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17.novembre.201517.11.2015 // Les Crises

Diplomatie française : improvisations, revirements et amateurisme…

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Diplomatie française : improvisations, revirements et amateurisme…

Source : Proche & Moyen-Orient, le 28 septembre 2015.

Quelques semaines avant l’élection de François Hollande, un groupe de hauts fonctionnaires français signait une tribune dans un quotidien parisien, appelant à rompre avec les postures médiatiques de Nicolas Sarkozy. Commentant les propositions du candidat socialiste, ce collectif écrivait : « on ne voit pas encore les axes structurants d’une politique réfléchie. Sans tabous ni autocensure, la première des préoccupations reste la non-prolifération nucléaire et le dossier iranien, mais aussi et peut-être davantage le Pakistan, ainsi que le réarmement d’autres puissances. Quelle est la meilleure politique au regard de nos intérêts? Est-ce pertinent de soutenir Israël quelles que soient les extrémités où l’on risque de nous entraîner? Quelles leçons tire-t-on de l’expédition libyenne – guerre déclenchée au nom des droits humains – dont on ne connaît toujours pas le bilan des victimes, ni l’ampleur des effets déstabilisateurs dans la sous-région sahélienne, sans parler de l’évolution inquiétante des libertés civiles et politiques? Et que penser de la politique de gribouille sur la Syrie, pouvant déboucher sur une militarisation accrue de la crise? L’appel au changement de régime est-il légitime, surtout lorsqu’il est porté par des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite? Ne reproduit-on pas ici les erreurs commises par les Américains et les Britanniques en Irak ? Cela ne ressemble-t-il pas à un vieux remugle de néo-colonialisme? Quant à l’Afghanistan, il restera à dresser un bilan de notre engagement militaire. Ces questions rompent avec le politiquement correct dominant. Il faut cesser de se gargariser des grands discours ridicules sur notre « diplomatie universelle » et de nier béatement le déclin de la France dans le monde. Il est temps d’élaborer une doctrine de redressement, fondée sur des analyses géostratégiques tenant compte de la réalité, de nos moyens d’agir, de nos intérêts ainsi que de ceux de nos voisins européens, méditerranéens et africains ».

Une fois élu, François Hollande – qui ne s’était guère intéressé aux relations internationales – nommait à la tête de la diplomatie française l’ « ancien plus jeune Premier ministre de la Vème République ». En confiant le Quai d’Orsay à Laurent Fabius, le nouveau président de la République cédait ainsi à son tropisme d’ancien premier secrétaire du PS : ménager les tribus de la rue de Solferino en considérant que Fabius serait moins nuisible à l’intérieur du gouvernement qu’abandonné à la direction d’un courant qui avait mené la bataille contre le projet de constitution européenne, notamment. Du grand art… et un signal fort adressé à nos partenaires européens. Condition de son acceptation du maroquin des Affaires étrangères, Laurent Fabius favorisait le choix d’un conseiller diplomatique faible pour l’Elysée, en l’occurrence le regretté Paul Jean-Ortiz – homme droit et affable, surtout spécialiste de l’Asie, – ne voulant pas s’encombrer d’un sherpa trop pointu, genre Jean-David Levitte qui géra les dossiers internationaux pour Sarkozy tandis que Bernard Kouchner amusait la galerie du Quai d’Orsay, multipliant les voyages et des affaires pas toujours très claires…

Cette inversion hollandaise du dispositif Sarkozy (sherpa fort/ministre faible) pour un ministre fort et un conseiller diplomatique docile ne changea pas grand-chose à une diplomatie qui accentua les évolutions impulsées par une « école française néoconservatrice » qui avait déjà commencé à sévir sous le deuxième Chirac finissant : retour dans le commandement intégré de l’OTAN, alignement sur Washington et Tel-Aviv ! Et l’un de nos grands ambassadeurs de commenter : « avec Laurent Fabius, c’est Guy Mollet, les néo-cons américains et la morgue en prime… » Sans appel, ce jugement s’illustre particulièrement sur les trois grands dossiers proche et moyen-orientaux.

La Syrie d’abord ! En mars 2012, Alain Juppé avait curieusement décidé de fermer l’ambassade de France à Damas, contredisant les fondamentaux de la diplomatie qui consistent, justement, à ne jamais perdre le contact avec les pays qui s’éloignent le plus de nos positions, sinon de nos intérêts… Cherchant à corriger les effets désastreux du soutien passé de Michèle Alliot-Marie au dictateur tunisien, Paris se devait de revenir dans le sens de l’Histoire : Ben Ali dégage, Moubarak dégage, Kadhafi idem… Avec Washington et Londres, Paris s’enferma dans le « Bachar dégage ! », personnalisant une situation syrienne, pourtant très différente des autres mal nommées « révolutions arabes ».

Sur la Syrie, inaugurant une « ligne Juppé consolidée », selon les propres termes d’un ancien ambassadeur de France à Damas, Laurent Fabius a été principalement inspiré par deux personnes : Eric Chevallier – un copain de Kouchner promu par ce dernier « diplomate professionnel », thuriféraire de Bachar jusqu’en juillet 2011, moment où il fut rappelé à Paris pour se faire expliquer que la suite de sa carrière dépendait d’un complet revirement anti-Bachar – et Jean-Pierre Filiu, un ancien diplomate – ayant quelque compte personnel à régler avec le régime baathiste – devenu professeur des universités et militant de la « révolution syrienne ». Fin août, lors de son discours devant la 70ème conférence des ambassadeurs, François Hollande a encore confirmé cette ligne « renforcée » du « ni-ni » – ni Bachar, ni Dae’ch – estimant que bombarder Dae’ch en Syrie pourrait renforcer le « boucher de Damas ».

Début Septembre survient la « crise des migrants », soulevant un mélange d’émotions et de craintes dans les opinions européennes, confirmant l’absence de véritable politique de l’Union européenne en la matière. La décision d’accueil massif d’Angela Merkel, qui pense ainsi combler ses déficits démographique et de main d’œuvre, embarrasse François Hollande qui doit pourtant afficher sa convergence avec la dirigeante de l’Europe. Opposée en Mai 2015 à des quotas migratoires contraignants au sein de l’UE, la France se met à en soutenir le principe en Septembre. Après avoir qualifié de « stupide » l’idée de rétablir un contrôle aux frontières, le gouvernement français affirme qu’il « n’hésitera pas » à le faire si nécessaire, après la décision allemande de fermer certaines de ses frontières. Improvisation totale, le regard rivé sur la ligne d’horizon des présidentielles de 2017, ce revirement pathétique s’opèrera naturellement sous la pression des sondages d’opinion.

