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17.novembre.201517.11.2015 // Les Crises

Arrêtons de jouer les “bons” contre les “méchants” islamistes !, par Michel Colomès

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Il y a moins d’un mois…

Michel Colomès est une journaliste français, ancien de Cinq colonnes à la une

Arrêtons de jouer les “bons” contre les “méchants” islamistes !

Source : Michel Colomès, pour Le Point, le 22 octobre 2015.

Américains et Français, depuis l’entrée de la Russie dans la guerre syrienne, fournissent des armes à des islamistes réputés fréquentables. Ils ont la mémoire courte.

Dans les ruines de la ville d'A'zaz, dans le nord de la Syrie, ici en janvier 2013.

Dans les ruines de la ville d’A’zaz, dans le nord de la Syrie, ici en janvier 2013.

On dit souvent que l’histoire bégaie. Obama et Hollande viennent d’en donner un exemple stupéfiant : pris de court le 30 septembre par la décision de Poutine de bombarder tous les ennemis de Bachar el-Assad, sans distinction d’appartenance, ils ont réagi en envoyant des armes à tous les groupes d’opposition au régime syrien, catalogués ou non comme islamistes. Du moment qu’ils combattent Daesh.

Il y a plus de 25 ans, en juin 1979, le président Carter, inquiet du forcing du dirigeant soviétique Leonid Brejnev en Afghanistan, avait décidé d’autoriser la CIA à faire parvenir aux groupes d’obédience islamiste qui s’opposaient aux ambitions de l’URSS des armes et des munitions. Des livraisons d’une valeur de 40 millions de dollars qui vont parvenir à ceux qu’à l’époque on appelle les moudjahidines. Cette livraison d’armes ne dissuadera pourtant pas Brejnev d’envahir l’Afghanistan six mois plus tard, en décembre 1979. Selon Zbignew Bzrezinski, qui était à l’époque l’un des plus proches conseillers de Carter, l’aide directe apportée aux islamistes a même convaincu le Kremlin qu’il fallait intervenir sans tarder.

Redoutables boomerangs

Certes, par la suite, on a pu brièvement se féliciter de voir des maquisards afghans abattre, grâce notamment aux missiles sol-air Stingers, de nombreux bombardiers russes, et contribuer de ce fait à la défaite soviétique et à son retrait d’Afghanistan. Mais les armes livrées par les Américains se sont avérées être de redoutables boomerangs : elles ont permis aux islamistes les plus extrémistes, les talibans, après avoir chassé les soviétiques, d’écarter les groupes d’opposition modérés du pouvoir. Et de créer, autour des anciens maquis afghans, ce foyer terroriste qui allait concevoir les attentats du 11 Septembre autour de Ben Laden. Pire même, quand l’Otan a décidé de châtier les coupables et d’envoyer un corps expéditionnaire en Afghanistan, ce sont ces mêmes Stingers donnés par les Américains qui ont causé des pertes aux avions de la coalition occidentale.

Il y a une analogie dérangeante entre la guerre d’Afghanistan et la politique décidée par Obama et Hollande en Syrie. D’abord parce qu’il s’agit de conflits où les grandes puissances se font la guerre par procuration. Les Russes en épaulant avant tout l’armée syrienne. Les Occidentaux en armant les opposants au régime de Bachar el-Assad. Ensuite parce que chacun ment sur ses véritables objectifs. Poutine a dit à l’Assemblée générale de l’ONU qu’il proposait une grande coalition pour battre le terrorisme islamique. Sur le terrain, il s’attaque moins à Daesh qu’à tous les groupes islamiques – ou non – qui cherchent à chasser le président syrien. Les Occidentaux viennent de décider d’armer ceux qui s’opposent aux djihadistes de l’État islamique. Mais ce faisant, ils renforcent des groupes dont ils ont commencé par dire qu’ils étaient des rebelles modérés avant de changer de terminologie et de parler aujourd’hui « des moins extrémistes ».

Payer la corde qui nous pendra

Enfin, parmi les armes parachutées à la rébellion soit directement, soit avec l’aide de l’Arabie saoudite et du Qatar, figure le missile américain TOW, qui est, comme tueur de chars, le pendant de ce qu’étaient les Stingers contre les avions pendant la guerre d’Afghanistan. Très simple à utiliser et d’une redoutable efficacité. Les Américains disent que l’utilisation des armes qu’ils fournissent est soigneusement contrôlée. Comme du temps de l’Afghanistan, on peut en douter. D’autant que sur le terrain, il est déjà arrivé que des groupes islamistes issus d’Al-Qaïda, et dont certains viennent de bénéficier de ces parachutages, s’allient ponctuellement aux combattants de Daesh pour la conquête d’une place forte tenue par l’armée syrienne.

Il n’y a pas de bons et de méchants islamistes, des moins et des plus extrémistes. Il n’y a que des fanatiques qui ont dévoyé l’islam, pratiquent une intolérance moyenâgeuse et veulent conquérir le monde et y faire régner la charia. Alors arrêtons, comme disait l’autre, de payer la corde qui nous pendra.

Source : Michel Colomès, pour Le Point, le 22 octobre 2015.


Attentats : la nécessaire riposte

Face à l’attaque brutale, ciblée et affreusement sanglante qu’elle a subie vendredi, la France doit réagir et frapper Daesh là où ça fait mal.

