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18.avril.201218.4.2012 // Les Crises

[Article commenté] “Nous, économistes, soutenons Hollande”

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Vous avez été nombreux à m’interroger sur le buzz du jour, la tribune parue dans le Monde d’économistes soutenant Hollande.

Je vais le reprendre, puis la commenter.

La Tribune

Nous, économistes, soutenons Hollande
Le Monde.fr | 17.04.2012 à

Par Philippe Aghion, Michel Aglietta, Julia Cagé, Thomas Chalumeau, Daniel Cohen, Elie Cohen, Jean-Hervé Lorenzi, Jacques Mistral, Thomas Piketty…

Nous sommes économistes et suivons avec attention les débats en cours et les annonces faites par les candidats à la présidence. Nous jugeons leur ambition économique à la pertinence des options qu’ils proposent, en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l’emploi, le redressement de notre compétitivité, la régulation financière et la vision des politiques économiques européennes. Mais nous jugeons aussi de la crédibilité de leur projet, notamment la cohérence d’ensemble des propositions, leur impact sur la cohésion sociale de notre pays, la constance et la fiabilité des engagements et leur compatibilité avec les contraintes budgétaires. Un candidat se dégage à nos yeux, le plus apte à redresser la France et rassembler les Français. Ce candidat, c’est François Hollande.

En effet, l’heure est aux choix. La crise de la zone euro montre que le pire reste possible : une course absurde vers le moins-disant social, des politiques d’austérité qui brisent la croissance, et finalement la tentation du chacun pour soi qui devient la plus forte. Il faut mettre un terme à ces politiques qui dévastent les économies européennes. La crise de la dette ne pourra se régler si la croissance est brisée et le pouvoir d’achat en berne. Une réorientation de la construction européenne est urgente, au service de la croissance et des citoyens européens, avec notamment la négociation d’un nouveau Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance avec nos partenaires européens.

La croissance des dettes publiques rend indispensable l’assainissement des finances publiques. L’objectif de revenir à l’équilibre budgétaire à la fin du quinquennat constitue un cadre exigeant mais crédible. La grande réforme fiscale annoncée par François Hollande devra certes être précisée et son calendrier accéléré. Mais le cap fixé est le bon, avec une réorientation de la politique fiscale dans le sens d’une plus grande justice sociale et d’une plus grande efficacité économique. Il faut mettre un terme à la sous-taxation du capital et des rentes, qui conduit non seulement à l’aggravation des inégalités, mais aussi aux excès spéculatifs à l’origine de la crise financière.

L’efficacité et la justice se rejoignent donc pour rendre nécessaire une remise en cause des avantages fiscaux inefficaces, plutôt qu’une augmentation des impôts des ménages les plus fragilisés ; par la sélection, voire la sanctuarisation des dépenses d’investissement indispensables à la croissance à moyen terme, en particulier l’éducation et la recherche.

En fixant une norme d’évolution des dépenses publiques strictement inférieure à celle du PIB, François Hollande montre qu’il veut un Etat efficace et soucieux des deniers publics. Mais il tourne le dos aussi à la politique menée depuis 2007 qui réduit la modernisation de l’Etat à une simple équation comptable : le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Cinq ans plus tard, nos administrations sont désorganisées, nos fonctionnaires démobilisés et la qualité des services publics dégradée… Il est temps de mettre un terme à des pratiques budgétaires qui n’ont de cesse d’entamer la légitimité de l’action publique. Restaurer notre crédibilité financière, ce n’est pas simplement jouer sur des paramètres financiers, c’est redonner à l’Etat le sens de sa mission et de ses responsabilités.

En matière d’emploi et de pouvoir d’achat une nouvelle orientation est nécessaire. La France dispose d’un atout exceptionnel, celui d’une jeunesse nombreuse et dynamique. Mais celle-ci connaît un taux de chômage inacceptable. L’accent doit donc être mis sur les mesures en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes, à travers la sécurisation des parcours professionnels, la réorientation des efforts de formation professionnelle, le développement de contrats ciblés – tels que les contrats de génération – et le renforcement de l’éducation nationale. Redonner leur place aux syndicats – en organisant une Conférence nationale pour la croissance et l’emploi – est également crucial pour que les salariés contribuent à la transformation du monde professionnel sans être cantonnés à la seule critique de décisions déjà prises par l’employeur. Comment faire évoluer sinon la mixité sociale, l’égalité hommes-femmes, les mobilités interentreprises et les stratégies d’embauche et de promotion dans les entreprises et les administrations ?

La mondialisation a été porteuse de croissance et de diffusion des connaissances mais a aussi engendré un monde plus fragmenté et, paradoxalement, moins solidaire, augmentant les inégalités de salaires et favorisant les délocalisations. La finance internationale n’a pas joué son rôle de catalyseur de la croissance et a fait revenir le capitalisme à ses pires travers. Des mesures indispensables pour remédier à ces défaillances du système financier sont nécessaires. Ainsi, la séparation des activités bancaires entre spéculation et économie réelle permettra de circonscrire les risques, et donc de limiter les engagements futurs de la puissance publique en cas de crise bancaire.

L’interdiction d’utiliser les paradis fiscaux est également nécessaire, et permettra de réduire l’évasion fiscale, notamment si la mesure est étendue à l’ensemble des grands groupes français. Enfin, la mise en place d’une véritable taxe sur les transactions financières, l’interdiction des stock-options, le plafonnement des frais bancaires et l’encadrement du crédit à la consommation répondent au souci légitime de mieux protéger des dysfonctionnements de la finance.

En matière de compétitivité, le bilan des cinq dernières années – 350 000 emplois industriels perdus, 900 usines fermées et un déficit commercial structurel – atteste d’une erreur stratégique dans l’analyse des déterminants de la compétitivité française, laquelle repose principalement sur la qualité de nos produits, de nos processus industriels et de notre gouvernance. Création d’une banque publique d’investissement dotée d’un réseau régional, incitations fiscales à la localisation des investissements en France, baisse de la cotisation foncière pour les entreprises qui innovent, instauration d’un crédit impôt innovation ciblé sur les entreprises effectivement concernées par la concurrence internationale… Ces mesures du candidat socialiste s’inscrivent dans la perspective qui convient pour relever le défi de l’innovation qui se pose aujourd’hui.

Le débat sur la politique économique à suivre ne doit pas occulter les questions économiques fondamentales qui se posent maintenant. Voulons-nous toujours plus d’objets de consommation, à l’obsolescence accélérée, consommateurs d’énergie et générateurs de déchets ? Ou bien plus de santé, plus d’éducation, plus de qualité de vie ? Réussir la transition écologique, c’est changer de mode de vie, créer une nouvelle civilisation urbaine fondée sur des activités de proximité, mettre fin à l’étalement urbain – catastrophe économique, écologique et sociale – et mettre en œuvre les investissements considérables qui seront nécessaires à la transition énergétique.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à voter pour François Hollande. Alors que le souvenir de 2007 nous oblige à la plus grande réserve sur les multiples promesses de campagne du candidat sortant, François Hollande a présenté un agenda de réformes qui dessinent à nos yeux la voie souhaitable. La crédibilité, l’ambition et la cohérence sont de son côté.

 

Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris-X Nanterre), Yann Algan (Sciences Po Paris), Rémi Bazillier (université d’Orléans), Maya Beauvallet (Telecom Paristech), François Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris-XIII), Eric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen), Julia Cagé(Harvard), André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence), Gilbert Cette (université de la Méditerranée), Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris), Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I), Daniel Cohen (Ecole normale supérieure), Elie Cohen(Sciences Po Paris), Brigitte Dormont (Paris-Dauphine), Bernard Gazier(Paris-I), Jean Imbs (Ecole d’économie de Paris, CNRS), Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d’études mondiales), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron (Cour des comptes), Jérôme Gautié (Paris-I), Patrice Geoffron (Paris-Dauphine), Tristan Klein, Jacques Le Cacheux(université de Pau et des Pays de l’Adour), Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine), Philippe Martin (Sciences Po Paris), Jacques Mistral (Harvard Kennedy School), El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine), Pierre-Alain Muet(fondateur du Conseil d’analyse économique, député socialiste, et membre de l’équipe de campagne de François Hollande), Fabrice Murtin (Sciences Po Paris), Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I), Thomas Philippon (New York University), Thomas Piketty (EEP et EHESS), Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis), Lionel Ragot (université d’Evry-Val-d’Essonne), Romain Rancière (EEP), Katheline Schubert (Paris-I), Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia), Joëlle Toledano (Supélec),Dominique Villemot.

Commentaires

Bon, quelques points intéressants, certes, mais enfin…

Déjà, je n’aime pas cette idée d’aller non seulement clamer son vote, mais surtout d’aller essayer d’influencer les autres, façon “vous êtes un peu lobotomisés, on va vous expliquer comment bien voter” (comme en 2005) est une insulte à l’intelligence des citoyens. C’est pour cela d’ailleurs que je ne me suis pas prononcé, et ne le ferai pas.

Qu’en plus, ce soit une foule d’économistes, je trouve cela très drôle en revanche. (sérieusement qui a eu l’idée du pompeux “Nous, économistes…” ?)

Tiens j’en prends un au hasard, et après une petite recherche sur le web en 2007-2008, je trouve :

« Dans quelques semaines, le marché se reformera et les affaires reprendront comme auparavant » [Elie Cohen, Le Monde, 17 août 2007]

Merci Élie, je te fais donc toute confiance pour décider du bon choix pour mon avenir… 😉

Rappelons par exemple que Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie français avait en revanche parfaitement tracé les grandes lignes de la crise à venir en 1998… (voir ce billet)

De plus, j’aime encore mois ces regroupements corporatistes. “Nous, économistes”, comme si on choisissait son candidat à cause de l’économie seulement. En quoi sont-ils qualifiés pour le reste ? Alors si on a demain “Nous diplomates, soutenons Sarkozy” (ok, imaginons, juste…), on fait quoi ? On arbitre entre le chômage et la guerre ? Et “Nous, producteurs de rillettes de porc”, c’est pour quand ?”. Bref, seul un “Nous citoyens”, trouverait grâce à mes yeux, mais bon, ça ne passerait pas dans le Monde…

Enfin, je trouve cela contre-productif, cela risque de laisser à penser qu’on accourt pour chercher des prébendes auprès du futur (possible) vainqueur… Je ne dis pas que c’est le cas, bien entendu – d’autant que j’ai une grande admiration pour certains des signataires…

Commentaire du texte, sur un ton humoristique :

 

Nous sommes économistes [nul n’est parfait, je suis bien actuaire….] et suivons avec attention les débats en cours et les annonces faites par les candidats à la présidence [merci de cette information précieuse – il est temps de réagir…]. Nous jugeons leur ambition économique à la pertinence des options qu’ils proposent, en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l’emploi, le redressement de notre compétitivité, la régulation financière et la vision des politiques économiques européennes. Mais nous jugeons aussi de la crédibilité de leur projet, notamment la cohérence d’ensemble des propositions, leur impact sur la cohésion sociale de notre pays, la constance et la fiabilité des engagements et leur compatibilité avec les contraintes budgétaires. Un candidat se dégage à nos yeux, le plus apte à redresser la France [rien que ça ? Évitez d’ailleurs de reprendre ce slogan de campagne d’Hollande, il est de sinistre mémoire ; en parler au collectif putatif “Nous, historiens…” ; et il sera ridule quand on fera le bilan dans 5 ans] et rassembler les Français [en quoi rassemble-t-il particulièrement ?]. Ce candidat, c’est François Hollande.

En effet, l’heure est aux choix [Bien vu, c’est les élections…]. La crise de la zone euro montre que le pire reste possible : une course absurde vers le moins-disant social [Parce que vous le combattez beaucoup depuis 25 ans ?], des politiques d’austérité qui brisent la croissance, et finalement la tentation du chacun pour soi qui devient la plus forte. Il faut mettre un terme à ces politiques qui dévastent les économies européennes. [Parlez-en aux prêteurs obligataires, ils vont apprécier…] La crise de la dette ne pourra se régler si la croissance est brisée et le pouvoir d’achat en berne [elle ne pourra se régler tout court, je tiens le pari]. Une réorientation de la construction européenne est urgente, au service de la croissance et des citoyens européens [Poncif éculé qui dure depuis 20 ans. d’ailleurs, la priorité, unique, c’est les citoyens], avec notamment la négociation d’un nouveau Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance avec nos partenaires européens. [Ah bon, si on fait un Pacte pour la croissance, on est sauvé…]

La croissance des dettes publiques rend indispensable l’assainissement des finances publiques. [mais sans austérité donc, hmmmmm ?] L’objectif de revenir à l’équilibre budgétaire à la fin du quinquennat [mais sans austérité donc, hmmmmm ?] constitue un cadre exigeant mais crédible [SUPER crédible même, ça marche tellement du feu de Dieu ailleurs…]. La grande réforme fiscale annoncée par François Hollande devra certes être précisée [D’accord, elle est grande, mais pas précise donc ?] et son calendrier accéléré. Mais le cap fixé est le bon, avec une réorientation de la politique fiscale dans le sens d’une plus grande justice sociale [je me demande quel pourcentage des citoyens croit encore à ce genre de promesse… Pas compliqué pourtant, prenez un engagement de niveau de l’indice de Gini, point final.] et d’une plus grande efficacité économique. Il faut mettre un terme à la sous-taxation du capital et des rentes [c’est clair, mais il faudrait surtout mettre un terme aux nombreuses rentes indues…. Bon, ok, je sors…], qui conduit non seulement à l’aggravation des inégalités [qu’on refuse de mesurer clairement] , mais aussi aux excès spéculatifs à l’origine de la crise financière.

L’efficacité et la justice se rejoignent donc pour rendre nécessaire une remise en cause des avantages fiscaux inefficaces [truisme], plutôt qu’une augmentation des impôts des ménages les plus fragilisés [et des poly-handicapés cancéreux…] ; par la sélection, voire la sanctuarisation des dépenses d’investissement indispensables à la croissance à moyen terme, en particulier l’éducation et la recherche. [d’accord, mais si on sanctuarise les grosses dépenses, on fait comment pour revenir à l’équilibre ? ]

En fixant une norme d’évolution des dépenses publiques strictement inférieure à celle du PIB, François Hollande montre qu’il veut un État efficace et soucieux des deniers publics [mesure bêtement comptable à mon sens, car on y inclut les dépenses d’assurance maladie. Je signe si on les exclut]. Mais il tourne le dos aussi à la politique menée depuis 2007 qui réduit la modernisation de l’Etat à une simple équation comptable : le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Cinq ans plus tard, nos administrations sont désorganisées, nos fonctionnaires démobilisés et la qualité des services publics dégradée… Il est temps de mettre un terme à des pratiques budgétaires qui n’ont de cesse d’entamer la légitimité de l’action publique. Restaurer notre crédibilité financière, ce n’est pas simplement jouer sur des paramètres financiers, c’est redonner à l’Etat le sens de sa mission et de ses responsabilités.

