Pétition signée…

Source : Déclaration de Namur, 05-12-2016

La Déclaration de Namur


Les vifs débats suscités en Europe par la signature du CETA/AECG (Comprehensive Economic and Trade Agreement / Accord économique et commercial global) ont révélé que la manière dont l’Union européenne négocie les traités commerciaux internationaux, et le contenu de ceux-ci, sont contestés par des pans toujours plus larges des opinions publiques.

Les propositions formulées dans cette Déclaration visent à répondre à ces légitimes inquiétudes. Inspirées par les valeurs de solidarité, de démocratie et de progrès qui fondent l’Union européenne, ces propositions doivent, selon ses signataires, devenir la référence de toute négociation d’un traité économique et commercial auquel l’Union européenne et ses Etats membres sont parties prenantes. Ces avancées sont amenées à faire l’objet de développements ultérieurs, à la lumière des débats qu’elles pourront susciter.

Ceci implique que l’Union européenne n’est pas en mesure aujourd’hui de négocier un accord équilibré avec les Etats-Unis compte tenu de l’asymétrie des partenaires, notamment pour ce qui est du degré d’achèvement de leurs marchés intérieurs respectifs, et des problèmes d’extraterritorialité de la législation américaine non résolus.

Ceci implique aussi que l’UE devra rechercher de bonne foi, avec ses partenaires déjà engagés dans une négociation, des modalités permettant d’assurer la bonne fin des accords déjà bien avancés, a fortiori déjà signés, dans l’esprit de la présente Déclaration.

1. Respect des procédures démocratiques


Afin de garantir que les méthodes européennes de négociation des traités commerciaux respectent les demandes légitimes de transparence exprimées par la société civile, et les procédures démocratiques de contrôle parlementaire, il convient de

  • mener des analyses contradictoires et publiques des effets potentiels d’un nouveau traité avant d’établir un mandat de négociation, afin d’assurer qu’il contribuera au développement soutenable, à la réduction de la pauvreté et des inégalités, et à la lutte contre le réchauffement climatique ;
  • soumettre les mandats de négociation à un débat parlementaire préalable, dans les assemblées nationales et européenne (et les assemblées régionales dotées de pouvoirs équivalents) pour ce qui concerne les traités mixtes, en y associant le plus largement possible les représentants de la société civile ;
  • rendre publics les résultats intermédiaires des négociations en temps utile et de manière accessible, afin que la société civile puisse en prendre pleinement connaissance et qu’un débat parlementaire puisse être mené avant la clôture des négociations ;
  • ne pas privilégier la méthode de « l’application provisoire », afin de conserver aux parlements leur plein et entier pouvoir de contrôle dans le cadre de la procédure d’assentiment des traités mixtes ;

2. Respect des législations socio-économiques, sanitaires et environnementales


Afin de garantir que les traités commerciaux dits « de nouvelle génération » ne puissent en aucune manière affaiblir les législations qui protègent le modèle socioéconomique, sanitaire et environnemental de l’Union européenne et de ses Etats membres, et qu’ils contribuent au développement soutenable, à la réduction de la pauvreté et des inégalités, et à la lutte contre le réchauffement climatique, il convient de

