Junker à la presse espagnole…

 

A Bruxelles, la semaine dernière : Junker derrière son bureau, tenant une copie d’un entretien précédent donné à EL PAÍS. [NdT : quotidien espagnol] / DELMI ALVAREZ

A un moment, au cours des deux dernières années, après avoir perdu les élections au Luxembourg, Jean-Claude Junker (né à Redange en 1954), caressa l’idée d’abandonner la politique et d’écrire ses mémoires. Puis, il a réalisé que ce qui ne peut pas être dit doit être tu : “Il aurait fallu confesser des secrets inavouables.” Juncker a rangé le projet pour revenir à son milieu naturel : après avoir gagné les élections européennes, malgré les réticences de Berlin, il dirige la Commission européenne, qu’il appelle lui-même “de la dernière chance” à cause de la nécessité de sortir définitivement la tête de cette combinaison de crises multiples assaisonnées d’un formidable désenchantement quant à l’UE. Il continue de taire certaines choses après plusieurs décennies en première ligne européenne, même si, hors micro, il égrène des anecdotes juteuses parfaitement impubliables. Et, dans cette entrevue avec El PAIS, il offre une vision modérément optimiste de l’Europe, même s’il s’autorise le doute : il applaudit l’Espagne pour ses réformes, mais prévient que, pour être honnête, il faut ajouter que la crise perdurera tant que le chômage ne baissera pas ; il concède qu’Alexis Tsipras a assumé ses responsabilités, mais il affirme qu’il lui faudra encore expliquer aux grecs que certaines de ses promesses sont intenables. Les partis comme Syriza ou Podemos, dit-il, établissent un bon diagnostic de la situation, mais leurs propositions mèneraient au “blocage total” du projet européen.

L’Europe continue d’être un lieu intéressant et contradictoire : un ex-vice-président de Goldman Sachs, Mario Draghi, défie l’orthodoxie allemande. Et le leader conservateur d’une sorte de paradis fiscal, Juncker, fait obstacle aux recettes de Berlin en ajoutant une dose de flexibilité dans ses règles fiscales. Il lance un plan d’investissements d’un contorsionnisme financier inusité, à la saveur pseudo keynésienne. Il promet d’en finir avec les magouilles fiscales des multinationales, alors qu’il est lui-même dans l’œil du cyclone à cause des abus de son pays. Entre le discours churchillien de sang, de sueur et de larmes incarné par Merkel et le “I have a dream” à la Martin Luther King de Tsipras, Juncker – qui vient aujourd’hui en Espagne – cherche un compromis plus pragmatique, moins proche du ton moralisateur de ces (très germaniques) derniers temps. Il alerte contre la tentation de l’échec en rappelant que certaines choses n’éveillent une loyauté passionnée qu’après avoir été perdues. Et il déplore que le pire de la crise “soit le retour de vieilles rancœurs.”

Question : Quel est le problème majeur de l’Europe ?

Réponse : Le désenchantement des gens par rapport aux institutions est un défi, mais le problème majeur reste le chômage. Avec des chiffres du chômage des jeunes aussi élevés en Espagne, même si les choses sont en train de s’améliorer, nous ne pouvons dire aux gens, ni à nous-mêmes, que la crise est finie. Il est plus honnête de dire que nous continuerons à subir de graves difficultés tant que le chômage ne sera pas redescendu à des niveaux normaux. Nous sommes au milieu de la crise : celle-ci n’est pas terminée.

Q : Un tel réalisme surprend : l’Espagne a fait trois réformes sur l’emploi en cinq ans, la Commission que vous présidez les montre en exemple jour après jour, alors que le chômage atteint 23% et que le chômage des jeunes dépasse 50%.

R : Mon impression est la suivante : le gouvernement espagnol a réformé l’économie, a pris des décisions compliquées, a approuvé de dures réformes structurelles, même si nous pouvons discuter de leur envergure et de leur ambition, a résolu la crise bancaire, et la reprise est là. Peut-être n’en a-t-on pas encore suffisamment fait pour aboutir à l’emploi, cela peut donner aux espagnols l’impression trompeuse que les choses ne vont pas dans la bonne direction.

Q : Personne ne met en doute les statistiques mais expliquez-les à 5,5 millions de chômeurs.

R : Les réformes structurelles tardent à donner des résultats. Je comprends l’impatience, les citoyens exigent des résultats immédiats. Mais il faut donner du temps au temps.

Q : N’avons-nous pas eu déjà suffisamment de temps pour voir les résultats des politiques européennes ? Nous en sommes déjà à cinq années de sauvetage en Grèce, et il ne semble pas que les choses soient si faciles pour Tsipras. Il n’était pas approprié que les gouvernements négocient des ajustements avec des fonctionnaires.

R : Tsipras a franchi une étape fondamentale ; Il a commencé à assumer ses responsabilités. Mais il a un problème : il doit encore expliquer que certaines des promesses qui lui ont fait gagner les élections ne seront pas réalisées.

Savoureux, quelle belle vision de la Démocratie – c’est ça finalement les “valeurs européennes” ?

Tsipras a le mérite d’avoir posé les bonnes questions. Mais il n’a jamais donné de réponses. S’il a donné quelques réponses, celles-ci étaient exclusivement nationales, alors qu’il est évident que sur ce qui touche à la Grèce et à son programme, il y a 19 opinions publiques qui comptent. Les élections ne changent pas les traités : il est clair que vous pouvez avoir une autre approche de la crise grecque ; Il peut y avoir plus de flexibilité, mais la victoire de Tsipras ne lui donne pas le droit de tout changer. L’image de la Grèce prend diverses couleurs selon qui la regarde : les Allemands, les Grecs, les Portugais ou les Espagnols.

Q : Le dernier accord a évité une secousse sur les marchés. Et pourtant, n’est-ce pas là l’un de ces croche-pieds que vous dénonciez en quittant la direction de l’Euro-groupe ?

R : La marge de manœuvre s’est réduite. De nombreux pays ont l’impression que l’histoire de la Grèce n’en finit pas, de deux programmes on va passer à trois ; les grecs ont le même sentiment. Les choses se sont améliorées : le déficit public et le chômage ont chuté, la situation s’était éclaircie jusqu’aux élections. Mais même ainsi, pour un grec de 27 ans qui n’a jamais travaillé les statistiques ont peu d’intérêt : il est préoccupé parce qu’il n’a pas d’emploi. Et cela, qui vaut pour la Grèce comme pour l’Espagne, n’est pas si facile à changer à court terme, même avec des réformes.

