Source : Fukushima-blog, Pierre Fetet, 04-09-2016

Les études scientifiques menées suite à la catastrophe de Fukushima révèlent petit à petit les conséquences de la radioactivité sur le vivant et en particulier sur la faune. Bien que publiées, elles restent néanmoins peu diffusées. C’est pourquoi je voudrais mettre un coup de projecteur sur certaines d’entre elles et faire connaître diverses observations dont on n’entend peu parler, afin de contrer cet espèce d’optimisme idiot qui consisterait à toujours relativiser les conséquences des faibles doses sur la vie. Toute dose de radioactivité, aussi faible soit-elle, a des effets sur le vivant : les rayons ionisants cassent les molécules d’ADN.

Les oiseaux

 La poussière radioactive diffusée dans l’atmosphère continuellement par le vent se prend dans les plumes des oiseaux. Ils subissent donc une irradiation externe permanente. On peut voir ces poussières en plaçant un oiseau contaminé sur du papier radiosensible durant un mois. En voici un exemple avec un oiseau ramassé à Iitate en décembre 2011. L’autoradiographie permet également de mettre en évidence que les oiseaux subissent également une contamination interne.

Autoradiographie d’un oiseau révélant la contamination radioactive dans le plumage et l’estomac (Source Morizumi).

Yasuo HORI a par ailleurs rapporté que certaines hirondelles de Fukushima subissent une dépigmentation, comme cela avait déjà été constaté à Tchernobyl. La Wild Bird Society of Japan a remarqué aussi que les plumes de la queue de certaines hirondelles japonaises étaient non uniformes.

Il faut dire qu’il a été trouvé jusqu’à 1,4 million de becquerels de césium radioactif par kilogramme (Bq/kg) dans les nids d’hirondelle des localités d’Ōkuma et de Namie. Dans le nid des mésanges, ce n’est pas mieux : 1,3 million de Bq/kg.

A gauche : hirondelle de Minamisoma (Préfecture de Fukushima) – A droite : queue difforme d’une hirondelle de Kakuda (Préfecture de Miyagi)

Selon les études de Tim Mousseau (université Caroline du Sud), la population d’une quinzaine d’espèces d’oiseaux vivant dans les régions contaminées de la préfecture de Fukushima diminue avec le temps, avec un taux de survie de 30%.

Une autre recherche axée sur une espèce de faucon qui revient dans le même nid tous les ans a également été conduite par une équipe de scientifiques menée par Naoki Murase (Université de Nagoya) jusqu’à une distance de 100 à 120 km du site de la centrale de Fukushima Daiichi. L’intérêt de cette étude est que les rapaces se situent au sommet d’une chaîne alimentaire et concentrent les radioéléments accumulés par leurs proies. Les auteurs ont démontré que la capacité reproductrice de l’oiseau était liée au rayonnement mesuré directement sous le nid : la radioactivité a un effet sur la lignée germinale de l’oiseau. La capacité des oiseaux à quitter le nid est tombée de 79 à 55 % en 2012, puis à 50 % en 2013.

Une autre étude enfin, publiée en 2015 par l’IRSN et le laboratoire d’Anders Møller (CNRS), a porté sur la dose totale – interne et externe – des oiseaux. Celle-ci a montré que 90 % des 57 espèces étudiées avaient été exposées de manière chronique à des débits de doses susceptibles d’affecter leur reproduction.

Représentation simplifiée de la variation du niveau d’exposition maximal des oiseaux adultes (exprimé en débit de dose) pour les 57 espèces de la communauté d’oiseaux observées sur les 300 sites et les 4 années d’étude. Comparaison avec la gamme de variation (en bleu) du débit de dose ambiant mesuré sur les sites et les gammes (en rouge) correspondant à divers effets chez les oiseaux publiées par la CIPR (2008) (Source IRSN)

Il y a donc trois facteurs qui affectent les êtres vivants dans des zones contaminées : l’irradiation ambiante (la dose que l’on reçoit en étant à côté d’un objet radioactif), la contamination externe (la poussière radioactive qui se colle à la peau, aux poils, aux plumes) et la contamination interne (les radionucléides ingérés ou piégés dans des organes).

Lire la suite sur : Fukushima-blog

Source : Fukushima-blog, Pierre Fetet, 04-09-2016

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57 réponses à Fukushima : conséquences de la radioactivité sur la faune, par Pierre Fetet

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 29 mai 2017 à 07h32

On constate que le lobby nucléaire a fait “du bon boulot”, pour paraphraser ce cher fabius.

Bon boulot, car le fait de minimiser les effets de la radioactivité permet de minimiser les conséquences financières, humaines et environnementales. Avec par exemple un retour des populations dans les environs de la catastrophe et un arrêt des indemnisations et du relogement. Retour rendu possible par une hausse des doses maximales admissibles.

Bon boulot, car ça permet de continuer dans cette voie qui mènera à l’anéantissement de l’espèce humaine tôt ou tard. A fukushima, on est passé très très près…

Combien de centrales en état d’obsolescence complète dans le monde, prêtes à exploser et à tout empoisonner, et dont le démantèlement prendrait des dizaines d’années ?

  1. Catalina Le 29 mai 2017 à 06h03
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    Quelle folie le nucléaire, une énergie qui n’est pas gérable lors d’accident et qui a un impact mortel et durable sur notre planète et tous ses habitants.