Source : Michel Colomès, pour Le Point, le 16 novembre 2015

François Hollande avait donné le ton : “Notre réponse sera impitoyable.” Manuel Valls l’a relayé et a précisé : “Nous répliquerons coup pour coup. Notre volonté est de toucher et d’anéantir Daesh.” Mais, au-delà de la sémantique guerrière et de l’opération de communication, destinée à accompagner à la fois l’émotion et le désir de revanche de l’opinion française après les attaques qui ont laissé en trois heures une affreuse trace de sang dans les rues de Paris, de quelles possibilités concrètes le président français dispose-t-il pour riposter ?

Dès dimanche, la France a intensifié ses frappes aériennes contre Daesh. Deux objectifs semblent avoir été visés par les Rafales et les Mirage dans le fief de l’État islamique de Raqqa en Syrie. Un centre de commandement et un centre d’entraînement. Une vingtaine de bombes auraient été larguées sur ces objectifs, si l’on en croit le ministère de la Défense.

Mais, même si, par rapport aux précédentes et rares missions françaises contre Daesh, cette opération montre une escalade des moyens mis en œuvre, on risque de s’apercevoir que les dégâts causés sont peut-être significatifs, mais pas vraiment déterminants sur le plan militaire.

De la même manière, cela fait plus d’un an que les Américains multiplient les sorties et les attaques. Ils ont infligé des pertes sérieuses aux combattants d’ISIS puisque 7 000 d’entre eux auraient été tués. Mais cela n’a guère ralenti les actions des djihadistes. Trop petits bras. Au moins les Russes, depuis qu’ils ont décidé d’intervenir militairement le 30 septembre, ont-ils agi beaucoup plus massivement : en moyenne, on compte 15 sorties aériennes américaines par jour, réparties entre l’Irak et la Syrie, contre 60 de l’aviation russe sur le seul territoire syrien. Même avec cela, Moscou commence pourtant à réaliser que la solution au problème de la Syrie n’est pas seulement militaire.

Si les derniers bombardements français sur Raqqa montrent donc les limites d’une riposte militaire aux attaques qui ont tué plus de cent civils dans les rues de Paris, c’est peut-être aussi parce que les cibles choisies sont plus symboliques que vitales pour l’État islamique.

Selon un spécialiste des affaires militaires, la meilleure façon de faire vraiment mal à Daesh, c’est de l’attaquer au portefeuille. L’essentiel de ses ressources, l’État islamique le tire de la vente au marché parallèle du pétrole des puits qu’il a saisis dans les territoires conquis. Des reconnaissances aériennes ont permis d’évaluer le nombre de camions qui font la navette entre les forages et la frontière turque : plus d’un millier. C’est un défilé pratiquement incessant sur les routes irakiennes et syriennes. Or frapper ces cibles multiples, et faire peser une menace permanente pour les camionneurs complices de ce trafic, est parfaitement à la portée de l’aviation française. Et affaiblirait directement les ressources de l’État islamique. Même si cela pourrait paraître moins spectaculaire que de mettre hors de combat quelques dizaines de combattants djihadistes.

Avantage supplémentaire, les Américains, répugnent à attaquer la noria de camions dont ils connaissent évidemment l’existence. Pour ménager leur allié turc qui tire un profit substantiel de ce trafic tout en protestant de sa volonté de nous aider à éradiquer la menace de Daesh dans toutes les conférences internationales – et ce week-end encore au G20 à Ankara. Au fond, une opération contre le trafic de pétrole ferait d’une pierre deux coups : elle porterait un vrai coup à l’État islamique et, en asséchant les ressources que les Turcs tirent d’un honteux marché noir, mettrait en lumière, une fois de plus, la duplicité de ce faux frère qu’est Erdogan.

Source : Michel Colomès, pour Le Point, le 16 novembre 2015

OB : Sérieusement, les Américains ont donc refusé de faire cesser le trafic de pétrole de Daesh pour permettre à la Turquie de profiter du marché noir ???

On peut avoir une commission d’enquête sur ce scandale, et cesser immédiatement les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE svp ?????


Pour mémoire, un bel article prémonitoire en 2011

[2011] Printemps arabe, le risque est pour demain

La menace islamiste n’est pas qu’un fantasme des Occidentaux.

Source : Michel Colomès, pour Le Point, le 5 février 2011

Ce printemps en hiver qui, de proche en proche, semble gagner tous les pays arabes du nord de la Méditerranée est évidemment un évènement aussi inattendu que fabuleux pour les idéaux démocratiques qui sont les nôtres. Voir après plusieurs dizaines d’années s’effondrer des régimes autocratiques, parfois brutaux et toujours corrompus, est une grande satisfaction pour tous ceux qui ne tiennent pas la déclaration des droits de l’homme pour une simple proclamation d’intention.

Constater, de plus, que ces manifestations sont, pour l’essentiel le fait de jeunes gens de la génération internet dont les mots d’ordre se transmettent grâce aux sites Facebook ou Twitter est le signe indéniable de la modernité d’un mouvement dont beaucoup croyaient qu’il ne pouvait jamais surgir dans ces pays arabes toujours prêts à s’enflammer pour d’autres causes plus ou moins défendables, mais pas pour des aspirations de liberté. De même qu’en 1989 on ne pouvait pas imaginer que les peuples d’Europe de l’Est viendraient à bout du mur de Berlin grâce à leur seule détermination, et entraîneraient dans la foulée la fin d’un empire communiste dont, depuis plus de quarante ans, les accès de mauvaise humeur ou de folie nous faisaient trembler.

Premier acte

Pourtant, quitte à prendre le risque de jouer les rabat-joie, il faut bien rappeler qu’en Égypte, comme en Tunisie, et encore plus au Yémen ou en Jordanie, ce qui vient de se passer n’est que le premier acte d’un grand chambardement dont la fin est loin d’être écrite et les bénéficiaires pas forcément ceux que l’on espère. Les mouvements qui sont en embuscade derrière les sympathiques manifestants du Caire ou de Tunis ne sont pas forcément ceux que l’on peut souhaiter voir demain remplacer les dictateurs mis en fuite par la rue.

