Source : Robert Charvin, 06-10-2016

Discours de Pericles (Athène, Grèce)

Discours de Pericles (Athène, Grèce)

La démocratie « à l’occidentale », c’est quoi ? Le libre bavardage, l’absence d’obligations civiques si ce n’est celle de se débrouiller », des élections exigeant beaucoup d’argent et des sondages à haute dose.

Reprenons. Ce bavardage permanent sur tous les médias fait croire au pluralisme et n’engage à rien : il est soigneusement contenu dans des limites « convenables » pour le système et les avis contraires se neutralisent sans conséquence.

Le citoyen ne se voit rien demander (sauf ses impôts), ce qui lui faire croire qu’il est « libre » ; en contrepartie, il ne décide de rien et perçoit très peu (au mieux, quelques « minimas sociaux »). Il est surtout sujet, ce à quoi il s’habitue, par apolitisme, pour se consacrer à sa petite vie privée, privée surtout de l’Autre. Car il doit combattre sans scrupule tous les « autres » pour survivre : il est « ubérisé » !

Les « consultations » (le mot est bien ajusté) électorales, qui se succèdent et se ressemblent, institutionnalisent une alternance sans alternative en désignant des représentants très peu représentatifs, libérés de tout engagement vis-à-vis de leurs électeurs. Si les résultats sont inattendus et perturbateurs pour le système, ils sont neutralisés. Une masse de citoyens « amateurs » légitiment des professionnels de la vie politique, assistant la petite équipe d’oligarques ayant la maîtrise des grandes décisions économiques et financières. Malgré une abstention croissante, l’argent et les médias parviennent encore à persuader ces « amateurs » des « bonnes orientations » et des « meilleurs » candidats présélectionnés par les sondages et les financeurs de campagne !

Ainsi, ce que l’on appelle communément en Occident « la démocratie » est un ensemble de faux-semblants laissant la majorité des individus démunie. Jour après jour, on convainc le pseudo-citoyen qu’il n’y a pas d’autre choix : la solution « démocratique » serait la « moins pire ». Il échapperait ainsi au « totalitarisme », phénomène indéfini mais dont on diffuse régulièrement quelques images : les horreurs nazies et le goulag stalinien. En direction des citoyens les plus lucides et les moins formatés, se refusant aux distinctions basiques entre le Bien et le Mal, sont mandatés avec force publicité quelques intellectuels plus ou moins mercenaires chargés de s’indigner contre ce Mal au nom d’un humanisme salutaire !

Tous les arguments sont utilisés pour tuer toute espérance d’un autre monde que celui existant et pour enfermer les dangereux insatisfaits dans le « paradis » du possible que serait « la bien-heureuse démocratie à l’occidentale » !

Tous les jours sont répétées de soi-disant vérités d’évidence.

« L’égalité sociale tue l’esprit de compétition et anesthésie la société. Ceux d’en-haut sont donc les plus méritants ».

« Collectiviser la production des richesses, utopie communiste de mauvais aloi, même s’il s’agit d’autogestion ou de coopérative, détruit l’efficacité économique qui a besoin de chefs, c’est-à-dire de managers de haute volée, ainsi que d’actionnaires et de banquiers pour les financer ! ».

« L’information réelle des citoyens sur les réalisations locales ou sur les mesures nationales ou internationales rend la Cité ingouvernable. Il convient donc de ne laisser filtrer que ce qui est indispensable à la crédibilité du bien fondé des décisions déjà prises. Il faut faire admettre les clivages entre les Bons et les Méchants et user de la répétition pour convaincre. A défaut, se crée un climat anarchique et subversif ».

« L’enseignement a une finalité utilitariste qui doit être renforcée. Napoléon I, après avoir fait son expérience robespierriste, avait bien raison de retirer des programmes l’Histoire et la Philosophie ! Les employeurs ont besoin « d’employables » et non d’esprits critiques susceptibles de perturber l’ordre naturel des choses ! ».

etc. etc. etc.

Face à ces conceptions qu’imposent le monde des affaires et la médiocratie politique au pouvoir, n’y a-t-il rien de possible et aucun espoir ?

Quelques ébauches de réponses :

L’Histoire a toujours plus d’imagination que ceux qui la vivent : les Résistants des premières années quarante contre les fascismes concevaient-ils l’effondrement brutal dès 1944-1945 de l’empire nazi ? Les Amérindiens de Bolivie discriminés et humiliés depuis des siècles imaginaient-ils le pouvoir d’Evo Moralès ?

Il n’est pas impossible de détruire les illusions à la source de la servilité : le mot « liberté » est un mot creux si l’on ne prend pas conscience de tous les déterminismes et de toutes les limites dont il faut se libérer pour approcher de cette liberté ! Est-ce au-dessus de nos forces ?

On peut comprendre au seul spectacle du monde que les hommes vivent encore en pré-histoire et qu’il n’est nulle part de démocratie, car elle est une création continue, un projet toujours « à-venir », édifié par de vrais citoyens, « centres d’initiatives » toujours responsables mais encore minoritaires !

Dans l’attente d’une réflexion de fonds qui s’impose, il est urgent et plus aisé de répondre à quelques questions d’actualité, liées cependant aux précédentes.

* Peut-on rationnellement penser, comme on nous le répète, que certains États incarnent le Bien (les États-Unis ou la France, par exemple) et d’autres le Mal (la Chine ou la Russie, par exemple), ce qui serait une première dans l’Histoire !

* Sachant que les médias (sous la III° République, sous Vichy, sous de Gaulle, etc.) étaient pour la plupart soumis à toute époque à l’argent et au pouvoir, peut-on douter un instant qu’il en est toujours de même aujourd’hui, afin de nous intoxiquer ?

* Alors que depuis des siècles, aucun régime politique n’a effectivement admis le pouvoir du peuple, peut-on croire qu’aujourd’hui le miracle s’est produit ? Les élections présidentielles aux États-Unis ou en France sont-elles par exemple une confrontation entre des personnalités d’une qualité supérieure qui ont pleine légitimité pour décider de ce qui nous regarde ?

* L’antiterrorisme n’apparaît-il pas comme un formidable dérivatif pour cette pseudo-élite liée aux milieux d’affaires afin d’éviter le débat sur le chômage, les salaires, la relance économique, l’évasion fiscale, etc. sujets sur lesquels ils n’ont rien à dire ni rien à proposer.

Si le lecteur en ligne, privé de sudoku ou de mots fléchés, pouvait réagir et prendre les mesures adéquates, cela serait réjouissant !

Source : Robert Charvin, 06-10-2016

115 réponses à Grandes et petites questions sur nos temps difficiles, par Robert Charvin

Commentaires recommandés

Pierre Tavernier Le 08 janvier 2017 à 03h39

Le problème est que la majorité ne se soucie pas vraiment de ces enjeux. Un exemple: une amie a voulu expliquer l’arnaque des partenariats public-privé à une autre. Réaction de l’autre :”non, ce n’est pas possible, ‘ils’ ne laisseraient pas faire ça”
Mon amie lui a dit: ok, je vais t’en faire la démonstration, avec des sources, etc.
Réaction de l’autre: “Non, laisse tomber, je ne veux pas savoir”
Et c’est la même chose sur tous les sujets. Le pékin moyen avale sa dose quotidienne de propagande en regardant le 20h en même temps que sa soupe, et se croit informé. Il n’y a que lorsque le frigo sera vide qu’il commencera à se poser des questions. Et encore, la plupart se retourneront sur le premier bouc émissaire qu’on leur désignera…

  1. Fritz Le 08 janvier 2017 à 01h51
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    Assez d’accord, il faut tirer les conséquences de cet abus langagier. Ou bien on redonne un sens au mot démocratie, ou bien on abandonne ce mot frelaté pour choisir un mot sans équivoque : le peuple, par exemple. En ce cas, nous pouvons revendiquer le populisme, haut et fort, contre tous les mensonges de l’élite.


    • TuYolPol Le 08 janvier 2017 à 09h36
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      L’abus de langage, le vol des mots, est un poison redoutable.
      Je me demandais quand, effectivement, de toute l’histoire de l’humanité, le principe d’accumulation privée a eu autant de pouvoir, presque sans limite ni géographique, ni politique, ni nationale : *jamais*. Ce qu’on désigne du nom de “démocratie occidentale” n’en est qu’un maquillage de plus en plus grossier.
      Lorsque le maquillage coule et devient laid, la bête qui est dessous ne disparaît pas, au contraire.


    • Alfred Le 08 janvier 2017 à 10h13
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      Méfiez vous de vos élans. Le mot usurpé “démocratie” contribue à les tenir. Si vous voulez qu’ils l’abandonnent vous acceptez de leur lâcher la bride. Le mensonge est un hommage à la vertu et en tant que tel contribue à votre sécurité personnelle et à celle des vôtres. Si un jour les masques tombent vous finirez dans un camp de concentration “en toute transparence” et en “toute honnêteté”.
      Nous sommes effectivement gouvernes par des salauds. Donnez leur l’opportunité du chaos (guerre ou guerre civile). Donnez leur le pretexte d’un régime ” plus efficace” (ce que la démocratie même fausse n’est pas) et moins “hypocrite” (ce qu’est la démocratie même vraie). Alors vous comprendrez votre douleur.