    • Hod Le 29 mai 2017 à 09h07
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      Quel est l’impact du nucleaire sur la nature ? Avez-vous visitez Tchernobyl par exemple ? Il s’agit d’un lieu ou la nature a repris le dessus sur l’homme. Finalement, le nucleaire est peut-etre une bonne chose pour les ecosystemes: lors d’un incident cela degage une zone ou la nature peut s’epanouir sans l’homme pendant plusieurs generations. Sans parler du fait que c’est une bonne chose en ce qui concerne ce qui me semble etre la priorite numero 1 de l’Humanite: decarboner l’energie pour limiter le changement climatique et ses consequences tant physiques qu’economiques et sociales.


      • WhereIsMyMind Le 29 mai 2017 à 09h55
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        Ne confondez pas nucléaire et absence d’homme.
        La contamination du site de Tchernobyl est vraiment catastrophique et si vous pensez le contraire, aller manger le poisson du coin pendant un mois, et on en reparle.
        L’absence d’homme dans une région est carrément top pour la faune et la flore, ça ne fait aucun doute.

        Par contre je ne suis pas un anti-nucléaire. Je n’aime pas les risques, mais le risque CO2 (et autres) me font aussi (voir plus) peur que le nucléaire. J’ai l’impression qu’il faudra juste se contenter de moins d’énergie par personne…. et moins de personne sur la planète.

        Malheureusement pas un slogan sexy pour les élections ça.


      • fanfan Le 29 mai 2017 à 10h13
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        Le principal objectif statutaire de l’AIEA, agence de l’ONU, est « l’accélération de l’augmentation de la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier ». L’AIEA est contrainte par ses statuts d’étendre la propagande pro-nucléaire dont elle a la charge en masquant la souffrance de la faune et en inventant des slogans comme « les animaux se sont rapidement remis du choc radiologique qui a suivi l’explosion de 1986. Ils prospèrent magnifiquement ».


      • some Le 29 mai 2017 à 10h29
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        > Quel est l’impact du nucleaire sur la nature ?

        bah….. avez vous lu l’article ? Qu’en pensez vous ? De lire l’article, pas de l’article lui même, car visiblement non vous ne l’avez pas lu.


      • clauzip12 Le 29 mai 2017 à 17h17
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        Quand on est convaincu de ses dires,on passe aux actes.
        L’espace irradié doit se vendre à petit prix.
        Achetez donc qqs hectares et faites en profiter votre famille en construisant une maison de vacances.
        Les élites financières et de l’immobilier n’ont pas encore flairé la bonne affaire!
        Les zones irradiées deviendront des centres de tourisme avec une nature exceptionnelle!
        Quand on dit des horreurs on ne mérite que le dédain!
        La radioactivité n’est pas un orage mais un cataclysme de durée inhumaine.
        Les hirondelles ne sont pas des passagères mais des témoins de notre avenir nucléaire!


        • wawa Le 30 mai 2017 à 05h08
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          Il paraît pourtant que certains ukrainien se font construire des “isba” de chasse à proximité de la zone interdite. Après, c’est peu être juste pour le plaisir, le gibier n’est peu être pas mangé 😁


      • AL Le 29 mai 2017 à 19h52
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        Les animaux ont repris le dessus, mais c’est en adaptant la rapidité de leurs cycles de reproduction pour pallier le fait qu’ils vivent moins longtemps. C’est une régression. Pas de quoi se réjouir.


      • Alain Huard Le 30 mai 2017 à 11h48
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        @ Hod : attention aux infos bidonnées ! Il a été démontré qu’un reportage (passé à la télé française) sur “la nature qui reprend ses droits” à Tchernobyl montrait des images d’animaux sauvages … tournées en Allemagne.


    • ICX Le 30 mai 2017 à 08h51
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      Il y a bien le nucléaire au Thorium, non? On peut légitimement être contre le nucléaire utilisant l’Uranium 235 (et son enrichissement au grade militaire) mais les designs au Thorium n’ont pas de problème de double emploi.


  2. Téji Le 29 mai 2017 à 07h11
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    Je ne sais quel mot utiliser pour qualifier tout cela 🙁
    Je découvre à l’occasion cet article de Reporterre :
    https://reporterre.net/Elle-se-bat-pour-la-verite-sur-le-terrible-accident-nucleaire-de-Maiak-en
    Et le DirCom de notre nouveau 1er sinistre qui sort de chez Areva…
    Jusqu’où l’humanité va-t-elle être aveugle ?


  3. Toff de Aix Le 29 mai 2017 à 07h32
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    On constate que le lobby nucléaire a fait “du bon boulot”, pour paraphraser ce cher fabius.

    Bon boulot, car le fait de minimiser les effets de la radioactivité permet de minimiser les conséquences financières, humaines et environnementales. Avec par exemple un retour des populations dans les environs de la catastrophe et un arrêt des indemnisations et du relogement. Retour rendu possible par une hausse des doses maximales admissibles.

    Bon boulot, car ça permet de continuer dans cette voie qui mènera à l’anéantissement de l’espèce humaine tôt ou tard. A fukushima, on est passé très très près…

    Combien de centrales en état d’obsolescence complète dans le monde, prêtes à exploser et à tout empoisonner, et dont le démantèlement prendrait des dizaines d’années ?


    • Thierry Le 29 mai 2017 à 16h59
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      Le lobby du charbon fait un bien meilleur boulot !

