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31.mars.201531.3.2015 // Les Crises

Crash de l’A320 : l’hystérie médiatique

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Fascinant de voir ce délire médiatique autour de ce triste drame.

Cela illustre la dérive de plus en plus inquiétante de nos médias, accentuée par l’effet réseaux sociaux.

En l’espèce, je rappelle qu’il y a 80 000 vols par jour, soit près de 30 millions de vols par an. Et que là dessus, on a beau prendre toutes les précautions, le risque zéro ne sera jamais atteint, et il y aura bien un drame de ce type tous les 10 ou 20 ans…

Il est donc hallucinant de voir comment le n’importe quoi se répand à vitesse grand V sous la pression.

Aucune réflexion, aucun recul, il faut ABSOLUMENT essayer de décider quelque chose pour calmer l’ogre médiatique et “rassurer” les passagers terrorisés par le matraquage.

Exemple : des compagnies ont déjà décidé de demander d’avoir toujours 2 personnes dans le cockpit :
1/ le suicidaire devra donc modifier son plan de “A/ s’isoler B/ crasher l’avion” à “A/ tuer l’autre pilote B/ crasher l’avion” – révolutionnaire quoi…
2/ quand un pilote sort, un steward rentrera dans le cockpit. Donc A/ soit il finira égorgé, comme vu ci dessus B/ soit, nouveauté, comme les stewards sont loin d’avoir le suivi médical des pilotes, c’est peut-être le steward qui sera suicidaire, et tuera le pilote avant de crasher l’avion… Bref, on a en fait augmenté le risque.

Avec le 11/09, on a vu qu’il fallait protéger le cockpit des passagers, maintenant, il faut protéger les passagers des pilotes, et, euh, bon alors je propose que les avions roulent simplement sur l’autoroute sans décoller, il y aura moins de risque…

P.S. finalement, il va sans doute falloir arriver à boycotter les médias dans leur ensemble, ils nuisent grandement à la santé de nos sociétés…

Crash de l’A320 : hystérie médiatique autour de la nationalité


Un hélicoptère survole les lieux de l’accident de l’A320 à Seyne, le 24 mars 2015

Pour savoir si le crash de l’A320 dans les Alpes de ce mardi est d’origine accidentelle ou terroriste, de nombreux journalistes s’appuient sur une équation surprenante, qu’on pourrait résumer ainsi : dites-moi s’il y avait des musulmans dans l’avion, je vous dirai si c’est une attaque terroriste.

La méthode Elkabbach

Il est toutefois difficile de poser la question discrètement.

Mercredi sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach s’est donc essayé à l’exercice en tentant de formuler une question incompréhensible, mais « suffisamment précise » pour que le secrétaire d’Etat aux Transports accepte d’y répondre :

« Dans les noms que vous avez des passagers, y en a pas qui viennent d’endroits où on pourrait soupçonner qu’ils sont en mission suicidaire ?

– Il n’y a aucun nom de cette nature, pour répondre précisément à votre question. »


L’INTERVIEW D’ELKABBACH (À PARTIR DE 3’30)

Ce jeudi, on a appris que le copilote s’était enfermé dans le cockpit dix minutes avant que l’avion ne s’écrase contre une montagne. Suicide ? Attentat ?

Pour beaucoup de confrères, connaître sa nationalité paraissait de nouveau essentielle.

« C’est politiquement incorrect, mais… »

Et c’est un journaliste étranger qui a montré la voie ce jeudi en posant LA question (de manière très cash) au procureur de Marseille, Brice Robin (à la 15eminute) :

« Pouvez-vous donner le nom, la nationalité et l’origine ethnique du copilote ? »


CONFÉRENCE DE PRESSE AVEC LE PROCUREUR DE MARSEILLE

Et le procureur de répondre de façon encore plus directe :

« Il est de nationalité allemande, j’ignore son origine ethnique. […] Et il n’est pas répertorié comme terroriste, si c’est ça que vous voulez dire. »

Cela n’a pourtant pas rassuré tous les journalistes présents dans la salle puisqu’une autre personne insiste quelques minutes plus tard (20’54), quitte à dévoiler clairement son amalgame :

« C’est politiquement incorrect, mais est-ce qu’on peut donner la religion du copilote ?
– Je vous ai donné sa nationalité, mais je ne connais pas sa religion. Le jour où je l’aurai, je la donnerai, mais je ne pense pas que ce soit de ce côté-là qu’il faille chercher [..] Il s’appelle Andreas Lubitz. »

Sur Twitter, l’obsession autour de la nationalité du copilote n’est en tout cas pas passée inaperçue.

Source : David Perrotin, pour Rue89, le 26 mars 2015.

 


“Le Petit Journal” chez BFM TV et iTELE lors du crash de l’A320 : révélateur

LE PLUS. Par le plus grand des hasards, les caméras du “Petit Journal” tournaient un reportage au coeur des rédactions d’iTELE et BFMTV quand l’annonce est tombée : un avion s’est écrasé dans les Alpes. S’enclenche alors la folle machine. Notre vidéo du jour est très révélatrice du fonctionnement des médias d’aujourd’hui.

"Le Petit Journal" était chez iTELE et BFMTV le jour où l'Airbus A320 s'est écrasé dans les Alpes. (Capture d'écran Canal Plus)
“Le Petit Journal” était chez iTELE et BFMTV le jour où l’Airbus A320 s’est écrasé dans les Alpes. (Capture d’écran Canal Plus)

Hasard surprenant : “Le Petit Journal” préparait justement un reportage sur les chaînes d’info en continu quand l’Airbus A320 s’est écrasé dans les Alpes. L’occasion de vivre de l’intérieur le traitement d’une grosse actualité dans ces médias si critiqués (et si regardés).

Qui fait le bandeau ? Qui décide de lancer l’édition spéciale ? Les chaînes se copient-elles ? Comment les journalistes vont-ils sur place ? Comment les infos passent-elles de la rédaction au plateau ? Comment se décident les titres ?

Les caméras de Canal Plus ont pu capturer ces moments d’une grande intensité :

Des médias très réactifs

Alors que voit-on ?
D’abord une dépêche AFP qui tombe, implacable : “Un Airbus A320 s’est écrasé dans la région de Digne-les-Bains dans les Alpes-de-Haute-Provence.”
À ce moment-là, l’info n’est relayée que sur les bandeaux de BFMTV et iTELE. Et puis très vite, en coulisses, la rédaction se met en ébullition : recherche de témoins, d’experts, vérification des infos, recherche de renseignements supplémentaires… Les rédacteurs en chef passent de bureaux en bureaux. Tout va vite, très vite.
Au-delà de la pure information du téléspectateur, un autre objectif se dessine : être le premier. Il faut pouvoir nourrir le direct, obtenir des “exclus”. Car en fond, on regarde l’autre, la chaîne concurrente. Parfois, le scoop vient d’ailleurs, comme les premières images du lieu du crash, sur France 24… Et c’est la surprise.
Puis arrive l’envoi de journalistes sur place, qui partent “à l’aveugle”, pour être au plus près de l’info. Faut-il les faire marcher dans la montagne ?

Fascinant ou malaise ?

Régulièrement critiquées, les méthodes des chaînes d’info sont-elles vraiment scandaleuses ? La mort de 150 personnes ne mérite-t-elle pas de prendre un peu le temps d’avoir de vraies infos ? Ou bien, au contraire, n’ont-ils pas raison de traiter l’actu au plus près ? L’effervescence des journalistes est-elle dérangeante ou professionnelle ?

Observer le travail de ces rédactions, est-ce fascinant ou malaise ? Les avis sont partagés.

Source : Louise Pother, pour l’Obs, le 26 mars 2015.


Mention spéciale à cet article de l’Obs

Crash de l’A320 : les pieds de biche et les haches, secrets bien gardés des avions

On imagine guère que des haches et des pieds de biche se trouvent bien cachés dans la cabine ou le cockpit des avions, et pourtant… Le crash de l’Airbus A320 de la Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence met en lumière la présence de ces outils dans certains appareils, au risque pour les compagnies de devoir revoir tous leurs protocoles de sécurité par crainte que des pirates de l’air aient pris bonne note de ces informations.

Oui oui, la journaliste a bien écrit ça… Ils ont changé l’image après, conscient de leur connerie j’imagine…

Sorti du cockpit pour “satisfaire un besoin naturel”, le commandant de bord s’est vu refuser l’accès à la cabine de pilotage par son copilote, qui semble en avoir entièrement verrouillé l’accès. Le commandant appelle à plusieurs reprises son second via l’interphone de la cabine, en vain. Puis cogne violemment la porte. “Juste avant l’impact final, on entend des coups portés violemment comme pour enfoncer la porte”, expliquait le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, lors de la conférence de presse qu’il donnée jeudi 26 mars.

“Il n’y a plus de hache dans la cabine”

Le journal allemand “Bild” affirme que le commandant de bord aurait fini par tenter de défoncer l’entrée à coups de hache, quelques instants avant le crash.

Faux, répond le président du Syndicat des pilotes de ligne (SNPL) Eric Derivry au micro de RMC et BFMTV. “Il n’y a plus de hache dans les cabines. La seule hache qui se trouve dans l’avion se trouve dans le cockpit. Depuis un certain nombre de menaces et de capacités d’utiliser des instruments pour prendre le contrôle de l’avion, il n’y a plus de hache dans la cabine. Les uniques outils disponibles dans la cabine sont des pieds de biche.”

“Pour des raisons de sûreté, sur toute la flotte Air France, la hache de bord a été retirée de la cabine et se trouve au poste de pilotage. Elle peut servir par exemple à retirer des garnitures en plastique pour trouver un feu qui pourrait être d’origine électrique. A l’arrière nous disposons d’un pied de biche”, ajoute Frédéric Girot, membre du personnel naviguant d’Air France et pilote privé, qui représente la CGT Air France pour la partie civile dans l’affaire du vol Air France 447 Rio-Paris.

De son côté, le vice-président du SNPL, Jean-Jacques Elbaz, confirme auprès de “l’Obs” la présence de haches dans les cockpits et non dans les cabines :

Les haches, dont le nombre est déterminé en fonction du nombre de passagers, se trouvent dans les cockpits. Leur principale fonction est de permettre de s’extirper de l’avion en cas de crash.”

Qu’en est-il des pieds de biche, présents dans les cabines ? “Nous pouvons être amenés à intervenir sur des feux et sur toutes situations où il y a émanation de fumée”, rapporte Frédéric Girot. “C’est dans ces cas-là que le pied de biche peut être utilisé pour retirer des garnitures en plastique.” De son côté, “le Monde” affirme qu’un pied de biche “aurait pu être utilisé pour rentrer dans le cockpit en défonçant les cloisons à côté de la porte d’entrée. Mais l’équipage n’a sans doute pas eu le temps de l’utiliser”.

Source : Margaret Oheneba, pour l’Obs, le 27 mars 2015.

P.S. bah oui, il y a des haches cachées dans l’avion ; on ne peut accéder au cockpit avec, mais ça aide en cas d’évacuation d’urgence…


Crash de l’A320 : l’hystérie médiatique suscite le malaise en Allemagne

Les spéculations sur le crash de l’Airbus de la Germanwings occupent tous les médias allemands. Jusqu’à l’écoeurement et l’autocritique.

De notre correspondante à Berlin, Pascale Hugues

C’est Thomas Enders, PDG d’Airbus, qui tire la sonnette d’alarme. Et ce n’est pas un hasard si ce patron très en vue choisit les colonnes de Bams, le Bild am Sonntag, l’édition du dimanche du premier tirage de la presse européenne, pour s’exprimer. Il veut que son message soit entendu. Il veut aussi défendre la réputation des pilotes de ligne “qui, comme avant, méritent notre confiance”. Thomas Enders ne peut plus supporter les commentaires des experts autoproclamés qui donnent leur avis à longueur de talk-shows.

Chaque jour depuis la catastrophe, la télévision allemande programme éditions spéciales et débats à n’en plus finir. Rarement un événement n’a suscité un tel déchaînement médiatique… et un appétit aussi vorace de la part des Allemands. Spécialistes en aéronautique, experts en sécurité, anciens pilotes de ligne, médecins agréés en médecine aéronautique, psychologues et psychiatres, ophtalmologues depuis qu’est tombée la nouvelle qu’Andreas Lubitz aurait eu des problèmes de vision se succèdent sur les plateaux de télé, à l’antenne des radios et sur la Toile pour tenter d’élucider les circonstances de la catastrophe de l’Airbus. “Ce que l’on devrait remettre en question, dit le patron d’Airbus en colère, ce sont les sottises que disent certains “experts” sur les plateaux des talk-shows. Ce ne sont parfois que de pures spéculations qui ne s’appuient sur aucun fait, des fantaisies et des mensonges. Souvent des absurdités qui dépassent toutes les bornes. C’est une insulte pour les victimes.”

Et Thomas Enders n’est pas le seul à s’insurger. Margot Kässmann, ancienne chef de l’Église évangélique, une autorité morale de poids en Allemagne toujours très présente dans les médias, essaie dans un éditorial de Bams de rappeler les Allemands à la raison et les incite au recueillement silencieux : “Je ne peux plus supporter les commentaires de tous ceux qui savent mieux que tout le monde après un accident. Durant la semaine qui vient de s’écouler, que n’a-t-on pas entendu de spéculations et d’interprétations, de critiques, de commentaires et de blogs ? On a tout entendu : que les compagnies aériennes bon marché sont coupables, que les avions étaient trop vieux, qu’il s’est agi d’une défaillance humaine. Et, pour terminer un choc supplémentaire, c’était un acte perpétré en toute conscience… Tout cela est irresponsable… Nous avons besoin de calme. Plus de photos. Plus d’éditions spéciales à la télévision. Plus de reproches. Plus de tentatives d’explications. Plus de réponses à tout.” Margot Kässmann prêche pour le recueillement : “Rester silencieux un moment et penser à ceux qui nous ont quittés.”

“Pourquoi est-ce que nous nous y mettons tous ?”

Le public, aussi, sature. “J’ai l’impression que l’expert en aéronautique de l’ARD est installé dans mon salon, se plaint un auditeur à la radio. Pardonnez-moi, mais je ne peux plus voir sa gueule !” Un journaliste allemand sur place dans les Alpes françaises dit avoir assisté à de véritables scènes de chasse pour arriver à photographier les parents des victimes, “transformés en gibier de choix”, commente-t-il sèchement. Plusieurs grands journaux allemands se livrent à une sévère autocrititique. L’envoyé spécial du journal Die Zeit raconte dans son reportage comment, dans le train qui l’amène à Montabaur, la petite ville où Andreas Lubitz a passé son enfance et où ses parents vivent toujours, il a presque honte de faire ce métier. Il raconte son errance à travers les rues de la petite vide, le ridicule de la situation : ceux – la famille, les amis, les proches – qui auraient quelque chose à dire sont barricadés chez eux et gardent le silence. Ceux qui ne connaissaient le pilote que de vue ou, pire encore, qui ne l’avaient même jamais aperçu sont pendus aux micros des reporters venus du monde entier.