      • TuYolPol Le 08 janvier 2017 à 13h00
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        C’est à méditer, en effet. Le maquillage est sans doute un tant soit peu contraignant.
        C’est d’ailleurs un de ces artifices que la dernière élection US a fait tomber, et nous allons voir si cela était salutaire.


      • Fritz Le 08 janvier 2017 à 13h01
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        Vous avez raison, @Alfred, je suis trop impulsif. Je suivrai votre conseil.
        Je retiens donc le premier terme de l’alternative : ne pas abandonner le mot démocratie, mais lui redonner un sens.
        Utilisons ce mot pour nous protéger contre nos soi-disant représentants.


      • UltraLucide Le 10 janvier 2017 à 10h25
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        Dieu a donné la parole à l’homme afin qu’il puisse déguiser sa pensée (Talleyrand)


    • amemar Le 08 janvier 2017 à 10h22
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      Beaucoup de jeunes, bien formés et maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies on bien compris, et le disent, qu’ils n’ont rien à attendre du monde de leurs ainés. Ils savent que la société qui leur est proposée est issue du choix des “papy boomers”, qui ne veulent surtout pas que ça change. Le choix de M. Fillon par des catégories sociales aisées et conservatrices en est la démonstration. Une véritable démocratie ne peut vivre qu’avec des citoyens pour qui le vivre ensemble est primordial. Et pour cela il faut de la coopération et non de la compétition. La compétition ne sert que les mieux armés pas les plus méritants. Et pourtant c’est toujours la compétition qui est promue comme moyen de s’en sortir dans la vie. La démocratie n’est pas pour demain.


      • amemar Le 08 janvier 2017 à 10h32
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        J’ajoute d’ailleurs que ces jeunes se gênent de moins en moins pour pointer du doigt leurs aînés et leur égoïsme. L’affection qu’ils ont pour leurs parents les retient encore d’être injurieux mais cela vient. Ils nous reprochent de leur laisser un monde “pourri” après s’être bien servis. Curieusement ils sont assez critiques sur les retraités qui “fortune” faite quittent leur pays, quel qu’il soit, pour se soustraire à l’impôt. Cela leur donne l’impression de cohabiter avec une génération de parasites. Beaucoup d’entre eux mettent à profit leur bonne formation pour créer autre chose, se mettre en marge du monde du travail dont ils ont hérité et qui leur apparait “monstrueux” et ne prenant jamais en compte leurs valeurs. Tout ceci est basé sur les témoignages de mes enfants et de leurs amis, certes il sont peu nombreux, mais ce sont des jeunes gens réfléchis pour la plupart et ils ne nous passent rien, Que pensent tous les gamins qui eux n’ont même pas la chance d’être soutenus par leur famille mais récoltent tous les méfaits de la société qu’on leur laisse ?


        • TuYolPol Le 08 janvier 2017 à 13h08
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          Je plussoie, exactement pour les mêmes raisons, connaissant pas mal de jeunes et moins jeunes qui ayant gratté les murs de la prison mentale, expérimentent avec un certain succès et sans aucune illusion sur la capacité des institutions que nous leur léguons à se réformer. Un réseau d’alternatives se crée, malgré le bruit inutile des actualités.


          • tepavac Le 08 janvier 2017 à 21h07
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            TuYolPol, justement, pourquoi ne pas préciser vos idées de réforme.


            • TuYolPol Le 09 janvier 2017 à 10h47
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              Ce dont on parle, c’est que le problème n’a jamais été le manque d’idées, mais le refoulement des idées, incrusté dans nos institutions. Celles-ci sont perçues comme le problème, pas comme la solution. Le mot n’est pas “réformer” mais “contourner”. Ce n’est peut-être pas souhaitable, mais pour certains ça marchera mieux.


        • gotoul Le 08 janvier 2017 à 22h48
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          Attention Amenar, on croirait entendre Mr Macron ! Diviser les jeunes et les vieux est un peu son fond de commerce …


          • Fabrice Le 09 janvier 2017 à 06h10
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            C’est pourtant vrai qu’il sont solidaires! Les jeunes travaillerons sans travail jusqu’à 80 ans pour payer des retraites et des rond points qui ne leur apportent rien…sont cons ces jeunes…


          • amemar Le 09 janvier 2017 à 15h17
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            Il n’est pas question de faire du Macron. Je témoigne c’est tout. Il arrive un moment ou il faut arrêter de se trouver des excuses à ce qui n’a pas été fait en vue du bien commun. Nous avons reçu des progrès sociaux obtenus par les travailleurs des 19ème et 20ème siècles et pour lesquels certains ont donné leur vie, et nous n’avons pas eu le courage de seulement les conserver pour ceux qui viennent après nous et vous voudriez que l’on ne nous le reproche pas ?


      • Seraphim Le 09 janvier 2017 à 01h57
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        Ben voyons, les jeunes ‘subissent’ une société créée par des vieux. Qui se sont toujours pensés comme vieux et ont depuis leur enfance préparé leur coup, égoïstement. Ne serait-ce pas les jeunes qui se projettent dans un tel schéma? Comme le dit Maurice Godelier, anthropologue, les hommes “n’arrivent pas dans une société, ils la font”. L’avenir n’est pas prédéterminé par le passé mais il appartient à la volonté, tout en faisant fructifier un héritage. Les lamentations comme comportement sont regrettables chez les vieux, mais chez les jeunes, c’est repoussant.


        • amemar Le 09 janvier 2017 à 15h20
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          Ok. alors donnez leur une société du plein emploi et de la Sécurité sociale telle que nous avons bénéficié. Trouvez leur une atmosphère non polluée et la diversité biologique qui est celle de la planète avant sa destruction en cours. et pour faire bonne mesure dites “après moi le déluge” on aura bien compris que comme c’est la faute de personne on peut rien y faire et tant pis pour ceux qui arrivent trop tard.


      • lvzor Le 09 janvier 2017 à 15h47
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        “Ils savent que la société qui leur est proposée est issue du choix des “papy boomers”, qui ne veulent surtout pas que ça change.”

        Réflexion aussi fréquente qu’idiote.
        Des gens de la génération des papyboomers sont au pouvoir parce qu’ils ont entre 60 et 70 ans et que c’est une constante depuis quelques siècles que soient au pouvoir le plus fréquemment des gens de cet âge-là, soutenus nolens volens non par des papyboomers, mais par des majorités.

        Et les gens qui sont au pouvoir ne veulent pas que ça change, principalement parce qu’ils sont au pouvoir, pas parce qu’ils sont des papyboomers…


        • Chesnel sylvain Le 10 janvier 2017 à 17h57
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          Oui Mais n empêche que c est la génération qui a fait 68 et développé toutes les belles idées de l époque, c est celle là qui a tout accepté. Ce qui fini dans la casse du code du travail. C est comme pour le sujet de la guerre. On est contre la guerre du vietnam mais toutes les autres ça va. Depuis:
          Ce qui se passe au chilli pour virer alliende
          Jusqu à aujourdhui
          C est vrai que c est bizarre que la même génération qui produise 68 et l étendu sans précédent du capitalisme ( pouvoir du capital )


          • lvzor Le 10 janvier 2017 à 23h22
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            “c est la génération qui a fait 68”

            Si vous croyez la version réductionniste cégéto-pompido-mao-trotskyste qui fait de 68 un mouvement d’étudiants…
            En 1968, la France compte un peu moins de 49 millions d’habitants. La tranche 15-24 ans pèse grosso modo 15% de ces 49 millions. Et ce n’est pas même une majorité de cette tranche d’âge qui est active dans le mouvement.
            https://populationpyramid.net/en/france/1968/

            Par contre, les 11 millions de travailleurs qui ont fait une grève de 6 semaines, vous en faites quoi? Ils sont aussi de la génération qui est au pouvoir aujourd’hui?

            Accessoirement, si l’on se réfère aux objectifs affichés, Mai-Juin 68 a été un échec absolu.

            …Autant dire dans quelques temps que c’est une “génération Nuit debout” qui a provoqué la troisième guerre mondiale. 😀

            Bref, il n’y a pas de génération qui a fait 68, il y a juste des gens qui étaient vivants à cette époque et qui étaient pour, ou contre (apparemment une majorité), ou indifférents.


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h18
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      Nos anciens ne confondaient pas “Démocratie” et “Gouvernement représentatif”

      « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisément : « Dire de l’abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » cf. pages 15, 19…)

      Comment revendiquer la démocratie puisque le discours dominant prétend qu’elle est déjà là !


  2. Pierre Tavernier Le 08 janvier 2017 à 03h39
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    Le problème est que la majorité ne se soucie pas vraiment de ces enjeux. Un exemple: une amie a voulu expliquer l’arnaque des partenariats public-privé à une autre. Réaction de l’autre :”non, ce n’est pas possible, ‘ils’ ne laisseraient pas faire ça”
    Mon amie lui a dit: ok, je vais t’en faire la démonstration, avec des sources, etc.
    Réaction de l’autre: “Non, laisse tomber, je ne veux pas savoir”
    Et c’est la même chose sur tous les sujets. Le pékin moyen avale sa dose quotidienne de propagande en regardant le 20h en même temps que sa soupe, et se croit informé. Il n’y a que lorsque le frigo sera vide qu’il commencera à se poser des questions. Et encore, la plupart se retourneront sur le premier bouc émissaire qu’on leur désignera…


    • Fritz Le 08 janvier 2017 à 03h42
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      La Boétie appelait cette attitude : la servitude volontaire.
      Paresse intellectuelle, conformisme, frivolité.
      Une paresse à secouer sans ménagements.