En matière d’emploi et de pouvoir d’achat une nouvelle orientation est nécessaire. La France dispose d’un atout exceptionnel, celui d’une jeunesse nombreuse et dynamique. Mais celle-ci connaît un taux de chômage inacceptable [c’est combien le taux de chômage des jeunes acceptable ?]. L’accent doit donc être mis sur les mesures en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes, à travers la sécurisation des parcours professionnels, la réorientation des efforts de formation professionnelle, le développement de contrats ciblés – tels que les contrats de génération [purée, encore des contrats bidons…] – et le renforcement de l’éducation nationale [hmmm, sans moyens en plus, donc ?]. Redonner leur place aux syndicats – en organisant une Conférence nationale pour la croissance et l’emploi – est également crucial pour que les salariés contribuent à la transformation du monde professionnel sans être cantonnés à la seule critique de décisions déjà prises par l’employeur. [encore une conférence bidon, mais ça remplira les journaux… Elles sont où les mesures pour redonner un peu de poids aux syndicats, abattus par la mise en concurrence internationales des salariés ?] Comment faire évoluer sinon la mixité sociale, l’égalité hommes-femmes, les mobilités interentreprises et les stratégies d’embauche et de promotion dans les entreprises et les administrations ? [Ben oui, comment ?]

La mondialisation a été porteuse de croissance [ça dépend pour qui…] et de diffusion des connaissances [oui, nos savoirs faire que nous avons offert nos futurs concurrents…] mais a aussi engendré un monde plus fragmenté et, paradoxalement, moins solidaire [qui peut croire que la mise en concurrence des salariés, la “guerre économique” générerait de la solidarité ???], augmentant les inégalités de salaires et favorisant les délocalisations. La finance internationale n’a pas joué son rôle de catalyseur de la croissance [Purée, quel humour !!!!!!!!!] et a fait revenir le capitalisme à ses pires travers [il me semble que cela a d’ailleurs été très bien théorisé par Marx à l’époque…]. Des mesures indispensables pour remédier à ces défaillances du système financier sont nécessaires. Ainsi, la séparation des activités bancaires entre spéculation et économie réelle permettra de circonscrire les risques, et donc de limiter les engagements futurs de la puissance publique en cas de crise bancaire. [ce que ne propose pas réellement Hollande – pari tenu]

L’interdiction d’utiliser les paradis fiscaux est également nécessaire [trop fastoche] , et permettra de réduire l’évasion fiscale, notamment si la mesure est étendue à l’ensemble des grands groupes français [parce que quand on dit “L’interdiction d’utiliser les paradis fiscaux”, cela exclut les grands groupes français ? Mon charcutier les utilise peu pourtant…]. Enfin, la mise en place d’une véritable taxe sur les transactions financières,[ridicule, comme expliqué ici] l’interdiction des stock-options, le plafonnement des frais bancaires [hein ?] et l’encadrement du crédit à la consommation [hein ?] répondent au souci légitime de mieux protéger des dysfonctionnements de la finance. [et donc, rien sur la spéculation, les produits dérivés, les rémunérations, al gestion des risques, la responsabilité personnelle des dirigeants et administrateurs, la distribution aux actionnaires, etc. ?]

En matière de compétitivité, le bilan des cinq dernières années – 350 000 emplois industriels perdus, 900 usines fermées et un déficit commercial structurel – atteste d’une erreur stratégique dans l’analyse des déterminants de la compétitivité française, laquelle repose principalement sur la qualité de nos produits, de nos processus industriels et de notre gouvernance. Création d’une banque publique d’investissement dotée d’un réseau régional, incitations fiscales à la localisation des investissements en France, baisse de la cotisation foncière pour les entreprises qui innovent, instauration d’un crédit impôt innovation ciblé sur les entreprises effectivement concernées par la concurrence internationale… Ces mesures du candidat socialiste s’inscrivent dans la perspective qui convient pour relever le défi de l’innovation qui se pose aujourd’hui.

Le débat sur la politique économique à suivre ne doit pas occulter les questions économiques fondamentales qui se posent maintenant. Voulons-nous toujours plus d’objets de consommation, à l’obsolescence accélérée, consommateurs d’énergie et générateurs de déchets ? Ou bien plus de santé, plus d’éducation, plus de qualité de vie ? [Bien dit, mais bon, après l’appel du pied à Mélenchon, ça fleure bon l’appel du pied de fin de missive à Joly] Réussir la transition écologique, c’est changer de mode de vie, créer une nouvelle civilisation urbaine fondée sur des activités de proximité [bon, faut se calmer aussi, on va déjà essayer de passer les 2 ans qui viennent…], mettre fin à l’étalement urbain – catastrophe économique, écologique et sociale – [aucun souci, le litre d’essence à 3 ou 4 € va vite régler ça…] et mettre en œuvre les investissements considérables qui seront nécessaires à la transition énergétique. [investissements financés comment ? Si c’est à crédit, c’est carton rouge…]

Pour toutes ces raisons, nous appelons à voter pour François Hollande [appelez, appelez…]. Alors que le souvenir de 2007 [vous parlez de quoi là ?] nous oblige à la plus grande réserve sur les multiples promesses de campagne du candidat sortant, François Hollande a présenté un agenda de réformes qui dessinent à nos yeux la voie souhaitable. La crédibilité, l’ambition et la cohérence sont de son côté. [Trop de critique tue la critique… J’aurais dit aussi “la foi incommensurable dans l’avenir glorieux du pays par notre petit père des peuples, souverain céleste de l’économie post-nouveau monde de la civilisation urbaine magnifiée”]

Épilogue

9 fois le mot croissance dans ce texte, voilà le problème fréquent de la vision des économistes proches du parti socialiste.

La croissance, c’est ça :

croissance

Alors j’aimerais bien qu’on m’indique les économistes qui sont en train de travailler sur “comment faire tourner une économie prospère à croissance 0”, quitte à ce qu’il y en ait en cas de bonne surprise.

C’est un champ absent des études économiques, “l’hypothèse interdite”, alors que cela devrait être une priorité élémentaire…

Quant au reste, je crains que beaucoup de ces belles promesses ne voient guère le jour (comme avec tous les candidats d’ailleurs, que je ne cite pas – ils n’ont qu’à être 5 ou 6…], et que, en cas de victoire d’Hollande, nous subissions le “Syndrome Obama” : 2 mois de plaisir, 3 symboles, et au final : pas grand chose de changé, au fond…

En attendant, bon vote – pour ceux qui voteront…

196 réactions et commentaires

  • Guillaume Besset // 18.04.2012 à 02h51

    Bonjour. A croissance zéro, mes propositions me semblent tjrs tenir la route, mais les candidats auraient ils le courage d’en appliquer d’aussi radicales ?  🙂
    http://www.libgreen.fr 

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    • chris06 // 18.04.2012 à 10h07

      Déjà “croissance 0” pour les dix prochaines années, c’est une hypothèse super optimiste!

      Pour l’ensemble des pays de l’OCDE :

      1980 -2010

      Taux de croissance annuel du pib en valeur nominale = 3,5%
      Taux de croissance annuel des dettes (publiques + privées) en valeur nominale = 10%

      Faut il être doté d’une intelligence surhumaine pour comprendre que si les dettes croissent à un rythme trois fois plus rapide que le pib il arrive forcément un moment où on est surendettés?

      Ce “moment” on l’a passé en 2008 : depuis cette date on arrive plus à faire croître les dettes (publiques + privées). Tout ce qu’on est arrivé à faire c’est stopper momentanément la déflation inéluctable de cette gigantesque bulle de dettes en transférant des dettes privées aux bilans publics. 

      Au début des années 90, le grand économiste Hyman Minsky s’est posé cette question : est il possible que nous arrivions un jour à un niveau d’endettement maximum et que se passe t’il une fois que nous avons atteint cette limite?

      En 1992, il a publié un papier “l’hypothèse d’instabilité financière” pour tenter de réfléchir à ces questions. A l’époque, cela n’a intéressé personne puisque, selon le dogme dominant de l’équilibre général qui est issu de la synthèse néoclassique, une telle hypothèse est impensable.

      Tous les économistes qui ont signé cet article appartiennent à cette école dominante d’économie. Aucun d’eux n’a prévu la crise. Aucun d’eux n’a essayé de comprendre les travaux de Minsky. Aucun d’eux ne peut s’imaginer qu’on ne peut plus faire croître le niveau des dettes publiques + privées.

      Aucun d’eux ne semble vouloir comprendre que quand pendant trente ans, on dope la croissance par un endettement à un rythme trois fois plus accéléré, quand on supprime “la dope”, il y a toujours une période difficile qui s’en suit.

      Ce n’est pas de croissance, ni de croissance zéro (ça c’est qu’on a eu pendant quatre ans déjà alors que les administrations publiques transféraient à leur bilan des dettes privées qui auraient dû être liquidées) mais de croissance négative dont il va être question dans les dix prochaines années. Quand je dis dix, ça pourrait être vingt, ou trente, tout dépend si nos gouvernements continuent de vouloir freiner à tout prix la déflation des actifs.

      Nos gouvernements, conseillés par ces économistes de l’école dominante, sont entrain de faire exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire :
      ils essayent à tout prix de stopper voir freiner la déflation des actifs immobiliers et mobiliers
      et en contre partie créent une inflation des denrées essentielles à la survie 

       

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  • leveau // 18.04.2012 à 04h07

    Parlons alors ici de l’hypothèse interdite.
    D’abord définissons une économie prospère: J’ai vécu dans des tribus en Afrique qui ne savaient pas ce qu’était le sous. Tous avaient connu des jours le ventre creux et meurent à 50 ans en moyenne… pour autant, les liens sociaux étaient fort, les sourires permanents, Carpe Diem: une évidence heureuse. En Indonésie, avec 1$ jour on survit, 3 on vit, 6 on lègue un patrimoine à ses enfants. En France, il faut combien juste pour survivre…le RSA ?; soit environ 20* plus.
    Une économie prospère n’est donc pas une économie ou un investissement c’est une dépense supplémentaire dont l’objectif bonheur n’est pas évident à priori. On pourra toujours objecter qu’il est toujours mieux de vivre 80-90 ans bien soigné avec comme lien social ultime les pochtrons du bistro d’en face et comme seul bonheur la réussite d’un pari au PMU…je reste dubitatif!
    La croissance quand à elle semble être un objectif métaphysique. Une caractéristique de l’homme qui veut que le fils connaisse une vie meilleur que le père. Cependant, les cycles naturels et les ajustement nécessaires à l’évolution font que même dans les meilleurs conditions, il doit y avoir des périodes de décroissance…ce moment insupportable où Dieu nous est supérieur.
    J’en conclu qu’une économie prospère DOIT être à croissance nulle et que, sinon demain alors très bientôt, 9 milliards de personnes ne vivront pas dans des HLM nourries par des billets de papier, jusqu’à 100 ans et un peu plus svp…encore un instant M le bourreau!

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    • Patrick Juignet // 18.04.2012 à 09h31

      Pour être allé en Asie et en Indonésie je partage votre opinion.
      Lorsqu’on revient en Europe et qu’on s’aperçoit que pour manger pareil, il faut payer 20 fois plus cher, subjectivement ça donne l’impression d’un système emballé qui va finir dans le mur. Au bout de quelques temps, on s’habitue et l’impression s’estompe.   
       

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      • chris06 // 18.04.2012 à 11h06

        J’y ai vécu et travaillé quatre ans. Même si’l est vrai qu’on peut s’y nourrir pour 20 fois moins cher qu’en France, la grande majorité de la population vit dans des conditions de pauvreté que la plupart des français jugeraient totalement inacceptables.

        Si ça vous dit, je peux vous avoir un stage comme ouvrier dans une usine indonésienne qui fabrique des ampoules basse consommation. Passez y un mois ou deux, et vous me direz si ce sont des conditions de vie “prospères” qui leurs sont offertes. Ok? 

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  • leveau // 18.04.2012 à 04h21

    excellent le lien de Guillaume!
    c’est ou qu’on signe?
    PS: ton lien ne fonctionnait pas chez moi? j’ai lu ceci, synthétique et juste excellent:
    http://www.eco-veille.com/libgreen/
    cheers

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  • Patrick Luder // 18.04.2012 à 04h33

    Oui Olivier, c’est de la concurrence déloyale cet article … en plus d’être irresponsable !

    Ne pourrait on pas le mettre de côté, cet article avec tous les signataires et les faire passer en justice après 2 ans de règne du nouvel élu sous-tenu ? 

    Y a trop de laisser aller, que les personnes qui se prononcent ainsi dans le vide,
    que les personnes qui créent des catastrophes, 
    soient poursuivies et condamnées publiquement,
    pour le tort qu’elles ont fait à la société !!!

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    • step // 18.04.2012 à 20h46

      ha non va te répondre olivier, pas piketti 🙂

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    • DT // 20.04.2012 à 16h28

      Rassurons-nous : on sait depuis les travaux de Lazarsfeld que nous sommes assez peu influencés par ce qui est dit dans les médias. En réalité, nous allons chercher dans les médias la confirmation des opinions que nous nous sommes faites auparavant (celles-ci dépendant notamment de nos pairs). 

      Bref, comme dit Olivier Berruyer, messieurs les économistes, appelez, appelez donc. 

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      • Christophe Vieren // 20.04.2012 à 18h33

        Et nos pairs ils se forgent leurs idées comment ? Par leurs pairs ? D’ailleurs ce sont qui mes pairs ?

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        • Vénus-Etoile du Berger // 20.04.2012 à 19h37

          Nos pairs ? Si nous traçons un chemin de pair en pair(en supposons que nous  avons des pairs, ce n’est pas gagné comme affaire), c’est un chemin fermé,  nous revenons à nous-mêmes en fait, à mon sens, chaque décision finale c’est bien nous qui la prenons alone. Nath.L

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  • Patsux // 18.04.2012 à 04h39

    Ha ha ha ha, j’aime beaucoup la deuxième version de l’article !

    Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de lire (ou d’entendre à la radio) l’interview du « Chief economist de Cheuvreux » par François Ruffin, mais c’est bon d’y faire un tour :

    http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches.html
    http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html
     

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    • Tassin // 19.04.2012 à 08h06

      Je viens de lire.
      On est vraiment dans la lutte des classes.

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  • leveau // 18.04.2012 à 05h14

    copié collé sur le liens de Patsux

    […] François Hollande a le cœur d’un Européen convaincu. Entre 93-97, il a présidé le think tank de Jacques Delors, le « Club témoin ». Cela devrait l’aider à opter pour une politique efficace de réforme favorable à la croissance telles que couper dans les dépenses public et libéraliser le marché du travail (et les services) d’une manière ou d’une autre. Le vrai défi pour lui sera de trouver une formule politique pour vendre ces réformes à la population française.
    Je vois pas la population Française (qui nait, vit et meure dans un rayon de 70km autour de chez elles ) acheter un programme qui dit: le smic c’est terminé. ni la droite ni la gauche ne rendront les Français libéraux… place donc à la tragédie Grecque!

