130 morts parce qu’une poignée de socialistes intégristes ont refusé de simplement rouvrir notre ambassade à Damas, alors que tous les autres pays en ont une.

Une poignée de gosses irresponsables (comme on l’a tant et tant observé sur ce blog depuis 3 ans), et finalement criminels.

Car non seulement ils font ça, mais en plus ils finissent par bombarder Daech avec 2 avions, sachant que cela déclenchera forcément une riposte terroriste…

Tout était publié, mais personne ne s’en est occupé…

DANGER : Ne pas contrôler son gouvernement provoque des morts graves.

P.S. Solidarité totale avec la DGSI.  J’ose à peine imaginer ce que vous devez ressentir les gars, surtout en pensant à ces gros incompétents de Fabius, Valls et Hollande…

[2014] Les renseignements français ont essayé de rétablir un lien direct avec la Syrie

Par Jacques Follorou, Le Monde.fr | 06.10.2014

Les interférences entre les impératifs de la lutte antiterroriste et les engagements diplomatiques de la France confinent parfois à la schizophrénie. Alors que l’Elysée et le Quai d’Orsay continuent de proclamer qu’il n’est pas question de coopérer avec Bachar Al-Assad, le dictateur syrien ayant causé près de 200 000 morts et perdu « toute légitimité », les services de police et du renseignement intérieur aimeraient relancer la coopération avec leurs homologues syriens.

OB : tsssss, c’est du Monde, hein. 200 000 morts oui mais : 1 tiers d’armée syrienne, 1 tiers de djihadistes, 1 tiers de civils….

Pressée d’éviter que des djihadistes français partis en Syrie ne reviennent sur le sol national commettre des attentats, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a tenté, à la fin du premier trimestre 2014, selon les informations du Monde, de rétablir un lien direct avec les services de renseignement syriens afin d’obtenir des informations permettant d’anticiper les éventuelles menaces.

Le régime de Bachar Al-Assad a répondu à ce souhait en indiquant qu’il était prêt à coopérer dès lors que la France déciderait de rouvrir son ambassade en Syrie, fermée depuis le 6 mars 2012. Cette éventualité a été rejetée par François Hollande, qui reste très engagé contre le régime de Damas tout en ayant rejoint la coalition internationale contre l’« Etat islamique » (EI), la principale force djihadiste en Syrie, opposée tant à l’Occcident qu’à Bachar Al-Assad.

OB : Eh oui, il est contre TOUT LE MONDE en Syrie, notre bon François Dernier… Un génie de la stratégie !

MAILLON MANQUANT

Si la DGSI dispose de moyens techniques et humains importants pour surveiller sur le sol français les candidats au djihad syrien et leurs communications, il lui manque, en revanche, un maillon précieux : celui de leurs activités et de leurs mouvements en Syrie. La rupture brutale des contacts entre Paris et Damas a asséché la source syrienne d’information et prive, depuis deux ans et demi, la DGSI d’éléments jugés importants.

D’autres pays occidentaux, comme l’Allemagne, par exemple, ont poursuivi leurs relations avec les autorités syriennes, et notamment leurs services de renseignement. Berlin a, de la même manière, maintenu le contact avec le Hezbollah et l’Iran. La DGSI a dû, dans certains cas, passer par son partenaire allemand pour obtenir, indirectement, des informations sur des Français au cœur d’enquêtes en cours. Mais cette procédure indirecte constitue un frein à l’efficacité du travail de la DGSI.

Aussi, alors que le flux de départs djihadistes atteignait déjà des niveaux jugés très inquiétants par les autorités françaises, et plusieurs semaines avant que Mehdi Nemmouche ne soit arrêté, fin mai, à Marseille, les services de renseignement français se sont rendus à Damas. La délégation comprenait notamment l’officier de liaison de la DGSI à Amman, en Jordanie, où ont été réaffectés les fonctionnaires précédemment en poste à Damas, et son collègue de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Selon une source issue du renseignement français, « l’objectif était de renouer le dialogue, car le besoin de renseignement opérationnel est réel et pouvait au moins se faire sous forme d’échanges ». Mais le régime de Damas a conditionné son aide, toujours selon la même source, à un signe de reconnaissance de la France et« à l’arrêt des critiques publiques à son encontre du chef de l’Etat, François Hollande, et du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius ». Des exigences inacceptables pour Paris.

Ali Mamlouk, conseiller spécial pour la sécurité du président syrien, Bachar Al-Assad, et chef de la sécurité nationale, inspirerait largement cette ligne. Au cours des mois qui ont suivi la visite des représentants de la DGSI et de la DGSE à Damas, d’autres canaux ont été activés par Damas pour promouvoir, en France, l’idée d’une réouverture de l’ambassade française contre une coopération antidjihadistes. Des intermédiaires classiques, tels que certains parlementaires, membres d’associations d’amitié franco-syrienne, ont été sollicités ainsi que d’anciens hauts responsables du renseignement français.

Parmi eux, l’ancien patron de la DGSI (alors appelée Direction de la surveillance du territoire, puis Direction centrale du renseignement intérieur, de 2007 à 2012) Bernard Squarcini a confirmé au Monde avoir été approché pour tenter de faciliter la coopération entre Paris et Damas sur le terrain du renseignement. Il s’est refusé à fournir tout détail sur les autorités syriennes qui l’avaient sollicité ou sur les personnes à qui il a transmis le message. Il a seulement indiqué qu’il entendait « laisser les services faire leur travail ».