    • Christophe Le 08 janvier 2017 à 08h27
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      à propos du bouc émissaire, extrait : “Un coupable… pour cacher les vraies causes. En fait, trouver un bouc émissaire est une explication facile, beaucoup plus facile que de rechercher les vraies causes des échecs ou des problèmes :
      – cela permet de ne pas se remettre en question
      – cela supprime les discussions et le désordre puisque tout un groupe est d’accord pour accuser une personne ou un autre groupe
      – cela rassure ceux qui sont inquiets, puisqu’on trouve une explication officielle aux difficultés.
      – cela crée une alliance qui soude le groupe contre le prétendu coupable, peu importe le racisme et à la violence qui s’en suivent”
      source : http://www.calay.be/boucemissaire.php


    • James Whitney Le 08 janvier 2017 à 09h23
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      Je dirai plutôt qu’en règle générale dans notre époque de précarité et austérité, un très grand nombre de gens sont préoccupés par leurs problèmes quotidiens, et n’ont pas le loisir de s’informer et réfléchir correctement. C’est surtout pour cela que le déluge de propagande fait mouche : une aubaine pour la classe des pilleurs qui décide tout.


    • Martine Le 08 janvier 2017 à 09h28
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      J’en ai déjà fait l’amer constat avec des proches, beaucoup de personnes ont peur de savoir et préfèrent ne pas se poser de questions. C’est bien triste…


    • Cunchon Rémi Le 08 janvier 2017 à 09h59
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      1er point de vue :

      « Le plus grand fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, c’est le refus de savoir » Simone de Beauvoir.
      « La bêtise c’est un type qui vit et qui dit ça me suffit, je vis, je vais bien, ça me suffit. Il se botte pas le cul tous les matins en se disant « Ce n’est pas assez, tu ne sais pas assez de chose, tu ne vois pas assez de chose » C’est de la paresse. » Jacques Brel

      2ème point de vue :

      « Je n’ai jamais voté de loi, mes parents n’ont jamais voté de loi, mes grands-parents n’ont jamais voté de loi. En fait, l’élection nous dépolitise, elle nous désapprend, nous désincite à faire de la politique. C’est la procédure de l’élection qui nous déresponsabilise, nous décourage, On ne se donne pas de mal sur la politique étant donné qu’on est impuissant.» Etienne Chouard.


      • zirgel Le 08 janvier 2017 à 15h33
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        « Je n’ai jamais voté de loi, mes parents n’ont jamais voté de loi, mes grands-parents n’ont jamais voté de loi. En fait, l’élection nous dépolitise, elle nous désapprend, nous désincite à faire de la politique. C’est la procédure de l’élection qui nous déresponsabilise, nous décourage, On ne se donne pas de mal sur la politique étant donné qu’on est impuissant.» Etienne Chouard.”

        Et c’est pourquoi, n’en déplaise à certains, les “papyboomers” ou “babyboomers” n’ont rien choisi du tout ; ils ont juste bénéficié d’une époque un peu moins cinglée que celle d’aujourd’hui, avec des principes structurants et non des “valeurs” destructurantes des psychologies fragiles comme ce qui se passe actuellement.
        Cessez donc de prêter aux “vieux” des intentions qu’ils n’ont pas dans leur immense majorité ; pour la plupart d’entre eux, après plus de quarante années de travail, c’est la pauvreté qui est le lot quotidien. Essayez donc de vivre avec 700 € (et parfois même moins encore) par mois.
        Cordialement


        • Didier Le 08 janvier 2017 à 23h30
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          Avec un petit bémol quand même: comme dans chaque génération (qu’en sera-t-il de celle-ci, s’il advienne qu’elle survive?), un certain nombre de personnes ont fait des choix. Quand monsieur Séguéla, après avoir fait le tour du monde en 2CV (ce qui le rendrait a priori plutôt sympathique), choisit de monter… une agence de pub, il fait un choix. Quand monsieur Denis Kessler, après avoir été maoïste, choisit de devenir n° 2 du Medef, il fait un choix. Etc.

          Et dans chaque génération, malheureusement, après la prometteuse période de jeunesse, ils sont nombreux ceux qui font rapidement le choix du conformisme, de la bonne conscience et de l’argent.

          D’autres font des choix inverses. Et se retrouvent, effectivement, sous le seuil de pauvreté.


          • zirgel Le 09 janvier 2017 à 14h19
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            “D’autres font des choix inverses. Et se retrouvent, effectivement, sous le seuil de pauvreté.”

            Je ne comparerais pas les situations Séguéla et Kessler avec celles de la majorité des Français, ne serait-ce déjà, en premier lieu,parce que les chances de départ ne sont pas les mêmes. Et les mentalités d’aujourd’hui ne sont pas celles qui ont prévalu dans ma jeunesse.
            On assiste depuis quelques années au renversement, voire à la destruction (délibérée ?!) de ce qui tenait lieu de colonne vertébrale aux individus et à la société : les valeurs ‘travail’, ‘honnêteté’, ‘savoirs et savoir-faire’, ‘religions’, etc… Nous nous appauvrissons aussi bien matériellement que psychologiquement et spirituellement. Dans cette optique, vouloir accuser les générations précédentes me semble tout simplement aberrant.


    • Etienne2 Le 08 janvier 2017 à 12h20
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      Un bouc émissaire a été désigné,écoutons causer l’opinion dominante sur l’islam (les arabes et les noirs…):exemple frappant
      – l’expression “la jungle de Calais” reprise par les mass-médias témoigne de ce mépris voulu par les élites au pouvoir;dans une jungle, pas d’hommes, pas de civilisation,que des animaux en liberté,des singes…Qui a dénoncé la violence de l’expression et la haine raciale.En totale impunité nos politiques ont laissé s’étendre un camp de 6000 réfugiés pour ensuite le démanteler par la force et ainsi répondre à l’exaspération justifiés des riverains ;
      Nos chefs occidentaux ont produit de grands troubles dans les pays d’origines de ces réfugiés(Irak,Afghanistan,Libye,Syrie…): conséquence l’afflue massif de populations désorientés et canalisées vers l’Europe:beaucoup de citoyens ont du mal à faire le lien!?
      “Formidable dérivatif”,anti-terrorisme ou terrorisme? C’est de fait d’un cynisme limite sadisme.La pseudo élite demeure l’élite.
      Ici en France, un candidat qui voudrait changer la donne,sera “lapidé”,donc l’alternative serait que les électeurs refusent de participer à LEURS élections par le vote blanc ou l’abstention.


    • Chris Le 08 janvier 2017 à 13h22
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      Lors d’un diner, des amis d’amis réagissant à ma “ré-information” : “mais comment pouvez-vous vivre en sachant tout ces saloperies ? Ce n’est pas tenable”
      Fallait voir leur effroi devant le fait accompli du Brexit (nous étions en aout), mais aussi la perspective, jugée impossible, de l’élection d’un Trump.
      Ils me faisaient presque pitié, ces Dupont-Durant, molestés par la peur inoculée, régurgitant les arguments des MSM !
      J’attends avec intérêt notre prochain diner…


      • Briska Le 09 janvier 2017 à 00h21
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        Pas sur que tu reçoives un carton d’invitation…;-)


    • R. P. I. Le 08 janvier 2017 à 13h37
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      Les gens sont inconscients ou lâches dans leur immense majorité. Ils sont le nombre et aucune révolte ! 70 ans en arrière quelques soldats nazis et des centaines de Juifs (pour la démonstration remplacez le mot juif par n’importe quel peuple issu de la communauté des hommes leurs semblables et vous obtiendrez le passé historique qui se répétera)

      https://www.ushmm.org/lcmedia/photo/lc/image/05/05554.jpg

      Personne ne pourra plus prétendre ne pas savoir ce qui se trâme. Quiconque n’est pas en mesure de perdre sa vie pour défendre sa liberté ne la mérite tout simplement pas.

      L’année 2017 sera celle de tous les basculements… Croyez-le ou non, mais l’Histoire jugera en dernière instance !


      • Tikehau Le 08 janvier 2017 à 22h09
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        @R. P. I. Je plussoie…

        J’ai eu l’occasion de visionner sur youtube (et je ne dois pas être le seul) quelques séquences de propagande de ces fameux terroristes…

        Ce qui m’a frappé c’est que les populations prises en otages montaient tranquillement et sans révolte dans les camions qui les menaient sur leur lieu d’exécution.

        Les masses élevées aujourd’hui à l’I-phone, aux jeux vidéos et à l’internet seraient donc toujours des moutons sacrificiels ?

        Certitude très probablement partagée par d’autres lecteurs du blog, je n’en suis pas.


    • Elisabeth Brindesi Le 08 janvier 2017 à 13h41
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      je me heurte à ce genre de réponse, chez le trois quart de mes amies (qui toutes se sentent “de gauche”) ainsi que chez des amis. Elles sont “informées” car elles regarde le TJ et lisent sans doute vaguement un journal de temps en temps. J’entends aussi, sur pas mal de sujets un: “Comment tu crois à ça?”, qui met sérieusement en doute mon quotient intellectuel et ma moralité. Le pire, c’est la fin et l’agressivité dans la voix: “Je ne veux plus en parler”.