  • faire de la ratification des principaux instruments de défense des droits de l’homme, des conventions essentielles de l’OIT, des recommandations issues du projet BEPS (érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices) et des Accords de Paris sur le climat, des obligations pour les parties ;
  • inclure dans de tels traités des exigences chiffrées en matière fiscale et climatique, comme par exemple des taux minimaux d’imposition des profits des sociétés et des cibles vérifiables de réduction des gaz à effets de serre;
  • exclure intégralement les services publics et les services d’intérêt général, tels que définis dans les législations respectives des Parties, du champ d’application de tels traités ;
  • exclure la méthode des « listes négatives » pour établir le champ des activités ouvert à la concurrence, et prévoir systématiquement des clauses permettant aux Parties de reprendre la propriété publique d’un secteur sans autre condition que celles imposées par la législation nationale ;
  • prévoir des clauses de standstill qui empêchent les Parties de réduire leurs normes sociales, sanitaires et environnementales pour favoriser les exportations ou attirer les investissements, assortir ces clauses de mécanismes de sanction, et assurer que la mise en conformité des Parties avec leurs obligations en vertu de ces clauses ne pourra en aucun cas fonder une demande d’indemnisation dans le chef des investisseurs ou autres opérateurs économiques privés ;
  • inclure des mécanismes de coopération loyale et effective, notamment pour ce qui est des échanges d’informations, en ce qui concerne la fiscalité des multinationales et des sociétés offshore ;
  • mettre en place des mécanismes d’évaluation indépendante et régulière des effets socio-économiques et environnementaux de tels traités, et permettre leur suspension par les Parties (dans l’éventuelle phase d’application provisoire) et leur révision périodique afin d’assurer qu’ils contribuent au développement soutenable, à la réduction de la pauvreté et des inégalités, et à la lutte contre le réchauffement climatique ;

3. Garantie de l’intérêt public dans le cadre de la résolution des différends


Afin d’assurer que la résolution des différends entre les entreprises et les Etats ou autres Parties aux traités offre les plus hautes garanties juridictionnelles de protection de l’intérêt public, il convient de

  • privilégier le recours aux juridictions nationales et européennes compétentes, et n’instaurer un mécanisme international de règlement des différends que dans la mesure où celui-ci présente des avantages certains (sur le plan de l’application uniforme des traités, de la célérité et de la compétence des juges) et comporte un mécanisme d’appel garantissant la cohérence des décisions rendues au premier degré ;
  • appliquer les plus hauts standards aux mécanismes internationaux de règlement des différends, en ce qui concerne notamment les conditions de nomination et de rémunération des juges, ainsi que leurs garanties d’indépendance et d’impartialité, pendant et après l’exercice de leur mandat ;
  • garantir que les juges soient pleinement qualifiés pour interpréter et appliquer les accords commerciaux en conformité avec les autres règles du droit international, notamment en matière de droits de l’homme, du travail et de l’environnement ;
  • assurer l’égalité d’accès aux mécanismes internationaux de règlement des différends, notamment par l’adoption de mesures en faveur des PME et des particuliers visant à alléger les implications financières du recours à ces mécanismes ;

Ces principes doivent permettre à l’Union européenne de démontrer que les échanges commerciaux ne servent pas les intérêts privés au détriment de l’intérêt public, mais contribuent au rapprochement entre les peuples, à la lutte contre le réchauffement climatique et au développement durable, en particulier des régions les plus défavorisées.

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Source : Déclaration de Namur, 05-12-2016

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38 réponses à La Déclaration de Namur du 05-12-2016

Commentaires recommandés

Henri Tanson Le 07 janvier 2017 à 08h39

Le principe-même de la Construction européenne est anti-démocratique.
Ce qu’il faut changer, c’est l’Union européenne.
Et comme cette Union, ce sont à la base des traités scellés dans le marbre qui ne tolèrent pas le moindre amendement puisqu’ils nécessitent l’unanimité des membres pour être modifiés, notre seule solution pour retrouver un peu de démocratie dans notre politique et un équilibre satisfaisant dans les accords économiques internationaux que nous choisissons de passer avec des pays étrangers, c’est de sortir de cette Union et de traiter directement.
A la place du CETA, négociations France Canada directes, sans intermédiaires.
A la place du TTIP ? Etc…
Et nous nous ferons respecter ! Et nous appliquerons les normes environnementales que nous souhaitons… Etc.
C’est simple ? Trop simple…
C’est la seule solution.
Les pétitions, moi, ça m’amuse; à force…
Pétition : piège à cons !
Désolé.

  1. PatrickLuder Le 07 janvier 2017 à 03h24
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    Enfin de la politique progressiste … je signe des deux mains.

    Ce n’est qu’en ayant pleine conscience de ce que l’on fait, pour soi et pour l’autre partie, que l’on peut arriver a des accords fructueux pour tous !!!


    • Logic Le 07 janvier 2017 à 04h34
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      Effectivement, signé une fois !