Et donc Squarcini balance tout ce jour, donc… Et je le comprends…

« GOUVERNEMENT LÉGITIME ET SOUVERAIN »

Un Français, négociant international de pétrole, Xavier Houzel, qui fut pendant plus de trente ans le plus gros acheteur de pétrole syrien, a également confirmé, au Monde, avoir été destinataire d’un message similaire de la part de proches de la présidence syrienne. « La position de Damas est claire, ils disent : nous sommes un gouvernement légitime et souverain, nous ne sommes pas des clandestins, ouvrez votre ambassade et nous sommes ouverts à tout, même discrètement. »

Au sommet de l’Etat français, la manœuvre syrienne pour rompre son isolement international en monnayant l’aide dans la lutte contre le terrorisme a été moyennement appréciée. La DGSE, qui n’était pas en pointe dans la délégation partie à Damas, conserve une réserve inhérente à sa position au sein du monde du secret. A la différence de la DGSI, qui joue un rôle de défense du territoire, la DGSE est un service « offensif ». Interrogée sur la démarche conjointe menée, au printemps, auprès de Damas avec la DGSI, la DGSE a assuré au Monde qu’elle « n’envisage aucune reprise de contact avec les services syriens ».

Le principal intéressé, le ministère de l’intérieur, qui a autorité sur la DGSI, a choisi, pour sa part, de caler sa réaction officielle sur celle de la présidence de la République. « Nous n’avons pas de contact avec les services syriens », s’est borné à répondre son porte-parole, sans démentir la tentative de reprise de contact lancée par le poste de la DGSI à Amman.

Enfin, le Quai d’Orsay, le plus rétif à ce type de contact, même si formellement Paris n’a pas rompu ses relations diplomatiques avec Damas, a précisé qu’« il n’y a aucun projet de réouverture de l’ambassade de France à Damas » avant d’ajouter : « Nous rappelons que nous soutenons l’opposition modérée en Syrie qui se bat sur deux fronts, contre la barbarie de Daech [l’acronyme arabe de l’Etat islamique] et contre le régime de M. Bachar Al-Assad, qui en est à l’origine. »

Par Jacques Follorou, Le Monde.fr | 06.10.2014

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Remarque sur la dernière phrase, à propos de ce mensonge éhonté du qui d’Orsay. Comme le Monde ne le fera pas, je vais simplement laisser répondre Robert Baer, un des plus grands espions américains, ancien chef de région de la CIA au Moyen-Orient (c’est son rôle que joue Clooney dans Syriana) :

“HD. Certains dans le camp républicain accusent Obama d’être responsable de ce fiasco…

R. B. C’est tellement stupide… Ces critiques viennent des néoconservateurs, les mêmes qui nous expliquent en ce moment à la télévision que nous devrions revenir en Irak. La faille s’est produite au moment où les néoconservateurs ont décidé de dissoudre l’armée irakienne au mois de mars 2003. C’était l’armée qui maintenait une forme de cohésion en Irak. La détruire signifiait de manière quasi certaine la partition, les émeutes, le chaos, la guerre civile. D’autres reprochent à Obama de ne pas être intervenu en Syrie, ce qui serait la cause de l’embrasement en Irak. Mais les États-Unis ont été incapables d’identifier le moindre groupe syrien dit « modéré » lorsque la guerre civile a débuté. L’Armée syrienne libre n’a jamais vraiment existé et il était impossible de savoir dans quelles mains les armes données par les États-Unis allaient finir. La racine du mal remonte bien à 2003, lorsque les États-Unis ont adopté cette doctrine du « changement de régime » par la force au Moyen-Orient. Elle n’a conduit qu’à la guerre civile et sectaire.
HD. L’opposition syrienne ne cesse d’affirmer que l’EIIL est en quelque sorte une création du régime syrien
R. B. C’est tout simplement délirant. Ces gens sont guidés par le Coran et le divin, ce sont de vrais fanatiques.” [Robert Baer, l’Humanité, 19/11/2015]

Délirant en effet…

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Rappels : Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre, 08/2012 (c’est un métier diplomate…)

09/2013 (c’est un métier diplomate…)

On reviendra sur le gaz, mais c’est de moins en moins possible que ce soient des forces gouvernementales syrienne, mais plutôt Daech, comme la suite l’a montré.

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[2014] Syrie : le quai d’Orsay et les renseignements à couteaux tirés

Marianne, Mardi 07 Octobre 2014

Sympa Marianne, on a la photo des coupables… (sans Valls)

Alors que Laurent Fabius se montre toujours intransigeant sur l’hypothèse d’une reprise de dialogue avec le régime de Bachar Al-Assad, les services de renseignements, agacés, commencent à faire leur entendre leur voix, confrontés à une menace terroriste inédite qui demande un travail de renseignement intérieur mais aussi une collaboration extérieure avec la Syrie. Mais faute de reprise d’un dialogue diplomatique officielle entre les deux pays, les services syriens ne veulent rien entendre.

Difficile de mettre en place une coopération anti-terroriste avec un régime que l’on souhaitait voir disparaître il y a encore quelques mois.