Q : Tsipras a été élu sur un message anti-austérité, anti-troïka, avec la promesse de restructurer la dette. Craignez-vous que d’autres partis, comme Podemos, brandissent ce drapeau ?

R : Ce nouveau genre de parti analyse souvent la situation de façon réaliste, ils pointent avec acuité les énormes défis sociaux. Mais s’ils gagnent les élections ils sont incapables de réaliser leurs promesses, de transformer leurs programmes en réalités. Les propositions de certains de ces partis ne sont pas compatibles avec les règles européennes : ils mèneraient à une situation de blocage total.

Q : “Mort à la troïka”, disait un haut responsable de la dernière Commission. Ce moment est-il arrivé ?

R : Les gens découvrent aujourd’hui que cela fait des années que je dis qu’il faut en finir avec la troïka. En partie pour une question de dignité : peut-être n’avons nous pas été suffisamment respectueux.

Q : C’est ce que dit Tsipras.

R : C’est différent. Mon approche consiste à souligner que les pays secourus siégeaient lors des négociations non pas face à la Commission ou à l’Euro-groupe, mais à des fonctionnaires. Ce n’était pas adéquat. Second problème : lorsque nous lançons un programme d’ajustement, une évaluation de l’impact social est indispensable. Cela n’a pas été fait, et nous voyons aujourd’hui que 25% des grecs ont été chassés du système de sécurité sociale. Nous devrions anticiper ce genre de conséquences.

Q : Au-delà de la Grèce, l’Europe prend un tournant : plus de flexibilité fiscale, d’investissements et une BCE plus active. Les États-Unis ont une croissance du double et moitié moins de chômeurs, peut-être parce que d’autres politiques ont été appliquées. Est-ce trop tard ? Y-a-t’il eu des erreurs ici ?

R : Les États-Unis et la zone euro ne sont pas comparables. Nous continuons à penser en Europe que la consolidation fiscale et les réformes sont importantes, mais il est clair que cela seul ne suffit pas : il faut investir pour éviter que 23 millions d’européens soient toujours privés d’emploi. Pour cela nous avons conçu ce plan d’investissements de 315 000 millions d’euros. Les banques publiques d’Allemagne et d’Espagne ont déjà répondu au projet. Nous sommes sur la bonne voie.

Q : Mais ils écartent l’investissement dans le capital du fonds. Ils injecteront seulement des fonds durant la phase finale des projets de leurs pays respectifs. Cela vous déçoit ?

R : Je ne partage pas votre point de vue. Quand la photo globale du plan sera prête, nous aurons plus de contributions. Mais même sans elles, le plan est comme un poème : il parle par lui-même.

Q : Vous êtes un des pères des actuelles règles de l’euro, qui n’ont ni empêché la crise ni permis plus tard de la gérer correctement. N’ont-elles pas été faites pour un monde qui n’existe plus ?

R : L’Europe n’est pas un État avec un gouvernement et un trésor public. Dans la conception actuelle de la zone euro, des règles sont indispensables pour coordonner les politiques économiques. Le pacte de stabilité permet déjà la flexibilité ; l’union bancaire est un bond en avant pour éviter que ne se déclenche une réplique de la crise financière. L’union économique et monétaire est un processus en continuelle construction.

Q : Pourquoi au sud avons-nous l’impression que les règles deviennent flexibles seulement quand les problèmes atteignent la France, comme cela s’est déjà produit au cours de la dernière décennie pour l’Allemagne ?

R : Vous mélangez les dates : l’Allemagne n’a pas suivi la lettre du pacte en 2003, et la réforme se fit en 2005. Par rapport à la décision de donner deux ans à la France, différents pays, incluant ceux du sud, ont critiqué cette mesure. Et je ne vois cependant pas de grand enthousiasme en France, qui se trouve obligée de revoir son budget et de tenir ses engagements. On peut avoir l’impression que la France a reçu un cadeau, mais c’est un cadeau empoisonné.

Q : Comment expliquez-vous à un espagnol que, après trois réformes du code du travail et une des retraites, l’Espagne ait obtenu deux ans en 2013 pour réduire son déficit, et que la France ait obtenu quatre ans depuis lors sans une seule réforme de cette ampleur ?

R : La France n’a pas fait suffisamment de réformes, mais elle a mis en marche ce processus. Elle a réformé sa structure régionale, et elle a adopté la loi Macron, bien que celle-ci ne soit pas suffisamment ambitieuse. Paris a envoyé un document de 47 pages qui explique comment elle va aborder les réformes. Elle sait ce qu’elle doit améliorer. Et elle le fera.

Q : Il y aura des amendes ?

R : Je suis sûr que le gouvernement français a compris que les sanctions sont une possibilité.

Q : Il semble que le traditionnel axe franco-allemand soit une chose révolue. Que vous évoque ce que Tony Judt appelait l'”inquiétant pouvoir de l’Allemagne” ?

R : La Grèce est l’exemple même que ce sentiment d’une Allemagne leader européen à la poigne de fer ne correspond pas à la réalité. Il y a eu des pays plus sévères que l’Allemagne : la Hollande, la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes, l’Autriche. Ces dernières semaines, l’Espagne et le Portugal ont été très exigeants envers la Grèce.

Q : Comment votre relation avec Merkel a-t-elle évolué ? Votre Commission veut être plus politique : est-ce que cela inclut d’agir comme contrepoids à Berlin ?

R : Ca ne m’intéresse pas de défier Merkel, ni aucun premier ministre. Ma relation avec elle est excellente.

Q : L’un des défis de votre mandat est le référendum britannique sur son appartenance à l’UE. N’êtes-vous pas lassé par tant d’apocalypses ?

R : Mon expérience me dit que les révolutions ne s’annoncent jamais : les ruptures du statu quo ne réussissent que si elles arrivent par surprise. Je veux réfléchir aux propositions du Royaume-Uni. Eux ont leurs propres lignes rouges et moi, j’ai les miennes : la libre circulation des personnes n’est pas négociable. Mais je suis surpris que des pays du sud comme l’Espagne, ou ceux de l’Est, avec une grande tradition d’émigration, ne réagissent pas avec plus de fermeté.