      • tepavac Le 08 janvier 2017 à 21h32
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        Comme quoi mille cinq cents ans de Chevalerie et de Noblesse n’ont pas suffit à éduquer ces masses inertes de confort immédiat. Demain sera un autre jour….


    • 4KBlademaster Le 08 janvier 2017 à 16h11
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      En tant que jeune actif, qui sort tous juste d’études “prestigieuses” et qui commence à travailler (je n’ai pas eu de problème à trouver du travail, au contraire) je peux témoigner que la quasi totalité de mes amis du même âge (entre 20 et 35 ans), vomissent le monde d’aujourd’hui (représentation nationale, médias, monde de l’entreprise) et ce indépendament de leur origine sociale. Notre seule préoccupation est de nous barrer de là le plus vite possible !

      Pour ce qui est de la servitude volontaire je fais moi aussi depuis de nombreuses années l’expérience de ce dialogue de sourd avant des aveugles qui ne veulent pas voir. Une des façons de les remuer consiste à leur expliquer que les fous qui nous gouvernent prévoient de sauver le système avec l’argent de leurs économies (comptes en banque, assurance vie). Même les plus soumis se révoltent devant l’idée qu’on pourrait s’en prendre à leur patrimoine.

      “Il y a des gens qui sont tellement pauvres qu’ils n’ont que de l’argent”.


      • tepavac Le 08 janvier 2017 à 21h57
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        “Notre seule préoccupation est de nous barrer de là le plus vite possible ! ”

        Il est sain que vous soyez révolté et offensés par cette situation, mais il serait faux de croire que vous en êtes les seules victimes.
        Nous sommes tous concerné.
        et c’est pourquoi nous sommes içi.


      • Fox 23 Le 08 janvier 2017 à 23h19
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        Mon cher (j’abrège) Blademaster, tout faux !
        Vous êtes en train de vous précipiter sur des chimères, reflet parfait de l’article qui nous est soumis.
        Vous décidez de vous barrer ? Fort bien et pour où svp ? Pensez-vous qu’un autre pays soit paradisiaque sans que aucun des vieux cons vous ayant précédé sur terre aient songé s’y installer ?
        La SEULE solution, c’est de se botter le cul et participer à virer la caste qui, par notre grande faute et nos lâches abandons, nous a confisqué le pouvoir.
        Exemple tout bête, sous la 4ème République, une des plus pourries du fait de sa Constitution, les députés, sur leur circonscription, faisaient des compte-rendus de mandat, Zavez vu ça où actuellement et le votant s’en fout maintenant qu’il est bien dressé par TF1 ou un autre.


      • R. P. I. Le 09 janvier 2017 à 07h58
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        Tout à fait juste. Ironie du sort, même certains élèvent de grandes Écoles de mon entourage commencent à ouvrir les yeux et Dieu sait s’ils ont pu être formatés durant LEUR cursus…

        Il y a donc un semblant d’espoir

        Pour autant, je pense et espère le tropmper, mais si un changement radical ne survient pas avant dix ou douze ans, l’affaire sera entendue et pas à notre avantage. Cela voudra dire qu’on aura laissé passer “notre chance”. Dommage alors pour ceux qui ont des gosses, il fallait refl


      • Alfred Le 09 janvier 2017 à 15h49
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        “Notre seule préoccupation est de nous barrer de là le plus vite possible ! ”
        Erreur de jeunesse…. En tant qu’individu et en tant que classe d’age.
        Si pour des raisons X ou Y un ailleurs vous fait rêver, arrêter de parler et “juste faites le” comme dit la pub. Cela est nécessaire à certains individus. Cela se paie cher ou est juste gratifiant mais c’est juste un parcours individuel de déraciné (et “rempoté” avec un peu de chance et de courage).
        En tant que classe d’age c’est un suicide et la dissolution d’une grande force: Pensez à tous ces pays qui voient une partie de leur jeunesse payer des sommes folles à des salauds pour finir en multitude d’individus fragilisés et à la merci des gangs economiques et politiques à l’autre bout du monde…. Ailleurs on ne fait que changer de maitres.
        Il y a plus de beauté, de force et d’avenir à se battre sur la terre de ses ancêtres et à relier le passé le présent et le futur.
        La France n’est pas l’Érythrée quand même. Enfants gâtés que nous sommes….


        • 4KBlademaster Le 09 janvier 2017 à 16h04
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          @tepavac : Tout à fait d’accord avec vous.
          J’ai pris mon exemple et celui de ceux de mon âge pour illustrer les propos rédigés plus haut (Zirgel) sur les attentes des “jeunes” bien que cette catégorie n’ai pas grand sens. Je suis parfaitement conscient que la société dans laquelle nous vivons malmène le plus grand nombre sans distinction d’âge.

          @fox23 et alfred : Pour l’expression “se barrer de là” je parlais du monde des grandes entreprises. Il y a un moment que j’ai compris qu’il n’y avait nul échappatoire géographique à l’heure actuelle ! Je cherche également des moyens d’action concrets sur place (“la république des philosophes n’existe qu’au ciel”). Cependant je crois que le système est dans un tel état de délabrement / verrouillage qu’il va sans doute s’effondrer sans qu’on ne l’y pousse beaucoup.

          Je vous recommande sur le sujet une conférence passionnante (très macro) : Thermodynamique de l’évolution de François Roddier (existe aussi en livre, à lire) :
          https://www.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA

          Bien à vous


          • Alfred Le 09 janvier 2017 à 18h11
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            Merci pour le lien et “milzexcuz”
            (J’ai l’impression que cela fait 25 ans que le truc est délabré et verrouillé et qu’il n’en finit pas trouver de nouvelles façons plus cruelles et plus ridicules d’agoniser sans toujours se décider à tomber. Pas sur qu’il ne tombe sans un bon coup d’épaule.)


    • atanguy Le 08 janvier 2017 à 20h18
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      Pierre: Si tous les travailleurs étaient conscients de la politique et du système qui les exploitent,la révolution serait déjà faite. Rien ne sert de se plaindre de leur refus de t’écouter sinon de conforter le statu quo et leur soumission. C’est pourquoi il faut militer pour les idées de Liberté Égalité et Fraternité avec ceux qui partagent ces idees: LES INSOUMIS


    • lois-economiques Le 09 janvier 2017 à 19h45
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      Le problème est que la majorité ne se soucie pas vraiment de ces enjeux.

      Ce n’est pas la véritable raison.
      Travaillez 8 heures pas jour avec les transports, les enfants à s’occuper, les problèmes administratifs, les factures à régler et vous direz combien vous avez du temps pour réfléchir.
      La société c’est considérablement complexifiée ces dernières années, la compétition économique considérablement accentuée, le temps pour réfléchir réduit à une peau de chagrin…
      La réflexion demande du temps surtout dans la masse phénoménale d’informations et de désinformations dont nous disposons aujourd’hui.
      Le capitalisme a imposé sa logique de cerveau disponible, il a en parti gagné mais en laissant de manière criante de plus en plus de personnes éduquées au bord du chemin cela donne les “nuits debouts” et ces personnes ont le temps de réfléchir et vont creuser tôt ou tard le tombeau de l’idéologie capitaliste.


  3. atanguy Le 08 janvier 2017 à 04h28
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    Ceci dit,et j’approuve presque tout,il est néanmoins nécessaire de voter car c’est la seule façon pour le peuple de se faire entendre. Voter pour le candidat qui est le plus proche de vos idées,pour moi ce sera Jean Luc Melanchon.


    • Nerouiev Le 08 janvier 2017 à 05h33
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      Le problème est que la fusée (le vote) est à deux étages et que le candidat le plus proche dans son discours est prisonnier du premier étage (l’UE) et ne pourra rien faire d’autre que de le suivre surtout s’il faut être en phase avec les 26 autres. Et en plus l’UE se dresse contre les référendum.


      • Dieselito Le 08 janvier 2017 à 06h08
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        Par construction européenne le deuxieme étage d’une fusée est larguable….. Larguons le. Et donnons à notre premier étage une trajectoire plus en phase avec nos attentes et intérêts profonds. Quitte a oublier Houston qui a un problème…..


        • Kilsan Aïetous Le 08 janvier 2017 à 09h36
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          Tout juste. Pas sûr cependant que le candidat Mélenchon veuille larguer le 1er étage. Il cherche encore à “renégocier” avec lui, sans plus de précisions dans la procédure d’ailleurs, ce qui est fort mauvais signe sur sa réelle volonté de larguer ce 1er étage.

          Ce n’est pas pour rien qu’il fait partie des candidats présélectionnés par le Système.


      • gerlub Le 08 janvier 2017 à 09h20
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        Concernant Jean-Luc Mélenchon, sa proposition N° 52 ( l’Avenir en Commun), appliquer un plan B en cas d’échec des négociations répond à vos interrogations.
        Maintenant si vous correspondez aux critères très bien définis par Mr Pierre Tavernier plus haut………..?