C’est nouveau, ça vient de sortir, on décide du régime en Syrie…

Et ça passe tranquillou, ça ne choque personne cette phrase, cette idée coloniale. On crève de ça…

Moi, je vois bien un régime qui devrait disparaitre, bien plus près, à coup de Cour de Justice…

L’avantage : certains ministres pourront bientôt rejoindre leur fils – c’est moche de séparer les familles…

C’est le dilemme auxquels sont actuellement confrontés les services de renseignement français, contraints de batailler sur deux fronts : à l’extérieur, en Irak et en Syrie, et à l’intérieur, pour surveiller sur le sol français les candidats au djihad. Là où le problème se pose, c’est que la difficulté de contrôler le retour des djihadistes tient notamment à l’absence de suivi des candidats au djihad en territoire syrien, soit par des agents français, soit par le biais d’informations échangées avec les services de renseignement de Bachar Al-Assad, plutôt considérés, avant la guerre, comme performants. Des contacts rompus depuis la fermeture de l’ambassade de France à Damas en mars 2012.

Dans son édition du 7 septembre, Le Monde propose un récit des diverses tentatives des renseignements français pour renouer avec le régime syrien et notamment ses services de sécurité. « Pressée d’éviter que des djihadistes français partis en Syrie ne reviennent sur le sol national commettre des attentats, la Direction générale de la sécurité intérieure a tenté à la fin du premier trimestre 2014 de rétablir un lien direct avec les services de renseignement syriens afin d’obtenir des informations permettant d’anticiper les éventuelles menaces ». Des tentatives de reprise de dialogue toujours infructueuses pour le moment, selon Le Monde, qui fait référence à des contacts établis par Bernard Squarcini, ancien patron de la DGSI, mais aussi Xavier Houzel, vieux routier des négociations pétrolières. C’est que l’une des conditions du régime syrien pour une reprise des contacts entre les services de renseignement est la reprise des contacts diplomatiques et notamment la réouverture de l’ambassade de France à Damas. Impossible compte tenu de l’intransigeance dont fait preuve le quai d’Orsay vis-à-vis de Bachar Al-Assad.

« Bachar Al-Assad ne peut pas être un partenaire dans la lutte contre le terrorisme » déclarait encore Hollande, lors de la conférence des ambassadeurs qui s’est tenue fin août.
Ben non mon couillon, c’est juste le président de la Syrie, où vont nos djihadistes, répondant à l’appel de Daech et de Fabius…
De son côté, Laurent Fabius, en pointe contre le régime de Bachar Al-Assad, bien plus encore que les diplomates américains, notamment au moment des fameuses attaques chimiques, n’entend pas revenir sur ses positions.

En janvier 2014, Libération faisait déjà état de tractations secrètes avec le régime syrien : « Des réunions secrètes ont eu lieu entre des émissaires français et l’un des serviteurs les plus dévoués du système de terreur mis en place par le régime syrien afin d’obtenir des informations sur les quelque 400 Français qui sont allés se battre dans le pays et sur le sort des quatre otages français disparus dans le Nord du pays ».La quotidien affirmait notamment que l’opération avait été menée par un ancien chef de la DGSE, grand expert des affaires syriennes et, par ailleurs, visiteur du soir de François Hollande à l’Elysée. C’est que, par le passé, la Syrie a su rendre des services à la France en matière de lutte anti-terroriste.

Donc Assad nous a déjà aidé à lutter contre le terrorisme par le passé, mais bon, Fabius a préféré lui uriner dessus – l’âge sans doute…

L’intransigeance de Laurent Fabius 

Fin 2013, dans un livre, il en est un qui était déjà très agacé par l’intransigeance de la diplomatie française.

“Diplomatie” : tout de suite les grands mots… Soumission totale à 50 %, Psychoses délirantes BHLiennes à 50 %…

A l’époque, le danger représenté par l’Etat Islamique n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui. Et pourtant, voilà ce qu’écrivait alors Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012 et proche de Nicolas Sarkozy : « Depuis l’arrivée de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, tous les ponts ont été coupés avec Damas parce que Paris mise sur la chute du régime. Calcul hasardeux ! Non seulement Bachar Al-Assad est toujours là, mais il est ressorti renforcé de la crise diplomatique internationale déclenchée par l’usage d’armes chimiques le 21 août 2013. On veut armer l’Armée syrienne libre alors qu’elle est infestée de djihadistes d’Al-Qaïda et qu’on lutte contre Aqmi au Mali. Aujourd’hui, la Russie mène la danse et tous les djihadistes français partent là-bas. Comment les arrêter s’il n’y a plus de contacts, plus de négociations ? Les services syriens répondent à la France : “Rouvrez une ambassade et parlez-nous autrement.”»