Avec la crise des migrants, le Front national retrouve son « cœur de métier », mais récolte aussi les bénéfices d’une équation relativement simple : les migrants affluent pour fuir la guerre civile syrienne dont Dae’ch est l’un des principaux protagonistes. Deux corollaires s’imposent tout aussitôt : 1) il faut lutter plus efficacement contre l’organisation terroriste d’autant que le bilan d’une année de lutte de la Coalition anti-Dae’ch, regroupant les plus puissantes armées du monde, est particulièrement nul. En effet, comment expliquer aux électeurs que la Coalition n’arrive pas à venir à bout d’une organisation qui compte tout au plus 40 à 45 000 hommes, alors qu’elle signe aussi des attentats en Europe ? 2) il faut parler avec Bachar al-Assad. Les affirmations régulièrement répétées du Quai d’Orsay selon lesquelles le « dictateur de Damas » a enfanté Dae’ch tout seul font sourire depuis longtemps les connaisseurs du pays et de la région. Depuis plusieurs mois, l’Espagne, la Pologne, la Tchéquie et d’autres pays de l’UE, plus récemment l’Allemagne, disent de même. Moscou défend cette position depuis l’hiver 2011/2012 et Washington a commencé à nuancer la sienne à partir de mars 2015.

Le coup de grâce du « ni-ni » hollando-fabiusien intervient mi-septembre avec l’officialisation d’un engagement militaire russe accru afin d’épauler Bachar al-Assad pour éviter que les catastrophes d’implosion territoriale et politique, commises en Irak et en Libye, ne se répètent. Durant un déplacement de Laurent Fabius à l’étranger, Jean-Yves Le Drian, dont la compétence en matière de défense n’est plus à prouver, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), et le général Benoît Puga, chef d’état-major particulier du Président, finissent par convaincre celui-ci que la position française n’est plus tenable au risque de se trouver marginalisée dans la nouvelle donne inaugurée par l’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier.

C’est le deuxième échec personnel de Laurent Fabius qui rejaillit sur l’ensemble de la diplomatie française : ne pas avoir accompagné la finalisation de l’accord sur le nucléaire iranien et n’avoir pas anticipé non plus ses conséquences régionales et internationales. Pire, Laurent Fabius s’est opposé pendant plus d’un an et demi aux progrès de la négociation en relayant systématiquement les critiques et les exigences… israéliennes ! Au nom de quels intérêts français ? On se le demande encore… La signature à peine sèche, le ministre français se précipite pourtant à Téhéran afin de devancer son homologue allemand : ce voyage est une telle catastrophe que lors de la dernière visite des patrons du MEDEF à Téhéran, il préfère se faire porter pâle et céder sa place au porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Au Quai d’Orsay comme au MEDEF, personne n’ose dire que son entêtement contre l’accord a plombé les grandes, moyennes et petites entreprises françaises pour pas mal de temps ! Heureusement que les Iraniens sont pragmatiques et qu’ils ne mettent jamais tous leurs œufs dans le même panier, mais tout de même ! Pourquoi avoir refusé si longtemps cet inéluctable début de normalisation avec l’une des grandes puissances régionales du Moyen-Orient ? La question reste entière…

Les yeux toujours rivés sur le baromètre intérieur, François Hollande demande instamment à Laurent Fabius d’organiser à Paris, le 8 septembre dernier, une conférence internationale pour venir en aide aux Chrétiens et autres minorités d’Orient. Celui-ci s’exécute à reculons, toujours partisan d’armer l’opposition syrienne « laïque et modérée » pour en finir avec Bachar, c’est-à-dire « les bons p’tits gars de Nosra », comme il l’affirmait en décembre 2012 lors d’un voyage au Maroc. Rappelons que Jabhat al-Nosra, c’est tout simplement Al-Qaïda en Syrie, qui achète et absorbe, depuis plusieurs années, les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) qui n’existe plus que sur le papier. Rien appris, rien oublié ! Laurent Fabius persiste et signe. Cette conférence est un fiasco absolu. Mais un autre dossier inquiète fortement le président de la République : le conflit israélo-palestinien et les gosses des banlieues françaises qui critiquent, d’une manière de plus en plus organisée, les choix inconditionnellement pro-israéliens du gouvernement français.

Laurent Fabius effectue donc plusieurs déplacements en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés. Des projets de résolution pour le Conseil de sécurité des Nations unies sont mis en chantier. Mais là encore, l’improvisation va coûter cher. Le chef de la diplomatie française s’étonne de ne pas trouver un Benjamin Netanyahou enthousiaste et surtout redevable à la France éternelle d’avoir tout mis en œuvre pour faire échec à l’accord sur le nucléaire iranien ! Le 8 juillet 2015, Paris renonce à présenter devant l’ONU son projet de résolution concernant le conflit israélo-palestinien. En coulisses, Tel-Aviv et Washington ont torpillé le texte. « Je peux dire que le projet français de résolution du conflit devant le Conseil de sécurité n’est plus une priorité pour les dirigeants français », déplore le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki.

Au Liban, Paris tente de débloquer la situation politique pour l’élection d’un président de la République (chrétien selon la constitution). Le palais de Baabda est inoccupé depuis août 2014. A la demande de Laurent Fabius, le patron d’ANMO (Direction Afrique du Nord/Moyen-Orient) Jean-François Girault multiplie vainement les consultations au Pays du cèdre, en Iran, en Jordanie et en Egypte. En fait, Paris ne fait plus rien sans en référer au nouvel allié saoudien. A la « politique arabe » du général de Gaulle et de François Mitterrand s’est substituée une « politique sunnite » de la France ! Il faut dire que cette « évolution » pèse quelque 35 milliards d’euros pour les grandes sociétés du CAC-40. Quant aux droits de l’homme tellement sollicités afin de pouvoir « punir », sinon « neutraliser » Bachar al-Assad, ils n’empêchent guère les ronds de jambe et les courbures d’échine répétés devant les dictateurs du Golfe.

Aux dernières nouvelles, un jeune saoudien chi’ite, Ali Mohamed al-Nimr risque d’être décapité puis crucifié, pour avoir « manifesté » contre le régime saoudien – cet ami de la France qui nous achète nos matériels d’armement et finance les Rafale pour l’Egypte… Une diplomatie époustouflante, en effet !

Richard Labévière
28 septembre 2015

1. « Pour un changement de politique étrangère » – Libération du 13 mars 2012.

2. Eric Chevallier coule aujourd’hui des jours heureux à Doha comme ambassadeur de France. Ayant tellement mis de cœur à l’ouvrage dans son revirement anti-Bachar en faveur de « l’opposition » syrienne, financée par le Qatar, les autorités du petit émirat pétrolier sont intervenues directement auprès de François Hollande pour qu’il y soit nommé représentant de la France.


[2012]Pour un changement de politique étrangère

Source : Les amis d’Etienne Pellot, pour Libération, le 13 mars 2012.

Alors que l’éventualité d’une attaque israélienne des sites nucléaires iraniens préoccupe les chancelleries occidentales, les différents cercles qui conseillent François Hollande s’affrontent à fleuret moucheté. Les gaullo-mitterrandiens préconisent une ligne d’indépendance nationale et de refus d’alignement sur le camp occidental alors que les néoconservateurs se satisferaient d’une politique extérieure proche de celle de Nicolas Sarkozy. Dans son discours devant les ambassadeurs en 2008, celui-ci avait annoncé cinq ruptures : le rapprochement avec les Etats-Unis et l’Otan au sein de la «famille occidentale» ; une nouvelle politique au Proche-Orient reposant sur une amitié affichée avec Israël ; le retour de la France en Europe, appuyé sur la Grande-Bretagne pour équilibrer la relation privilégiée avec l’Allemagne ; un recentrage sur le «business» de notre relation avec l’Afrique ; enfin, les droits de l’homme comme alpha et oméga de notre politique étrangère. Ne parlons pas de Bernard Kouchner qui, à peine nommé, menaçait de déclarer la guerre à l’Iran.