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    • step // 18.04.2012 à 20h50

      croire que le libéralisme nous sauvera, c’est croire au deux ex machina. Ce n’est pas notre modèle social qui nous enterrera, c’est notre montagne de dette.

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    • BIGGLOP // 19.04.2012 à 15h15

      Dans cette liste des économistes soutiens de FH, nombre d’entre eux appartiennent à des think tanks plutôt libéraux comme le Cercle des Economistes partenaire du Cercle Bruegel de Bruxelles, de l’Institut Turgot, TerraNova (PS), Institut Montaigne
      Voir les fiches Wiki de Lorenzi et d’autres avec un E Cohen ayant son rond de serviette au Siècle
      Si Hollande est élu, nous apprendrons à dire TINA, TINA

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  • José // 18.04.2012 à 05h18

    Pourquoi ne pas avoir souligné la croissance des dettes publiques? Nous la tenons là notre si désirée croissance!

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  • Valérie // 18.04.2012 à 06h23

    J’aime bien la version commentée…mais le texte initial est surtout impressionnant de bêtise, à éculer des poncifs pire que des vieilles lunes…je suis déçue d’un tel discours vide d’autant que j’ai du respect pour certains des signataires. Bref. Comme dit notre Olivier Delamarche, il n’y a pas de bouton “croissance” dans les ministères sur lequel appuyer, et quand bien même on croit que les décisions politiques peuvent décréter la croissance, les bras de levier sont actuellement inexistants (taux au plancher, dette au plafond, engagement de réduction des déficits…)

    A moyen et long terme, anyway, la croissance est pilotée au premier ordre par la quantité d’énergie disponible par personne. Avant le 1er choc pétrolier de 1973, cette quantité croissait d’environ 2% par an par personne, et elle est en diminution depuis. La corrélation avec le graphique d’Olivier sur la croissance depuis les années 60 est évidente. Comme on n’a pas encore trouvé d’énergie miracle pour remplacer le pétrole, et que la production de celui-ci est sur un plateau et va ensuite décliner, le “retour de la croissance” à moyen et long terme est illusoire. D’ailleurs, il faut se poser la question de savoir si c’est “écologiquement” souhaitable.

    Ma conclusion est la même qu’Olivier : il serait bien plus intéressant de s’intéresser à la prospérité sans croissance. Ah, ces économistes…

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    • Elsassman // 18.04.2012 à 11h54

      Je suis entièrement d’accord avec tout ce que vous dites Valérie. Il semblerait à vous lire que nous ayons d’ailleurs les mêmes références, entre autres le livre de Tim Jackson “Propérité sans croissance” (que je ne peux que recommander chaudement) et ce très intéressant entretien de Jancovici : http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html
      Il décrit parfaitement et de façon extrêmement claire que la croissance c’est fini en raison de la rarification des ressources en énergies fossiles. Je ne suis pas d’accord avec sa vision que les énergies renouvelables sont inutiles, mais sur le reste je ne peux que signer des deux mains.
       
      Bref, tout ça pour dire que j’attends malheureusement toujours un candidat qui saura regarder en face les vrais problèmes et nous proposer une alternative crédible au paradigme économique actuel basé sur une croissance infinie (comment peut-on croire à un truc comme ça ?). Je vais être bien embêté pour voter dimanche…

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      • Gus // 18.04.2012 à 13h08

        J’ai vu cette vidéo. Janco est vraiment un type très impressionnant, nous avons beaucoup d’avoir un type comme ça dans notre pays.
        J’aime bien quand, tout en respectant le politique et la difficulté de gouverner, il démontre scientifiquement que certaine position ne sont pas tenables “toutes choses égales par ailleurs” (cf le discours des écologistes)

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        • RLG // 18.04.2012 à 23h36

          Et un, deux ou trois “orphelins du Grenelle” !
          http://www.manicore.com/documentation/articles/orphelins_echos.html
          on se sent moins seul en parcourant ce blog bien fréquenté !
          même difficulté dans l’isoloir ce dimanche …

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          • Valérie // 19.04.2012 à 08h37

            Ca fait plaisir de lire d’autres “convaincus” de la dimension “écologique” et “déplétion pétrolière” dans la crise actuelle, causes largement ignorées par les économistes et même par le grand public.

            Malheureusement je ne suis pas française 🙂
            mais sincèrement, je ne saurais pas pour qui voter si c’était le cas ! J’ai plutôt le coeur à gauche, mais hors de question de voter pour un candidat qui propose de bloquer les prix de l’essence… 

            Bien cordialement. 

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          • odeur_de_sapin // 19.04.2012 à 10h25

            @Valérie et beaucoup d’autres
            Bonjour

            Chasse la réalité, elle revient au galop.
            Il faudrait un sursaut planétaire pour enrayer les processus en cours. Tant que les murs de son salon ne partent pas en miettes, que les géraniums ne grillent pas sur place, ou que le Home cinéma soit emporté par une inondation majeure … peu d’espoir qu’il y ait une réelle prise de conscience.
            New Orléans, Groenland, l’Himalaya, les côtes du BlengaDesh, ect ect ect… c’est tellement loin. On a bien autrechose à faire … préparer les vacances, remplir le congélo, acheter la nouvelle XYZ-Box, que sais-je.
            Je crois que malheureusement, il faut être sur le point de perdre quelque chose, pour réaliser sa valeur.
            La Terre est un cadeau, la Vie est un cadeau et beaucoup se comportent comme des goujats absolus.
            Et certains pensent réellement que l’on peut continuer à massacrer la planète à 7 milliards, 8 Milliards … sans répercussion, en se disant ben c’est surement dû à l’activité solaire par exemple ?
            Posséder ou acceuillir.
            Un jour on réalise que l’on ne possède rien, même pas son propre corps puisque l’on pas le choix de ne pas mourrir, et qu’il est grand temps d’apprendre à acceuillir.

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  • tchoo // 18.04.2012 à 06h49

    eh!José, la croissance des dettes publiques est due à quoi? d’après toi?
    me suis bien marré à la lecture du commentaire d’Olivier
    me suis bien marré aussi à la lecture de la liste des signataires
    certains ne doutent de rien, et nous prennent pour des billes!
     

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  • Fabrice // 18.04.2012 à 06h54

    Personnellement j’ai du mal avec cette bipolarisation alors que le premier tour n’est pas encore passé.
     
     
    Il faut reconnaître que la campagne fut plus attractive du côté de l’ensemble des challengers que du côté des favoris, les challengers n’ayant rien à perdre ont abordés des sujets que les deux favoris ont tout fait pour ne pas aborder ou étouffer dans l’œuf, du grand risque de faire l’impair fatal.
     
     
    Comme Leap cet appel n’apporte rien et je dirais même qu’il dessert le candidat soutenu, on se rappel du matraquage médiatique dont avait particulièrement bénéficié Sarkozy en 2007 et que beaucoup ne pardonnent pas aux Médias (voir la popularité des journalistes, l’audience des journaux télé des ex-chaînes hertziennes et le niveau de vente des journaux).

    pour paraphraser Clémenceau : la politique et l’économie sont des choses trop sérieuses pour être confiée à des “spécialistes”.

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    • step // 18.04.2012 à 20h57

      non c’est moi que tu paraphrases 🙂 c’est qui ce Clemenceau d’abord ?

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  • Bruno // 18.04.2012 à 06h56

    Oui, la base serait de savoir gérer en croissance zéro. 
    Le pacte européen ou une loi organique devraient obliger à adopter , comme hypothèse de croissance dans la loi de finance, au maximum le taux enregistré sur les douze mois passés.

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    • Patrick Luder // 18.04.2012 à 07h43

      “au maximum le taux enregistré sur les douze mois passés.”

      Cette idée est un bon début, mais encore pas assez sécurisée

      il serait mieux de ne prévoir que 96% de l’année précédente,

      cela laisserait un peu de marge à un amortissement,

      ou à des investissements en attente,

      ou à un afaiblissement de l’économie …  

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  • isabelle // 18.04.2012 à 06h57

    Bonjour,
     
    je n’ai jamais fait d’éco au lycée ou a la fac et c’est entre autre pour cela que je vous lis. Sur un plan économique je constate juste que Monsieur Sarkozy n’a pas tenu ses promesses et que son bilan me désole, tant au niveau du chômage qu’au niveau de la dette, le programme de François Hollande a le mérite d’être raisonnable et réalisable en plus d’appliquer un idéal de justice. Que des économistes célèbres le trouvent crédible me semble logique même si pour cela ils doivent changer d’avis.

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  • BA // 18.04.2012 à 07h33

    Dans l’article du Monde, les économistes ont oublié d’écrire le dernier paragraphe. Donc je rajoute le dernier paragraphe :

    “En tant que soutiens du candidat François Hollande, nous n’avons pas envisagé un seul instant l’hypothèse de l’éclatement de la zone euro dans les années 2012-2017. L’éclatement de la zone euro est une hypothèse que nous sommes incapables d’imaginer, car nous sommes économistes. Mais si cette hypothèse se réalisait, le programme de notre candidat François Hollande serait caduc, nul et non avenu.

    Nous concluons en rappelant qu’aucun de nous n’avait été capable de voir arriver l’effondrement historique de 2008, car nous sommes économistes. Nous sommes dans un couloir, et au fond de ce couloir, il y a un éléphant qui galope vers nous. En 2008, nous avons été incapables de voir arriver l’éléphant qui galopait vers nous, et l’éléphant nous a piétinés. Aujourd’hui, c’est pareil. Nous sommes aveugles, car nous sommes économistes.”

    Fin de l’article.

    “Les imposteurs de l’économie”, de Laurent Mauduit, est le livre de l’année 2012.
    Il y a un gouffre entre l’importance de ce livre et le silence médiatique qui l’accompagne. Ce livre explique qui sont vraiment nos soi-disant “grands économistes”, ce livre nous raconte ce que personne n’avait osé raconter sur nos soi-disant “grands économistes”, … et aucun grand média ne fait d’émission sur ce livre. C’est bizarre, hein ? 

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  • Coligny // 18.04.2012 à 07h34

    Félicitations pour votre commentaire.A part Cohen,Lorenzi et Piketty beaucoup de “seconds couteaux” et aussi beaucoup de prétentions!

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  • Joanna // 18.04.2012 à 08h07

    J’adhère à la plupart des commentaires à commencer à ceux de M. Berruyer.
    J’avoue que c’est amusant de lire autant le mot « croissance » après avoir entendu Olivier Delamarche.
    Il est bien vrai comme le dit Olivier Berruyer que les programmes des 2 candidats « officiels » des medias sont basés sur des prévisions de croissance irréalistes. S’il n’y avait que cela … car il y a tellement plus.
    Et en ce qui me concerne ni le candidat capable de bien peu ni celui capable de tout et surtout du pire n’aura mon suffrage.

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  • Tassin // 18.04.2012 à 08h31

    Excellent commentaire de ce texte qu’on croirait sorti des années 80!
    J’ai lu le programme de Hollande. Il nous promet le retour à un équilibre budgétaire en… 2017 si et seulement si le taux de croissance est de 2 à 2,5%/an sur la période 2013-2017.
    Je me demande s’ils croient vraiment à ces scénarios de science fiction!

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    • Patrick-Louis Vincent // 18.04.2012 à 09h46

      “Je me demande s’ils croient vraiment à ces scénarios de science fiction!”

      Qu’importe qu’il y croit ou non. L’essentiel est que les électeurs y croient. Apparemment, ils y croient. Tant pis pour eux ! 

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      • step // 18.04.2012 à 21h02

        gosh mais eux… c’est nous !

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  • Patrick Juignet // 18.04.2012 à 08h36

    Pour amorcer un débat qui m’intéresse, on voit ici que ce groupe qui se définit comme “économiste” le fait parce que économiste renvoie à une connaissance considérée comme ayant une validité être plus ou moins scientifique. Le but est de donner de la crédibilité au propos. Or, ce propos me parait être idéologique c’est à dire socialement intéressé.C’est là une des problèmes de l’économie c’est qu’elle fondamentalement infiltrée d’idéologie. Elle n’est pas suffisamment scientifique pour résister aux incessantes dérives. Du coup il y a un gros problème de crédibilité !  

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    • JPS1827 // 18.04.2012 à 09h12

      C’est exactement ce que je ressens depuis un bon moment. Je suis désolé comme Olivier que personne n’évoque jamais le problème du pilotage x’une économie avec une croissance nulle, ce qui serait éminemment crédible. Tous les “experts” parle de ce qu’il faut faire pour le “retour de la croissance”, qui consiste d’ailleurs en général, selon les plus libéraux, à commencer par plonger le pays en récession

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      • Patrick Juignet // 18.04.2012 à 09h23

        Quelqu’un a-t-il lu “Les imposteurs de l’économie”, de Laurent Mauduit
         Est-ce un bouquin sérieux ou un pamphlet ? 

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        • BA // 18.04.2012 à 09h48

          Bouquin sérieux. Il n’y a que des faits. Il n’y a que des informations sur nos soi-disant “grands économistes”.

          Depuis que le livre a été publié le 29 mars 2012, j’attends qu’un de ces “grands économistes” attaque en justice Laurent Mauduit pour diffamation. 

          J’attends.

          On va voir.

          J’attends. 

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          • Patrick Juignet // 18.04.2012 à 09h58

            Merci, je vais me le procurer. 

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  • Tassin // 18.04.2012 à 08h46

    En fait si on y regarde bien il n’y a que Mélenchon qui tienne la route sur la croissance.
    C’est le seul qui a chiffré sont budget en excédent avec une croissance 0. Et c’est également le seul qui a compris l’antagonisme entre croissance et écologie.
    http://www.reporterre.net/spip.php?article2779
     

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    • chris06 // 18.04.2012 à 11h37

      ce n’est pas bien difficile de chiffrer un budget en excédent avec une croissance “0”, on supprime les intérêts de la dette et on augmente les impôts…

      sauf que si on fait ça, il ne sera pas question de croissance “0” mais d’hyperinflation et d’une dépression économique comparée à laquelle celle des années 30 était une partie de plaisir. 

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    • AwesomeFread // 18.04.2012 à 12h19

      @ chris06

      Le chiffrage en excédent et avec une croissance à 0% et chiffré en prenant en compte les intérêts de la dette. (Même si le programme du Front de Gauche évoque en plus de ça la possibilité de faire un défaut partiel).

      Sinon je ne vois absolument pas en quoi une hausse des impôts provoquerait une hyperinflation ?? C’est la façon la plus saine de financer des dépenses publique, mais évidemment c’est moins populaire que compter sur une hypothétique “croissance” (et puis au moins après on peut dire “la croissance n’est pas là, on ne peut rien faire”).

      Pareil pour la dépression économique, se servir de l’argent qui s’accumule au sommet et qui ne circule pas (qui s’accumule dans des spéculations diverses, avec des effets très néfastes sur l’économie réelle, comme dans l’immobilier) pour l’investir dans des domaines concrets et économiques très positifs (santé, éducation, infrastructures …) c’est le meilleur moyen d’éviter la dépression économique qui s’annonce.

