Analysons aujourd’hui la situation de l’inflation dans le monde au cours des dernières années.

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On observe que la zone euro a parfaitement respecté son objectif d’inflation de 2 % jusqu’à la Crise. L’explosion du prix du pétrole a fait augmenter les prix en 2008, avant de connaître un très bref et limité épisode de déflation mi-2009.  Actuellement, l’inflation frôle les 3 %.

France et Allemagne ont connu une évolution assez similaire et collant à la moyenne de la zone euro.
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L’inflation en Italie a connu une situation proche de la France et l’Allemagne, avec 0,5 point de plus. L’Espagne s’est située sur des taux assez nettement supérieurs, avec 3,5 % environ. La Belgique s’est située dans la moyenne, avec moins de stabilité et un record d’inflation en 2008 à +5 %.

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L’inflation au Portugal et en Irlande est restée élevée entre 1996 et 2004 ; après des déflations marquées en 2009 et 2010, la situation est satisfaisante en  Irlande et assez élevée au Portugal.

L’inflation grecque est toujours restée élevée ; le pays n’a pas connu de période de déflation en 2008. Les sévères plans d’augmentation d’impôts (TVA…) ont déclenché un pic d’inflation en 2010-2011, avant que la situation ne se stabilise.

On note ainsi que la zone euro n’était clairement pas homogène, ni même en voie d’homogénéisation.  Le début de 2010 illustre toute la difficulté de la construction de l’euro : à cette époque, la Grèce filait vers les 6 % d’inflation, alors que l’Irlande était en déflation ! Comment la BCE pouvait-elle fixer son taux directeur dans ces conditions ?

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On note que l’inflation américaine a été plus élevée que dans la zone euro, et dépasse actuellement 3 %. Soulignons bien que, contrairement aux années 1970, l’inflation “moderne”, en période de financiarisme, ne  concerne plus vraiment les prix à la consommation (mesurée ici) mais les prix des actifs (immobilier, Bourse, etc.). De ce point de vue, il y a bien  eu une forte inflation dans les années 2000…

Suisse et Angleterre ont connu une évolution parallèle avant de diverger en 2008 : déflation en 2009 puis de nouveau fin-2011 pour la Suisse, inflation plus élevée puis forte augmentation en 2010 / 2011 pour l’Angleterre : l’inflation y est actuellement de 5 %….

Le Japon est resté pratiquement en phase de déflation tout le temps, sauf durant le pic de 2008 : ce pays reste prisonnier de sa dépression rampante depuis 1990…

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L’inflation en Chine est une des plus faibles du BRICS. Elle a cependant culminé à 8 % en 2008 avant de chuter puis de remonter ; elle se situait entre 5 et 6 % fin 2011 (les statistiques chinoises étant souvent biaisées…).

L’Inde a connu une période de forte inflation en 1998, avant qu’elle ne se stabilise à 4 %. La Crise l’a propulsée à 14 % en 2010 avant qu’elle ne revienne à 9 % actuellement.

Le Brésil a connu un pic en 2003, et l’inflation y fluctue depuis entre 4 et 8 %.

On a observé qu’en 2008, l’inflation avait fortement augmenté à cause du pétrole (et des produits alimentaires). Or cette inflation est “importée”, à savoir non causée directement par l’économie.

Observons donc l’inflation sous-jacente, c’est à dire principalement l’inflation hors prix de l’énergie et des produits alimentaires (ces prix étant très variables, et souvent importés). C’est un indicateur important pour la BCE dans la fixation de ses taux directeurs, car il représente assez bien l’inflation générée par l’économie.

inflation sous-jacente

On observe que, pour l’instant, cet indicateur est resté sage…

Un dernier bémol : ces chiffres sont des chiffres “officiels”. Malheureusement, ils camouflent parfois la réalité. Par exemple, le site Shadowstats.com recalcule le taux d’inflation aux États-Unis avec la même méthode qu’en 1980, la méthodologie ayant changé en 1982 (Lire ici pour les plus intéressés). “Étrangement”, les résultats sont alors très différents…

inflation aux etats-unis usa

L’inflation réelle serait donc en fait aux alentours de 8 à 10 %. Avec la méthodologie de 1990, elle se positionnerait actuellement à 6 %…

 

En synthèse, on note ainsi que le monde est actuellement soumis à des pressions inflationnistes. Les impressions massives de monnaie par les États-Unis et l’Angleterre n’y sont sans doute pas étrangères, mais, pour le moment, cet argent “dort” encore dans le système financier ou est plutôt allé gonfler des bulles d’actifs (bourse, matière première, immobilier…).

Enfin, à ceux qui pensent que l’inflation pourrait être une “voie de sortie” peu douloureuse, je me hasarde ici à une petite conjecture : il semble que, dans notre contexte de forte compression salariale (induit par le mode de gestion financiariste de nos économies), une poussée (restreinte) d’inflation induise (évidemment) une hausse des prix, mais que les salaires ne suivent plus. L’inflation entraînerait alors rapidement une baisse du pouvoir d’achat, et donc un début de récession, qui casserait l’inflation. La situation serait donc très différente de celle ayant prévalu à la fin des années 1970. L’inflation serait donc toujours “la mort du rentier”, mais désormais également “la mort du salarié” – ce qui commence à faire beaucoup de monde… L’inflation ne serait donc pas une solution à nos problèmes de dette, d’autant plus qu’elle pousserait évidemment à la hausse les taux d’intérêts des États, accélérant leur défaut de paiement (les États n’étaient pas endettés en 1980…).