Au-delà de ces ruptures proclamées, c’est en réalité une politique purement opportuniste et souvent incohérente qui a été menée, à coups de postures médiatiques, de volontarisme déclamatoire et d’arrogance, avec de bien piètres résultats. Pire, l’affichage du mépris pour les diplomates non seulement français mais étrangers, les conduites inconsidérées vis-à-vis de nos partenaires, les apparitions minutées dans des pays d’importance majeure tels l’Algérie, l’Inde et la Turquie, les gaffes magistrales au Sénégal, au Mexique ou en Chine, ont considérablement affaibli l’image et la réputation de la France.

Le défi pour François Hollande, s’il est élu, sera de reconstruire une politique cohérente, s’appuyant sur des priorités clairement affichées, des engagements crédibles de coopération à long terme ou encore une capacité à peser sur les crises. Pour redonner à notre pays sa juste place dans le monde, il lui faudra veiller à ce que l’intendance suive en restaurant les moyens de la diplomatie française, sabotés par la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et par des réformes ayant tourné court. Les six propositions du candidat socialiste, trois sur l’Europe et trois sur les questions internationales, donnent des orientations mais sont loin d’épuiser le débat que nous réclamons.

L’Europe: au-delà de propositions de sortie de crise privilégiant la croissance et l’emploi, des programmes de réindustrialisation et des règles de réciprocité sociales et environnementales en matière commerciale, il manque une vision politique d’ensemble, d’autant que ce qui se passe en Grèce pose crûment la question de la démocratie et de la souveraineté. La poursuite d’une simple coopération intergouvernementale suffira à résoudre une crise structurelle liée à l’impuissance des Etats face aux marchés ?

Pour le reste – renouveau du multilatéralisme, politique méditerranéenne, abandon de la Françafrique, relance de la francophonie, Afghanistan, reconnaissance de l’Etat palestinien, vocation de l’Otan -, on ne voit pas encore les axes structurants d’une politique réfléchie. Sans tabous ni autocensure, la première des préoccupations reste la non-prolifération nucléaire et le dossier iranien, mais aussi et peut-être davantage le Pakistan, ainsi que le réarmement d’autres puissances. Quelle est la meilleure politique au regard de nos intérêts ? Est-ce pertinent de soutenir Israël quelles que soient les extrémités où l’on risque de nous entraîner ? Quelles leçons tire-t-on de l’expédition libyenne – guerre déclenchée au nom des droits humains – dont on ne connaît toujours pas le bilan des victimes, ni l’ampleur des effets déstabilisateurs dans la sous-région sahélienne, sans parler de l’évolution inquiétante des libertés civiles et politiques ? Et que penser de la politique de gribouille sur la Syrie, pouvant déboucher sur une militarisation accrue de la crise ? L’appel au changement de régime est-il légitime, surtout lorsqu’il est porté par des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite ? Ne reproduit-on pas ici les erreurs commises par les Américains et les Britanniques en Irak ? Cela ne ressemble-t-il pas à un vieux remugle de néocolonialisme ? Quant à l’Afghanistan, il restera à dresser un bilan sans concessions de notre engagement militaire.

Ces questions rompent avec le politiquement correct dominant. Il faut cesser de se gargariser des grands discours ridicules sur notre«diplomatie universelle» et de nier béatement le déclin de la France dans le monde. Il est temps d’élaborer une doctrine de redressement, fondée sur des analyses géostratégiques tenant compte de la réalité, de nos moyens d’agir, de nos intérêts ainsi que de ceux de nos voisins européens, méditerranéens et africains.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

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Pascalcs // 17.11.2015 à 03h56

Il n’y a pas si longtemps de cela, le privilege de pouvoir intervenir sur ce forum m’amenait a comparer l’action de l’armée Française au moyen orient, et en Syrie en particulier, à celle d’une daphnie à la surface de l’eau.
Sous entendant bien évidemment représentée par cette image, l’errance de la politique étrangère de la France, c’est a dire sans stratégie, sans vision, sans cohérence, sans but ni objectifs clairs.

La tragédie parisienne de Vendredi dernier n’est que la pointe de l’iceberg de cette déshérence. Fabius est évidemment mis sur la selette mais il partage la responsabilité de ce désastre avec moult prédécesseurs dans son poste dont on se demande aujourd’hui l’intérêt de le maintenir ainsi que la cohorte de serviteurs qui s’y rattache, tant la politique étrangère de la France n’a plus aucun contenu autre qu’une apparence pour faire valoir et maintenir des milliers de gens dans l’emploi fonctionnarisé.

En 2003, Dominique de Villepin avait fait un discours du refus de cette politique suicidaire menée par les neocons au travers du monde. Il avait, fait rarissime, été acclamé par une salle d’audience de l’ONU debout pour l’applaudir. La France avait alors une voix, une vision, et une mission; celle de rappeler les valeurs fondamentales dans lesquelles elle croit même si elle pouvait encore trop souvent être prise a défaut au regard de ses actions. Ce discours reflétait le sentiment archi-majoritaire des populations européennes opposées aux politiques belliqueuses prônées et poussées par les neocons US; au moyen-orient surtout.
Ces mêmes neocons avaient en conséquence décidé que la résistance franco-allemand de l’époque se traduirait par “oubliez l’Allemagne et punissez la France”.
Et punie, ils y sont arrivés. Non pas par des actions immédiatement visibles mais en favorisant petit à petit l’avènement de politiciens de 3 eme choix en France, soutenus par toute la “deep state” française, elle même ayant le pistolet des neocons sur sa tempe. Nous avons donc vu l’avènement d’une cohorte de prétendus gouvernants dont la rectitude se compare a celle de nouilles trop cuites, et qui n’ont eu de cesse d’œuvrer afin que la France perde tout souveraineté. Nous en voyons et mesurons le résultat aujourd’hui et la politique “étrangère” de la France n’est que l’ambassadeur de ce désormais état de faits. Nos politiques ne sont aucunement décidées au quai d’Orsay ou a l’Elysée mais dictées, dans les grandes lignes, par les voisins du Crillon à proximité de la Place de la Concorde.

Il y a donc tout lieu d’etre inquiet pour la suite car le mal est fait et tres largement diffusé dans toutes les couches de cette “deep state” française. Un revirement de tendance est désormais difficile à envisager sans crise majeure à l’échelle planétaire. Apres tout, c’est probablement ce que veulent nos neocons chéris de toute manière.

46 réactions et commentaires

  • Pascalcs // 17.11.2015 à 03h56

    Il n’y a pas si longtemps de cela, le privilege de pouvoir intervenir sur ce forum m’amenait a comparer l’action de l’armée Française au moyen orient, et en Syrie en particulier, à celle d’une daphnie à la surface de l’eau.
    Sous entendant bien évidemment représentée par cette image, l’errance de la politique étrangère de la France, c’est a dire sans stratégie, sans vision, sans cohérence, sans but ni objectifs clairs.