Une position défendue aussi par Alain Chouet, ancien responsable du renseignement de sécurité à la DGSE et longtemps en poste à Damas : « Le raisonnement des Syriens ne manque pas de subtilité mais est totalement dépourvu d’attrait pour l’énarque moyen peu habitué à ce qu’on lui résiste. Habitués des coups de billard à trois bandes, les Syriens ne nous reprochent même pas l’incohérence qu’il y a à soutenir les rebelles d’un côté et à venir les solliciter de l’autre. Ils disent : “Nous ne sommes absolument pas fermés à une reprise de vos activités de service sur notre territoire. Mais la confiance mutuelle et la protection de vos agents veulent que cela se fasse en coopération avec nos services. Donc, il est nécessaire de le faire sous couverture diplomatique. Et pour le faire sous couverture diplomatique, il faudrait que vous disposiez d’une infrastructure diplomatique. Par conséquent, rouvrez votre ambassade à Damas que vous avez si malencontreusement fermée il y a trois ans. Tous vos petits camarades européens l’ont déjà fait. Serez-vous les derniers ?” La seule réponse qu’on peut leur faire est que notre ministre des Affaires étrangères n’a pas encore trouvé de chapeau assez digeste pour être mangé… »

Et comme il n’a jamais trouvé le chapeau, on a vu…

Stratégie débile, et EN PLUS, incapacité à reconnaitre sa défaite…

Par ailleurs le “raisonnement des Syriens” me semble bien plus compréhensible que celui de l’énarque, mais bon…

En tous cas, vous êtes morts les amis, becoze Bachar va probablement se faire un plaisir de vous balancer maintenant, et ça va faire très très très mal…

Faut pas jouer avec les grandes personnes quand on n’a pas le niveau…

Le “regime change”, ça va être ici, et très bientôt…

D’autant que l’urgence de la situation syrienne ainsi que le danger inédit représenté par le retour ou le départ des candidats au djihad qui oblige à la surveillance de dizaines voire centaines de personnes fait naître des contraintes nouvelles et certains membres des services ne font plus mystère de la difficulté de la tâche, notamment en matière d’effectifs. Faute de mieux, reste encore la méthode américaine qui consiste en la mise en place de contacts discrets entre membres de la CIA et membres des services de sécurité syriens, dont se fécilite selon le Canard enchaînéAli Mamlouk, grand responsable des services de renseignement syriens, l’un des plus proches conseillers d’Assad. 

« Il va bien falloir faire comme les Américains et aller discrètement à Canossa se mettre d’accord a minima avec les responsables militaires syriens si nous ne voulons pas que l’offensive contre l’Etat Islamique tourne à la farce avec des djihadistes qui nous font des bras d’honneur à peine la frontière avec l’Irak passée » conclut Alain Chouet.

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Pas de Canosa, on a eu ça plutôt : Fabius demandant la saisie de la Cour Pénale, alors que la guerre fait encore rage…

[2014] Qui est contre la justice en Syrie ?

Le Monde.fr | 22.05.2014 | Par Laurent Fabius (Ministre des affaires étrangères)

Les membres du Conseil de sécurité devraient s’unir pour saisir la Cour pénale internationale à propos de la tragédie syrienne. La crise syrienne est la plus grave crise humanitaire depuis le génocide au Rwanda en 1994. En trois ans, on dénombre plus de 150 000 morts, 6,5 millions de civils déplacés à l’intérieur du pays et près de 3 millions d’habitants réfugiés dans les Etats voisins.

Même la guerre a des règles. En Syrie, elles sont quotidiennement bafouées. L’arme chimique est utilisée ; elle a tué 1400 civils en une seule nuit le 21 août 2013. Des barils d’explosifs sont largués sur des écoles. Des attentats sont commis contre des milliers de civils innocents. Les violences sexuelles contre les femmes sont utilisées comme arme de guerre. Des détenus sont torturés par dizaines de milliers. Le droit international qualifie ces atrocités de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité ». S’il existe une échelle de l’horreur, ce sont les crimes les plus graves.

A ce jour, les responsables ne font pourtant l’objet d’aucune poursuite. Ils ne sont pas jugés. Ils ne sont pas condamnés. Ils continuent en toute impunité.

Or, rendre les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité redevables, c’est faire justice aux victimes. C’est aussi un moyen de dissuasion pour ceux qui continuent de les commettre : tôt ou tard ils seront jugés.

Il existe une institution en mesure d’enquêter sur ces crimes et de punir leurs auteurs : la Cour pénale internationale (CPI). C’est pourquoi la France a décidé de soumettre au Conseil de sécurité un projet de résolution autorisant la Cour pénale internationale à se saisir de la situation en Syrie.

La Syrie n’a, en effet, pas ratifié le statut fondateur de la CPI. Elle ne reconnaît donc pas la compétence de la Cour sur son territoire. Le Conseil de sécurité de l’ONU a la faculté de saisir cette Cour par une résolution qui lui défère la situation en Syrie et donne compétence à son Procureur pour conduire des enquêtes et émettre des mandats d’arrêt. Le Conseil de sécurité a déjà utilisé à deux reprises cette faculté : pour sanctionner les atrocités commises au Darfour et en Libye. Le moment est venu d’utiliser cette possibilité dans la tragédie syrienne.
Cette résolution a-t-elle des chances d’être votée, alors que de précédents textes sur la Syrie ont fait l’objet de vetos ?

La résolution que nous proposons, avec le soutien de nombreux pays, est différente : elle vise tous les crimes commis en Syrie, quels qu’en soient les auteurs, et saisit la Cour pour qu’elle enquête sur une situation, celle de la Syrie et de la tragédie qu’elle connaît depuis mars 2011. Si le régime syrien s’est couvert de sang, cette résolution n’omet pas les crimes commis par d’autres groupes.

