du genre de ceux que vous citez.
            Alors oui, vous avez certainement raison en ce qui concerne une sorte de “nazisme esthétique”. Mais je pense que le véritable nazisme c’est autre chose. Je ne pense pas que Michaloliakos ait des projets de domination mondiale. 
            Pour tester leur éventuel “nazisme” il faudrait leur poser la question de la position qui aurait été la leur pendant l’occupation allemende (la première). Y avait-il des forces politiques qui collaboraient ? l’Aube dorée se réclame-t’elle de ces collaborateurs ? Quelle est la filation historique de ce parti ? La période des “colonels” ?
             


          • Okeanos Le 08 mai 2012 à 08h39
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             Une des volontés affichée de Michaloliakos est d’annexer Chypre et l’Albanie. 

             


        • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 15h24
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          @Helios: on est bien d’accord. De la même façon que l’on ne peut pas dire sur d’une video de 4′ que ce n’est pas un parti nazi. C’était une manière de montrer la bétise de ton “analyse”, comme si Olivier et d’autres avaient établi leur conviction sur cette video !


    • sissa Le 10 mai 2012 à 19h23
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      c’est sûr, un parti qui a choisi un symbole directement inspirée de la svastika, qui fait des saluts bras tendus, qui s’organisent en milices pour bastonner les immigrés et les militants de gauche , cela n’a rien à voir avec le nazisme, mais alors rien à voir du tout.


      • Okeanos Le 10 mai 2012 à 22h59
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        Ce soir, un député de Chryssi Avghi sur la télé grecque, a dit : “Hitler n’a jamais été jugé par l’histoire”.

         


  2. Brainbug Le 08 mai 2012 à 03h52
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    Merci Olivier pour ce billet Ô combien salutaire..
    Pas une seule ligne dans les médias nationaux, mis à part en brève AFP, une honte !
    C’est un cataclysme politique et un retour cinglant pour une élite pro-européenne aveugle depuis 30 ans, idéologue et dont les médias ont aussi une grande part de responsabilité en n’assurant pas leur devoir d’information auprès des peuples pour qu’ils se réveillent.
    Après avoir vu la vidéo des néo-nazis cet après midi, je n’ai pu m’empêcher d’envoyer des messages de colère à l’ensemble des journaux nationaux qui ont une grande part de responsabilité dans ce désastre en traitant l’Europe toujours de façon idéologique, distante, irréaliste et non-objective.
    Les politiques, ont aussi une énorme part de responsabilité dans ce désastre démocratique, que ce soit notre ancien président comme le nouveau qui mentent en permanence sur la capacité de la France a exister à travers leur programme, tout comme sa capacité de négocier ou d’être à l’initiative.
    On le paiera un jour ou l’autre et fort à parier que les élites de ce jour, seront les tondus de demain si l’on suit le même chemin.
    D’ailleurs la Conseil constitutionnel a été très clair la dessus, sachant qu’il donne son avis avant la ratification de chaque traité :
    Sur le traité de lisbonne une révision constitutionnelle était nécessaire puisque “toute disposition du traité qui, dans une matière inhérente à la souveraineté nationale mais relevant déjà des compétences de l’Union ou de la communauté, modifie les règles de décision applicables, soit en substituant la règle de la majorité qualifiée à celle de l’unanimité au sein du Conseil, privant ainsi la France de tout pouvoir d’opposition, soit en conférant une fonction décisionnelle au Parlement européen, lequel n’est pas l’émanation de la souveraineté nationale, soit en privant la France de tout pouvoir propre d’initiative
    link to observatoiredeleurope.com

    Je le répète a travers mes commentaires, seuls les commissaires européens non élus ont force de proposition de loi, et cela concerne bien entendu les traités !
    “La Commission [..] reste la seule institution capable de proposer des actes communautaires
    link to europa.eu
    D’ailleurs, on les résume la notion de Bruxelles, comme Bruxelles va faire ceci ou cela, à la simple action des commissaires décidant ce qu’il y a à faire.
    Profitant de ce flou artistique, des omissions ou mensonges complices et de cette incompétence latente des médias et des politiques, ne retenant aucune leçon de cette élection, ces commissaires ont décidé de continuer leur massacre économique, social, politique et bientôt culturel en souhaitant relever au 1er Juillet les tarifs de l’électricité en Grèce.
    Lien : link to ekathimerini.com
    Enfin, la nouvelle surtout de cette élection c’est que l’Europe se dirige tout droit vers un terrain inconnu, les nouveaux élus aux législatives étant majoritairement contre les plans de “sauvetage” de la Grèce. Les prochains mois vont être très spéciaux.
    Pour résumer, ôtez vous tous et toutes les œillères et prenez conscience que vous n’êtes absolument pas dans une démocratie, le pouvoir n’appartient plus au peuple, le président n’a plus aucun pouvoir.
    Cessez de croire, comme on voudrait encore vous le faire croire, que le pouvoir est placé dans les mains du président et informez-vous en sus de cet excellent blog.
    Le peuple de Grèce à découvert l’impuissance, l’incompétence et la soumission de leurs élites il y a 2 ans face à cette Europe qui somme toute, ressemble fortement à une organisation de délabrement, de saisie, d’appauvrissement volontaire, complice des peuples d’Europe,  enfonçant chaque jour un peu plus dans l’extrémisme la grèce à défaut d’utiliser l’article 50 de sortie de leur pays de l’UE et de l’Euro.
    Dans le monde, nous voyons des pays émergents, et depuis la mise à sac néo-libérale, le revers de la médaille portée par les peuples et nations d’Europe a été de devenir des pays immergeant.
    Je ne veux pas de néo-nazi en Europe et pour cela il faut rétablir le rôle des nations dans leur pleine indépendance et souveraineté.


    • Strategix Le 08 mai 2012 à 07h33
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      Excellent commentaire.

      Le rideau craque. Les coulisses commencent à apparaître au plus grand nombre, notamment du fait d’internet de la forte visibilité des blogs.
      Comme vous, je suis inquiet de la compromission exclusive des élites, y compris médiatiques, au projet européen libéral. Ce dernier aboutit désormais à pressurer les travailleurs pour entretenir la rente et à convaincre les peuples que c’est le seul et unique bon choix. Le dysfonctionnement de la démocratie asservie à l’oligarchie entraine par réaction la montée des extrêmes.


    • chris06 Le 08 mai 2012 à 07h59
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      @Brainbug

      “enfonçant chaque jour un peu plus dans l’extrémisme la grèce à défaut d’utiliser l’article 50 de sortie de leur pays de l’UE et de l’Euro.”

      Une grande majorité des Grecs ne veulent pas sortir de l’euro, selon les sondages entre 70% et 80%. Cela se retrouve d’ailleurs dans la répartition des votes puisque seuls le KKE, l’aube dorée, et le LAOS sont pour un retour au Drachme.

      Par contre, une nette majorité des Grecs s’est prononcée contre le mémorandum imposé par la troika, ie l’austérité:

      Les votes peuvent se répartir ainsi (pour les partis ayant reçus plus de 3% des suffrages exprimés):

      Euro + contra mémorandum :  SYRIZA/DIMAR/ANEL = 33,5% = 104 députés
      Euro + pro mémorandum : PASOK/ND = 32% = 149 députés
      Drachme + contra mémorandum : KKE/AD = 15,5% = 47 députés

      En clair, les grecs se sont prononcés contre l’austérité imposée par la Troika mais pour rester dans l’euro. Cela n’a rien d’étonnant d’autant plus qu’il me semble que les français ont fait le même choix en élisant Hollande président! 


    • Joanna Le 08 mai 2012 à 09h31
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      Je plussoie moi aussi.
      Il faut dénoncer les violences de toutes natures, les violences physiques exercées par les nervis de tout poil (associer systématiquement fascisme et droite est une escroquerie et est en soi une méthode fasciste) mais aussi toutes les autres violences que sont les inégalités de toute nature et notamment celles imposées par l’oligarchie mondiale.

      On peut se demander également quelles vont être les répercussions du résultat de ces élections pour l’Europe … et sur les marges de manœuvre de M. Hollande dans ce contexte.


      • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h39
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        rassurez-moi, vous ne croyez quand même pas qu’Hollande dispose de marges de manœuvres, dites… ?