    La tragédie parisienne de Vendredi dernier n’est que la pointe de l’iceberg de cette déshérence. Fabius est évidemment mis sur la selette mais il partage la responsabilité de ce désastre avec moult prédécesseurs dans son poste dont on se demande aujourd’hui l’intérêt de le maintenir ainsi que la cohorte de serviteurs qui s’y rattache, tant la politique étrangère de la France n’a plus aucun contenu autre qu’une apparence pour faire valoir et maintenir des milliers de gens dans l’emploi fonctionnarisé.

    En 2003, Dominique de Villepin avait fait un discours du refus de cette politique suicidaire menée par les neocons au travers du monde. Il avait, fait rarissime, été acclamé par une salle d’audience de l’ONU debout pour l’applaudir. La France avait alors une voix, une vision, et une mission; celle de rappeler les valeurs fondamentales dans lesquelles elle croit même si elle pouvait encore trop souvent être prise a défaut au regard de ses actions. Ce discours reflétait le sentiment archi-majoritaire des populations européennes opposées aux politiques belliqueuses prônées et poussées par les neocons US; au moyen-orient surtout.
    Ces mêmes neocons avaient en conséquence décidé que la résistance franco-allemand de l’époque se traduirait par “oubliez l’Allemagne et punissez la France”.
    Et punie, ils y sont arrivés. Non pas par des actions immédiatement visibles mais en favorisant petit à petit l’avènement de politiciens de 3 eme choix en France, soutenus par toute la “deep state” française, elle même ayant le pistolet des neocons sur sa tempe. Nous avons donc vu l’avènement d’une cohorte de prétendus gouvernants dont la rectitude se compare a celle de nouilles trop cuites, et qui n’ont eu de cesse d’œuvrer afin que la France perde tout souveraineté. Nous en voyons et mesurons le résultat aujourd’hui et la politique “étrangère” de la France n’est que l’ambassadeur de ce désormais état de faits. Nos politiques ne sont aucunement décidées au quai d’Orsay ou a l’Elysée mais dictées, dans les grandes lignes, par les voisins du Crillon à proximité de la Place de la Concorde.

    Il y a donc tout lieu d’etre inquiet pour la suite car le mal est fait et tres largement diffusé dans toutes les couches de cette “deep state” française. Un revirement de tendance est désormais difficile à envisager sans crise majeure à l’échelle planétaire. Apres tout, c’est probablement ce que veulent nos neocons chéris de toute manière.

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    • douarn // 17.11.2015 à 07h34

      Bonjour
      Une grande part des nouilles trop molles actuellement aux manettes ont été cuisinées dans la marmite des young leader de la french american fondation.
      Peut être faudrait-il envisager de remiser ces ustensiles de mauvaise cuisine ?

        +74

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      • TienTien // 17.11.2015 à 16h30

        “Peut-être faudrait-il envisager de remiser ces ustensiles de mauvaise cuisine ? ”

        Une telle remise, aussi salutaire serait elle, n’est guère envisageable dans un an et demi.
        En effet, les 3 personnages le plus à même de remporter la prochaine élection présidentielle sont tous 3 des ex Young leaders ! Juppé, Hollande, Sarko.
        Comme je l’ai déjà dit précédemment, une furieuse envie d’aller m’enterrer au fin fond de la Patagonie me chatouille…

          +8

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        • INTERIMLOVER // 17.11.2015 à 19h06

          Je me trompe peut-être, mais il me semble que Sarkozy n’est pas passé par la case “Young Leaders”.

          Loin de moi toutefois d’y préférer la sphère Wisner, bien entendu.

            +2

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          • TienTien // 17.11.2015 à 21h46

            Oui, vous avez raison. Cette erreur provient de mon trop-plein d’énervement à la vue du sieur L.Fabius.

              +1

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    • Ratchadamri // 17.11.2015 à 20h59

      Bonsoir,
      Je ne partage pas votre sympathie pour de Villepin. C’est quand même lui l’avocat de la famille princière Quatari en France, et il a participé aux plusieurs voyages des représentants des “banlieues” pour demander des financements.

        +3

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  • Alain // 17.11.2015 à 06h18

    Dans le passé les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères auraient démissionné. Aujourd’hui, ces individus infatués d’eux-mêmes, prompts à dire “je” à toute occasion pour démontrer leur puissance, se défilent quand cela part en sucette sur l’air “responsable mais pas coupable” (ou l’inverse). Ils s’accrochent à leurs maroquins comme des moules à leur rocher. Et quand on se débarrasse enfin de ces minables c’est pour leur donner une belle sinécure à la commission européenne afin qu’ils nuisent à l’ensemble de l’UE et pas seulement à la France, et cela avec un salaire augmenté et sans aucune taxe évidemment

      +74

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    • Igor // 17.11.2015 à 18h54

      D’ailleurs le destin du citoyen Fabius à quelque chose de fascinant.. combien de morts à son actif? volontaire involontaire mais c’est certain jamais coupable..enfin on a ce que l’on mérite..

        +6

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      • olivier M // 18.11.2015 à 01h56

        “on a ce qu’on mérite”

        et “nul n’est censé ignorer la loi”

        je défie quiconque de prétendre connaitre la Loi.

        J’ai 44 ans, je ne me souviens pas avoir assiste a une élection de Fabius a un suffrage universel. Avons nous vraiment ce qu’on mérite avec cet opportuniste irresponsable (Georgina Dufoix bouc emissaire)?

        “on a ce qu’on mérite”, ou, “je suis responsable de l’esclavage, de la colonisation, de la propagande”; allez, pendant que j’y suis, je suis responsable du 11 septembre, coupable des assassinats de charlie hebdo, du vendredi 13 français (2015). Ben oui, j’aurai du prendre le maquis avant que ca arrive.

        Je vote, donc je suis responsable des actes des élus, et eux ne sont ni coupables ni responsables de ce qu’ils font, alors qu’ils font l’inverse de ce qu’ils ont annonces pendant leurs campagnes électorales.

        NON NON et NON. Je ne suis PAS responsable!!!! Et je ne le mérite pas non plus!

          +2

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  • BEYER Michel // 17.11.2015 à 06h44

    Tout le monde n’est pas Talleyrand. Encore que celui-ci n’a pas fait que de la bonne politique. Il confondait parfois ses intérêts personnels avec ceux de la France. Mais ce n’est pas son procès qui est en cause.
    Avec la 5ième République, De Gaulle a fait de la politique étrangère de la France, le domaine réservé du Président de la République. Depuis quand avons-nous eu un ministre des Affaires étrangères ( ou extérieures), véritable diplomate? La très belle envolée lyrique de De Villepin, à l’ONU en 2003 est un des rares moments d’affirmation d’un titulaire du poste.
    Avec Hollande et Fabius, il semble que les rôles soient partagés. Mais ce Fabius est une catastrophe!!! Hollande est une catastrophe!!!
    Je ne suis pas certain que toutes les responsabilités du “13 novembre” soient imputables à Hollande et Fabius. Mais disons qu’ils ont bien contribué à ce résultat.