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      • chris06 // 18.04.2012 à 12h46

        Non, l’hyperinflation ne sera pas la conséquence d’une augmentation d’impôts mais de l’idée purement démagogique du FdG de financer le trésor directement en faisant tourner la planche à billets.

        Quand aux augmentations d’impôts, c’est une très bonne idée, sauf que si tous les autres pays font exactement le contraire il n’y aura plus personne pour investir le moindre centime en France. Mais évidemment, cela n’a pas d’importance car le FdG créera un grand pôle d’investissement public financé par la planche à billets. 

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        • JPS1827 // 18.04.2012 à 13h06

          je voudrais qu’on m’explique clairement la différence des conséquences entre 
          – la BCE prête à taux faible voire nul aux états (ce qui n’est pas prévu par nos lois actuelles) faisant ainsi “marcher la planche à billets”
          – la BCE rachète les créances des états devenus insolvables.
          Il me semble que dans le second cas la monnaie ainsi créée ne va pas dans l’économie générale (comme l’a expliqué Olivier avec la métaphore des pommes et des poires) et peut ne pas créer d’inflation, alors que dans le premier cas l’inflation serait immédiate, mais je ne suis pas sûr d’avoir bien compris.
           

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          • chris06 // 18.04.2012 à 16h16

            c’est très simple:

            dans le premier cas l’Etat n’a plus besoin d’émettre de nouvelles obligations sur les marchés pour financer ses besoins. La banque centrale fait tourner la planche à billets pour financer les besoins de l’Etat et rembourser les obligations existantes. Vu qu’il existe (pour la France) 1700 milliards d’obligations existantes dont les coupons et le remboursement du principal sont dues dans les années qui viennent la banque centrale signale ainsi qu’elle finira par devoir imprimer toute la quantité correspondante. Tous ceux qui détiennent des créances dans cette monnaie perdent confiance et essayent de convertir ces créances dans une autre monnaie ou dans un actif tangible (or, argent, etc…). La monnaie finit par perdre toute sa valeur, c’est ce qu’on appelle l’hyperinflation.

            dans le deuxième cas l’Etat continue d’émettre  de nouvelles obligations sur les marchés pour financer ses besoins. La banque centrale ne fait qu’acheter une petite partie (2 à 3 % pour la BCE, 12% pour la FED) des obligations existantes sur le marché secondaire en faisant tourner la planche à billets. Ceci est un outil à double tranchant: d’un côté il permet à la banque centrale d’influencer les taux d’intérêts sur ces obligations mais de l’autre les liquidités ainsi injectées se déversent sur les marchés actions et matières premières. C’est un outil dangereux que la banque centrale est obligé d’utiliser avec précaution car elle risque à tout moment, si elle signale la volonté d’augmenter significativement le volume de ses achats, d’engendrer une perte de confiance en la monnaie.

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        • Tassin // 18.04.2012 à 13h11

          Je sais pas ou vous avez lu ça (dans le programme du FN?) mais le FdG ne veut pas faire marcher la planche a billets.
          Il veut emprunter directement à la BCE au lieu de passer par l’intermédiaire des banques. En quoi est-ce choquant?

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          • Patrick-Louis Vincent // 18.04.2012 à 13h19

            “Il veut emprunter directement à la BCE au lieu de passer par l’intermédiaire des banques. En quoi est-ce choquant?”

            Ce n’est pas choquant en soi, mais irréaliste puisque ce n’est pas prévu dans les statuts dela BCE et que l’Allemagne ne veut pas les changer.

            Mais peut-être pense-t-il, comme Emmanuel Todd, que l’on peut faire plier l’Allemagne en 8 jours.   

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          • Tassin // 18.04.2012 à 13h32

            Ca me semble réaliste puisque c’est également à l’avantage des Allemands, et que la France étant la 2ème puissance, on ne lui accorde pas la même considération qu’au Portugal et à la Grèce.

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          • chris06 // 18.04.2012 à 15h13

            ” En quoi est-ce choquant? ”

            ce n’est pas choquant, c’est interdit. Et cette interdiction n’est pas “tombée du ciel” ou simplement pour faire plaisir aux banques comme le pensent Mélenchon, Le Pen, Dupon-Aignan et tous ceux qui ne semblent toujours pas avoir compris que depuis 1971 nous sommes dans un système de monnaies fiduciaires flottantes, c’est à dire de monnaies qui ne sont plus adossées à une quantité d’or ou de dollars et dont les taux de changes entre elles ne sont plus fixés par les gouvernements suite à négociations entre eux mais par les marchés.

            Dans un tel système, il n’existe pas un seul pays qui autorise sa banque centrale a financer directement le trésor.

            Quand la  FED, la Bank of Japan, la Bank of England, la BCE achètent des obligations de leurs Etats respectifs elles passent toutes par le marché secondaire.

            L’art. 123 du traité de Lisbonne interdit à toute banque centrale (que ça soit la BCE ou toute banque centrale nationale, y compris la Bank of England ou la Banque centrale suédoise qui ne font pourtant pas partie de l’euro) de financer directement le trésor. 
            La même interdiction existe dans tous les autres pays du système des monnaies fiduciaires flottantes.
            Par exemple aux Etats Unis, la loi qui interdit à la FED de financer directement le trésor c’est l’article du Federal Reserve Act section 14 b) 2. qui oblige la FED à acheter toutes les obligations du trésor via le marché secondaire.

            Quand on dit que l’Etat “emprunte” à sa banque centrale, c’est une histoire qu’on raconte pour endormir les enfants. Le seul et unique propriétaire de la banque centrale d’un pays, celui qui garantit ses engagements, n’est autre que l’Etat. L’Etat ne peut “emprunter” à lui même, quand il “emprunte”, c’est toujours aux ménages, aux entreprises et aux pays étrangers.

            Quand on dit que l’Etat “emprunte” à sa banque centrale, c’est pour noyer le poisson. Il ne s’agit pas d’un emprunt mais de la banque centrale qui fait tourner la planche à billets pour régler les dépenses de l’Etat.

            Quand la monnaie était adossée à l’or ou au dollar comme avant 1971, quand la banque de France faisait une “avance au trésor” elle était obligée de maintenir la quantité correspondante d’or ou de Dollars en réserves.

            Depuis qu’on a abandonné ce système, c’est à dire que les monnaies ne tiennent que par la confiance que les utilisateurs de la monnaie ont en elle (d’où le nom : fiduciaire, du latin fides, confiance) on a aussi proscrit à la banque centrale de faire des “avances au trésor” puisque faire tourner la planche à billets pour régler les dépenses de l’Etat ne coûte strictement rien à la banque centrale, qui peut imprimer autant de billets que l’Etat souhaite et qui n’aurait donc plus besoin de lever d’impôts pour régler ses dépenses.

            Croire qu’un tel système de monnaies fiduciaires flottantes pourrait fonctionner en relaxant cette interdiction qui est faite aux banques centrales du monde entier de financer directement le trésor, c’est vraiment croire aux miracles.

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          • step // 18.04.2012 à 21h29

            sans vouloir défendre le programme FDG surtout sur ce point, c’est le seul qui parle aussi de dette odieuse et de défaut partiel. Les autres ne proposent absolument rien à part le déni ou la saignée. Le niveau des propositions économiques des autres partis étant de 0, le FDG en ressort “comparativement un peu moins nul”. Enfin tout ça est assez pitoyable. Pour faire une appréciation façon prof: “copie très insuffisante, quelques bons éléments”. Devant une ribambelle de “hors sujet, imprécis et non argumenté”…
            Pour répondre à ta question olivier ben il reste toi et tes contributeurs adorés, idem pour le débat de la “prospérité” à croissance 0 qui est indispensable.

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          • chris06 // 19.04.2012 à 05h18

            @step,

            je te laisse imaginer à quel niveau seraient les taux d’intérêts sur la dette publique française si le PS et l’UMP s’étaient mis à parler de dette odieuse et de défaut partiel durant cette campagne présidentielle.

            Sans parler de la tête des épargnants.

            Non mais tu rêve complètement!

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          • step // 19.04.2012 à 08h44

            la tête des épargnants je m’en fout un peu à vrai dire, j’ai comme la majorité des gens quelques milliers d’euros en banque, perte acceptable.

            Dans tous les cas, et ça – mélanchon n’a pas le courage de le dire – il faudra ET assurer le fonctionnement de l’état hors charge de la dette sans recours au système bancaire (se serrer la ceinture) ET faire défaut d’une partie de la dette (et les épargnants seront bien obligés de comprendre que c’est un remboursement partiel ou rien du tout). La question n’est pas finirons nous tondu, c’est une certitude, mais finirons nous tondus libres ou tondus sous directoire. La liberté c’est plus dur à reconquérir (et plus important) que la santé financière.

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          • Christophe Vieren // 19.04.2012 à 16h35

            @Olivier : je saisis pas bien la nuance entre proposer une restructuration et imposer un défaut de paiement. Le résultat est bien le même, non ?
            Si c’est cela c’est bien le rapport de force entre la rue et les créanciers qui permet d’obtenir un défaut négocié c’est à dire une restructuration : si la rue se saborde (grève longues telle 1936 ou 1968, …), le créancier a tout intérêt à accepter le défaut.
            J’ai bon ?
             

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      • AwesomeFread // 18.04.2012 à 13h29

        @ JPS1827 :

        Dans l’absolu dans les deux cas la masse monétaire mise à disposition sur le marché étant la même, il n’y a pas de raison pour que l’inflation soit supérieure dans un cas plutôt que dans l’autre. Pour se le figurer : imaginons que les mêmes mécanismes soient en place, mais que toutes les banques soient nationalisées.

        En fait les banques privées servent de garde-fou, comme celà coûte plus cher d’emprunter à une banque privée que de se faire tout seul un prêt à 0%, les états ont tendance à se modérer et à s’imposer une meilleure gestion pour payer moins cher leurs prêts. Et puis on compte aussi sur les capitaux propres mobilisés pour acheter de la dette française pour limiter l’inflation.

        Après ce rôle de garde-fou, et  cette limitation de l’inflation à tout prix ont un coût : pour savoir lequel, il suffit de regarder quel aurait été le montant de la dette si l’on avait emprunté à 0% … on aurait quasiment aucune dette, ça nous a coûté 1700 milliards. Là comme ça j’aurais tendance à penser que le remède est pire que le mal. Ou qu’il serait temps d’imaginer de meilleurs “garde-fous”.

        @ chris06 :

        L’inflation n’implique pas forcément hyper-inflation. Quasiment tous les pays du monde ont la main sur leur planche à billet, avec les excès que ça implique, sans provoquer d’hyperinflation, ni de forte inflation (dans le cas des US c’est même surprenant …). En France avant la loi de 1973 l’inflation était forte (du moins, ac nos critères actuels), mais les salaires réels progressaient quand même.

        Le dogme du “on cible le 0 inflation à tout prix” est avant tout une mesure destinée à protéger les patrimoines existants (l’inflation ce n’est jamais qu’une taxe sur les patrimoines et capitaux). Les partis de gauche et d’extrême gauche s’en fichent pas mal, puisqu’en pratique l’inflation agit comme un mécanisme de redistribution.

        Quand aux investisseurs, même avec des impôts, dans une économie dynamique et stabilisée, ils reviennent toujours, pas d’inquiétude (cf l’exemple des pays d’Amérique du sud) 

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        • Tassin // 18.04.2012 à 13h35

          ” En France avant la loi de 1973 l’inflation était forte (du moins, ac nos critères actuels), mais les salaires réels progressaient quand même.”
          L’inflation était encore plus forte entre 74 et 83! Année à partir de laquelle Jacques Delors a supprimé l’indexation des salaires sur l’inflation.

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        • chris06 // 18.04.2012 à 17h39

          @Awesome Feed,

          “L’inflation n’implique pas forcément hyper-inflation.”

          certes, mais dans un système de monnaies fiduciaires flottantes, comme celui mis en place depuis 1971, quand le gouvernement d’un pays indique qu’il ne va plus emprunter aux épargnants (ménages et  entreprises nationales  et pays étrangers) pour  financer ses besoins et rembourser les créanciers existants mais va se contenter de faire tourner la planche à billets (ie “emprunter” à sa banque centrale plutôt qu’en émettant des obligations), ce n’est pas de l’inflation qui en résulte mais une perte de confiance irrémédiable en la monnaie, ie hyperinflation.  

          “Quasiment tous les pays du monde ont la main sur leur planche à billet, avec les excès que ça implique, sans provoquer d’hyperinflation”

          Tous les pays au monde obligent leur banque centrale à acheter les obligations publiques sur les marchés secondaires.
          Tous les pays au monde émettent des obligations publiques auxquelles souscrivent les institutions financières nationales ou étrangères par un système d’enchères. Obligations qui sont ensuite mises sur le marché secondaire et achetées par les différents organismes d’épargne (banques, assurance, fonds de pensions, etc…)

          Aucun pays au monde ne demande à sa banque centrale de financer directement le trésor.

          Tous les pays au monde qui ont recours à la planche à billet savent qu’ils sont obligés d’y recourir avec une extrême précaution car dans un système de monnaies fiduciaires flottantes qui est basé entièrement sur la confiance (et non plus sur  une contre-partie or comme avant) une perte de confiance en la monnaie peut devenir irrémédiable et entraîner l’hyperinflation.

          Mais Mr Mélenchon et les économistes qui lui servent de conseil (Généreux..etc) croient encore aux miracles de la planche à billets, n’ont toujours pas compris qu’on était dans un système de monnaies fiduciaires flottantes, se foutent éperdument des épargnants français et étrangers, et ceci est largement suffisant pour que si, par malheur le FdG venait à prendre le pouvoir en France et passer outre l’interdiction qui est faite aux Etats d’emprunter directement à leur banque centrale, ces épargnants essayent de se dégager le plus rapidement possible de toutes les créances en monnaie française qui sont en leur possession.
           
          “En France avant la loi de 1973 l’inflation était forte (du moins, ac nos critères actuels), mais les salaires réels progressaient quand même.”

          Avant 1973 (plus précisemment avant 1971) on était dans un système de monnaies à étalon de change or dont les taux de changes étaient fixés par les gouvernements suite à des négociations entre eux. 

          Aujourd’hui Il est urgent d’abandonner ce système aberrant qu’est le système des monnaies fiduciaires flottantes. Mais ce n’est pas ce que propose le FdG qui ne semble toujours pas avoir pris conscience du problème. Et ce n’est certainement pas eux qui ont engendrer la confiance nécessaire pour y parvenir. 

          “Quand aux investisseurs, même avec des impôts, dans une économie dynamique et stabilisée, ils reviennent toujours, pas d’inquiétude”

          Ah oui? Et comment allez vous faire pour re-dynamiser et stabiliser notre économie une fois que toute l’épargne et le capital ainsi que tous les entrepreneurs que compte ce pays se seront barrés à l’étranger ou auront  été détruits par les mesures du FdG?

          Pas de problème, on fait tourner la planche à billets, tout rentrera dans l’ordre!