Les islamistes, puisqu’il faut bien les appeler par leur nom, ne sont pas, loin s’en faut, des parangons de démocratie, des défenseurs des droits des femmes et des libertés publiques, ni des amis naturels de l’Occident. Il n’y a qu’à voir ce qu’est devenue depuis 1979 et le retour de Khomeini la République islamique d’Iran.

Le cas Israël

En Égypte, par exemple, la menace des Frères musulmans ne doit pas être uniquement tenue pour un fantasme qui permettait à l’Occident de se donner bonne conscience en soutenant une dictature maladroite et à bout de souffle. Les Frères musulmans sont le seul groupe d’opposition constitué du pays. Bien qu’ils n’aient pas participé aux dernières élections, on estime leur capacité de mobilisation à 30 % au moins de la population. Mohamed El Baradei, qui semble avoir accepté de jouer leur parrain, dit qu’ils ont bien changé, que leur action auprès des pauvres et des sans-abri témoigne de la modestie et de l’altruisme de leurs ambitions. Mais leur réseau d’aide sociale leur a aussi permis de noyauter toutes les couches populaires. Le loup ne sait-il pas toujours faire patte de velours pour endormir la méfiance du chaperon rouge ?

Car ce mouvement des Frères musulmans, aujourd’hui, dit-on, bien raisonnable, a tout de même enfanté le Hamas, dont l’intransigeance a toujours empêché les Palestiniens d’avoir les coudées franches pour mener jusqu’à leur terme les négociations avec Israël. Et s’il dit avoir renoncé à l’action armée à l’intérieur des États arabes, il reste totalement mobilisé contre Jérusalem. Il a pour programme un État islamiste dont la charia serait la loi et dont le premier acte, s’il arrivait au pouvoir, serait probablement de dénoncer le traité de paix signé par Sadate avec les Israéliens en 1979. Un acte qui déstabiliserait le Proche-Orient, qui n’en a pas besoin. Car après avoir vu le Hezbollah, manipulé par l’Iran, s’installer à sa frontière nord, Israël assisterait à la naissance d’un État islamiste à sa frontière sud. Pour donner des complexes d’encerclement, on ne peut guère faire mieux. Les Israéliens vont finir par espérer, ce qui serait un comble, que leur ennemi de toujours, le Syrien Assad, ne soit pas lui aussi emporté par la rue.

Source : Michel Colomès, pour Le Point, le 5 février 2011

 

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Commentaire recommandé

Alain // 17.11.2015 à 06h11

On nous prend vraiment pour des tanches:
– attaquer DAESH au portefeuille? On croit vraiment que c’est le trafic de pétrole à la petite semaine qui les finance? Les financements viennent d’Arabie Saoudite et du Qatar, tant qu’on ne met pas au pas ces deux familles régnantes, rien n’est possible
– attaquer les convois? On trouve sur internet une video d’un convoi de dizaines de pickups Toyota neufs roulant à vive allure sue une belle autoroute, par deux fois on voit un hélicoptère qui ne les attaque pas ! D’ailleurs comment se fait-il qu’ils soient arrivés à Palmyre en nombre si ce n’est parce que la coalition a fermé les yeux sur ces convois? D’où viennent un nombre aussi massifs de pickups neufs et comment ont-ils été acheminés là-bas? Ils ne les ont sûrement pas trouvé sur place

Complicité ou incompétence? Qu’est ce qui est le plus grave?

35 réactions et commentaires

  • Papagateau // 17.11.2015 à 04h46

    L’exécutif veut réviser la Constitution pour créer “un régime civil d’état de crise”

    Encore une invention de vocabulaire pour interdire aux citoyens de se plaindre d’une proclamation “état d’urgence”, lui-même euphémisme pour ” gouvernement militaire” (ou colonial).
    http://m.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/12337-attaquesparis-executif-reviser-constitution-creer-r.html
    Nous serons sous gouvernement militaire et nous n’aurons même pas le droit de le savoir.

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    • Charles // 17.11.2015 à 11h47

      La solution n’est ni dans la guerre extérieure, ni dans des mesures de guerre intérieures. La marche vers la dictature est ce que veut Deach. Il faut arrêter cela.
      Vers l’état d’urgence permanent ?
      http://wp.me/p5oNrG-ghz

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    • Jagajaga // 17.11.2015 à 12h11

      “Gouvernement militaire” = état de siège (art. 36) et transferts de compétences de l’autorité civile à l’autorité militaire. A ne pas confondre avec l’art. 16 qui donne les “pleins pouvoirs” au PR ou encore avec l’état d’urgence (simple loi) qui ne fait qu’étendre les pouvoirs des préfets (autorité civile) en matière de police administrative.Bref, à l’exception de la 1ère situation, les autorités militaires proposent mais c’est le pouvoir civil qui dispose.

      Sur le fond, ou plutôt sur l’absence de fond, Hollande est un “grand” animal politique, c’est à dire extrêmement talentueux pour tirer parti des circonstances:
      – il a clairement signifié à l’UE, sous les applaudissements de l’ensemble des représentants du peuple, qu’elle pouvait prendre ses règles budgétaires et se les coller là où le soleil ne brille jamais. Comment il n’avait aucun espoir de tenir les 3%, ça tombe à pic. En même temps, c’est pas ici qu’on va s’en plaindre.