      Mais la Déclaration de Namur montre aussi dans quel régime nous sommes. En démocratie, qui, rappelons-le, est le pouvoir du peuple, les traités sont rédigés pour le bien commun (et non les profits des transnationales).
      Sous le vernis démocratique règne la ploutocratie, par corruption et collusions.


      • albert Le 07 janvier 2017 à 18h12
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        Logic, par “pouvoir du peuple” voulez-vous dire “pouvoir totalitaire du peuple” ou “souveraineté du peuple”?


        • MIZZGIR Le 07 janvier 2017 à 21h15
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          Bonsoir Albert.

          Je ne suis pas Logic mais je vous réponds quand même : il n’y a aucune différence entre les deux. Si on est vraiment pour la “démocratie”, dans le plein sens du terme, alors il faut en accepter toutes les conséquences (de même que pour tout système, quel qu’il soit).

          Si l’on appartient à un groupe humain constitué et cohérent, et que l’on profite des avantages que cela nous apporte, alors il faut donner en retour et en accepter les règles. On ne peut pas dire à tout bout de champ : ah oui je veux bien ceci, mais pas cela etc. etc.

          Et si l’on veut en changer les règles, ce qui est toujours possible, eh bien l’on doit s’inscrire dans le cadre défini par les règles en question pour le faire, un point c’est tout.

          Après, on peut aussi essayer de faire la révolution, tout chambouler, pourquoi pas, mais là aussi il faudra accepter d’en payer le prix (souvent exorbitant).

          Malheureusement, nous ne vivons pas dans le monde de Peter Pan et de la fée Clochette…


    • Xavier Le 07 janvier 2017 à 06h49
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      Si vous pouviez définir le “progressisme”, et au passage le “progrès” et ses limites, vous accompliriez une œuvre considérable…

      J’ai peur qu’on ne parle d’une fuite en avant basée sur le contrôle du système social par les dominants afin de rester en place.

      Tant qu’on restera dans ce genre de concept creu on avancera pas.

      Désolé pour la voix (voie?) dérangeante. J’espère ne pas être modéré tant certains sont acculés et ne trouvent que cette chimère pour espérer encore.


      • Silk Le 07 janvier 2017 à 08h16
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        Pas besoin de modérer quand le texte n’est pas insultant, est argumenté et est à propos de l’article.

        Je suppose que “progressiste” a plus un rapport avec une notion de “défensif” ou “offensif”.
        Ce texte dépasse la simple défense qui serait de poser quelques limitations, il est offensif en le sens qu’il redéfinit clairement l’objectif des traités, les raisons de les passer et comment ils doivent être passés.

        “démontrer que les échanges commerciaux ne servent pas les intérêts privés au détriment de l’intérêt public, mais contribuent au rapprochement entre les peuples, à la lutte contre le réchauffement climatique et au développement durable, en particulier des régions les plus défavorisées.”

        Que cette phrase soit le principe derrière lequel tous les accords doivent s’articuler montre qu’on dépasse des “bornes de protection” pour inscrire les raisons pour lesquelles passer des accords ainsi que les conditions.


        • Xavier Le 07 janvier 2017 à 09h08
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          On reste dans une logique de bonheur par la consommation et de dominance par le contrôle et l’organisation de la production.

          Plus on échange, plus on crée le chaos.

          Si UN débat vaut le coup, c’est celui-là : qu’est-ce que le “progrès”, pas “comment l’organiser”…
          Car ce débat fera naitre la conscience de ce que nous sommes et surtout de l’habituation, phénomène biologique, physiologique, mais aussi psychologique et sociétal.

          C’est l’habituation qui nous fait vouloir toujours plus et donc qui génère les conflits pour obtenir ce que l’autre n’a pas et ainsi rester ou devenir dominant.

          Le pb est que la technologie (le progrès…) nous a amenés à un niveau de consommation et donc de surenchère inédit dans l’histoire humaine.

          Aucune chance de sortie par là car l’information est devenue primordiale (pour produire ce confort devenu indispensable) et confère une dominance qui ne peut plus tolérer de remise en cause de cette trajectoire.