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          • repp // 18.04.2012 à 21h46

            “Ah oui? Et comment allez vous faire pour re-dynamiser et stabiliser notre économie une fois que toute l’épargne et le capital ainsi que tous les entrepreneurs que compte ce pays se seront barrés à l’étranger ou auront  été détruits par les mesures du FdG?”
             
            Il faut avoir des alliés qui ont des matières premières et aussi un intérêt certain à être protégés par une force nucléaire et militaire (France) contre le paquebot qui coule (USA). L’Afrique et l’Amérique du sud en particulier, ils ont de plus un placement géographique parfait pour de la défense anti-USA
            Droit de préemption pour les employés, amélio des scop. Et il y a aussi beaucoup de jeunes pleins de talents au chômage qui attendent que les vieux ce tirent pour avoir le champs libre et relocaliser (pas forcément pour gagner plein de thune…). Personne n’est irremplaçable…
            Impulser dans les grandes lignes avec la puissance Étatique l’économie
            Être sûr que la réponse nucléaire est efficiente à 100%…
            Etc etc… Tout cela est dans le programme du FDG, ils sont bien plus prêt que tu ne le pense à rentrer en guerre froide contre la finance et les forces pro-atlantiste esclavagistes.
            Les Français ne baisseront pas les yeux !

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          • step // 18.04.2012 à 22h11

            analyse très pertinente. une objection toutefois (qui n’est pas économique mais stratégique). Les changes flottant, c’est une question de confiance. Qu’est-ce qui inspire confiance actuellement ? Parce que entre des pays en décroissance, des pays à la bulle immobilière délirante, instables politiquement, basés sur un modèle économique uniquement orienté exportation et les produits financiers pourris il n’y a actuellement pas beaucoup de refuges. Je pense qu’actuellement, la situation va plutôt être de faire un peu moins peur que le voisin que de rassurer qui que ce soit… La planche à billet peut dans des conditions bien précises être pratiquées à condition de ne pas être dans les pire….

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          • repp // 18.04.2012 à 22h18

            Bien sur c’est un cas extrême hein, peu probable que cela arrive mais je voulais montrer que même dans une la pire des situations, il y avait un plan derrière. On ne se laissera pas faire en clair…La France a énormément de bonne carte en main.

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          • chris06 // 19.04.2012 à 05h26

            @repp,

            ah oui? la France va s’allier avec l’afrique et l’amérique du sud et rentrer en guerre contre les USA  c’est ce que propose le FdG?

            C’est ça qui est quand même formidable avec les partisans de Mélenchon, c’est qu’ils en arrivent à délirer complètement et se prendre pour l’union soviétique dés qu’on leur parle des aberrations économiques et monétaires de leur programme!

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      • AwesomeFread // 18.04.2012 à 19h48

        Hé ben, j’ai appris plus en 3 posts ici qu’en suivant depuis plusieurs mois diverses débats économiques qui passent à la tv et la radio/

        @ chris06

        Ok je ne connaissais pas le contexte de la mise en place de la loi de 1973. C’est plus que pertinent.

        @ Olivier Berruyer

        Je viens de lire l’article que tu proposes à Tassin ( http://www.les-crises.fr/la-monnaie-banque-centrale-2/ ), je ne savais pas que le pret des banques centrales se faisait contre un actif de même valeur ! 

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  • BA // 18.04.2012 à 09h12

    Mercredi 18 avril 2012 :
     
    Banques espagnoles : nouveau record des créances douteuses, au plus haut depuis 18 ans.
     
    Le taux des créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur vulnérabilité, a encore progressé en février, atteignant un nouveau record depuis 1994, selon les chiffres publiés mercredi par la Banque d’Espagne.
     
    Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, s’élevaient à 143,815 milliards d’euros en février, soit 8,15 % du total des créances, contre 7,91 % en janvier et 7,61 % en décembre.
     
    Le secteur bancaire espagnol est l’une des sources d’inquiétude des marchés, car il est fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008 : son taux de créances douteuses, qui n’était que de 3,37 % fin 2008, s’est fortement détérioré depuis le début de la crise.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_Espagnebanque_nouveau_record_des_creances_douteuses_au_plus_haut_depuis_18_ans58180420121059.asp

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  • Idlas // 18.04.2012 à 09h12

    L’économie n’est pas une science, tout au plus une science humaine…Dieu a inventé l’économie pour que les météorologues se sentent moins seuls…plus ou moins ce qu’en en a dit François Asselineau.

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  • Deres // 18.04.2012 à 09h26

    Le Monde est quotidiennement rempli de ralliements tardifs et de soutien inconditionnel de la 25ème heure envers Hollande. Le vainqueur semble clair et il est sage de faire allégeance le plus tôt possible si on veut être bien placé dans la file avec sa gamelle …

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  • odeur_de_sapin // 18.04.2012 à 09h34

    Nous, économistes, soutenons … XYZ. En une seule phrase ils m’ont convaincu de ne jamais leur accorder aucun crédit.
    Autant dans la démarche (c’est nous que l’on est très intelligent et que l’on a réfléchit pour vous …) et si j’en crois ce qui est décrit souvent sur ce blog, la marge de manœuvre économique est des plus limitées.
    Probablement, il aurait mieux valu consacrer les sommes dépensées pour la campagne (au vu de la qualité … de celle ci et de l’esquive des vrais problèmes et du manque de vision) à des œuvres caritatives, écologiques, ect.
    Quand est ce que cette mascarade va-t-elle cesser ?

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  • Patrick-Louis Vincent // 18.04.2012 à 09h38

    Ils auraient dû commencer par “nous les économistes de la gauche socialiste”. Cela aurait été plus honnête. Car, bien évidemment le point de vue de “nous les économistes libéraux” est fort différent.

    Pour qui se prennent-ils ces gugus pour se dire “nous les économistes” comme si il n’y avait qu’une seule école de pensée en matière économique? Déjà que les Elie et Daniel Cohen sont partout invités sur les médias télévisés, après la victoire de Hollande, l’on ne verra plus qu’eux. Vive la pensée unique au service du socialisme triomphant ! 

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    • JPS1827 // 18.04.2012 à 13h10

      Le problème c’est que j’ai remarqué que tous ceux qui dénoncent la “pensée unique” ont eux-mêmes une pensée… unique ! et c’est dur de se faire une idée qui soit un peu étayée dans tout ça !

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      • step // 18.04.2012 à 22h28

        toute pensée est unique… par essence 🙂 La bonne question est laquelle est la plus adaptée à notre situation et la proche de la notion d’intérêt commun 🙂

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  • Idlas // 18.04.2012 à 10h38

    correction:l’économie n’est pas une science exacte…

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  • BA // 18.04.2012 à 10h45

    Mercredi 18 avril 2012 :
     
    Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d’euros pour être assaini et pour ne pas s’effondrer.
     
    El sector financiero necesita 350.000 millones de euros para sanearse y no colapsar.
     
    http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/
     
    En ce moment, sous nos yeux : 
     
    Effondrement de la Bourse de Madrid.

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  • erde // 18.04.2012 à 10h47

    Leur foi en la pensée unique , ultralibérale donc , est à hauteur de leur aveuglement.
    Ils sont simplement incapables de sortir de leur sacro-sainte idéologie, incapables de se remettre en question face aux défis qui nous attendent.
    Bref ! Inefficaces voire même dangereux puisque manipulateurs d’opinions. (l’histoire récente le prouve).
    Après avoir lu et relu les programmes des canassons en tête du pmu, proclamés par les médias et les instituts de sondage (medef) franchement, rien ne changera si ce n’est sur la forme.
    Le résultat sera le même.
    Par contre j’assume totalement ma préférence pour le programme du Front de Gauche, d’une cohérence et d’une précision inégalée jusqu’ici.
    Loin d’être un truc bricolé comme la plupart des autres candidats qui tente de refaire du neuf avec du vieux.
    Non ! Franchement non ! Un bol d’air frais est nécessaire et vital pour notre démocratie et la France qu’on aime.

      

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  • Incognitototo // 18.04.2012 à 11h17

    Oui, absolument d’accord avec vous Olivier, la “croissance” c’est vraiment “l’incantation magique”… et on remarquera au passage que tous ceux qui en ont plein la bouche, ne nous expliqueront jamais comment ils vont faire pour la rétablir ; à part en faisant appel à de nouvelles incantations magiques : compétitivité, relance, assainissement, … et autres abracadabras, dont ils n’ont pas la moindre idée de comment ça doit se concrétiser et s’appliquer sur “l’économie réelle”…
    D’ailleurs, la plupart de ces “économistes” soutiennent encore les politiques keynésiennes, sans tenir compte de ce que l’on sait depuis 40 ans maintenant : dans les économies ouvertes la relance keynésienne (qu’elle soit par la consommation ou l’investissement), ça ne fonctionne pas ! Pire, ça aggrave les problèmes, par les fuites monétaires qu’elle engendre :
    1 – par la consommation, quand on injecte 100, seuls 80 produiront en France, le reste ira alimenter de nouvelles dettes…
    2 – par l’investissement, j’ai calculé que quand on injecte 100, dans une entreprise du CAC 40 :
    –> 30 % vont à de la production française
    –> 30 % vont à de la production européenne hors de France
    –> les 40 % restant se répartissant sur le reste du monde (principalement Amériques et Asie, dont 0,15 % en Afrique, et on comprend mieux, au passage, pourquoi ce continent n’est pas près de décoller économiquement)

    Toutes les politiques de relance depuis 1975 l’ont prouvé ; mais nos dirigeants, aussi bien de gauche que de droite, continuent imperturbables à croire à cette foutaise économique, comme à un credo, jamais remis en cause ; sans jamais nous expliquer comment ils vont faire pour que “la monnaie produise chez nous”, au lieu de partir ailleurs et d’alimenter nos dettes…

    Sauf que pour résoudre cette équation apparemment insoluble, il faut remettre en cause certains crédos libéraux, et là on retombe à nouveau dans du grand n’importe quoi…
    Entre ceux qui ne veulent pas qu’on touche aux “acquis” du libre-échange (nos partis de gouvernement) et ceux qui en sont à vouloir sortir de l’Euro, personne ne propose de solution intermédiaire qui ferait de la réalpolitik en retournant les armes du libre-échange contre lui-même… trop compliqué sûrement…

    Aucun salut économique ne viendra d’aucun des candidats à ses élections… À part ça, je voterais même pour une chèvre, si elle était contre Sarko au deuxième tour, sauf si elle est affiliée au FN…

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    • Patrick Juignet // 18.04.2012 à 16h03

      dans les économies ouvertes la relance keynésienne (qu’elle soit par la consommation ou l’investissement), ça ne fonctionne pas ! Pire, ça aggrave les problèmes, par les fuites monétaires qu’elle engendre 

      C’est bien de le dire et de le redire parce que ça n’est pas encore compris.    

      Cependant ça peut fonctionner avec des mesures complémentaire qui réduisent les fuites (un protectionnisme subtil) 

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      • Incognitototo // 18.04.2012 à 16h27

        Absolument pour le “protectionnisme subtil” ; cependant, vous remarquerez que parmi ces “fameux économistes”, sans même évoquer la bêtise notoire d’un Piketty, aucun n’a encore intégré, que ce sont les “fuites” qu’il faut “colmater” avant toute mesure de relance et/ou de réforme fiscale…

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        • Tassin // 18.04.2012 à 18h52

          Du tout bon!

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  • Mor // 18.04.2012 à 11h26

    Mince, les économistes donnent tort aux analystes delamarchiens. Il doit y avoir une erreur quelque part puisque l’on ne trouve pas ce genre de pensée dans la liste des blogs économiques publiée par le Figaro. Mais, ces économistes devraient la fermer et ne pas s’immiscer dans les débats sérieux où l’on tache d’inventer la réalité pour amener notre bourrin le premier au poteau. Quelle bande de bisounours, non ? Enfin, puisque le Titanic va couler, aucun souci à se faire.

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    • Deres // 18.04.2012 à 11h40

      Le Titanic, peut bien couler, ce n’est pas un problème quand on est déjà dans une chaloupe réservée aux premières classes … Nos élites ne s’en font pas pour leur sort mais expliquent doctement aux autres comment nager et leur lancent quelques gilets de sauvetage dans l’eau glacée.

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      • Mor // 18.04.2012 à 14h00

        Ah ? Donc cette métaphore du Titanic sert à préparer les gueux pour leur éviter un choc thermique quand ils se jetteront à une mer gelée pleine de glaçons. Sympa, l’économie par l’image. Et si on empêchait le machin de couler, les gens dans les soutes auraient peut-être une chance, non ? Mais, il faut vouloir, bien sûr.

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  • yoananda // 18.04.2012 à 11h51

    Ils veulent peut être torpiller le PS ? lol
    après plus de 2 siècles d’échecs successifs, les économistes ont encore le culot de venir faire les kéké !!! fallait oser … moi je serais eux je me ferais tout petit !

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  • astap66 // 18.04.2012 à 11h58

    En fait, les économistes ne servent à rien. Je pense comme Paul Jorion et d’autres que c’est une fausse science.
    Il faudrait revenir à l’économie politique, c’est à dire imaginer les types de sociétés que nous désirons et se donner les moyens de les mettre en oeuvre.
    Je trouve personnellement que l’objectif du communisme (le partage, une société sans classe, des citoyens émancipés…) est un bel objectif.
    Ce n’est pas parce qu’il y a eu le Goulag ou Staline que cet objectif doit définitivement être discrédité : il n’y a pas en effet de relation de cause à effet entre la volonté de partage des richesse et le totalitarisme.
    Mais la fin doit être aussi dans les moyens.
    Il faut des règles imposées démocratiquement qui empêchent les écarts de revenus et de patrimoine excessifs  et interdisent la spéculation pure.
    C’est également pour cela  qu’en ce qui me concerne, j’ai aussi choisi le front de gauche, même si je pense en effet que  le programme présidentiel  laisse à désirer sur certains points.
    Mais pour une fois il redéfinit le rôle du citoyen qui devient acteur (6ème république, constituante) de la démocratie. 

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    • Deres // 18.04.2012 à 12h33

      Dire que la fin justifie les moyens est justement ce qui fait que le communisme mène inexorablement au totalitarisme … Ensuite, en parant la fin recherchée de toutes les qualités, tout devient progressivement justifiable.

      Dans la réalité, les moyens qui vont à l’encontre des libertés et de la morale sont complètement et toujours injustifiables. 

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      • Mor // 18.04.2012 à 14h06

        Et la liberté mal comprise de manière intéressée et intentionnée, où mènerait-elle, selon le décalogue de l’ultralibéralisme pour les nuls qu’à écrit Hayek et son fils spirituel Friedman ?

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      • astap66 // 18.04.2012 à 18h40

        C’est justement ce que je dis ! Dire que la fin est dans les moyens, c’est dire qu’un objectif de partage, de respect de l’autre, d’émancipation et de véritable démocratie ne peut être atteint en utilisant des méthodes diamétralement opposés !  