La résolution se concentre sur le droit. Elle n’a rien de politicien. Elle répond à l’impératif moral et politique de lutter contre l’impunité. Elle s’appuie sur l’obligation de sanctionner ceux qui foulent aux pieds les principes élémentaires d’humanité.

Il s’agit donc d’un texte susceptible de rassembler. Lorsque la résolution sera soumise au vote, la question posée à chacun des quinze Etats membres du Conseil de sécurité sera simple : suis-je pour ou contre une justice chargée de punir ceux qui, dans la crise syrienne, se rendent responsables de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ?

Face à cette question, chacun devra prendre ses responsabilités et les assumer devant l’histoire et la communauté des Nations. Les Nations unies ont été créées en 1945 pour opposer le droit à la barbarie. Ce principe fondamental ne doit pas avoir été oublié depuis. C’est pourquoi, sauf si certains veulent protéger le crime, il serait logique qu’un nouveau veto puisse être évité et qu’un accord des membres du Conseil de sécurité soit possible. La Cour pénale internationale doit pouvoir être enfin saisie de la situation en Syrie.

Laurent Fabius (Ministre des affaires étrangères)

31 réponses à [2014] Le gouvernement a refusé que le renseignement français coopère avec la Syrie contre les terroristes

Commentaires recommandés

Eric83 Le 19 novembre 2015 à 08h25

Sarkozy avait fait allégeance au Qatar et Hollande a fait allégeance à l’Arabie Saoudite et les deux ont fait et font allégeance à Israël.

Sarkozy a fait la guerre à la Libye, Hollande fait la guerre à la Syrie et le peuple français compte ses morts, victimes “gratuites”, dommages collatéraux de la folie de nos gouvernants.

VOS GUERRES, NOS MORTS devraient scandés et écrire le peuple et non pas JE SUIS PARIS ou tout autre délire sans aucun sens.

  1. natoistan Le 19 novembre 2015 à 04h50
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    Aucun des 50 leaders du Daesh n’est Musulman!!!

    link to youtube.com


    • natoistan Le 19 novembre 2015 à 04h54
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      Poutine : Daesh est financé par 40 pays, dont certains dans le G-20

      link to youtube.com

      Des noms…des noms…des noms

      Bon on a tous compris de qui il s’agit mais juste pour…


      • Sayo Le 19 novembre 2015 à 11h50
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        Poutine dit que ces financements viennent de “personnes physiques”.
        Donc la phrase plus exacte serait que Daesh est financé par des personnes venant de plus de 40 pays.

        Ça peut sembler anodin mais dire que Daesh est financé par un pays sous-entend une certaine implication de l’État, ou du moins du gouvernement. Ce qui est plus compliqué que ça.


        • Zylo Le 19 novembre 2015 à 15h10
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          Quand la structure étatique de certains pays est réduite à une famille royale, la subtilité confine à l’argutie.
          J’y vois plutôt l’extrême habileté tactique de la Russie, qui laisse une porte ouverte au désaveu des individus impliqués pour sauver la face des pays en question.
          Mais bon Sun Tzu, c’est trop compliqué pour un enarque moyen type fabius….


  2. Xavier Le 19 novembre 2015 à 07h24
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    Pour comprendre comment on a collectivement pu en arriver là :

    En marketing, l’arme la plus efficace est que les gens ne veulent absolument pas avoir une idée négative d’eux-mêmes…

    À partir de là, tout passe quand on renvoie une image propre.

    Voici la preuve que politique et marketing opèrent de la même manière, avec les mêmes acteurs qui usent du storytelling pour enchanter des sociétés véreuses et sans principes.


    • Krystyna Hawrot Le 20 novembre 2015 à 12h54
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      Oui, mais l’en déplaise aux libéraux, la politique ce n’est PAS du marketing. Dans la vraie vie on a le droit de changer d’orientation et d’idée en fonction de ses intérêts. La vie c’est pas une image…

      Un type comme Fabius s’il le fait juste pour l’image et qu’il est prêt à sacrifier la vie des citoyens français pour juste sauvegarder son image devrait être jugé pour haute trahison à l’instar des responsables de la défaites de 1940.

      Mais je pense que c’est plus con: il obéit strictement aux Américains, d’une part par conviction, d’autre part parce qu’on a promis de sauver son fiston ruiné déshonoré et menacé de prison pour ses dettes de jeu.


  3. Eric83 Le 19 novembre 2015 à 08h25
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    Sarkozy avait fait allégeance au Qatar et Hollande a fait allégeance à l’Arabie Saoudite et les deux ont fait et font allégeance à Israël.

    Sarkozy a fait la guerre à la Libye, Hollande fait la guerre à la Syrie et le peuple français compte ses morts, victimes “gratuites”, dommages collatéraux de la folie de nos gouvernants.

    VOS GUERRES, NOS MORTS devraient scandés et écrire le peuple et non pas JE SUIS PARIS ou tout autre délire sans aucun sens.