      Car le charbon, c’est entre 200.000 et 1 million de victimes par an. Le charbon tue 100 fois plus que le nucléaire.

      Sans compter les consequences du réchauffement climatique, qui se compteront en centaines de millions de victimes. Et les risques d’emballement du climat augmentent, ce qui conduirait à l’anéantissement de l’espèce humaine.

      Car aucun pays n’a choisi la “sobriété”.L’alternative au nucléaire, c’a a été,et c’est toujours, le charbon, le fioul et le gaz. Le Japon n’a pas baissé significativement ses consommations énergetiques après Fuckushima. Et ils cherchent à exploiter les hydrates de méthanes, une belle saloperie pour bouziller le climat.


    • olympi Le 29 mai 2017 à 18h03
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      «Bon boulot, car ça permet de continuer dans cette voie qui mènera à l’anéantissement de l’espèce humaine tôt ou tard. A fukushima, on est passé très très près… »
      Ah. Vous pouvez développer ? Quatre centrale nucléaire pourrait provoquer l’anéantissement de l’espèce humaine ? Vous n’exagéreriez pas juste un petite peu ?

      « dont le démantèlement prendrait des dizaines d’années ? »
      Quel est le problème que ça prenne plusieurs dizaines d’années ? Vous avez un train à prendre ?
      Au passage le démantèlement du premier réacteur REP français à Chooz se passe bien. Bonne nouvelle non ?


      • massto Le 29 mai 2017 à 19h59
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        ”le demantelement du premier REP se passe bien”. Oui j’en suis sur. Et l’enfouissement de dechets pour les 100 000 prochaines annees egalement. L’homme moderne n’existait pas encore il y a 100 000 ans. Tout va tres bien


      • Toff de Aix Le 30 mai 2017 à 15h17
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        http://www.fukushima-blog.com/article-appel-urgent-pour-eviter-une-nouvelle-catastrophe-nucleaire-mondiale-107834979.html

        Il suffisait de s’informer un minimum. Ça n’est pas parce que les médias mainstream n’en ont pas parlé qu’il ne s’est rien passé…

        Quand au démantèlement, si vous refusez de voir la réalité, qui est que nous sommes plongés dans une série de crises financière, économique et sociale, et le fait que la simple maintenance de ces sources majeures de pollution relève du casse tête le plus insoluble… Statistiquement, un nouveau fukushima n’est qu’une question de temps.

        Il faudrait donc à l’humanité, pour avoir une chance de survie, la présence d’esprit d’abandonner le nucléaire rapidement et de procéder de facto aux démantèlements dans les plus brefs délais pour avoir une chance de ne pas tous finira vécu un cancer.


    • fanfan Le 29 mai 2017 à 20h08
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      L’impact radiologique de l’accident de Fukushima s’étendait sur un périmètre de 100 km, celui de la catastrophe de Tchernobyl sur un périmètre de 300 km.
      En France, le parc nucléaire français est vieillissant et dangereux et EDF n’a plus les moyens d’investir dans la sûreté nucléaire… et les Plans Particuliers d’Intervention (PPI) sont aujourd’hui délimités de façon arbitraire et systématique par les autorités préfectorales à 10 kilomètres alors qu’aucun texte ne prévoit de seuil !


  4. Oncle Bob Le 29 mai 2017 à 07h43
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    On devrait envoyer Abe et toute sa clique ainsi que les responsables industriels de ce merdier au TPI pour crime contre l’humanité… parce que, et c’est un peu évoqué à la fin de l’article sur le blog, les effets sur les humains sont plus qu’avérés, et la zone de repeuplement sciemment resserrée, les doses admissibles relevées pour des raisons logistiques et de com…

    Et dire que dans notre pays on fait le choix du prolongement de ces usines de mort… les gens devraient bien réfléchir à ce genre d’enjeux vitaux avant de voter la prochaine fois qu’on leur en laissera l’occasion…


  5. Seraphim Le 29 mai 2017 à 07h57
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    Des informations qualitatives sur des oiseaux sont impressionnantes. Il faut aussi d’autres sons de cloches:
    http://www.huffingtonpost.jp/claire-leppold/fukushima-and-the-art-of-knowing-en_b_10537440.html
    Par ailleurs, pourquoi accorder crédit à une agence scientifique intergouverementale de l’ONU, le GIEC, et pas à l’autre, l’UNSCEAR ? Or celle-ci a conclu clairement à l’innocuité des radiations de Fukushima sur l’homme.
    Enfin et surtout, l’évacuation intempestive aura été responsable de 1656 morts dans la prefecture de Fukushima, alors que le tsunami y aura été de 1607. C’est la peur qui tue plus que l’accident! Sans compter les centaines d’avortements préventifs, les suicides et dépressions, engendrés par la psychose: http://www.japantimes.co.jp/news/2014/02/20/national/post-quake-illnesses-kill-more-in-fukushima-than-2011-disaster/#,WRVBazffNOs


    • Alain Huard Le 30 mai 2017 à 11h56
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      “l’innocuité des radiations de Fukushima sur l’homme.” ? Vous croyez vraiment ce que vous racontez ?

      Après les frontières françaises qui protègent du nuage de Tchernobyl, les radiations de Fukushima inopérantes chez l’humain ?

      Décidément, on n’arrête pas le progrès.