        • Joanna Le 08 mai 2012 à 12h40
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          j’hésite entre la litote et l’antiphrase pour qualifier ce que j’avais écrit …


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 12h42
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        En somme la question de Joanna est : Pacte budgétaire : F. Hollande va-t-il céder comme Jospin et DSK en 1997 ?
         
        Je ne répondrais pas de manière aussi formelle qu’Olivier. En effet, c’est possible, mais ce n’est pas certain car le contexte national et européen est très différent. Et en particulier le résultats des élections grecques qui ont coûté cher à « l’UMPS » grecque. Mais pourquoi cette référence à Lionel Jospin et DSK ? Nico, a reconstitué cet épisode (voir ce lien link to blogdenico.fr). Il mérite réflexion, pour éviter un scénario d’effondrement en Europe.
         
        Les 17 et 18 juin 1997 à Amsterdam, Jospin signe le Pacte de stabilité. Le message du PS : on ne pouvait pas revenir sur la parole de la France, mais il y aura d’autres rendez-vous. En Avril 1998, Amsterdam est ratifié par le Parlement grâce aux voix d’une majorité de socialistes, d’UDF et de chiraquiens.
         
        Mais l’histoire ne se répète pas . . . toujours … . Enfin j’espère vivement « qu’Aube dorée » n’aura pas le même avenir que le NDSAP !
         
        Il est possible que dans les semaines à venir on assiste à une réédition de ce scénario. Il est possible que les pressions conjuguées des marchés et des conservateurs allemands conduisent F. Hollande à adopter de fait le pacte budgétaire moyennant des concessions formelles ne contraignant personne.
         
        Mais l’inverse est également possible. La crise est d’une gravité sans précédent. L’Espagne et ses banques pourraient très vite mener la finance européenne mondiale à une crise systémique plus profonde que celle de 2008 . . . pour la suite voir l’analyse de Jean Gadrey dans l’article est : Pacte budgétaire : F. Hollande va-t-il céder comme Jospin et DSK en 1997 ?
         
        Et rêvons qu’aux prochaines élections françaises, l’UMPS se prenne un petit avertissement à la ND-PASOK. De préférence sur la joue gauche !!!
         


        • Olivier Berruyer Le 09 mai 2012 à 14h31
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          Lisez le Canard du jour, Hollande a déjà abandonné l’idée de renégocier le traité budgétaire.

          Ce qui me semble normal, le contraire accélérera la crise, et il ne veut pas en porter la responsabilité…


          • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 16h40
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            Alors il n’y a plus qu’à espérer une bonne claque sur les joues, dont une plus forte sur la  gauche. Et éventuellement dans quelques mois sur la joue gauche d’Angela !


    • Goldfinger Le 08 mai 2012 à 09h49
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      Un élément de plus pour Brainbug: et il ne faut pas sous-estimer le pouvoir effectif des MILLIERS de lobbyistes dont le but est, par définition, de modifier ou d’infléchir les décisions des commissaires et les votes des parlementaires en faveur de leur “employeurs”: les plus grandes multinationales et d’autres groupements d’intérêts plus discrets mais dont l’intérêt ne coïncide que rarement avec ceux de la collectivité. 

      Ceci dit je reste partisan farouche de plus et de mieux d’Europe.
      Mieux incluant: plus démocratique, plus transparente, plus pédagogue et plus efficace.
      Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain … changeons l’eau et lavons le une seconde (deuxième) fois ! 


  3. Patrick Luder Le 08 mai 2012 à 04h39
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    L’envie de se soulever est là depuis longtemps … mais comme il n’y a aucun partis ou homme politique à la hauteur des espoirs Grecs, ils suivent les seules opportunités du moment. 


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h43
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      C’est quoi un “parti ou homme politique à la hauteur des espoirs Grecs” ? Pour ma part :
      Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
      Ni Dieu, ni César, ni Tribun.
      Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes ;
      Travaillons au salut commun.

      Paroles d’Eugène Pottier, (1871)


  4. Mahler Le 08 mai 2012 à 05h43
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    Désinstallation de la démocratie ? Ah bon, il y a une démocratie quelque part dans le monde ? A part la Suisse qui s’en rapproche un peu, je n’en vois pas. Un bipartisme perpétuel n’est pas la démocratie, juste une oligarchie qui en remplace une autre comme en France. Le tirage au sort, c’est la démocratie; le vote, c’est l’oligarchie… Aristote revient :)


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h12
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      certes, mais vous essayez voir la vie avec Nikolaos Michaloliakos comme chef, vous verrez, ça change quand même un peu…

      Vous me raconterez, personnellement, je serai en prison dans le meilleur des cas…


      • step Le 08 mai 2012 à 18h42
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        bah si ce n’est que ça, on y fera une belote avec quelques autres, dans le meilleur des cas…


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h06
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        J’vais essayer de mettre tout le monde d’accord : la démocratie est un idéal,pas un fait.
        Et comme dirais Churchill : “la démocratie est le poire des systèmes . . . à l’exception de tout ceux que l’on a déjà essayé”.
        L’on ne peut obliger les consommateurs à devenir citoyen. Enfin, si l’on peut : avec une éducation nationale où l’équation d’oxydo-réduction du perchlorate sur la soude serait un fondamental à remplacer par le fonctionnement d’une banque, et autres objets de politique. sans parler non plus du monopole des media “coca-cola” !
        Mais comme ce sont les élus qui établissent les programme scolaires et font les lois sur les medias, comment sortir de ce cercle vicieux ? Une bonne guerre et un programme du CNR ? J’espère que non !
        Nous restent les blogs tels celui-ci pour répandre la bonne parole aux connectés qui consulte et lise les messages citoyens entre deux spams ! Alea Acta est ?
         


    • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 11h43
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      Malher a raison, et justement si nous (et les Grecs ) étions vraiment en démocratie, on ne verrait pas cela. La fausse démocratie dans laquelle nous vivons, c’est que les partis politiques nous imposent leurs candidats sur toutes les élections… ce qui n’est pas, avouons le un vrai choix démocratique!


  5. Le Yéti Le 08 mai 2012 à 06h09
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    Je suis moins frappé par l’arrivée du parti de nazillons d’Aube dorée (6,9%) que de la montée en puissance de la gauche radicale.
    Je ne vois pas en quoi, on peut parler de “désinstallation de la démocratie” en Grèce (tout au plus désinstallation du bipartisme institutionnel). Les grecs ont voté, que je sache.
    Simplement, il est dit qu’il faut que les êtres humains touchent le fond pour se rebiffer. Du déchet dans la révolte (nazillons, communistes grecs staliniens…) ? Hélas, c’est comme ça quand on joue avec le feu du chaos social. Aucun “vote utile” n’y peut rien. Au contraire.
    Je résume pour ma part la situation grecque par le titre du dernier billet de Jean-Luc Mélenchon : “Grèce : l’insurrection civique a commencé en Europe”.


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 06h42
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      @Olivier : “Syriza, l’équivalent de Mélenchon sans les communistes”. Je rappelle que Mélenchon n’est pas un parti politique. Il était le candidat du Front de Gauche, Président du Parti de Gauche. Il aurait donc été plus convenable d’écrire “Syriza, l’équivalent du Front de Gauche sans le Parti Communiste”.


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h13
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      oui, oui

      On va voir les conséquences dans 1 an ou 2, on en reparle…


      • Le Yéti Le 08 mai 2012 à 22h54
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        Bien avant un an ou deux, je pense.


  6. Okeanos Le 08 mai 2012 à 07h04
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    Le résultat de l’Aube dorée ne doit pas occulter 3 faits majeurs de ces élections :

     1. Les 2 grands partis historiques ont été fortement désavoués ;
     2. Le grand vainqueur est le Syriza, qui a grignoté les voix du PASOK.
     3. Une grande partie de la population n’a pas participé aux élections, des voix sont donc encore disponibles pour la suite. 

    @Olivier : Pour l’abstention, il ne faut pas oublier que parmi les abstentionnistes, il y a aussi tous les grecs qui vivent à l’étranger et qui n’ont pas la possibilité de voter (si, si, les grecs sont d’ailleurs étonnés de savoir que j’ai pu voter à distance) ainsi que tous ceux qui n’avaient pas la possibilité financière de se déplacer dans leurs bureaux de vote. Une amie, par exemple, n’a pas pu voter car elle a été contrainte de changer de ville pour … trouver un boulot. La majeure partie des autres abstentionnistes sont ceux qui n’ont plus du tout confiance dans la classe politique. 

