Papier fondamental de Nafeez Ahmed, publié en avril dernier.

Rappelons que Nafeez Ahmed, est un politologue britannique et journaliste d’investigation, qui travaille avec la BBC et le Guardian. Il est le directeur de l’Institute for Policy Research and Development de Brighton, et enseigne à l’université du Sussex. Il a été nominé en 2003 pour le prix Napoli, équivalent du Goncourt français.

“Pourquoi nous détestent-ils autant ?” Eh bien pour ça, 4 millions de morts environ – bien plus que pour 10 lignes dans un livre même saint…

  • 1ere Guerre du golfe (1991) : 200 000 morts en Irak
  • Sanctions brutales contre l’Irak (1993-2001) : 1 700 000 morts en Irak
  • “Guerre contre le terrorisme” (2001-2014) : 1 300 000 morts : 1 000 000 de morts en Irak , 220 000 en Afghanistan (estimation basse, d’autres sont bien plus importantes), 80 000 au Pakistan ; Yémen et autres pays non étudiés.

Et si on essayait la fraternité, maintenant qu’on ressent ce que ça fait des morts innocents ?

P.S. On rappellera aussi que la majorité des morts du terrorisme islamiste sont musulmanes. Mais le sujet ici est : pourquoi s’en prennent ils aussi à nous… ?

Source : Nafeez Ahmed, pour Middle East Eye, le 8 avril 2015.

Des recherches prouvent que la « guerre contre le terrorisme » menée par les Etats-Unis a tué pas moins de 2 millions de personnes ; mais ce chiffre n’est qu’une fraction de l’ensemble des morts dont l’Occident s’est rendu responsable en Irak et en Afghanistan depuis 1990

Le mois dernier, Physicians for Social Responsibility (PRS), organisation basée à Washington DC, a publié une étude historique qui conclut que le nombre de morts occasionnées au cours des dix ans de la « guerre contre le terrorisme », lancée suite aux attentats du 11 septembre, s’élève à au moins 1,3 million de personnes et pourrait atteindre 2 millions de personnes.

Produit par un groupe de médecins lauréat du prix Nobel de la paix, ce rapport de quatre-vingt-dix-sept pages est le premier à comptabiliser le nombre total de victimes civiles des interventions antiterroristes des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Le rapport de PSR a été rédigé par une équipe interdisciplinaire d’éminents spécialistes de la santé publique, dont le Dr Robert Gould, directeur de la sensibilisation et de l’éducation des professionnels de la santé au centre médical de l’université de Californie, à San Francisco, ainsi que le Pr Tim Takaro, de la faculté des sciences de la santé de l’université Simon Fraser.

Ce rapport a été presque complètement ignoré par les médias anglophones, bien qu’il s’agisse de la première tentative effectuée par un organisme de santé publique d’importance mondiale de produire un calcul scientifiquement solide du nombre de victimes de la « guerre contre le terrorisme » dirigée par les Etats-Unis et la grande Bretagne.

Attention aux écarts

Le rapport de PSR est décrit par le Dr Hans von Sponeck, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, comme « une contribution significative visant à réduire l’écart entre les estimations fiables du nombre de victimes de la guerre, en particulier parmi les civils en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, et les chiffres tendancieux, manipulés voire frauduleux ».

Le rapport procède à un examen critique des précédentes estimations du nombre de victimes de la « guerre contre le terrorisme ». Ainsi, le document critique fortement le chiffre le plus fréquemment cité par les médias traditionnels comme faisant autorité, à savoir 110 000 morts, selon les estimations de l’Iraq Body Count (IBC). Ce chiffre est tiré d’un assemblage de reportages des médias sur les massacres de civils ; cependant, le rapport produit par PSR identifie de graves lacunes et des problèmes d’ordre méthodologique liés cette approche.

Par exemple, alors que 40 000 corps avaient été enterrés à Najaf depuis le lancement de la guerre, IBC a enregistré seulement 1 354 victimes à Najaf pour la même période. Cet exemple montre l’ampleur de l’écart entre l’estimation publiée par IBC pour Najaf et le nombre de morts réel, dont le coefficient est de plus de 30 dans ce cas.

La base de données d’IBC est truffée de ce genre de lacunes. Dans un autre exemple, IBC a enregistré seulement trois frappes aériennes au cours d’une période donnée en 2005, alors que le nombre d’attaques aériennes était en fait passé de 25 à 120 pendant cette année. Encore une fois, l’écart atteint un coefficient de 40.

Selon l’étude publiée par PSR, l’étude très controversée de la revue The Lancet, qui a estimé à 655 000 le nombre de victimes en Irak jusqu’en 2006 (et plus d’un million jusqu’à aujourd’hui, par extrapolation), était susceptible d’être beaucoup plus précise que les chiffres avancés par IBC. En effet, le rapport confirme un quasi-consensus parmi les épidémiologistes quant à la fiabilité de l’étude du Lancet.