  6. 5cents Le 29 mai 2017 à 08h03
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    Il faut rendre obligatoire la souscription a une police d’assurance par les exploitants de centrale nucléaire.
    L’hydroelectrique​ ou l’éolien on des police d’assurance il y a distortion de concurrence.
    Actuellement l’électricité nucléaire est bon marché grace au fait que le prix de l’accident a venir n’est pas pris en compte et sera a charge du citoyen tant humainement que financièrement. Une assurance obligatoire permettait au moins de prendre en compte le risque d’un point de vue financier.
    IL faudrait que la police soit repartie sur plusieurs compagnies pour éviter​ la faillite de la compagnie d’assurance en cas de sinistre.
    Dans notre mode de fonctionnement néolibéral réclamer une assurance du risque electronucléaire est le meilleur moyen de lutter contre le nucléaire.


  7. RGT Le 29 mai 2017 à 08h13
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    Que sont devenus les “drôles d’oiseaux” qui, par leurs décisions, ont permis à cette catastrophe de survenir en accumulant les risques “maîtrisés” pour augmenter leurs profits ?

    Eux et leurs progénitures n’ont heureusement subi aucun problème car en tant que prédateurs ultimes placés tout en haut de la chaîne alimentaire ils ont pu entamer une migration vers des cieux libres de toute contamination.

    Ouf !!!

    La chaîne alimentaire n’est pas trop perturbée et ils sont tous sains et saufs.

    Je décide et TU assumes.
    Ça me fait penser à TOUS les actes de TOUS les “décideurs” qui ont une réelle influence sur ce monde.


  8. affreuxjojo Le 29 mai 2017 à 09h00
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    Question catastrophisme, le nucléaire est un atout solide: la couche d’ozone n’a pas fait le poids, le réchauffement climatique peine à le concurrencer..
    ceci dit, la catastrophe est tout de même moins Fukushima (0 mort) que le tsunami; quand la terre se gratte le dos en Indonésie, elle fait beaucoup plus de victimes en 1h que n’importe laquelle de nos petites inventions.
    Les musaraignes de Tchernobyl sont complètement radioactives, mais aussi complètement normales; la vie s’adapte toujours…
    Quant au vrai danger nucléaire, il vient moins des centrales que des débiles qui disposent d’un petit bouton pour montrer qui a la plus grosse à la récré.


  9. Oncle Bob Le 29 mai 2017 à 09h10
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    Pour ceux qui ne l’auraient pas vu concernant l’étendu du désastre :

    Un message du Dr MITA à ses confrères médecins de Kodaira – Pourquoi ai-je quitté Tokyo ?

    https://www.vivre-apres-fukushima.fr/un-message-du-dr-mita-a-ses-confreres-medecins-de-koidarapourquoi-ai-je-quitte-tokyo/


  10. Antoine Le 29 mai 2017 à 10h01
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    Article propagandiste digne du Monde ! Totalement à charge avec un niveau scientifique proche de 0.

    Il aurait été de bon gout de rappeler ce que représente la radioactivité et notamment d’expliquer que c’est un phénomène naturel. Les cellules de notre corps se désintègrent aussi et sont des sources radioactives comme tout ce qui nous entoure.

    Votre première image met en évidence un phénomène naturel. Youpi ! Je suis sur qu’une bonne partie des zones radioactives mises en évidence sont dues à Fukushima mais le problème c’est qu’il n’y a aucune comparaison faite avec un oiseau n’ayant pas subit ce surplus de radiation. De plus il n’y a pas d’échelle associée aux teintes de gris.

    1 million, 12 millions, 8 trilliards de becquerels… Ça représente quoi ? Ça veut dire quoi ? Ce n’est pas parce qu’un chiffre est grand qu’il est dangereux. Ce matin j’ai marché 300.000.000 de µm pour aller jusqu’au tram.

    Fukushima a eu un impact certain sur l’écosystème c’est indéniable. Mais avancer une idée sans arguments solides et basée sur 2,5 études sur des oiseaux ne prouve rien.


    • some Le 29 mai 2017 à 10h41
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      Voilà, scientifisme de bas étage qui noie le poisson dans l’inculture en ne donnant aucune réponse objective sur laquelle argumenter.

      Oui franchement j’y connais rien en radioactivité, mais non vous ne ferez pas croire qu’il n’y a rien à voir ici.

      Quand à vos querelle de scientifique vous serez gentil d’y mettre du professionnalisme, ou de retourner à vos éprouvettes!!

      C’est totalement inutile, à part foutre le doute!

      Prouvez le que ces doses de radioactivité sont TOTALEMENT inoffensive!!
      Je vous y donne rendez vous avec votre tante, votre paquetage et votre famille, à fukushima.

      De toute les façons aujourd’hui nous n’avons PLUS le choix de ce désastre.
      Nous ne pouvons que vous croire, et protéger sa santé mentale, ou vous réfutez et en accepter l’entièreté des conséquences.

      Quand à l’article que nous avons lu, figurez vous qu’il cite sources et personnes pour appuyer ces propos, qu’il semble évident qu’il est de bonne foi (en tout cas on ne le soupçonnera pas de travailler pour le lobby nucléaire), et qu’il me semble tellement plus raisonnable de prendre des précautions sur la base d’observations confirmées.


    • René Fabri Le 29 mai 2017 à 11h30
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      Tout à fait d’accord avec vous.