          Au delà du contenu critiqué ici à juste titre, les médias écrivent tous les jours une “belle histoire” d’une société occidentale humaniste et progressiste qui refuse de voir les conséquences de son expansion : confort ici contre chaos ailleurs, avec transfert de matière (s premières) et d’énergie vers chez nous pour ceux qui ne voudraient nier la causalité…


        • Xavier Le 07 janvier 2017 à 10h30
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          Un exemple concret de “progrès” : http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20170107.OBS3521/ces2017-5-choses-a-savoir-sur-la-voiture-de-demain.html

          Qui recèle un nombre considérable de questions sociétales qui ne seront pas traitées ou pour la forme compte tenu des indéniables progrès de ces “solutions” qui servent surtout à maintenir en place les dominants actuels, car c’est ainsi, pas un complot mais l’accaparement des richesses au profit de qq uns.

          Extrait (pour illustrer la théorie des petits pas inéluctables) des “raisonnements” journalistiques :
          “Elon Musk a même récemment décrété : “Technologiquement, la conduite autonome est un problème résolu”
          Cette prouesse – inimaginable il y a encore quelques années – est due aux avancées technologiques considérables”

          Décret avéré en une ligne, no coment.


  2. Xavier Le 07 janvier 2017 à 06h41
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    Le mur est bâti, presque terminé.

    Il sépare des groupes sociaux en se faufilant sans se soucier des anciennes limites du système où les nations étaient des entités cohérentes (la langue dont on ne parle bizarrement jamais et qui permet à chacun de n’être pas d’office disqualifié…).

    Vouloir enlever 3 briques ne sert à rien à part gagner un peu de temps, garder une vue pour se faire croire qu’il n’existe pas, et au passage conserver son petit confort.

    Je ne propose pas de révolution au sens habituel (guerrier), elles n’ont jamais servi qu’à remplacer des dominants X par d’autres, Y…

    Mais comprendre que nous, peuples gavés de confort et surstimulés, remplacerons au besoin les leaders qui négocient dans l’ombre pour nous éviter de briser notre indécente image humaniste…

    Nous sommes tels des carnivores honteux qui mettent les bouchers au rang des assassins, tels des négationnistes systémiques et schizophrènes.

    Alors ce genre de “projet” nous permettra encore un peu d’oublier que nous n’avons plus de principes en nous cachant derrière de pseudo-valeurs…

    La chute n’en sera que plus dure.


    • Henri Tanson Le 07 janvier 2017 à 12h46
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      Ne vous résignez pas; l’élection présidentielle sert encore à choisir la politique que nous voulons.
      Le problème c’est que tout est fait pour qu’il n’y ait qu’une seule proposition, qu’un seul choix avec des variantes…
      Il suffirait de choisir le bon candidat qui propose un autre chemin; et il faudrait commencer par le chercher.
      Et s’il n’existe pas, il faut l’inventer.
      Soyez candidat !
      Les médias sont si gentils avec les nouveaux candidats, nouvelles idées…
      Ils vous aideront à propager vos idées…
      Non ?


      • ricard'eau Le 07 janvier 2017 à 13h14
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        Bonne chance pour se procurer les 500 signatures de maires necessaires…


      • Xavier Le 07 janvier 2017 à 13h29
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        Cela peut paraitre contradictoire avec mon agacement des dysfonctionnements institutionnels, mais j’ai l’impression qu’en fait les politiques que nous agonisons font le “sale boulot” qu’un système réellement démocratique n’aurait pas envie d’assumer.

        J’aime l’analogie avec manger de la viande : qui aujourd’hui a envie d’être confronté à la mort d’un animal ? Alors on critique chasseurs, abattoirs, mais on manger.

        Donc, à mon sens, on est inconsciemment très satisfaits de notre type de vie, d’autant plus confortable qu’on peut repousser sur les “responsables” politiques toutes nos incohérences.