Reste toutefois la possibilité d’une hyperinflation (+ 20 %, + 30 % par an) au vu des sommes à imprimer en cas de panique des prêteurs obligataires, mais dans ce cas, nous sortons du champ du possible des prévisions en raison du caractère exceptionnel de ces épisodes…

Nous dresserons d’ailleurs dans le prochain billet un historique de l’inflation


dessin humour cartoon inflation

57 réponses à 0600 Point sur l’inflation

  1. chris06 Le 19 avril 2012 à 06h53
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    Inflation du prix des choses que l’on consomme (nourriture, énergie, habillement, etc…)
    Déflation du prix des choses que l’on possède (logements, actions, etc…) 
    Revenus qui stagnent

    Voilà ce qui nous attend dans la (ou les) décennie qui vient. 


  2. orgent Le 19 avril 2012 à 07h04
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    La divergence entre l’inflation officielle des US et l’inflation recalculée, de l’ordre de 7 points aujourd’hui, est-elle aussi applicable en Europe, ce qui nous donnerait une inflation officieuse de prés de 10% ?
    Par ailleurs, l’inflation des prix de l’énergie et des prix alimentaires ne touche-t-elle pas principalement les classes les moins favorisées, tandis que l’inflation des prix de l’immobilier (qu’on doit retrouver dans votre inflation sous-jacente) ne touche que les classes supérieures susceptibles de devenir propriétaires ? Ne faudrait-il donc pas calculer l’inflation par niveau de revenu plutôt qu’un chiffre global qui mélange l’augmentation du prix du pain avec celle d’un appartement dans le 7eme arrondissement de Paris ?


    • reset Le 19 avril 2012 à 10h58
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      oui bien sur l’inflation immo touchent les classes supérieures, enfin les génies qui nous gouvernent on fait le crédit pas chère et inonder en aides par dizaines de milliards ( et par ans ) pour que les pauvres deviennent plus pauvre* et les riches plus riche* qui dans le même temps on été attaqués par le monde du travail via la déflation de leurs salaires.
       
      * pauvre = jeune
      * riche = vieux


      • chris06 Le 19 avril 2012 à 15h42
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        si je remplace les mots par  leur signification ça nous donne:

         “les pauvres deviennent plus pauvre* et les riches plus riche* ”
         * pauvre = jeune
        * riche = vieux

        === les jeunes deviennent plus jeunes et les vieux plus vieux

        intéressant, non? 


        • reset Le 20 avril 2012 à 15h43
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          Ce qui est intéressant c’est qu’il y a autant de commentaire de chris06 sur cette file que de vieux en France.
           
          intéressant, non? 


  3. Tassin Le 19 avril 2012 à 07h23
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    Olivier, est-ce que tu pourrais nous commenter à la manière de la lettre de soutiens à Hollande la partie sur les banques et la BCE. (Chapitres 2 et 7).
    Le programme : http://gesd.free.fr/fghumain.pdf
    Et enfin j’aurai une question assez simple mais à laquelle je ne trouve pas de réponse :
    En quoi le fait d’emprunter à la BCE (et de la rembourser ensuite par destruction monétaire) est-il plus inflationniste qu’un emprunt à une banque privée ?
    Merci beaucoup!
     


    • Tassin Le 19 avril 2012 à 07h25
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      Oups, je parlais bien sur de la partie sur les banques et la BCE du programme du Front de Gauche bien sur. Le lien est bon.
       


    • chris06 Le 20 avril 2012 à 02h29
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      @Tassin,

      “En quoi le fait d’emprunter à la BCE (et de la rembourser ensuite par destruction monétaire) est-il plus inflationniste qu’un emprunt à une banque privée ?”

      Dire qu’on va emprunter à la BCE pour financer les besoins de l’Etat c’est exactement la même chose que dire qu’on va rembourser toute la dette qui est due dans les années qui viennent plus tous les déficits à venir par création monétaire, (autrement dit en faisant tourner la planche à billets).

      En utilisant le vocable de la FED, c’est la même chose que d’annoncer un QE de minimum 8000 milliards d’euros et de maximum illimité.

      Il n’est pourtant pas bien compliqué de comprendre quel serait l’effet d’une telle annonce: très rapidement, l’euro ne vaudrait strictement plus rien.

      Vous ne me croyez pas? 

      Ok, on va y aller pas à pas…

      Imaginons que le FdG gagne les élections.
      Imaginons que le nouveau gouvernement de la France arrive à convaincre les autres gouvernements de l’eurozone d’annuler d’art.123 du traité de Lisbonne et que dorénavant, ils ne passeront plus par les marchés pour financer leurs besoins mais “emprunteront” directement à la BCE.

      Comment feront ils pour rembourser les 8000 milliards de dettes publiques existantes (les obligations déjà émises par le passé) qui sont dues dans les années à venir (vu que la durée de maturité moyenne des obligations existantes est d’environ 8 ans cela veut dire qu’il s’agit de rembourser environ 1000 milliards par an)?

      Même en supposant qu’ils ne remboursent pas les intérêts (ce qui s’appelle un défaut, mais ce n’est pas grave, tant qu’on y est…) comment font ils pour rembourser le principal, c’est à dire les 8000 milliards?

      Vu qu’ils n’émettent plus d’obligations sur les marchés (avec lesquelles ils font “rouler” la dette), ils “emprunteront” cette somme à la BCE (qu’ils rembourseront par “destruction monétaire” comme vous dites, quand? comment? c’est pas grave!).

      En ce qui concerne les déficits pour 2012 et les années à venir, même chose, c’est facile, ils emprunteront les sommes nécessaires à la BCE (qu’ils rembourseront par “destruction monétaire”, quand? comment? c’est pas grave!).

      Vous comprenez, maintenant,  pourquoi tout ceci n’a strictement aucun sens????


      • Tassin Le 20 avril 2012 à 06h32
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        Comprendre c’est ce que j’essaye de faire. Pas besoin d’être si sarcastique 😉
        Merci de la réponse en tout cas.