      – la révision qu’il réclame ne présentera probablement aucune espèce d’intérêt au regard des dispositions existantes. Il aurait pu prendre les pleins pouvoirs et basta. Son projet sert surtout à coller l’UMP dans une position incroyablement inconfortable à la veille d’une élection majeure. Hollande a besoin des 3/5ème du Congrès pour faire passer sa révision et donc de la totalité des voix de gauche + celles du centre.
      Dans toute autre configuration, les “Républicains” devront suivre, sous peine de passer pour des cons (plus que d’habitude j’entends). Je ne sais pas vous, mais je doute que le PS se démène pour obtenir les votes d’EELV ou de l’extrême gauche s’ils décident de voter contre.

      Si vous avez suivi le Congrès d’hier, vous avez du remarquer qu’après la pause et les négociations de couloir qui vont avec, le centre (piloté par la droite) en la personne de P. Vigier s’est lancé dans une émouvante déclaration d’amour au PR. Comme il n’avait pas pris ses médicaments, il s’est même laché en parlant de 3ème conflit mondial contre le terrorisme. Rien que ça.
      C. Jacob, quant à lui, a doctement expliqué que l’existant suffisait (ce qui est vrai, on en déduit qu’il a enfin lu la Constit). Peut importe que cette position soit en contradiction totale avec les déclarations des trois derniers jours de Nicolas Sarkozy, qui réclamait encore dimanche une évolution législative drastique.

      Dernière couche: Manuel Valls a précisé ce matin qu’un référendum était hors de question, que ça se passerait en Congrès et qu’il estimait inconcevable que l’opposition ne vote pas la révision au regard des circonstances exceptionnelles. N’y voyez pas un mépris du peuple (pas plus que d’habitude) mais juste une envie de faire chier l’opposition et le maigre espoir de retourner l’opinion juste avant la catastrophe annoncée des régionales. Tout ça pour permettre à quelques petits seigneurs féodaux de conserver leur baronnie … pardon, leur collectivité territoriale.

      Comme vous le voyez, ça vole haut.

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      • Papagateau // 17.11.2015 à 14h57

        Si un gouvernement civil à les mêmes droits qu’a (habituellement) un gouvernement militaire, je ne vois pas la différence (au moins jusqu’au dépouillement de l’élection suivante).

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    • triari // 17.11.2015 à 16h06

      Ne pas confondre gouvernement militaire et coup d’état oligarchique.
      De Gaulle était un militaire, peut-on le comparer aux républicanocialistes ?
      Merci.

        +3

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  • Alain // 17.11.2015 à 06h11

    On nous prend vraiment pour des tanches:
    – attaquer DAESH au portefeuille? On croit vraiment que c’est le trafic de pétrole à la petite semaine qui les finance? Les financements viennent d’Arabie Saoudite et du Qatar, tant qu’on ne met pas au pas ces deux familles régnantes, rien n’est possible
    – attaquer les convois? On trouve sur internet une video d’un convoi de dizaines de pickups Toyota neufs roulant à vive allure sue une belle autoroute, par deux fois on voit un hélicoptère qui ne les attaque pas ! D’ailleurs comment se fait-il qu’ils soient arrivés à Palmyre en nombre si ce n’est parce que la coalition a fermé les yeux sur ces convois? D’où viennent un nombre aussi massifs de pickups neufs et comment ont-ils été acheminés là-bas? Ils ne les ont sûrement pas trouvé sur place

    Complicité ou incompétence? Qu’est ce qui est le plus grave?

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    • caroline Porteu // 17.11.2015 à 07h18

      Les deux pays que vous citez et la Turquie ont même exfiltré des membres de cette organisation pour les mettre à l’abri des tirs Russes .

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    • DLG // 17.11.2015 à 08h10

      Dsl mais vieille vidéo qui vient de Libye, pick up et helico pro-kadhafi.

      Le portefeuille de Daesh c’est (grosso modo):

      1)Le racket des populations locales & trafic d’êtres humains en tout genre
      2)Le pétrole passant par chez ce brave sultan de pacotille, Erdogan
      3)Le trafic d’antiquités (les mecs font sauter Palmyre, ils piquent juste tout ce qui traîne et qui a un peu de valeur avant)
      4)Le parrainage des copains du golf (entre membre de la même secte de tarés on se soutient), Arabie Saoudite, Qatar & Koweït en tête (ça valait la peine de les sauver de Saddam ces enfoirés)

      C’est un tout, on massacre les convois (5/6 jours de régime “BGL+passe canon 20mm” au mirage 2000, ça devrait sérieusement calmer les contrebandiers turcs), on rompt avec les fêlés du bocal enturbannés, on traque les collectionneurs sans scrupule (ça combat l’évasion fiscale au passage, que du benef) et on appuis diplomatiquement sinon militairement les russes dans leurs interventions et leur tentatives de trouver une solution politique.

        +49

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      • kasper // 17.11.2015 à 08h43

        ça valait la peine de les sauver de Saddam ces enfoirés

        On realise a quel point on vit dans un monde de merde quand on se souvient de l’époque ou Saddam Hussein etait encore au pouvoir, et qu’on se dit “ahlala, c’etait quand même mieux avant.”

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      • Paolo // 17.11.2015 à 10h40

        faisons remarquer que ce sont les mêmes parrains qui investissent massivement (voire subventionnent des projets publics) en France avec la bénédiction de l’Etat Français!