    • Nerouev Le 19 novembre 2015 à 09h03
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      Sur la photo il manque effectivement Valls (signalé) mais aussi BHL et Attali. Mais je n’arrive pas à trouver sur internet la raison profonde du refus catégorique de notre gouvernement envers la Syrie. Ont-ils l’un ou l’autre expliqué les raisons de leur entêtement ? Le dernier cité est le seul à l’avoir quelques peu révélé :
      link to youtube.com


  4. interlibre Le 19 novembre 2015 à 08h53
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    Je sais qu’il n’y a pas que des idéologues et des pervers narcissiques dans la vie publique, l’armée et le renseignement Français. Je sais que les Américains sont considérés pour ce qu’ils sont par une grande partie de la diplomatie Française. Les représentants ne représentent plus personne y compris leurs propres services, des petits chefs arrogants et psychologiquement instables voila ce qu’ils sont. C’est ce qui me rassure et je me dis que si le gouvernement tire trop sur la corde (jusqu’où ?) il sera contraint de partir. On se rassure comme on peut.


  5. amelie1985 Le 19 novembre 2015 à 09h37
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    c’est pénible de ne pas pouvoir décortiquer tout ce qui tourne autour d’Israël à cause d’accusations délirantes… Ca crève les yeux de tout le monde pourtant


  6. Nondidjou Le 19 novembre 2015 à 10h05
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    N’y a-t-il aucun espoir que ces gens du gouvernement soient un jour jugés?
    Partout, sur les médias alternatifs, des preuves sont apportées de leurs ingérences, tout le monde râle et tente de se battre mais le résultat c’est quoi? Ils s’en tirent avec un retraite confortable à vie et je ne sais quels autres avantages… Que peut-on faire pour qu’ils paient ce qu’ils doivent?


    • yann Le 19 novembre 2015 à 10h23
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      Sarkozy a supprimé le crime pour haute trahison, il savait très bien ce qu’il faisait. Il va falloir rétablir ça, et même si cela choque, je crois qu’il va même falloir penser à rétablir la peine de mort pour crime de haute trahison. C’est d’une telle gravité ce qui se passe qu’il faudra véritablement punir ces criminels à la hauteur de leurs vilénies.


  7. Elisabeth levy Le 19 novembre 2015 à 10h07
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    De fait oui la France se conduit comme un “état colonialiste” avec la morgue et la condescendance qui va avec au sujet de la Syrie, car elle aurait voulu récupérer une petite partie, dont le Kurdistan selon “certaines sources”.

    En ce moment une petite partie de l’extrême gauche, fait passer une “partie” du Kurdistan, la soit disant “commune de Rovaja” pour un état quasi républicain respectant les femmes, et instaurant un état de liberté.

    link to lavoiedujaguar.net

    Ils ont fait beaucoup de pub en faisant passer cette “république kurde” pour ce qui a de mieux, de libre comme sur Bastamag : link to bastamag.net

    Et vendu dans les différents mouvements ou journaux dit “antifa” ou de la gauche dite “radicale”. des activistes appointés par des ONG liées à Soros font de la propagande.

    link to rebellyon.info Yasin Duman est pro-américain et n’est pas un combattant sur place c’est un VRP pour les intérêts américains :link to sabanciuniv.academia.edu ou Sur le Wilson Center : link to wilsoncenter.org

    La réalité est bien sur plus contrastée, HRW a déjà fait des rapports sur les atteintes au droits de l’homme de l’YPG ou YPj armées kurdes, dont certains peuvent passer à l’état islamique.

    link to hrw.org et link to hrw.org

    De fait une purification ethnique qui ne dit pas son nom : link to hrw.org

    On nous présente sur le papier un état idéal et parfait mais ce n’est qu’une image sur papier glacé. link to cqfd-journal.org sans compter que la Turquie n’est pas prête a accepter la tribu d’Occalan proche de son territoire d’ou les dissensions avec les occidentaux et les bombardements contre les kurdes par Erdogan.

    Mais la vérité est que l’Open Society de Soros est derrière ce mouvement d’autodétermination qui scinderait la Syrie en plusieurs morceaux dont le fameux Kurdistan tant appelé de ces voeux par les Américains, la balkanisation du pays anciennement laique étant le projet voulu par les concepteurs du grand moyen-orient élargi” :

    link to opendemocracy.net etc..un membre éminent de ce mouvement mais dans les bureaux fait le tour de France, pour “vendre son modèle” et obtenir des aides, en passant par la jeunesse dite “antifa” gauchiste boboïsante…

    Je suis surprise de trouver “un commentaire” sur le site du journal CQFD quelqu’un qui a déjà fait le lien entre Soros et le Kurdistan libre, avec Fabius :

    “Cet article semble être de la pure propagande ===

    En faisant des recherches le « kurde » qui en parle est un activiste rémunéré par Mr Georges Soros et ces ONG qui transforment la planète en « maidans sanglants » après avoir été médiatisé et vendu comme un « rêve ».

    Quatre millions de déplacés, 300 000 morts syriens, juste pour une histoire de pipeline de gaz ou de pétrole !

    Cet activiste est surtout dans des bureaux et le chaos qui règne dans ce pays depuis que l’occident (anglo-saxons Européens dont Fabius) ont décider de “changer le régime” de force en envoyant des fous drogués au captagon et armés et formés par les Américains et Israeliens, ont assassinés tant de civils et de militaires et n’est pas prêt de se tarir …Pour rappel, un génocide est en cours.