        • chris06 Le 20 avril 2012 à 07h08
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          ce n’était pas sarcastique
          comprenez vous, maintenant quelles seraient les conséquences si l’Etat empruntait directement à la BCE plutôt que passer par les marchés pour se financer? 

          Généreux, lui, ne semble jamais s’être posé la question de ce que seraient les conséquences de ce qu’il propose. Son “raisonnement” se limite à celui ci : on paie 50 milliards d’intérêts au service de la dette en passant par les marchés, on a qu’a emprunter directement à la BCE à 0%, comme ça on économise le service de la dette.
          Et il se dit “économiste”? C’est sidérant! 


          • JB Boisseau Le 26 avril 2012 à 03h37
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            C’est tellement sidérant que c’est ce qui se passait durant les 30 glorieuses…


  4. Tassin Le 19 avril 2012 à 07h30
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    Cela tombe à pic : cette interview de Jacques Généreux à propos du financement du budget et des emprunts publics :
    http://www.bastamag.net/article2301.html
    Un avis Olivier?


    • chris06 Le 19 avril 2012 à 14h15
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      “Jacques Généreux est économiste, enseignant à Sciences-Po, et secrétaire national à l’économie du Parti de gauche”

      boudiou, m’étonne pas que le programme économique du FdG soit aussi nullissime, avec un ignorant pareil comme principal conseiller économique, la France serait vraiment mal barrée!  

      Manque de l’argent dans les caisses de l’Etat? Pas de problèmes, c’est la distribution miraculeuse des petits pains!

      Grosso modo, 200 milliards (10% du pib) faciles à trouver, qui ne coûtent rien aux français (juste aux riches, qu’ils partent tous, on a pas besoin d’eux!):

      1. on augmente les impôts de 150 milliards:
      facile,
      – 100 à 120 milliards qu’on supprime des niches fiscales et sociales (173 milliards), lesquelles? on sait pas, mais cela ne coûte soi-disant rien aux français,  juste aux riches et aux banques…- 20 milliards   qu’on prend aussi aux riches, en augmentation d’impôts sur le revenus
      – le reste on invente des “contributions fiscales nouvelles”, par exemple des taxes sur les revenus financiers des entreprises

      2.on supprime les intérêts de la dette : 50 milliards d’économies
      ben voyons, et avec quoi on rembourse les 1700 milliards de dettes existantes?Pas de problèmes, vu qu’on peut plus émettre d’obligations pour rembourser le principal on fait tourner la planche à billets… génial, non? Et surtout, ça ne coûte rien aux français! Juste aux riches, évidemment. 

      On nationalise les banques et le secteur de l’énergie…

      Par exemple Total, ça coûte 100 milliards? Où on les trouve? Aucun problème Total fait 12 milliards de bénéfices par an (dans le monde, mais ça n’a pas d’importance, on prend tout, c’est à nous, les français, les bénéfices réalisés dans d’autre pays, ils n’ont qu’à aller se faire foutre, nous les français,  c’est à nous!) donc en 7 ou 8 ans on récupère notre investissement… comment on fait pour investir 100 milliards?  Ah ben on fait tourner la planche à billets, c’est facile, l’Etat n’a plus d’argent mais c’est pas grave, on a une imprimerie à billets, la banque de France, c’est à nous, y’a pas besoin d’épargnants, d’investisseurs, c’est le miracle de la planche à billets, moi, grand économiste en chef du front de gauche, j’ai tout  compris…

      etc…


      • Patrick-Louis Vincent Le 19 avril 2012 à 15h25
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        ++++++


      • Roux Le 19 avril 2012 à 16h45
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        C’est marrant mais c’est pas du tout ce qu’a prévu le FDG.
        Exemple Total :
        Faire chuter le cour de bourse, devenir majoritaire, vendre les secteurs hors France . Réorientation du savoir faire de l’entreprise sur des projets écologiques. C’est une révolution, ne pas l’oublier (dans tout les cas bobo, ça c’est certain maintenant). C’est très éloigné de ce que vous racontez tout de même.
        Regardez l’Argentine, ils tentent des choses au moins.
        Oui oui je sais, c’est un panier de devise qui sauvera le monde blablabla
        Bonne continuation, très intéressant de vous lire en tout cas 😉
         


        • chris06 Le 19 avril 2012 à 18h09
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          @Roux,

          Tassin a demandé qu’on donne son avis sur cet interview de Généreux, non?

          “Dépenser même 100 milliards pour acheter Total, en échange de 12 milliards de bénéfices par an pour la collectivité, ce serait un bon investissement, remboursé en sept ou huit ans par le rendement de son activité.” 

          d’ailleurs, Généreux ne se trompe pas beaucoup puisque la capitalisation boursière de Total était de 93,4 milliards d’euros au 31/12/2011
          http://www.total.com/fr/groupe/presentation-du-groupe/total-en-bref-900010.html 

          De toutes façons, quel que soit le prix qu’on payerait pour nationaliser Total, que se soit 100 ou 50 milliards, où on trouve l’argent?

          Pas de problèmes, n’est ce pas, on “emprunte” à 0% à la banque de France?

          La banque de France, comme toute banque centrale nationale, appartient à 100% à l’Etat. Quand on raconte que l’Etat “emprunte” à la banque centrale, c’est une histoire qu’on raconte aux enfants pour les endormir. L’Etat ne peut emprunter à lui même, l’Etat emprunte TOUJOURS aux épargnants (ménages et entreprises) nationaux ou étrangers. Quand on dit que l’Etat “emprunte” à la banque de France, ce n’est en fait pas un “emprunt” dont il s’agit, mais tout simplement de payer en faisant tourner la planche à billets.