          +9

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    • Jean // 18.11.2015 à 11h42

      Que les USA soient en grande partie responsables de ce qu’il se passe et qu’ils aident des groupes peu recommandables “islamistes soit disant modérés”, soit.
      De là à raconter tout et n’importe quoi sur le fait qu’ils arment et financent directement DAECH, faut peut-être se poser des questions. Surtout en utilisant une vidéo qui n’est effectivement authentifiée par rien du tout. Pour info, 116 camions citernes ont été détruites dimanche par les US : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/raids-aeriens-pour-casser-la-machine-etat-islamique_4812441_4809495.html

      Être contre la politique US, c’est bien. Être un minimum rationnel pour éviter de partir dans la paranoia et la théorie du complot, c’est mieux.

        +0

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  • Lisbeth Levy // 17.11.2015 à 08h00

    C’est quand même un peu fort, encore mentir dans les médias, pour faire accuser Assad de nos propres crimes, en armant les mercenaires appellés rebelles, en les finançant et ceux ci viennent pour la plupart de la Lybie ou ils ont mis le chaos sur l’ordre des occidentaux pour redessiner la carte du moyen-orient élargi que certains voudraient croire un pur fantâsme “complotiste” :http://www.diploweb.com/forum/croisier1.htm

    Et c’est a coup de bombes (a uranium appauvri, fragmentations, ) et d’escadrons de la mort (les bons rebelles) qu’ils tentent de redessiner cette carte du Liban, Syrie, Irak au magrheb Tunisie, Lybie, Egypte, jusqu’au Sahara ! La prétendue guerre au terrorisme se sert du terrorisme pour imposer un nouveau paradigme de la puissance messianique américaine avec l’arrivée de Bush:
    “” Aux lendemains des attentats du 11 septembre 2001, le président Bush et certains de ses conseillers, s’interrogeant sur l’exacerbation de la haine exprimée envers les Etats-Unis, en particulier au Moyen-Orient, ont apporté la réponse suivante : le ressentiment et la violence, physique ou verbale, manifestés par les terroristes, les fondamentalistes religieux et les dictateurs provenait du rejet des valeurs de liberté et de démocratie qui règnent sur le territoire américain. La « guerre globale contre la terreur » devait donc œuvrer à éradiquer d’une part le ferment terroriste de cette vaste région en traquant les organisations et réseaux terroristes et instaurer d’autre part des liens étroits et consensuels avec les gouvernements et populations des pays de cette zone. C’est dans cette optique que l’idée d’un remodelage du grand Moyen-Orient est progressivement apparue dans les arcanes du pouvoir américain.

    L’influence des néoconservateurs, présents dans l’entourage du chef de l’Etat américain, bien que temporisée quelque peu par certains des conseillers du président plus proches du courant réaliste, s’est révélée cruciale. Comme de nombreux ouvrages récents ont pu le démontrer[i], la guerre menée en Afghanistan contre le régime taliban ne devait constituer qu’une première étape, un passage obligé en quelque sorte, préalable à l’élaboration de la nouvelle « grande stratégie » américaine. Les néoconservateurs qui prônaient depuis le début des années 1990 le renversement de Saddam Hussein et la vision d’une Amérique en armes, messianique et surpuissante réussirent à imposer leurs vues auprès du président américain à l’issue des attaques du 11 septembre 2001″”.

    Et ils se fichaient pleinement des arabes qui vivent sur ces terres depuis des milliers d’années, tant ils sont surs d’eux, de la violence imposée aux populations, obligés de fuir par millions, pour ne pas mourir ce qui aurait dû en principe venir à l’idée de ces génies qui nous gouvernent !! Tous ces scénarios improbables, toute la narrative qui prétends qu’il y a les bons et les méchants, pour imposer la division entre musulmans et laiques, ou chrétiens, afin de se dégager de la responsabilité qui est la leur : ils ont tant de morts sur la conscience, de sang sur les mains qu’ils seraient passibles de la Cour Pénal internationale sur les crimes et les génocides.

    Et ne pas oublier que les Frères Musulmans ont toujours été au service des anglo-saxons, depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours. Un pion contre la Syrie laique qui fait dire que le le clan Assad est criminel alors qu’en 1982 les attentats des frères musulmans ont obligés Assad père d’être radical dans sa réponse, en les exterminant. Hier ils ont passé le film Lawrence dArabie qui n’est rien moins que l’utilisation des “arabes” ou leur manipulation pour contrer l’Empire Ottoman a cette époque.

    Déjà les anglais magouillaient avec les fanatiques musulmans en leur fournissant des armes et une logistique pour leur propres intérêts. Depuis les américains préfèrent des pays dictatoriaux aux mains de fanatiques musulmans que des pays laiques dits “baasistes” proche des soviétiques..C’est un fait et ils ont bien mis en place le Shah d’Iran, puis son remplaçant l’Imam Khomeiny qui lui leur a échapper ensuite.

    D’ou le blocus, les agressions constantes contre le nouvel Iran depuis car il ne joue pas le jeu des américains sur le pétrole ou contre la Russie comme prévu d’avance. Brzezinski a foiré là dessus.au moins. Mais ce type a encore du pouvoir avec les néoconservateurs..