Q : Quelle proposition va faire la Commission sur l’immigration ?

R : Je comprends l’importance qu’accordent certains pays à la lutte contre les abus, mais la réponse n’est pas de changer les règles européennes, mais la législation nationale. Si on remet en cause aujourd’hui la libre circulation, dans deux ans il y aura des attaques contre d’autres libertés.

Q : Ce type de proposition accompagne l’avancée du populisme. Mais d’autres choses gênent les Européens : l’évasion fiscale, par exemple. Êtes vous la personne adéquate pour régler cette affaire après le Luxleaks ?

R : Le problème du Luxembourg est le même que celui de beaucoup d’autres pays. Mais l’écosystème a changé : plusieurs membres se sont vus obliger de faire des ajustements qui minent leur état-providence, et ne tolèrent plus ces comportements avec les impôts. Les européens n’acceptent plus que les multinationales, avec l’aide de consultants, échappent au paiement de l’impôt si facilement. En ce qui concerne Luxleaks, au Luxembourg les règles sont claires, bien que probablement elles ne furent pas respectées : ce n’est pas le ministre des finances qui prend ces décisions, mais l’administration fiscale. Je sais que personne ne le croit, mais c’est ainsi.

Q : L’Europe a un problème en son sein (la Grèce), à sa périphérie (la Russie) et court le risque de perdre une ou deux générations de jeunes à cause du drame du chômage. Voyez-vous les symptômes du malaise ?

R : Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe et périlleux. L’UE a pris des mesures afin d’améliorer sa gouvernance, mais il est difficile de partager sa souveraineté et de surmonter les pulsions nationalistes de désagrégation : la crise a fait émerger des problèmes qui étaient en gestation depuis des années. Mais je ne vois pas d’alternative au projet européen, en dehors des utopies régressives portées par quelques populismes démagogiques. Quel aurait été le déroulement des évènements si les pays n’avaient pas partagé la monnaie ?

Hmmm, comme le Royaume-Uni ?

Aurions-nous eu une réponse commune à une Russie qui fait tout ce qu’elle peut afin de nous diviser ?

Diplomate le gars…

Q : Sans une reprise digne de ce nom, il est inévitable que resurgissent les vieux démons. Quelles sont les conséquences de la fracture nord sud ?

R : Le plus triste de ces trois dernières années, c’est de constater que les vieilles rancœurs que nous croyions disparues persistent. De nombreuses analyses allemandes sur la Grèce sont inacceptables ; beaucoup de réactions grecques aux décisions de l’Allemagne sont inacceptables. Non seulement la reprise est fragile, mais l’intégration européenne dans son ensemble est menacée. C’est une fleur délicate.

Et elle aura donc duré ce que durent les roses. RIP.

Source : El Pais, le 03/03/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

61 réponses à Junker : “Maintenant, il va falloir que Tsipras explique aux grecs qu’il ne remplira pas ses promesses”

Commentaires recommandés

naz Le 02 avril 2015 à 00h39

On peut l’étrangler, dîtes, on peut?

  1. pikpuss Le 02 avril 2015 à 00h35
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    Les ploutocrates installent progressivement la dictature… Que les peuples se réveillent avant qu’il ne soit trop tard. La Russie n’est pas notre ennemie….. Que vont-ils manigancer pour qu’elle le devienne… ?


    • rouille Le 02 avril 2015 à 15h58
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      apparemment ça le réjouit de voir souffrir les peuples européens.


    • Greco Le 02 avril 2015 à 19h56
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      La Russie est l’ennemi des quelques élites Européennes/Américains et pas du tout du peuple.
      Voila un très bon exemple de solidarité avec la population de Lugansk :

      http://www.iskra.gr/images/stories/politismos/ekdiloseis/kabania-afisa.jpg

      Collecte des vêtements /nourriture/médicaments pour la population et un numéro de compte (grec) pour financer une école à Lugansk


  2. naz Le 02 avril 2015 à 00h39
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    On peut l’étrangler, dîtes, on peut?


    • Chacal Army Le 02 avril 2015 à 07h49
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      Ce mec et ses semblables sont de pures ordures.

      Et que fait-on avec les ordures ?…


  3. boduos Le 02 avril 2015 à 01h24
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    on voudrait agiter le peuple grec avant de s’en servir qu’on ne s’y prendrait pas autrement,en l’exaspérant .
    tout en excluant officiellement toute possibilité de Grexit , j’ai le sentiment qu’Angela le souhaite comme un bon présage de la fin de l’euro ,celui ci ayant pleinement rempli sa fonction destructrice des industries françaises,belges,italiennes , espagnoles …et remis la pendule à l’heure de Juin 40.
    désormais,la tournure de l’euro et ses QE lui fait regretter son DM ,ce qu’ elle ne peut avouer en face à Barak ,grand coordinateur de la prison européenne.
    Junker,bourgmestre d’une communauté urbaine de 250000 âmes (CU de Lille 1 000000 d’habitants )et adossée à sa demi sœur allemande ne fait que jouer cette partition.

    Ce qui rend faussement prudent tout ce beau monde,ce sont les échéances électorales françaises et le risque de donner raison sur la fin annoncée de l’euro avant ces échéances.
    mais une sortie généralisée pourrait faucher l’herbe sous les pieds de MLP et la priver d’un argument pivot de son programme économique.
    à suivre…


    • pytheas Le 02 avril 2015 à 15h20
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      La BCE a encore relevé 71,8 milliards, le plafond de son financement d’urgence (ELA) des banques grecques. La BCE aide par ce biais les banques grecques depuis début février. Comment des responsables politiques peuvent faire essentiellement des promesses sur des comptes très approximatifs, alors qu’ils vivent de dettes depuis si longtemps. Le modèle économique n’est pas viable, la dette n’est pas remboursable, que l’Europe, les élus grecs, le peuple grec lui-même prennent leurs responsabilités, et émettent un plan de sortie. C’est déjà assez compliqué de faire cohabiter France – Allemagne , alors la Grèce!