    @Helios : tout dans l’iconographie de l’aube dorée le prouve. Vous n’avez sans doute pas vu les regroupements des membres de l’aube dorée qui lèvent le bras bien haut avant d’aller “casser de l’immigré”. Il n’y a aucun doute sur ce fait. Le président de l’aube dorée est un admirateur d’hitler et un ancien proche des colonels. Par contre, il est certain que tous ceux qui ont voté pour l’Aube dorée ne sont pas des néo-nazis.. La “campagne” de l’aube dorée s’est résumée à créer une “force de protection” des citoyens des quartiers en souffrance à Athènes, de prendre les N° de téléphone des petites grand-mères et de leur rappeler que c’est grâce à eux qu’elles ont pu aller faire leurs courses en toute sécurité. Sans compter les intimidation devant les bureaux de vote le jour des élections dans certains quartiers.

    @Le Yeti : je te rejoins sur le titre de l’article. Pour moi, c’est même complètement l’inverse : la démocratie qui avait disparu depuis les premières  cures d’austérité et surtout depuis l’arrivée de Papademos est revenue. Par contre, je ne suis pas du tout surpris du résultat du Syriza, sans doute car je suis les évènements de l’intérieur et que je connais bon nombre d’ancien votants du PASOK qui me disent : “plus jamais”. “PASOK, terma”. “Maintenant, c’est Syriza ou KKE”.

    La vraie problématique, pour moi, n’est pas de voir un parti néo-nazi élu au parlement par des personnes en perte complète d’identité et d’espoir ou fortement désaxés, c’est plutôt que ce parti soit légal en Grèce.

    De nouvelles élections auront lieu, je ne vois pas comment le Syriza ou le PASOK peuvent créer une coalition quand ND à 108 sièges au parlement. Le mandat est dans les mains de Tsipras depuis ce matin, nous verrons bien. Cela peut aller assez vite. Car la situation est urgente. De 3 jours de mandat, Samaras n’a utilisé qu’une seule journée. Aujourd’hui Tsipras, demain Venizelos, et après demain, nomination d’un PM de transition pour des élections qui pourraient arriver d’ici 2 semaines.

    Et là tout est possible (pour le meilleur ou le pire d’ailleurs). 

     


  7. A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 07h22
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    Quand le peuple en a marre des centres sans corones et qui depuis 30 ans applique les mêmes mauvaises solutions (refuser de monétiser les besoins de notre propre monnaie), il va chercher les extrêmes … quoi de plus naturel ?
    Tiens Olivier, tu devrais à l’occasion te pencher sur le chartalisme ( link to alienaeconomics.blogspot.fr et link to frappermonnaie.wordpress.com )


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h17
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      C’est sûr que Michaloliakos, il en a des corones…


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 15h48
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      Euh, c’est quoi un ou une “corone” ? J’ai pas trouvé la réponse sur le web !


      • step Le 08 mai 2012 à 21h49
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        c’est de l’espagnol…


      • Scipion Le 08 mai 2012 à 23h32
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        @ Christophe Vieren

        Cojones et non pas corones en espagnol. Cela veut dire en avoir dans le slip, avoir des c…lles!
        Voilà, voilà….   


  8. François78 Le 08 mai 2012 à 07h46
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    Ces élections sont absolument anti-démocratiques. Il faut les annuler et dissoudre le peuple.

    Et, au vu de leur éclatante réussite, maintenir les anciennes équipes au pouvoir, pour une durée indéterminée.


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h18
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      riez, on en reparlera… Je prends date.


      • JPS1827 Le 08 mai 2012 à 10h00
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        Evidemment que la situation est dangereuse, il n’y a vraiment pas de quoi rire. Quand la population a de trop grandes difficultés, et quand les classes moyennes craignent pour leur niveau de vie et leurs économies, c’est toujours la porte ouverte à la recherche de boucs émissaires et un danger pour la démocratie. On peut aligner tous les discours plus ou moins brillants sur ce qui se passe, ça ne change pas la réalité. 


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h48
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        @JPS : j’ose espérer que nos discours peuvent changer la manière de penser des quelques lecteurs de ce site susceptibles d’être tentés par le “c’est-la-faute-aux-boucs-émissaires-qu-il-faut -virer” (remplace boucs-émissaires au choix par : juifs, non aryens, communistes, musulmans, albanais, …).


  9. Okeanos Le 08 mai 2012 à 07h49
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    A lire chez The Guardian : http://www.guardian.co.uk/media/greenslade/2012/may/08/greece-press-freedom?newsfeed=true

    International press freedom watchdogs are watching the political situation in Greece with growing alarm following the treatment of journalists by the far-right Golden Dawn party.
    After Golden Dawn obtained 7% of the vote, a press conference was staged by its leader Nikolaos Michaloliakos. Before his arrival, waiting reporters were ordered by party members to stand as a sign of respect.
    Journalists who refused to do so were then expelled from the room.
    This move came as little surprise to the Greek journalist Xenia Kounalaki. Last month, she wrote an article about Golden Dawn in the German weekly Der Spiegel, which prompted an attack on her on the party’s website.
    She said: “It was a 2,500-word-long personal attack… [they] recounted my entire career, mocked my alleged foreign roots (I was born in Hamburg) and even, for no apparent reason, mentioned my 13-year-old daughter.
    “The unnamed authors indirectly threatened me as well, ‘To put it in the mother tongue of foreign Xenia: “Kommt Zeit, kommt Rat, kommt Attentat!”‘ In other words, watch your back.”
    Golden Dawn’s 7% vote gives it 21 of 300 seats in the Greek parliament. It is considered to be a significant mainstream breakthrough for a partyregarded as being neo-Nazi. The party’s principal policy is to rid Greece of all “illegal immigrants”.
    Oliver Vujovic, secretary general of the South East Europe Media Organisation (SEEMO), said: “I am very worried by these developments. All political parties have to respect democratic principles and press freedom.
    “However, in one month, the Golden Dawn party threatened one journalist and obliged reporters to stand to salute the party leader or leave the press conference.
    “I hope that these incidents will be isolated cases and that the Golden Dawn leaders will respect democratic principles.”

     

     


  10. Le Yéti Le 08 mai 2012 à 07h50
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    “La vraie problématique [...] c’est plutôt que ce parti soit légal en Grèce.”

    Bien d’accord. La liberté d’expression doit être conditionnée au respect des droits de l’Homme. Dès lors qu’une organisation en appelle à la négation d’un partie de la population, elle n’a AUCUNE raison d’être légal.
    D’accord d’ailleurs avec tout ton commentaire, y compris hélas avec sa conclusion : “pour le meilleur ou le pire”.


  11. BA Le 08 mai 2012 à 08h06
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    Ce qu’il faut bien regarder, c’est l’évolution du LAOS.

    Le LAOS est un parti d’extreme-droite. Le LAOS est l’équivalent du Front National. Les deux partis, le LAOS et le Front National, sont en contact, leurs cadres se rencontrent, etc, etc.

    Mais, et c’est ça qui me semble très important, le LAOS a accepté de participer au gouvernement d’union nationale qui regroupait :

    1- la droite : Nouvelle Démocratie
    2- la gauche sociale-démocrate : PASOK
    3- l’extreme-droite : le LAOS

    Résultat de ce gouvernement d’union nationale : la fureur du peuple grec.

    1- la droite s’effondre
    2- la gauche sociale-démocrate s’effondre
    3- l’extreme-droite s’effondre, et ses électeurs votent maintenant pour les néo-nazis : le parti néo-nazi obtient 21 députés, sur un total de 300 députés.

    Un historien spécialiste de l’extreme-droite est Jean-Yves Camus. Lisez son analyse :

    Explications de Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite.
     
    Le parti “Chryssi Avghi” est qualifié de néo-nazi, le terme est il approprié ?
     