“Pourquoi est-ce que nous nous y mettons tous ?” titre en grosses lettres rouges le très respectable FAZ, le Frankfurter Allgemeine Zeitung : “On a l’impression que les médias ont perdu la tête, dit-il, et on a envie de leur poser ces questions : Pourquoi embêtez-vous les voisins, la famille, les connaissances ? Pourquoi fouillez-vous les sites internet et les profils dans les médias sociaux ? Pourquoi publiez-vous des photos et des noms, des spéculations et des rumeurs ?” Une question que se posent même les deux rédacteurs en chef de Bild qui ont cru bon, sur Facebook, de justifier la couverture qu’ils font de cet événement tragique. Spiegel Online explique à ses lecteurs que si la rédaction a décidé de citer dans son intégralité le nom d’Andreas Lubitz, elle s’engage néanmoins à ne pas publier de photos de sa famille : “Cela n’est pas nécessaire, à moins que les personnes en question ne souhaitent ouvertement s’exprimer dans les médias. Nous respectons leur sphère privée.”

Source : Le Point, 29/03/2015

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Commentaire recommandé

Sébastien // 31.03.2015 à 02h08

Petit rappel: personne n’est obligé de regarder la télé.

112 réactions et commentaires

  • Cédric // 31.03.2015 à 01h45

    le pire a été atteint ce week end, dans la description, trop précise, des dernières minutes dans l’avion … oui les gens hurlaient, on s’en doutait, mais était-il nécessaire de le faire lire aux familles des victimes ?

    nos médias sont de plus en plus à vomir, à se prendre pour des émissions de télé-réalité…

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    • Sébastien // 31.03.2015 à 02h08

      Petit rappel: personne n’est obligé de regarder la télé.

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      • Cédric // 31.03.2015 à 07h40

        on peut aussi éteindre la radio dans la voiture en allant voter, oui.

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        • step // 31.03.2015 à 14h28

          on peut même aller voter à pied ou à vélo, au moins dans le doute, on est certain d’avoir fait une chose d’utile dans sa journée !

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      • couci couça // 31.03.2015 à 07h42

        Non, mais on peut en attendre autre chose .
        D’autant que nous payons automatiquement via les taxes d’habitation la redevance .
        Et concernant la grève interminable à Radio France je m’étonne qu’il n’y ait pas un programme minimum comme dans toutes les entreprises publiques .
        Pas convaincu par la légitimité des revendications .

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        • Jub // 31.03.2015 à 08h53

          Voilà pourquoi je me suis débarrassé de ma télé après avoir envoyé un courrier au Trésor Public lui demandant de m’exonérer de la redevance. Ce qu’ils ont fait.
          Ne supportais plus d’engraisser cette clique avec mon impôt.

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          • Jaga // 31.03.2015 à 12h22

            Idem. J’attends maintenant avec impatience qu’au titre de la redevance on taxe mon PC, qui me permet d’accéder à des médias “libres”, pour financer les médias tenus par l’Etat et les marchands de canons.

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          • Jean-Pierre // 31.03.2015 à 23h40

            Moi aussi et depuis plus de…………………..30 ans.

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          • téléphobe // 01.04.2015 à 12h49

            Idem depuis vingt ans ;o)

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        • Bogastok // 31.03.2015 à 10h16

          Tout à fait d’accord ! C’est pas parce que l’utilisation qui est faite de la télé est extrêmement nocive, abrutissante et non-productive (sans compter propagandiste), que c’est forcément son rôle.

          La télé pourrait être un outil extraordinaire, bien qu’aujourd’hui je la verrai plus comme un prolongement de l’ordinateur. Mais c’est comme pour beaucoup de chose, faut pas blâmer l’outil mais celui qui l’utilise … enfin ici c’est celui qui le programme.

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          • Phypsi // 31.03.2015 à 14h03

            Désolé, mais depuis qu’elle existe je ne vois pas à quoi elle a servi d’autre !

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          • john // 01.04.2015 à 21h50

            Quel rapport avec l’ordinateur (ça me fait penser la phrase d’accroche ridicule des guignols)?

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        • Phypsi // 31.03.2015 à 11h52

          Chacun peut faire le choix de ne pas avoir de télévision, de ne pas prendre d’option télé avec sa box , et de ce fait de ne pas payer la redevance.
          Après, c’est un choix que j’ai fait personnellement, et je m’en porte très bien, je sélectionne les médias que je veux lire, je croise les informations et je réfléchis (enfin j’essaie, soyons modestes…)
          D’ailleurs c’est à mon sens la meilleure manière de mettre fin à toute la propagande étatique, et ce, quel que soit le sujet! S’il n’y a personne pour écouter les bêtises (pour ne pas tomber dans le vulgaire) des acteurs politiques qui nous gouvernent ils deviennent définitivement inutiles.

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        • Hellebora // 31.03.2015 à 19h49

          Il y a de facto un “programme minimum” dans la mesure où tout le monde ne fait pas grève (les journalistes ne sont pas tous grévistes, loin s’en faut par ex.); simplement l’auditeur ne sait jamais trop quelles rdv tiennent ou pas. Et les play lists séduisent pas mal de gens finalement d’après ce qu’on peut lire ici ou là… NB : je n’ai guère l’impression que la fin de grève est pour demain si l’on en juge par les dernières révélations sur la “dimension dépensière” du pédégé de Radio France

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        • Asterox // 01.04.2015 à 00h23

          Les revendications : http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/radio-france-en-lutte

          Ça m’a l’air plutôt légitime perso.

          Concernant les chaines d’info en continu, on peut effectivement déplorer leur manière de parler dans le vide à partir de spéculations fumeuses (comportement typiquement complotiste d’ailleurs, c’est assez drôle), mais à la limite je peux comprendre qu’une telle info déclenche une “édition spéciale”. Ça se passe en France et ça fait de l’audience… En tout cas ce genre de trucs me choque moins que les “reportages” du style “OMG il neige à Boston !!” ou “Un incendie est en cours dans un immeuble à New York” (vu la semaine dernière…).

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      • Ysabeau // 31.03.2015 à 14h22

        N’ayant pas de téléviseur, n’écoutant que France-Musique (en grève) et suivant les informations via mes flux RSS, je dois dire que j’ai été épargné par ce monceau de sensationnalisme.
        Il serait bon que les médias apprennent (ou ré-apprennent) les vertus du recul avant de dire des âneries qui peuvent faire beaucoup de tort.
        Nous avons, certes, le droit à l’information, mais justement, nous avons le droit à une information de qualité, vérifiée pas à des supputations de bas étage sans raison.

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        • Citoyen // 04.04.2015 à 23h11

          J’aime beaucoup l’expression, à mon sens, correcte, exacte et juste de “Droit à l’information”.

          Pour l’instant, ce “droit” a été usurpé par “liberté de presse”

          Cette fausse “liberté”, supprimant le droit de tous, permet de couvrir le service rendu par les employés médiatiques à la propagande-marketing de leurs patrons, maîtres des injonctions de la doxa économique de plus en plus brutale et féodale.

          S’y exercent et pratiquent la vacuité symbolique, la novlangue par clichés,raccourcis, slogans, faux débats, opportunisme, et simplisme extrême au moyen de la répétition permanente, comme un marteau qui frapperait les crânes, ainsi que la manichéenne polarisation-fureur.
          L’esthétique design de l’attitude hédoniste – outre un patriarcat visible dans le comportement, gestuelle corporelle, vestimentaire de “desperate housewive” réac des femmes-troncs – y sert l’analphabétisation, la dépolitisation populaire, l’acculturation, l’amnésie, l’irrationnel, la systémique déstructuration de la logique.
          Il s’agit de fabriquer et entretenir l’impuissance politique populaire en confisquant tout débat ou même information.
          (l’information, de surcroît, n’étant pas la connaissance)

          La rapidité de conclusion diffusée par les médias concernant l’accident de l’Airbus, comme d’autres sujets, est évidemment suspecte; la réalité ne se découvre pas en 1 jour. On n’envisage nulle part, d’autres hypothèses que celle du co-pilote dépressif quasi immédiatement accusé. Trop massivement diffusée et martelée.

          Sans doute, cette méthodologie de précipitation coutumière sert-elle à ne pas se poser d’autres questions. Le capitalisme (exploitation, surmenage, entretien sommaire, défaut technique ou autre…) a besoin d’un story telling de série américaine. Et de roman.
          Il faut absolument le couvrir, le protéger, grâce à l’enfumage massif permanent.
          Les “journalistes” en sont les gardes du corps.

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    • Dizalc’h // 31.03.2015 à 09h07

      +1, le pire était aussi atteint dans la journée et le lendemain, avec le bataillon de “pseudos-experts” multipliant les scénarios improbables, les sous entendus et “enquêtant” à la place des autorités?… en annonçant parfois, tout et son contraire, juste pour faire du “buzz” et occupé l’espace médiatique…
      on s’approche effectivement de la télé-réalité de bas étage…

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    • Inox // 31.03.2015 à 17h37

      La presse est devenue un business. Et pas mal de grands noms, Figaro, Libération, L’Express, Le Monde, etc.. sont plus ou moins contrôlés par des industriels.

      Donc l’objectif n’est pas de bien informer, mais de faire de l’audimat, et accessoirement faire “un peu” de propagande quand des intérêts diverses sont en jeu.

      Faire de l’audimat… Ça laisse songeur. Il y a vraiment une clientèle pour ce genre de… “divertissement” ? Si oui dans quelle proportion ? C’est ça qui est le plus inquiétant finalement.

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      Alerter
  • padawan // 31.03.2015 à 02h20

    Dans le monde, un A320 décolle toute les 2s …

    Ce qui me frappe c’est le manque de donné technique sur la fiabilité : un problème peut-il arriver une fois sur un million ? un milliard ? Et comparer par exemple avec une centrale nucléaire, un accident de voiture , gagner au loto etc … Quand vont-ils comprendre leur pouvoir anxiogène ? cf les réservations de vacances en Tunisie en chute libre.

    La vidéo du petit journal montre bien la gestion de crise du point de vue des chaines tv. C’est très intéressant pour ceux qui apprennent la gestion de crise dans les entreprises : apprendre à communiquer avec les médias, fournir des historiques des entreprises (de l’avion), qui peut se révéler un bon moyen de communication et peut renforcer les valeurs de celle-ci.

    Ensuite une fois la catastrophe passé pfffit aux oubliettes : pour revenir sur l’atr qui c’était crashé à Taiwan : un moteur tombe en panne et le pilote coupe l’autre. Qui l’avait suivi ?

    http://www.air-cosmos.com/2015/02/09/28634-crash-atr-72-les-pilotes-de-transasia-retournent-a-l-ecole

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  • dupontg // 31.03.2015 à 02h26

    a l’avenir faudra que les pilotes pensent à prendre la hache pour aller aux toilettes

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    • Ardéchoix // 31.03.2015 à 10h45

      @ dupontg
      Ne serait il pas plus judicieux de prendre du papier toilette ?

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      • parse // 31.03.2015 à 11h20

        le sabre et le goupillon (version ménagère) ?

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        Alerter
  • Emmanuel // 31.03.2015 à 02h35

    Devant la gravité de la situation, François Hollande vient d’annoncer qu’une cellule psychologique a été mise en place pour venir en aide aux télespectateurs de BFM TV et iTélé.
    Plus sérieusement, de toute façon, la semaine dernière si nous n’avions pas eu l’Airbus, on aurait eu un autre déferlement avec le directeur d’école de Villefontaine.
    Il faut bien leur donner du grain à moudre à ces chaînes d’info en continu…
    Concernant le secret médical, il suffirait au médecin de transmettre l’arrêt de travail à l’employeur automatiquement et pour quelques métiers très particuliers, sans préciser la raison médicale à l’employeur, comme aujourd’hui. Seule différence : le caractère obligatoire de l’interruption du travail, donc non plus au choix du salarié. Dans l’aviation il serait facile de centraliser la collecte des arrêts envoyés par les médecins, à charge de l’autorité compétente de retransmettre aux compagnies aériennes l’info et même d’interdire un vol s’il y a un pilote concerné qui n’aurait pas été effectivement interrompu par son employeur.
    Malgré tout, l’avion reste le moyen de transport le plus sûr au monde, derrière quand même l’ascenseur (NB : les ascenseurs installés par des ouvriers djihadistes étant exclus, pour ne pas biaiser la comparaison).

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    • Rose du sud // 31.03.2015 à 07h47

      C’est complètement ridicule ce que vous dîtes!
      Car si vous allez voir un médecin parce que vous vous sentez mal et que vous savez qu’il peut envoyer un arrêt de travail à votre employeur vous irez voir alors plutôt un charlatan.

      PS je ne veux pas vous raconter mon expérience personnelle, mais à ce sujet bien des médecins sont “dégueulasses” Et ma fille ayant tous les diplômes psy vient de me dire je suis l’affaire de très loin mais je peux te dire qu’on va pouvoir rire de toutes es contradictions des “psychiatres” chargés en principe de guérir les gens, mais qui hurlent contre des groupes de recherches et les empêchent de se faire connaître.
      Car on ne pourra jamais faire évoluer positivement les gens avec des petites pilules, car ce n’est qu’une affaire d’EDUCATION.
      Et ceux qui disent que les diplômés sont nos élites, constatez maintenant par vous-même qu’elles sont surtout capables de mentir de n’écouter personne et d’humilier tous les autres, qui oseraient leur dire quoique ce soit.

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      • Rose du sud // 31.03.2015 à 08h28

        Précision importante de ma part.
        Il existe 2 mots très importants qui sont bien différents.
        INSTRUCTION et EDUCATION
        Voyons la biographie de monsieur Hollande. grâce à l’aisance de ses parents, il a reçu dans son enfance et adolescence une solide Instruction: très bon élève, et très diplômé mais bien peu d’éducation de la part de son père. Il est devenu président de la France ne se rend compte de rien, n’écoute personne. pour lui tout est spectacle.

        En effet, j’attendais un article des rédacteurs de “les crises” sur le crash car j’avais aussi envie d’y mettre mon grain de sel à cause de mes expériences sur le sujet.
        “”l’origine la guerre”” et des choses qu’on oublie!