    • Greco Le 02 avril 2015 à 19h30
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      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/04/02/97002-20150402FILWWW00248-grece-le-forfait-hospitalier-supprime.php

      Alors “monsieur” Junker, pour le moment Tsipras -2 mois au gouvernement- rempli petit a petit ses promesses (en plus de 350.000 foyers dont a été rétabli l’électricité). Une vraie racaille Tsipras, embaucher des médecins…mais il fallait laisser les hôpitaux vides du personnel pour que vos traités soient respecter et le déficit diminuer (avec la montée de la mortalité des retraites). Mais s’il avait fait comme VOUS m.Junker la Grèce, cad un paradis fiscal, il serait conforme au néolibéralisme sanguinaire de Bruxelles.


  4. Beatrix Le 02 avril 2015 à 01h53
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    Junker. Un tortionnaire dans l’âme qui manie le cynisme à la manière d’une arme cybernétique: ignorer tout ce qui n’est pas de son point de vue. C’est sa solution. Pas pour les autres.
    Qu’une seule réponse: Tous, sortir de l’UE et quitter la zone euro les uns après les autres puisque c’est la maison commune qui lui fournit cette puissance tranquille, il faut la quitter. Cette maison est mal habitée, elle est malsaine.


    • reneegate Le 02 avril 2015 à 02h37
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      taper sur l’épaule et faire un croche pied aussi. Tel est l’homme. Enfin! nous français savons désormais que le plus dur est à venir.


    • fatalerror Le 02 avril 2015 à 09h12
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      …mal habitée, malsaine et infestée de mérule !! Ça va se casser la figure mais on sait pas quand…


  5. farigoulette Le 02 avril 2015 à 01h57
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    A noter que dans un sondage réalisé fin 2014 par Gallup International, les Grecs se disent à 52% favorables au retour à la monnaie nationale :
    Union Européenne Concernant l’Euro
    Vous sentez-vous proche de l’UE ? 10%
    Voulez-vous garder l’Euro ? 32%
    Vous sentez-vous plus éloigné de l’UE ? 52%
    Voulez-vous revenir à la monnaie nationale ? 52%
    Pas de changement 35%
    Sans opnion 11%
    Pas de réponse 3% Pas de réponse 5%


    • dissy Le 02 avril 2015 à 02h09
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      Le problème n’est pas tellement de convaincre une majorité de Grecs,mais je crois que Tsipras et le chauve n’y croient pas eux mêmes,ils veulent rester et dans l’Euro et dans l’UE.
      Pourquoi alors aller perdre son temps la semaine prochaine à Moscou?
      Pour ‘utiliser’ Poutine j’imagine,du genre:et la Troika..faut faire gaffe les mecs sinon on part chez Vlad avec armes et bagages(et dettes surtout).
      Si j’étais Tsipras je loue le port stratégique du Pirée pour 100 ans,voire quelques îles aux Russes et aux Chinois.En échange gros loyer,dividendes,protection,nouveaux débouchés pour les produits Grecs,tourisme(1.3 milliard de Chinois comme potentiel on crache pas la dessus et cadeaux bonux,j’offre à Poutine un chemin d’entrée en Europe pour son turkstream qui remplace le Southstream avec à la clé gros droits de transit piqués à l’Ukraine…etc).


      • Louis Robert Le 02 avril 2015 à 02h39
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        Vous semblez avoir l’oreille des dirigeants grecs, dissy…

        1. “Le gouvernement grec devrait finalement privatiser le port du Pirée — … le gouvernement grec a indiqué, durant le week-end, qu’il entendait finalement procéder à la privatisation du port du Pirée. L’État grec cédera sa participation majoritaire dans les semaines à venir, a déclaré, lors d’une visite de ministres grecs en Chine, le vice-premier ministre, Yannis Dragasakis, cité par l’agence de presse Chine nouvelle.”

        http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/30/le-gouvernement-grec-devrait-finalement-privatiser-le-port-du-piree_4605454_3234.html

        2. “Geo-Strategic Game Set: A Russo-Greek Manacle — Greek Prime Minister Alexis Tsipras is headed to Russia April 8 to meet President Putin. With Russia and China emerging as an alternative to US-World Bank economics, the safe bet could be on a Russo-Greco bridge. — I expect Vladimir Putin and China’s Xi Jinping have already set their minds as to what the “offer” will be. Having already agreed to join China’s Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) on April 14, Russia will in all likelihood make Tsipras a deal he cannot refuse… My only question is “when” will Portugal, Spain, and Italy tell Frankfurt and Washington to bugger off.” (Rencontre Tsipras-Poutine en Russie, le 8 avril… une offre à Tsipras qu’il ne saurait refuser?… Mon unique question est la suivante: “quand” le Portugal, l’Espagne et l’Italie diront-ils à Francfort et Washington… “Dégagez!” “)

        http://russia-insider.com/en/geo-strategic-game-set-russo-greek-manacle/5205

        À suivre.


        • dissy Le 02 avril 2015 à 03h23
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          Pour Le Pirée ils ont deja changé 4 fois d’avis..donc wait and see.


          • Francois Le 02 avril 2015 à 09h19
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            Certes, d’autant qu’en politique, il y a ce qu’on dit et puis ce qu’on fait en fin de compte. Ça coïncide rarement…


          • Olivier M Le 02 avril 2015 à 18h59
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            Madame Soleil


        • Michel Ickx Le 02 avril 2015 à 19h35
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          Communiqué par JPGmail ces deux liens vers dedefensa confirment votre commentaire:

          http://www.dedefensa.org/article-les_inconnus_de_moscou_02_04_2015.html

          http://www.dedefensa.org/article-brusquement_la_gr_ce_inqui_te_les_usa_nuland_sur_le_pont_18_03_2015.html

          On est donc plus dans la crise du Grexit, mais dans la crise totale Ukraine, OTAN, Chine inclue.

          »After all is said and done, since when is cheating and defaulting on obligations a crime these days? Greece can earn €300 billion in one day, and another €300 billion in Gazprom gas, China capital, and Russian arms deals (Mr. Lavrov gives hints) to shortchange western manufacturers. Add in free flights from Moscow and St. Petersburg for the tourist season, and Greece could be the richest country in eastern Europe before summer’s end. Who could really blame the Greek people? American bankers double dipping, German arms dealers recouping revenue from EU bailouts, 30 percent unemployment and Germans here calling the Greeks “lazy” slackers? My only question is “when” will Portugal, Spain, and Italy tell Frankfurt and Washington to bugger off.