    - Le terme néo-nazi est souvent utilisé à des fins polémiques. Il a été galvaudé ces dernières années. Mais là, il s’impose. On trouve parmi les ouvrages de référence de ce parti “Mein Kampf” et de nombreux livres antisémites. C’est un mouvement né au début des années 1980 qui, au début, a fait part d’une très grande radicalité. Et qui n’est pas totalement rangé. On a pu voir de nombreux débordements violents pendant cette campagne. Ils prônent, non pas une maîtrise des flux migratoires, mais un renvoi de tous les étrangers. Ils ont longtemps été membres du Front National Européen dont la principale composante était le NPD Allemand (héritier du parti fasciste).
     
    Comment peut on expliquer cette poussée historique ?
     
    - Il n’y a bien sûr pas 7% des Grecs qui s’identifient aux néo-nazis. La cure d’austérité que subit le pays a joué un rôle important. En Grèce, elle est vécue comme imposée par l’extérieure, en l’occurrence l’Europe. Une partie de la population n’accepte pas cette “mise sous tutelle” du pays. Ensuite, ils bénéficient de la chute du Laos, le parti d’extrême droite classique. Aux dernières élections, ils avaient obtenu 15% et, là, ils n’ont fait que 3%. Entre temps, ils ont participé à un gouvernement de coalition et donc mis en place l’austérité. Et même s’ils ont démissionné par la suite, les Grecs ne leur ont pas pardonné. Le dernier facteur, c’est une campagne très active dans la rue et notamment dans les quartiers les plus défavorisés.
     
    Que peut-on dire de leur leader, Nikolaos Michaloliakos ?
     
    - Il a toujours milité dans des partis d’extrême-droite, même pendant la dictature des colonels. C’est un des fondateurs du parti. Il a connu la prison pour des violences politiques. Il a également été expulsé de l’armée pour détention illégale d’armes et d’explosifs.
     
    Quelles seront les conséquences de l’entrée au parlement de ce parti ?
     
    - Eux vont utiliser l’Assemblée comme une tribune pour faire progresser leurs idées. Ils n’entreront évidemment pas dans un gouvernement. Les mésaventures du Laos ont montré que ce n’est pas la chose à faire. Le danger c’est de voir se multiplier les actions violentes dans la rue. Les militants fascistes peuvent se sentir puissants et d’une certaine façon légitimés. On risque aussi de voir un pays ingouvernable et un chaos politique qui pourrait même, situation extrême, pousser les militaires à sortir des casernes. C’est une hypothèse très peu évoquée mais pas totalement à exclure.
     
    link to tempsreel.nouvelobs.com 


  12. Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 08h17
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    Les mots ont un sens
    Plusieurs commentaires utilisent le substantif “élite” pour désigner l’oligarchie qui nous dirige. Or non seulement le mot “élite” revêt à mes yeux une connotation plutôt positive, mais il faudrait préciser sur quel critère est établi la hiérarchie : élite par rapport à quoi ? L’argent ? L’intelligence ? La culture ? Le pouvoir ? Certes toutes ces caractéristiques sont, (hélas ?) souvent corrélées. Toutefois, dans le contexte où il est utilisé ici, il me semblerait plus convenable de désigner cette “élite” par “oligarchie”, “ploutocratie”, “classes dirigeantes” ou “classes dominantes”, …
    La bataille des idées commence par la bataille des mots.
    Deux trois exemples en vrac :
      * les personnels versus les ressources humaines
      * les charges patronales versus les cotisations sociales
      * l’excursion du coeur (d’un réacteur) versus l’accident nucléaire


    • Strategix Le 08 mai 2012 à 11h39
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      Dear Christophe,

      Dans le cadrede l’analyse de rapport de forces, une acceptation possible d’élite me semble être “celui qui est actuellement du bon côté du manche”.  


  13. chris06 Le 08 mai 2012 à 08h24
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    @Olivier,

    je ne suis pas d’accord avec le titre : désinstallation de la démocratie en Grèce, pourquoi?

    Au contraire, le fait que les Grecs se soient prononcés majoritairement contre le mémorandum d’austérité imposé par la Troïka mais pour un maintient dans l’euro est une victoire de la démocratie.

    Ce vote est à rapprocher de celui des français, il est clair que le vent est entrain de tourner en Europe et que les peuples européens disent NON à l’austérité imposée par Merkel qui va se retrouver de plus en plus isolée.

    Le résultat de tout ceci : l’Europe doit investir dans les pays du pourtour méditérannéen. Chaque pays ayant abandonné leurs droits de seigneurage au profit de la BCE, c’est maintenant aux pays de la zone euro de se mettre d’accord pour utiliser au mieux les droits de seigneurage de la BCE pour investir dans les pays qui en ont besoin. 

    Selon les différentes estimations qui ont été faites, ces droits ont une valeur comprise entre 2 et 3 trillions d’euros dont une partie pourrait être cédée à un organisme d’investissement : largement de quoi investir plusieurs centaines de milliards d’euros dans les pays qui en ont besoin et abandonner cette politique d’austérité qui les amènent toujours plus dans une dépression déflationniste comparée à laquelle celle des années 30 était une partie de plaisir…


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h21
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      Le résultat est parfaitement démocratique et relativement attendu.

      Il va simplement déclencher (comme prévu) des conséquences sévères, et nous allons voir si un appareil démocratique y résiste…


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h11
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        “et nous allons voir si un appareil démocratique y résiste…”
        C’est sûr qu’un appareil totalitaire résiste mieux ! Ou alors c’est que l’appareil n’est pas aussi démocratique qu’on ne le croit. Ce n’est pas tant l’appareil qui compte que la manière dont sont éduqués politiquement les jeunes (et les téléspectateurs pour les adultes).


    • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 11h38
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      Tout à fait d’accord. Si elle n’était pas tenu par cette idiotie de l’article 123 la BCE pourrait très bien investir par création monétaire, de l’ordre de 200 à 300 milliards par an pendant 10 ans au bénéfice d’une structure chargée du développement énergétique et écologique (structure bancaire qui pourrait être la BEI, structure décisionnelle qui resterait la Commission). Bien sur il faudrait parallèlement augmenter sérieusement le taux des réserves obligatoires pour limiter les banques commerciales dans leur capacité de création de monnaie de crédit supplémentaire… mais qui est ce que ça gênerait ?


      • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 12h30
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        euh, les français, avec l’inflation + l’assèchement du crédit… ;)


        • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 14h08
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          euh, j’aurais préféré une réponse plus argumentée… et c’est marrant que tu sois contre cette solution très européiste …
          Mais:
          1 – l’inflation :
          a) pourquoi y en aurait-il plus si la masse monétaire secondaire mise en circulation l’est par la BEI plutôt que par d’autres banques ? : le principal est que sa croissance reste raisonnable
          b) depuis Ricardo on sait qu’il n’y a pas de risque d’inflation généralisée lorsque les entreprises ne sont pas au taquet de la production (ce qui est le cas en U.E.) et que le NAIRU est largement inférieur (bon ça c’est un peu postérieur à Ricardo)
          2 – assèchement du crédit:
          a) les banques feront un peu plus d’intermédiation et un peu moins de création pure … au total il faudra seulement un peu plus de souplesse sur les variation des montants des R.O.
          b) le problème du crédit c’est aussi la demande .. qui n’existe que lorsqu’il y a une confiance dans l’avenir (on est loin)


          • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 14h23
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            1/ a)b) aucun risque de plus. Il faut juste que ni la BEI ni les banques privées n’émettent de la monnaie inutile. On a déjà vu ce que cela a donné entre 2000 et 2010 : doublement des prix de l’immobilier (merci d’en parler à Ricardo) ;) J’aimerais ne pas finir ma vie dans un 12 m² si possible… D’ailleurs, j’échange 5 % d’inflation par an contre un retour à la normale du m²…

            2/ oui, bien sûr pas de demande actuellement. Donc augmentation monétaire limitée. Réflexion faite, cette monnaie dette n’est pas si mauvaise, cela permet de corréler la masse monétaire avec la croissance économique. C’est bien que ça suive, il ne manquerait plus de l’inflation maintenant…

            “investir par création monétaire, de l’ordre de 200 à 300 milliards par an pendant 10 ans”

            Et bien justement, ce n’est pas ce qu’on peut appeler “raisonnable”.