          Depuis qu’on est passé au système de monnaies fiduciaires flottantes en 1971 (Ni Généreux ni personne au FdG ne semble s’en être rendu compte!), imprimer des billets (autant qu’on en veut!) ne coûte rien à la banque de France (pas comme avant 1971 quand il lui fallait maintenir une quantité d’or ou de dollars en réserves correspondant à la quantité de billets qu’elle imprimait puisque le Franc y étatit adossé).

          Mais évidemment, Généreux croît aux miracles de la planche à billets (ie “l’emprunt à 0% à la BdF), on remplace l’investissement et l’épargne par la planche à billets… comme ça, tous nos problèmes sont résolus, c’est facile, n’est ce pas?

          On se demande vraiment pourquoi on y avait pas pensé avant, c’est tellement facile! On fait tourner la planche à billets  et hop, plus jamais aucun problèmes de dettes.

          Sauf que dans un système de monnaies fiduciaires flottantes, le résultat c’est que ces billets ne valent plus rien, même une brouette remplie de ces jolis billets imprimés par la BdF ne paiera pas 1 litre d’essence importée…

          Mais bon, croyez aux miracles de la planche à billet de Généreux si ça vous chante, moi je n’y croit pas.

           
           


          • Tassin Le 19 avril 2012 à 18h23
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            Merci pour votre éclairage.
            J’attends celui d’Olivier.
            Vous pouvez répondre la ma question un peu plus haut à propos de la différence entre les emprunts à la BCE et aux privé? Merci.


          • Tassin Le 19 avril 2012 à 19h05
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            Dans le cas d’un emprunt par création monétaire, je comprends très bien que cela soit inflationniste.
            Dans le cas où l’emprunt serait remboursé par destruction monétaire, on aurait alors une forte période d’inflation au moment de l’emprunt puis une déflation progressive pendant la période de remboursement non?
            Si oui, ce cycle est-il réellement préjudiciable à l’économie en termes de stabilité?
            Merci.


          • José Le 19 avril 2012 à 22h46
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            Sauf que dans un système de monnaies fiduciaires flottantes, le résultat c’est que ces billets ne valent plus rien, même une brouette remplie de ces jolis billets imprimés par la BdF ne paiera pas 1 litre d’essence importée…

            Euro ou franc, vu l’envolée sûrement durable des carburants, c’est le moment de monter un service de location de brouettes…


          • José Le 19 avril 2012 à 22h55
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            Sérieusement, attendre le XXIe siècle pour voire surgir le “Syndrome du père Noel”, ça m’épate…

            Dans le même ordre d’idées, on on arrive bien à faire croire aux gens qu’on “produit” des matières premières comme si on puisait dans la corne d’abondance, alors une fois qu’on avale ça…


        • Paul B. Le 20 avril 2012 à 09h52
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          L’argentine est effectivement un très bon exemple.  Voilà un pays qui utilise massivement la planche à billets et obtient donc un taux d’inflation de l’ordre de 20%. Génial non ? Mais bon, comme il faut quand même se faire réélire, on truque massivement les statistiques, l’air de rien (http://www.economist.com/node/21548242). Excellent exemple en effet… 


  5. bourdeaux Le 19 avril 2012 à 07h43
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    A propos d’inflation, il y a eu une « étude » dans un numéro des échos il y a une dizaine de jours, qui prétendait démontrer que le pouvoir d’achat des biens de consommation courante avait un peu augmenté depuis l’euro (je dévie un peu du sujet de ce billet), mais que celui de l’immobilier avait baissé (aux alentours de 100% si je me souviens bien). Mais cette étude mettait en corrélation l’évolution des prix avec le SMIC, un salaire bien particulier, dont on sait qu’il a considérablement augmenté en 15 ans (tant mieux pour les smicards !). Elle n’aurait pas débouché sur les mêmes conclusions si le salaire de référence avait été le salaire médian, par exemple.


  6. AwesomeFread Le 19 avril 2012 à 08h42
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    Bonjour Olivier,

    Dans ton article tu dis que “Les sévères plans d’augmentation d’impôts ont déclenché un pic d’inflation en 2010-2011, avant que la situation ne se stabilise.”

    Quels sont les mécanismes qui font qu’une hausse d’impôt puisse impliquer une hausse de l’inflation ?

     


  7. Patrick Luder Le 19 avril 2012 à 09h46
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    Voici encore un sujet très important, souvent négligé et mal compris. 

    L’inflation pourrait être considérée comme saine à petite dose (1 à 4%).
    1° Elle permet un désendettement progressif.
    2° Elle est une sorte d’impôt sur les fortunes pécuniaires, 
         une sorte de répartition des richesses …
    3° Elle influe sur la prévoyance vieillesse pécuniaire, 
         perte de prévoyance si inflation plus forte que les intérêts, 
         la prévoyance reste gagnante quand l’inflation est plus faible que les intérêts. 

    L’hyper-inflation est une mise à zéro du système monétaire :
    ° élimination des dettes pécuniaires
    ° élimination des épargnes pécuniaires
    ° élimination des prévoyances vieillesses pécuniaires
    ° redéfinition des prix, des échelles des salaires, des assurances etc. 

    Un nouveau système monétaire stable ne connaîtrait pas d’inflation, par exemple basé sur des valeurs fixes telles que les métaux précieux ou les salaires horaires moyens. 

    Bonne journée à tous !


  8. Ouatcheko Le 19 avril 2012 à 10h10
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    @ Olivier:
     
    J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur cette note de Chevreux , “1er broker indépendant en actions européennes”, sortie par François Ruffin (Là-bas si j’y suis sur france Inter, journal Fakir) et dont le texte original est disponible sur reporterre.net .
     