        Et quelle ne fut pas ma surprise de la teneur de l’article:
        “la suprême connerie des médias” je ne m’y attendais pas mais au fond c’est logique je n’ai pas du tout la télévision, car je souhaite depuis longtemps apprendre les choses par moi-même, être autonome, et surtout ne plus m’inféoder à une personne dite “bien”!

        Mais par contre mon manque de connaissance de ces moyens de communication moderne m’empêche d’avoir des arguments pour en voir toute la bêtise! Alors merci
        En effet, comme Andréas Lubitz, il faudra changer tout le système mais pas en entrainant les gens dans la mort!
        Par la VIE qui est l’oreille!

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        • Rose du sud // 31.03.2015 à 09h51

          Petite remarque: j’apprécie trop votre site pour ne pas accepter la suppression d’un de mes textes, car vous êtes responsable du tout et je ne voudrais surtout pas que vous ayez des ennuis, de quelque sorte. Vous m’avez lu c’est beaucoup….
          Ne critiquons pas les grands de ce monde merci
          soyons prudents et modestes.

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      • purefrancophone // 31.03.2015 à 10h30

        Emmanuel
        Et oui , comme vous le dites , il suffit que le médecin envoie l’arrêt de travail à l’employeur !
        Ce qui est valable pour un pathologie simple ne l’ai pas pour les maladies psychiques , psychiatriques comme le dit très bien Rose du sud .
        Un malade qui sait que son médecin va envoyer son arrêt maladie à son employeur n’ira pas voir de médecin .
        La psychiatrie est une science qui n’a pas encore assez avancée si elle arrive à le faire un jour .C’est tellement complexe le dérangement de la conscience , les perturbations transitoires ou définitives .
        Beaucoup de personnes ont des périodes de dépression sans pour autant mettre leur vie ou celles des autres en danger .Faut-il les enfermer pour autant ? NON
        Isoler les malades dangereux , faut-il encore arriver à les dépister ; et ce n’est pas demain la veille qu’ils seront tous répertoriés . Ce sont les limites de la psychiatrie !

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    • AlainCo (@alain_co) // 31.03.2015 à 08h42

      le secret médical a une raison, comme pour le secret de la confession, celui de l’avocat, le secret médical du SIDA du conjoint…

      si on viole le secret de ce qu’un patient, unc lient, un époux, dit a une personne de confiance, alors rien ne sera dit.
      la confiance qui vient du secret donne une chance au médecin, au curé, au conjoint, de convaincre l’autre de bien faire.

      sinon, comme c’est un peu le cas ici, le gars va mentir…
      ici c’est la dissimulation, la peur de perdre sa carrière de rêve, de ruiner sa vie qui a abouti au drame…
      et peut être aussi le coté bien conne de désinhibuteur des antidépresseur en début de cure. (c’est un fait bien connu, un moment très dangereux ou meutres et suicides se produisent).

      surtout ne pas voter une loi.

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  • naz // 31.03.2015 à 02h53

    Article hilarant, un bonheur!
    Le malsain est malheureusement la composante essentielle de notre société, en tout cas quasi la seule chose qui soit toujours montée en épingle avec des chances de succès; décidément le métier de journaliste est tombé bien bas. Ça fait cour de récré tout ça, et pas dans les établissements les plus recommandables.
    Qu’on s’intéresse à ce drame, oui, c’est normal, c’est pas banal; ce n’est pas forcément de la mesure qu’il faut, juste un peu d’intelligence et de pudeur.

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  • David D // 31.03.2015 à 02h56

    Au fait, il y a un truc que j’avais envie de dire sur cette affaire. Le pilote était dépressif, avait un suivi psychiatrique et il a entraîné toutes les personnes dont il avait la charge dans son suicide.
    L’histoire psychiatrique, on ne sait pas exactement de quoi il retourne et il n’est pas tenable que tout pilote d’avion qu’il était il faille divulguer son dossier à son employeur.
    Mais surtout, le grand mot lâché de psychiatrie, l’analyse du comportement devient irrationnelle chez les commentateurs, car moi la première chose qui s’impose à mon esprit c’est que cette personne suicidaire a eu une sorte d’hybris révoltante : il a pris les passagers en otages de son acte et certes il est mort et ne pourra plus guère être jugé mais on en parle comme d’un malade pénalement irresponsable sans même savoir qui il était, comment la psychiatrie est venue à lui ou comment il est allé vers elle. C’est un peu court de parler du suicide d’un dépressif pris en charge par la psychiatrie comme une maladie et une fatalité, il y a un truc qui n’est pas tout à fait logique pour moi.

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    • Rose du sud // 31.03.2015 à 08h38

      Tout simplement parce qu’une dépression n’est pas une maladie, mais le résultat d’un manque d’écoute de la part d’un père qu’il soit biologique ou autre.

      Et ce n’est pas avec des molécules que vous pourrez permettre à des gens d’évoluer.
      Je constate que votre question est tout à fait pertinente.

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      • Azol // 31.03.2015 à 13h25

        Ah, permettez-moi de vous dire que vous avez tort. La dépression EST une maladie, enfin, un trouble mental, pour être plus précis. C’est un tourbillon terrible qui nous fait voir la vie en noir et dont on ne sort pas facilement. C’est l’esprit qui vous joue un sale tour, et on aura beau vous rassurer, vous pardonner toutes vos fautes, vous y resterez sourd. Je parle en connaissance de cause.
        L’écoute attentive d’un proche, aussi patient qu’il soit, ne guérit pas le malade. Bien qu’on se doute que la dépression puisse s’aggraver s’il n’y en a aucune.

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        • David D // 01.04.2015 à 00h52

          Il est vrai que la dépression me fait plus penser à une maladie qu’à un manque d’écoute.
          Mais, en gros, on parle de maladie par analogie avec l’état physique. Par exemple : tel mec est tout le temps triste, ce n’est pas un état adéquat, on ne peut pas vivre ainsi, donc disons qu’il y a une maladie et que la tristesse est un symptôme.
          Le problème, c’est que si déjà rien que pour l’état physique le symptôme ou les symptômes cela ne désigne pas toujours d’un coup une maladie, mais il faut encore chercher quelle maladie est derrière le symptôme, donc si déjà cette complication concerne aussi les symptômes du côté mental, il y a d’autres problèmes, car la tristesse peut être causée par un désordre intérieur ou par un événement extérieur ou par l’usure d’une situation de vie. Rien qu’avec ça l’analogie de la maladie ne tien plus. A cela s’ajoute les décrets qu’il y a un problème à régler, car la psychiatrie prend parfois en charge des cas assez discutables de pathologies sous prétexte de troubles à l’ordre public, ou sous prétexte que quelqu’un vient à eux pour suivre une thérapie en réponse à ses problèmes existentiels.
          Dans le cas de ce pilote, nul doute qu’il y avait quelque chose de grave à considérer et apparemment c’était intérieur, viscéral, je ne sais pas quel mot employer pour le dire.
          Ceci dit, l’approche d’un médecin de l’âme est en plus autrement empirique que celle d’un médecin du physique qui doit déjà y regarder à deux fois pourtant.
          D’ailleurs, les psychiatres vont-ils jamais au-delà des symptômes pour traiter une maladie identifiée ? C’est une vraie question. Ils ne s’occupent que de symptômes finalement et pas directement de maladies. Problème béant.
          Enfin, si un individu s’effondre moralement et entraîne les autres dans son suicide, j’ose croire que malgré tout la honte d’une action répréhensible doit continuer d’être travaillée. Il ne faut pas qu’une personne suicidaire puisse dédramatiser son rapport aux autres, jusqu’à se dire si je tue des gens avec moi, ce n’est pas ma faute, je suis pas bien portant.
          On fait sauter la sécurité indispensable en s’interdisant de réprouver l’acte meurtrier.
          Enfin, pour ce qui est du traitement médiatique, il est visible que l’actualité a senti l’aubaine d’une émission du type Mayday alerte dans le ciel sur le qui-vive, avec l’autyhenticité du direct. C’était d’ailleurs assez poussif ces interviews en boucle de Feldzer ou autres l’après-midi du drame, leur science du sensationnel n’est pas encore au point. Mais ce qui a l’air de rester, c’est ok il a tué des gens ça fait matcher les journaux, c’est le sujet de conversation in, bon ne faisons pas la même chose mais bon c’est pas grave il se passe des choses dans le monde. Ne jugeons rien.

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          • Azol // 01.04.2015 à 15h51

            Cher David D,
            la dépression est un trouble mental -je vais m’en tenir à cette appellation car j’ignore si les médecins considèrent les troubles de l’esprit comme une maladie ou des problèmes séparément des problèmes du corps- qui existe et est reconnue depuis bien longtemps, au moins depuis l’Antiquité. Le peu que j’ai pu lire sur elle me montre que c’est un sujet complexe et très étudié, et l’idée dont en a le commun des mortels est fausse, sinon pleine de préjugés.
            Les problèmes que vous soulignez dans votre premier paragraphe me semblent être le soucis qu’ont la plupart des médecins devant les maladies difficiles à diagnostiquer. Cela ne me semble pas être le problème seulement de la dépression -trouble si particulier- ni des psychiatres -qui somme toute sont confrontés aux mêmes difficultés que n’importe quel autre spécialiste. Enfin, je ne préjugerai pas de la méthode de diagnostic de ces derniers, puisque je n’en suis pas un, que je n’en ai jamais rencontré et que je ne fais partie d’aucun corps médical.
            Vous déclarez qu’une personne dépressive ne devrait pas se laisser convaincre qu’elle est seule au monde et qu’elle n’a pas un devoir de respect envers la vie des autres. Mais croyez-moi, le dépressif ne fait QUE penser aux autres et à la place qu’il occupe dans la société. C’est bien cela le drame. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’une personne dépressive, si elle est suicidaire, ne devient pas psychopathe, un être qui ne se soucierait pas du bien être d’autrui. Souvent autrui dans l’esprit d’un dépressif est cause de chagrin. C’est précisément la honte sur laquelle vous prétendez qu’il faut travailler qui risquerait de l’enfoncer davantage dans son état dépressif. C’est là le problème du psychiatre je pense ; comment trouver le bon équilibre entre le soulagement à apporter au malade et le soucis de le rappeler à son devoir envers son prochain pour ne pas qu’il fasse de bêtise.

            Enfin, permettez-moi en aparté de faire une analogie -assez grossière et j’en suis navrée. Elle n’est pas directement en rapport avec ce que vous avez écrit. J’hésitais à la retranscrire dans mon précédent message, mais puisque j’ai l’occasion d’écrire à nouveau, je m’y résigne ici.
            Imaginons un ouvrier travaillant dans une usine pleine d’amiante. Il arrive à la retraite, est bien content. Un jour il se sent mal, va voir son médecin. Ce dernier lui annonce qu’il a un cancer, probablement causé par des années de conditions de travail malsaines.
            Terrible nouvelle. Sa famille de rassemble auprès de lui, le soutient tout au long d’un traitement médicamenteux difficile, le pousse à changer ses habitudes alimentaires, l’envoie à la campagne pour qu’il change d’air.
            Il ne viendrait à personne l’idée de dire à ce malade: “Mais voyons, tu es à la retraite, tu as ta famille, tu vis à la campagne, tu as tout pour être heureux alors tu pourrais arrêter d’être cancéreux maintenant, non?”
            Eh bien, c’est ce qui arrive souvent à un dépressif. On imagine une personne vivre dans un environnement oppressant durant des années. Elle fait tout ce qu’il peut pour y résister, et un jour elle franchit un cap ; elle devient dépressive. Elle commence à s’isoler, travaille moins bien, pleure souvent. Un ami qui la voit petit à petit sombrer, vient la voir et lui déclare: “Mais enfin, tu as une famille, un métier qui paye bien, tu ne pourrais pas te sortir de cet état mélancolique un peu ?”
            Et de la même manière que sortir un cancéreux d’un environnement dangereux pour sa santé ne suffit pas à le guérir, bien que ce soit la première chose à faire, soulager un dépressif de la pression sociale, de ses dettes, de ses fautes, ne lui permet pas de le sortir de la dépression. Se sauver de la dépression peut être aussi long et complexe que de se sauver d’un cancer.
            Enfin, puisqu’il est parfois plus convainquant d’avoir un dessin pour illustrer un sujet, voici en lien une image (IRM je pense ?) comparant l’activité cérébrale d’une personne saine à celle d’une personne atteinte de dépression :
            http://www.mayoclinic.org/~/media/kcms/gbs/patient%20consumer/images/2013/08/26/10/34/my00238_im00356_c7_pet_depressionthu_jpg.ashx

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        • Rose du sud // 01.04.2015 à 09h03

          Je constate que le 10 des recommandés prouve que les malades mentaux comme vous dîtes n’ont JAMAIS été conseillés et GUIDES par de vrais PSY qui guérissent c’est à dire font disparaitre les troubles dont vous parlez!
          Le suivi des psychiatres ne consiste qu’à prescrire des molécules qui changent les troubles ou ne font rien!
          Si je parle ainsi c’est que je peux en parler pour l’avoir vécu!
          360 pages de mon manuscrit “un coin de ciel bleu” a été refusé par les éditeurs. Mais les éditions Jacob m’ont remis mon manuscrit conformément à leur règlement en ayant piqué le dernier chapitre Pourquoi?
          Je précise à nouveau qu’aucune personne ne peut être aidée, par un proche car évidemment les inconscients se sont rencontrés!
          C’est comme les mots croisés! ou les maux croisés!

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          • Azol // 01.04.2015 à 15h55

            Chère Rose du Sud,
            j’ignore si les personnes qui ont approuvé mon commentaire ont jamais vu un psychiatre de leur vie, mais je sais que le co-pilote a vu des spécialistes longtemps avant cette tragédie et que cela ne l’a pas aidé-ou du moins, ne l’aura aidé que dans une certaine mesure. J’ai eu aussi -cela risque de faire écho à mon précédent message- l’occasion de lire beaucoup sur la dépression, de l’avoir vécue directement -un peu- et indirectement auprès de certains de mes amis qui l’ont vécue aussi, et d’en avoir discuter avec beaucoup d’inconnus par internet qui m’ont raconté leur expérience.
            Eh bien, je puis apporter mon humble expérience en concluant que la dépression est un trouble très complexe, dont on ne connaît guère les mécanismes et qui est donc par conséquent très difficile de soigner. De plus, le mépris et le dédain des personnes envers elle et ses victimes, qu’ils soient de la part des proches ou de la part les patients eux-mêmes, sachant que souvent les relations sociales sont au cœur même de la cause, de la ténacité et du soulagement de la dépression, ne font qu’aggraver le mal auquel a fait face cet homme, dont je ne serait pas étonnée si l’on apprenait plus tard qu’il ait dû faire face au même mépris et au même dédain.