            D’ailleurs : c’est interdit par les Traités, et du jour où on changerait la loi, plus un investisseur ne prêtera à un Etat faisant marcher la planche à billets, du moins pas à moins de 15 % d’intérêts. Donc cessation de paiement express, d’où défaut total ou monétisation délirante… Donc bonne ou mauvaise, solution non réaliste…

            P.S. je ne suis pas européiste. Et les premiers devoirs d’un fédéraliste dans l’âme, c’est d’avoir une grande conscience de l’Histoire, de ne pas être pressé, d’oeuvrer d’abord pour la Démocratie et la Concorde, et de jamais abandonner l’adhésion des peuples. On fait le contraire, cela finira mal. vu l’État d’insolvabilité généralisé, je suis CONTRE toute solution européenne, qui passe par des prêts entre États, la BCE, la BEI, des eurobonds, des mutualisations de dette etc.

            L’inévitable restructuration va être terrible à gérer, ce n’est le moment de se rajouter une couche de plus de problèmes diplomatiques… Il faudrait même “re-nationaliser” les dettes d’urgence, pour diminuer la part des détenteurs hors zone euro…


          • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 14h48
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            1 – le prix de l’immobilier en France est du principalement au déficit de logements (900000 au moins) et aux règles d’urbanismes qui font grimper le coût de l’incidence terrain dans la construction verticale (je te parle pas des règles administratives et sécuritaires)
            2 – tu as mal lu, je ne parle pas de création monétaire au bénéfice des États, mais au bénéfice d’une structure européenne d’investissements écologiques et énergétiques… la seule condition c’est que la Comission équilibre les entreprises bénéficiaires entre les pays.


          • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 15h10
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            1 – ok, donc aucun risque des prix de l’immobilier quand les banques vont fermer le robinet à crédit alors ?

            2 – quelle importance que ce soit l’Etat ou les banques privées ? Tu ne penses pas que la Bundesbank va accepter ceci , Ou que les investisseurs institutionnels sont bêtes à ce point… Tout le monde comprend la manoeuvre, qui n’est pas conforme à l’objectif de lutte contre l’inflation de la BCE…


          • Patrick Luder Le 08 mai 2012 à 16h05
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            Olivier, je suis ton blog depuis de nombreux mois, et j’approuve la majorité de tes développements, mais je ne suis pas sûr qu’une réappropriation de la monnaie par l’Etat soit si négative que cela. Certes, cela mettrait l’Etat hors des marchés financiers Internationaux, mais avec un politique financière maîtrisée, ce ne devrait pas être un problème, et comme tu le dis, une inflation de 3 % par an ne serait pas si catastrophique que cela. Autre avantage indéniable, cela permettrait de limiter l’endettement public et privé …
            Si je peux abuser, quelles sont les oppositions à cette stratégie ?


          • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 16h27
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            1/ il y a plus urgent et bien plus important

            2/ il suffit de contingenter le crédit pour arriver bien plus simplement au même résultat

            3/ quand je vois ce que les politiques ont fait des finances publiques depuis 40 ans, je bénis le ciel qu’on leur ait enlevé la monnaie…

            D’ailleurs, cela fait 1 an et demi qu’ils se sont “réapproprié” la monnaie par des pressions sur la BCE pour la faire sortir des règles de Maastricht – et lui faire faire n’importe quoi.

            Je prends le pari qu’ainsi, dans 2 ans, il n’y aura plus de monnaie unique…

            NB. Si l’État a du temps, il pourrait plutôt s’occuper d’apprendre à lire à tous les enfants, de la sécurité, de la coopération en Europe, de la démocratisation du pays et de l’Europe, de la recherche, de la justice, etc.


          • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 16h40
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            C’est incroyable de lire ici qu’on a besoin des zinzins pour nous prêter notre propre monnaie … j’abandonne !


          • Jean-Luc Le 08 mai 2012 à 16h51
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            @A-J Holbecq

            1 – le prix de l’immobilier en France est du principalement au déficit de logements (900000 au moins) et aux règles d’urbanismes qui font grimper le coût de l’incidence terrain dans la construction verticale (je te parle pas des règles administratives et sécuritaires)

            Le mythe de la pénurie à bon dos. “900000 logements à bon marché” serait plus juste.
            Il n’y a pas de pénurie de logements en France pas plus qu’ailleurs dans le monde développé, sinon comment expliquer que l’immo à bullé pratiquement partout dans le monde ?
            Irlande, Espagne, Etats-Unis, Pays-Bas, France … tous ont connu ou connaissent une bulle immobilière qu’il est assez facile de rapprocher de la financiarisation de l’économie et du trop-plein d’argent “gratuit”.
            D’ailleurs, il n’y a qu’à voir : on coupe les crédits, on stoppe les subprimes, on augmente les taux, on arrête de prêter à tort et à travers, on fait des coupes dans la défiscalisation immobilière et, curieusement, les prix sont divisés presque partout par deux. Sauf en France, bien-sûr, puisque le soutien aux “pseudos investisseurs” et autres barons de la promotion immobilière à permis de maintenir le marché à des niveaux sans commune mesure avec la solvabilité réelle des ménages. On n’a pas voulu laissé courir la baisse de 2007 et on a préféré repousser à demain.
            Encore une bonne idée.

            PS @Olivier : je ne sais pas si mon commentaire se placera au bon endroit, j’ai un peu de mal avec le formulaire.


          • guillaume Le 08 mai 2012 à 16h56
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            A AJH (et Olivier qui ne semble pas relever la chose)
            “les banques feront un peu plus d’intermédiation et un peu moins de création pure”
            Dans quel cas les banques ne font pas d’intermédiation? Elles prêtent certes sur des termes globalement plus longs que ceux des ressources utilisées, mais elles doivent ensuite refinancer ces crédits jusqu’à la durée de leur maturité. Le rapport au temps ne change pas le fait qu’il s’agisse d’opérations d’intermédiation.
            Votre sémantique de création monétaire, que je comprends si il s’agissait de qualifier ce fonctionnement de “transformation bancaire”, me parait relativement occulte une fois distingué du rôle d’intermédiation.
             
             
             


          • Patrick Luder Le 09 mai 2012 à 06h20
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            @Olivier, message de 16H27
             
            OUI, OK: 1/ il y a plus urgent et bien plus important
             
            OUI, OK: 2/ il suffit de contingenter le crédit pour arriver bien plus simplement au même résultat
             
            Vraiment???: 3/ quand je vois ce que les politiques ont fait des finances publiques depuis 40 ans, je bénis le ciel qu’on leur ait enlevé la monnaie…
            Et quand on voit ce que le monde financier à fait de la monnaie en 40 ans, on ne peut que se dire que tout autre système, quel qu’il soit, ne peut pas être plus mauvais (j’exagère un peu).
            Est-ce que le monde de la finance n’a pas une grande part de responsabilité de la situation actuelle ? Dans le domaine privé, l’octroyeur de crédit est aussi responsable de l’état d’endettement de l’emprunteur !
             
            En résumé ton 2e point est le plus important … comme la Suisse le propose depuis 10 ans   :-)    , il faut d’abord un frein efficace à l’endettement


          • Tassin Le 09 mai 2012 à 07h35
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            @ A-J Holbecq :
            Mentionner une hypothétique pénurie de logement pour expliquer l’explosion subite des prix depuis 1998 c’est vraiment une des explications les plus fausses qu’il soit.
            Pour plus d’explications voir le chapitre 4 de cette présentation de Jacques Friggit : link to cgedd.developpement-durable.gouv.fr
             


    • Patrick Luder Le 08 mai 2012 à 13h00
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      @chris06, il est impunément et mathématiquement impossible de :
       — Continuer d’augmenter les dettes, qu’elles soient privées ou étatisées.
       — Compter sur un retour à l’impossible croissance.
       
      Et pourtant, dans ton texte, tu mentionne ceci :
       - “les peuples européens disent NON à l’austérité”
      - “l’Europe doit investir”
      - “utiliser au mieux les droits de seigneuriage de la BCE pour investir”
      - “2 et 3 trillions d’euros xxx cédée à un organisme d’investissement”
       
      Mais, Chris06, je sais que tu sais très bien que :
       - L’endettement est l’appauvrissement du future.
       - La planche à billet est l’appauvrissement immédiat.
       
      La seule économie qui puisse marcher sur la durée est celle qui ne vit pas au dessus de ses moyens, et celle qui puisse faire vivre tout le monde et non seulement quelques hyper-industries inconcurrençables pour l’artisan et la petite entreprise familiale.
       