      +45

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    • raloul // 17.11.2015 à 08h52

      Bonjour!

      Oui, De Villepin (qui est certes critiquable comme tout politique…) en 2003 à l’ONU fut pour moi la dernière occasion de me réjouir sincèrement et profondément de la diplomatie du pays voisin, la France. Cela semble si loin désormais; et pourtant il y avait eu de nombreuses manifestations dans toute l’Europe, un réel soutien populaire contre les guerres imbéciles.
      Cette descente aux enfers est-elle inéluctable, quand s’arrêtera ce mauvais film?

        +17

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      • nulnestpropheteensonpays // 17.11.2015 à 11h30

        c’est vrai , De Villepin est ce qui ressemble le plus a un Homme Politique de nos jours , bien qu’il pense comme les autres que l’on ne peut rien faire en dehors de cette mondialisation en marche . Un De Villepin avec comme gouvernement un Melanchon un truc de gouvernement a inventer…

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    • Furax // 17.11.2015 à 13h34

      Bien meilleur encore que Dominique de Villepin qui a aussi noué pas mal de coups foireux en Afrique, nous avons surtout eu Hubert Védrine, l’un des tout meilleurs ministres des affaires étrangères sur une longue échelle temporelle.

      Depuis, en effet, ça ne vole pas haut, avec une alternance de nuls ectoplasmiques (Douste-Blabla, Kouchner) et de meilleurs d’entre nous catastrophiques (Juppé et Fabius).

        +12

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  • sécotine // 17.11.2015 à 07h44

    Si vous appelez : un soutien financier, une représentation diplomatique à Gaza (sous le faux nez d’un centre culturel) un consul général à Jerusalem pro palestinien , le refus de la minute de silence au lycée français lors des attentats de Charlie Hebdo la décoration de Mahmoud Abbas par Anne Hidalgo , le boycott des produits israéliens alors oui, la France a une politique pro-israélienne.
    Je suis une ancienne du quai d’Orsay et cela me fait hurler chaque fois que j’entends que la France les USA d’Obama et l’ONU (entièrement phagocitée par l’OCI et ses dollars) soutiennent Israel. Quant à Fabius….le Quai a eu un nombre de nullité à sa tête mais là…nous atteignons des hauteurs jamais égalées.

      +6

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    • Astatruc // 17.11.2015 à 12h57

      Bonjour Sécotine,

      Je ne comprends pas bien votre intervention.Vous hurlez parce que cela vous déplaît que la France, les USA et l’ONU soutiennent Israël ou vous hurlez parce que pour vous, la France, les USA et l’ONU ne soutiennent pas Israël?
      Il me semble que vous faites une confusion, les peuples ne soutiennent pas Israël(comment voulez-vous qu’on soutienne des gens qui poussent les autres à la mer?)
      en revanche, VallS, moumou du bulbe, Oblabla, l’ONu soutiennent Nethanyou, bien-sûr, c’est flagrant.et les Saoud(qui se sont rapprochés d’Israël….)font partie du machin.
      Nous(la France d’en haut) vendons des armes aux Saoud, ils font des trucs secrets avec Israël contre l’Iran, L’Iran est allié de la Syrie alliée elle-même avec la Russie…….

      Je déplore moi aussi le choix des alliés de la France d’en haut dans les pires totalitaristes de la planète.
      Sa diplomatie en forme de tapis.(de bombes)
      Je déplore que la France d’en haut ait fait le choix de devenir américaine.

      Comme le dit H.Juvin, ont est pourtant fortement éloigné de la “philosophie” américaine, qui veut que l’économie fasse société alors que nous, Français, sommes dans la philosophie que c’est la societé domine l’économie.

      Oui, nos dirigeants ont renié cette valeur fondamentale de notre identité et de ce fait, ce sont totalement dissociés de notre pays, de sa culture, de son peuple.

      http://www.atlantico.fr/decryptage/nouvelle-alliance-secrete-entre-israel-et-arabie-saoudite-denis-charbit-2198680.html

        +21

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      • sortezles // 17.11.2015 à 15h15

        Astatruc
        Moi non plus je n’ai pas bien saisi les propos de Mme Sécotine. Après relecture j’ai compris que c’est du langage du Quai d’Orsay. On comprend mieux le titre du billet. Il aurait pu ajouter … et cacophonie.
        Avec tout mon respect, Sécotine 🙂

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        • peoplearestrange // 17.11.2015 à 19h05

          Effectivement, il semblerait qu’on ait du mal à s’exprimer au Quai d’Orsay. Je comprends mieux maintenant pourquoi on en est arrivé là.

            +5

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    • LA ROQUE // 17.11.2015 à 20h52

      @ Sécotine

      Le communiqué de l’Élysée lors des frappes Israéliennes devrait suffire pour vous faire une opinion:

      La France se dit solidaire d’Israël dans sa riposte face au Hamas.

      REUTERS/Stringer
      Dans un communiqué, l’Elysée estime qu’il “appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population” et n’évoque pas les pertes civiles du côté palestinien.

      François Hollande a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Selon un communiqué de l’Elysée, “il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza” et “rappelé que la France condamne fermement ces agressions”. “Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces. Le Président de la République rappelle la nécessité de prévenir l’escalade des violences.”

      Il s’agit de la première déclaration officielle du président de la République sur le conflit au Proche-Orient depuis la mort de trois adolescents israéliens et d’un palestinien.

      Après de telles agissements il ne faut malheureusement pas s’étonner que notre pays devienne une cible. Des centaines de civils tués dont bien évidement des enfants. David contre Goliath.
      Sans compter l’obstination troublante de Hollande à vouloir renverser Assad…Si vous êtes une ancienne du quai d’Orsay vous avez certainement les réponses…
      Concernant le boycott des produits israéliens vous devriez savoir que dans notre beau pays démocratique nous pouvons être poursuivi pour cela.

        +8

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  • Patrick Luder // 17.11.2015 à 07h56

    Comment réagirions-nous si une coalition de pays d’autres continents se permettraient de venir bombarder chez nous, sous l’excuse de combattre le partis d’extrémistes LaPanne, bombardent sans distinctions de civils nos infrastructures, nos industries, nos écoles et nos hôpitaux ???

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  • NiFuNiFa // 17.11.2015 à 08h53

    “Laurent Fabius a été principalement inspiré par deux personnes : Eric Chevallier […] et Jean-Pierre Filiu, un ancien diplomate – ayant quelque compte personnel à régler avec le régime baathiste – devenu professeur des universités et militant de la « révolution syrienne ».”

    Ah ! Cela pourrait donc expliquer ceci !