    Même en considérant l’orientation politique de fakir, … ça fait très peur. J’aimerais donc avoir votre point de vue de blogueur en économie là-dessus.
    liens:
    la note de Chevreux: http://www.reporterre.net/spip.php?article2704
    entretien de Ruffin avec Nicolas Doizy, chief economist au Crédit-agricole-chevreux: http://fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches-la.html
    http://fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html
     
    merci et bravo pour ce blog si instructif et didactique!


  9. christo Le 19 avril 2012 à 13h19
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    Je ne comprendrai jamais comment des gens ayant fait des études se faire avoir par les sirènes du CPI.
    Et que dire de ceux qui les étudient, les comparent d’un pays à l’autre ?
    Ce sont des imbéciles.
    2 faits suffisent à disqualifier ces indices.
    -chaque pays a son propre “panier”, dans lequel le poids des articles diffère.
    Non seulement entre pays, mais également entre périodes (les gouvernements corrompus manipulent à la baisse ou à la hausse le % de chaque items, avec des “révisions”). Parfois les deux.
    -et que dire du principe “hédoniste” ? Sur l’année N un disque dur vaut 100. Sur N+1, le disque dur est un peu plus rapide. Alors l’INSEE procède à un ajustement. Comme le disque dur est un peu plus rapide, et même si son prix “facial” est resté à 100… alors l’INSEE va considérer que son prix… a baissé.
    Voilà. Mélangez et servez frais ! Il est bas mon CPI ! Le CPI est le meilleur ami des cliques corrompues.

    Et encore une fois il est sidérant de voir autant de gens deviser doctement et le plus sérieusement du monde à leur sujet, avec des comparaison par pays et sur 10 ans…
     


    • chris06 Le 19 avril 2012 à 15h37
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      d’accord que calculer l’inflation c’est très compliqué.

      mais alors, qu’est ce qu’on fait?

      on ferme les yeux et on met la tête dans le sable et on dit “vaille que pourra”? 

      c’est bien gentil de dire que les chiffres de l’inflation sont faux mais qu’est ce que vous proposez à la place? 


      • Patrick-Louis Vincent Le 19 avril 2012 à 16h30
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        Il n’y a pas lieu d’être sarcastique en la matière. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas mesurer l’inflation, mais que ce calcul est trafiqué et qu’il ne reflète pas du tout le niveau réel de l’inflation. Ce n’est pas que pour la mesure de l’inflation d’ailleurs. La mesure des taux de chômage est aussi trafiquée. Les Olivier (Berruyer et Delamarche) l’ont suffisamment expliqué. Il y a donc lieu de prendre toutes ces informations avec circonspection et non de les prendre comme une vérité absolue.

        Et je ne parle pas des chiffres de l’inflation à l’étranger. J’ai lu en 2010 un article sur ABC Bourse comme quoi les chiffres d’inflation donnés par la Chine étaient bidon. Les Chinois donnent les chiffres qu’ils veulent, et il n’existe aucun organisme international indépendant pour confirmer ou infirmer ces chiffres.

        Faut-il croire les états sur parole ? Ne me fais pas croire que tu es à ce point naïf pour croire tout ce que les états nous racontent !

        Tous ces calculs sont utiles à l’analyse s’ils sont justes. Sinon, c’est de la manipulation.

        Je ne dis pas qu’il faut remplacer ces calculs par d’autres calculs. Mais tant que ceux qui se chargent de les faire ne sont pas contrôlés par des organismes indépendants, transnationaux, avec un esprit critique sur la méthode, l’on est parfaitement en droit d’être suspiscieux.

        C’est un peu comme le résultat des élections. S’il n’y avait aucun contrôle dans les bureaux de vote, et que l’on faisait uniquement confiance au gouvernement en place, il y a fort à parier que les résultats seraient fort différents et à l’avantage du gouvernement en place.

        D’ailleurs, au sujet de l’inflation, je me souviens qu’autrefois, la CGT calculait aussi le taux d’inflation, avec un panier fort différent de celui des statistiques officielles. Les medias de l’époque donnaient toujours le taux officiel et le taux de la CGT. Cela donnait une idée plus précise de l’inflation subie par le consommateur. Je ne sais pas si ce syndicat continue toujours à calculer ce taux. Toujours est-il que personne n’en parle, et qu’il n’y a plus qu’un taux officiel, celui de l’état.

        Qui se souvient du prix de la baguette de pain en 2000, juste avant l’euro ? Elle était à 1F. Aujourd’hui elle est à 1€. Cela fait 650% d’augmentation. Et c’est la même chose sur beaucoup de produits de base. Or, c’est cela qui compte pour la population la plus défavorisée économiquement. Il devrait y avoir un indice des prix ne prenant en compte que l’alimentaire, l’énergie et les loyers. Car se nourrir, se chauffer et se loger, c’est ce qui pèse le plus dans le budget des ménages, et ce sont des dépenses élémentaires, essentielles pour simplement vivre.


        • chris06 Le 19 avril 2012 à 17h40
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          ” Qui se souvient du prix de la baguette de pain en 2000, juste avant l’euro ? Elle était à 1F. Aujourd’hui elle est à 1€. Cela fait 650% d’augmentation. ”

          la baguette à 1F c’était en 1975…
          http://fr.ekopedia.org/Pain#.C3.89volution_du_prix_du_Pain 
          comme quoi à choisir je préfère encore me fier à l’indice INSEE, bien qu’imparfait, qu’à l’indice PLV

          si on prend le déflateur INSEE, 1FRF 1975 = 0,66 euros 2011
          http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&page=achatfranc.htm 

          donc le prix de la baguette a augmenté légèrement plus vite que l’inflation

          “Il devrait y avoir un indice des prix ne prenant en compte que l’alimentaire, l’énergie et les loyers.”