      Par exemple la phrase suivante est très alarmiste a priori, mais pas très convaincante en réalité : “Il faut dire qu’il a été trouvé jusqu’à 1,4 million de becquerels de césium radioactif par kilogramme (Bq/kg) dans les nids d’hirondelle des localités d’Okuma et de Namie. Dans le nid des mésanges, ce n’est pas mieux : 1,3 million de Bq/kg.”

      1. Quelle est la source : auteur, lieu précis, date ?
      2. Comment distinguer des bequerels de cesium et des becquerels dus à d’autres substances ?
      3. Est-ce du cesium 137 ou 134 ? La différence est importante, car le cesium 137 a une demi-vie de 30 ans et le cesium 134 de 2 ans. D’ailleurs, pourquoi ne jamais dire que le cesium radioactif disparait petit à petit par lui-même en juste quelques années ?
      4. Pourquoi séparer les hirondelles et les mésanges puisque les valeurs sont très similaires ? Serait-ce pour donner l’illusion d’un phénomène plus grave en faisant une longue liste ? Pourquoi ne pas s’intéresser aux autres oiseaux ? Combien de kilos pèse un nid ? Pourquoi ne pas compter la radioactivité par nid, au lieu de la compter par kilo ? est-ce que ces hirondelles et ces mésanges se portent bien ? Est-ce que la chaleur du césium radioactif ne serait pas bénéfique pour couver les oeufs ?
      Etc.


    • Christophe Vieren Le 29 mai 2017 à 15h13
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      Oui c’est vrai la radioactivité est un phénomène naturel. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de la température terrestre aujourd’hui. Mais n’est-ce pas parce que cette radioactivité et en baisse constante* depuis la création de la Terre, que l’Homme est apparu il y a si peu de temps ?
      Mais est-ce une raison pour en rajouter si il n’existe pas de seuil à l’effet sanitaire ? C’est en tout cas l’hypothèse internationalement reconnue par l’UNSCEAR et la CIPR : relation linéaire SANS SEUIL entre la dose et l’impact sanitaire.

      ________________
      * lié essentiellement à la demi-vie de l’uranium et autres radioéléments naturels. Ce que ne sont pas le plutonium et moult autres radioéléments créés EXCLUSIVEMENT dans un réacteur nucléaire (c’est d’ailleurs pour produire du plutonium à bas coût pour fabriquer des bombes qu’on les a développés).


    • grumly Le 29 mai 2017 à 18h02
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      Votre phrase du début est fausse : “Les cellules de notre corps se désintègrent aussi et sont des sources radioactives comme tout ce qui nous entoure.”

      Un principe général, c’est que quand on casse des liaisons on libère de l’énergie, c’est ce qui se passe quand on fait du feu par exemple. C’est ce phénomène dont vous parlez avec votre cellule qui se désintègre. Si vous voulez on peut se représenter une cellule qui meurt comme une source de chaleur parce que les molécules vont se détacher mais elle n’émettra pas de radioactivité. La radioactivité, c’est une désintégration au niveau du noyau des atomes, ce n’est pas du tout les mêmes échelles de taille et d’énergie. Pour qu’il y ait de la radioactivité il faut qu’il y ait une réaction nucléaire, l’énergie dont vous parlez vient d’une réaction chimique/thermodynamique. L’énergie dont vous parlez ne fait qu’agiter les atomes ou les faire tourner plus vite (pour résumer) alors que la radioactivité concerne le fait de casser un atome.


    • Oncle Bob Le 30 mai 2017 à 09h43
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      La radioactivité est un phénomène naturel, et les organismes ont développés des mécanismes d’adaptation comme la capacité plus ou moins poussée de réparer leur ADN. Les humains contiennent des isotopes radioactifs qui se désintègrent (on est radioactifs à une centaine de Bq/kg). Mais ici, on ne parle pas de radioactivité naturelle, la différence? Un changement d’échelle de plusieurs ordres de magnitude!! La radioactivité naturelle est de l’ordre de moins d’1Bq/kg à 1000 Bq/kg, par comparaison les déchets nucléaires passent à 100 000 Bq voir en million, milliard de Bq par gramme!
      Donc il faut arrêter de croire que la radioactivité c’est pas grave parce que c’est naturel, l’activité humaine comme dans d’autres domaines réussie à concentrer des poisons à des doses extraordinaires (non-naturelles quoique l’homme fasse partie de la nature, mais c’est un autre débat).C’est la dose qui fait le poison.
      A de telles doses les mécanismes de réparation ayant évolués à partir du bruit de fond naturel sont submergés – votre ADN mute trop vite, n’est plus corrigé efficacement, d’autres molécules sont altérées et cessent de fonctionner normalement, la physiologie générale est altérée, et vous obtenez toute une série de disfonctionnements/symptômes.

      Petite cerise pourrie sur le gâteau empoisonné, une fois les éléments radioactifs respirés ou ingérés, ils continuent à se désintégrer dans l’organisme en ionisant tout ce qui se trouve autour. Même si vous sortez de la zone, pas de garantie de revenir à la case départ.