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            • Citoyen // 04.04.2015 à 23h42

              Si l’on part de l’histoire du “co-pilote” est coupable, alors que ce sont les médias qui l’ont massivement et rapidement “découvert” (ce qui est curieux, très curieux même) alors concernant cette personne,peut-être que oui.

              J’ai vu-lu çà et là quelques informations à ce sujet
              Il semblerait – à vérifier évidemment – qu’il ait subi moqueries d’employés-collègues de la compagnie.
              J’ai lu la version selon laquelle, ils l’appelaient de façon moqueuse “Andy Tomate”
              Son parcours professionnel étant d’avoir d’abord fait partie du personnel de bord-steward et non directement de la caste des pilotes. Ensuite de s’être entiché de la profession – prestige? – de pilote à laquelle il a ainsi aspiré-rêvé. Revanche sociale à l’intérieur, enfermé dans une entreprise, à laquelle les gens sont sommés de s’identifier entièrement de nos jours.
              Et consacré une formation (onéreuse) qui peut être remise en question rapidement. Ce qui devait être insoutenable…la honte d’être rétrogradé devant des collègues moqueurs et ricanants.Harcèlement?

              Une autre explication de “Andy Tomate” que j’ai lue est qu’en allemand, Tomate, cela signifierait “homosexuel refoulé” ou “caché”….

              Tout cela à vérifier.
              Quoi qu’il en soit, comme dans les affaires de terrorisme, on s’est empressé de désigner la personne, le nom et le coupable. Toujours la même technique narrative médiatique. (idem que le “c’est Poutine”)

              End of the story.

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            • Rose du sud // 05.04.2015 à 11h56

              Si monsieur on peut aider les gens qui souffrent de “troubles mentaux”.
              des médecins avec des psychologues ont essayé sans aucune molécule qui abîme le cerveau en le changeant en le rendant “mou” c’est mon expression: les gens dorment et ne doivent absolument pas conduire.
              Or ces personnes qui m’ont aidée remarquablement parce que je le SOUHAITAIS depuis longtemps sans rien trouver que des “CONS” soi-disant compétents….ont subi les foudres des psychiatres et de toute la médecine. ils ont continué mais il fallait payer et surtout RESPECTER la loi Durkheim avait déjà étudié les suicides…je viens de le lire.
              Or nous vivons actuellement dans une société où personne ne respecte la loi, ni les américains qui veulent être maitres du monde ni Hollande ni les corrompus qui nous donnent du travail.

              Le PERE et les repères sont indispensables pour respecter les autres et pour permettre l’évolution d’un être humain.

              Andréas voulait TOUT être près du Ciel, Icare il avait justement peur de tomber or ma prof de violon que j’ai eu à 40 ans alors que j’entendais mal me disait qu’elle rêvait souvent “sans hurler”..de tomber et en avait peur or moi qui avait bien du mal de jouer je rêvais toujours que j’avais du mal à monter…
              L’idéal c’est d’être entre les deux. Et je ne veux pas dire ce que je pense au sujet des responsables du drame.
              En effet c’est tout le système qui devrait être changer.

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            • Rose du sud // 05.04.2015 à 12h00

              je vous ai répondu un peu plus bas et non à Citoyen qui aurait mieux fait de ne rien commenter, car il répète ce que disent les médias et n’y voit pas clair.
              Comme Andréas qui avait fini par avoir un problème de vue si les fuites sont vraies!

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    • Vénus // 31.03.2015 à 14h04

      Pour moi il est évident que c’était un malade psychique et qu’il ne s’agit pas d’une simple dépression que chacun peut avoir dans sa vie. Le témoignage de son ex-amie en est la preuve. Vu qu’il criait la nuit, il avait des visions. Il avait des changements d’humeur: tantôt gentil et attentionné, tantôt surexcité, pour moi ce sont des signes soit de scysophrenie, soit d’une affection bipolaire. Tout cela se rajoutait éventuellement aux facteurs extérieurs comme conditions de travail et déception amoureuse. Maintenant, comment un malade psychique pouvait travailler comme pilote de ligne, je ne comprends pas. En Russie tous les pilotes ont des examens médicaux de routine chaque jour avant le vol, et une fois par mois des tests psychologiques je crois, je peux me tromper sur la fréquence de ces tests. J’attends comme tout le monde le dénouement de cette enquête. Au fond j’ai pitié de cet homme et bien sûr des familles de victimes.

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      • David D // 31.03.2015 à 23h40

        Dans mon message, je n’ai pas dit si la dépression est une maladie ou pas. Ce débat appartient à la réponse de Rose du Sud. Personnellement, je pense que la dépression regroupe des cas différents, des diagnostics qui n’ont rien à voir, et que ce n’est que dans certains cas, plus ou moins nombreux, mais dans certains cas seulement, que c’est une maladie, et même dans les cas où c’est une maladie, je n’aime pas trop l’emploi du terme “maladie” car les psychiatres font mine que c’est une maladie et que ça se guérit comme les autres maladies dont le médecin s’occupe, avec des symptômes qui signalent qu’il y a un mal et que ce mal on va le guérir avec tel traitement. Enfin, bref, je ne crois pas du tout à la science psychiatrique, mais alors pas du tout.
        Toutefois, mon message était pour dire que ce type il en a bien eu conscience de conduire les passagers à la mort, il n’en a rien eu à faire de leur sort, il n’a eu aucun sursaut de morale, d’amour-propre, et moi ça me révolte, je n’ai pas de compassion pour ce suicidé, aucune. Et je pense que l’indulgence qu’on lui confère est dangereuse socialement.

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  • Albigeois // 31.03.2015 à 03h28

    Traitement indécent dans les derniers jours. On sentait bien que si ils avaient eu la bande son des dernières minutes ils l’auraient passé. Au mépris des familles de victimes. Du même désolant niveau que de passer en boucle l’assassinat du policier chez Charlie. Sa famille ne risque pas d’oublier, les charognards s’en seront donné la peine.

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  • arthur78 // 31.03.2015 à 04h26

    cet article hilarant pose de sérieuses questions :

    les journalistes sont ils fous , sommes nous fous

    on traverse sans doute une nouvelle phase historique de l’évolution humaine, quelque chose de l’ordre le la”noosphere de Teilhard de Chardin”, l’humanité est en train de se connecter pour former une seule entité, mais comme toute mue cela est un peu douloureux voire dangereux.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Teilhard_de_Chardin#Noosph.C3.A8re.2C_Christ_cosmique_et_point_Om.C3.A9ga

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  • paddy // 31.03.2015 à 06h41

    J’ai zappé la télé mais je n’ai pas pu échapper aux forums.
    Zut, il n’est pas arabe. Pourrait-il être musulman ? Fraichement converti ? Ou son entourage ? A défaut, il est peut-être socialiste ou syndiqué ? Ou homosexuel ?
    D’extrême droite, raciste, islamophobe ou homophobe, ça ne leur est pas venu à l’esprit !
    Des hyènes…

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  • Lyonnais // 31.03.2015 à 06h43

    Tragédie Germanwings : Haro sur le baudet Andréas mais quid des méthodes des compagnies low cost ?

    27 mars 2015 | Par victorayoli

    L’inconcevable tragédie de l’avion de la compagnie low cost allemande tourne en boucle sur tous les médias . L’ensemble de cette presse crie « haro sur le baudet » : à savoir le copilote qui aurait pété des plomb et qui, de dépressif suicidaire est devenu assassin de 149 personnes. Mais personne ne cherche à creuser plus loin, à montrer du doigt les co-responsables (pour le moins !) de cette catastrophe, à savoir les invraisemblables conditions d’embauche et de travail du personnel et en particulier des personnels navigants des compagnies low cost.

    Ces compagnies sont l’illustration caricaturale des dérives de la société ultralibérale dont le seul leit-motiv est : le fric, le fric, le fric ! Le fric à tout prix. Le développement du low-cost se fait partout au détriment du droit du travail et des protections sociales, et par voie de conséquence au détriment de la sécurité, tout en bénéficiant de millions de subventions publiques optimisées dans des paradis fiscaux. Le transport low cost consiste à faire payer à des gens pauvres qui ne prennent jamais l’avion les voyages d’agrément de gens aisés. Ceci à travers des subventions et des frais de marketing s’ajoutant à d’énormes investissements d’infrastructures à la charge des collectivités territoriales (département, région, chambres de commerce, offices de tourisme, etc.). La finalité de ces compagnies est de proposer le transport lui-même gratuitement aux passagers (pour l’image, la pub), sollicités voire rackettés par ailleurs sur tout l’accessoire (billet d’envol, bagages, repas en vol, toilettes, tout, tout est payant). Ces compagnies ne vendent plus des billets de transport mais prétendent amener à leurs « sponsors » un flux de touriste dans la région concernée. Ils ne vendent pas un transport à un passager mais un service à des institutions bien naïves…

    Les compagnies classiques comme Air France ou Lufhansa, pour lutter contre ces compagnies nouvelle vague créent elles-mêmes leurs compagnies low cost : Transavia pour Air France, Germanwings et une autre compagnie pour Lufthansa (en train de regrouper ses deux compagnies pour faire encore baisser les frais, ce qui provoque de longues grèves dans tout le groupe). Pour cela, les compagnies « majors » doivent s’aligner sur les méthodes des low cost les plus « performantes » (celles qui gagnent le plus de fric) à savoir Ryanair et Easyjet. Le patron d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac – passé directement de la direction du cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Économie de Sarkozy, à Air France en 2011 a au moins le bénéfice de la franchise :« Si on pouvait faire du low-cost avec les règles de fonctionnement d’une compagnie traditionnelle, cela se saurait ! Il n’est donc pas possible d’aller travailler chez Transavia aux conditions d’Air France, sauf à tuer Transavia. » Pareil pour Lufthansa et ses propres low cost…

    Regardons donc de plus près ce que sont les « règles de fonctionnement » des low cost. Ecoutons le sénateur Bocquet : « Le succès économique de ces compagnies repose sur une réduction drastique de la plupart des coûts, en particulier ceux afférents au personnel. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’à l’image de Ryanair, elles soient à la pointe des techniques d’optimisation sociale, en contournant le droit européen voire en y dérogeant. Dans un contexte de concurrence exacerbée, ces pratiques tendent désormais à être mises en œuvre au sein de certaines filiales de grands groupes », analyse le sénateur communiste Éric Bocquet dans un rapport récent [4]sur le dumping social dans le transport européen.

    Ces compagnies pratiquent la généralisation du recours aux travailleurs indépendants pour composer leurs équipages. Ce statut leur permet de s’exonérer des charges sociales et patronales.

    Ryanair est sans doute l’entreprise qui a le plus développé ce système. 70 % des 3 200 pilotes seraient recrutés sous ce statut. 60 % des personnels de cabine », note le sénateur.

    La compagnie irlandaise a mis en place une filière complexe permettant de ne pas apparaître comme l’employeur de ses propres pilotes, à travers une multitude d’entreprises d’intérim. Ces pilotes dit indépendants travaillent, dans le cas de Ryanair, exclusivement pour elle. Ils se voient imposer des sanctions s’ils ne respectent pas les consignes et sont tenus à un préavis de trois mois s’ils souhaitent rompre leur contrat. Toutes les contraintes d’un travail salarié, donc, mais sans les cotisations sociales ! Ceux qui ont la chance d’être embauchés directement par Ryanair le sont de toute façon sous contrat irlandais, quel que soit le pays de leur base d’affectation. Il faut dire que les charges patronales y représentent moins de 11 % du salaire brut… L’Irlande qui, soit dit en passant, avait reçu 85 milliards d’euros d’aides de l’Union européenne et du Fonds Monétaire International pour éviter l’effondrement de son système bancaire et financier.

    Tous les collaborateurs, pilotes ou personnel de cabine doivent également payer de leur poche la formation interne, selon le rapport du sénateur Bocquet. « Cette dépense est traditionnellement à la charge des exploitants. »

    “Si nous ne volons pas, nous ne sommes pas payés”, a expliqué le porte-parole des pilotes de Ryanair, modèle rêvé pour toutes les compagnies low cost. Ceux-ci n’hésiteraient donc pas à prendre leur service même s’ils ne sont pas en état – ce qui est explicitement interdit par une législation européenne – pour ne pas perdre de revenus.

    Christian Fletcher commandant de bord chez Ryanair, dans un livre qui a fait du bruit dans les milieux aéronautiques (Ryanair : low cost mais à quel prix – Editions Altipresse – 303 pages – 19,90 euros – n°ISBN : 9-791090-465206) se contente dans son livre de « relever » et d’expliquer ce qui lui apparaît comme contraire à la sécurité des passagers aériens.

    Première constatation : Ryanair – rappelons-le, modèle de toutes les low cost – n’a qu’une ambition, et vraiment qu’une seule, celle de gagner de l’argent, beaucoup d’argent.

    Deuxième constatation, qui découle de la première : tout est bon pour réduire les coûts et augmenter les profits. Les personnels navigants techniques et commerciaux payent leurs uniformes, leurs formations (30.000 euros), leur badge, leurs frais de déplacement… Évidemment sans syndicat, employés en contrat précaire de droit irlandais, y compris pour quasiment tous les personnels basés dans tous les pays d’Europe et d’Afrique du Nord, les salariés de Ryanair n’ont droit ni à la retraite, ni à la sécurité sociale, ni au chômage, ni à aucune indemnité…

    Les équipages ont « peur », insiste l’auteur à plusieurs reprises dans son livre. Un passage du livre explique : « … Nous dormirons quelques heures, habillés de nos uniformes Ryanair, à même le sol, dans l’agence de handling de Gênes. La compagnie ne nous fournira aucune compensation financière, et bien entendu ni repas ni boissons. A cause d’une fin de service tardive, notre période de repos obligatoire s’est rallongée. Par conséquent, la plupart d’entre nous ne pourra pas assumer les vols prévus le lendemain. La conséquence immédiate est une sanction financière. En effet, en tant que contractants, nous ne sommes pas rémunérés si nous ne volons pas… » (page 193).