          Ah, on progresse! enfin quelqu’un qui daigne essayer de répondre à ma question… 

          ceci étant dit, ça serait intéressant de comparer cet indice avec l’indice des prix à la consommation de l’INSEE et à mon avis, il ne doit pas y avoir une grande différence.


        • Christophe Vieren Le 19 avril 2012 à 20h03
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          Pour l’indice des prix, l’INSEE vous propose de calculer le vôtre à partir de vos propres consommations : C’est là (http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&page=indic_sip.htm).
          Ensuite revenez dire si votre indice des prix, correspond peu ou prou à celui de l’INSEE (à moins que vous soyez plus près de la conso de Bolloré que de celle de la fameuse ménagère de moins de 50 ans” !)


  10. Christophe Vieren Le 19 avril 2012 à 15h46
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    A lire Olivier, le noeud proviendrait du “mode de gestion financiariste de nos économies”
    Et qu’à cause de cela, nous sommes pied et main lié à la finance, comme l’on peut le constater dans cet interview de N.Doizier, économiste en chef de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole qui conseille 1.200 investisseurs (fonds de pensions, banque, …).

    Interrogé sur note confidentielle qu’il a produite à l’intention de ces institutions, il reconnait que “l’objectif est d’atteindre la FIN du CDI en France !”.

    “la demande de regénociation du traité [promise par Hollande] serait alors utilisé pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes correctes dont celles du marché du travail”

    On comprend mieux pourquoi Hollande est allé rassurer la City

    C’est ici en 10 minutes de video : http://vimeo.com/40577072

    L’étape suivante, c’est quoi ? Le rétablissement de l’esclavage ?
    Ou alors le démantèlement des marchés financiers ?
    1929 (crise) -> 1936 (Front Populaire) -> 1945 (CNR)
    2008 (crise) -> ????

    ______________________________
    ps : si Généreux est nul selon Chris06 (cf. son commentaire), qui lui est évidemment un excellent économiste, rappelons tout de même qu’il n’est pas le seul économiste du FdG : Sapir, Larouturou et de nombreux autres en font partie, si je ne m’abuse. Tous des nuls donc ! Pas comme des Alain Minc, des Attali ou des Lorenzi et autres chantres de la main invisibles des marchés !


    • chris06 Le 19 avril 2012 à 16h33
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      contrairement à toi, je ne me suis pas contenté de dire qu’il était nul…

      mais sans doute est tu d’accord avec sa proposition miracle de faire tourner la planche à billets pour financer tous les besoins de l’Etat?

      Larouturou n’est pas économiste du FdG

      Sapir et Généreux, même combat, des ignorants.

      Lorenzi, tu n’as pas lu ce que j’ai écrit sur le billet d’Olivier à propos des économistes néo-keynesiens (je précise bien néo) qui soutiennent Hollande?

      Et puis ranger Attali avec Minc, c’est vraiment n’importe quoi. 
      Je suis très souvent d’accord avec ce qu’écrit Attali, rarement avec Minc. 

      Et non, tu me positionne mal car je ne suis pas et n’ai jamais été un chantre de la main invisible des marchés. Je suis un post keynesien, ou keynesien radical, si tu préfère… 


      • Kaiel Le 19 avril 2012 à 19h13
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        Merci au grand économiste chris06 de nous expliquer combien sont nuls les économistes du FdG mais je crois quand même qu’en Islande les solutions que vous décrivez comme impossible ou bien en Argentine ont été appliquées et que ça ne marche pas si mal. 
        Il ne m’apparait pas clairement pourquoi on donne de l’argent à des intérêts privés plutôt qu’à des états si ce n’est par idéologie et par intérêt.
        Personnellement je pense qu’on devrait nationaliser Total pour rien du tout et aller voir ce qu’ils trament en mer du nord ou bien en Afrique.
        Parce que le programme du FdG passe aussi par l’écologie ou bien n’auriez vous pas entendu parler de la fin des ressources naturelles?


        • chris06 Le 19 avril 2012 à 20h54
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          L’Islande n’a pas arrêté de payer les intérêts sur sa dette publique ni s’est elle mise à demander à sa banque centrale de faire tourner la planche à billets pour financer les besoins de l’Etat comme le propose Généreux ni a t’elle spolié les actionnaires de la moindre entreprise privée du pays comme vous le proposez (Total).

          Je me demande si vous comprenez la différence? Visiblement pas!
          Mais c’est sur que quand on se met à tout confondre, comme vous et la plupart des partisans du FdG, plus rien n’a d’importance… 


          • Christophe Vieren Le 20 avril 2012 à 18h01
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            @Chris06 : et ca continue : “quand on se met à tout confondre comme la plupart des partisans du FdG, la plupart des partisans du FdG”. Tu vas nous sortir des statistiques peut-être ? Et probablement que la plupart des partisans des autres formations ne confondent rien !

            Adhérer à un programme politique c’est bien sûr essayer de le comprendre mais c’est surtout essayer de savoir à qui il va profiter. Pour cela, l’on est bien obligé de faire confiance aux organisations et à ceux qui la composent ou la soutiennent. C’est pourquoi je pense que le soutien de personnalités peut-être utile car on ne peut être compétent sur tous les aspects d’un programme. 
            Comme 99% de nos gestes quotidiens, on les exécute sur la base de la confiance. C’est vrai lorsque j’achète un pain mais c’est vrai également lorsque sur certains points d’un programme je fais confiance à ceux qui l’ont écrit ou le soutiennent. La question étant plutôt de savoir les intérêts de qui il sert.
            On peut le nier, mais comme le dit Warren Buffet pour les étasunis : “il existe une lutte des classes [dans la zone euro et en europe] et notre classe est en train de la gagner”.