Malgré certaines critiques légitimes, la méthodologie statistique appliquée dans l’étude est la norme universellement reconnue pour déterminer un nombre de victimes dans des zones de conflit, utilisée par les agences et les gouvernements internationaux.

Un déni politisé

PSR a également examiné la méthodologie et la conception d’autres études présentant un nombre de morts inférieur, tel qu’un article du New England Journal of Medicine, sérieusement imprécis sur tout un ensemble de points.

Cet article a fait l’impasse sur les zones les plus touchées par la violence, à savoir Bagdad, Anbar et Ninive, et s’est appuyé sur les données erronées d’IBC pour extrapoler sur ces régions. Il a également imposé des « restrictions à caractère politique » sur la collecte et l’analyse de données – les interviews ayant été menées par le ministère irakien de la Santé, qui était « totalement dépendant de la puissance occupante » et avait refusé de publier des données sur le nombre de victimes irakiennes enregistré, sous la pression américaine.

En particulier, PSR a évalué les affirmations de Michael Spaget, John Sloboda ainsi que d’autres professionnels qui ont remis en question les méthodes de collecte de données de l’étude du Lancet, les accusant d’être potentiellement frauduleuses. PSR a montré que ces allégations étaient fallacieuses.

Les quelques « critiques justifiées », conclut PSR, « ne permettent pas de remettre en cause dans leur ensemble les résultats des études menées par le Lancet. Ces chiffres représentent toujours les meilleures estimations actuellement disponibles. » Les résultats de l’étude du Lancet sont également corroborés par les données d’une nouvelle étude publiée dans la revue PLOS Medicine, qui est arrivée au chiffre de 500 000 victimes irakiennes causées par la guerre. Dans l’ensemble, PSR conclut que le nombre le plus probable de victimes civiles en Irak de 2003 jusqu’à ce jour s’élève à environ un million.

L’étude de PSR ajoute à ce chiffre au moins 220 000 victimes en Afghanistan et 80 000 au Pakistan, tuées directement ou indirectement à cause de la guerre menée par les Etats-Unis, pour un total « prudent » d’1,3 million de victimes. Le chiffre réel pourrait facilement atteindre « plus de 2 millions ».

Pourtant, même l’étude menée par PSR comporte des limites. Premièrement, la « guerre contre le terrorisme » post-11 septembre n’était pas une nouveauté, mais simplement une extension des politiques interventionnistes antérieures menées en Irak et en Afghanistan.

Deuxièmement, le sérieux manque de données concernant l’Afghanistan a probablement conduit PSR à sous-estimer le nombre de morts en Afghanistan dans son étude.

En Irak

La guerre en Irak n’a pas commencé en 2003, mais en 1991 avec la première guerre du Golfe, qui a été suivie par le régime de sanctions des Nations unies.

Une première étude du PSR, dirigée par Beth Daponte, alors démographe au Bureau du recensement du gouvernement américain, est arrivée au constat que le nombre de morts causées en Irak par l’impact direct et indirect de la première guerre du Golfe s’élève à environ 200 000 Irakiens, principalement des civils. Son étude gouvernementale interne a été supprimée.

Après le retrait des forces dirigées par les Etats-Unis, la guerre en Irak s’est prolongée sous une forme économique, à travers le régime de sanctions des Nations unies imposé par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, sous le prétexte de refuser de fournir à Saddam Hussein les matériaux nécessaires pour fabriquer des armes de destruction massive. Selon cette logique, les articles interdits à l’Irak comprenaient un grand nombre d’articles du quotidien indispensables.

Selon les chiffres incontestés de l’ONU, 1,7 million de civils irakiens, dont la moitié était des enfants, sont morts à cause du régime de sanctions brutal imposé par l’Occident.

Ces morts de masse semblaient délibérées. Parmi les articles interdits par les sanctions de l’ONU figuraient des produits chimiques et des équipements essentiels pour le système de traitement des eaux irakien. Un document secret de la Defence Intelligence Agency (DIA) américaine, découvert par le professeur Thomas Nagy de la School of Business de l’université George Washington, a constitué selon ce dernier « une première ébauche d’un génocide commis contre les Irakiens ».

Dans son article pour l’Association of Genocide Scholars de l’université du Manitoba, le Pr Nagi a expliqué que le document de la DIA révélait « dans les moindres détails une méthode pleinement fonctionnelle visant à “dégrader complètement le système de traitement de l’eau” de toute une nation » sur dix ans. La politique de sanctions créerait « les conditions propices à une large propagation de maladies, y compris d’épidémies à très grande échelle », permettant ainsi de « liquider une partie importante de la population irakienne ».

Cela signifie qu’en Irak uniquement, la guerre menée par les Etats-Unis entre 1991 et 2003 a tué 1,9 million d’Irakiens, auxquels s’ajoutent environ un million de victimes entre 2003 et aujourd’hui, pour un total de presque 3 millions de victimes irakiennes en l’espace de deux décennies.