      Plus j’avance plus je suis convaincu que seul l’entrée dans un mode “développement durable” peut trouver un avenir à l’humanité. Soit par raison et planification pour tout le monde, soit dans des îlots régionaux fermés. Et malheureusement, une évolution douce me paraît impossible, pour se rendre compte il faut aller voir dans les supermarchés le week-end, c’est la course à l’achat, le maximum pour le minimum sans aucune considérations … la société n’est pas encore assez mûre pur faire cette évolution, nous sommes encore à l’ère du tout fossile et du consumérisme outrancier.


      • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 14h51
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        L’endettement c’est simplement la monnaie… sans endettement, pas d’argent nulle part
        (je parle bien sur du système dans lequel nous nous trouvons … que je propose évidemment de changer)


        • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 15h12
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          “sans endettement, pas d’argent nulle part”

          Heureusement que cela fait plusieurs millénaires qu’il y a de l’endettement… ;)

          L’émission de monnaie par la banque centrale est également comptablement un endettement de la Nation envers elle…


          • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 16h43
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            Bien sur… c’est surement mieux (et moins couteux) qu’envers les banques privées…


  14. RAT Le 08 mai 2012 à 08h28
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    Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, c’est la crise économique qui est la cause de la montée des nationalismes. Elle sera d’autant plus importante tant que l’ue n’aura pas disparu. Nous assisterons au mêmes évènements que lors de la décolonisation française. Les Peuples voulant retrouver leur souveraineté l’obtiendront de gré ou de force. C’est un fait, dans l’Histoire qu’aucun empire m’a pu résister à la volonté des Nations.
    Même l’URSS a disparu, c’est dire que l’ue ne fait pas le poids face aux Peuples avides de Liberté.


  15. Lohiel Le 08 mai 2012 à 08h38
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    Je ne prétends pas savoir ce qui va se passer en Grèce maintenant, je crois que c’est impossible… par contre je trouve intéressant de comparer votre billet avec celui de Panagiotis Grigoriou, Historien et Ethnologue, qui analyse la situation présente du point de vue d’un intellectuel grec qui réside en Grèce…
    link to greekcrisisnow.blogspot.fr


  16. david lyon Le 08 mai 2012 à 08h43
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    Olivier
    Par pitié et si ce n’est déja fait, pourriez vous faire un topo sur le pourquoi OBJECTIF de l’existence de l’euro, les avantages et les inconvenients  et un positionnement sur son utilité et donc de son avenir.

    Cela fait des années que j’essaye de comprendre et objectivement, plus j’avance et plus je trouve que l’euro est une chimère, un machin idéologique dont l’utilité pratique me semble proche de zéro et qui en 10 ans d’existence a prouvé toute sa stupidité. De Mundell à Krugman, tous y voyaient déja une cata…
    Bref, qu’en pensez vous ?

     


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h24
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      1/ belle idée à long terme
      2/ très mal conçue, trop vite, trop large
      3/ va échouer lamentablement

      A ce stade, il est même peu utile de s’interroger sur les avantages ou inconvénients, c’est juste non viable politico-économiquement…


    • clash Le 08 mai 2012 à 10h09
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      Bonjour David,
       
      Je ne peux que vous conseiller cet excellent article, qui expose de facon simple les principales lacunes de cette broyeuse automatique que l’on nomme euro :
      link to lalettrevolee.net


  17. Okeanos Le 08 mai 2012 à 08h46
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    Le nouveau Live de la journée est la.
    Faits marquants : 
    8 Mai 2012 – 11:30
    Sondage post-électoral sur le vote des jeunes :
    Syriza : 16%
    Aube dorée : 13%
    Nouvelle démocratie : 12%
    Grecs indépendants : 11%
    Pasok : 10%
    KKE : 8%
    Gauche démocratique : 8%

    8 Mai 2012 – 11:45
    Une rumeur court selon laquelle Tsipras pourrait gouverner une coalition de 4 partis pour modification de la loi électorale sur le bonus des 50 sièges alloués au premier parti.

     


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h26
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      modifier comment ?


      • Okeanos Le 08 mai 2012 à 09h38
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         J’imagine l’annulation pure et simple et report des 50 sièges en fonction des % obtenus. C’est une rumeur, à prendre avec des grosses pincettes donc..

         


        • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 10h07
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          ah, ils ne veulent donc plus de majorité dans leur pays… ? ;)

          Bizarre, Syriza n’a qu’a constituer une liste technique avec un autre parti pour être première…


          • Okeanos Le 08 mai 2012 à 10h17
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            “Annulation pure et simple” : je voulais dire l’annulation du bonus des 50 sièges au premier (ND). Cela permettra de redistribuer ces sièges et de faire baisser le nb de députés de ND, et ainsi avoir plus de possibilités de gouverner. Cette loi avait été proposée et votée par le PASOK poiur favoriser le bi-partisme.

            Pour gouverner, Syriza, avec les chiffres actuels, doit nécessairement s’allier au PASOK et/ou ND (KKE restant sur ses positions).. 

             


          • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 10h46
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            Sans le bonus, on aurait :
            ND : 70 (contre 108)
            Syrisa : 62 (contre 52)
            Pasok : 49 (contre 41)
            Grecs indépendants : 39 (contre 33)
            KKE : 31 (contre 26)
            Aube dorée : 26 (contre 22)
            Gauche démocratique : 23 (contre 19)

            ND + Pakok passe donc de 149 à 119.

            Ok, mais Syriza + Pasok + gacuhe démocratique ne fait toujours que 134. Il faut les communistes ou les grecs indépendants… Autre que de bric et de broc ça…

            Si Syriza daigne présenter une liste commune, paritaire, avec la gauche démocratique, le pasok et les écologistes (39 % des votes), on obtient une majorité avec la loi actuelle :
            Syriza + Pasok + GD + verts : 166 députés
            ND : 56
            Grecs indep : 32
            KKE : 25
            Nazis : 21

            Le pasok ayant senti le vent du boulet, je leur fait confiance pour retourner leur veste pour survivre… L’homme politique est couard….

            Après, à eux de voir s’ils veulent un gouvernement ou pas…


          • Okeanos Le 08 mai 2012 à 10h23
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            Rumeur a priori infondée.

            Par contre la stratégie principale de Syriza est de profiter du mandat pour tenter un rassemblement avec un ou plusieurs autres partis de gauche afin de doubler ND dans le cas de nouvelles élections et ainsi obtenir les 50 sièges de bonus. Il reste quelques forces qui ont fait moins de 3% (les verts par exemple) qui pourraient donc permettre à Syriza d’arriver premier en cas de nouvelles élections.

            Le thriller continue :)  

             


          • Okeanos Le 08 mai 2012 à 10h43
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             ”Tsipras rejette catégoriquement toute éventualité d’une collaboration gouvernementale avec le Pasok et la Nouvelle Démocratie, partis pro-mémorandum, et remet sur la table la question du bonus de 50 sièges accordé au premier parti (en l’occurrence, la Nouvelle Démocratie), sujet dont il compte discuter avec des juristes spécialistes de la constitution.”

             


  18. Bigtof Le 08 mai 2012 à 08h58
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    Une des raisons de l’échec actuel de l’Europe et de la dérive de ses politiques est liée au fait que l’objectif premier de l’Europe, à savoir connaître une paix durable, est oubliée peu à peu :
    Avec les Sarkozy, Merkel, Brown (Cameron) et suivants, nous avons, pour la première fois dans les années 2000, une génération de dirigeants qui n’ont pas connu la 2ème guerre mondiale, ni ses horreurs, et qui n’ont donc “intégré” dans leur être, aucune des raisons de cette guerre.
    Ainsi, pour eux, il s’agit d’un jeu d’influence politique et économique. Tout est alors permis dès que vous avez oublié les fondamentaux…


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 12h57
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      En admettant que “la paix” soit la raison fondamentale*, on revient comment aux fondamentaux ? On élit des grabataires ?
      ____________
      * ce que je ne crois pas. Je considère avant tout “la paix” comme un alibi honorable certes, mais qui, comme l’arbre cache la forêt, cache les vraies raisons : étendre le terrain de jeu des “acteurs économiques” en en limitant dans un second temps les règles contraignantes.
       