        Conclusion : il ne servira à rien d’améliorer le processus démocratique avant de faire naitre de manière généralisée la conscience systémique. ON peut dominer très “démocratiquement” d’autres en dehors de notre système…

        Laborit disait ça autrement :
        1) “Beaucoup d’entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs à l’innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur.”
        2) « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. »


      • MediaCastre Le 09 janvier 2017 à 03h05
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        Je vous conseille l’UPR et vous constaterez par vous même que les médias accorde des nouvelles têtes a condition que celle-ci parle d’une autre Europe ou plus d’Europe sinon vous ne serez pas le bon auditoire.
        De l’extrême droite à l’extrême gauche il auront le même discours, il ne font que remplir à 360° vos idées sauf remettre en question l’appartenance à ce Dogme.

        https://www.youtube.com/watch?v=49_OGe5OfSM


  3. Henri Tanson Le 07 janvier 2017 à 08h39
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    Le principe-même de la Construction européenne est anti-démocratique.
    Ce qu’il faut changer, c’est l’Union européenne.
    Et comme cette Union, ce sont à la base des traités scellés dans le marbre qui ne tolèrent pas le moindre amendement puisqu’ils nécessitent l’unanimité des membres pour être modifiés, notre seule solution pour retrouver un peu de démocratie dans notre politique et un équilibre satisfaisant dans les accords économiques internationaux que nous choisissons de passer avec des pays étrangers, c’est de sortir de cette Union et de traiter directement.
    A la place du CETA, négociations France Canada directes, sans intermédiaires.
    A la place du TTIP ? Etc…
    Et nous nous ferons respecter ! Et nous appliquerons les normes environnementales que nous souhaitons… Etc.
    C’est simple ? Trop simple…
    C’est la seule solution.
    Les pétitions, moi, ça m’amuse; à force…
    Pétition : piège à cons !
    Désolé.


    • Fabrice Le 07 janvier 2017 à 13h26
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      Bon une fois cela dit vous proposez quoi comme action concrète que vous serez la première à effectuer à part yakafokon donc oui les pétitions ne sont pas la panacée mais sont un commencement à la place d’un rien du tout que des imprécations vides qui n’aboutissent à rien


      • Subotai Le 07 janvier 2017 à 19h12
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        Refusez d’être un “consommateur”.

        Votez avec votre porte monnaie.
        Réaprennez la frugalité

        Vous verrez, c’est là que ça leur fait mal.


      • Bruno Kord Le 07 janvier 2017 à 21h34
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        Et bien, par exemple, votez donc pour un candidat qui propose de sortir de l’UE aux prochaines élections. Vous pourriez aussi rejoindre un parti politique qui demande ce Frexit. Est-ce suffisamment concret pour vous ?


    • Goldfinger Le 07 janvier 2017 à 14h53
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      Bonjour,

      Ma réponse s’adresse aussi à tout ceux qui ont voté pour votre commentaire (soit pour le rejet d’une “Europe du fric” soit pour le raz le bol des pétitions … ou pour les deux 😉 )

      Je respecte tous les avis mêmes ceux avec lesquels je ne suis pas d’accord 🙂

      J’estime cependant que c’est trop simple et confortable de ne rien faire du tout !

      Pétition = pis aller . Non ce n’est pas la panacée universelle
      … mais elles débouchent quand même parfois sur des résultats positifs tangibles.

      C’est vrai qu’il y a des pétitions pour tout … et parfois n’importe quoi.
      Quand je ne suis pas d’accord je ne signe pas, quand je suis d’accord je signe

      Très cordialement.


    • Catherine Le 08 janvier 2017 à 14h27
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      Mais tous ces gens la , ne veulent pas . Des lâches ou des immatures incapables de marcher en adultes responsables et ils font des enfants ! . Désolant .


  4. Marcel Le 07 janvier 2017 à 11h03
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    Le pdf ne permet pas de savoir qui a écrit le texte de Namur, ni par qui il a été publié à l’origine…
    Démocratie oui ou non…?


  5. RGT Le 07 janvier 2017 à 11h51
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    Nous pouvons signer toutes les pétitions que nous jugeons justes et permettant de protéger les simples citoyens des transnationales et de la finance dérégulée, ça ne servira strictement à rien.