En Afghanistan

L’estimation par PSR du nombre total de victimes en Afghanistan pourrait également être très prudente. Six mois après la campagne de bombardement de 2001, Jonathan Steele du journal The Guardian a révélé que dans l’ensemble des zones, 1 300 à 8 000 Afghans ont été tués directement, tandis que 50 000 autres morts évitables ont été causées indirectement par la guerre.

Dans son livre Body Count: Global Avoidable Mortality Since 1950 (2007), le Pr Gideon Polya a appliqué la même méthodologie que celle utilisée par The Guardian aux données de mortalité annuelle de la Division de la population des Nations unies afin de calculer des estimations plausibles de la surmortalité. Biochimiste retraité ayant officié à l’université de La Trobe, à Melbourne, Polya conclut que le total des victimes afghanes évitables de la guerre en cours depuis 2001 et des privations imposées par l’occupation s’élève à environ 3 millions de personnes, dont environ 900 000 enfants de moins de cinq ans.

Bien que les conclusions du Pr Polya n’aient pas été publiées dans une revue universitaire, son étude réalisée dans l’ouvrage Body Count a été recommandée par le Pr Jacqueline Carrigan, sociologue à l’université d’Etat de Californie. Dans un compte rendu publié dans Socialism and Democracy, revue diffusée par la maison d’édition Routledge, le Pr Carrigan décrit le travail du Pr Polya comme étant « une description riche en données de la situation globale de la mortalité ».

Comme en Irak, l’intervention américaine en Afghanistan a commencé bien avant le 11 septembre, sous la forme d’un soutien militaire, logistique et financier apporté secrètement aux talibans à partir de 1992 environ. Cette aide américaine a servi d’élan à la conquête violente par les talibans de près de 90 % du territoire afghan.

Dans un rapport publié en 2001 par l’Académie nationale des sciences américaine, « Forced Migration and Mortality », Steven Hansch, épidémiologiste éminent et directeur de Relief International, a noté que la surmortalité en Afghanistan due aux impacts indirects de la guerre à travers les années 1990 pourrait au total se situer entre 200 000 et 2 millions de victimes. Bien entendu, l’Union soviétique a également sa part de responsabilité après avoir contribué à dévaster les infrastructures civiles, ouvrant ainsi la voie à toutes ces morts.

En tout, cela indique que le nombre de morts total en Afghanistan liées aux impacts directs et indirects de l’intervention menée par les Etats-Unis du début des années 1990 jusqu’à aujourd’hui pourrait atteindre 3 à 5 millions de victimes.

Le déni des chiffres

Selon les chiffres explorés ici, le nombre total de victimes des interventions occidentales en Irak et en Afghanistan depuis les années 1990 (directement par des massacres et suite à l’impact à long terme des privations imposées par la guerre) s’élève probablement aux environs de 4 millions (2 millions en Irak de 1991 à 2003, puis 2 millions lors de la « guerre contre le terrorisme ») et pourrait atteindre 6 à 8 millions en prenant en compte les estimations plus élevées du nombre de morts évitables en Afghanistan.

Ces chiffres pourraient être trop élevés, mais on ne le saura jamais avec certitude. Les forces armées américaines et britanniques, dans le cadre de leur politique, refusent de garder une trace du nombre de victimes civiles des opérations militaires, qui constituent un inconvénient superflu.

En raison du sérieux manque de données en Irak, de la quasi-absence complète d’archives en Afghanistan et de l’indifférence des gouvernements occidentaux vis-à-vis des victimes civiles, il est littéralement impossible de déterminer la véritable ampleur des pertes de vies humaines.

En l’absence même de toute possibilité de corroborer les calculs, ces chiffres fournissent des estimations plausibles basées sur l’application des normes de méthodologie statistique aux meilleures données disponibles, même si celles-ci sont rares. Ces chiffres donnent une indication, voire une description précise, de l’ampleur du cataclysme.

Une grande partie de ces morts ont été justifiées dans le contexte de la lutte contre la tyrannie et le terrorisme. Pourtant, grâce au silence des grands médias, la plupart des gens n’ont aucune idée de l’ampleur réelle de la longue vague de terreur provoquée en leur nom par la tyrannie américaine et britannique en Irak et en Afghanistan.

Source : Nafeez Ahmed, pour Middle East Eye, le 8 avril 2015.

================================================================

Le rapport, téléchargeable ici :

Bien entendu, si des volontaires ont envie de traduire cet important document en français, n’hésitez pas à nous contacter

---

89 réponses à Des victimes sans valeur : les quatre millions de musulmans tués dans les guerres occidentales depuis 1990

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 18 novembre 2015 à 09h15

Je ne suis pas sûr que les pantoufles souhaitent se bouger, j’ai vu beaucoup de réactions style W Bush “ils nous haïssent parce que nous sommes libres, buvons du pinard etc”…. = y en a un paquet qui ont toujours pas compris et sont fiers de leur insouciance… Faut faire la fête, ça va être la fin du monde à cause des changements climatiques, de toute façon c’est trop tard, etc.
Un parfum des années 30.