    Autre constatation, et pas des moindres, qui découle des précédentes : la sécurité est évidemment mise en cause avec de telles pratiques. Notamment à cause de cette peur des équipages, et aussi de la fatigue accumulée. Jusqu’à six vols par jour ! Lisez bien ceci : « Le Cdb (commandant de bord) se retourne vers son copilote et lui demande s’il va bien. Sans réponse, il passe sa main devant les yeux du copilote cachés par des lunettes de soleil. Pas de réaction ! Le copilote est en train de dormir… Le plus grave, c’est qu’il s’est endormi sans s’en rendre compte et donc sans prévenir le Cdb… » L’action se passe en finale, alors que le copilote est pilote en fonction. (page 266).

    Voilà qui éclaire d’un autre œil la tragédie des Alpes.

    Tentez votre chance, volez low cost ! Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

    Sources : http://www.bastamag.net/Compagnie-aerienne-low-cost#nb4 http://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-pilotes-a-bas-prix-chez-ryanair-un-pilote-temoigne?id=7840704Christian Fletcher – « Ryanair : low cost mais à quel prix » – Editions Altipresse – 303 pages – 19,90 euros – n°ISBN : 9-791090-465206)

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    Alerter
    • jules // 31.03.2015 à 10h44

      Oui d’accord, mais jusqu’à preuve du contraire :

      1. Il y a des gens qui postulent pour et qui acceptent de piloter des avions chez Ryanair ;

      2. Il y a des gens qui payent des billets d’avion pour voyager avec Ryanair. Même des prolos à la retraite ou des obèses clients de la malbouffe et sujets à la cystite.

      O’Leary joue le cul dans le beurre. Et pas seulement grâce à ses méthodes de gestion…

      Pas de nigauds pour piloter les avions Ryanair + pas de rêveurs à la petite semaine pour voyager avec Ryanair = plus de Ryanair du tout. CQFD.

      Bon, ceci dit, reconnaissons à la décharge du cupide Michael que ce dernier n’a jamais poussé la guerre des coûts jusqu’à financer des névrosés ou des psychopathes pour qu’ils sabordent en plein vol des appareils de la concurrence. Du moins pas encore…

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      Alerter
      • Lyonnais // 31.03.2015 à 12h02

        Sur
        http://bernard-gensane.over-blog.com/2015/03/pour-les-actuels-et-futurs-clients-de-ryanair.html

        quelques précisions sur Michael O’ Leary

        31 mars 2015
        Pour les actuels et futurs clients de Ryanair

        La différence entre le PDG de Ryanair et ceux des autres grandes sociétés mondiales est qu’il n’y a pas de différences. Michael O’Leary dit tout haut ce que les autres pensent tout bas. Un peu comme le PDG d’Air France, Alexandre de Juniac, qui s’est récemment lâché contre les conquêtes sociales des travailleurs de la compagnie. On en vient à se demander s’il n’y aurait pas un tropisme légèrement facho dans le monde de l’aviation. Mermoz le Croix-de-Feu, c’est un peu loin, tout de même !

        Ce type, qui a raté ses examens à Trinity College, est l’un des fleurons les plus flamboyants du libéralisme et de l’individualisme forcenés. Un exemple anecdotique : en 2004, il a acheté une licence de taxi pour sa Mercedes pour pouvoir utiliser les voies réservées aux bus dans Dublin afin de gagner du temps dans les embouteillages.

        Il est régulièrement condamné pour viol des lois européennes (qui sont pourtant douces pour lui et les siens). Il paye les amendes quand il a le temps. Son discours est aussi violent et cynique que celui d’un (faux) baron Sellière qui, lui, est suffisamment malin, pour ouater quelque peu la forme de sa férocité lorsqu’il évoque, avec un mépris d’acier pour l’État qui l’a subventionné et les travailleurs qu’il a ruinés, la financiarisation de ses sociétés. O’ Leary s’est entretenu avec Felix Gillette de Bloomberg Business. Ses propositions pour fracasser toujours davantage les travailleurs constitueront très bientôt le bréviaire des bonnes écoles de gestion (pardon : de management). Macron et Valls en rêvent la nuit.

        À quoi servent les compagnies à bas coût (pardon : low cost) ? À gagner beaucoup d’argent évidemment en faisant en sorte que le facteur humain disparaisse de la surface de la terre, mais aussi à tirer vers le bas les compagnies “ normal cost ”. Quand ils ne meurent pas, les passagers de Germanwings permettent à ceux de la Lufthansa de voyager dans un grand confort tandis que les personnels de la maison mère rament tant est plus pour que leurs conditions de travail et leurs salaires restent décents.

        Quant à Ryanair, désormais troisième compagnie européenne en Europe, c’est toutes les compagnies qui sont dans son collimateur. De dérogations en captation de subventions publiques, de non respect des droits des travailleurs en économie sur les coûts d’entretien, c’est la première place que la compagnie vise désormais. Sans état d’âme : « Si personne ne m’aime, je m’en fous. Je n’aime ni les nuages ni les avions, je n’ai jamais voulu être pilote ! » Franche profession de foi du PDG.

        Lorsqu’on verse des salaires médiocres, lorsqu’on exige de l’argent des petits aéroports pour que la compagnie veuille bien y faire escale, lorsqu’on facture aux clients tout ce qui ne relève pas strictement de la prestation aérienne (1 euro pour aller aux toilettes, par exemple), on peut effectivement obtenir un prix moyen par billet de 45 euros, contre 250 pour Air France. Pour O’Leary, un avion, c’est un bus avec des ailes. Ce en quoi il a tort car ce pourrait être un char à bœufs : il suffirait de remplacer les fauteuils par de la paille, où même les pilotes pourraient venir se soulager.

        En septembre 2012, donc bien longtemps avant le désolant suicide du jeune Allemand dépressif, O’Leary déclarait qu’un seul pilote était suffisant puisque, grâce à l’informatique, les avions étaient de plus en plus faciles à piloter. Son neveu de 14 ans avait d’ailleurs réussi un vol sur simulateur. Le dynamique PDG proposait en outre d’abolir le droit de grève pour les pilotes (ce qu’avait accompli de facto Reagan dans les années 1980) et de remplacer les grévistes par des militaires ou des contrôleurs du ciel. N’hésitant pas à faire appel à l’économie du troc, O’Leary déclarait qu’il accepterait de se faire payer dans n’importe quelle monnaie, y compris « des chèvres grecques ». Taxer les obèses relève pour lui de la facétie anecdotique et de l’évidence. Tout comme la non fourniture d’une chambre d’hôtel aux passagers bloqués pour annulation de vol.

        Géopoliticien différent, le PDG de Ryanair souhaite une crise économique radicale : « Une bonne récession de 12 à 18 mois, profonde et sanglante serait la bienvenue. Cela permettrait de comprendre l’absurdité de la lutte pour l’environnement. Et surtout, après 10 ans de croissance, cela permettrait aux entreprises de merde déficitaires de céder leurs avions à bas coût ».

        Pour la bonne bouche, la meilleure proposition d’O’Leary reste tout de même les pipes gratuites en classe affaires (pardon : business class).

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    • reneegate // 31.03.2015 à 11h07

      Vous avez parfaitement raison de souligner la cause première de cet accident (si le scénario présenté est le bon). Un “mécanicien” à bord aurait surement évité le problème. Que représente le salaire d’un pilote sur tous les frais d’affrètement d’un avion? L’optimisation libérale, celle qu’exige la troika pour la Grece se fait forte d’accumuler les 0.0001% grignotés automatiquement, bêtement et partout. Le problème est partout (centrales nucléaires aussi) et il n’y a plus de low cost désormais, puisque le public voyage en low cost et le business man en “corporate” mais se sont en fait les mêmes sociétés.
      Il s’agit de nourrir les actionnaires affamés lorsqu’il n’y a plus assez de croissance, c’est par la réduction de couts qu’ils se gavent et souvent au prix de nos vies.
      exemple : la chirurgie ambulatoire véritable huile de schiste de la nouvelle politique de santé publique ou la réduction drastique du personnel de santé se comptera forcément en nombre de victimes. Le dénominateur commun est le même faire toujours plus d’argent sans croissance = à tout prix.

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      • Archanonyme // 31.03.2015 à 16h40

        C’est la qu’on voit que notre système conjuge le pire de tous les systèmes :

        – pour les pauvres c’est le communisme (lowcost, baisse de la qualité, engager comme temporaire, … )
        – pour les élites (le capitalisme a outrance, au dessus des lois, oligarchie … )

        En fait on est plus en capitalisme (cela fait des année que je m’efforce de le prouver) > Pour les pauvres c’est le communisme > Pour les riches c’est la monarchie, l’aristocratie, L’oligarchie, et la dictature (droit absolu)

        La démocratie, Le droit et la justice dans tout cela ?

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  • Bardamu // 31.03.2015 à 06h45

    Certaines des chaines citées ce sont faites “réprimander” par le CSA pour des dérives similaires il y a quelques temps. Une “responsable” de l’une d’entre elle a jugé cette reprimande demesurée et portant atteinte à la liberté d’informer.
    Si vous attendez donc une quelconque remise en compte de leur part suite à ce que dénonce cet article, vous pouvez attendre très longtemps.
    Au mieux on assistera à une légère auto critique sur des points de détail et cela repartira dans les mêmes excès à la prochaine occasion.

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  • Bruno // 31.03.2015 à 07h17

    La faute à qui ? Un peu à tout le monde.

    1- Les citoyens (nous tous) n’acceptent plus de payer de leur poche pour avoir de l’information de qualité, qui coute chère. Ils veulent du tout-gratuit même s’ils sont financièrement bien-portants.

    2- Les medias se retrouvent de fait en position de soumission vis à vis de ceux qui les financent.
    Gratuit (ou d’état) => financement par la pub (ou financement publique) => info de merde et aux ordres.
    Une particularité bien française : la presse écrite est sous domination des groupes industriels de l’armement. On croit rêver.

    3- La sphère politique et les rentiers qui la contrôlent étroitement sont très contents de cette situation dans laquelle les citoyens sont lobotomisés à longueur de journée par une logorrhée d’ « info » politiquement correctes. Cela évite de parler des vrais problèmes.

    En conclusion, les medias sont en grande majorité contrôlées par la sphère politique ou des sociétés a visées purement commerciales : il faut juste faire de l’argent et distraire.

    C’est bien fait pour nous, car nous n’acceptons pas de payer pour une information de qualité. Nous préférons garder notre fric pour partir en vacances à Marrakech.

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    • vallois // 31.03.2015 à 08h29

      Oui mais ce n’est pas récent et pas forcément lié à l’argent, pour notre époque moderne et ne pas remonter jusqu’à l’antiquité, j’ai retrouvé cet écrits de Victor Hugo dans les Misérables ( sous forme des digressions politiques de l’auteur) qui parle de “journalistes prostitués” dans les “journaux vendus” lors de la Restauration.
      Il faut creuser dans la psyché de ceux qui en font le métier une certaine conformité et disposition pour la courtisanerie (au contraire de Pierre Carles et de Denis Robert, etc.).

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      Alerter
  • Léa // 31.03.2015 à 07h59

    Ils ont complètement oublié la campagne électorale pendant toute la semaine, c’est déjà ça !

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  • ISTINA // 31.03.2015 à 08h02

    En résumé ?????????????
    La vie ou la mort de 150 passagers, à la merci d’ un salopard dont, la préoccupation
    principale n’était que, de laisser son nom dans l’Histoire de l’aviation civile par la mort
    de ces pauvres gens; ne lui faisait ni chaud, ni froid !

    Cet Allemand n’avait aucune conscience, il ne mérite qu’une chose, être
    désigné, d’un seul nom {{{ Criminel sadique et non de co-Pilote ! }}}.
    Je plains entre-autres sa famille qui seule désormais, subira le poids du crime
    commis !

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    • Patrick Luder // 31.03.2015 à 08h11

      Alors taisons son nom et oublions cette histoire !!!
      ——————–RIDEAU SVP —————————

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      • Rose du sud // 31.03.2015 à 08h52

        Pourquoi rideau!
        Personnellement je n’ai jamais aimé ces grands et beaux aviateurs qui savaient maîtriser un avion qui passait au-dessus de ma tête……..parce que forts de leur puissance ils transportaient des bombes qu’ils lâchaient n’importe où, sur des civils innocents, pour gagner sans subir de pertes.
        Et ils continuent partout ces êtres merveilleux que les gens stupides admirent pour leur puissance matérielle et financière.
        car au final même un chanteur d’opéra un être rare, est bien obligé pour vivre de dépendre d’un pilote d’avion ou d’un modeste boulanger pour le nourrir correctement.

        Alors soyons modestes, car nous avons besoin de tous!

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        Alerter
        • Jean-Pierre // 04.04.2015 à 08h51

          Un avion de transport de passagers qui “transporte des bombes” !!! ??? !!!! C’est tout de même curieux çà…. Un peu de cohérence SVP.

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          Alerter
    • Günter Schlüter // 31.03.2015 à 11h23

      Le co-pilote vous a-il fait des confidences avant que l’avion percute le flanc de la montagne?
      Pour l’instant, rien de concret n’est clairement établi.
      Alors, il serait très citoyen d’éviter d’accuser quiconque avant qu’une cause de cette catastrophe ne soit révélée par des faits et preuves irréfutables.
      Bonne journée!

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      Alerter
      • Rose du sud // 31.03.2015 à 12h17

        Monsieur les révélations honnêtes et précises de son ex petite amie qui a vite compris à qui elle avait affaire et qui l’a en conséquence quitté en connaissance de cause sont bien des preuves irréfutables qu’il était tout à fait différent dans la vie sociale et dans la vie intime.
        Ce qu’elle a dit ne pouvait pas du tout être inventé surtout les fameux cauchemars, où il criait “nous tombons”.
        Car au début moi aussi j’ai cru que la compagnie accusait son employé pour se dédouaner.
        mais pour une fois j’ai apprécié la conscience des Allemands de transmettre cette information capitale.

        Dans un coin de sa conscience il avait peur d’être reconnu inapte, donc de ‘tomber” ne sachant pas faire autre chose
        je me pose une seule question:
        “justement quel rôle ont joué ces fameux médocs anti-dépresseurs?
        Ou il aurait préféré tomber en vrai avec l’avion pour ne pas “tomber symboliquement?
        Personne à ce sujet n’aura de réponse.

        Pour info, je vous recommande le blog remarquable du pilote de ligne; “Christian Roger” qui a écrit le livre “piloter ses rêves” instructeur et qui dit en toutes lettres que le profil de ce jeune ne serait jamais passé à Air-France et que finalement il ne s’agit pas d’un suicide mais d’un crime.

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        Alerter
        • reneegate // 31.03.2015 à 14h40

          Air France serait donc le seul lieu où personne n’a jamais fait le cauchemar de tomber dans le vide.Pour ma part dès le premier age j’étais radié et je m’attend donc à ce que toute ma famille me laisse tomber pour cela. Vous me faites rire! à vous lire!