  19. Jacques Coeur Le 08 mai 2012 à 09h02
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    Aucun doute à avoir sur l’affiliation de l’Aube dorée à l’idéologie nationale-socialiste. Pour les plus sceptiques d’entre nous, il leur  suffit d’aller faire un tour sur le site du parti : link to xryshaygh.wordpress.com

    Nous ne pouvons que constater qu’entre les années 30 et aujourd’hui les mêmes causes donnent les mêmes effets :
    - grave crise économique
    - humiliation de tout un peuple. Par le traité de Versailles à une époque, par la mise sous tutelle à l’autre.

    Cette évidence ne peut que nous rendre extrêmement critique vis à vis de ceux qui nous ont gouverné ces dernières années. Et alors de deux choses l’une : soit ils étaient particulièrement incompétent et nous devons nous interroger sur notre système gouvernemental et le choix de ses dirigeants, soit ils savaient ce qu’ils faisaient et dans ce cas il faut s’interroger sur le rôle que doivent jouer les partis telle que l’Aube dorée.

    Je dis bien les partis, car il est douteux que ce cas de figure se cantonne dans les mois à venir à la seule Grèce, tant la situation économique de l’Europe laisse à désirer.


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h29
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      merci, il n’y a pas de débat sur la filiation reconnue et assumée… (fin du débat sur ce sujet svp)


  20. Okeanos Le 08 mai 2012 à 09h10
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    Lien vers la photo d’un des nouveaux députés de l’Aube dorée : 

    link to newsit.gr

    Une seule femme dans le “parti” : la femme du président.

    Le reste des photos des députés (pour ceux qui sont connus des médias sociaux) : 

    link to newsit.gr
     


  21. YpLee Le 08 mai 2012 à 09h26
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    Bonjour,

    On peut être totalement contre les idéologies de ces partis mais je ne vois pas en quoi c’est une “desinstallation de la démocratie”. C’est même à mon avis plutôt mieux qu’avant.

    Avoir une bonne représentation de tout les avis et pas juste 2 grand partis qui s’échangent leurs rôles ce n’est pas plus démocratique ?

    Il me semble que les graphique sont beaucoup plus équilibrés.

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »

    La meilleur chose qui pourrait arriver aux grec c’est une mise en faillite en ordre, depot de bilan point barre. Ensuite on reconstruit sur des bases “saines”. Mais ça aucun des 2 partis dominant ne l’a même vaguement envisagés. On voit le résultat.


    • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 09h31
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      “c’est une mise en faillite en ordre, depot de bilan point barre”

      C’est arrivé à l’Allemagne en 1923…


      • YpLee Le 08 mai 2012 à 09h40
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        C’est arrivé partiellement à l’Islande et pas en 1923

        link to france24.com

        C’est plutot ça que je voyais comme depot de bilan 


        • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 10h07
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          ah bon, car l’Islande a fait défaut sur sa dette publique ???


          • YpLee Le 08 mai 2012 à 11h24
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            Non, je me suis mal exprimé désolé.

            Mais les Islandais ont refusé de sauver le secteur bancaire et renflouer les actionnaires. De plus ils ont engagé des actions pénales contre les supposé responsables.

            Hors ils sont toujours là.

            Maintenant je reconnais volontier que je ne suis pas du tout un specialiste de la question mais je ne comprend pas pourquoi les Grecs ne pourrait pas en faire autant. 


          • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 12h29
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            Parce que le souci n’est pas les banques, mais la dette publiques. Ils vont sans doute finir par faire défaut, mais le créancier, c’est désormais l’Etat français…


          • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h37
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            C’est juste mais tout de même
             1) La dette publique grecque est stable de 1995 à 2005 (100%). De 2005 à 2008 une légère croissance (100%->110%) Puis survient à partir de 2008 un bond : 100%-> 160%). La faute à qui ? Aux dépenses publiques ?
             2) L’Islande malgré qu’elle n’ait pas sauvé les banques (pas assez big too fail ?) voit sa dette passer de 30 à 100% (pourquoi ? Chute du PIB de 40% ?) ;
            Je pense qu’il est tout de même bon de rappeler de temps à autre qu’avant 2008 et la crise financière venu des USA “tout allait bien beaucoup moins mal” !


    • step Le 08 mai 2012 à 21h58
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      « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »
      C’est justement le soucis avec les neo-nazis, ils ont tendance à se battre pour ne pas permettre l’expression d’une autre pensée que la leur. En quand je dis “battre” cf photo… Cf mon post il y a 2 ou 3 billets: Rien pardonné, rien appris…


  22. Stephane PASQUIER Le 08 mai 2012 à 09h38
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    FACILE D’AVOIR CE DISCOURS ANTI DROITE LORSQU’ON A PAS >25% D’IMMIGRES ILLEGAUX DANS SON PAYS. Ce qui est le cas en Grèce….il faut dire TOUTE la vérité, Monsieur ;-)

    à ce taux, Marine Lepen ferait 40% de votants en France !!! 


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h16
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      Et ils étaient combien en mai 2009 ? Z’ont été attiré par l’austérité ces “clandestins” (dénombrés !) ?


      • step Le 09 mai 2012 à 15h49
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        ah mes les immigrés plus ou moins légaux on les aime bien pour les faire bosser pour pas grand chose, dans le batiment, la restauration tant que tout va bien… C’est quand l’économie se retourne qu’on se découvre un petit coin raciste. L’indignation a géométrie variable et si possible centrée sur soi-même en quelque sorte.


        • Eddie Constantine Le 09 mai 2012 à 16h02
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          Depuis quand l’anti immigrationnisme serait-il devenu du racisme ? De plus il est fort probable que règne beaucoup de laxisme dans la gestion du chômage. Et si ces gens là étaient payés correctement (à mettre en parallèle avec les avantages des fonctionnaires) il y aurait je crois moins de problèmes.


          • step Le 09 mai 2012 à 18h49
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            De plus il est fort probable que règne beaucoup de laxisme dans la gestion du chômage. Et si ces gens là étaient payés correctement (à mettre en parallèle avec les avantages des fonctionnaires) il y aurait je crois moins de problèmes.

            3 idées reçues en 3 lignes, alors là bravo.
            1) non c’est faux (voir le billet sur “l’assistanat”)
            2) “Si ces gens là…”, mais attendez la loi, c’est nous ! et ces gens là sont des français pour leur immense majorité.
            3) des avantages… mais bien sûr, sans une aucune contrepartie. Avant de dénoncer un contrat lisez le, au lieu de répéter la communication politique d’un parti politique.
            Vous verrez réfléchir par soi même c’est rafraichissant.
            Quand à la question de l’anti-imigrationnisme et du racisme, ce n’est effectivement pas là même chose, sauf que l’immense majorité des gens anti-immigrationniste “durs” que je connaissent justifient ça par du racisme. Vous savez sous le vernis, en grattant un peu…
            Personnellement, je ne trouve pas malin de faire rentrer des gens sur notre territoire en ce moment (économiquement,…) mais ayant été un étranger dans bien des pays pendant des années, je constate que nous, la France somme un pays bien peu accueillant.


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 17h01
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        Quelqu’un connait-il les peines encourues par les employeurs d’immigrés illégaux ? A apparemment cela n’a pas l’air très dissuasif !
        En théorie, tout est là. Mais en pratique, combien de condamnés ? Quelles peines ?


        • step Le 09 mai 2012 à 18h52
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          il n’y a pas de moyens de lutte contre cette criminalité (voir le nombre d’inspecteurs du travail en France) comme la plupart des criminalités en col blanc


  23. Helios Le 08 mai 2012 à 09h38
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    Ce qui me sidère c’est qu’en Grèce (et aussi en France) aucun mouvement politique ne s’inspire d’un pays qui a connu des problèmes analogues, c’est l’Argentine.
    Comment expliquer cela ?
     
     


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h20
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      Peut-être parce que l’Argentine n’appartenait pas à une zone à monnaie unique que l’on a présenté comme le modernisme absolu ? Et que ses voisins étaient devenus un peu plus rétifs aux intérêts des classes traditionnellement dirigeantes (longtemps “aidé” par les USA) !


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h24
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      Sinon, je ne sait pas ce que tu entends par “un parti qui s’inspire de l’Argentine”, mais il me semble que le Front de Gauche n’évacue pas totalement, loin de là le défaut de paiement partiel suite à un audit citoyen (à partir de la minute 19).