J’ai du mal à concevoir que le pays qui s’est opposé à WBush et sa volonté d’envahir l’Irak soit désormais sur la même ligne voire pire :
– détruire des pays entiers (Libye, Syrie) tout en soutenant les salauds (Arabie Seoudite, Qatar)
– “ils nous haïssent parce que nous sommes libres”
– faire appel à la solidarité militaire de l’Otan et/ou de l’UE pour faire quoi : envahir la Syrak?

Grosse grosse responsabilité des merdias là-dedans, j’espère qu’à la prochaine GROSSE catastrophe en France (arme de destruction massive, bombe sale), ils comprendront les conséquences de leur trahison envers notre pays.

  1. Vladimir K Le 18 novembre 2015 à 05h06
    Afficher/Masquer

    Une petite infographie représentant l’apartheid de la compassion

    https://pbs.twimg.com/media/CT7dxl5WoAAGL1A.jpg


    • Flash Le 19 novembre 2015 à 20h30
      Afficher/Masquer

      @ Vladimir K
      Vous vous trompez. Ce schéma est valable pour les Yankees.
      Mettre tous les peuples dans le même sac comme vous le faites traduit le conditionnement à l’idéologie dominante.


  2. Adriana Le 18 novembre 2015 à 06h27
    Afficher/Masquer

    Très opportun ce billet en vue de ce qui se passe en ce moment.
    À voir le langage guerrier du Président, aucune remise en cause de sa politique d’engagemenr en Syrie , si ce n’est que pour l’instant, le mantra bashad doit partir s’est tu pour des raisons opportunistes et que Poutine le honni, est devenu tout à coup le good Guy.
    Le defilié d’échecs en Somalie,Irak,Afghanistan, Yémen, Lybie, et tous ces morts n’ont pas été suffisants pour déclencher la moindre réflexion qui peut-être ce carnage soit la conséquence simple et logique d’un enchaînement action-réaction.
    Je crains que ce décompte de morts ne va qu’accroître.En ce moment même, de l’autre côté de ce champ de bataille, des gens innocents sont peut-être en train de mourrir par les bombardements, dans le silence médiatique.
    Et dans très peu de temps , faudra s’attendre à l’inévitable retour du bâton.


  3. Kaki Le 18 novembre 2015 à 07h36
    Afficher/Masquer

    Ce n est pas le bruit des bottes qui effraie, c est le silence des pantoufles.


    • Kiwixar Le 18 novembre 2015 à 09h15
      Afficher/Masquer

      Je ne suis pas sûr que les pantoufles souhaitent se bouger, j’ai vu beaucoup de réactions style W Bush “ils nous haïssent parce que nous sommes libres, buvons du pinard etc”…. = y en a un paquet qui ont toujours pas compris et sont fiers de leur insouciance… Faut faire la fête, ça va être la fin du monde à cause des changements climatiques, de toute façon c’est trop tard, etc.
      Un parfum des années 30.

      J’ai du mal à concevoir que le pays qui s’est opposé à WBush et sa volonté d’envahir l’Irak soit désormais sur la même ligne voire pire :
      – détruire des pays entiers (Libye, Syrie) tout en soutenant les salauds (Arabie Seoudite, Qatar)
      – “ils nous haïssent parce que nous sommes libres”
      – faire appel à la solidarité militaire de l’Otan et/ou de l’UE pour faire quoi : envahir la Syrak?

      Grosse grosse responsabilité des merdias là-dedans, j’espère qu’à la prochaine GROSSE catastrophe en France (arme de destruction massive, bombe sale), ils comprendront les conséquences de leur trahison envers notre pays.


      • Django Le 18 novembre 2015 à 09h44
        Afficher/Masquer

        Oui, la complicité des médias est à souligner impérativement dans toute cette affaire; notamment dans l’idéologie de guerre qu’ils tentent d’insuffler aux peuples (rôle d’intermédiaire dirigeants/peuple). J’espère vraiment que cela va foirer, que la masse ne les écoutera pas.


        • lvzor Le 18 novembre 2015 à 10h18
          Afficher/Masquer

          Je vois que la personne qui appelait au fichage, voire pire, des enfants qui ne sont pas Charlie et de leurs parents et entourage, non seulement n’a pas été virée, mais campe sur les écrans des télés publiques….