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          Alerter
        • Vénus // 31.03.2015 à 18h57

          @Rose du Sud: Savez-vous ce que c’est d’avoir une maladie psychique? comme scysophrenie ou ce genre de choses?C’est une véritable souffrance. C’est quelqu’un qui ne contrôle pas complètement sa tête, ses pensées et ses actes. Il a du mal à se rendre compte de l’arrive de la prochaine crise. Ces gens se sentent exclus de la société, mais quand ils ont des moments de lucidité, ils peuvent paraître tout à fait normaux. C’est une maladie cyclique, les crises peuvent durer plus ou moins longtemps. Ne vous pressez pas d’accuser qui que ce soit avant de savoir la vérité! Sa copine ne pouvait pas et ne savait pas comment se comporter avec lui car elle ne se doutait pas de sa maladie.

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          Alerter
    • Vénus // 31.03.2015 à 14h09

      @Istina, ne jugez pas et vous ne serez pas jugé…

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      Alerter
  • Patrick Luder // 31.03.2015 à 08h10

    Quand on sent que la pression en dessus de soit est bien pesante, il peu paraître normal de vouloir chercher à tous prix un bouc émissaire …

    La vraie liberté serait de chercher à s’affranchir de cette pression ambiante, pas d’en trouver une excuse …

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    Alerter
  • vallois // 31.03.2015 à 08h16

    Oui là où la loi du plus fort s’impose, il n’y a pas de justice.

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    Alerter
  • passant // 31.03.2015 à 08h28

    Et le vrai coupable est: les lois ”anti-terroriste”, ce qui a fait dire à une personne de mon entourage, c’est un ”attentat anti-terroriste” pas mal le contrepied.

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    Alerter
  • valles // 31.03.2015 à 08h37

    Si des gros cons arrivent à piloter des avions de lignes il n’y a pas de raison que des journalistes arrivent à faire passer la rubrique des faits divers en prime time.

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    Alerter
  • Alain // 31.03.2015 à 09h22

    Dans le suicide soupçonné d’Egypt Air, le pilote a pu revenir dans le cockpit mais n’a rien pu faire pour redresser l’avion, que pourrait faire un steward ou une hôtesse?

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    Alerter
    • Léa // 31.03.2015 à 09h26

      Remettre le pilotage automatique.

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      Alerter
      • LeDahu // 31.03.2015 à 13h56

        non pas de tout, ils n’ont pas le droit de le faire

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        Alerter
  • Nerouiev // 31.03.2015 à 09h43

    Les médias servent ici un voyeurisme morbide des gens, surtout quand la situation est facilement imaginable par tout un chacun. Ils veulent donc avoir la primauté de l’information quitte à dire n’importe quoi et écouter n’importe qui comme pseudo expert.
    Mais ce qui me choque spécialement ici c’est d’abord la décision immédiate et immédiatement adoptée par quelques pays de faire garder la place au chaud par le steward permettant à un des pilotes d’aller aux toilettes. Si c’était si évident il y a longtemps qu’elle serait adoptée.
    Mais surtout, et ça c’est personnel, je ne m’attendais pas à ce que 3 chefs d’Etat européens se soient senti concernés au plus haut point comme s’il s’était agi d’une atteinte à la sécurité européenne. J’ai vu ça, excusez-moi, comme une publicité à la Charlie pour valoriser la force de l’entente européenne.

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    Alerter
  • purefrancophone // 31.03.2015 à 10h21

    Comme beaucoup de personnes , je pense , j’ai regardé la chaine info “BFMWC” pour en savoir plus .Et très vite j’ai décroché !!
    La journaliste qui affirme que ce n’est pas un attentat par ce qu’il n’a pas été revendiqué (2 heures après la chute de l’avion ) ….il n’y a jamais de revendication aussi rapidement après un attentat , mais çà , elle ne doit pas le savoir !!
    Il y avait deux bébés dans l’avion (il faut rendre cet accident encore plus horrible pour que la ménagère de – 50 ans pleure derrière sa télévision ) !
    Il n’y a pas de témoins de la percussion de l’avion sur la montagne (ben regardez une carte et vous verrez assez rapidement que cet endroit est inaccessible )!!
    Comment un avion de ligne peut-il ainsi tomber ? (c’est le propre d’un objet volant de pouvoir tomber)!!!! ll me semble que la bonne question est “pourquoi” et non “comment ” Le comment viendra plus tard lorsqu’il y aura plus d’infos
    Et le meilleur , me semble t-il est la réponse à la question de la journaliste sur la nationalité du pilote et du copilote “il n’est pas répertorié comme “terroriste”
    OUF !!! Me voilà rassurée pour mes prochains vols en avion , ce ne sont pas des personnes répertoriées comme “terroristes “qui pilotent les avions .
    Bilan :24 heures d’infos en continue pour savoir quoi? Un avion de ligne c’est écrasé en France avec 142 passagers , 6 membres d’équipage , dans une zone inaccessible à pied , il n’y a que des débris , les boites noires ne sont pas encore retrouvées .
    Est-il indispensable de taire toutes les autres infos pendant ce temps là ?
    Est-il indispensable de nous saturer de non infos ?
    Est-il correct de la part des journalistes de faire des suppositions sur la nationalité , la religion des pilotes ?
    Il est certain que les chaines infos auraient aié que l’avion s’écrase au Mont Valérien , accessible , près de Paris , zone habitée avec des témoins pour passer à l’antenne , un peu de morceaux à filmer de près pour faire des images “chocs”
    Le respect de l’enquête , des victimes , des familles , ce n’est pas le problème des chaines info !!!

    Par ailleurs , je trouve que les infos importantes ont rapidement été données par le B.E.A

    En ce qui concerne les portes blindées du cockpit , c’est une demande des USA après le 11 Septembre .Efficace dans un cas , dramatique dans un autre .
    La sécurité 100% n’existe pas ; l’avion reste le moyen de transport le moins accidentogène aujourd’hui

    Merci aux radios périphériques d’avoir continué de diffuser des émissions autres que le scoop durant 3 jours

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  • Alae // 31.03.2015 à 11h02

    “bon alors je propose que les avions roulent simplement sur l’autoroute sans décoller”

    Pas bête. On pourra économiser sur les ailes et appeler ça des autocars.

    Sinon, ils sont bien embêtés, quand même. Mettons-nous à leur place (ou pas) : ils ont un gros drame sur les bras et aucun moyen de le récupérer en faveur du charlisme ou, à la rigueur, de la lutte contre les Strèmes droâtes.
    Ils ont beau chercher, rien à faire. Un siphonné blanc même pas politisé, pour la com’, c’est bien embêtant.
    Il reste une option et une seule : attiser les peurs, au hasard. Ça peut toujours servir ultérieurement, un climat de peur.

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  • reneegate // 31.03.2015 à 11h15

    Les médias montrent à quel point ils foncent dans le consensus qui leur est proposé et sont incapables d’envisager d’autres hypothèses. Comme pour le MH17 c’est la réponse officielle qui est amplifiée et des journalistes tels que Appatie sur Canal se montrent réticents à envisager la moindre remise en cause du discourt autorisé.Lorsque un commandant de bord mettait l’accent sur les contradictions du rapport du procureur et du BEA par exemple.

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    • Un naïf // 31.03.2015 à 16h13

      Oui, il reste beaucoup de zones d’ombres, et tout n’est pas dévoilé, comme on a pu le constater. Pourquoi ? Évidemment, il est suspect de nos jours de ne pas adhérer complètement au discours officiel qui nous est servi, cela nous place dans la case des “complotistes”… je me demande même si ce n’est pas puni par la loi ? 🙂

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  • Ardéchoix // 31.03.2015 à 11h18

    Attention l’abus de pub nuit à la santé :
    https://www.youtube.com/watch?v=LOqLEU3AQoQ&feature=youtube_gdata_player
    -ça va aller ? parce que je veux dire? c’est plutôt raide comme pente? je peux, peut être vous aidez ?
    -oui, appuyer sur le bouton svp.
    -avec système de contrôle en descente, le meilleur de la qualité Allemande .

    Désolé.

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  • Arnould // 31.03.2015 à 11h40

    Beaucoup de questions non posées. Peut-être parceque ces questions signifieraient la mort professionnelle pour le journaliste qui les poserait?

    Pourquoi pisser en l’air pendant un vol de 1h30? Pas le temps à Barcelone, chez German Wings? Et ils font comment les cheminots sur TGV qui font Paris/Marseille sans arrêt?

    Les psychotropes qui rendent les dépressifs suicidaires (je crois que c’est arrivé à mon frangin en 1984, mais c’est tellement loin…)

    Pourquoi avoir supprimé le mécano? Regardez “58 minutes pour vivre” la prochaine fois qu’il passe à la télé: les 15 avions bloqués en l’air par les terroristes ont un pilote, un copilote, et un mécanicien. Merci à l’électronique/informatique de l’A320 (ah, celui là?) avion tellement “smart” qu’il a permis de réduire à 2 personnes dans le cockpit. Et pourquoi pas une seule, comme dans les trains?

    A reformuler auprès d’un décideur (eg Louis Gallois, interviewé dimanche dernier sur E1) de la façon suivante. Il était possible d’anticiper, dans les années 80, de façon certaine, qu’un pilote fou décide d’emmener avec lui tous ses passagers dans un crash (probabilité très faible mais non nulle pour que ces grands esprits comprennent la question). Fallait-il tout de même réduire de 3 à 2 le nombre de pilotes dans le cockpit de ce foutu A320, puis de tous les autres par la suite?

    Hors sujet mais apparenté. Toujours dans les années 80, on a (qui?) subitement décidé que 2 moteurs seraient suffisants pour se retrouver au milieu de l’Atlantique ou du Pacifique, au lieu de 3 moteurs au minimum auparavant. Je sais bien que le vol Rio/Paris de 2009 est tombé à cause d’un problème de sonde. Mais tout de même: serait-il passé dans le fameux pot-au-noir avec un seul moteur et rempli ras la gueule de passagers et de bagages? Je garde mes doutes.

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    • Zasttava // 31.03.2015 à 20h05

      Les mécanos ont progressivement disparu à cause du progrès, du perfectionnement de l’automatisation des systèmes de contrôles et de détection de pannes des avions. C’est pareil dans les forces armées aériennes : il y a moins de mécanos qu’il y a 30 ou 40 ans par exemple, parce que les aéronefs sont mieux conçus et requièrent moins d’interventions.

      Mêmes les moteurs sont plus performants : un bimoteur peut aujourd’hui terminer son voyage ou effectuer une manoeuvre d’urgence avec un moteur en panne.

      Enfin, l’immense majorité des catastrophes aériennes est due à une erreur humaine : ils étaient bien 3 respectivement dans leur cockpits, soit 6, à communiquer. Ca n’a pas empêché la mort de 583 personnes lors de la collision de Tenerife en 1977.

      Chaque accident aérien est un cas unique. On peut discuter et chipoter des réglements…etc, on en reviendra toujours au point de départ : l’humain.

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  • José // 31.03.2015 à 11h47

    Certains commentaires (sur les news yahoo par exemple) ont fait courir le bruit qu’un torchon allemand aurait révélé que le copilote s’était converti à l’Islam. S’il nécessitait des soins, il n’est clairement pas le seul…

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  • nono // 31.03.2015 à 12h00

    Un très bon papier, copier-coller car pas le lien.

    “Andreas Lubitz était un homme normal. Tout les gens ayant eu à le cotoyer le disent, il n’y a donc aucun doute là-dessus : on est normal dans la seule mesure où l’on est reconnu comme tel par le plus grand nombre. Il n’était pas musulman, pas anarchiste, pas drogué et pas même alcoolique ! Il était tellement normal qu’il souffrait, comme presque tout le monde en Europe occidentale,
    de « dépression ». Après tout, quoi de plus normal que d’être dépressif quand on vit dans un pays déprimant ?
    Cet homme normal, qui a entraîné près de 150 personnes vers une mort absurde et atroce, appartenait à cette immense classe moyenne allemande, dont les gouvernants sont capables d’affamer délibérément un petit pays de la Méditerranée -où les gens avaient conservé un certain art de vivre et ne peuplaient pas les salles d’attente des psy- au nom de cette morale de petits-épargnants dont la Merkel est l’incarnation parfaite.
    Le fait que ce terme de « dépression » soit utilisé indifférement dans deux pseudo-sciences qui font autorité en ce monde, à savoir l’économie et la psychiatrie, est en soi significatif. Dans sa version psy, la dépression correspond à la transformation en maladie individuelle d’un fait de société, à savoir l’absence. Les gens que l’on décrète déprimés sont tout simplement des gens que plus rien ne lie aux autres et qui ont donc perdu tout art de vivre. Des gens qui ne peuvent plus habiter un monde. Mais le capitalisme se nourrit du désastre qu’il engendre, et une expérience assez commune dans un monde aussi inhabitable a été transformée en simple problème personnel traité à coups de molécules chimiques, faisant du même coup la prospérité du business pharmaceutique -et tant pis si les anti-dépressifs n’empêchent nullement les suicides, et sont même suspectés de les faciliter…
    Bien sûr, Andreas Lubitz aurait pu simplement se pendre dans son garage, ou s’ouvrir les veines dans sa baignoire. Mais dans un monde où l’imaginaire est de plus en plus formaté par les effets spéciaux de l’industrie audiovisuelle, il eût été dommage de se contenter d’une fin si banale, si anonyme, surtout quand on a la chance de disposer d’un outil aussi puissant qu’un Airbus A320 ! « On ne peut pas appeller ceci un suicide » a dit très justement le procureur en charge du dossier. Ce dont il s’agit là, c’est, tout comme le magnifique et terrifiant snuff movie du 11 septembre 2001, d’une performance. Andreas Lubitz, qui était sportif, était certainement sensible à une telle notion, mais celle-ci a aussi à voir avec la dimension artistique, à une époque où les artistes tendent à réaliser des performances plutôt que des oeuvres. Le copilote s’est offert une expérience digne des plus grands films d’action, qui lui a ouvert les portes de l’éternité -le nom d’Andreas Lubitz est entré dans l’Histoire. Seule une connasse luthérienne comme Angela Merkel peut trouver le geste de Andreas Lubitz « tout à fait incompréhensible ».
    Dans la dernière minute de sa vie, il a sans aucun doute éprouvé une sensation vertigineuse de toute-puissance, quelque chose que les croyants qualifieraient de diabolique. Les auteurs du 11 septembre 2001 ont du ressentir cela, en surmultiplié.
    Ce monde ne cesse d’exciter en nous le vertige de l’anéantissement, et que ce soit en se shootant à l’héroïne ou en s’enrôlant dans les troupes de Daesh les possibilités ne manquent pas de vivre une expérience absolue qui soulage de ce terrible sentiment d’absence. Que le prix à payer pour cela soit une renonciation à la vie même, ouvertement revendiquée chez le junkie comme chez le djihadiste, fait précisément toute l’intensité de cette expérience…
    Tuer revient à exercer le pouvoir absolu, celui de mettre brutalement fin à la vie d’un autre, d’où la fascination que cet acte exerce au-delà de tout critère moral -longtemps, les êtres humains ont considéré que seul Dieu pouvait disposer d’un tel pouvoir, ou à la rigueur des souverains ayant reçus les attributs de la divinité. Mais ce monde, en multipliant les moyens technologiques d’anéantir la vie, a banalisé les attributs divins. Depuis Hiroshima, la possibilité d’un anéantissement venu du Ciel fait que de simples mortels peuvent réaliser ce que d’innombrables prophéties annonçaient jadis comme la vengeance de la divinité offensée.
    Il m’arrive de circuler en avion, et l’idée qu’un clone d’Andreas Lubitz pourrait décider un beau jour de m’entraîner avec lui dans le monde des Morts ne m’est pas du tout agréable, mais elle ne date pas de hier. Cela fait trop longtemps que je considère les gens normaux comme des gens extrêmement dangereux.
    En s’écrasant sur la montagne, l’Airbus de la Germanwings nous ramène à la banalité du mal, qui revient vers nous comme mal de la banalité : de même que Hannah Arendt fut stupéfaite de découvrir dans la figure d’Eichmann un haut fonctionnaire consciencieux et soucieux de bien faire son travail, en lieu et place du fanatique exalté qu’elle attendait, nous découvrons dans l’existence banale et insipide que menait Andreas Lubitz et qui constitue précisément la norme en Europe occidentale la figure même du mal.” Alèssi Dell’Umbria