          • chris06 Le 20 avril 2012 à 22h40
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            @Christophe,

            l’Islande s’est elle mise à “emprunter” directement à sa banque centrale comme le suggère Généreux? NON
            l”Islande a t’elle arrêté de payer les intérêts sur sa dette publique comme le suggère Généreux? NON
            l’Islande a t’elle nationalisé une entreprise privée qui n’était pas en faillite (genre Total) comme le suggère Kaiel? NON

            Le conteste tu? 


        • Christophe Vieren Le 21 avril 2012 à 14h42
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          @Chris06 :  non je ne le conteste pas. Le devrais-je ?
          Je ne connais pas spécialement Généreux pour ne pas dire pas du tout. Ce que je contestais avant tout c’est la forme et en particulier les nom d’oiseaux.Attribué d’abord à Généreux puis à tout le front de gauche “Depuis qu’on est passé au système de monnaies fiduciaires flottantes en 1971 (Ni Généreux ni personne au FdG ne semble s’en être rendu compte!)”
          Je doute qu’aucun économiste du FdG ne soit informé de cela.
          Maintenant, tu sais bien qu’entre un programme de quelque candidat que ce soit et sa réalisation il y a toujours un goufre. Par exemple, celui de Sarko comme celui de Hollande pêche par excés de confiance au retour de la croissance.
          En conclusion : je ne crois pas que ce soit une bonne idée qu’Olivier prenne des positions sur tel ou tel programme (ou alors il faudrait qu’il le fasse pour tous, y compris les “petits”). Au delà des changements de cap (vers un démantèlement des marchés financiers, ou vers la sortie du nucléaire, ou vers une 6e république, …),  tous présentent de bonnes et mauvaises choses, des choses réalistes et irréalistes, souhaitables et no souhaitables.  A chacun d’y apporter les pondérations qui lui convienne pour établir son choix.
          Alors oui, il sera (très) difficile au FdG de nationaliser Total dans le contexte actuel. Mais “l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain” (V. Hugo) pour peu qu’on y croit.


      • Christophe Vieren Le 19 avril 2012 à 19h55
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        @Chris06 : c’est vrai tu n’as pas dit qu’il était nul mais nullissime et ignorant. Ensuite pour ton argumentation on est pas obligé d’y adhéré, si ? Dans ce cas propose tes services à un parti qui nous sortira de l’ornière. A moins que tous ne veulent que le chaos. Ces pervers sûrement.


        • chris06 Le 19 avril 2012 à 20h41
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          Non, tu n’es pas “obligé” d’y adhérer, personne n’est “obligé” à rien du tout en venant sur un blog… mais je pensais que l’idée d’un blog comme celui ci c’était de débattre des idées, d’avancer des arguments  et s’entre-éduquer, non?

          Mais je vois que tu n’as aucune argumentation à opposer à la mienne, n’est ce pas? A moins que tu ne comprennes pas ce que j’ai écrit, dans ce cas demande moi ce que tu ne comprends pas et je te répondrais.

          Si tu viens ici uniquement pour trouver des gens pour renforcer tes à priori personnels et jamais pour être confronté à des argumentations qui t’en font changer, c’est ton choix, pas le mien. 


          • Christophe Vieren Le 20 avril 2012 à 17h51
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            @Chris06 : je souhaite juste que l’on évite les anathèmes du genre “nullissime” ou “ignorant”. Je pourrais m’en réjouir car cela je pense te décrédibilise et comme je partage rarement tes arguments . . . Si tes arguments sont bons, tu n’aurais pas besoin de les appuyer de tels quolibets.


          • chris06 Le 20 avril 2012 à 22h33
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            @CV,

            cherche plutôt à comprendre pourquoi les Etats ne peuvent “emprunter” directement à leurs banques centrales et pourquoi je dis que la proposition de Généreux “d’économiser” le service de la dette en “empruntant” directement à la BCE   est nullisime.

            Je l’explique juste un peu plus à Tassin:
            http://www.les-crises.fr/inflation/#comment-14575

            Tant que continuera à propager cette tarte à la crème “on a qu’à se débarrasser de la loi de 73 ou de l’article 123” sans chercher à comprendre pourquoi elle existe, on perdra un temps précieux.

            Lis ce que je dis plus haut, réfléchis y, conteste le si tu as des arguments, et on en discute, ok? Sinon, si c’est juste pour répéter que “tu n’es pas d’accord” sans avancer le moindre argument, je ne vois pas trop l’intérêt?  

             


      • Christophe Vieren Le 21 avril 2012 à 14h52
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        @Chris06 : bon admettons que tes arguments soient bons. Quelles solutions proposes-tu pour sortir de cette m….. ? Commençons par un Président de la république par exemple (surtout que le Pdt français dispose de pouvoir quasi unique parpmi les pays de l’OCDE). On évince Sarko, Hollande (taux de croissance totalement irréaliste) et Mélenchon. Qu’est-ce qu’il reste ? A part Bayrou je ne vois pas où pourrait se porter ton choix ! Auquel cas : joker. Ni gauche ni droite très peu pour moi. Je suis convaincu qu’en système capitaliste, la lutte des classes est une réalité.
        Il te reste 26 h pour me répondre 😉 


    • Patrick Luder Le 19 avril 2012 à 19h32
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      A Christophe Vieren.

      Vidéo “Le plan de bataille des financiers”
       
       
       
      Ca se croit tout puissant et ça ricane, mais ça ne réfléchit pas plus qu’une sardine dans sa boîte. Libéraliser le marché du travail n’apporta pas plus de travail, mais seulement une baisse du pouvoir d’achat, donc moins de consommation et globalement moins de travail.
       