      +16

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  • Fatma BENMOSBAH // 17.11.2015 à 08h36

    Désolée , mais dans les analyses de M. Colmès, on note des petites phrases qu’il glisse par ci par là et qui ne trompent pas sur une lecture erronée de la situation. Contrairement à ce qu’il semble croire les Frères musulmans n’ont jamais été les ennemis de le l’Occident ( la Grande Bretagne était à la base de leur création et je le renvoie au livre de Mark Curtis ”Secret Affairs’ dans lequel il explique bien la coopération amicale entre la GB et la confrérie).
    Il faut également rappeler à M. Colmès qu’une entente cordiale a de tous temps existé entre les Occidentaux avec leur tête de file les USA et la confrérie, cette entente étant le résultat de la corrélation de deux projets qui diffèrent dans leur résultat mais ont en commun la manière de les concrétiser. Pour la confrérie, il faut détruire toutes formes d’Etats arabes et musulmants autonomes et indépendants pour en faire des petites provinces régroupés sous un même organisme ”la Ouma” dirigée par un calife commun.
    Pour l’Occident, il s’agit de détruire ces états, leurs institutions, leurs économies, leurs armées pour en faire des congglomérats de tribus qui vont s’entretuer sur la base de motifs ethniques ou religieux, faciles à manipuler et à spolier et pour permettre à Israel de demeurer la seule puissance du Moyen-Orient. Il suffit de revenir au rapport Bannerman qui s’inscrit dans la veine des théories géopolitiques de d’Harold Mackinder
    Parmi les résistants les plus farouches à ces projets de partition, on retrouve la Syrie et le Hezbollah. Alors quand M. Colmès parle d’un Hezbollah manipulé par l’Iran alors que c’est un parti qui détient des sièges au parlement et qui a des ministres au sein du gouvernement libanais, il semble difficle de donner de la crédibilité à ses analyses

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    • Sébastien // 17.11.2015 à 10h26

      Bravo. On peut rappeler aussi tous les présidents de ces pays qui ont été assassinés, que Michel Colomès se garde bien d’évoquer. Leur point communs? Ils défendaient tous une politique “nationaliste” (attention mot piégé!), disons, indépendante: Sankara, Lubumba, Chavez, Allende, Kadhafi, Nasser, Bachar El-Assad (en sursis), ….
      Qui les a remplacé? Que des dictateurs et des régimes illégitimes. Qui les a soutenu? l’Occident -atlantiste, dans lequel la France a, il est vrai, toujours joué un jeu ambigu, le messianisme universaliste collant comme un sparadrap au doigt du Capitaine Haddock, étant rendu ainsi compatible avec cette forme de domination.
      A un moment, les choses sont simples. On se fiche de notre gueule dans les grandes largeurs. Il n’y a vraiment pas besoin de noircir des milliers de pages pour décrire la réalité.
      Les journalistes ont pour mission de noyer les poissons un peu trop curieux et de les égarer dans des considérations oiseuses, verbeuses pour décourager toute ambition de comprendre.
      Dans ce sens, il est vrai que pratiquement seuls certains mouvements radicaux dits “de gauche” ont dénoncé cette réalité. Il est seulement dommage qu’ils se soient vendus et fait compromettre par le système politique et n’aient jamais eu d’ailleurs aucune réelle ambition ni capacité d’exercer le pouvoir, en s’enfermant dans des postures de rebellions stériles et violentes (on n’en parle jamais de çà), ce qui les décrédibilise définitivement.

        +9

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      • xc // 17.11.2015 à 19h25

        Pardon, mais Chavez et Nasser sont morts de mort naturelle. Consultez leurs fiches Wikipedia, si besoin.

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        • bourdeaux // 17.11.2015 à 21h14

          Exact, c’est Sadatte qui fut assassiné par les frères musulmans, si je me souviens bien.

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    • Chris // 17.11.2015 à 18h53

      Pour la confrérie, il faut détruire toutes formes d’Etats arabes et musulmans autonomes et indépendants pour en faire des petites provinces regroupés sous un même organisme ”la Ouma” dirigée par un calife commun.
      Bref, une Union Européenne, sauce moyen-orientale !

        +2

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  • DUGUESCLIN // 17.11.2015 à 09h16

    En fait c’est la montée en puissance de la Fédération Russe qui inquiète les américains avec leur ribambelle de néo-cons. Et d’une manière générale la montée en puissance potentielle de l’Europe dont la Russie est le pays le plus important. Ce qui explique le soutien aux islamistes des forces atlantistes dirigées par les neocons qui veulent, à la fois soumettre l’Europe Paris, Berlin, Moscou, en utilisant les fanatiques de tout poil : les neo-nazis bandéristes en Ukraine, les islamistes dans le golf.
    Pour arrêter l’alliance avec les états qui soutiennent l’islamisme terroriste, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, il faut arrêter de focaliser sur la division de l’Europe est-ouest en abandonnant l’européisme pro-atlantiste anti-européen et anti-russe, (la Russie étant le plus grand pays d’Europe).
    Tant que les européistes sont soumis aux néo-cons d’Amérique, ils continuent à suivre leur politique de désunion européenne, et conservent leurs alliances avec les pays du Golf qui soutiennent l’islamisme conquérant (qui est plus politique que religieux, puisqu’il veut soumettre les peuples musulmans), sous forme de DAESH, Isis, frères musulmans, Al Nosra et tous les autres.
    C’est seulement à ce moment qu’un vrai combat contre l’islamisme deviendra possible avec une vraie pression sur l’Arabie Saoudite tant économique que militaire (s’il le faut), l’exposant à son tour à la rébellion. La Turquie s’empresserait probablement de retourner sa veste pour les mêmes raisons.
    Tout passe par trois volontés politiques, l’alliance avec la Russie, la destitution totale de l’européisme atlantiste anti-européen et la réconciliation indispensable avec le monde musulman contre la dictature cruelle des islamistes.
    Mais tout ceci n’est qu’une vision ouverte à la discussion.
    En visant la Russie ce sont tous les européens qui sont visés dans cette politique désastreuse de soutien à des fanatiques servant d’armées par procuration dans les pays arabes laïques et en Europe par les révolutions de toutes les couleurs.
    Mais ceci n’est qu’une vision ouverte à la discussion.