    Vous trouverez dans le lien ci-dessous, à 23h21, une intervention du Sieur Filiu, je vous conseille de vous accrocher, ça vaut son pesant de cacahouètes :
    “Voici un extrait de l’intervention de Jean-Pierre Filiu. Pour ce spécialiste du jihadisme , c’est aux rebelles syriens qu’il faut faire confiance, et non à un Bachar Al-Assad qui a aidé l’Etat islamique à s’étendre.”

    http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/direct-regardez-des-paroles-et-des-actes-consacre-aux-attentats-de-paris-sur-france-2_1178417.html

      +23

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    • Nux // 17.11.2015 à 12h50

      Ah oui moi aussi je suis tombé de ma chaise avec Filiu!
      D’abord à “28 minutes” (oui je sais, un moment de faiblesse…), où il a affirmé sans sourcillé que la Russie avait sa part de responsabilité dans les attentats de vendredi dans la mesure où ils bombardaient l’opposition à Bachir Al-Assad et non Dae’ch… Puis quelques minutes plus tard sur France 2 il sous entendait donc que le régime Syrien était finalement le créateur de Dae’ch….
      C’est à ce moment que j’ai pris une masse pour casser la télé….

        +29

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      • anne jordan // 17.11.2015 à 23h00

        Rassurez vous ! le sieur Filiu est démasqué , même par les auditeurs de France Culture !
        les commentaires lus hier , à la suite de la matinale de G.Erner sont savoureux et auraient pu être signés par des lecteurs des Crises … sommes nous plus nombreux qu’on ne le pense ?

        je suis frappée par le nombre de personnes – pas du tout politisées – qui m’ont dit – ou écrit dès samedi :
        ” et les morts du Liban ? les Russes ,les Syriens ? on ne les pleure pas , ceux là ? “

          +2

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      • olivier M // 18.11.2015 à 02h12

        Filiu a de l’avenir entre la droite et la gauche francaises qui font semblant d’etre (encore) pro-americains et (neo-)pro-russes.

        Le faux-cul n’a pas de problème a avoir le cul entre deux chaise. Un pote de Fabius et BHL? Ca ne m’etonnerait pas.

          +0

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    • NiFuNiFa // 17.11.2015 à 13h44

      Ca y est, je rends les armes ! C’est la radio qu’il faut casser aussi !

      Manuel Valls : “Le pouvoir en Arabie saoudite, comme au Qatar, lutte contre Daech, c’est incontestable”

      http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/12368-attaquesparis-pouvoir-arabie-saoudite-comme-qatar-lutte.html

      L’intervention compléte :
      http://www.ultimedia.com/default/index/videogeneric/id/5kr38m/showtitle/1/viewnc/1
      Ca mérite une transcription pour la postérité …

        +16

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    • Michel // 17.11.2015 à 14h22

      Merci NiFuniFa d’avoir relevé le nom de ce Mr Filiu. Moi aussi j’ai regardé “Des paroles et des actes” et les interventions de ce Mr me laissait à chaque fois sans voix. Et personnes pour le contredire …

        +5

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    • Lysbeth Lévy // 18.11.2015 à 18h26

      C’est rien de le dire mais ce VRP des monarchies pétrolières ment comme il respire malgré les nombreuses preuves contre ce qu’il dit : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/syrie-ou-nous-emmene-jean-pierre-135667 Diplômé de je ne sais plus quelle grande école il est le pendant arabe des agents de l’INALCO qui font dans la propagande anti-russe..ah il vient de Science “popo” http://www.sciencespo.fr/ceri/fr/cerispire-user/7125/2081Ou mais wikipédia en anglais est plus instructive, il a été invité aux Usa a Harvard et pas mal de grandes écoles américaines : https://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Filiu

      En fait son boulot consiste/ait surtout à vendre les “printemps arabes” ou prétendues révolutions arabes, dont on sait maintenant qu’elles ne furent pas spontanées mais aidées par les Soros-boys avec la NED et Mac Cain institut…

      On voit qu’aujourd’hui rien n’a changé depuis a part d’avoir remplacé un dictateur par un autre plus “soumis” aux intérêts occidentaux ?

      Entre mises en scènes et manipulations médiatiques, lui et ces pairs ont vendus les “bons rebelles” et leur prétendue révolte contre le méchant dictateur contrairement à ce qu’on vu et constatés des journalistes plus ou moins indépendants, sur le terrain.

      Un ami de Wladimir Glassman (alias Ignace Leverrier) “Mr Syrie” sur le journal le Monde qui est décédé et désinformait a mort sur la situation réelle en Syrie. René Naba spécialiste “non médiatisé” du monde arabe en parle en très mauvais terme de ces experts auto-proclamés mais vrais propagandistes : http://www.renenaba.com/les-islamophilistes-tontons-flingueurs-de-la-bureaucratie-francaise/

      “”.Des islamophistes faisant office de véritables prédicateurs des temps modernes, rompant avec la traditionnelle retenue des universitaires, à coups d’anathèmes et d’invectives, pour l’intimidation et la criminalisation de leurs contradicteurs. Une évolution amorcée aux Etats-Unis par les néoconservateurs, en 2003, lors de l’invasion américaine de l’Irak et définitivement consacrée par les intellectuels organiques français, lors de la bataille de Syrie, dix ans plus tard.”” http://www.renenaba.com/le-qatar-une-metaphore-de-la-france-en-phase-de-collapsus/

      Mathieu Guidère, Nabil Enasri, Jean Marie Bourget .” Quatre autres français émargeant sur le budget de l’état français ont complété cette force de frappe médiatique: L’universitaire François Burgat, en tandem avec Ignace Leverrier de son vrai nom Wladimir Glasman, bibliothécaire, puis archiviste à l’ambassade de France à Damas dans la décennie 2000; Mathieu Guidère, ancien interface du prince Jouhane du Qatar à Saint Cyr et professeur d’Islamologie à Toulouse; “Jean Pierre Filiu”, ancien diplomate recyclé dans l’enseignement, blogueur au journal en ligne Rue 89; Enfin, dernier et non des moindres, l’universitaire Thomas Pierret dans le site en ligne Médiapart, ancien disciple du politologue Gilles Kepel, rallié à l’islamologie de François Burgat. Soit au total six faux nez de l’administration française. http://www.renenaba.com/lhomme-de-lannee-2011/. .””

      Bref pas de vrais spécialistes mais des VRP ou “porteurs de valise” au service des pétromonarchies Qatar ou ses voisins. On les voit partout et ils sont sur tous les journaux ou appelés à interpréter des attentats comme une “diseuse” de “bonne aventure” lit dans le marc de café ou regarde dans une boule de cristal !…

        +1

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    • Vigie // 22.11.2015 à 02h57

      Jean-Pierre Filiu: Et hop, encore un qui est passé par Sience-Po (IEP), et continue d’y sévir.
      Tout comme Bruno Tertrais, dont les interventions à CSOJ vendredi 20/11, sont allées jusqu’à provoquer une réprobation quasi générale. On pouvait d’ailleurs à chaque fois le voir sourire malicieusement peu après, semblant trahir un sadomasochiste “c’est trop jouissif la tromperie et ses effets”.

      Donc désolé de remettre encore et encore le couvert…(reposter):

      Ça fait un moment que quand un “intervenant” semble battre un record d’ignominie mensongère ou manipulatoire, de servilité envers le pire de l’establishment ou de l’agenda des puissants, de conformisme, d’ignorance ou d’idiotie utile, …ben il est (sauf exception) passé par science po.