  11. Raoul Le 29 mai 2017 à 10h05
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    Avec la radio-activité, comme avec les produits chimiques et notamment les pesticides, on a inventé cette idée absurde et non prouvée qu’il existerait une dose minimale en-dessous de laquelle les effets seraient quasi inexistants. Outre qu’on a vu, à diverses occasions, comment la dose minimale est relevée à une valeur tout aussi arbitraire que la précédente lorsque cette dernière est finalement dépassée, il suffit d’attendre pour voir les effets de ces « faibles doses » sur les animaux et sur les plantes.

    Il ne faut pas oublier que les produits dangereux, qu’il s’agisse de produits radio-actifs ou toxiques, s’accumulent dans l’organisme, les êtres vivants situés en haut de la chaîne alimentaire se trouvant évidemment le plus touchés.

    Rappelons enfin l’accord passé entre l’OMS et l’AIEA qui conduit, de fait, à neutraliser l’OMS – organisme déjà douteux – sur toutes les questions de santé relatives au nucléaire.

    http://independentwho.org/fr/accord-wha12-40/


    • RLG Le 29 mai 2017 à 11h54
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      mouais …

      La différence entre nucléaire et pesticides, c’est que le nucléaire quoi qu’on en dise a toujours fait partie du décor : le vivant s’est développé dans un environnement nucléaire (la radioactivité ambiante) qui varie selon les époques et le lieu. Et donc, la possibilité que le vivant ait des mécanismes d’adaptation et/ou de défense vis-à-vis d’une “agression” nucléaire de type faible dose n’est pas à exclure aussi rapidement que vous le faite …

      Et justement, la notion de dose minimale que vous évoquez est basée sur une comparaison à la radioactivité ambiante moyenne que nous avons tous à subir quel que soit notre environnement.

      Ce n’est pas du tout le cas des pesticides chimiques qui eux correspondent à une agression inédite à l’échelle de l’évolution du vivant.


      • Raoul Le 29 mai 2017 à 13h01
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        Je ne vois pas en quoi les éléments radio-actifs font plus partie de la vie que les éléments chimiques. De même que, du fait de la radio-activité naturelle, nous subissons des agressions rayonnantes, du fait du rejet d’éléments dans l’atmosphère nous subissons des agressions chimiques. Et, l’une comme l’autre, pour inévitables quelle soient, ne sont pas favorables à la vie.

        En quoi du césium 137, du strontium 90, de l’iode 131 ou plutonium 239 seraient-ils moins dangereux que des pesticides ?

        Et l’argument de la radio-activité naturelle ne tient pas car il existe une différence entre irradiation et contamination et c’est bien ici la contamination qui est en cause avec accumulation, au cours du temps, d’éléments radio-actifs à période moyenne ou longue (comme il y a accumulation dans les organismes de métaux lourds ou de pesticides).

        Quant aux effets de l’irradiation à faible dose, ils ont été peu étudiés, mais on sait qu’il n’existe
        pas de seuil en-dessous duquel les effets seraient nuls. On a toujours intérêt à ce que le taux d’irradiation soit faible et ajouter à la radio-activité naturelle une radio-activité d’origine humaine augmente les risques, notamment de cancers.

        Voici une source bien renseignée sur le sujet : https://www.dissident-media.org/infonucleaire/vulga_sene.html


        • Haricophile Le 29 mai 2017 à 21h14
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          De toute manière ces béni-oui-oui relayant la propagande des lobbyistes et essayent de nous faire passer que : puisque il est impossible de prouver que les ondes émise par mon poste radio soient toxiques, on peut sans danger se mettre à côté d’une source de rayons X indéfiniment sans aucun danger ou faire sécher son chien dans le micro-onde sans inconvénient.

          “radiation” et “radioactivité” décrivent des phénomène physique, certes, mais si on utilise indifféremment le même principe quelque soit la nature de la source et le type de radiation, c’est carrément de la fraude intellectuelle qui ne vaut pas plus tripette que celle des créationistes ou des tordeurs de petites cuillères par la force de la pensée.


      • wawa Le 30 mai 2017 à 05h22
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        Et les nombreux alcaloïde fabriqué par les plantes, ce ne sont pas des ” pesticides” naturel?


  12. Louis Robert Le 29 mai 2017 à 11h02
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    Ce crime si longtemps, si savamment tu, n’est rien de moins qu’un crime contre toute vie… incluant l’humanité. Mais enfin, que reste-t-il d’humain chez cette dernière? L’abolition de l’homme en cours s’achève par son autodestruction.


  13. Jules Vallés Le 29 mai 2017 à 11h04
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    Petite suggestion:
    Obligation pour les décisionnaires obligatoirement déclarés de vivre EN PERMANENCE dans un rayon de 5km autour des centrales nucléaires qu’ils créent , entretiennent ou prolongent…. Une sorte de logement de fonction ,quoi!


  14. olympi Le 29 mai 2017 à 11h21
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    Joliment complotisme à la fin de l’article «Mais non, il ne faut rien dire, il ne faut rien chercher.»
    Visiblement il arrive à le dire, et l’IRSN aussi :
    http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-accidents-nucleaires/accident-fukushima-2011/fukushima-2016/Documents/IRSN_Fukushima-Tchernobyl_faune-flore_201603.pdf

    En attendant Fukushima c’est : zéro mort en France, et zéro conséquence sur son environnement.
    Fukushima est un problème japonais, ils ont été laxiste sur leur sécurité nucléaire ils en payent le prix.

    Entre choisir une pollution globale certaine (centrale à charbon et réchauffement climatique) et une pollution locale incertaine, je choisi la deuxième : les centrales nucléaires.