        • Kilsan Aïetous Le 08 janvier 2017 à 09h43
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          Et le plan B, il y passe à quel moment des “renégociations” ? Il s’y met au bout de son mandat ? Pas clair le programme, et très superficiel. Pourquoi n’explique-t-il pas les causes du fiasco qu’est l’UE pour les peuples, ses véritables motivations dès le départ, au lieu de pleurer encore cette “belle idée” qu’il nous a vendue comme tous les autres “gentils” politiciens jusqu’à quasiment aujourd’hui, et qu’il veut visiblement encore sauver ? Pas clair tout ça. Quelles sont réellement ses convictions ?


          • Gérard Le 08 janvier 2017 à 10h13
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            pour ceux qui on lu sont programme et qui le suivent un peu sur youtube, c’est très clair,
            c’est le seul programme novateur et humain de nature à réorienter les choses,

            mais, seulement si les gens se sentent concernés et aspirent à changer de société


          • Alfred Le 08 janvier 2017 à 10h54
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            C’est clair qu’il y a un loup.
            Avec l’Europe je suis partisan de l’application du plan B d’abord et des discussions ensuite… 😀


            • RV Le 08 janvier 2017 à 15h24
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              moi aussi, je ne crois pas un instant au plan A,
              mais ça ne m’empêchera pas de voter Mélenchon,puisqu’il y a le plan B.


    • luci2 Le 08 janvier 2017 à 08h12
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      Servilité ?..Peut-être,.Mais contrainte par la “faim”…faim vitale ,insoupçonnée; de Liberté ,…c’est-à-dire de re-découverte de
      *notre DIGNITE d’HUMAINS…
      La “Corruption” , y compris “forcée” ,à notre Plus ou moins-Grande insu, (Cf. Antoine Peillon*) en est la racine principale, éclose, depuis les années “60” dans un consumérisme abscons et mortifère.
      Il semblerait que ‘Brexit, US, Italie…aujourd’hui ..et demain :
      ….
      Sans doute beaucoup d’autres??? prouveraient cette Voie de “traversée de notre Mer Rouge” de fuite du pouvoir de Mammon ,’dieu de l’argent ,fustigé chez les “marchands du Temple” (Cf. La Bible)


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h25
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      merci pour cette désinformation qui fait rudement avancer le débat !


    • bats0 Le 08 janvier 2017 à 19h30
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      Je ne suis pas contre le vote obligatoire, “démocratie” oblige, à la seule condition que le vote blanc soit reconnu en tant que suffrage exprimé, et que soit appliqué la loi constitutionnelle, sur le fait qu’en cas de majorité de vote blanc, les élections sont à recommencer; les candidats auront une autre possibilité de se représenter, mais avec un nouveau programme, et en cas de second échec, ils ne pourront plus se représenter.
      Croyez moi, ils s’adapteront très vite, mais faut-il encore que la majorité des votants aient la conscience de l’utilité d’une telle réforme électorale, ce qui est loin d’être le cas.


  4. Alain Le 08 janvier 2017 à 07h39
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    La “démocratie” occidentale est le totalitarisme le plus achevé de l’histoire car les “sujets” ne remarquent même plus qu’ils vivent dans un monde totalement balisé avec des règles qu’ils acceptent comme sans alternatives et des politiques qui n’appliquent plus du tout le programme qu’ils leur font miroiter. Ils sont “achetés” par une certaine aisance (qu’on est en train de leur retirer petit à petit comme l’eau dans laquelle se trouve la grenouille et que l’on chauffe) et la “liberté” d’exprimer les opinions qu’ils souhaitent étant donné que c’est sans conséquence.

    Rappelons-nous: la dictature c’est “ferme ta gueule” et la démocratie “cause toujours”


    • petitjean Le 08 janvier 2017 à 12h55
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      “La “démocratie” occidentale est le totalitarisme le plus achevé de l’histoire”

      absolument vrai !!!

      le plus terrible c’est que les peuples ne le constatent pas ou, peut être, refusent de le constater

      Car comment s’opposer et abattre cette tyrannie ?…………………..


    • petitjean Le 08 janvier 2017 à 12h58
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      « À l’avenir, on fera aimer aux gens leur servitude, ce qui produira une dictature sans pleurs, une sorte de camp de concentration sans douleur pour des sociétés entières, avec des citoyens privés de leurs libertés mais qui aimeront cette situation, parce qu’ils seront détournés de tout désir de se rebeller par la propagande ou le lavage de cerveau, appuyé ou non par des méthodes pharmacologiques. » [Aldous Huxley, 1961.]


  5. Jacques Cubaynes Le 08 janvier 2017 à 08h53
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    Intéressant….l’utopie c’est toujours intéressant. Reprenons: La bourgeoisie, soutenue par une frange”éclairée” de l’ aristocratie, a utilisé le peuple pour renverser l’ ordre ancien. Elle s’est aussitôt jetée sur les dépouilles pour conforter sa position et s’enrichir grâce aux “biens nationaux” rachetés à vil prix avec des assignats…cf le remarquable ouvrage de M.Beau de Loménie ” la Responsabilité des dynasties bourgeoises”. A partir de 1815, va se mettre en place une démarche d’agrégation progressive du peuple, parfaitement illustrée par Proudhon…qui va conduire une partie croissante de la population à devenir propriétaire ( d’ un peu d’épargne, puis d’un lopin de terre, enfin d’une maison….), donc totalement partie prenante du système. Le point de bascule a été dépassé depuis 70 ans environ, plus de la moitié de la population est propriétaire de quelque chose ( voiture, meubles, appartement…..). Donc vieillissement aidant, une très large majorité est naturellement conservatrice, les prétendus “socialistes” autant que les autres. Voilà pourquoi bien des idées sont “intéressantes”, mais tout à fait utopique.
    Enfin malgré ses nombreuses imperfections ou dérives, ce système a permis dans nos pays une période exceptionnelle (au sens où cela ne s’était jamais produit) de paix et de prospérité, dont le seul souhait est qu’elle perdure….même si le bateau tangue et craque….
    Bon dimanche à tous.


    • TuYolPol Le 08 janvier 2017 à 10h10
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      L’utopie n’est pas intéressante, elle est inévitable, vitale. C’est une boussole historique qui prend en compte l’éthique, l’esthétique, l’humanisme, et non pas seulement l’appétit et le pouvoir. Où en serions-nous sans utopies ? Opposer le réalisme à l’utopie, c’est un peu comme se laisser conduire par son cheval.
      Par exemple, s’il est utopique de songer à une politique qui empêche l’industrie de massacrer les écosystème, est-il réaliste de s’en accomoder ? Cela signifierait que le réalisme équivaut au suicide.
      Je préfère de loin l’utopie à ce “réalisme”.


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h29
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      vous semblez faire abstraction/ignorer que cette prospérité s’est construite sur le colonialisme et sur des guerres innombrables (encore récemment, Irak, Libye, Syrie, Yemen etc.)


    • SARTON Bernard Le 08 janvier 2017 à 17h25
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      Je pense qu’on est propriétaire de rien sur cette terre malgré nos maisons achetées à crédit ou nos voitures qui perdent de la valeur dés le lendemain de l’achat . Les maisons achetés en zone inondable ou dans des bassins d’emplois supprimés par la crise du capitalisme ne valent plus rien . L’épargne “argent” se dévalue sans cesse et permet une certaine sécurité momentanée . La loi du système capitaliste c’est toujours la baisse tendancielle du profit d’où sa course constante dramatique à la recherche du profit maximum . Les riches ne cherchent qu’à garantir leur magot “patrimoine ou espèces” d’où les paradis fiscaux organisés . Mais l’histoire est tragique pour ce phénomène d’enrichissement provisoire ( Jacques Coeur ,Law ,Napoléon, les années 30 , Hitler , Kennedy , Vietnam et aujourd’hui le Moyen-orient avec sa bourgeoisie arabophone divisée et en déliquescence accélérée) . L’ argent papier = monnaie de singe ne peut subsister que par la garantie des Etats-Nation par l’intermédiaire de banques centrales chargées d’imprimer billets et pièces à foison . Alors attendons-nous encore à des drames humains jusqu’à ce que l’être humain comprenne que le “bonheur” n’est pas dans la propriété et l’argent … Après on peut construire autre chose d’universel et de fraternité …Utopie …Utopie ,,,???


  6. luci2 Le 08 janvier 2017 à 09h15
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    @Jacques Cubaynes:

    Pour que Notre Dignité d’Etres Humains Libérés s’élève, encore et encore (le point de “départ” étant si bas du fait des involutions ininterrompues de nos “progrès” matérialistes …dont les manœuvriers constituent ce qu’il est convenu d’appeler, faute de qualificatifs autres, les “oligarchies”…,
    je ne peux souscrire :

    -ni à “c’était mieux avant”
    -ni ,encore moins, à “c’est comme ça” que je crois percevoir (à tort ?) dans votre développement pertinent et votre analyse y afférente.

    Merci pour l’éclairage établi dans l’article. Il permet ,à qui le cherche, d’y retrouver ce qu’il “ignore”…


    • jacques Cubaynes Le 08 janvier 2017 à 10h31
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      Mon propos n’a rien de polémique ni de fataliste….l’homme a toujours (sans doute ?) vécu de rêves qui sont des moteurs de la vie. Le format est trop court pour développer une remise en perspective historique, que j’ai ébauchée là. Je soulignais simplement que “en démocratie”, l’intérêt général ne peut être durablement différent de la masse des intérêts individuels qui s’expriment par le vote, et que chacun voit midi à sa porte. Or la très grand majorité tous bords confondus n’a pas réellement intérêt à ce que ça change. Donc “l’accommodement raisonnable”, tant avec l’UE qu’avec l’Islam ou les élites corrompues a de beaux jours devant lui…..ce qui n’empêche en rien, au niveau personnel, associatif ou local, de s’investir, de mener des expériences, de donner et de partager, bref de faire un peu vivre l’utopie !