      Cet organisme stratégique pépinière/tremplin est passé sous contrôle total des Maîtres du NWO.
      Non seulement il ne forme plus à l’intérêt national nos hommes politiques, membres de l’establishment ou élites, mais on peut inversement constater qu’il produit à la chaine des armées d’individus carrément nuisibles aux intérêts (fondamentaux) de la nation et au bien être de ses ressortissants, mais étrangement toujours bénéfiques aux même intérêts étrangers…

      Cette grave dérive a de lourdes conséquences, calculées…
      Cet organisme doit être considéré comme compromis.
      Et il serait particulièrement intéressant, formateur, et salutaire, d’étudier l’histoire et les mécanismes de son noyautage et de sa prise contrôle, …pour le reprendre.

        +2

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  • olivier imbert // 17.11.2015 à 09h18

    vous avez raison de faire une remontée à l’année 2012; Fabius et hollande se sont opposé à Assad et au russe et cela en même temps contre l’Ukraine et contre les terroristes que les forces légales syriennes on combattue une première fois alors que la France et l’Allemagne faisaient diversions sur le dossier syrien pour affaiblir la coopération Russie- Syrie.

      +5

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    • olivier M // 18.11.2015 à 02h31

      “diversion sur le dossier syrien”

      Vous etes gentil. BHL-Fabius a tout fait pour faire croire qu’Assad a attaque ses opposants (Al Queda, le meilleur ami des USA) avec des armes chimiques. Colin Powell n’a pas fait pire devant l’ONU pour justifier l’invasion de l’Irak.

        +1

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  • sergeat // 17.11.2015 à 09h35

    Diplomatie de l’ancien maire de Tulle:un des plus grand réseau de diplomatie au monde (rappelez vous du rapprochement usa/Cuba….) est le Vatican,qu’a fait” monsieur repentance tout azimut” c’est d’envoyer un homosexuel propagandiste comme ambassadeur,d’ou refus du pape.Donc comme en Syrie,nous sommes privé d’un réseau d’informations et de discussion stratégique depuis plusieurs années.

      +10

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  • OFJ // 17.11.2015 à 11h00

    Et son prédécesseur et sa clique alors, ne nous ont-ils pas aussi trahis ?

      +3

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    • olivier M // 18.11.2015 à 02h36

      Les précédents sont des pourris donc les nouveaux ont le droit de l’être; c’est ça votre créneau?

      Le changement c’est pour demain, donc pas pour aujourd’hui. Donc ni pour demain, car demain sera un jour aujourd’hui, et car hier, ça a pas change puisque le changement c’est pour demain.

      Aie, il me faut une aspirine.

        +1

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  • Papy // 17.11.2015 à 11h18

    Nous sommes en GUERRE !
    Bon le CAC n’a pas peur +2% …
    Quelques réflexions sur la journée d’hier.
    D’abord est-ce que le ministre de la guerre continue sa campagne pour devenir chef des bretons ?
    Je dis ministre de la guerre car comme il n’a rien défendu du tout et qu’il l’assume puisqu’il ne démissionne pas, il devient de fait avec les déclarations de son patron, ministre de la guerre.
    Le parcours du sieur ledrian, compagnon de toujours du berlingot de tulles, est assez intéressant, mais ce n’est pas le sujet.
    Nous avons aussi appris hier que les méchants allaient se voir retirer leur nationalité (s’ils en ont deux) … Là je dis bravo, on voit bien que ces gens là sont soucieux de respecter les formalités. Un kamikaze ne sort jamais sans son passeport, JAMAIS ! Alors imaginez une déchéance de nationalité, la TROUILLE !!! 🙂
    Ensuite, depuis deux jours, ça bombarde sec les camps d’entraînements et de logistiques de raqqa.
    Donc depuis deux ans qu’on bombarde le désert avec la coalition INTERNATIONALE, on vient de trouver de nouveaux objectifs essentiels pour daesh mais qu’on ne connaissait pas avant vendredi … et évidemment on ne touche pas aux civils de raqqa comme les méchants bombardements russes d’il y a 1 mois … Ils ne se foutent pas un peu de nous !
    Enfin nos zouaves de socialie étaient empêtrés dans le rejet de bachar, “bachar c’est le problème, pas la solution” toussa toussa … Bref ils ne savaient pas comment s’en sortir … Vous avez remarqué comme on vient de changer le truc en faisant une large coalition ou comment le 13 novembre arrange pas mal les affaires de ces crétins du gouvernement !

      +21

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    • Furax // 17.11.2015 à 13h47

      Déchéance de nationalité (pour les doubles nationalités) ou peine d’indignité nationale (pour les pas doubles nationalités), c’est en effet un symbole qui n’est pas inutile, mais c’est absolument sans rapport avec la choucroute. A savoir avec l’objectif d’empêcher les attentats et de mettre les djihadistes potentiels hors d’état de nuire.

      Cela montre en effet la nullité de nos prétendues “zélites”.

      J’ai un conseil désintéressé, un conseil patriotique et même, comme il est désormais d’usage d’employer l’adjectif à tort et à travers, un conseil “républicain” à donner à nos “zélites” dirigeantes.

      Que ce soit délibéré ou inconscient, évitez de donner trop ostensiblement l’impression au Peuple que vous vous foutez à ce point de sa gueule et que vous l’enfumez avec des annonces poçur pseudo-journaleux aux ordres. Ca pourrait le mettre dans une colère telle qu’il décide de renverser la table aux prochaines élections. Président de la républiqu française, ce n’est pas président de conseil départemental, même s’il y a en commun le mot “président”. Et encore, pas mal de présidents de conseil départemental sont meilleurs que cet actuel président de la république.

      Le microcosme tourne sur lui-même. C’est pitoyable et pire, inquiétant.
      Inquiétant parce que ces prétendus “républicains” envisagent, après leurs scandaleuses écoutes généralisées avec filets dérivants (qui touchent tout le monde sauf les terroristes), de mettre à bas l’état de droit et de changer la constitution sur des sujets fondamentaux aussi souvent qu’ils nous pondent des lois à la mords-moi-le-noeud.
      Inquiétant aussi parce que la nullité des proposition des prétendus partis de gouvernement, et leur inaction, finit par ne plus guère laisser d’autre choix aux électeurs que de confier le pouvoir à un parti qui, à défaut d’avoir un programme cohérent sur les questions économiques, est à l’évidence lui décidé fermement à agir pour rétablir l’ordre et la sécurité et tordre le cou à la menace qui pèse sur la France.

        +7

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    • DVA // 17.11.2015 à 15h25

      oui mais + 2% sans volumes… partout sur les marchés !!!

        +3

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    • DVA // 17.11.2015 à 15h27

      Oui mais + 2 % partout sur les marchés ..Sans volumes !!!