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        • step // 18.04.2012 à 22h38

          la fin est dans les moyens comme l’arbre dans la graine (Gandhi). Le communisme ne sombrera pas dans le totalitarisme le jour ou l’enrichissement personnel ne sera pas l’objectif premier de l’humanité. Il y a donc un prérequis, et il n’est pas mince. Il viendra dans tous les cas, car sinon l’humanité dans son ensemble ne survivra pas à la destruction des richesses communes (biotope,ressources…) qui sont nécessaire à cette quête de prospérité individualiste.

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    • A-J Holbecq // 18.04.2012 à 16h20

      Une proposition différente du communisme (mais ce n’est surement pas la seule possible, restons modeste  😉 ): http://www.yvesmichel.org/admin/tous-les-livres/une-alternative-de-societe-lecosocietalisme
      (bon, c’était ma minute d’auto pub)

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  • Davoust Pierre // 18.04.2012 à 12h03

    Sous la courtoisie, le vitriol… C’est à la fois nécessaire et bien réconfortant.
    Bonne continuation.

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  • BA // 18.04.2012 à 12h08

    Mercredi 18 avril 2012 :
     
    http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/
     
     
    Bourse de Madrid : effondrement de 3,19 %.
     
    Bourse de Madrid depuis le 1er janvier 2012 : effondrement de 16,67 %.

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  • BA // 18.04.2012 à 12h15

    Mercredi 18 avril 2012 :
     
    Italie : Rome revoit à la baisse son PIB, retarde l’équilibre budgétaire.
     
    Le gouvernement italien a revu mercredi à la baisse ses prévisions de Produit intérieur brut (PIB) pour 2012, prévoyant une contraction de – 1,2 % contre une baisse de – 0,4 % lors de la dernière prévision officielle datant de décembre.
     
    Il a dans le même temps retardé ses prévisions de retour à l’équilibre budgétaire, s’attendant à un déficit de 0,5% en 2013 (au lieu de 0,1 % prévu), dans un communiqué publié à l’issue d’un conseil des ministres.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Rome_revoit_a_la_baisse_son_PIB_retarde_l_equilibre_budgetaire21180420121410.asp
     
    En ce moment, sous nos yeux :
     
    Effondrement de la Bourse de Milan.

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  • chris06 // 18.04.2012 à 12h24

    ” D’ailleurs, la plupart de ces “économistes” soutiennent encore les politiques keynésiennes ”

    pas “keynesiennes”, “néo-keynesiennes”!

    Keynes n’a jamais, oh! grand jamais, suggéré l’idée qu’il fallait doper la croissance par l’endettement pendant plus de trente années consécutives, stimuler la croissance en période de vaches grasses, quelle idée profondément anti keynesienne!

    Le pauvre homme doit être entrain de se retourner dans sa tombe en entendant qu’on continue à faire un véritable massacre de ses idées.

    C’est à partir du moment où on a tenté de transcrire sa théorie générale en termes néoclassiques et d’y intégrer les modèles d’équilibre général, notamment le fameux modèle néo-keynesien IS/LM  de John Hicks, les travaux de Paul Samuelson, Kenneth Arrow, Robert Lucas qui conduisirent à la synthèse néo-classique qu’on a complètement détruit l’oeuvre de Keynes.

    Heureusement que les post-keynesiens, eux, n’ont jamais participé à ce massacre et ont réussi à bâtir une théorie économique digne de ce nom parfaitement capable d’expliquer les mécanismes de la crise, voir notamment les travaux de Hyman Minsky dont je parle plus haut, qui reste, pour moi, le plus grand économiste de ces dernières quarante années. Ou les travaux d’un autre grand économiste post keynesien Paul Davidson et ses propositions de réformes du système monétaire international.

    Quel dommage qu’en France les oeuvres de Minsky et de Davidson soient si peu connues, car on y trouve pourtant tous les éléments essentiels pour guider nos décisions politiques face à cette crise et réformer notre système économique et monétaire. 

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    • Incognitototo // 18.04.2012 à 13h40

      Oui, d’accord avec vous pour constater que la plupart de ceux qui se réclament de Keynes ont massacré sa pensée…
      Cependant, je ne pense pas que les solutions se situent dans la macro-économie, et même un Minsky (je ne connais pas Davidson) ne nous donne aucune solution applicable “ici et maintenant”… tant les déterminants macros semblent tout diriger… ce que je ne pense absolument pas.

      Pour relocaliser notre économie, on n’a ni besoin que le reste du monde soit d’accord, ni besoin de tripatouiller les fondamentaux macros… d’ailleurs, c’est bien ce que je reproche à tous nos politiques et à nos économistes : de n’avoir aucune idée de comment on peut faire revenir les investissements en France, booster la compétitivité, et donner du boulot (non sous-payé faut-il le préciser) à tout le monde… entre autres…

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      • chris06 // 18.04.2012 à 18h10

        La France est située sur une autre planète, la planète France, c’est bien connu!

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        • step // 18.04.2012 à 22h41

          quand un problème est trop complexe, chris, il faut savoir le découper. Ca aussi c’est bien connu.

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          • chris06 // 19.04.2012 à 05h53

            oui, on découpe la France de la planète terre et on la met sur une autre planète, ça rendra certainement nos problèmes beaucoup plus faciles à résoudre…

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          • step // 19.04.2012 à 08h50

            L’environnement économique et social actuel est une création humaine de ces 30 dernières années. Cela n’a rien à voir (même métaphoriquement) avec la position géographique de la france. Ce qui peut être fait par les humains peut être défait (en général par d’autres) humains. Soit tu désespère de l’humain quand à savoir reconnaitre avoir fait de la m…. soit tu considères fixes des choses qui ne le sont pas. Quand tu vois comment sont tordus les traités européens alors que la tourmente n’est pas là, je peux te garantir que le système libro-commercialo-conservateur se tordra aussi sous la contrainte.

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          • chris06 // 19.04.2012 à 12h48

            @step,

            bien sûr que ça peut être défait par les humains, je n’ai jamais dit le contraire.

            Les humains ont mis en place un système monétaire international en 1945 qui s’appelait Bretton Woods. Ils en ont changé en 1971 en mettant en place le système des monnaies fiduciaires flottantes. Et ils peuvent en changer à tout moment s’ils le souhaitent.

            Mais ce que tu n’arrive pas à comprendre, comme BA et PLV plus bas, et ce n’est pourtant pas bien difficile à comprendre, c’est qu’un seul pays ne peut pas décider tout seul, ah ben je vais mettre en place mon système monétaire international à moi tout seul.

            Le système monétaire international c’est celui qui détermine les taux de changes des monnaies entre elles, qui permet de convertir une monnaie en une autre. Ce n’est pas quelque chose que chaque pays peut décider indépendamment des autres, tu comprends cela?

            Et pourtant, ce système c’est la base de tout le système économique et financier mondial, et tous les problèmes des quarantes dernières années partent de là, d’une part car ce système a généré beaucoup trop de liquidités et de dettes, qui se sont portés particulièrement sur la spéculation des actifs (immobiliers, actions, matières premières, etc…) d’autre part car il a créé tous les déséquilibres que l’on connait aujourd’hui entre des pays comme les Etats Unis qui ont une balance commerciale très déficitaire et la chine qui a un énorme excédent.

            Tant qu’on n’en changera pas (et ce n’est pas la France toute seule dans son coin qui peut en décider), on aura un  système économique et financier qui sera hautement instable et déséquilibré.

            Et ce sont des économistes comme Triffin dans les années 50, Minsky et Davidson dans les années 90 qui ont réfléchi a ces problèmes et proposé des solutions et des modèles qui permettent de corriger les défauts structurels du système actuel.

            Car pour changer le cadre, l’architecture du système il faut bien en proposer une autre non? Et on la tire pas d’un chapeau en se disant, tiens, si on essayait ça? 

            Tu comprends ce que je cherche t’expliquer, je ne sais pas si c’est suffisamment clair, il est possible que je n’arrive pas bien à exprimer mes idées? 

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          • Incognitototo // 21.04.2012 à 14h42

            @ Chris06,

            Ce que je comprends, c’est que vous nous dites : on ne peut rien faire si on ne change pas le cadre global, dont nous dépendons… parce qu’en gros, il surdéterminerait les marges de manoeuvres que nous avons…
            C’est vrai d’une certaine façon et totalement faux pour celles qui nous intéressent…
            On n’a pas besoin que tout le monde change pour :
            – arrêter de taxer les patrimoines qui ne sont pas réalisés ; et en conséquence, en finir avec la “chasse et la culpabilisation des riches”… 
            – fiscaliser l’intégralité des prélèvements sociaux, notamment avec la TVA sociale substitutive ; et en conséquence supprimer toutes les structures institutionnelles redondantes qui ne servent à rien, et redistribuer ces forces de travail sur tous les secteurs qui produisent de la “plus-value” économique et sociale…
            – refondre totalement la fiscalité des IR, pour la rendre plus progressive et plus juste ;
            – donner une prime à ceux qui gardent leurs investissements en France (par une fiscalité dégressive en fonction de la durée de détention) et taxer et/ou surtaxer les opérations spéculatives à court terme, ainsi que les revenus distribués à l’étranger et/ou en direction des “anonymes”…
            – et cetera, et cetera…

            Bien sûr, pour un certain nombre d’autres points, rien ne pourra se faire sans l’Europe, notamment pour les règlementations financières et monétaires ; pour autant, je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher, avec ces “simples” mesures de gagner 12 % de compétitivité, tout en améliorant le pouvoir d’achat de 32 % !!! Comme vous dites, nous ne sommes pas seuls sur la planète, et si d’autres pays y arrivent (dont le Danemark), je ne vois pas pourquoi, nous serions plus bêtes qu’eux…

            Retourner les armes du “libre-échange” contre elles-mêmes, ça a un sens et c’est possible… mais sûrement pas avec nos 10 prétendants à la présidentielle.

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    • Mor // 18.04.2012 à 14h09

      Merci d’avoir remis la pensée de Keynes à la bonne place, Chris.

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  • Patrick-Louis Vincent // 18.04.2012 à 12h55

    “l’objectif du communisme est un bel objectif”

    Il a été atteint : 100 millions de morts

    “Ce n’est pas parce qu’il y a eu le Goulag ou Staline que cet objectif doit définitivement être discrédité  ”

    Si, le communisme est une dictature. Partout où il s’est exercé, il a conduit à la dictature, au totalitarisme, à l’intolérance et aux massacres systématiques : Staline, Mao, Amin Dada, Pol Pot. 

       

        

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    • repp // 18.04.2012 à 22h40

      Non mais sérieusement ? Une dictature est forcément communiste tu sais… Par contre le communisme n’est pas forcément une dictature (à 7 milliard si c’est vrai…).
      Trop tard pour le communisme de toute façon. Socialisme décroissant ou libéralisme dévastateur ou les deux…

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  • Coma81 // 18.04.2012 à 13h40

    Tiens, j’ai vu le nom de piketty. Ben il y  a au moins un type de gauche. Par contre les autres…
     

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  • reset // 18.04.2012 à 13h41

    En gros le cheval S n’est plus bon on paris sur le cheval H ( un éternel recommencement ? ), c’est qui les gens qui parlaient de chien de gardes ?

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  • Patrick-Louis Vincent // 18.04.2012 à 13h46

    “Ca me semble réaliste puisque c’est également à l’avantage des Allemands”

    Ce qui est réaliste, c’est qui est réalisable. Or, les Allemands ne veulent pas d’une banque centrale qui prêtent aux états. Donc, dire qu’on empruntera à la BCE n’est pas réaliste.

    En revanche, quand Dupont-Aignan dit qu’il empruntera à la Banque de France, c’est réaliste (ou du moins cohérent), puisqu’il propose de sortir de l’euro.   

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    • AwesomeFread // 18.04.2012 à 14h03

      – Négocier avec les allemands, c’est a dire les traiter en partenaire et non pas en ennemis, et défendre nos intérêts, c’est réalisable. D’autant que nous ne serions pas seuls en Europe à défendre cette idée.

       – Recourir aux prêts forcés en cas d’urgence (pour ne pas se retrouver comme des grecs) en attendant que les négociations aboutissent, c’est réalisable (et dans la loi).

      – Envisager en dernier recours de sortir de l’euro où du moins de certains traités si les allemands font blocage, c’est réalisable aussi (quel est l’intérêt de rester dans une construction européenne qui joue contre nous et dans laquelle nous ne pouvons pas défendre nos idée, et où même le fait d’avoir des idées semble irréaliste ?). Par contre à mon avis à cette éventualité les allemands seront beaucoup plus conciliants, ne pas oublier que ce sont eux les gagnants de la construction européenne.

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      • chris06 // 18.04.2012 à 17h55

        si vous pouvez me donner le nom d’un seul gouvernement au pouvoir actuellement quelque part en Europe qui défend l’idée de passer outre l’article 123 du traité de Lisbonne, dites moi lequel? 

        Tant qu’on y est, donnez moi le nom d’un seul gouvernement au monde qui propose que sa banque centrale finance directement le trésor et ne passe pas par le marché secondaire pour acheter les obligations du trésor?

        Un seul?

        Non mais vous rêvez complètement, c’est ça qui est quand même formidable avec les partisans du FdG ou de n’importe quel autre parti politique, ils en oublient complètement la réalité. 

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    • chris06 // 18.04.2012 à 18h02

      @PLV,

      “En revanche, quand Dupont-Aignan dit qu’il empruntera à la Banque de France, c’est réaliste (ou du moins cohérent), puisqu’il propose de sortir de l’euro.”

      Non, c’est pas mieux ni plus cohérent que ce que propose Mélenchon. Ceci n’a rien a voir avec l’euro. Le trésor britannique n’emprunte pas à la Bank of England. l’US treasury n’emprunte pas à la FED.

      AUCUN EMETTEUR DES MONNAIES DE RESERVE DU SYSTEME DES MONNAIES FIDUCIAIRES FLOTTANTES  NE LE FAIT.

      AUCUN.

      Revenir au Franc flottant ne changera rien.

      C’est le système monétaire international qu’il faut changer. Vous comprenez?  

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      • step // 18.04.2012 à 22h51

        chris, le fait que personne n’ai jamais…. c’est de la pensée unique. La bonne réponse (vous la donnez plus haut) est un problème de contrôle de l’inflation, de politique keynesienne porte et fenêtre ouverte, de géopolitique (et de stratégie si vous considérez de manière bienveillante mon argument)… Dans la situation actuelle, inédite et difficile, le fait que “personne n’a” n’est pas un argument. Dans tous les cas nous serons devant des situations assez inédites pour nos économies, ou il y aura des moments qui risquent d’être économiquement assez créatifs… La seule question est de savoir si ces moment créatifs seront là pour “acheter du temps” ou pour résoudre des problèmes.

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        • chris06 // 19.04.2012 à 05h31

          je ne vois pas le rapport entre ce que je réponds à PLV et ce que tu me dis.

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          • step // 19.04.2012 à 09h17

            ha zut c’était à propos du post juste en dessus.

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      • Patrick-Louis Vincent // 19.04.2012 à 09h17

        Oui, Chris, DupontAigan ne va pas assez loin. Asselineau, lui, est le plus cohérent de tous, puisqu’il propose de sortir de l’UE et de revenir au franc-or. Mais tout a été fait pour qu’il n’obtienne pas les 500 signatures.