          Ce commentiare de Phil Butler repris par Ph. Grasset sur le défaut de la Grèce ne manque pas d’humour:

          Après tout, depuis quand tricher et faire défaut sur ses obligations est un crime de nos jours? La Grèce peut gagner 300 milliards en un seul jour, et encore 300 milliards en Gaz de Gazprom, du capital chinois, et des armes russes à bon prix (Monsieur Lavrov a fait une allusion discète) pour concurrencer les fabriquants de l’ouest. Ajoutez des vols gratuits de Moscou et de St. Petersbourg pour la saison touristique, et la Grèce pourrait être le pays le plus riche en Europe de l’Est pour la fin de l’été. Qui pourrait bien blamer le Grecs? Les Banquiers américains pour leurs comptes, les marchands de cannons allemands récupérants leurs pertes sur les aides UE, 30% de chomage et las Allemands ici traitants las Grecs de paresseux et profiteurs? Ma seule question est “quand” Le Portugal, l’Espagne et l’Italie diront à Frankfort et à Washington d’aller se faire f…..


    • Andrea Le 02 avril 2015 à 18h08
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      Oui .. il y a eu discussion de cela sur ce site avant…mais perso je pense que les Grecs ne sont pas si Européistes qu’on veut le faire croire. On répète que le mandat du Gmvt. actuel (par le peuple!) est de ne pas quitter l’euro / l’Europe, à mon avis, ce n’est pas clair, probablement une fiction.

      Tous les partis Européens dits ‘de gauche’ ‘respectables’ ou centristes sont contre une rupture avec l’UE. Syriza, Podemos, Citoyens en Espagne, Front de Gauche en France, etc.


  6. madake Le 02 avril 2015 à 02h03
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    Comme il est facile, de sa tour d’ivoire, d’apprécier avec dédain la pusillanimité des réformettes rachitiques que ces chefs d’états européens timorés osent à peine faire.

    Après tout, il a tenu 20 ans durant les rênes du pouvoir luxembourgeois (finances et premier ministre cumulés durant 14 ans), et en a fait un temple incontournable de la fraude fiscale pour pas moins de 340 entreprises…
    Sans doute le manque à gagner fiscal des pays européens voisins, sera aisément compensé par quelques nécessaires réformes structurelles, n’est-ce pas?…
    Voilà une réussite respectable et exemplaire, pétrie des grandes valeurs éthiques européennes, dont nous devrions nous inspirer, pour relancer la France.
    Voilà un homme près du peuple, qu’on imagine sans peine laver les pieds des pauvres dans les hospices.

    Attendons l’annonce de sa béatification, qui ne saurait tarder.


    • Francois Le 02 avril 2015 à 09h23
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      Entre l’escrocrate de Bruxelles et les histrionarques de Paris on est à 100% dans l’ère de la politicaille…


  7. Louis Robert Le 02 avril 2015 à 02h11
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    R : “… peut-être n’avons nous pas été suffisamment respectueux… lorsque nous lançons un programme d’ajustement, une évaluation de l’impact social est indispensable. Cela n’a pas été fait, (sic) et nous voyons aujourd’hui que 25% des grecs ont été chassés du système de sécurité sociale. Nous devrions anticiper ce genre de conséquences.”

    +

    L’homme qui affirme ÇA (et bien d’autres choses tout aussi monstrueuses), au moment même où tant de petites gens se suicident, en Grèce, en se jetant du haut d’un édifice (Ia mère saute, bientôt le fils suit)…, cet homme fait la preuve qu’il ne mérite pas (n’a jamais mérité) d’occuper le poste qu’il occupe. Il est déshonorant que les Européens s’en soient contentés et que désormais ils s’en accommodent.

    Ciel! Et dire que l’on ne cesse de nous vanter cet “héritage des Lumières”!!!


    • Roscanvel Le 02 avril 2015 à 08h52
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      Méritant ou pas méritant, un tel poste dans l’UE que nous vivons ne peut-être que de son genre. Il correspond tout à fait à la nature de l’UE.
      Il faudrait une véritable Europe démocratique( le rêve…) pour mériter un homme intègre. Je pense que c’est impossible.


      • Louis Robert Le 02 avril 2015 à 15h27
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        Et “les Lumières”?… Où sont-elles passées? — Se sont donc éteintes sans héritiers?

        C’est bien ce que je pensais.


    • Julie Le 02 avril 2015 à 12h35
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      La même chose arrive en France. Depuis quelques années (je voudrais bien savoir quand cette réforme est passée.. Schengen?), notre affiliation à la sécu dépend seulement de l’endroit où on travaille.

      Si vous êtes en France mais que vous ne travaillez pas, le seul moyen d’avoir la sécu est 1) demander la CMU (impossible si votre foyer gagne plus de 1000 euros par an)
      -> “Vous êtes concerné par la CMU de base uniquement s’il n’existe pas d’autres possibilités pour vous et les membres de votre foyer de bénéficier d’une couverture maladie de base.” (http://www.cmu.fr/cmu-de-base.php). Par ex. pour un foyer de 2 personnes (si vous avez une garde alternée de vos enfants, ca ne compte pas) c’est 12 967 euros par an comme maximum de ressources.
      2) se rattacher à la sécu de votre conjoint (y compris Pacs, y compris concubin(e) avec le/laquel(le) vous vivez de façon maritale). C’est là que cela devient drôle… Un organisme comme la MGEN vous demande une “attestation de fin de droits” de votre dernière caisse d’affililiation, qui expliquera que ce papier n’existe pas mais qu’on peut vous fournir une “attestation selon laquelle vous n’avez pas de droits ouverts”. Bien sûr cela ne se trouve pas dans la liste des pièces demandées “officiellement” sur le site des caisses en question, et je me demande quelle valeur juridique cela a, sinon celle de faire perdre du temps et de vous décourager, on peut même imaginer que vous donnez ce papier tout en allant demander ailleurs une cmu, pourquoi pas! Pendant ce temps là vous pouvez passez des mois sans sécu, cela ne concerne ni votre mairie, ni la cpam, ni personne. Durant cette période, si vous avez des RV de médecin ou des analyses, voire une hospitalisation, vous payez plein pot et ce n’est pas rétroactif (c’était le bon temps!). Donc oui, on pourra bientôt pondre un rapport sur la France dans quelques années où on verra que les dépenses des pauvres (médicales et autres) ont explosé, car dans les périodes entre deux emplois ou deux statuts ou au retour d’un boulot à l’étranger, beaucoup se retrouvent sans aucune protection.