      • luci2 Le 08 janvier 2017 à 11h24
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        Merci. aux propos plus réalistes qu’utopiques. même si…
        Mon “Saint” préféré est Thomas More et son Oeuvre ,de mise à plat d’une Histoire, donc évolutive et plus souvent positive qu’il y paraît. L’Histoire , dans son Passé commun, dans nos “à venir” et Notre Avenir Commun.


  7. J Le 08 janvier 2017 à 09h56
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    Présenter, via une illustration, Athènes comme un modèle de démocratie, et donc de démocratie directe (ce qui est clairement préconisé à la fin), ça a ses limites. La démocratie athénienne a trouvé ses limites, désolantes, lors de l’affaire dite des Iles Arginuses (une guerre qui durait depuis presque trente ans se trouvait pratiquement gagnée, l’ennemi spartiate à genoux, et tout en refusant une paix plus qu’avantageuse on a exécuté les stratèges victorieux pour un motif débile…).

    Il est vrai que c’est raconté par Xénophon, qui comme son maitre Socrate contestait la démocratie (par des moyens démocratiques toutefois, l’histoire bégaie souvent). http://bouquinsblog.blog4ever.com/le-proces-socrate-irving-stone


  8. J Le 08 janvier 2017 à 09h58
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    Et présenter, au moins implicitement, le terrorisme comme un faux problème, heu…


  9. Raoul Le 08 janvier 2017 à 09h58
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    Je suis complètement d’accord avec ce constat. Personnellement, je considère la « démocratie à l’occidentale » comme le moyen ultime de l’aliénation, celui-ci qui doit nous conduire à l’abandon de notre vraie liberté, celle de choisir notre avenir, pour des libertés factices qui ne mettent pas en danger le système et assurent à une oligarchie sa domination sans partage.

    Dans ce cadre, la consommation de biens matériels ou immatériels est une drogue à laquelle il est bien difficile de résister. On pourrait dire qu’elle est devenue le nouvel opium du peuple, mais un opium qui promet un paradis sur Terre et non dans un au-delà à venir.

    Instrument ultime permettant d’acheter la docilité des masses : l’endettement. Celui qui doit payer sa voiture ou sa maison a abandonné, de fait, le droit de contester et, en particulier, celui de faire grève puisqu’il doit payer ses traites. Et ça marche aussi, très bien, pour des pays entiers !

    Je ne crois pas à la possibilité d’un changement révolutionnaire. C’est trop tard et nous avons trop à perdre : nos objets, notre confort matériel… Si le système doit changer, cela devra se faire par une « catastrophe », au sens mathématique du terme : crise climatique ou plus généralement environnementale, crise financière peut-être, disparition de ressources essentielles, guerre… Et, selon Toynbee, c’est ainsi que les civilisations peuvent mourir.


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h38
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      étonnant comme raisonnement !
      conjuguer le TINA et l’hypothétique avènement d’un événement “extérieur” sur lequel on refuse d’avoir aucune prise par définition . . .
      avec ça vous êtes sur d’aller loin, quelle désolation !
      100% des gagnant du loto ont tenté leur chance . . . (only a jok)


      • Raoul Le 08 janvier 2017 à 17h28
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        Ma vision pessimiste n’a rien de surprenant. C’est notamment celle d’éminents auteurs comme Huxley ou Orwell qui ont anticipé l’apparition de sociétés interdisant toute remise en cause du système, soit pas l’abrutissement, soit par la coercition, les deux pouvant, de fait, être combinés.

        Si on n’est pas encore arrivé au niveau de ces visions de cauchemar, on se trouve néanmoins dans une situation où un changement rapide est nécessaire, mais impossible.

        Pensez-vous en effet qu’on puisse maintenant, de manière volontaire – sans catastrophe justement – changer les choses en profondeur et passer à une société frugale, avec une gestion rationnelle des ressources limitées de notre planète et une véritable « économie », terme qui, initialement, désignait l’art de bien gérer sa maison ?

        Et on n’a plus beaucoup de temps devant nous, au mieux une trentaine d’années. Il faudrait donc s’y mettre, parce que ça ne va pas être simple. Sauf que ceux qui sont conscients de cela ne savent même pas par où commencer (à part des actions locales, respectables, voire indispensables, mais probablement insuffisantes).

        Alors, on peut se battre pour résoudre les « petits » problèmes (et il faut le faire), mais les grands problèmes vont se régler tout seuls, malgré nous, et pour notre malheur. Maintenant, c’est ma vision prospective et je peux (j’espère) me tromper.


  10. HERE Le 08 janvier 2017 à 11h57
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    Le système électoral français peut-il encore évoluer?

    Postulat de base : on ne devrait pas tous avoir le droit de vote…
    1er amendement : seuls les ceusses qui ont voté aux élections locales peuvent voter à l’échelon supérieur.
    2ème amendement : en cas de défection à un scrutin, on revient à la case départ….

    Un truc à méditer! Que sais-je!
    Bon dimanche à tous!


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h39
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      “”Le système électoral français peut-il encore évoluer?””
      oui, bien sur !
      Avez vous entendu parler de la constituante, une des premières mesures que prendra un gouvernement de la France Insoumise ?


  11. petitjean Le 08 janvier 2017 à 12h48
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    Partie 1

    la démocratie a-t-elle seulement jamais existé ?

    d’ailleurs qu’est-ce que la démocratie ?

    “le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple” ?????

    pour qu’un individu soit à même de définir un projet politique pour lui même, pour une collectivité, pour une nation, encore faudrait-il qu’il soit suffisamment éclairé, éduqué voir instruit.

    me revient en mémoire un certain nombre de déclarations :

    -“il suffit de discuter 10 minutes avec un électeur pour savoir ce que vaut la démocratie” Churchill

    -« Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre. […] Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave. » Condorcet

    -“Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu’il soit instruit. Il n’est pas digne de l’être, il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants” Voltaire

    relire Tocqueville tout aussi éloquent


    • RV Le 08 janvier 2017 à 16h01
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      Vous avez parfaitement raison !

      il ne suffit pas de donner la parole et le pouvoir de décision aux citoyens, encore faut-il que ces derniers soit véritablement éduqués, ce qui ne veut pas dire omniscient !

      Donc, oui, pour construire une démocratie, il faut un effort national d’éducation.
      Ca tombe bien, la très grande majorité des Français bénéficient d’une excellente éducation.


    • Subotai Le 08 janvier 2017 à 19h24
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      1) La “démocratie” est le mode de fonctionnement naturel de tout groupe social humain:
      On se met d’accord sur un truc et la minorité se rallie à la majorité pour faire le truc.
      2) Ça ne fonctionne qu’entre pair : les membres du groupe social en question se considèrent comme des égaux.
      Tout le reste n’est que littérature… 🙂


  12. petitjean Le 08 janvier 2017 à 12h51
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    Partie 2 suite et fin

    Quant à la France, à supposer que la démocratie, y fut un jour présente, on peut affirmer aujourd’hui qu’elle est morte et bien morte

    Avant sa mort définitive , il y avait déjà les modes de scrutin trafiqués, le charcutage des circonscriptions, le refus de toute proportionnelle, les lois liberticides et une intense propagande doublée d’un formidable terrorisme intellectuel orchestré par tous les médias
    Tout ceci est toujours à l’œuvre, je dirais même plus que jamais, mais le coup de grâce fut porté par le tandem Sarkozy Fillon quand ceux ci firent adopter par les parlements réunis en congrès, le projet de constitution européenne que les français venaient de rejeter par référendum. Ce fut un coup d’état contre le peuple, une trahison

    Ce fut aussi la trahison des parlements eux qui sont censés représenter le peuple et qui sont, pour les députés, élus par le peuple.
    Cette forfaiture tua définitivement la pseudo démocratie française.


    • J Le 08 janvier 2017 à 14h33
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      La démocratie n’a jamais été ni parfaite ni totalement morte, nulle part. Comme disait Churchill, c’est “le pire régime politique à l’exception de tous les autres”. Avec des hauts et des bas comme tout…


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h47
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      “”on peut affirmer aujourd’hui qu’elle est morte et bien morte””

      toujours ce problème à nommer les choses

      De même qu’il faut employer les termes “primaire du parti socialiste” et pas “primaire de “la” gauche”
      Ce que vous mettez en accusation n’est pas la démocratie mais le mode de gouvernement représentatif que le discours dominant nous vends comme démocratie
      Apparemment vous avez des idées sur ce que devrait être une démocratie !
      Cela donne du grain à moudre aux partisans comme moi de la désignation des constituants par tirage au sort, les citoyens, comme vous, ont des idées, il suffit de leur donner le pouvoir de les exprimer et d’écrire la loi, seule acceptation de la Démocratie.