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  • erde // 18.04.2012 à 14h27

    Olivier, 

    Et ces économistes…
    Que pensent-ils de  l’ISLANDE…
    Il s’y passe des choses intéressantes ces jours-ci…certes pas orthodoxes…
    Une autre voie et voix , dont les médias évitent bien de parler.
    Pourriez-vous nous faire un “topo” sur ce sujet ?
    Cordialement. 

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  • Sebinho // 18.04.2012 à 14h51

    Je signe aussi Guillaume!

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  • Gus // 18.04.2012 à 15h02

    Il y a surtout parmi les signataires pas mal de types qui retournent leurs vestes, car ils prônent certaines mesures qu’ils auraient jugées impies il y a 10 ans. Ce que je trouve en réalité indécent chez les”experts” c’est l’incapacité à reconnaître qu’ils se sont trompés. Cela arrive tous les jours aux chefs d’entreprises de se tromper, et ils ont de mauvais résultats. Même les politiques, peu enclins à l’autocritique, sont bien obligés de se soumettre aux électeurs. Mais les conseilleurs ne sont jamais responsables de leur propos. Il va falloir un jour trouver un truc pour que experts et autres faiseurs de politique (car ce sont eux qui inspirent les politiques et leur donnent les justifications “scientifiques ” ) soient responsables de leurs propos et qu’il leur soit appliqué la règle de base dune économie libérale : si tu te plantes, t’es viré ou tu changes.
    Pourquoi pas pour commencer une révision décennale générale et publique des avis du CAE par le Parlement ? un site retraçant les principales déclarations de ces messieurs depuis 10 ans serait pas mal aussi.

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    • step // 18.04.2012 à 22h52

      1000 euros au trésor public dès qu’ils professent un truc qui n’arrive pas. Plus de problème de dette…^^

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  • Patrick Luder // 18.04.2012 à 16h04

    Pauvres Français et pauvres Françaises.

    Je connais une grand-mère en Charente 
    qui compte encore en anciens Francs.
    Donc pour la miche de pain, voyons …

    Et la majorité des ces bouffeurs de grenouilles,
    ne pensent même pas aller voter,
    ça sert à rien —  
         

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  • leveau // 18.04.2012 à 16h26

    ben non , le vote blanc n’est pas reconnu!
    à quoi bon godiller à droite et à gauche;
    “Il est démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et oligarchique qu’elles soient électives”. ARISTOTE
    fin de l’histoire

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    • Fabrice // 18.04.2012 à 19h47

      exact http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/voter/droit-vote/abstention-vote-blanc-vote-nul-quelles-differences.htm
       
      Il faut savoir que le bulletin blanc n’est pas une enveloppe vide ou un bulletin rayé (en fait c’est bulletin nul) il faut mettre un papier du même format qu’un bulletin standard totalement blanc.
       
      Personnellement j’ai toujours pensé que le reconnaître sauverait les élections de l’abstention, si importante car l’important ce n’est pas le résultat c’est d’avoir à l’avenir encore la possibilité de voter (ce qui n’est pas gagné avec une abstention à 40%) et en plus serait un signal fort aux politiciens qui verraient leur pourcentage réduit par rapport aux votes exprimés.

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  • BA // 18.04.2012 à 16h43

    Bilan de la journée :

    Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d’euros pour être assaini et pour ne pas s’effondrer.
     
    http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/
     
    L’Italie annonce une aggravation de la récession en 2012.
     
    Dans un communiqué publié à l’issue d’un conseil des ministres, le gouvernement italien a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions de Produit intérieur brut (PIB) pour 2012, prévoyant une contraction de – 1,2 %, contre une baisse de – 0,4 % lors de la dernière prévision officielle datant de décembre.
     
    Cette annonce intervient alors que l’Espagne et l’Italie se trouvent particulièrement sous pression sur les marchés ces derniers jours, et alors que le FMI a annoncé mardi une contraction du PIB italien de – 1,9 % pour 2012, et de – 0,3 % pour 2013.
     
    Bourse de Francfort : – 1,01 %.
    Bourse de Paris : – 1,59 %.
    Bourse de Milan : – 2,42 %.
    Bourse de Madrid : – 3,99 %.

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  • Yves // 18.04.2012 à 17h25

    Avec ces perspectives (la seule croissance certaine , c’est encore et toujours la dette), je crains que la France sera dirigée par le FMI et Goldman Sachs avant 2017 !!! De toute façon, on va droit dans le mur, la seule question est de savoir quand. Le seul vote utile est de ne mettre aucun sous dans les obligs ou sociétés bourrées d’obligs ou dettes. Ensuite, important d’avoir un bon réseau d’amis et familial car quand ça va chauffer, pour les autres, seuls, ça va vraiment pas être amusant !!”Goldman”, j’adore ce nom d’un des fondateurs, j’ai longtemps cru que c’était un nom imaginaire !!

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  • DAN // 18.04.2012 à 17h36

    La grave crise actuelle que nous vivons depuis 2007 , trés peu d’économiste ont prévu son arrivée et pourtant il y a eu avant des signes précurseurs , tous ont vanté les bienfaits de la mondialisation , les les bienfaits des déréglementations etc….Donc apporter un soutien à un candidat politique pour l’élection présidentiel …pourquoi pas car je pense que dans son entourage il y a des gens très compétents ….. nous avons tous apprécié les compétences de Minc par exemple ou la France a été ridiculisée. il nous faut une équipe de gagnants et crédibles au dela des clivages des partis politiques.

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  • Nico // 19.04.2012 à 00h16

    Juste un petit mot pour vous remercier de tout ce travail. Je suis parti de loin mais je commence à vraiment comprendre ce qui se passe, ou plutôt à être capable de trier dans la logorrhée médiatico-bloguesque le bon grain de l’ivraie… Alors merci, c’est un vrai travail citoyen que vous faites!
     

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  • Scipion // 19.04.2012 à 00h43

    ICI LONDRES, OLIVIER BERRUYER PARLE AUX FRANCAIS, ICI LONDRES…

    Ah! Quelle joie de lire l’article avec vos commentaires, M. Berruyer! Un peu d’air frais dans cette campagne présidentielle, ouf!

    J’ai bien aimé le “Nous , économistes…”, c’est vrai que cela fait grand siècle, comme les décrets royaux de l’Ancien Régime, du genre: “Nous, Louis XIV, roi de France, décidons….”

    Au fait, pour les prébendes, ne vous inquiétez pas, certains sont déjà bien en place. Je vous donne 2 exemples parmi ceux des plus connus de la liste:

    – Elie Cohen (sciences Po et CNRS), est membre du conseil d’analyse économique auprès du 1er ministre (l’actuel, Fillon) et administrateur des firmes EDF énergies nouvelles, Stéria, Les Pages Jaunes, ex administrateur d’Orange et de Vigeo
    – Jean-Hervé Lorenzi (Dauphine) est actuellement, administrateur de BNP Paribas Assurances, administrateur de la Cie Financière Edmond de Rothschild, membre de l’Institut Montaigne fondé par Claude Bébéar (AXA), est président du Cercle des économistes, était conseiller économique d’Edith Cresson quand elle fut 1er ministre.

    ICI LONDRES. FIN DE LA COMMUNICATION, BOUM, BOUM, BOUM, BOUM……..

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  • A-J Holbecq // 19.04.2012 à 05h15

    @Tassin
     
    Le Trésor Public est la seule “entité bancaire” dont le compte à la Banque de France est en monnaie qui peut être considérée aussi bien comme monnaie de base (monnaie banque centrale) que comme monnaie secondaire. En fait le T.P. est le seul “pont” entre les deux monnaies.

    L’Etat finance ses déficits d’une part (pour environ 70%) par appel à l’épargne publique (fonds de pension, assurances vies , OPCVM) qui est initialement de la monnaie bancaire émise par le crédit. Cette monnaie rentre dans le compte du Trésor Public qui va la transformer en monnaie centrale
    Pour environ 30% ce sont les banques qui achètent directement de la dette publique, avec de la monnaie centrale qu’elle se fournissent en déposant des actifs éligibles à la BC. Dans la situation actuelle, elles empruntent par exemple à 1 an à la B.C.E. à 1% et achètent de la dette publique à échéance plus longue, à 3, 5, ou X% suivant les pays ( les risques qu’elles estiment prendre sur une période donnée.)
    Le dépôt de la monnaie centrale (qu’elles vont donc prêter à l’Etat, correspondant aux achats d’OAT par exemple)  dans le compte du Trésor Public à la BC permet au Trésor Public de transformer cette monnaie de base en monnaie secondaire (pour payer les dépenses de l’Etat)
    Bien évidemment, nous pourrions, si les Traités (et en particulier l’article 123 de Lisbonne) nous le permettaient, éviter de payer ces commissions bancaires qui apparaissent dans les deux cas et obtenir de la monnaie centrale directement à 1% ce qui, si nous restons dans le prorata de nos parts à la BCE, équivaudrait pour nous a ne pas payer d’intérêts (puisque la BdF est une propriété à 100% de la collectivité et que ces revenus sont quasi totalement reversés à l’Etat sous forme d’impôts sur les sociétés ou de dividendes)
     
     

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    • chris06 // 19.04.2012 à 06h32

      @andré-jacques,

      l’Etat emprunte toujours aux épargnants (ménages et entreprises nationales et étrangers), que les épargnants aient mis leur argent dans une banque, un fond de pension, une assurance vie, des OPCVM ne change rien à cette vérité toute simple.

      la BdF appartient à l’Etat à 100%. Quand on dit que l’Etat “emprunte” à la BdF c’est une histoire qu’on raconte aux enfants pour les endormir. L’Etat ne peu emprunter à lui même, personne ne le peut. Il ne s’agit pas d’un “emprunt”, mais de la BdF qui fait tourner la planche à billets pour régler les dépenses de l’Etat, et quand les billets ne son plus adossés à une quantité d’or cela ne coûte rien à la BdF d’en imprimer autant que l’Etat en désire, l’Etat n’a plus besoin de lever d’impôts, et si on n’interdit pas cela cette monnaie fiduciaire n’a plus aucune valeur.

      Dans un système de monnaies fiduciaires flottantes, aucun pays émetteur d’une de ces monnaies ne peut autoriser l’Etat à “emprunter” à sa banque centrale. Tous les pays ont passé une loi l’interdisant, pour les pays de l’Union Européenne c’est l’art 123 du traité de Lisbonne (qui ne vise pas uniquement les 17 pays de l’eurozone mais tous les 27 pays de l’UE). Pour les USA c’est le Federal Resreve Act section 14 b)2. et ainsi de suite.

      Croire qu’on peut conserver un système de monnaies fiduciaires flottantes tout en relaxant cette interdiction, c’est ne rien comprendre à ce qu’est une monnaie fiduciaire flottante. 

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      • A-J Holbecq // 19.04.2012 à 06h49

        @Chris

        – 1 er paragraphe:
        ai-je dit l’inverse ? (je sais bien que ceux qui alimentent les fonds de pension, les A-V et les OPCVM sont des épargnants, ménages ou entreprises…mais leur épargne vient bien ex ante de la création monétaire des banques commerciales)
        Ton  “toujours” est en trop … 70% pas 100%, puisque 30% de la dette est détenue en direct par les banques qui elles se sont financées auprès de la B.C.
        – 2 ième paragraphe:
        Oui, évidemment l’emprunt direct à la BC est une monétisation … mais ton ” si on n’interdit pas cela cette monnaie fiduciaire n’a plus aucune valeur. ” me semble faux ou pour le moins excessif. Que la monnaie supplémentaire soit une “fabrication” des banques commerciales ou de la BC est équivalent en tant que quantité de monnaie et donc risque de perte de valeur : mais je pense qu’il y a beaucoup de marge, ce qui importe c’est l’utilisation initiale de cette monnaie et les capacités qu’a l’Etat de la réguler. Tant qu’il y a des besoins et de la main d’oeuvre disponible  je ne vois pas de risque inflationniste si ce n’est importée
        3 ième paragraphe
        Oui et non.. des banques commerciales empruntant à 1% à la BC et  achetant des titres à 1,0x,  on peut considérer que c’est équivalent à une monétisation directe…
        Mais je suis d’accord que les monnaies flottantes sont une sottise!

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        • chris06 // 19.04.2012 à 07h24

          1. Non, c’est toujours.

          D’où sort tu cette énormité que les banques sont financées par la BC?

          Les banques sont financées par les épargnants (à moins de deux ans c’est ce qu’on appelle l’épargne monétaire), leurs créanciers seniors à long terme (obligataires et autres) et leurs fonds propres (actionnaires).

          A tu jamais regardé de quoi est composé le passif d’une banque? Passif = sources de financement. 

          2. Non, il n’y a pas de marge, si l’Etat n’emprunte plus aux épargnants mais fait tourner la planche à billets pour financer ses besoins et rembourser ses dettes la monnaie explose. C’est exactement ce qui se passerait si on autorisait la BC a “financer directement le trésor” (ie faire tourner la planche à billets) et ne plus avoir à passer par le marché secondaire pour acheter des bons du trésor dans le cadre de sa politique monétaire. 
          On a déjà eu cette discussion sur postjorion il n’y a pas longtemps, il me semblait que tu avais compris. 

          3. Non, cela n’a strictement rien à voir 

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          • A-J Holbecq // 19.04.2012 à 07h38

            Absolument pas d’accord avec tes affirmations. Je laisse tomber la discussion mais tu es quand même gonflé d’écrire que les banques ne seraient pas  financées par la BC (google : “prêts de la BCE aux banques” il y a des centaines de pages et on est à plus de 1000 md€ depuis décembre … sur quelle planète sis-tu ? ) 
            Quand au passif des banques c’est les dépôts des déposants (une dette des banques) … s’il n’y avait pas d’émission monétaire des banques, il n’y aurait pas de monnaie … donc pas de dépôts, donc pas de “ressources” , etc…

            M2 et M3 comptent deux fois la vraie monnaie bancaire (DAV).. ce sont des ensembles vides!

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          • chris06 // 19.04.2012 à 08h04

            ce sont des prêts de monnaie centrale… ceci n’est pas une source de financement pour les banques, tu mélanges tout.

            Relis les billets d’Olivier là dessus, ils sont pourtant très clairs. 

            Au passage, les passif des banques, c’est presque 20 000 milliards d’euros, alors tes 1000 milliards de soi-disant financement par les banques centrale, cela ne représente même pas 5% du passif.

            Alors si les banques détiennent 30% des dettes publiques, cela donne 1,5% qui est financé par la banque centrale… 98,5% qui est financé par les épargnants et les étrangers.

            De toutes façons, il est très facile de voir quelle est la part de la dette publique qui est financée par la BC (enfin, “monétisée”) il suffit de regarder son bilan!