      +16

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  • Sébastien // 17.11.2015 à 09h29

    Ouch. Rectificatif (c’est le Point, quand même): il n’y a aucun rapport entre les Talibans et le 11 septembre. Et Ben Laden n’a jamais été officiellement recherché pour ces faits.
    Mais bon, si la presse aux ordres peut glisser quelques énormités au milieu d’une pseudo-critique…
    C’est fou comme ces girouettes de journalistes savent surfer sur les vagues en retournant leurs vestes sans jamais se remettre en question.
    Il disait quoi le point en 2011, 2012, 2013, 2014?

      +10

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  • Choupinet // 17.11.2015 à 09h57

    “on rompt avec les fêlés du bocal enturbannés”
    Tout le problème est là : ils nous fournissent en pétrole. Se fâcher avec eux, ce serait aller au devant de graves troubles énergétiques, et ainsi se placer dans des situations totalement impensables par le manque d’imagination de nos dirigeants uniformisés..

    C’est là le résultat de notre non-politique étrangère, qui a laissé ces ‘alliés’ la bride sur le cou toujours plus. Cette non-politique est elle-même le fruit d’un truc compliqué d’époque trop bien nourrie et de riches toujours plus affamés, qui ne veulent ni Etat fort, ni peuple solide, avec un peuple mi-complice, mi-victime, mi-épuisé de toute façon (un monde à trois moitiés ou plus, c’est ça, la schizophrénie)

    Devant notre affaiblissement et nos égarements extérieurs, ces ‘alliés’ pétro-monarchiques se sentent de plus en plus les maîtres.

    Il n’y a pas de solution indolore, ni même non tragique.
    L’obstacle est haut quoiqu’on fasse, et malheureusement, notre génération de dirigeants n’en est pas capable : aller au devant de la difficulté implique de reconnaître ses erreurs – au moins intérieurement, quitte à le nier publiquement. Bien trop difficile, alors on se laisse aller vers le pire.

    De toute façon, le pire, ce ne sont pas ces dirigeants qui le subissent. C’est aussi ça, le paradoxe de notre progrès : dans l’ancien régime, les aristocrates étaient à la guerre et ils prenaient les mêmes risques que la troupe. Aujourd’hui, les dirigeants sont bien abrités, il ne leur arrivera rien, et comme même les élections ne changent plus rien à rien, leur implication personnelle disparaît.

    Donc, ‘les fêlés du bocal enturbannés’ ont ou n’ont pas de beaux jours devant eux, mais la menace ne viendra pas de chez nous, fort probablement.

      +8

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    • Eric83 // 17.11.2015 à 10h51

      “Tout le problème est là : ils nous fournissent en pétrole. Se fâcher avec eux, ce serait aller au devant de graves troubles énergétiques…”
      Il n’y a pas que l’Arabie saoudite et le Qatar qui vendent du pétrole. La Russie, le Vénézuela, le Brésil maintenant l’Iran… la France a le choix pour s’approvisionner.
      La ou une des véritables raisons du non approvisionnement auprès de ces pays, c’est la vente d’armes aux pays du Golfe.

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    • Thierry // 18.11.2015 à 12h01

      “on rompt avec les fêlés du bocal enturbannés”
      Tout le problème est là : ils nous fournissent en pétrole. Se fâcher avec eux, ce serait aller au devant de graves troubles énergétiques, et ainsi se placer dans des situations totalement impensables par le manque d’imagination de nos dirigeants uniformisés..

      Je vois pas mal de commentaires disant qu’il faut rompre avec ces pays. Effectivement, dans l’immédiat, cela poserait un problème énergétique. Quelques sacrifices de notre petit confort seront nécessaires.

      Par contre, c’est peut-être le coup de pied au cul qu’il faut pour passer à d’autres énergies ! Quand on parle pétrole, la majorité comprend : “Le prix de l’essence ou du gasoil va augmenter à en crever le plafond ! Comment je vais faire pour aller chercher ma baguette de pain à 300 m de chez moi ?”
      Des énergies alternatives (ou même hybrides), il en existe. C’est juste un effort à faire.

        +0

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  • herbillon_francois // 17.11.2015 à 10h00

    Aristote disait il y a 2000 ans (rhétorique livre 2 ) : ” le vraisemblable est parfois préférable au vrai ” ça n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui tellement ” la ficelle (qui va nous pendre) est grosse “.

      +3

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  • sergeat // 17.11.2015 à 10h02

    “Les bons et les mauvais islamistes” vous avez remarqué que “monsieur repentance tout azimut” utilise le nom d’une lessive :dash (au lieu de da’esh) pour définir l’ennemie,a t’il peur que la justice l’attaque pour islamophobie???? ou que ses copains les rois,sultans,….sunnites,ne lui fassent des remontrances financières,il est vrais qu’avec l’autre composante de l’islam (Iran) il ne prend pas des gants jusqu’à imposer du vin à un repas officiel,d’ou l’annulation de ce repas diplomatique.Depuis quelques années notre diplomatie après l’ ineffable kouchner suivi de inénarrable fabius est en piteux état. Pour qui travaillent ils ?????,ou prennent ils les ordres?????pourquoi????dans quel but???

      +8

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    • Scorpion bleu // 17.11.2015 à 15h26

      En effet depuis la guerre en Yougoslavie une autre forme de guerre s’est organisée dans laquelle Kouchner avec son “devoir d’ingérence” a une énorme responsabilité. Il est évidemment aux ordres des US…Fabius ??