        +0

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  • Crapaud Rouge // 17.11.2015 à 11h26

    Pire, Laurent Fabius s’est opposé pendant plus d’un an et demi aux progrès de la négociation en relayant systématiquement les critiques et les exigences… israéliennes ! Au nom de quels intérêts français ?” : ben si, c’est pour que Hollande puisse être invité en privé à la table de Netanyahou…

      +13

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  • Alae // 17.11.2015 à 13h30

    Une bonne chose serait que nous ayons des politiciens qui travaillent pour la France et non pour tels ou tels intérêts étrangers.
    Parce que là, entre Fabius et des intervenants comme l’ineffable Villepin, porte-parole du Qatar (entendu il y a quelques mois chez Bourdin au cours d’une interview plutôt intéressante par ailleurs, ces mots qu’il a ensuite répétés un peu partout : “Daesh restaure du lien social dans les zones qu’elle occupe, restitue aux populations locales sunnites des terres, leur redonne une capacité à vivre, alors qu’ils vivaient sous le joug chiite”. Si, si. Carrément)…

      +4

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    • languedoc30 // 17.11.2015 à 18h46

      J’aimerais savoir ce que Villepin pense des attentats du 13/11. Ces terroristes avaient-ils l’intention de restaurer du lien social dans les 10ème et 11ème arrondissements de paris? Quant à redonner une capacité de vivre, hélas, n’étaient pas concernées les 70 femmes yézidis retrouvées dans un charnier près de Sinjar, ville reprise par les kurdes à l’EI. Les jeunes servent d’esclaves sexuelles les autres sont massacrées. (Sputnik)

        +4

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    • anne jordan // 17.11.2015 à 23h12

      je précise : Daesh est certainement une hydre à plusieurs programmes ; en dehors de la provoc ‘ de mon dernier post , je suis très prudente en ce qui concerne l'”identité ” des tueurs et leurs liens avec toutes sortes de chancelleries , proches et lointaines .

        +0

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  • luc // 17.11.2015 à 13h38

    hollande annonce intensifier les attaques contre daech… est-ce la bonne idée??

    je ne sais pas comment réagissent les parisiens traumatisés de vendredi : les terrasses et les concerts risquent d’être déserts

    sinon, ce que je pense, c’est que les états unis ont laissé tomber daech récemment et la france a été priée par eux de faire pareil alors elle a donc commencé à attaquer daech car elle est aux ordres des usa n’est-ce pas… les attentats de paris seraient donc une riposte de daech envers les français pour ce revirement

    les autres attentats visant les kurdes (en turquie) les russes et le hezbollah, qui tous trois attaquent en ce moment daech… il ne reste plus qu’à punir les américains de leur changement d’attitude, mais ils sont plus difficiles à atteindre, et il n’est pas dit qu’ils se mettent à nouveau à soutenir daech…

      +2

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    • luc // 17.11.2015 à 14h11

      j’allais oublier : hollande appelle à former une grande coalition internationale contre daech…

      diplomatie-francaise-improvisations-revirements-et-amateurisme

        +4

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  • Max // 17.11.2015 à 17h55

    De mon point de vue, un article plein de bon sens et malheureusement une situation sans issue pour la France.
    Que ce soit avec Sarkozy et maintenant avec Hollande la France s’est lié les mains avec les USA et en particulier les Neo-con américains, les israéliens et les pays du golf, sans oublier l’Allemagne.
    1) Avec l’Allemagne on l’a vu avec la Grèce.
    2) Avec les USA on l’a vu sur le Traité Transatlantique.
    3) Avec Israël et l’Arabie Saoudite on l’a vu sur le dossier iranien.
    4) Avec l’Arabie Saoudite c’est même de la dhimmitude sur le dossier syrien
    Pourquoi la France n’a plus de politique indépendante contrairement a la Russie ?
    Pourtant, la situation de la Russie avant la crise ukrainienne était semblable à celle de la France.
    Une forte partie de l’élite était acquise aux USA/UE,
    Un système bancaire complètement contrôlé par les USA.
    Poutine fort du soutien du peuple mais sachant qu’il risquait un accident a la Nicolae Ceausescu y a été par petite touche.
    Aujourd’hui pour la Russie la situation est clarifiée.
    Alors pourquoi ce qui a été possible en Russie ne l’est pas en France.
    En France on a eu notre Poutine, ce fut le General De-Gaule et dans une moindre mesure Mitterrand.
    http://lesmoutonsenrages.fr/2014/02/17/de-pompidou-a-hollande/
    L’article le décrit très bien, nos dirigeants ont renoncé.
    En Syrie après les 1eres réactions a chaud suites aux attentats, nous n’iront pas plus loin, sinon l’Arabie Saoudite nous retirera ses commandes militaires.
    Le Qatar ne rachètera plus de la dette Française.
    Les USA ne nous donneront plus Access à leurs outils militaires.
    On reviendra a la case d’avant les attentats, sauf si la France s’entends avec la Russie mais je ne pense pas que Hollande ira jusque la.
    Dans tous les cas, Fabius doit partir.

      +5

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  • Andrae // 17.11.2015 à 18h49

    Mais que va faire le peuple Francais?

    Complètement divisés, entre le FdG, Mélenchon, et un opposant à Hollande qui rève de nouvelles gloires présidentilelles, Sarkozy – et le FN, plus populiste tu meurs, offciellement de droite, mais l’axe droite-gauche est en soi factice, un leurre.

    Bien sur tout cela est fait, instrumentalisé, exprès, > diviser pour dominer. Créer de la confusion, des oppositions, des querelles…

    L’autre axe est non pas politique mais ‘ethnique’, c’est la désignation des arabes / musulmans / lire >> terroristes comme ennemi intérieur, ce qui brouille complètement le premier discours.

    Car c’est l’Etat, surtout en France, ayant un Etat supposément englobant et fort, qui a, à la fois, le monopole de la violence à l’intérieur – chasse aux dissidents, ‘terroristes’, ennemis de l’Etat, répression, prison à perpet pour certains criminels, etc. etc., ainsi que le pouvoir décisonnaire d’attaques vers l’extérieur — guerres, bombardements, invasions, etc.

    Les deux discours sont maintenant chancelants car il y a une contradiction totale entre les deux filons: le soi disant ‘politique’ – la démocracie, le peuple décide, votes, etc. (balivernes, ou mensonges..) – et la désignation d’un ennemi confusément interne et externe, défini selon des critères contraires à la ‘Républiqe’…. les origines, la couleur, la pauvreté, la ‘réligion’ (peu pertinente, une excuse), ciblant des victimes toutes désignées, issues de la colonisation, etc.

      +3

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  • anne jordan // 17.11.2015 à 23h18

    Franchement , moi qui ne regarde plus aucun J.T depuis des mois , je ne regrette pas de m’ être infligé Pujadas ce soir :
    liste complète des déclarations les plus choquantes de Fabius – Hollande !
    Rappel – cruel – de leurs déclarations anti Bachar , puis les nouveaux mots d’ordre , ce fut… surprenant
    Un long moment sur Poutine et sa phrase sur la France , notre alliée…
    Hypothèse
    Puji lit ” Les Crises

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    • INTERIMLOVER // 18.11.2015 à 12h33

      Vous prêtez trop de poids à Pujadas, pur et docile exécutant… D’expérience et à ce niveau, la liberté éditoriale : ça n’existe pas.

      Pour ma part, quand m’arrive encore de suivre les médias d’Etat, c’est tout au plus pour y décrypter les inflexions, les futures orientations… Et je crois que nous y sommes.

      Quant au rappel des casseroles : alibi démocratique, il faut bien lâcher du lest parfois.

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