    De toutes façons, l’UE et nos “gouvernements représentatifs” s’assoiront dessus sans vergogne comme ils l’ont fait pour toutes les décisions précédentes (le référendum de 2005 en est le plus bel exemple).

    Et même s’ils font semblant de prendre en compte l’avis de la population, ils reviendront sournoisement avec quelques petits “aménagements” ratifiés dans l’obscurité la plus totale afin de revenir à leurs projets initiaux.

    C’est dur à avaler mais le seul moyen de se protéger de ces manœuvres sordides consiste à aller pendre ceux qui prônent ces “traités équitables” sur la place publique et les laisser exposés jusqu’à complète putréfaction de leurs chairs (à la Saoudienne) pour faire réfléchir les autres…

    C’est écœurant mais il n’existe aucune autre solution pour protéger les intérêts des peuples.
    La fin justifie les moyens et comme ils ne se privent pas pour massacrer sans vergogne les “gueux” (économiquement et physiquement) nous serions en état de légitime défense.


    • Cristophe Vieren Le 07 janvier 2017 à 12h13
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      L’intérêt d”une pétition tient également dans la lecture des propositions faites par les initiateurs. C’est une forme méthode d’interpellation qui permet de communiquer de l’information de manière syntétique (avec renvois pour ceux qui veulent plus de détail). Le nombre de signataires permet aussi de montrer à quel point les citoyens y sont sensibles.

      En tout état de cause un petit clic cela ne coûte pas grand chose au regard de la (probablement faible) efficacité. En outre, elle n’est pas contradictoire, mais complémentaire à toutes autres formes d’actions (activisme, grève, défilés, ….) et/ou autres voies (sortie de ‘lUE dans le cas présent, …)
      Cessons d’opposer des modes d’actions complémentaires et que chacun choisisse celle.s qui la plus approprié à son énergie, son temps, son argent (dons à des ONG, …), …..


      • RGT Le 07 janvier 2017 à 21h05
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        Je n’ai jamais écrit que je ne signais pas de pétitions…

        J’ai simplement écrit que ça ne servait à rien… Nuance.

        Relisez mon commentaire, il commence par “Nous pouvons signer toutes les pétitions que nous jugeons justes…”

        Cordialement.


    • Goldfinger Le 07 janvier 2017 à 15h02
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      Bonjour,

      Donc étant de ceux qui agissent je présume que vous avez déjà acheté pas mal de corde 🙂
      Et pas de la ficelle à deux sous hein ! De la bonne corde (de chanvre car c’est plus écologique) et qui peut tenir des tractions jusqu’à 200 kg car certains de ceux que vous voulez pendre sont parfois engraissés (même au sens propre) 🙂

      Bien cordialement


      • RGT Le 07 janvier 2017 à 21h31
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        Je n’ai pas acheté de cordes, j’ai acheté des longues branches de frêne bien droites que je m’apprête à dégauchir et à polir avant de les oindre d’un liquide lubrifiant.

        Sans oublier la “petite touche taquine” consistant à parfaitement arrondir leur extrémité supérieure pour faire durer le plaisir…

        Cette délicate attention était réservée aux nobles peu scrupuleux et aux turcs.

        De nos jours, ils peuvent être avantageusement remplacés par les politiciens et les banquiers qui sont du même niveau de probité.

        J’invite tous les groupies de Vlad Tepes à le rejoindre, mais dans l’anonymat.
        En effet, ce grand homme a été trahi par les siens et tous ceux qui se réclament de son héritage doivent se montrer très prudents pour éviter le sort honteux qui lui fut réservé.

        Cordialement.


  6. Christophe Vieren Le 07 janvier 2017 à 12h16
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    Sinon, pour éviter qu’une oligarchie, voire une ploutocratie, finisse par s’emparer des organes législatifs, le tirage au sort (sur un mode voisin de celui des jurys populaires es cours d’assises) n’est-il pas encore la meilleure solution ? Pourquoi ne pas essayer pour remplacer – au moins en partie – le mode électif ?


    • RV Le 07 janvier 2017 à 17h50
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      oui, par exemple pour désigner les constituants d’une assemblée constituante qui redéfinira les institutions . . .