        +4

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  • Sébastien // 17.11.2015 à 10h06

    Bon, il faut vraiment faire un travail sur le vocabulaire et savoir de quoi on parle.
    Je n’en peux plus de lire, y compris dans une même phrase: “islamistes, jihadistes, terroristes, fanatiques”. Mon Dieu quelle salade.
    Toutes ces étiquettes impersonnelles et réductrices nous masquent la réalité. On ne sait plus du tout de qui on parle. De Français, de Syriens, de migrants? Quel rapport entres les uns et les autres? Au départ aucun. Donc quel est le mortier qui fait tenir ce gâteau piégé?
    Cette écriture, ce mode de pensée déshumanise complètement la situation. On nage dans des nébuleuses fantasmagoriques et abstraites dans lesquelles il devient impossible de se raccrocher à la réalité.
    Toutes ces personnes, car oui, c’est un scoop, ce sont des personnes, ont une identité, une origine, un vécu qu’on réduit à leur mort, apprenant seulement à ce moment-là qu’elles existent réellement.
    On ne se rend plus du compte à quel point nous vivons dans le virtuel à force de parler par média et écran interposé. Forcément, quand on se prend la réalité en pleine poire, elle nous met K.O.
    Il faut arrêter de se perdre dans les détails, hiérarchiser les niveaux de lecture, identifier les causes primaires des causes secondaires.
    Pour cela, il faudrait peut-être commencer par se demander quels principes nous voulons pour nous-même. Quels droits nous nous arrogeons. Quel respect nous avons vis-à-vis de nous même et des autres. Est-ce que nous sommes pas nous même en plein nihilisme et en pleine confusion, provoquant ainsi l’émergence du boomerangs qui nous renvoie à notre propre défaillance? Que la raison reprenne le pas sur l’émotion. Arrêtons de pérorer et de laisser pérorer des gens qui se croient dans une mission délirante de sauver le monde, la planète de menaces multiples, obscures, incertaines, invisibles. Arrêtons de nous prendre pour Dieu. Il y aura peut-être moins de fanatiques des deux côtés…

      +8

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  • Tonton Poupou // 17.11.2015 à 10h45

    Au bal des hypocrites posture et imposture dansent ensemble sur la mélodie du mensonge.
    On ne peut pas s’accommoder des causes et s’affliger des conséquences. On ne peut pas pleurer les victimes du terrorisme à Paris et soutenir les terroristes en Syrie ainsi que leur livrer des armes ! La France doit faire son examen de conscience et réexaminer sa politique étrangère. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Si le gouvernement français ne veut pas changer de position concernant Mr Bachar Al Assad, alors les français doivent changer de gouvernement.

      +21

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    • Sébastien // 17.11.2015 à 11h05

      Très bien mais pour mettre qui à la place? Il faut arrêter de tourner autour du pot comme des mouches à un moment, non?
      Des noms, et des propositions, et on en parle, et on avance. Non?

        +4

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      • bourdeaux // 17.11.2015 à 21h22

        Berruyer à Bercy, et doc gyneco aux affaires étrangères, on aura moins d’ennemis…

          +2

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  • philbrasov // 17.11.2015 à 11h16

    quand dans un texte d’un “grand reporter”, pour nommer la meme chose, michel colomes emploi, les vocables daesh, etat islamique et Isis…..y a comme un probleme…
    surtout lorsque celui-ci rajoute : “Les islamistes, puisqu’il faut bien les appeler par leur nom,”

    c’est le premier a ne pas les nommer….

      +2

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  • Christophe // 17.11.2015 à 17h47

    Sur le lien ci-dessous, une action subversive et peu coûteuse pour sortir du cercle de la violence :

    http://fr.sputniknews.com/france/20151117/1019578068/attentats-musulmans-calins-paris.html

    (vidéos émouvantes sur le lien)

    Extrait : Le nouvel hashtag #‎MuslimsAreNotTerrorists‬ (Les musulmans ne sont pas des terroristes, ndlr) se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. Signe de solidarité, c’est aussi un véritable appel à lutter contre la stigmatisation des Français musulmans.

    L’action de promotion #‎MuslimsAreNotTerrorists a d’emblée dépassé les “frontières” du Web pour sortir dans les rues de Paris.

    Plusieurs musulmans parisiens, écharpe sur les yeux, tiennent des pancartes arborant les inscriptions “Je suis musulman et on dit de moi que je suis terroriste”, “Je vous fais confiance et vous? Alors, faites-moi un câlin!”.

      +3

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    • Furax // 17.11.2015 à 20h53

      uvé le jour où les français musulmans scanderont : “ma religion, ce n’est pas une caricature de l’?Arabie bédouine d’il y a 14 siècle. Ma religion c n’est pas de me séparer de mon pays pour vivre comme si mes parents étaient restés dans leur pays d?origine et si je n’etais pas français. Ma religion accepte la liberté de conscience, le droit de ne pas croire, de ne plus croire ou de changer de croyance. Ma religion n’a pas la moindre réserve sur l’égalité des hommes et des femmes. Et mon pays c’est l France qu’elle que soit ma couleur de peau.”

        +1

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  • Le Russe // 17.11.2015 à 21h25

    Apparement l’aviation Russe commence à cibler les infrastructures pétrolières de Daesh et ses convois d’acheminement. C’est le journal de 20 heures d’aujourd’hui sur Rossia 1… le passage en question se situe à entre 13.45 et 14.00 de la vidéo suivante (en Russe) :

    http://russia.tv/video/show/brand_id/58500/episode_id/1249323/video_id/1407274/

      +0

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    • anne jordan // 18.11.2015 à 19h02

      aufait , et l’avion russe ?
      Moscou reconnait la présence d’une bombe ???

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