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    • L. A. // 01.04.2015 à 10h47

      @nono
      Vous avez écrit : ” Un très bon papier, copier-coller car pas le lien. ”
      Tant qu’à reproduire intégralement un article, la moindre des choses serait peut-être d’en citer l’auteur et d’indiquer où se trouve l’original, non ?

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      • L. A. // 01.04.2015 à 10h52

        Il y a bien un nom tout à la fin, mais de qui s’agit-il ?

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        • Citoyen // 05.04.2015 à 00h18

          Fatigue ou paresse?

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Alessi_DellUmbria

          “Son propos dépasse le faux débat opposant intégration républicaine et communautarisme religieux. Loin de tout discours moralisant ou victimisant, l’auteur s’adresse, d’égal à égal, aux révoltés des banlieues pauvres. Il apporte ainsi sa contribution au devenir de la révolte” 2

          “Impliqué dans la vie de son quartier de la Plaine, Dell’Umbria multiplie conférences et interventions pratiques sur les questions d’histoire et de politique urbaines. Dell’Umbria collabore aussi à diverses revues de critique sociale dont New Left Review” 6.

          Et…

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          • L. A. // 13.04.2015 à 14h27

            Effectivement, on peut aller sur Wikipédia chercher à se renseigner, mais ça n’enlève rien au fait que Nono n’indique pas assez clairement ses sources en tête de citation et ne donne aucun lien, contrairement à vous… qui en donnez un défectueux.
            Quant à la paresse, et pourquoi pas ? Moi, c’est Wikipédia qui me fatigue avec sa fausse chasse à la “non-neutralité”, et ses censeurs butés et si sûrs d’eux-mêmes.

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  • nono // 31.03.2015 à 12h02

    À l’instant : la France demande une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU au sujet du Yémen ; Laurent Fabius demande l’arrêt des hostilités, exige que les belligérants reviennent immédiatement à la table des négociations, et rappelle à la coalition de la Ligue arabe que les bombardements doivent soigneusement épargner les zones civiles. Le chef du Quai d’Orsay se demande par ailleurs quelle légitimité peut encore être celle d’un Président yéménite qui fait bombarder son propre peuple par une puissance étrangère.
    Et… ah oui : poisson d’Avril !

    http://seenthis.net/people/nidal

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  • Joanna // 31.03.2015 à 12h19

    Curieux de constater qu’on n’évoque pas le BEA dans cet article ni les conditions dans lesquelles ce qui a été révélé assez rapidement l’a été.

    Ici un article parlant de fuites organisée d’informations
    http://www.20minutes.fr/societe/1572099-20150326-crash-avion-a320-fuite-organisee-retention-information-bea-sous-feu-critiques

    Certains sont bien naïfs en disant que le BEA n’est pas à la hauteur. Je le crois au contraire à la hauteur des ordres qui leur sont donnés : ne dire que ce qu’ils sont autorisés à dire tout en jurant qu’ils ne cachent rien.
    Et les raisons de cacher la vérité peuvent être nombreuses : ne pas gêner l’enquête en cours, ne pas nuire à la compagnie, ne pas nuire au constructeur etc … à tel point qu’on peut se demander quelles peuvent bien être les conditions idéales qui feraient que les informations soient dévoilées.

    Je précise que j’énonce ceci comme ce qui m’apparait, car si j’étais en place des responsables rien ne dit que je n’agirais pas comme eux. Sauf que je ne le suis pas et suis plutôt dans la peau de quelqu’un qui veut connaître la vérité et déteste les mensonges …

    Il est intéressant de constater que, le jour où le NYT avait déjà fait des révélations importantes sur la présence du pilote hors de la cabine lors de la descente de l’A320 et du crash sur la base de l’enregistrement de la boite noire, le directeur du BEA réunissant les journalistes quelques heures plus tard n’était pas gêné pour déclarer : « Il faudra plusieurs semaines ou mois pour exploiter de façon définitive les données ».

    http://blogs.mediapart.fr/blog/pierrick-le-feuvre/260315/crash-de-la320-pres-de-digne-grossier-mensonge-du-bea (tiens … le film Dr Folamour est à la mode …)

    Par ailleurs le syndicat des pilotes (SNPL) a porté plainte :
    http://www.franceinfo.fr/actu/faits-divers/article/crash-de-l-a320-le-snpl-va-porter-plainte-contre-x-pour-violation-du-secret-professionnel-661103

    Depuis je n’ai guère réentendu parler de tout ça, mais ça va surement ressortir.
    Faut dire que tout ceci a été largement éclipsé par le feuilleton sur les révélations concernant le copilote.

    Réflexion en corollaire : Combien de mystères concernant des crashes d’avions ou autres catastrophes sont restés soit des mystères, soit « expliqués » par une version officielle sans grand rapport avec la réalité ?

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  • mianne // 31.03.2015 à 12h28

    Aux avions qui se crashent à cause d’un (co-)pilote dépressif, si c’est bien de cela qu’il s’agit, d’une attaque de pirates de l’air, d’une défaillance mécanique ou humaine, il faut ajouter maintenant les bourdes prévisibles des pilotes militaires américains de F35 qui voient double ou triple, et pas nécessairement sous l’influence du bourbon.
    http://www.usine-digitale.fr/article/f-35-un-bug-logiciel-trouble-la-vision-des-pilotes-lors-des-vols-en-formation.N321401
    Heureusement qu’on les verra venir !
    http://www.usinenouvelle.com/article/la-furtivite-des-f-22-et-f-35-remise-en-question.N277648
    Info ou intox ?
    Apparemment, que l’on prenne l’avion ou que l’on reste chez soi à le recevoir sur la tête, on peut maintenant à tout instant être la victime d’un crash. Comme disait l’impertinent Philippe Meyer dans son émission à la radio, “nous vivons une époque moderne”.

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  • purefrancophone // 31.03.2015 à 12h31

    Un naïf ;
    Cette montagne est recouverte de “marne” roche très friable .Il y a des éboulements en permanence .Une partie des débris , humain et de carlingues sont sous cette couche .Ce qui expliquerai que l’on ne voit pas d’impact , bien qu’un expert dit l’avoir vu depuis un hélico .Les gendarmes confirment Nous n’avons certainement pas vu toutes les images

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  • jjmomo1 // 31.03.2015 à 13h13

    J’ajoute à cette folie celle récurrente de donner le nom d’un co-pilote dont nul ne peut affirmer avec certitude (le procureur donne le nom !?!) qu’il ait planifié un suicide. Mettez vous à la place de la famille d’un type qui devient le meurtrier de centaines d’autres !
    La bêtise n’a jamais de limite et les média sont à la fois le reflet de cette bêtise et l’instrument zélé de son exacerbation.
    Sans doute faudra-t-il s’immuniser du cloaque télévisé tôt ou tard. Je le fais désormais en refusant les images et l’horreur qu’elles peuvent véhiculer, c’est déjà ça.
    Les médias sont aussi assistés par une armée de consultatnts qui répondent favorablement ! En l’occurrence le défilé des psy (chologues et chanalystes) dont on se demande s’ils n’ont pas mieux à faire ?
    Mais à l’instar de nos présidents de la république, je crois simplement qu’il y a une jouissance totale à passer à la télé !

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  • peyo // 31.03.2015 à 13h24

    vautours du journalisme rime avec vautours du capitalisme, ce sont les mêmes.

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  • Rose du sud // 31.03.2015 à 13h55

    Je viens de visionner la vidéo, sur les salles de rédaction!
    Les bras m’en tombent!

    Bravo, vraiment bravo, le site, le blog, Olivier et ses coéquipiers!
    il faut être le premier, le premier, le premier en tout!
    Méa culpa, je le disais moi-même autrefois à mes petits élèves. j’y croyais puis….

    La vie sans doute et la réflexion d’une lecture: “les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers au Royaume des Cieux.”:

    Aujourd’hui dans le silence de ma maison je vais vous faire un aveu; j’ai l’impression en pensant à ces 150 familles dans le deuil, à ces vies brillantes brisées d’un coup par un imbécile qui voulait être le premier, d’être au milieu de Vous, chers amis qui m’avez permis de m’exprimer normalement.
    J’ai l’impression de l’avoir enfin trouver ce ROYAUME non pas des cieux, mais de ceux qui ne cherchent ni les sous, ni vouloir être premiers mais qui s’ECOUTENT.
    encore merci.

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    • Rose du sud // 31.03.2015 à 13h57

      Merci d’effacer les dernières lignes de brouillon, je ne sais pas le faire.

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  • LeDahu // 31.03.2015 à 14h01

    pas forcement. si vous cassez une verre contre un mur? la plupart de pièces se sont enterrées dans la couche de marne ou les équipes de recherches sont obligées de recréer une fouille archéologique de sorte pour pouvoir récupérer des pièces importants.

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  • petouille // 31.03.2015 à 14h31

    beaucoup de blabla, mais pas beaucoup d’images .. bizarre …

    ne me dites pas que c’est difficile d’accès, avec des drones on va partout.. ce que j’entend c’est pas crashé mais” pulvérisé” bizarre non ?

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  • coinfinger // 31.03.2015 à 14h52

    Les médias se heurtent là à pb de ‘communication’ sérieux . L’avion c’est quelque chose d’important çà touchent les couches moyennes et supérieures , les faiseurs d’opinions .
    C’eut été un conducteur kamikaze de train de banlieue , celà n’aurait pas provoqué autant d’émotions . C’eut été un attentat terroriste , non plus , c’eut éré dramatique de vérifier qu’il n’existe pas de sécurité absolue , sans plus . Non là , c’est grave , le low cost aurait des conséquences sur la déontologie du personnel , qui plus est de qualité ?
    Kerviel c’était pas trop génant , un rogue trader , normal il ne sortait pas de polytechnique . Là on a quelque chose de nouveau , ce n’est pas du tout démocratique , l’apprentissage de l’avion . Voilà une news trés perturbante !

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  • Scorpionbleu // 31.03.2015 à 15h11

    Certes pas de risque zéro, le voyeurisme morbide, l’hystérie des médias…

    Mais la folie de l’hyper sécurité est la principale question

    Le verrouillage du cockpit depuis le 11 septembre est une folie !

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  • Scorpionbleu // 31.03.2015 à 15h20

    J’ajouterai que le recrutement des pilotes est souvent très exigeant, mais le suivi médical et psychologique …. D’ailleurs comment s’assurer du mental des êtres ? Les grands pervers cachent parfaitement leur jeu.

    Il faudrait aussi s’interroger des conditions de travail des pilotes. Jusqu’à ce que l’avion soit totalement démocratisé, il y avait des équipes de vol, avec des destinations régulières et qui travaillaient par roulement et se connaissaient tous bien.

    A présent, ce n’est qu’en début de mois et encore que les pilotes et co-pilotes connaissent leur plan de vol du mois et à chaque fois découvre leur équipe.

    Tout a été fait pour casser la complicité et le plaisir d’être ensemble.

    D’aucuns diront qu’il y a eut trop d’hôtesses enceintes, d’où un recrutement de steeward avec une certaine orientation sexuelle.

    A vouloir tout contrôler et empêcher l’humanité dans le travail.. on est dans la morbidité.

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  • lim75 // 31.03.2015 à 15h22

    Pour rappel un suicide de pilote s’est déjà produit à plusieurs reprises, et notamment à la fin des années 1990 dans un vol d’egypt Air

    http://www.securiteaerienne.com/egyptair-vol-990-suicide-du-pilote/

    La FAA est arrivée à la conclusion que c’était le co-pilote avait précipité son avion dans l’océan. Les autorités égyptiennes ont visiblement mis tout leur poids dans la balance pour que l’histoire ne s’ébruite pas trop, et qu’elle reste dans ce curieux purgatoire où restent parfois les informations : disponibles, ,mais sans faire les gros titres.

    Remarquez qu’à l’époque, il n’y avait pas de dispositif de séurité sur les portes du cockpit… Et que ça n’avait rien changé.

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  • Gribouille // 31.03.2015 à 17h26

    Il y a un autre airbus en danger. La copilote angela a pris les commandes de l’appareil et s’est enfermée dans le cockpit. Jean-Claude, le pilote originaire du Luxembourg et les 28 autres passagers dont 9 mineurs tambourinent à la porte et l’invectivent pour qu’elle abandonne les commandes. Angela prise dans une crise de délire paranoïaque leur répond du poste de pilotage qu’on a plus assez de kérosène dans les réservoirs, et qu’il faut couper les moteurs pour faire des économies. Il n’y a pas d’autre alternative, on va revenir à Berlin en planant, leur annonce t-elle.
    L’histoire est relatée tous les soirs sur BFM-WC et les autres médias. On s’y montre étrangement rassurant sur la situation réelle pour ne pas effrayer les populations. Tout est sous contrôle, Angela n’est pas folle affirment-ils de concert.
    Le drame est imminent mais l’avion poursuit son vol au dessus du continent Européen…….Pour combien de temps encore ?