      Dans mon cas, j’ai travaillé comme chercheur non-statutaire dans des universités en Europe, qui bénéficiaient de budgets européens (donc mes impôts!) mais cela ne m’ouvre aucun droit: ni à la retraite, ni au chômage (à moins de le demander dans le pays où on vient d’achever son emploi et à condition que ce poste ne soit pas considéré comme une bourse -cela dépend de la législation de chaque pays en Europe-), et ni même à une assurance de santé! BRAVO…

      Le plus simple serait de faire un enregistrement en mairie lorsque vous habitez quelque part, et que ce soit ce formulaire qui tienne lieu de preuve de domicile et d’affiliation, mais non, ce serait trop simple.


  8. Caliban Le 02 avril 2015 à 02h12
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    C’est son bureau de travail sur la photo ?

    Si oui, belle illustration de l’archaïsme de la construction européenne (il sait utiliser un pc ou pas ce vieux débris payé 30 000 € / mois ?). L’UE une usine à produire de la paperasse, qui déborde jusque sur le bureau de son CEO !

    RIP d’accord, mais vite : ce serait écologiquement responsable.


    • JaySWD Le 02 avril 2015 à 05h21
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      @Caliban:
      RIP…Je veux bien,mais crois-tu que les vers soient d’accord??A l’impossible nul n’est tenu,pas mème un ver de terre………..


  9. Patrick Luder Le 02 avril 2015 à 05h09
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    J’aime beaucoup le seul passage qui montre un sursaut de solution … 320 000 millions d’investissements … hmmm.

    Ya pas de soucis à se faire sur sa provenance, c’est juste une écritures scripturale, c’est gratuit ou presque, juste une dette de plus, cela commence à ne plus compter !

    OK pour la provenance donc, mais que dire de son utilisation ??? On sait que cela part de la banque centrale européenne, passe par les banques centrales nationales, fait éventuellement un petit tour par les banques commerciales, mais ces fonds serviront juste à acheter de la dette étatisée … pas beau non ? On fait une nouvelle dette pour acheter une ancienne dette, => ils ont réinventé le mouvement perpétuel ;o)


    • dupontg Le 03 avril 2015 à 00h08
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      C’est comme dans les films avec John Waynes….
      Les gentils sont sauvés par la cavalerie


  10. Alain Le 02 avril 2015 à 06h17
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    Belle illustration de la lâcheté politique avec le Luxleak: c’est l’administration qui décide ! A quoi sert le ministre si il n’est pas responsable de son administration et ne la contrôle pas ? Quid de la démocratie si l’administration agit hors sol ?

    Les politiques adore l’utilisation du mot “je” (j’ai décidé, …) mais dès que cela part en boudin, ils ne sont plus responsables de rien !


    • Jean Le 02 avril 2015 à 06h54
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      responsables!…mais pas coupables! …..quand même!


  11. Macarel Le 02 avril 2015 à 08h24
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    “Il n’est pas besoin de revenir sur le cas du Chili du général Pinochet, qui fut le premier terrain d’expérimentation à grande échelle des thèses ultralibérales et dont Hayek dira:
    “Ma préférence personnelle va à une dictature libérale et non à un gouvernement démocratique dont tout libéralisme est absent.”
    L’association de la dictature et de l’économie de marché ne se porte en effet nulle part mieux que dans la Chine contemporaine, dont avec beaucoup d’à-propos l’article 1er de la constitution qualifie l’Etat de “dictature démocratique” : “La République populaire de Chine est un Etat socialiste de dictature démocratique populaire dirigé par la classe ouvrière et fondé sur l’alliance entre ouvriers et paysans.”
    L’Union Européenne est l’instrument d’une restriction beaucoup moins brutale du périmètre de la démocratie. Mais la politique économique y a été mise hors de portée électorale par la montée en puissance du pouvoir d’instances non élues. Depuis une vingtaine d’années, l’habitude est prise en Europe de ne tenir compte du résultat des élections que lorsqu’ils est conforme aux attentes des gouvernants.”

    Alain Supiot “La gouvernance par les nombres”

    Ceci dit, avec Junker et les autres nous sommes en train de rattraper notre retard “démocratique” sur la Chine.


  12. Roscanvel Le 02 avril 2015 à 08h43
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    Le cynisme de ces gens est sans limites….réflexion de Michel SAPIN à propos de TSIPRAS:”Il faut qu’il fasse atterrir ses troupes, et que Syriza s’adapte et redescende sur terre”


    • step Le 02 avril 2015 à 10h15
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      ha, la jalousie de ceux qui, incapables de faire mieux que de la chicanerie politique, envient ceux qui écrivent l’histoire et le destin de leurs peuples, y compris par leurs rêves.

      “I have a dream…” disait l’autre… l’essence de la politique (la vrai, est là). Les mauvais coucheurs ne sont d’aucune utilité dans cette profession.


    • Louis Robert Le 02 avril 2015 à 22h22
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      Moi, c’est l’effronterie au parfum de sapin dit “de gauche” que je ne supporte pas…


  13. Louve Bleue Le 02 avril 2015 à 08h47
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    La Russie n’est pas notre ennemie ! Je ne vois pas la Norvège, l’Islande ou la Suisse en plus grand péril que nous . Je me trompe ? Et en cas de danger, la dispersion peut aider à se sauver les uns les autres. Se disperser ne signifie pas devenir ennemis. Mais quelle bande de s… ! Et ils osent nous brandir le mot “démocratie” à tout bout de champ ? Ressortir les guillotines me semble une option…


    • Francois Le 02 avril 2015 à 09h33
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      D’autant que Poutine a toujours dit qu’il souhaitait un rapprochement avec l’Europe (la porte est d’ailleurs encore entrouverte, il me semble). Pauvre garçon: obligé de remâcher tous ces mensonges à longueur de vie, la bouche pleine d’ordure bancaire et socialo-corporationniste. Un raté complet, en somme.