    • Christophe Vieren Le 29 mai 2017 à 15h24
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      Et moi je choisis ni l’un ni l’autre. On a le droit ?


      • olympi Le 29 mai 2017 à 17h43
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        Vous avez le droit d’être pauvre…

        Énergie -> production.
        Énergie -> consommation.

        Ce n’est qu’une question d’espérance de vie et de qualité de vie après tout l’énergie.


    • Raoul Le 29 mai 2017 à 22h06
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      Hé bien, moi, je ne choisis pas. Car produire des déchets dont il est impossible de se débarrasser et qu’il va falloir stocker pendant des millénaires, j’appelle cela de l’égoïsme et du mépris pour les générations à venir.

      Si nous ne sommes pas capables de produire de l’énergie pour nos besoins sans polluer irrémédiablement notre environnement, la sagesse serait de réfléchir à une autre manière d’organiser notre vie sur cette planète.


      • olympi Le 30 mai 2017 à 09h26
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        Bah il est possible de s’en débarrasser, vous les mettez dans un trou dans le sous sol, c’est ce qu’a fait la nature : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_nucl%C3%A9aire_naturel_d%27Oklo

        Aujourd’hui le problème de la pollution irrémédiable ce sont les gaz à effet de serre : pollution globale et conséquence certaine.
        Pollution des déchets nucléaire : pollution locale, conséquence très peu probable.

        Quant à l’idée de vivre sans polluer… L’homme est un dissipateur thermique pas un sage.


  15. Flizz Le 29 mai 2017 à 13h32
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    énergie verte ou nucléaire n’a au final que peu d’importance. Les personnes ayant réellement les capacités de se prononcer sur les 2 sujets et de les opposer doivent se compter sur les doigts d’une main. Aujourd’hui l’idéologie s’est emparé d’un problème technique, ça permet de penser plus vite.

    L’essentiel quand on fait un choix, et de le faire en fonction de son environnement, et oui, faire une centrale nucléaire à 2 pas d’une zone sismique est une connerie absolue. Je ne pense pas que l’on soit dans le même cas en France. Comparer Fukushima et Fessenheim n’a aucun sens.

    On parle du coût d’entretien, etc… mais l’énergie n’est jamais peu cher ou rentable, même bombarder un pays pour lui piquer son pétrole coûte cher, fragmenter le sol pour du gaz n’est certainement pas moins pire, alors on fait quoi ?
    Je ne vois qu’une technologie propre, sans nuisance immédiatement rebutante et à coût relativement faible, le solaire . Est-il applicable en France ? Parce que si on commence à parler barrages et énergie marémotrice, pas sûr que la maintenance ne soit donnée non plus.


    • Caramba! Le 29 mai 2017 à 14h04
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      “Les personnes ayant réellement les capacités de se prononcer sur les 2 sujets et de les opposer doivent se compter sur les doigts d’une main. Aujourd’hui l’idéologie s’est emparé d’un problème technique, ça permet de penser plus vite.”

      Allez-vous dénigrer au peuple la possibilité de se prononcer sur des questions aussi fondamentales que celle-ci pour l’avenir du pays?

      En Suisse le peuple a pu récemment se prononcer sur deux initiatives prévoyant la fin des centrales nucléaires dans le pays.

      Si la votation de novembre dernier a vu le rejet de la première initiative par 54,2% de “non” (fermeture des centrales en 2029), la seconde initiative de ce mois de mai a été acceptée par 58,2% de “oui” qui interdit la construction de nouvelles centrales nucléaires.

      http://www.connaissancedesenergies.org/les-suisses-actent-leur-transition-energetique-170523

      Et finalement nous sommes malades du gaspillage énergétique.


    • subnihilo Le 29 mai 2017 à 15h43
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      Manque de chance pour vous dans votre comparaison.
      Ce qui fait bien la dangerosité de Fessenheim, c’est que cette centrale nucléaire est bien édifiée sur une faille sismique. En effet la région de Bâle a été victime en 1356 d’un tremblement de terre d’une magnitude estimée à 6,2. Et l’adage des sismologues est imparable : là où la terre a tremblé, la terre tremblera à nouveau.
      Le problème c’est qu’une rupture du Grand Canal d’Alsace surplombant de 9 mètres la central de Fessenheim risquerait de provoquer là-aussi un tsunami submergeant les deux coeurs.
      Je vous mets ci-dessous les liens explicatifs
      http://www.rfi.fr/hebdo/20150313-france-nucleaire-surete-centrale-fessenheim-dangerosite-hollande-fukushima-energies-edf/


    • Antoine Le 29 mai 2017 à 16h32
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      L’énergie verte ça ne veut rien dire. L’énergie est l’unité de mesure d’un changement d’état. Par exemple lever un objet demande de l’énergie de même que creuser un trou, plier de la taule, faire se mouvoir un corps dans un champ avec lequel il interagit. Par exemple quand vous marcher votre corps est en interaction avec le champ gravitationnel et ça vous pompe de l’énergie.

      Utiliser de l’énergie c’est donc modifier l’environnement. Plus on utilise d’énergie et plus on le modifie. Le problème n’est pas tant de le modifier puisque la nature s’en charge elle même mais plutôt la vitesse à laquelle nous accélérons cette modification avec notre activité (= énergie).