  24. vffge Le 08 mai 2012 à 10h19
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    L’idéologie nationale socialiste est d’extrème gauche, tous les historiens de la pensée politique le savent.

    Prétendre l’inverse relève de la manipulation des masses à des fins de basse politique.


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 10h49
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      @VffGE : elle est bien bonne celle-là. C’est pas parce que l’on met “socialiste” dans son nom qu’on est de gauche, et pas plus d’extrème gauche ! La preuve le Parti Socialistes (nan, ca c’est pour rire !). Qui a dit “plutôt Hitler que le Front populaire” ? Que pensait Krupp de l’extrème gauche “nationale socialiste” !
      Ou alors c’est sur le terme “gauche” qu’il faudrait se mettre d’accord.
       
       


      • Olivier Berruyer Le 08 mai 2012 à 11h06
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        ok ok, mais ne dérivons pas trop du sujet svp…


      • vffge Le 08 mai 2012 à 14h50
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        Là est au contraire le coeur du sujet, car le fond du raisonnement et des condamnations.
        Seuls les spécialistes savent ce qu’il en est, les autres sont totalement désinformés.


        • step Le 08 mai 2012 à 22h10
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          et vous êtes le réceptacle de ce savoir unique que vous allez déverser dans nos cerveaux ramollis….
          Le nazisme était une idéologie haineuse proposant des alibis (immigrés ou juif ou peu importe) afin de ne pas avoir à régler les problèmes de fond (l’économie (déjà), la vision du travail, la relation à l’autre…). Le fait qu’elle ait joué sur des aspirations populaires (du travail, moins de pauvreté…) pour arriver à ses fins, était purement… alimentaire. D’ailleurs quand elle n’a plus eu besoin de ce soutien, elle s’en est coupé (au sens littéral du terme).
          Alors les grand penseurs qui veulent se lancer des patates chaudes en utilisant l’histoire à des fins de calculs politiciens immédiat, mon cerveau ramolli n’est tout simplement pas intéressé par leur savoir infini.
          Visiblement les enjeux de ce qui se passe ici et maintenant en Europe, ne les intéresse que dans la mesure de leurs intérêts partisans. On est pas sorti de l’auberge…


          • vffge Le 09 mai 2012 à 15h08
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            Je suis d’accord avec vous, surtout quant à vos deus derniers paragraphes.

            Mais pourquoi considérez vous que votre cerveau est ramolli ?


        • step Le 09 mai 2012 à 15h52
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          on est tous le cerveau ramolli de quelqu’un… ou tout cas tout le monde pense trouver en l’autre son cerveau ramolli :-)


    • David Le 08 mai 2012 à 11h06
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      “L’idéologie nationale socialiste est d’extrème gauche, tous les historiens de la pensée politique le savent.”
      Apparemment, nous ne fréquentons pas les mêmes historiens de la pensée politique. Tous les historiens sérieux placent l’idéologie nazi à l’extrême droite.
      Toute comparaison mis à part, considérez-vous Marine Le Pen comme étant d’extrême gauche, au vu de la redéfinition de son programme économique ?
      En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le nazisme est opposé à l’extrême gauche, et que les deux ont une vocation historique à se combattre violemment.
      Après, j’imagine que la liberté d’expression, c’est en effet le droit de raconter n’importe quoi.


      • Helios Le 08 mai 2012 à 11h19
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        Ce qui est stupide c’est de proposer une classification linéaire des idéologies et partis politiques, de la droite à la gauche, alors que la réalité est multi-dimensionnelle. Sur le problème des frontières par exemple. Il y en a de deux types : pour les personnes (P) et pour les capitaux (C). Et les forces politiques se répartissent ainsi
        (C)-(P) : nationalistes
        non(C)-(P) : conservateurs (UMP)
        (C)-non(P) : gauchistes
        non(C)-non(P) : libertariens
        Vous pouvez aussi mettre une dimension supplémentaire qui mesure jusqu’où sont près à aller les partisans d’une idéologie pour la faire triompher.
         


        • step Le 08 mai 2012 à 22h21
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          il y a aussi les gens un peu moins bêtes que la moyenne qui savent que l’immigré n’est pas un problème dans la mesure ou l’immigration est gérée avec perspicacité ET que le capital n’est pas un problème dans la mesure ou il sert à créer de la prospérité pour tous. En période de crise, on préfère en général des clivages plus simples et des solutions plus faciles (courser l’immigré ou embrocher du patron) . (en général courser de l’immigré c’est plus facile, il a en plus pas de sous pour s’enfuir/se protéger). C’est tout le danger en ce moment…


          • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 16h50
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            “le capital n’est pas un problème dans la mesure ou il sert à créer de la prospérité pour tous”, mais il le devient dés lors qu’il ne crée plus la prospérité pour tous, et c’est me semble-t-il ce qu’il se passe depuis quelques décennies, et s’accélérant depuis quelques années à cause non pas directement du capital (que peu de politiques ne songe à supprimer, y compris notre gauche la  plus extrème), mais de la liberté qu’il grignote petit à petit depuis 30-40 ans et qu’il continuera (cf. les prévisions de N. Doisy de Cheuvreux qui déjà semble se vérifier puisque Hollande, d’après Olivier, a DEJA renoné à négocier le Traité). Sauf à avoir des explosions à la grec dans quelques pays ! Patience.


      • vffge Le 11 mai 2012 à 13h05
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        [Modéré : comme indiqué, ce débat est clos svp]


  25. Jean-Luc Le 08 mai 2012 à 11h09
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    Bonjour.
    On aurait pu prendre les bonnes décisions il y a deux ans mais il semble que nos dirigeants européens n’ont pas les compétences (ou l’envie) pour faire les bons choix.
    L’Europe se construit contre les peuples et ceux-ci réagissent en rejetant ceux qui les ont mis dans une situation qui aurait pu être évitée.
    Rien de plus logique dans cette élection finalement mais je suis comme vous, je n’aime pas voir arriver de telles idéologies sur le devant de la scène politique avec possibilité d’un rôle non négligeable à l’avenir. Cela ne présage rien de bon.
    L’Europe continue sur la voie qu’elle s’est tracée sans infléchir une seconde sa direction et il est probable que l’on assiste progressivement à une multiplication de ce type de résultats dans les élections à venir. La responsabilité de nos dirigeants est en première ligne.
    Enfin, je me trompe peut-être.
     


  26. Incognitototo Le 08 mai 2012 à 11h21
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    Oui, une situation bien flippante pour les Grecques… et au final, pour nous….

    C’est étonnant et dommage que l’exemple islandais n’ait pas plus été diffusé ; ou comment on peut refuser les diktats de Bruxelles, sans sombrer dans les extrêmes…

    Il est assez évident, et à moins que Hollande fasse plus que ce qu’il a promis, que nous aurons à faire face aux mêmes types de problèmes en 2017… et même avant…


  27. Stéph Le 08 mai 2012 à 11h43
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    M. Berruyer , objectivement , l euro peut il survivre a tout cela ?
    Et sous quel délai doit on envisager son éventuel disparition / modification ?


  28. Podj Le 08 mai 2012 à 11h45
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    C’est facile de regarder les grecques… mais bon chez nous le FN fait près de 20% c’est près de deux fois plus que l’Aube Dorée…et  c’est le même genre de personnages qui trainent dans leurs rangs… la seule différence c’est que la France n’est pas (encore) dans la même situation de désespoir social. Ca me fait penser que la situation est encore potentiellement plus dangereuse en France car cette haine de l’immigré est bien plus enracinée qu’en Grèce.
    On peut juste être heureux que les élections françaises ne soient pas à la proportionnelle…


  29. BA Le 08 mai 2012 à 12h09
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    Lundi 7 mai 2012, François Lenglet explique ce qui va se passer en Europe : la vidéo dure 3 minutes.
     
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hFVA8aonJwA


    • Helios Le 08 mai 2012 à 13h04
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      ça fait déjà trois ans que Mike Shedlock le dit sur son site, que tout finira comme ça.
      En fait les choses sont simples, elles ne deviennent compliquées que quand on refuse de les voir en face.
       


  30. bébert Le 08 mai 2012 à 12h53
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    C’est un triste bouffon !

    Ils ne comprennent que la force : les autorités grecques doivent avoir le courage d’interdire un tel parti qui intimide les électeurs dans les urnes.



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