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  • caroline Porteu // 31.03.2015 à 19h10

    Il y a aussi une autre chose qui m’étonne , non pas à la lecture de l’article d’Olivier qui m’a fait rire , mais à la lecture des commentaires .

    C’est que visiblement, ce qui se dit à la télé , comme dans les médias , ne peut être autre chose que “la vérité” .. Aucun recul , aucune prudence , aucun doute n’est permis .. Si c’est publié, ou dit , ce ne peut être rien d’autre que LA VERITE !!!

    Et çà c’est encore plus inquiétant que l’hystérie elle même .. Car c’est toujours ainsi que tous les régimes totalitaires ont réussi à maintenir leur pouvoir de propagande et de manipulation de l’opinion publique .

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    • luc // 01.04.2015 à 10h47

      très bonne remarque!
      alors que ..
      -le new york times affirmait avant le procureur français que le copilote était seul dans le cockpit
      -certains affirment qu’il est impossible d’entendre le bruit de la respiration d’un pilote dans le cockpit, contrairement à ce qui a été dit officiellement
      -la deuxième boite noire qui d’une source à l’autre est soit introuvable, soit inexploitable
      -des témoins ont entendus une explosion et vu de la fumée avant le crash http://www.ibtimes.co.uk/germanwings-a320-plane-crash-explosion-smoke-before-airbus-plunged-into-french-alps-1493351
      etc etc

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      • AeroHH // 01.04.2015 à 14h34

        “-certains affirment qu’il est impossible d’entendre le bruit de la respiration d’un pilote dans le cockpit, contrairement à ce qui a été dit officiellement”
        Qui ca? Est-ce que parmi eux se trouvent des gens qui ont déjà écouté une retranscription d’enregistrement de CVR? Sans doute pas. Sur les quelques enregistrements que j’ai déjà entendus (aviation civile) on entendait jusqu’au bruissement des habits. Les micros doivent être suffiamment performants pour déterminer avec une analyse accoustique le régime des moteurs, le nombre et l’état des occupants du cockpit, le nombre et la référence des alarmes en fonctionnement, etc. Si en revanche “certains” analystes de VRC expriment cette opinion, je serais curieux de savoir qui, ou du moins via quels media ils s’expriment.

        “-la deuxième boite noire qui d’une source à l’autre est soit introuvable, soit inexploitable”
        Cela ne dépend que de la qualité de la source. Si un adolescentécrit sur tweeter que l’avion a perdu une aile 5km avant l’impact, ce sera aussi une source. Cela n’en restera pas moins une source mensongère.

        “-des témoins ont entendus une explosion et vu de la fumée avant le crash link to ibtimes.co.uk”
        Non. Cet article ne cite pas de source. Juste une retranscritpion indirect d’un non témoin qui prétend avoir entendu cela de la part de témoins. Les pilotes d’hélicoptères ne sont pas intégrés à l’enquête de gendarmerie (du moins je crios que c’est la gendarmerie) chargée de recueillir les témoignages. En revanche d’autres sources (témoins cités nommément) présents dans les environs du crash prétendent le contraire. (je n’ai plus le lien mais c’était sur LeMonde.fr, ce journal vaut ce qu’il vaut, mais ici la source était détaillée et vérifiable)

        Mon intervention sert juste à souligner que depuis quelques jours, les réactions des media et des partisans du déni des évidences sont au même niveau en ce qui concerne le manque de morale. Un peu de recul pour laisser faire les professionnels serait une bonne chose.

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        • luc // 02.04.2015 à 00h00

          “Un peu de recul pour laisser faire les professionnels serait une bonne chose” : je dirais plutôt une belle utopie

          les professionnels vont vous parler pendant encore de nombreuses semaines de la dépression de andreas lubitz

          par contre un autre genre de professionnel, gerard arnoux, ancien commandant de bord, parle du fait de pouvoir entendre la respiration dans l’enregistrement :

          «Le procureur nous dit que pendant toute la descente, on entend le souffle du copilote. Or, moi qui ai fait 18 ans d’A320, je peux vous certifier qu’on ne peut pas entendre le souffle de qui que ce soit, à moins que ce soit un asthmatique. Et encore, je n’en suis pas sûr. Parce qu’on a même demandé à la compagnie de nous donner des casques antibruit tellement on n’arrivait pas à se parler. L’A320, surtout les premières générations, était extrêmement bruyant au niveau soufflerie. Du coup, je peux vous certifier qu’on ne peut entendre le souffle. Ça n’est pas possible.»

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          • PapiJohn // 02.04.2015 à 14h14

            A propos de ces enregistrement sonores, nulle mention (où j’ai mal écouté) n’a été faite des avertissement sonores du GWPS.
            Selon Flight Radar 24, le taux de descente était supérieur à 3000 ft/mn, la vitesse de plus de 400 Kts et en y ajoutant la proximité du sol (le radar altimétrique a du déclencher assez haut vu le relief) ça a du “biper” sévère dans le cockpit.
            Je me pose une question sur l’A320 : est ce qu’avec de tels paramètres de vol, l’avion n’est pas programmé pour “réagir” à l’approche du sol : en gros de tenter de réduire un peu la vitesse et de mettre de l’assiette à cabrer ?
            Le coté technique semblant ne pas intéresser nos médias, un professionnel pourrait peut-être nous éclairer là dessus.
            Merci d’avance.

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          • AeroHH // 02.04.2015 à 15h15

            Pour être franc, je ne suis pas pilote et je n’ai accès qu’à certanies caractéristiques des cockpits d’Airbus. Mais je me méfie des déclaration de M. Arnoux qui, malgré 18 ans d’A32x (selon lui, je n’ai pas vérifié), ne connaît pas le fonctionnement de systèmes standards chez l’avioneur. Par exemple le FCOM pour ne prendre que la déclaration la plus évidente (il me semble que Mediapart a pointé du doigt de manière un peu aggressive sa méconnaissance de l’avionique à cause de cela).

            L’analysie accoustique se fait en plusieurs temps. Je maintiens que l’on entend des sons très légers, même si pour cela il faut entre autres passer par une analyse spectrale des ondes. Cela dit, cette analyse est dans la procédure du BEA donc il est certain qu’ils y ont procédé.

            Le niveau sonore dans le cockpit en vol n’est pas à un niveau gênant. L’OASPL (overall
            sound pressure level) est faible dans le cockpit. En revanche, il est vrai que le niveau sonore des hautes fréquences y est plus élevé que vers le centre de la cabine. Mais les respirations humaines n’entre pas dans ce domaine de haute fréquence et peuvent être dissociées du bruit HF lors de l’analyse spectrale de l’enregistrement audio.

            L’avion accidenté était certes vieux mais Airbus comme Boeing incporporent souvent rétroactivement des changements techniques dans les avions déjà livrés. Cela est même une partie importante des contrats commerciaux, car cela permet aux avioneurs de vendre et roder des avions fiables avant de mettre au point le “fine tuning” (désolé je ne sais pas comment dire en Francais) qui coûte trop cher pour être développé sur des avions en phase de lancement. Je précise juste cela pour expliquer qu’à mon avis (et ce n’est qu’un avis) l’A320 de 1991 n’avait certainement plus au moment de l’accident le confort sonore médiocre que M. Arnoux semble reprocher aux A320 sur lesquels il a volé autrefois (lorsqu’il avait besoin de casques anti-bruit pour piloter).

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    • Citoyen // 05.04.2015 à 11h38

      En effet. En lisant les commentaires, je me suis fait la même réflexion.

      La thèse “c’est le co-pilote” matraquée immédiatement par les médias de façon massive, comme dans toute propagande(qui sert toujours à couvrir d’un voile épais les turpitudes des intérêts), n’est même pas examinée.

      Alors qu’ils critiquent la propagande géopolitique, ils n’envisagent pas du tout que la propagande s’utilise aussi-via tous médias- pour d’autres sujets.
      Maturité analytique zéro.

      Chacun en profitant pour se projeter sur l’histoire. Moi je, narcisse émotionnel, projette mes émotions,vécu, histoire personnelles à moa-moa-moa sur tout.

      Inquiétante immaturité démissionnaire.
      C’est la-dessus précisément que se base la propagande (qui ne se trompe donc pas sur le primat sur lequel elle repose : égocentrisme, émotion,crédulité adhésive de l’irrationnel puérilisme du nombrilisme).

      Personne n’a compris que la précipitation médiatique massive sur le motif du crash ne sert qu’à une chose : couvrir, occulter le mode de fonctionnement éco-politique dont les low cost ne sont qu’une émanation parmi des centaines et milliers d’autres
      Bref, couvrir le capital, toujours et tout le temps.

      Pas de remise en question ni de questions.
      Effarant.

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  • Samor // 31.03.2015 à 19h11

    Travaillant pour le constructeur avionique du même nom, toutes les techniques permettant d’éviter ce genre de drame (et d’autres) sont parfaitement faisable et connues de tous dans notre milieu.

    Il faut dire clairement que les budgets Airbus sont en diminution constante depuis de nombreuses années et ce n’est clairement qu’une question d’argent.

    Un exemple simple est qu’on sait parfaitement envoyé en temps réel les données avionique par satellite, ce que l’on ne fait pas simplement à cause du cout d’envoi des données. On aurait donc toutes les données de l’avion (plus besoin de boite noire) à n’importe quel moment.

    Bref toutes ces histoires ne sont que fumisterie comme à chaque crash…

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    • AeroHH // 01.04.2015 à 14h41

      A ma connaissance la couverture satellite actuelle ne permettrait pas de recueillir ces donnés en n’importe quel point. Avant d’avoir suffisamment de satellites dédiés à cela dans l’espace, il s’écoulera pas mal d’années. Or pour qu’un avion soit certifié il faut qu’ils soit en mesure de collecter en permanence toutes les données de vol. Ce ne serait pas le cas avec un système de communication direct sans archivage. Ou alors il faudrait doubler le dispositif,ce qui sera sans doute fait quand la couverture satellite sera opérationnelle (pour l’instant aucun programme de couverture sur ce sujet n’est en cours il me semble).

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  • Caliban // 31.03.2015 à 19h48

    Sur le fonctionnement des medias, je recommande le film Night Call.
    C’est une caricature … quoique !
    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19548929&cfilm=222858.html

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  • Zapping // 31.03.2015 à 22h17

    Peu importe qu’il n’y ait rien à voir, les caméras tournent et au vingt heures, depuis quelques jours, l’Airbus constitue l’unique sujet , même le pédophile ne fait pas recette. Au détriment de la compassion, le voyeurisme bat son plein, les militaires et les pompiers sont nos héros. L’effroi nous unit, nous sommes A320. Pour l’instant on échappe au pire, des morceaux à vendre aux enchères par exemple, comme pour les restes du Titanic.

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  • PapiJohn // 01.04.2015 à 16h38

    Quelques opinions au travers de plusieurs messages :
    “Pourquoi pisser en l’air pendant un vol de 1h30? Pas le temps à Barcelone, chez German Wings? Et ils font comment les cheminots sur TGV qui font Paris/Marseille sans arrêt?”
    **** On peut pisser dans une bouteille comme à l’hosto. C’est d’ailleurs ce qu’on faisait lorsqu’on en avait envie lors de vols un peu longs dans des monomoteurs d’aéroclub.

    “O’Leary déclarait qu’un seul pilote était suffisant puisque, grâce à l’informatique, les avions étaient de plus en plus faciles à piloter. Son neveu de 14 ans avait d’ailleurs réussi un vol sur simulateur.”
    **** Je suis passionné d’aviation et “pilote” régulièrement des jets commerciaux sur simulateur PC. Je réalise des liaisons partout en Europe par presque tout les temps sans trop de problèmes, le PA étant effectivement d’une aide précieuse. Maintenant de là à poser un VRAI appareil avec 150 personnes derrière, il y a un fossé ! (J’ai aussi une cinquantaine d’heures de vol sur monomoteur).

    Maintenant quelques petites choses me chiffonnent :
    – Où est la deuxième boite noire ? Pas entendu beaucoup de commentaires à ce sujet. Flight Radar 24 c’est bien, mais cela ne vaut quand même pas une boite noire.
    – On a vraiment fait très vite pour déterminer les causes de l’accident : bon il est vrai qu’il s’agit d’un avion allemand (l’Allemagne ce modèle européen !) et d’un Airbus … A320 (Ouf ! l’avion n’est pas mis en cause).
    – A t-on suffisamment parlé du temps d’escale à Barcelone. Quoique ce ne soit pas la cause directe, ces temps au sol sans cesse revus à la baisse pour la sacro sainte rentabilité ajoutent du stress aux équipages (il me semble d’ailleurs avoir lu que le vol était en retard).
    – Les mesures de sécurité par rapport aux portes de cockpit imposées par les USA (encore et toujours !) au lendemain du 11 septembre ne sont que de mauvaises réponses. La présence d’armes ou de bombes sont du fait des aéroports passoires, des personnels en CDD et mal payés de ces dits aéroports qui peuvent facilement être approchés pour introduire je ne sais quoi dans l’avion.
    – Rien ne prouve que le mec aux commandes (pas les pseudos respirations entendues en tous cas) était conscient. Il y a très bien pu y avoir malaise et fausse manœuvre sur le PA au moment du malaise.
    – Il y a eu un cas (Crash du Mont St Odile – A320 d’Air Inter) où l’automatisme de l’A320 avait surréagi en mettant l’avion en forte descente suite à une turbulence ascendante. A l’époque l’équipage n’avait rien décelé car en approche dans le brouillard et faisant confiance à ses instruments. Là je sais : l’avion était en croisière au FL380. Mais l’Airbus est un avion fortement automatisé qui a tendance à surréagir à certaines conditions de vol.
    En tous cas, je ne peux me contenter de la “vérité” donné par nos médias sur cet accident.

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  • grog // 02.04.2015 à 14h48

    Quand on parle d’accident, il est difficile de ne pas parler de l’oeuvre de Paul Virilio pour qui l’accident n’est jamais accidentel.

    http://leblogdegrog.blogspot.ru/2015/03/katastrof-ou-laccident-necessaire.html

    Et contrairement à ce que disent la boite noire et les médias, je pense qu’Andreas Lubitz n’était pas seul dans le cockpit.

    http://leblogdegrog.blogspot.ru/2015/03/non-le-copilote-andreas-lubitz-netait.html

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