  7. Antoine Le 07 janvier 2017 à 13h17
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    Ben du coup pour les multinationales, si il faut respecter tout ça, il n’y a plus aucun intérêt à signer des traités de libre échange ?
    Qui va investir dans du lobbying pour promouvoir des traités qui respectent ces principes ?


  8. --gilles-- Le 07 janvier 2017 à 13h35
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    Le principe même de la construction européenne est contraire aux droits de l’homme : Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

    L’incertitude de l’autodétermination est infiniment plus digne que la sérénité et les certitudes de l’asservissement.


  9. BEOTIEN Le 07 janvier 2017 à 13h40
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    Je signe des deux mais… sans illusions car : https://www.monde-diplomatique.fr/1997/09/BOURDIEU/4435

    (à lire et relire pour bien réaliser comment les dominants construisent notre pensée)

    Voir aussi : pour arrêter de croire que pour l’immense masse des dominés, être gouverné par des milliardaires est mieux à l’Est qu’à l’Ouest (ou l’inverse) https://www.monde-diplomatique.fr/2014/06/GENTE/50501

    Ce qui n’interdit pas de passer par le savoureux édito qui rend à César… https://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/HALIMI/56967


    • Xavier Le 07 janvier 2017 à 13h55
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      Merci, excellent article d’Halimi !
      Qui pose la question du flux (streaming) élevé et du référencement différentiel (heading, unes, ranking, etc.) des articles afin de pouvoir se targuer d’être pluraliste tout en ouvrant des voies à certains mais pas à d’autres !


  10. babas Le 07 janvier 2017 à 15h43
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    Il manque un § sur la possibilité d’un retrait complet du traité dans l’hypothèse que les résultats ne sont pas conforme aux attentes.


  11. obermeyer Le 07 janvier 2017 à 16h14
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    Personnellement je signerai pour un abandon total des accords de libre échange tels qu’ils existent .
    Vive le protectionnisme solidaire !


  12. anne jordan Le 07 janvier 2017 à 19h04
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    je suis un peu interloquée de voir cette pétition ( du 5 12 2016 ! ) signalée par OB – merci à lui ! – et de ne l’avoir vu passer nulle part auparavant …
    je vais donc signer et transférer à mes nombreux contacts tous anti traités , anti tafta , anti ceta et jusqu’ici muets sur cette Déclaration !
    Vive la Belgique ( la plus belle ville d’Europe , Trump dixit )


    • Ignotus Le 07 janvier 2017 à 23h15
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      Il me semble que vous faites erreur, Anne, cette pétition n’est pas anti-traités.
      C’est bien pour cela que j’hésite.
      En suivant les liens, je cite :
      “Les propositions de la Déclaration de Namur visent à changer la manière dont l’Union Européenne négocie les traités commerciaux internationaux, et le contenu de ceux-ci.

      La Déclaration répond aux légitimes inquiétudes des citoyens Européens exprimées à l’occasion de la signature du Ceta.

      Présentée initialement par 40 grands noms du monde académique international, elle est désormais ouverte à signature.”
      La seule personnalité nommée sur le site est Paul Magnette
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Magnette
      les autres sont dont inconnues.
      D’après une rapide lecture même si Paul Magnette a refusé de signer le CETA au départ, il l’a signée fin octobre 2016.
      Pour moi quand un homme politique faisant partie d’un parti de l’oligarchie qui veut rester dans l’UE, négocie ce type de traité et l’accepte, ce qu’il fait à coté n’est que de l’enfumage pour faire passer la pillule.

      Et maintenant je n’hésite plus, je ne signe pas, inutile tout simplement.
      FREXIT un point c’est tout. Vous voyez pour qui je vais voter…


  13. Olivier77 Le 07 janvier 2017 à 23h46
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    A priori, Paul Magnette est a l’origine de ce texte avec l’aide d’une quarantaine de chercheurs.
    [url]https://www.bruxelles2.eu/2016/12/06/changer-la-methode-de-negociation-commerciale-la-declaration-de-namur/[/url]


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