        • anne jordan Le 18 novembre 2015 à 14h36
          Afficher/Masquer

          et la complicité de la gauche ( je neparle pas du P.S )
          voici la déclaration d’Ensemble , reçue ce matin :

          http://www.ensemble-fdg.org/content/declaration-de-ensemble-apres-les-attentats-renforcer-la-solidarite-preserver-la-democratie
          je leur ai répondu en dénonçant les mensonges habituels sur les morts imputables au ” dictateur ” Assad .
          C’est terrifiant . la seule idée qui m’est venue c’est de me faire un GROS badge où je vais écrire : JE NE SUIS PAS EN GUERRE
          et de me balader avec ; mais comme je vis dans un coin où il ya 35ha au km2 , je risque de me faire voir à plus de chevreuils que d’humains …


          • Christophe Vieren Le 18 novembre 2015 à 17h21
            Afficher/Masquer

            J’ai lu et je leur ai écrit également car j’en fûs adhérent. Pas un mot sur les responsabilités de l’occident, Etats-Unis en premier lieu.


      • Joanna Le 18 novembre 2015 à 15h03
        Afficher/Masquer

        Pas du tout certaine que tous comprendront, même certaine du contraire.
        Certains sont indécrottables, d’une connerie incommensurable telle qu’elle pourrait donner une idée de l’infini.
        Et le pire c’est qu’eux aussi votent …


      • hervepasgrave Le 18 novembre 2015 à 15h07
        Afficher/Masquer

        bonjour Kiwixar
        Je considère que tu dis des âneries,pourquoi?
        A la première guerre d’Irak les gens en France étaient bien content que l’on tape sur les Arabes,”OUI,le gouvernement était contre,la population tout le contraire!” Pour une unique et simple raison ,les gens avaient de plus en plus peur en allant dans les grandes surfaces etc,ils marchaient la queue entre les jambes.Alors une guerre ,comme cela donnait une forme de revanche ,vengeance . Mais Tous ces idiots (la grande majorité) ne savaient pas faire de différence entre ces populations”tous des arabes”. Alors c’est peux-être du à la couleur,la langue arabe??
        Et oui ,il faut faire parti de la population pour conter la réalité.Les vues personnelles ne sont
        pas généralisable!
        Bilan aujourd’hui combien de peuples sont en souffrance de guerre?? Attentat,certes mais les coupables ou sont-ils et demain qui en prendras encore dans la G..? Il faut que tout le monde et d’urgence mettent enfin les pieds sur terre sinon nous entrerons dans un cercle vicieux sans fin.Personnes ni gagnera,voila l’avenir qui se profile.
        salutations


      • Vigie Le 22 novembre 2015 à 04h23
        Afficher/Masquer

        Il n’y a pas de trahison ni complicité des médias. Qu’un employé bosse bien, conformément aux objectifs et instructions données, rien de plus normal.

        Il y a une qualité et efficacité des médias. Et c’est le patron qui donne le la.


  4. TuYolPol Le 18 novembre 2015 à 07h56
    Afficher/Masquer

    Les papiers de Nafeez Ahmed sont puissants. Toutes les qualités de ce qu’on attend de l’information.
    Une des conclusions que je tire de la série de ses papiers que je suis allé voir sur le site de Middle East Eye, c’est que le cynisme comme méthode de gouvernement est une connerie. Les “intelligents” qui se croient au-dessus du lot s’arrogent le droit de vie et de mort sur la planète comme s’ils étaient en train d’écrire un roman de SF. Dans le meilleur des cas, je les imagine faire des projections sur les avantages et les inconvénients d’une guerre dégueulasse et discuter des options à la sortie. Mais il y a un truc qu’ils oublient toujours : l’histoire fait TOUJOURS payer les crimes, elle est très, très patiente, ne serait-ce que sourdement mais douloureusement, dans l’âme.
    Les allemands paient dans leur âme les crimes faits en leur nom.
    Les américains paient dans leur âme ceux contre les indiens et les noirs.
    Les français paient aussi dans leur âme ceux contre les africains.
    Etc, etc. Les gagnants du jour doivent régler la note des biens mal acquis.
    L’histoire n’oublie pas.
    Et donc, si le cynisme est une maladie et je crois que c’en est une, les américains sont bien atteints.


    • Lt Anderson Le 18 novembre 2015 à 11h00
      Afficher/Masquer

      Les dirigeants US, quels qu’ils soient (politiques, économiques, financiers,…), vivent dans leurs propres mythes et fantasmes, et pires encore essaient de forcer la “réalité” (le cours historique) a se plier à ces derniers.
      Qu’y a-t-il de plus fou que cela?

      Et cela vaut aussi pour leurs épigones.


    • Manant Le 18 novembre 2015 à 16h27
      Afficher/Masquer

      Bien vu. Cela s’appelle némésis en grec, qui peut se traduire par vengeance, ou retour de bâton, occulte.