    Pour preuve ce fameux projet kurde de vie saine et libre est repris par l’association de Mr Soros (Opendemocracy. com) ici link to opendemocracy.net

    Sachant qui est Mr Soros, ami de Mac Cain, d’Obama, est derrière la plupart des révolutions de couleurs/coups d’états déguisés, ce projet sur papier glacé, ultra-médiatisé n’est que un énième coups de bluff pour aider à découper la Syrie en trois/quatre morceaux : Kurde, Suunite, chiite, chrétiens.

    La Syrie est le 6 pays pour le « régime change » selon Tony Cartallucci : link to landdestroyer.blogspot.fr

    Comme l’ex-yougoslavie en son temps, du sang, derrière du beau papier glacé et coloré, coule, voir les donneurs financiers, de l’ONG et autres bailleurs de fonds : link to opendemocracy.net.””

    Dont acte pour “fanfan” le projet de société libre au Kurdistan avec des femmes qui se battent à égalité avec les hommes pour sauver leur “pays” est encore un énième mensonge sur papier glacé relayé par des gauchistes pro-socialiste (Fabius) pour sans doute permettre le financement de ce “nouveau Sykes-Picot” tant voulu par Fabius et ces amis américains néocons Mac Cain H. Clinton.

    C’est beau mais c’est faux : link to infokiosques.net


  8. Nerouev Le 19 novembre 2015 à 10h07
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    Les jeunes Russes parlent pour nous :
    link to youtu.be


  9. stephp Le 19 novembre 2015 à 10h34
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    En d’autres temps un premier ministre (bien qu’à l’époque des premiers faits, ministre de l’Intérieur) aurait reconnu ses erreurs et démissionné de lui-même face à une telle inconséquence dans les actes, aux conséquences épouvantables.
    Mais il y a fort à parier qu’il restera en place, bien accroché à son fauteuil, lui et toute sa bande…


  10. brunO Le 19 novembre 2015 à 10h47
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    à propos de fourniture d’armes :
    une info sur les armes françaises en possession de Deash : link to strategika51.wordpress.com


  11. GG75 Le 19 novembre 2015 à 11h04
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    Incompétence économique, incompétence sociale, incompétence diplomatique, incompétence constitutionnelle, incompétence judiciaire… Jusqu’à quand la presse mainstream va pouvoir tenir son discours bienveillant envers le gouvernement. A un moment il va falloir taper dans le dur…

    Je veux bien comprendre qu’ils veulent garder leur boulot et nourrir leur famille mais être journaliste n’est pas un métier comme les autres, c’est avoir une responsabilité sur la compréhension du monde par les citoyens qui votent. Ce n’est pas juste gérer sa petite carrière! Ces journalistes ont aussi des enfants, ils sortent le soir en terrasse boire une bière et vont voir des concerts. Ils se doivent de challenger les politiques quand ça ne va pas. Quand on voit le dévouement des services de renseignement, des forces spéciales et des services de secours au personnes, nos politiques se sont vraiment pas à la hauteur des enjeux et il faut leur mettre le nez dedans.

    Alors qu’il venait de faire un bras d’honneur à la France au sujet de la COP21, la récente interview de Kerry par Pujadas était juste pathétique (il était content La France est rentrée au club des 5 Eyes…). Il fallait également voir la tête de Pujadas quand Trévidic à vidé son sac sur son plateau ce week end…

    Comme le dit Olivier on est bien loin du “J’accuse” et relire les extraits de 1984 par les temps qui courrent fait froid dans le dos.


  12. Max Le 19 novembre 2015 à 11h30
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    Question d’une personne pendant le “live” du journal lemonde lors de la séance de l’assemblée nationale ce matin :

    “Je renouvelle ma question : avez vous des informations sur les dires de M. SQUARCINI et une liste de djihadistes français, proposée par les services secrets syriens et refusée par M. VALLS ?”

    Réponse du monde :
    “Nous n’avons aucun élément sur ces allégations, qui proviennent d’un journal qui n’est pas des plus réputés pour la qualité de ses informations.”

    link to lemonde.fr


  13. Odibi Le 19 novembre 2015 à 11h57
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    “A ce jour, les responsables ne font pourtant l’objet d’aucune poursuite. Ils ne sont pas jugés. Ils ne sont pas condamnés. Ils continuent en toute impunité.” (Fabius)

    Il parle de lui et de ses comparses ?


  14. Olposoch Le 19 novembre 2015 à 12h20
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    Bizarre, bizarre…

    France Inter a reçu hier Yves de Kerdel pour l’interview de Assad.
    Avec une intro toute en nuance:
    “Nous revenons à la fois sur les déclarations choc du président syrien et sur la façon dont vous orientez vos questions. Elles en disent long, en effet, sur le positionnent idéologique de l’hebdomadaire”
    Que ce torchon puisse orienter ses questions est donc très loin de la neutralité en vigueur chez les éditocrates de France Inter, du Monde, de l’Obs, …etc…

    Et si vous voulez réécouter l’émission d’avant-hier, à propos de BFM, pas de problème:
    link to franceinter.fr

    Si vous voulez réécouter l’émission d’aujourd’hui, avec Michel Field, facile:
    link to franceinter.fr

    Mais si vous voulez réécouter in extenso celle d’hier, traitant de Assad:
    link to franceinter.fr
    Ben, ça marche pas… l’emission dure plus de 18 mn, mais seules quelques videos de passages sélectionnés sont postées.