      Si vous modifiez trop votre environnement il vous devient nocif. Relativement à la durée de vie d’un animal depuis leur apparition sur terre et jusqu’à environ 1800, l’environnement n’a jamais subitement évolué sauf pendant les grandes extinctions. Ces variations brutales la sont dues à des causes naturelles. Or la variation brutale que nous subissons vient essentiellement de notre activité à nous que l’énergie vienne du nucléaire ou de la dynamo que vous actionnez avec vos petits molets.

      J’aurai aimé poursuivre mais je n’ai pas la place ici.


  16. Vincent P. Le 29 mai 2017 à 16h57
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    Les débats me font bien marrer.
    Considérant les plus de 2000 explosions, pardon : “essais” nucléaires, dont plus de 500 en surface -voire dans la haute atmosphère- pour les seules données officielles, je serais bien curieux de savoir, en premier lieu, sur quelles bases se mesure la “radioactivité naturelle” sur Terre !!!

    Pour le reste, accidents ou non, le nucléaire est la plus belle représentation de l’inconscience, de l’arrogance et de la bêtise de la science moderne et de l’occident.
    D’ailleurs, puisqu’il s’agit d’oiseaux, dans leur langue ça s’entend aussi “occis-dans”.


    • Antoine Le 29 mai 2017 à 17h19
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      Vous avez raison, il est vrai que le charbon qui sert à produire votre smartphone et vos vêtements ne tue directement qu’une dizaine de millier de personnes chaque années dans les mines rien qu’en Chine. Mais à quoi bon en parler ? Et ceux qui meurent à cause des intoxications ? Qu’est ce qu’on en a à foutre c’est des Chinois, osef ! Tant qu’ils produisent des t-shirt à 1euros et qu’on crame x litres de pétrole pour faire faire le tour du monde à ce bout de tissu que vous n’allez mettre que 5 ou 6 fois parce que c’est de la merde.

      Mais oui, focalisons nous sur le nucléaire qui malgré les deux incidents majeurs a tué directement quoi… 100 personnes ? 1000 ? 10000 ??? Ce chiffre est en réalité si petit que vous n’osez pas l’utiliser.

      Quand est-ce que vous les anti-nucléaires primaires vous allez faire un comparatif SERIEUX entre le nombre de morts directs de chaque énergie par MWH produit ?

      Combien de personnes déplacées pour le barrage des trois gorges ? Combien de personnes déplacées pour Fukushima et Tchernobyl ?


    • olympi Le 29 mai 2017 à 17h54
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      «je serais bien curieux de savoir, en premier lieu, sur quelles bases se mesure la “radioactivité naturelle” sur Terre !!! »

      Alors comment font les scientifique pour distinguer le fond radioactif naturelle de celui artificiel :
      – la mesure de la radioactivité existait avant les bombes atomiques, donc celle de la radioactivité naturelle aussi.
      – ça se calcul théoriquement : x gramme d’uranium donne y becquerel.


  17. fanfan Le 29 mai 2017 à 20h27
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    Parodie à propos de la minimisation presque systématique face au réel danger nucléaire.
    sketch du 23 avril 2016 à l’occasion de la conférence événementielle Tcherno23 :
    https://www.youtube.com/watch?list=PLJGHY7xxjPoO2DPZlTErGpQDbhPtZAa0v&v=Osgv31u8_Nk


  18. Pierre Tavernier Le 30 mai 2017 à 00h50
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    Bonsoir à tous, désolé pour ce commentaire tardif.
    Je voudrais juste signaler le point suivant qui, après un survol rapide,je le reconnais, n’a me semble-t-il pas été abordé.
    L’Ukraine, pays dans un marasme économique pour les raisons que l’on sait (ou si on ne le sait pas, se reporter à ce blog comme à beaucoup d’autres), a actuellement 15 réacteurs en fonction sur son territoire :
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Liste_des_centrales_nucl%C3%A9aires_en_Ukraine
    15 réacteurs nucléaires dans un pays en plein marasme économique ?
    En gros, 15 Tchernobyl x Fukushima en puissance.
    Faite de beaux rêves.


    • olympi Le 30 mai 2017 à 09h33
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      Ce qui permet à l’Ukraine d’émettre moins de 6 tonnes de co2 par habitant à comparer au 9 tonne des allemands (et leur éolienne qui remplace le nucléaire au lieu de remplacer le charbon) et au 8 tonnes polonais qui ont aussi une électricité au charbon. Merci aux ukrainiens de moins polluer en gardant leur centrale nucléaire.

      En tant que français je risque pas grand chose de la pollution nucléaire ukrainienne.
      Après, effectivement je pense que le risque le plus élevé du nucléaire est dans des pays en décomposition comme l’Ukraine. D’ailleurs ça pose des questions sur le Japon.

      J’oubliais : les réacteurs nucléaires ukrainiens restants sont de type REP et non RBMK comme ceux de Tchernobyle, ils sont donc plus sure.


  19. Robin Le 30 mai 2017 à 01h41
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    Dans certains pays asiatiques, l’importation de produits en provenance de de plusieurs prefectures ( y compris celle de Tokyo) au Japon est interdite. En Europe, c’est autorisé si le taux de radiations est inferieur a une limite,mais les douanes ne verifient pas au compteur Geiger…
    A Fukushima, il y a toujours environ 300 tonnes par jour d’eau irradiée qui est deversée dans le Pacifique.


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