  5. ulule Le 18 novembre 2015 à 08h44
    Afficher/Masquer

    Les articles en complément suite à discussions autour de cet article par Nafeez Ahmed :

    > How the Pentagon is hiding the Dead – The secret campaign to undercount the ‘war on terror’ death toll in the Middle East, Central Asia, and Latin America
    Nafeez Ahmed, Apr 21
    https://medium.com/insurge-intelligence/how-the-pentagon-is-hiding-the-dead-862a7b45ce57

    > Scientific responsibility in counting the war dead – a response to Washington Post and HRDAG
    Nafeez Ahmed, 14 May 2015
    http://www.nafeezahmed.com/2015/05/scientific-responsibility-in-counting.html

    > George Monbiot and the Iraq War bullshit brigade. Why the ‘liberal’ defence of the Iraq Body Count falls flat on its face
    by Nafeez Ahmed on Jun 4
    https://medium.com/insurge-intelligence/george-monbiot-and-the-iraq-war-bullshit-brigade-6287c7bd5f1c

    > Iraq Body Count: undercounting death with pro-war cash. The Pentagon used IBC data for pro-occupation propaganda
    Nafeez Ahmed, Jun 10
    https://medium.com/insurge-intelligence/iraq-body-count-undercounting-death-with-pro-war-cash-b8ec232551a8


  6. St3ph4n3 L. Le 18 novembre 2015 à 09h07
    Afficher/Masquer

    Une vision moins restreinte montrerait que bien peu avisé serait celui qui prétendrait à la première place parmi les victimes ou bien celui à qui on arrogerait le monopole du bourreau. En effet, quid des Sikhs, ou bien des Tamouls ? Et quid des Khmers rouges, de la secte Aum Shinrikyō ? (pour ne citer que ceux-là)
    L’Union Indienne et son sécularisme a bien su apaiser les tensions mais au prix d’un communautarisme dont on verra les effets si la promesse de prospérité économique de ce pays vient à flancher.
    Alors… Fraternité ? L’Homme n’apprend pas de l’Histoire et même les millions de morts des deux grosses guerres mondiales n’ont pas fait disparaître la volonté d’en découdre à la moindre occasion.
    Je pense que le problème est moins la religion en soi que l’idée que, puisqu’il n’y a qu’un dieu unique, il n’y a qu’une façon de le vénérer. Que ce dieu soit une entité divine ou que ce soit une monnaie unique.
    En définitive, il me semble qu’on tirerait un net bénéfice à regarder du côté des pratiques syncrétiques.


    • INTERIMLOVER Le 18 novembre 2015 à 11h10
      Afficher/Masquer

      “Je pense que le problème est moins la religion en soi que l’idée que, puisqu’il n’y a qu’un dieu unique, il n’y a qu’une façon de le vénérer”.

      Je suis loin d’être un expert en théologies ;o), mais j’ai du mal à vous suivre dans cette voie. L’Islam par exemple me paraît regorger de courants et “sectes” d'(in)tolérances fort diverses, et être au fond bien moins centralisé voire quelques-fois moins directif que ne l’est le catholicisme…mais je peux me tromper bien sûr, ou vous avoir mal lu.

      Car sans doute entendiez-vous plutôt, je reformule pour vous comprendre, que tout monothéisme induit un certain degré de dogmatisme? Et cependant, chez bon nombre d’animistes par exemple, les pratiques ne sont-elles parfois pas moins codifiées, m’a-t-il semblé.

      Quoi qu’il en soit et pour moi, le problème tient surtout à l’instrumentalisation faite des religions (ou de tout autre socle de valeurs, le sport par exemple). Du wahhabisme par exemple, j’ai cru comprendre que sa genèse tenait surtout d’un calcul politique, loin d’ailleurs d’être par tous partagés (non sans raison je crois, un ami me faisait remarquer dernièrement que les Saouds, source historique du wahhabisme, n’étaient guère plus qu’un Daesh qui avait réussi)…et idem vraisemblablement du christianisme officiel, tel que défini à Nicée.

      Non, vraiment : les religions en soi et pour soi ne me font pas peur, pas même les monothéistes (redoutables caisses de résonnance toutefois, je vous l’accorde)… Et ce que je vous dis n’est pas parole d’évangile, mais d’animiste-soft ;o)

      Le pur matérialisme vers lequel nous engagent désormais les forces dominantes en Occident me paraît dans l’absolu plus déshumanisant, et donc plus nocif, que tous les monothéismes réunis. En vous proposant cela, me vient à l’esprit une image du “Secret de la planète des singes”, et d’hommes réduits à leur état le plus primitif, adorant une ogive nucléaire… Mais sans doute ce détournement du sacré n’est-il lui-même rien plus qu’une résurgence, voyez l’adoration du veau d’or.

      Bref… : le mal profond, fondamental dans le désordre du monde, est pour moi et avant toute chose d’ordre politique, quête maladive de pouvoir et d’avoir ; un agencement du monde est nécessaire sans doute, mais il y a quelque chose de pathologique à vouloir dominer son prochain…et le solde n’est qu’instruments à cette fin, je crois.