      • petitjean Le 08 janvier 2017 à 17h41
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        Effectivement nous pourrions commencer par définir ce qu’est ou ce que devrait-être une démocratie. Pas sûr que tout le monde aurait la même définition

        et dans un autre registre nous pourrions nous demander si les “maitres du monde” veulent une démocratie véritable constituée donc d’individus libres et responsables mais aussi dotés d’une très bonne conscience politique

        ajoutons que l’individu doit être au minimum éduqué, bref, apte à enfanter et faire vivre cette démocratie

        ajoutons aussi que, comme je considère que l’Homme ne nait pas bon, mais uniquement préoccupé de lui même, (c’est l’instinct de survie), il y a du boulot, nous allons y passer la nuit, voir notre vie entière à y réfléchir……………………..


        • RV Le 08 janvier 2017 à 18h30
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          “Pas sûr que tout le monde aurait la même définition”

          la démocrate n’est pas le consensus
          c’est l’acceptation de la confrontation


          • petitjean Le 08 janvier 2017 à 18h41
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            “confrontation” des idées, donc pacifique, pour aboutir à un “consensus” afin d’éviter une “confrontation” violente……..


            • RV Le 08 janvier 2017 à 18h53
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              je ne crois pas,
              la démocratie permet la prise de décision par le plus grand nombre
              il n’est pas nécessaire de faire appel au consensus
              quand une décision est prise elle a force de loi
              mais la prochaine délibération pourra voir une autre décision l’emporter


          • patrick Le 08 janvier 2017 à 21h23
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            la démocratie c’est comme l’autobus , on monte dedans et on en descend quand on est arrivé ( Erdogan )


        • RV Le 08 janvier 2017 à 18h34
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          nous pourrions nous demander si les “maitres du monde” veulent une démocratie

          un des intérêts historiques du cas grec de l’antiquité c’est que ce mode d’organisation a permis la mise à l’écart du 1% qui détenait le pouvoir économique au profit des 99%
          il ne les a pas fait disparaitre, simplement ils n’avaient pas le pouvoir . . .

          je fais là un anachronisme, en parlant des 1% et des 99%, mais c’est juste une image pour illustrer mon propos


        • RV Le 08 janvier 2017 à 18h38
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          “l’Homme ne nait pas bon”

          ça tombe bien nous vivons en société et pas chacun sur une ile déserte.

          c’est notamment le rôle de la société d’édicter des lois auxquelles tout le monde se soumet dans l’intérêt général
          encore faut-il que ces lois émanent des citoyens et pas de “représentants” qui n’ont aucun compte à leurs rendre.

          autrement nous sommes sous le coup de la “loi de la jungle”
          ce que tente de faire advenir la dérégulation de ces trente dernières années


        • J Le 08 janvier 2017 à 19h29
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          La définition basique est simple. Une démocratie est un régime dans lequel les principaux dirigeants sont choisis, bien ou mal, par élection populaire à l’issue d’un débat public bon ou mauvais. Si on veut la réformer, c’est là-dedans qu’il faut proposer des évolutions. Il y en a toujours eu. Si on veut la détruire, ou se faire idiot(e) utile de ses ennemis déclarés, c’est une autre histoire.


        • Catalina Le 08 janvier 2017 à 22h56
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          petitjean,

          “l’Homme ne nait pas bon, mais uniquement préoccupé de lui même, (c’est l’instinct de survie),”
          ben non, l’homme est un être social et il ne peut pas évoluer sans d’autres êtres humains;


  13. RGT Le 08 janvier 2017 à 13h06
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    “Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu…

    Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé.
    C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré.

    Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République !”

    Proudhon 1851, rien n’a changé depuis…


    • RV Le 08 janvier 2017 à 16h04
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      vous voulez une autre forme de gouvernement ?

      alors adhérez à cette idée généreuse de convocation d’une constituante qui aura notamment comme mission de redéfinir les règles de nos institutions politiques


  14. Louis Robert Le 08 janvier 2017 à 13h34
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    La démocratie, on s’entend sur ce que ce n’est pas, précisément parce que l’on s’entend sur ce que c’est. Ce n’est ni un mystère ni une utopie mais une réalité à créer, une façon de gouverner à définir, à caractériser, à organiser puis à mettre en place. Hors du domaine politique existent depuis longtemps déjà des façons de gouverner et des modes d’organisation tout aussi complexes, sinon plus complexes encore… qui fonctionnent merveilleusement et qui permettent d’atteindre voire de dépasser les buts visés. Il suffit donc de s’y mettre une bonne fois et d’enfin créer cette œuvre de tous, par tous, pour tous… perfectible et évolutive, comme la vie.

    Alors pourquoi cette œuvre ne voit-elle pas le jour? Les obstacles ne sont pas d’ordre intellectuel, organisationnel et administratif. Ils tiennent essentiellement à la nature du pouvoir, à sa possession, à son partage et à son exercice. Le peuple doit donc d’abord s’affirmer souverain. C’est dire qu’il doit agir souverainement, réclamer son pouvoir et entreprendre de l’exercer. Tel est le sens premier de la nécessaire révolution démocratique.


    • RV Le 08 janvier 2017 à 15h54
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      Je n’aurai pas dit mieux.
      Il se trouve que la France Insoumise propose le cadre qui permettra cet avènement, la convocation d’une constituante.
      J’aurai préféré que tous les constituants soit désigné par tirage au sort, parce que des élus, par définitions, sont en conflit d’intérêt avec la mission des constituants, dans la mesure où il doivent écrire les règles auxquelles les élus auront à se soumettre.*
      Il ne suffit pas, de mon point de vue, d’interdire aux constituants de briguer un mandat électif à l’issue de la constituante, comme le propose la France Insoumise.


  15. Pegaz Le 08 janvier 2017 à 13h47
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    Comme chaque citoyen en a le droit, Robert Charvin a demandé à consulter le dossier établi sur son compte par le ministère de l’Intérieur. Il a attendu un an et demi avant de pouvoir en découvrir le contenu.

    http://www.humanite.fr/node/437541


  16. Xavier Le 08 janvier 2017 à 15h16
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    Pas plus dans la Grèce antique qu’ailleurs ou dans d’autres temps la démocratie n’a existé au sens où le peuple a choisi son destin.

    Car on ne choisit pas son destin sans comprendre les déterminismes afin d’essayer d’influer sur eux.

    Car les grecs avaient leurs esclaves, comme nous occidentaux avons les nôtres, serviles enfants d’Asie produisant pour que nous croulions sous l’inutile, atomisés adultes d’Afrique ou d’ailleurs pour qu’ensemble ils ne négocient pas de démocratie à démocratie (d’égal à égal) avec nous leurs richesses minières et qu’ainsi nous puissions continuer encore quelques temps à les piller pour alimenter notre expansion.

    Ainsi est la démocratie : une chimère qui permet de faire oublier la dominance brutale, surtout à ceux qui critiquent la dominance mais qui en tirent aussi un confort certain… nous occidentaux.


    • RV Le 08 janvier 2017 à 16h11
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      mais si bien sur qu’elle a existé
      plus de 200 ans si ma mémoire est bonne
      est-ce à dire qu’il y a une recette toute prête à appliquer aujourd’hui ?
      bien sur que non

      comme vous le dites cette Démocratie grecque était réservée aux “citoyens” ce qui excluait non seulement les esclaves mais aussi les femmes !
      Croyez vous un seul instant que les “démocrates” prétendent reproduire ce système à la lettre ?
      Comme dit plus haut par un autre intervenant, la Démocratie sera un processus vivant en perpétuel gestation avec des avancées et sans doute des reculs
      Alors, oui, la convocation d’une constituante sera la première pierre . . .


      • Xavier Le 08 janvier 2017 à 16h59
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        Vous ne ferez que remplacer des dominants par d’autres, certainement extérieurs aux limites de votre système de décision…

        Ou vous deviendrez mondialiste et vous verrez qu’aucune décision ne conviendra à tout le monde.

        L’acquisition d’une pensée systémique doit être préalable à la tentative d’amélioration démocratique, sans quoi ce progrès ne sera qu’un leurre pour continuer à figurer en bonne position dans le monde.


        • Xavier Le 08 janvier 2017 à 17h03
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          Pardon, remplacer des “dominés” par d’autres, extérieurs au système…

          C’est exactement ce qu’a produit l’occident depuis les révolutions industrielle et politiques, quasi-concomitantes, ce n’est pas un hasard.

          Les dominés extérieurs au système sont aujourd’hui externalisés (Asie) par rapport aux grecs qui étaient peut-être plus “honnêtes” que nous finalement…


        • Barbe Le 08 janvier 2017 à 17h16
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          Ben c’est ce qu il propose non ?
          Vive l exposition du système,
          Vive le vrai travail médiatique….


          • Xavier Le 08 janvier 2017 à 17h22
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            Le vrai travail c’est de comprendre pourquoi et comment vous, comme moi, voulons dominer, pas de penser toujours que l’autre est le méchant !

            Or je lis 95% de gens ici (comme ailleurs) qui se croient du bon côté, celui des gens “plein d’humanisme” et qui reconstruiront un autre modèle dominant-dominé…

            Vouloir prendre un exemple d’un système qui ne marchait (libérait du temps de réflexion) que grâce à des esclave me consterne.

            La route sera décidément longue… Lisez Laborit.


            • RV Le 08 janvier 2017 à 18h25
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              vous êtes prisonnier d’un modèle, de l’image que vous vous faites d’un modèle . . .
              la démocratie sera un processus vivant ou ne sera pas


            • Xavier Le 08 janvier 2017 à 18h32
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              RV, pourriez-vous expliquer ce qu’est un “processus vivant” ?