       
      La probabilité est forte (logique) dans un avenir proche, de voir se remettre en place des restrictions du libre marché mondial, donc remettre restrictions et des taxes à l’importation, remettre des limites aux frontières etc. Dans un tel contexte, ça ricanera beaucoup moins, du côté de ceux qui se croient encore tous puissants …  


      • Christophe Vieren Le 19 avril 2012 à 20h14
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        @Patrick L. : j’espère qu’on arrivera à faire cela à une échelle la plus grande possible. Soyons fou, au niveau mondial car tous les peuples sont à peu près tous victimes de ce Titanic !
        Sinon, ce sera chaque nation sur elle-même et cela n’est pas forcément viable à long terme étant donné la crise écologique, la raréfaction des ressources naturelles, dont les hyrdocarbures, bon marchés. Et tout le monde n’a pas la chance d’être un pays neutre 😉


        • Patrick Luder Le 19 avril 2012 à 20h29
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          Quand on pique le fric des autres et qu’on fait joujou avec une bonne partie des transactions mondiales, on est pas si neutre que ça …


          • Christophe Vieren Le 20 avril 2012 à 17h46
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            Certes mais je me garderais bien d’établir un classement de la neutralité des pays selon un ensemble de critères. Je crains qu’au nom de la realpolitik , les peuples tolèrent bien des saloperies de la part de leurs représentants. La françafrique n’a par exemple rien à envier aux paradis fiscaux.


  11. OLIVIER Le 19 avril 2012 à 16h15
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    “c’est bien gentil de dire que les chiffres de l’inflation sont faux mais qu’est ce que vous proposez à la place?”
    Purée Chris06 …
    on se tue à vous expliquer que l’économie n’est pas une science exacte…
    Inscrivez-vous en Math-fi à Dauphine, apprenez à créer les algorithmes pour maximiser les gains et minimiser les risques, faites-vous embaucher ensuite par une des 5 banques qui tiennent 90% des marchés des CDS , faites du THF (tonte haute fréquence) …et…jouez !


    • chris06 Le 19 avril 2012 à 16h48
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      qui vous a dit que je pense que l’économie est une science exacte? 

      Ne soyez pas insultant et répondez plutôt à ma question. A moins évidemment que vous faites partie des gens qui considèrent que l’on doive tirer les décisions concernant la politique monétaire d’un chapeau? 


  12. DAN Le 19 avril 2012 à 16h46
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    Dans des périodes économiquement stable l’inflation permettait de réguler la surchauffe de d’offre et de la demande de consommation. L’inflation de cette dernière décennie est une l’inflation toxique qui détruit l’épargne , provoque la dépression économique , car devant l’insolvabilité de l’ état , des banques , l’endettement des ménages , aboutissant à un déclin économique , la banque centrale produit de la nommaie de singe pour continuer à faire tourner la machine sans apporter des réformes de profondes  économiques d’organisation…….donc la planche à billets est une très mauvaise solution à long terme.


  13. BA Le 19 avril 2012 à 21h21
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    Jeudi 19 avril 2012 :
     
    Quelles possibilités de couverture contre un scénario d’éclatement partiel de la zone euro ?
     
    Avec la remontée récente des taux d’intérêt sur les dettes périphériques, la question de la pérennité de la zone euro dans sa structure actuelle se pose pour de nombreux agents économiques exposés à la monnaie unique.
     
    Parmi un ensemble des possibles très vaste, allant de la sortie d’un seul pays comme la Grèce à l’explosion totale de la zone euro, nous retenons un cas intermédiaire, à savoir la sortie de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Ce choix est motivé par le risque de crises politiques et sociales que les niveaux de chômage atteints, notamment parmi les jeunes, font peser sur ces pays.
     
    Nous estimons les impacts potentiels sur les changes et les taux d’intérêt des pays sortants et des pays core puis proposons des stratégies de couverture sur les marchés obligataires souverains et corporates, actions et matières premières.
     
    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63603
     


  14. Patrick Luder Le 20 avril 2012 à 05h29
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    Je me risque à dire n’importe quoi, je n’ai pas trouvé de billet à ce sujet dans la table des matières … et mes connaissances à ce sujet sont quasiment nulles.
     
    Une inflation est une perte de valeurs de la monnaie,
    ce qui valait 100 vaut 125 puis 150 etc.
    Dans le système actuel, la valeur des monnaies est flottante,
    C’est-à-dire calculée à partir de balance de marchés, offre et demande etc.
    Dans ce contexte, de la pure création monétaire (quelle que soit le moyen utilisé)
    n’est pas forcément source d’inflation immédiate, non ?
     
    Dans un marché fermé, l’inflation n’est qu’intérieure au pays. Dans un marché libre et mondialisé actuel, l’inflation est aussi calculée par rapport au pouvoir d’achat de biens importés.
     
    Question donc : quels sont les effets de leviers, pour la création monétaire vide, dans le système actuel des monnaies flottantes ?
    Ou sur quelles bases sont calculées les valeurs des différentes monnaies entre elles ?


  15. Christophe Vieren Le 20 avril 2012 à 18h30
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    @Paul B. : “l’Argentine a un taux d’inflation de 20%“. Oui et alors ? Quel est l’impact dans la vie de tous les jours des argentins ? Personnellement, je ne me lève pas le matin (même dans les années 70) en me demandant quel sera le taux d’inflation dans les semaines à venir ! Pas plus que le PIB d’ailleurs.
    Quel aurait été la situation des argentins aujourd’hui si leur pays n’avait pas fait défaut ?
    Si l’on en croit ces données sur l’évolution du PIB-PPA/habitant argentin cela n’a pas l’air catastrophique pour l’instant. (ou je sais chris06, les chiffres sont non fiables, tels les indices des prix de l’insee !)


  16. georges Le 21 avril 2015 à 17h10
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    si on fait tourner la planche à billets,pour les détruire ensuite par l’inflation,çà change quoi ?


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