  7. philbrasov Le 18 novembre 2015 à 09h11
    Afficher/Masquer

    un peu hors sujet, mais video extremement interessante sur les fameux “rebelles moderes”

    c’est EDIFIANT…

    https://www.youtube.com/watch?v=puP7nKTNwrg

    ILS SONT DES ALLIES DE DAESH….et le confirment devant les cameras.


  8. Lisbeth Levy Le 18 novembre 2015 à 09h38
    Afficher/Masquer

    De nombreux africains dans ma timeline facebook sont révulsés par l’indignation sélective de la France et des français quand il s’agit de morts africains, car les boko-haram “les frères” dans la morts au Nigéria, ont fait il y a peu 2000 morts !http://www.mondialisation.ca/boko-haram-une-operation-secrete-de-la-cia-pour-diviser-et-regner-en-afrique/5434617

    http://www.michelcollon.info/Boko-Haram-le-bras-arme-de-l.html et si les africains sont sommés de pleurer nos morts, c’est rare que ce soit dans le sens inverse :

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/16/rdc-des-condoleances-a-la-france-qui-passent-mal_4811208_3212.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

    “”« C’est une solidarité mal placée. Lorsqu’on tue des Congolais, vous ne dites rien, quand il s’agit des Français vous vous précipitez », blâme un internaute sur les réseaux sociaux. Exprimer sa solidarité, « c’est inviter les terroristes chez nous » et « nous serons tués comme des bêtes » en représailles, craint un autre. D’aucuns n’éprouvent aucune peine, voire saluent les attentats, justifiant leur position par leur dégoût de la montée de l’extrême droite en France et par le fait que Paris n’envoie pas ses condoléances à la RDC après des violences meurtrières””

    Le pire est que ces “escadrons de la morts” “pseudo-musulmans” sont bien financés par les Usa, Ue pour dépecer un pays trop grand afin d’en contrôler les ressources, ce que tout africain sait bien car il y a peu ils ont découvert des armes françaises dans un avion marqué au sceau de l’ONU !!.
    Et on ne nomme pas sur “l’immonde” Monde contrôlé en partie par Open Society, la Fondation Bill Gates, “un” des responsable sur place de ces massacres bien que l’atteinte aux droits de l’homme soient nombreuses, on attends encore des centaines de milliers de morts pour enfin le dénoncer ?
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/17/le-senat-rwandais-permet-a-kagame-de-briguer-un-troisieme-mandat_4812004_3212.html

    Il ne s’agit pas de faire un concours, mais nos 124 morts n’ont rien à voir avec les millions de morts par armes là-bas quand il s’agit de contrôler les ressources immenses de ces pays africains qui permettent à nos pays de s’enrichir a peu de frais et bâtir des fortunes.

    La Belgique, Canada, Israel, Usa, Finlande, Afrique du sud, Allemagne, etc.. tous ces pays dits démocratiques pratiquent là-bas une inhumanité incroyable. mais l’élite des pays voisins en profite aussi Ouganda, Zimbawé, sans que cela profite aux populations toujours sans électricité, ni moyen de transport ni hôpitaux alors qu’avec ces richesses il y a belle lurette que ces pays seraient a égalité avec les nôtres.

    “Carnages”, l’enquête de Pierre Péan détaille ce combat entre pays riches qui fait des victimes sur le terrain :http://toutsurlachine.blogspot.fr/2010/11/enquete-qui-profite-le-carnage-pierre.html.
    http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S%2F2002%2F1146%2Fadd.1

    “Le plus jamais ça” n’a aucune valeur et les lois protégeant les populations des génocides ne s’appliquent pas a certains continents ou si peu, l’ONU étant corrompu toujours par les mêmes, ne fait que fermer les yeux ou même simplement “accompagner” les agissements des multinationales en faisant des rapports qui s’empilent les uns sur les autres sans que rien ne bouge. .


    • ulule Le 18 novembre 2015 à 11h48
      Afficher/Masquer

      Article intéressant à propos des bases de l’américain sur le sol africain (Tomgram: Nick Turse, America’s Empire of African Bases)

      “Research by TomDispatch indicates that in recent years the U.S. military has, in fact, developed a remarkably extensive network of more than 60 outposts and access points in Africa. Some are currently being utilized, some are held in reserve, and some may be shuttered.
      These bases, camps, compounds, port facilities, fuel bunkers, and other sites can be found in at least 34 countries — more than 60% of the nations on the continent — many of them corrupt, repressive states with poor human rights records.
      The U.S. also operates “Offices of Security Cooperation and Defense Attaché Offices in approximately 38 [African] nations,” according to Falvo, and has struck close to 30 agreements to use international airports in Africa as refueling centers.

      http://www.tomdispatch.com/blog/176070/tomgram%3A_nick_turse%2C_america%27s_empire_of_african_bases/

      http://www.tomdispatch.com/images/managed/areasofaccess_large.jpg


  9. stef1304 Le 18 novembre 2015 à 10h20
    Afficher/Masquer

    Merci de ce recadrage.
    Obscénité de nos “démocraties” médiatiques.