            • RV Le 08 janvier 2017 à 18h58
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              processus vivant ?
              et bien je veux dire par là qu’il n’y a pas un mode d’emploi clef en main pour faire advenir la démocratie, il n’y a pas de recette
              la délibération, la confrontation des idées vous interdit de savoir à l’avance où le processus va vous amener


      • Barbe Le 08 janvier 2017 à 17h37
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        Notre monde est si bien…
        Rien à changer à nos institutions qui ne produisent pas du tout de mafia, qui parviennent à ce que nos podesta soient responsabilises, qui redistribuent les places, qui donnent de l espoir à la jeunesse…


  17. Renaud Le 08 janvier 2017 à 15h46
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    Il y a un cas qui est notre plus proche voisin et auquel, que je sache, nous ne portons pas assez attention: la Suisse ou Confédération Helvétique. Dès qu’on parle de la Suisse, aussitôt les épithètes fusent, cachette de l’argent du crime, argent noir, argent des dictateurs, etc, banques vampires qui sont le recel des mafias, de la drogue et des armes, etc, etc. Il y a pas mal de vrai là-dedans. Mais les banques suisses relèvent – exactement – des mêmes critiques, souvent justifiées que toutes les autres banques du monde du même acabit. Seulement il y a, de facto, deux Suisse. Il y a la Suisse des grandes banques intégrées mondialement, qui, comme toutes les autres grandes banques recouvrent du sang et de la sueur et il y a la Suisse territoriale. C’est cette dernière, la Suisse territoriale dont le principe démocratique est quasiment indestructible, il s’agit du Principe de SUBSIDIARITÉi qu’il est très recommandé de connaître le mieux possible, surtout quand on sait que, sauf erreur, l’industrie financière suisse représente 10 à 11% du PIB suisse. Et les 89% restant? Et bien c’est une économie florissante et une industrie de pointe qui ne connaissent que très peu les crises. Chaque jour 50 à 60 000 français, ces enfants de la République universelle de l’égalité et des droits de l’homme… viennent travailler en Suisse où le taux de chômage tourne autour de guère plus de 3,5%.


  18. Renaud Le 08 janvier 2017 à 15h55
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    La Suisse à cet avantage que son organisation intérieure n’est pas du tout de la théorie, mais une pratique bien concrète, que la diversité des langues et des spécificités régionales et locales y est stables, durable et féconde.

    Bien que le terme ne soit pas inscrit dans la constitution helvétique, la Suisse territoriale fonctionne de bout en bout avec le principe de —SUBSIDIARITÉ—. Tout ce qui peut être décidé et fait à partir du -bas- aura toujours la priorité sur ce qui pourrait être décidé et fait plus -haut-. Ainsi les trois principaux ‘étages’ de la Subsidiarité suisse sont: d’abord les communes, les communes sont la vraie matière première de la Suisse territoriale et ce qu’elles ne peuvent pas décider ni faire passe à l’étage supérieur qui est l’ ‘étage’ des Cantons (ces 26 États indépendants qui, depuis des siècles, le 15ème siècle je crois, ont décidé de former une Confédération) et ce que les cantons ne peuvent pas décider ni faire passe à l’ ‘étage’ supérieur qui est celui de la Confédération proprement dite. Le “gouvernement” helvétique est réduit au strict minimum et ne se mêle que de ce qui concerne la -seule- Confédération.
    Les résultats sont là.


    • Fritz Le 08 janvier 2017 à 17h54
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      La Confédération helvétique prend son origine dans le pacte de 1291 entre les trois cantons d’Uri, Schwyz et Nidwald, pacte renouvelé après la victoire de Morgarten (1315) sur Léopold Ier de Habsbourg. L’origine puis l’élargissement de cette confédération sont un exemple de processus démocratique.


      • Alfred Le 08 janvier 2017 à 20h43
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        La Suisse est une jacquerie qui a réussi?


    • Pierre Tavernier Le 08 janvier 2017 à 21h47
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      Si vous le permettez, je vous conseille d’aller jeter un œil sur l’excellent blog de Liliane Held-Khawam
      https://lilianeheldkhawam.com/
      Vous verrez que les Suisses sont également confrontés à des problèmes démocratiques et des pressions dues au monde de la finance.
      De plus, c’est une personne très ouverte sur beaucoup de problèmes du monde actuel, et ses billets sont généralement fort intéressants.
      Cordialement


  19. theuric Le 08 janvier 2017 à 21h03
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    Notre problème vient de ce que deux mouvements concomitants ont émergé en même temps au XIX° siècle, le libéralisme économique bourgeois et la démocratie représentative.
    Par réflexe historique nous relions encore ces deux structures sociales, d’ailleurs il se dit toujours que l’un ne peut pas fonctionner sans l’autre, ce qui est stupide.
    De fait, le premier, le libéralisme économique, périclite devant nos yeux, nous pouvons donc, dès à présent, commencer à repenser la démocratie sans ce pouvoir d’argent qui, il est vrai, est naturellement dominateur.
    Nécessairement, cela nécessitera une profonde réflexion, celle que nous n’avons pas su conduire depuis des décennies, or, aujourd’hui nous faisons face à une urgence due à ce que ces forces économiques sont en voie de disparition, ce qui déstabilisera le reste de la société.
    Un e double question, comme ça, en passant:
    1) Pourquoi sommes-nous si facilement manipulable?
    2) Pourquoi est-ce depuis 2008, que de plus en plus de gens comprennent que ça ne va pas?


  20. corto Le 08 janvier 2017 à 21h09
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    http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=47 une fable de La fontaine à méditer et une autre en mode HAÏKU
    Le laboureur et ses enfants

    Il meurt. On comprend :
    « Le trésor… SOUS le bouleau ! »
    C’était AU boulot… bon,arrêtons de nous lamenter ! je sors !


  21. theuric Le 08 janvier 2017 à 21h22
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    Le problème des jeunes viennent de ce que nous, les aînés, ne les laissons pas développer leur intelligence et cela parce que, le mot est terrible, nous les jalousons.
    Mais il ne faut pas confondre cette cause réelle et inconsciente avec tout le fatras de truc et de machin qui vous furent ingurgités de force.
    Vous avez, plus que le droit, la responsabilité de penser et d’être inventif.
    A vous de vous instruire du reste qui vous fut voilé, non pas caché, il est vrai, mais juste voilé.
    C’est à vous de faire société, moi à 58 ans, j’ai donné, à mon niveau, certes, mais ce n’est plus à moi de faire, mais à vous.
    J’émets des idées, comme beaucoup d’autres, et c’est à vous d’en faire ce qui vous paraît être bien d’en faire.
    Le monde dans lequel nous vivons disparaît petit à petit, à vous de bâtir le nouveau.
    Mais sans rejet d’aucune sorte, l’histoire est ce qu’elle est, nous en fûmes les acteurs, à vous d’en être les suivants.
    Mais de grâce, laissez à vos enfant la liberté de penser nécessaire pour quand vous déposerez les armes à votre tour.


  22. Renaud Le 09 janvier 2017 à 00h48
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    Pierre Tavernier @ Le 08 janvier 2017 à 21h47
    Vous avez raison de rappeler le blog de Liliane Held Hhawam laquelle est une scrutatrice hors série que je lis souvent. Elle surveille de très près et de façon documentée l’attitude d’une fraction des autorités helvétiques (notamment financières) qui, en douce, poussent la Suisse vers l’UE de Bruxelles…
    Rien n’est gagné nulle-part. Mais la loi constitutionnelle helvétique applique dans tous les cas de figure les résultats des votes légaux populaires. L’arsenal législatif suisse a ceci de très efficace (rien à voir avec la France ou l’UE), tout collectif peut – suivre la procédure légale et simple – balisée par des délais impératifs, qui oblige les autorités à répondre aux demandes de ces collectif et après les débats officiels s’y rapportant, procéder, ou non, à une votation en conséquence.
    Voici un lien du blog de Liliane Held Khawam sur ce sujet d’importance :

    https://lilianeheldkhawam.com/2016/12/20/suisse-ue-il-est-grand-temps-dexpliquer-au-peuple-le-transfert-de-souverainete-liliane-held-khawam/


  23. Octave Dufermont Le 09 janvier 2017 à 16h31
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    Voyons un peu l’apport de nos media à notre démocratie française.
    Primaire de la droite : nos media et leur 21 sondages ont désigné 3 personnages acceptables (3 individus impliqués dans le quinquennat 2007-2012).
    Résultat, ces 3 là ont raflé 93,4% des votes exprimés. Un résultat à la soviétique.
    Primaire dite de la gauche : en regardant le JT de Fr2 hier soir, nous avons déjà les 3 1ers.
    Les sondages font très bien ce qu’on leur demande : faire croire aux électeurs qu’ils choisissent.


  24. BEOTIEN Le 10 janvier 2017 à 01h40
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    “Il n’est pas impossible de détruire les illusions à la source de la servilité”

    Bien sûr que si. Il suffit d’avoir les moyens dont disposent les 62 possédants de la moitié de la richesse planétaire (éventuellement assisté du 1 % qui a le reste) pour user de la technologie qui permet d’automatiser le contrôle individuel de chaque terrien. Facile… demandez à Snowden.


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