    France, 2015.


    • Olposoch Le 19 novembre 2015 à 12h25
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      Et le contre-feu de Valls sur les armes chimiques occupera les médias pour un temps.


  15. toulousain55 Le 19 novembre 2015 à 12h48
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    Cher Monsieur Berruyer,

    Je lis quotidiennement votre blog de qualité. Certainement l’un des meilleurs et les plus intelligents. Pouvez-vous éviter, même si je comprends votre colère, d’écrire des propos qui affaiblissent la “substantifique moelle”. Exemple votre post scriptum de ce jour.
    Pour info je ne suis pas socialiste, ni libéral et plutôt à 90% en accord avec vous.


  16. itsumokokokara Le 19 novembre 2015 à 13h29
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    Ce qu’il nous restait après s’etre dépouillés sur l’autel de l’UE, étaient notre diplomatie et nos armes.

    Or, notre diplomatie et nos armes sont clairement au service d’une frange néo-conservatrice concurrente du gouvernement Obama. Sans parler d’interets financiers particuliers. Et jusqu’à présent notre gouvernement a suivi cette ligne jusqu’à l’absurde.

    Au lendemain du 11 Septembre, Chirac avait fait ajouter le cas d’une attaque terroriste a la doctrine de Guerre afin que le gouvernement puisse légalement user de ses armes, nucléaires y compris, en réponse d’une attaque terroriste dirigée par un Etat.

    Il y a quelques jours nous avons donc bombardé légalement un “état” coupable d’une attaque terroriste.
    La France peut donc légalement faire appel à l’article 5 de la charte de l’OTAN, et faire un appel inconditionnel à tous ses alliés, dont les Etats Unis, à engager troupes et materiels dans sa guerre.

    Le futur proche nous dira si la France aura provoqué la prochaine guerre mondiale, ou si on aura encore une fois juste agité nos petits bras, avant de sombrer dans notre propre merde.


  17. sortezles Le 19 novembre 2015 à 14h51
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    Y’a quand même une forme d’inquiétude.
    Sur France Inter, ce matin, au 7-9,à une tranche horaire où quotidiennement, des rubriques de 3 à 4 minutes se tiennent (entre 7h15 et 7h27), quelle surprise ! P Cohen interview…. L Fabius pendant 10 mn. Je passe sur le discours de Fabius (rabâchage habituel), mais c’est le ton qui m’a interloqué. Agressif, avec une forme d’inquiétude. Difficile à commenter, mais on aurait dit un animal aux abois


    • Olivier Berruyer Le 19 novembre 2015 à 15h09
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      Ben, il sait très bien ce qu’il a fait, et que sa tête ne tient donc qu’à la complicité des médias – qui est certes un très gros fil…


      • sortezles Le 19 novembre 2015 à 15h18
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        Ah oui, j’ai oublié de citer que Fabius sur France Inter a cité comme terroristes “Jabhat Al-Nosrah”. On vit une époque fooormidable


  18. anne jordan Le 19 novembre 2015 à 20h24
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    une petite question : quelqu’un peut il trouver des renseignements sur J.P Filiu ?
    cet individu qui est omniprésent sur les ondes et à la télé , comme spécialiste du M.O , est un des plus entêtés propagandiste de ” Bachar est responsable de 200.000 morts , Bachar a créé Daesh … ”
    Quel est son interêt dans ce discours , sachant qu’il a été diplomate à Damas , longtemps défenseur du peuple palestinien , et que cet entêtement cache , à mon avis , une sale histoire qui se serait produite là bas .


  19. Astrolabe Le 19 novembre 2015 à 21h29
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    A propos du billard à trois bandes on aurait pu penser que la famille “al-nosra-nos copains” était meilleure au casino qu’en diplomatie. Vu le nombre de billets non payés, ce n’est pas le cas. Loser, loser sur toute la ligne et têtus je vous dis. L’ENA c’est plus ça !!!

    Rappel de l’anecdote pour tous ceux là et d’autres:
    Savez-vous que l’on va raser l’ENA et planter une forêt de chênes ? ….. Non,…. pourquoi ?
    Parce que ça donnera autant de glands et ça coûtera moins cher !!

    Bon, excusez….


  20. Denis Le 19 novembre 2015 à 21h37
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    C’est fou ce que les gens sont méchants !
    🙂

    Franchement, un pays « démocratique «  comme le notre
    avec un gouvernement re-pré-sen-ta-tif et qui a le sens
    du devoir et tout et tout !

    On se demande… si on n’est pas pris pour de gogos
    à longueur de temps.


  21. V_Parlier Le 19 novembre 2015 à 21h42
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    Le billet serait parfait s’il n’y avait pas deux mots en trop: “gosses irresponsables”.
    Non non, il s’agit d’une pègre locale et récidiviste suffisamment influençable pour croire qu’après sa mort elle sera récompensée d’une manière… qui correspond à son style de vie passé. (Et les précédents, c’était la même chose). Donc des gars violents et certes stupides et manipulables, mais pas des gosses. Ne décrédibilisions pas la critique louable de la gestion de la crise syrienne, juste pour faire sympa. Ce serait trop bête.


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