            Tiens, pour l’Eurosystem (c’est à dire la BCE + les BCN) c’est ce qui est intitulé SMP (securities market programme) :

            http://www.ecb.int/mopo/liq/html/index.en.html#portfolios  

            SMP = 214 milliards, sur un total de dettes publiques de la zone euro d’environ 8000 milliards, cela donne 2,5%

            Tout le reste est détenu par les épargnants de l’euro zone ou extérieurs. 

            Alors d’où sors tu tes 30%? 

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          • A-J Holbecq // 19.04.2012 à 08h29

            Les SMP c’est uniquement des programmes des banques centrales de l’eurosystème.. ce n’est pas de celà dont nous parlons mais sur le fait que les BC fournissent des liquidités aux banques commerciales qui vont acheter de la dette publique… il y a bien transfert “indirect” des banques commerciales vers le trésor public donc monétisation (indirecte si tu veux!)
            Si tu ne veux pas admettre que les banques commerciales détiennent de la dette souveraines, je ne vois pas pourquoi je devrais justifier mon estimation de 30%
            Tu  peux lire ceci… c’est un peu vieux mais il y a pas mal d’indication des montants de dettes publiques détenues par les banques: http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=55914
            Intro: Est-il mieux que les Banques Centrales monétisent directement les dettes
            publiques, ou qu’elles favorisent une monétisation indirecte par les banques ?
            RECHERCHE ECONOMIQUE
            Rédacteur :
            Patrick ARTUS
            Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a décidé de monétiser une partie importante de la dette
            publique directement (en mettant les Treasuries sur son bilan) ; dans la zone euro, au Royaume-
            Uni et au Japon, la monétisation se fait indirectement, puisque ce sont essentiellement les
            banques qui achètent des titres publics ; il s’agit bien de monétisation puisque les banques
            peuvent utiliser ces portefeuilles de dette publique pour se refinancer auprès de la Banque
            Centrale.
            Quelle monétisation est préférable, celle directe par la Banque Centrale ou celle indirecte par les
            banques ?
            mais de toute façon je suis fatigué de ces débats …

             

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          • chris06 // 19.04.2012 à 12h22

            “Si tu ne veux pas admettre que les banques commerciales détiennent de la dette souveraines, je ne vois pas pourquoi je devrais justifier mon estimation de 30%”

            Où ai je dit que les banques commerciales ne détiennent pas de dettes publiques? Bien sûr qu’elles en détiennent, pour 3200 milliards d’euros qui sont à leur actif, parmi les 20 000 milliards d’actifs qu’elles détiennent (le reste étant des créances vis à vis des ménages et des entreprises, crédits divers et variés).

            Mais ce que tu n’arrive pas à comprendre c’est qu’en face de ces actifs il y a le passif des banques commerciales, c’est à dire leurs sources de financement. Et celui ci consiste, comme je l’ai dit auparavant, de l’argent des épargnants (dépôts et engagements à long terme) et de leurs fonds propres. C’est cela qui finance ces actifs, pas les opérations de refinancement de la banque centrale vis à vis des banques commerciales qui sont des opérations en monnaie banque centrale, monnaie qui ne circule jamais hors des comptes de la banque centrale. Tu comprends cela? Les banques commerciales n’utilisent jamais cet argent pour financer les crédits qu’elles accordent aux débiteurs, qu’il s’agisse des administrations publiques ou des débiteurs privés (ménages et entreprises), puisque les banques commerciales doivent maintenir cet argent en réserve auprès de la banque centrale à tout moment.Il ne sort jamais des comptes de la banque centrale. 

            Plus haut tu écris:

            “Pour environ 30% ce sont les banques qui achètent directement de la dette publique, avec de la monnaie centrale qu’elle se fournissent en déposant des actifs éligibles à la BC.” 

            C’est totalement faux.

            Pour 3200 milliards sur 8000 milliards (environ 40%) ce sont les banques qui achètent de la dette publique avec l’argent des épargnants. La monnaie centrale (environ 1000 milliards) sert aux banques commerciales pour refinancer l’ensemble de leurs opérations, pas uniquement leurs achats d’obligations publiques mais toutes les crédits qu’elles concèdent (20 000 milliards). 

            Comment veux tu que les banques financent pour 20 000 milliards de crédits dont 3200 milliards d’obligations publiques avec seulement 1000 milliards de monnaie centrale? 

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          • A-J Holbecq // 20.04.2012 à 16h07

             
            @Chris

            Un peu moins fatigué je tente une dernière réponse
            Nous sommes donc d’accord que les banques privées détiennent de la dette publique 3200 md€ étant une bonne estimation qui laisse néanmoins de coté le fait que des banques étrangères en détiennent et que dans les 3200 il y a des part de dette hors zone euro… ce chiffre ne signifie donc pas grand chose en ce qui concerne la part directe des banques dans la dette des pays de la zone euro. Mais passons, ce n’est pas très important.
            Tu écris «  Mais ce que tu n’arrive pas à comprendre c’est qu’en face de ces actifs il y a le passif des banques commerciales, c’est à dire leurs sources de financement. Et celui ci consiste, comme je l’ai dit auparavant, de l’argent des épargnants (dépôts et engagements à long terme) et de leurs fonds propres. C’est cela qui finance ces actifs, pas les opérations de refinancement de la banque centrale vis à vis des banques commerciales qui sont des opérations en monnaie banque centrale, monnaie qui ne circule jamais hors des comptes de la banque centrale. »
            Si, merci, j’ai bien compris qu’en face de ces actifs il y a le passif des banques commerciales, donc à mon point de vue, non pas une source de financement (ce n’est pas parce que les banquiers les appellent « ressources » pour nous enfumer qu’elle le sont vraiment), mais la simple conséquence de la monétisation des créances. La monnaie – ce qui se trouve au passif des banques et qui sont nos dépôts – est bien une dette de banque qui circule entre compte au grès des échanges économiques. Donc, on ne peut pas écrire (toujours à mon avis) « c’est cela qui finance ces actifs » : c’est inverser la cause et la conséquence.
            Bien évidemment (où aurai-je dit le contraire ? ) la monnaie Banque Centrale ne circule jamais hors des comptes de la banque centrale (oublions la monnaie manuelle). Mais ce que je dis c’est que le Trésor Public dispose du pouvoir de transformer la monnaie banque centrale en monnaie secondaire (et vice versa).
            Comme clairement expliqué dans « Économie monétaire et financière » (pages 63 et 64)
            « Quatre types de fuites obligent les banques à puiser dans leurs réserves et si ces dernières sont insuffisantes à emprunter des liquidités auprès de la Banque Centrale, c-à-d à se refinancer : les fuites sous forme de billets – les besoins en devises – les réserves obligatoires – et enfin les fuites vers le Trésor avec l’explication suivante «  les agents économiques sont en relation avec le T.P. , en particulier au moment du recouvrement des impôts. Supposons que le client X s’acquitte de 300 d’impôts par chèque sur la banque B, . Le Trésor Public remets le chèque à l’encaissement à SA banque, la Banque de France. Celle ci crédite le compte du Trésor et dispose d’un titre de créance sur la banque commerciale B qui parallèlement débite le compte de X.
            Symétriquement lorsque le Trésor paye des fonctionnaires ou règle ses fournisseurs, la liquidité des banques commerciales s’améliore »
            Ton affirmation «  Les banques commerciales n’utilisent jamais cet argent pour financer les crédits qu’elles accordent aux débiteurs, qu’il s’agisse des administrations publiques ou des débiteurs privés (ménages et entreprises), puisque les banques commerciales doivent maintenir cet argent en réserve auprès de la banque centrale à tout moment. Il ne sort jamais des comptes de la banque centrale. » est donc fausse. De plus les réserves des banques commerciales sont de 1% des dépôts soit 110 md€

            Tu écris aussi   «  Pour 3200 milliards sur 8000 milliards (environ 40%) ce sont les banques qui achètent de la dette publique avec l’argent des épargnants. ». Mis à part la précision des chiffres je ne nie pas que les banques commerciales puissent acheter des titres de dette publique avec l’argent des épargnants, sauf si elles ont mandat pour le faire. Mais

            Tu écris enfin « La monnaie centrale (environ 1000 milliards) sert aux banques commerciales pour refinancer l’ensemble de leurs opérations, pas uniquement leurs achats d’obligations publiques mais toutes les crédits qu’elles concèdent (20 000 milliards).  Comment veux tu que les banques financent pour 20 000 milliards de crédits dont 3200 milliards d’obligations publiques avec seulement 1000 milliards de monnaie centrale? »
            D’abord la monnaie centrale c’est 1750 md€, pas 1000.
            Ensuite le montant des crédits est il bien 20000 md€ ? J’ai des doutes sur le point de savoir si ce chiffre ne comptent pas (comme le font M2 et M3) deux fois les mêmes crédits (ceux direct et ceux que les banques gèrent pour les épargnants).. mais passons.
            Bien évidemment que les banques ne financent pas tout avec la monnaie centrale … elles ne financent qu’une partie de la dette publique comme expliqué ci dessus en empruntant de la monnaie de base à 1% à la BCE et en la reprêtant (à terme plus long) aux États… et pour les crédits aux ménages et aux entreprises je pense que tu as entendu parler du multiplicateur de crédit 😉

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        • chris06 // 19.04.2012 à 07h47

          si tu n’est pas convaincu par le fait que la dette publique est TOUJOURS financée par les épargnants nationaux et l’étranger, tu peux aller voir les comptes nationaux et vérifier que 

          le déficit public est toujours strictement égal à l’épargne monétaire nationale nette + la balance courante 

          que l’épargne monétaire soit détenue par les banques ou par les fonds de pension, assurances vie, OPCVM, fonds souverains étrangers, etc  c’est TOUJOURS la même chose

          L’Etat ne peut s’emprunter à lui même.

          C’est pourtant pas bien compliqué à comprendre, non?

          Tu peux t’emprunter de l’argent à toi même, toi? Non, bon, alors pourquoi crois tu que l’Etat le peut?  

          Et cette vérité toute simple ne date pas d’hier, elle date du  temps ou il y a un Etat qui emprunte. Cela remonte à longtemps….

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    • BA // 19.04.2012 à 06h54

      AJH écrit : “Bien évidemment, nous pourrions, si les Traités (et en particulier l’article 123 de Lisbonne) nous le permettaient,”

      AJH, que nous montre l’Histoire ?

      L’Histoire nous montre des centaines d’exemples de traités non respectés, bafoués, violés, et qui ont disparu dans les égouts de l’Histoire.

      Un traité, ça ne dure que quelques décennies.

      A propos des traités européens, Alain Peyrefitte raconte un dialogue qu’il a eu avec Charles de Gaulle.
       
      Charles de Gaulle ne se faisait aucune illusion sur l’espérance de vie des traités européens.
       
      « Les traités sont comme les jeunes filles et les roses : ça dure ce que ça dure. Si le traité allemand n’était pas appliqué, ce ne serait pas le premier dans l’Histoire. » Et Charles de Gaulle cite le vers des Orientales :
      « Hélas ! Que j’en ai vu mourir, des jeunes filles ! »
       
       
      (Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, tome 2, page 231, Fayard) 

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      • A-J Holbecq // 19.04.2012 à 07h02

        Tout à fait d’accord  😉

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      • chris06 // 19.04.2012 à 07h32

        On pourrait annuler le traité de Lisbonne et revenir au Franc, cela ne changerait strictement rien u problème.

        La loi de 73 ne fait pas partie du traité de Lisbonne à ce que je sache?

        De 1971 à 1999 on avait le Franc, la banque de France ne finançait pas le trésor à ce que je sache?

        Bon, tant que vous n’aurez pas compris que tout ceci est la conséquence du passage en 1971 au monnaies fiduciaires flottantes et l’abandon de l’étalon de change or, vous continuerez à prendre vos désirs pour des réalités.

        Revenir à un Franc fiduciaire flottant ne changera rien. 

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        • BA // 19.04.2012 à 07h38

          Je suis pour le retour de l’étalon de change or, pour le retour de la monnaie nationale, le franc, et je suis aussi pour la sortie immédiate et sans négociation de la France de l’Union Européenne. Tout est lié.

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          • chris06 // 19.04.2012 à 08h10

            Je vois difficilement comment la France pourrait retourner à l’étalon de change or toute seule… mais sans doute as tu une idée géniale… n’hésite pas à m’en faire part.

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          • BA // 19.04.2012 à 08h30

            Quand un système ne marche pas depuis 1971, la France doit abandonner ce système qui ne marche pas.

            Point.

            Si la France avait attendu les autres pays, la France serait encore une monarchie absolue de droit divin. 

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          • Patrick-Louis Vincent // 19.04.2012 à 09h28

            Entièrement d’accord avec BA.
            La France peut imprimer un mouvement de retour à la raison. L’on sous-estime beaucoup trop l’importance géo-politique de notre pays. Elle a souvent été initiatrice. Elle peut encore le devenir. Et elle trouvera de nombreux alliés autour d’elle. Il serait temps que la France en finisse avec son complexe d’infériorité devant l’arrogance anglo-saxone.  

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          • Patrick Luder // 19.04.2012 à 10h00

             
            Eh les gars, arrêtez de rêver,
             
            ce n’est pas vous qui réformerez le système monétaire,
             
            et même si vous y parviendriez, les patrons de la finance détourneront votre oeuvre.
             
            Si vous voulez créer quelque chose de juste,
             
            tournez vous vers les décroissants, qui essaient de mettre sur pied de systèmes parralèles !
             
            C’est votre seul chance … bonne chance …         
              

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          • chris06 // 19.04.2012 à 11h08

            @BA,

            “Quand un système ne marche pas depuis 1971, la France doit abandonner ce système qui ne marche pas.”

            oui mais comment faire? Ce système c’est celui qui détermine les taux de change des monnaies entre elles, qui permet de convertir une monnaie dans une autre.
            Le seul moyen pour la France d’abandonner seule ce système c’est de rendre sa monnaie non convertible. Est ce cela que nous voulons? 

            “Si la France avait attendu les autres pays, la France serait encore une monarchie absolue de droit divin.”

            Cela n’a rien à voir. Chaque pays peut parfaitement décider quel type d’organisation politique il souhaite adopter indépendamment des autres. Aujourd’hui même co-existent une multitude de régimes politiques différents, mais quand il s’agit du système monétaire international qui détermine les taux de change des monnaies entre elles, chaque pays ne peut pas choisir “son” système de convertibilité indépendement des autres , ça ne peut évidemment pas marcher!

            C’est quand même incroyable que tu n’arrive pas à comprendre la différence qu’il y a entre ces deux types de décisions.  

            @PLV,

            “Elle a souvent été initiatrice.”

            Eh bien qu’elle initie un nouveau système monétaire international, mais ce n’est pas en faisant tout et n’importe quoi qu’elle y parviendra. 

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  • BA // 19.04.2012 à 07h28

    Vendredi 13 avril 2012 :
     
    Les banques espagnoles ont emprunté à la BCE 227,6 milliards d’euros. Record historique battu.
     
    Les banques italiennes ont emprunté à la BCE 270 milliards d’euros. Record historique battu.
     
     
     
    http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2012/04/Spain%20and%20Italy.jpg

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