  14. Louve Bleue Le 02 avril 2015 à 08h54
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    Je fais des cauchemars. Je suis dans le mauvais bateau…Quand est-ce qu’on se réveille ?


  15. Homère d'Allore Le 02 avril 2015 à 08h59
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    Si il y a bien un type de droite que j’admire, c’est bien Nigel Farage !

    Sa diatribe contre Juncker était magnifique:

    http://www.dailymotion.com/video/x21leny_nigel-farage-a-jean-claude-juncker-je-n-ai-pas-cru-un-mot-de-ce-que-vous-avez-dit_news

    Et, en plus, il a roulé Marine Le Pen dans la farine lors de la constitution des groupes au Parlement européen ! Un digne successeur de Churchill.


    • Andrea Le 02 avril 2015 à 19h46
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      Nigel Farage est pour le rétablissement plus solide du Commonwiealth (colonialisme), et sous coupe, sans jamais le dire explicitment, pour TTIF. Il est un fervent supporter du *marché libre.*

      Il ne dénonce jamais le démantelement de la NHS (Secu anglaise – car vis à vis de des supporters agés un point noir) et selon certains discours de sa part / analyses, il est POUR (voir un lien ci-bas.)

      Il est pour les privatisations tous azimuts (contre “le gouvernement” qui ne sait rien faire) et la libéralisation bancaire, une baisse des impôts, et une ouverture de règles commerciales. Contre Bruxelles, avec ses règlement débiles, ses pontifs qui prérendent controller l’Angleterre…

      Il est contre l’UE, mais POUR une alliance trans-atlantique avec les USA.

      Type, tous anglophones ensembles, pas de noirs/bruns/jaunes ici. Le discours est hyper raciste. Contre l’immigration, Contre UE, Contre Schengen, Contre la liberté de d’établissment, Contre les musulmans ‘radicaux’, oops, tous les musulmans, etc. Socialo-conservateur.

      Il est ex-banquier, et son idole c’est Maggie Thatcher. C’est du populisme de droite extravagant et bien ficelé pour un certain public anglais: ceux qui pleurent l’Empire perdue.

      Tout cela est naturellement très contradictoire, mais il surfe dessus sans trop de difficultés pour l’instant.

      Un article en anglais qui traite superficiellement de ces thèmes:

      http://www.ibtimes.co.uk/ttip-exclusive-ukip-wants-include-nhs-controversial-eu-us-trade-deal-1470790


      • Homère d'Allore Le 02 avril 2015 à 22h46
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        Merci de ces précisions.
        Sur le racisme du personnage, j’ai toutefois des doutes car il a reçu de nombreux soutiens de responsables de minorités.
        Bien sûr, c’est une mentalité “commenwealth”, c’est à dire qu’il préfère des nigerians à des roumains…

        Quant à son programme économique et social, ça oui, il est bien de droite !
        Mais il a le mérite de la franchise.

        Contrairement aux Blair ou aux Valls.


  16. Dizalc'h Le 02 avril 2015 à 09h29
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    Pathétique comme discours… cet homme est vraiment cynique…
    Tout son discours est construit autour du déni de démocratie… et, de façon pédante et avec des arguments d’autorité, il renvoi dans ses 22 le journaliste, qui pourtant pose de bonnes questions pour une fois…

    Il ne vit pas dans le même monde que nous, tout comme ses collègues et tous ces dirigeants, c’est vraiment dramatique pour nos démocraties et le vivre ensemble…

    Tant que leur légitimité ne sera pas, d’une façon ou d’une autre, “votée” par les peuples, l’Europe reste “leur” rêve, certainement pas celui des citoyens… affligeant… Comment ose-t-i parler à nos noms? et décider à notre place de ce qui est bon pour nous ou pas?…

    Quand aux délais, 5 ans d’austérité pour l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal, etc. et ce n’est pas assez? il faut en faire plus?… c’est un danger publique, ils seront responsables de la destruction de leur propre “jouet/rêve”… qu’ils ne viennent pas se plaindre après, si ça tourne mal…


  17. christian gedeon Le 02 avril 2015 à 09h32
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    La nature totalitaire de l’ultralibéralisme n’est plus à démontrer depuis longtemps.Son essence fondamentalement mafieuse non plus.Tout le reste est du baratin.Malheureusement,les peuples,manipulés…ou pas,ont concouru à la mise en place du système,notamment en Europe,qu’on l’admette ou pas. C’est à une révision complète des mentalités qu’il faut s’atteler..


    • Macarel Le 02 avril 2015 à 12h39
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      En m’inspirant du livre de A.Supiot “La gouvernance par les nombre.”, je dirais que l’ultralibéralisme est le fruit, je rajouterais “monstrueux”, des noces entre le capitalisme et le communisme. Dont le modèle flagrant est la Chine contemporaine.
      Dictature du Marché, et pseudo-démocratie de façade. C’est à ce modèle que colle de plus en plus l’UE : le périmètre de la démocratie s’y réduit de plus en plus sur les scènes nationales, au fur et à mesure des abandons de souveraineté, auxquels se plient les dirigeants des pays membres, adeptes de l’idéologie mondialiste ultralibérale. Ou tout simplement par soumission à l’ordolibéralisme qui est “la nouvelle forme du nationalisme allemand”, pour reprendre encore une formule de A.Supiot.


  18. Paddy Le 02 avril 2015 à 10h10
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    C’est irresponsable de placer à la tête de l’Europe l’ancien Premier ministre d’un paradis fiscal.


    • dupontg Le 03 avril 2015 à 00h16
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      Roosevelt avait bien mis le pere Kennedy responsable de la surveillance de la bourse..


  19. step Le 02 avril 2015 à 10h19
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    “plusieurs membres se sont vus obliger de faire des ajustements qui minent leur état-providence, et ne tolèrent plus ces comportements avec les impôts. Les européens n’acceptent plus que les multinationales, avec l’aide de consultants, échappent au paiement de l’impôt si facilement.”

    Visiblement le parasite ne se rend compte de son caractère nuisible que quand la bête se meurt. Au moins, il aura servi à cela… que la bête meure (voir absolument l’excellent film). A l’avenir on réfléchira un peu plus avant de signer la liberté de circulation des capitaux avec des truands !


  20. Michel Le 02 avril 2015 à 10h43
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    Concernant les promesses de Tsipras s’il n’arrive pas à les tenir ce n’est pas la faute de Junker. Junker et le système étaient connus avant. Si Tsipras a promis des choses qu’il n’arrive pas à obtenir il doit en assumer les responsabilités lui-même.

    ça me fait penser à Hollande qui s’était déclaré en guerre contre la finance, pour être élu bien sûr. Comme s’il ne connaissait pas le système financier auquel il s’attaquait. Il nous a pris pour des imbéciles. On va pas dire que c’est la faute de la finance s’il n’a pas tenu sa promesse ?

    Ce qu’on demande à nos politiques c’est de changer les choses _sur la base_ du système existant. Pas sur la base d’un système imaginaire, sinon c’est trop facile et on promet n’importe quoi. Et c’est ce qui se passe depuis des mandats et des mandats. Ah je ne savais pas que les problèmes étaient aussi important etc. etc. Avec la cour des comptes, les commissions parlementaires et le reste, quel homme politique peut dire qu’il n’est pas au courant du système, de la situation de son pays etc. ?


  21. Günter Schlüter Le 02 avril 2015 à 11h09
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    La méthodeJunker

    « Nous ne décidons rien. Nous avançons quelque chose et nous attendons ce qui arrive. Si personne ne proteste ou qu’il n’y a pas une insurrection – parce que la plupart des gens ne comprennent quand-même pas ce qui a été décidé – nous progressons alors pas à pas jusqu’au point de non-retour. »
    link to banquepublique.be


  22. téléphobe Le 02 avril 2015 à 14h03
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    Je résume : aux dernières élections (départementales) dans notre belle France Juncker a fait 75% – alors pourquoi se plaindre ?


  23. Macarel Le 02 avril 2015 à 14h14
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    Le capitalisme mondialisé est au capitalisme ce que l’islamisme est à l’Islam : un développement avec sa logique, mortifère quand elle est décontextualisée, hors sol. La Technique rendant tout cela possible ne porte pas en elle-même de projet de société.

    La dissolution du politique alimente l’insécurité globale, elle-même fort bien recyclée par le capitalisme mondialisé. Depuis quarante-cinq ans, la direction des affaires publiques en France se résume pour l’essentiel à l’application mécanique d’un programme qui n’a rien de démocratique. L’Egalité et la Fraternité sont sacrifiées au nom d’une Liberté dévoyée. Comment s’étonner qu’aujourd’hui une large majorité de l’électorat s’abstienne ou vote spectaculairement? Compter sur le retour de la croissance pour continuer sans opposition la fuite en avant relève au mieux de l’aveuglement idéologique, le plus souvent de la lâcheté et de l’opportunisme, au pire de la corruption à grande échelle par argent public et privé.

    Sébastien Holué

    (Etudiant en Master 2 Prospective, Innovation, Stratégie et Organisation du Conservatoire National des Arts et Métiers [CNAM].)

    L’article complet ici :

    http://www.dedefensa.org/article-schumpeter_le_capitalisme_mondialis_et_la_d_mocratie_01_04_2015.html

    Puisque nos dirigeants de droite et de gauche appliquent depuis quarante cinq ans mécaniquement un programme qui n’a rien de démocratique, pourquoi ne pas les remplacer par des robots ?
    En ces temps d’austérité tous azimuts, remplacer tout le personnel politique par des robots, cela nous ferait faire de sacrées économies !!!


  24. michel roissy Le 02 avril 2015 à 14h51
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    Junker : “Maintenant, il va falloir que Tsipras explique aux grecs qu’il ne remplira pas ses promesses”

    Dommage que Junker et ses amis ne soient pas obligés d’expliquer aux européens pourquoi ils ne sont pas plus à même de tenir les leurs.

    C’est d’une outrecuidance pédante cette déclaration, vivement la fin de cette “internationale du pognon”


  25. Olivier M Le 02 avril 2015 à 19h04
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    Maintenant va falloir expliquer aux europeens que junker n’est pas un parasite.


  26. Goldfinger Le 02 avril 2015 à 20h04
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    Bonsoir,

    “Tant que le chômage ne baissera pas”.
    Et bien autant dire jamais car, dans le paradigme actuel, ce chômage est structurel et va continuer à croître
    … sauf évidemment à créer de plus en plus de travailleurs pauvres … c’est-à-dire des esclaves !!!

    Je ne sais pas si la guillotine va servir à nouveau … mais la Révolution va finir par gronder.
    Et pour faire reculer l’échéance “on” continue à diviser pour régner.


  27. tchoo Le 02 avril 2015 à 22h01
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    “Ce nouveau genre de parti analyse souvent la situation de façon réaliste, ils pointent avec acuité les énormes défis sociaux. Mais s’ils gagnent les élections ils sont incapables de réaliser leurs promesses, de transformer leurs programmes en réalités. Les propositions de certains de ces partis ne sont pas compatibles avec les règles européennes : ils mèneraient à une situation de blocage total.”

    j’aime celle là, si il savait le Junker combien on veut le bloquer sa putain d’europe, il nous en ferait une jaunisse


  28. Zarathousthra Le 02 avril 2015 à 22h29
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    Bon sinon rien n’interdit de sortir de l’euro ni même de l’UE si on veut vivre dignement.


    • Francois Le 02 avril 2015 à 23h34
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      Bonne idée. Je sors séance tenante.

      Et voilà, je me déclare officiellement “hors euro”. Cela n’empêche en rien de l’utiliser, à l’occasion, comme une monnaie étrangère.

      Faites comme moi, sortez vous-en, faites votre déclaration:

      “Je suis hors euro”


  29. Anas Le 03 avril 2015 à 11h47
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    Je le trouve un peu arrogant ce monsieur, il me rappelle le chancelier du film V … Il fera moins le dictateur dans quelques semaines quand l’avenir de l’UE sera en jeux.


  30. kapimo Le 04 avril 2015 à 13h12
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    “le gouvernement espagnol a réformé l’économie, a pris des décisions compliquées, a approuvé de dures réformes structurelles, même si nous pouvons discuter de leur envergure et de leur ambition, a résolu la crise bancaire, et la reprise est là.”
    Eh oui, pour la reprise, il suffit de descendre, descendre et encore descendre pour toucher le fond.
    Du Lapalisse ou je ne m’y connais pas. Quelle bande de 3@|#~s!


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