    • INTERIMLOVER Le 18 novembre 2015 à 11h25
      Afficher/Masquer

      @Lisbeth,

      Vous avez et ils ont raison. Et je vous remercie d’évoquer ce pays cher à mon coeur.

      Mais si je puis me permettre, moi qui vis au Congo (et sans vouloir en faire un argumentaire d’autorité, rien qu’un témoignage) : il faut voir aussi combien les Congolais eux-mêmes (“peuple” au demeurant des plus charmant que je connaisse), par complexe post-colonial et intrusion effrénée et brutale du capitalisme sans doute, se font par exemple fort de posséder 2-3-4-… téléphones portables, sans considération aucune pour leurs “frères” de l’Est…

      Seules campagnes que j’aie vues, et qui contribuèrent à condamner les infectes et interminables atrocités du Kivu : diaspora états-unienne…opinions européennes…campagne nationale, très officielle, orientée moins contre ces atrocités que contre le dépeçage du pays (“balkanisation du Congo”)…

      L’une ou l’autre associations locales et émérites, certes…mais qui dans la “Cité” n’intéressent pas grand-monde, et je suis gentil…

      La misère culturelle est là certes, l’accès à l’information. Le stress social aussi ; je comprends parfaitement qu’il puisse y avoir, dans ces conditions et pour chacun, un ordre des préoccupations… sinon que quand l’ordre perverti des préoccupations est devenu de “posséder” comme l’homme blanc (davantage que lui, à dire vrai), ou de “bouffer l’argent” comme le frère qui a réussi…

      Constat amer : ces sociétés déboussolées, aliénées, sont globalement devenues plus matérialistes que nous-mêmes.


      • INTERIMLOVER Le 18 novembre 2015 à 11h51
        Afficher/Masquer

        …et au risque de paraître nombriliste, mais pour appuyer un commentaire que j’ai laissé plus haut : la subversion politique, intérieure comme extérieure en amont, s’appuie aujourd’hui en RDC sur :
        – Les religions ;
        – Le football (passion sans commune mesure sur le solde du continent)…

        Les derniers troubles politiques produits l’ont été, non plus par des étudiants comme sous Mobutu, mais par des hordes bien plus sauvages et radicales de “supporters” de football, lui-même instrumentalisé par des pasteurs désormais (exemple le plus notoire : le “FC Renaissance”)…

        Et qui connaît la puissance des “Eglises du Réveil”, en RDC, n’a nul besoin que j’en dise plus : tout cela augure assurément d’un chaos sans nom…

        Axiome local, ma foi pertinent dans ces crises qui secouent l’Afrique, le Proche-Orient et l’Europe (puisque nous en sommes là désormais), et de longue date assimilé par les marionettistes de tous bords : “En situation de crises, morale et matérielle, l’espérance (ou sa perversion) est le meilleur business qui soit”…


  10. BA Le 18 novembre 2015 à 10h30
    Afficher/Masquer

    L’impérialisme de la France est inexcusable.

    Nous sommes d’accord.

    La France n’avait pas à aller faire la guerre chez ses voisins.

    Nous sommes d’accord.

    La France n’avait pas à aller faire la guerre sur tous les autres continents.

    Nous sommes d’accord.

    Mais AUJOURD’HUI, la culture de l’excuse, ça suffit.

    AUJOURD’HUI, la culture de l’excuse, qui cherche toujours à trouver des excuses à l’impérialisme musulman, ça suffit.

    Oui, certains musulmans sont impérialistes.

    Oui, certains musulmans veulent que l’Etat islamique progresse, certains musulmans veulent que l’Etat islamique s’étende, certains musulmans veulent que l’Etat islamique continue à conquérir de nouveaux territoires.

    Et j’ajoute : certains Français musulmans veulent que l’Etat islamique continue à conquérir de nouveaux territoires.

    Alors quand l’Etat islamique fait la guerre à la France, nous ne devons pas nous vautrer dans la culture de l’excuse.

    Nous devons d’abord et avant tout faire la guerre à l’Etat islamique, et non pas lui trouver des excuses.


    • bundy30 Le 18 novembre 2015 à 11h30
      Afficher/Masquer

      @ BA
      Ce n’est pas la culture de l’excuse, c’est juste une relation de cause a effet…ne nous étonnons donc pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets…

      En premier, notre diplomatie basée sur l’allégéance au fric des monarchies petro-terroristes, en second notre soumission politique complète aux US, qui doit on encore le rappeler, est le sponsor officiel et revendiqué du terrorisme islamique depuis la 1ere guerre d’Afganistan.

      Et cerise sur le gateau, ou plutot sur le tombeau, nos postures morales indécentes et droits de l’hommesque, norte laxisme coupable et nos effets d’annonces story télés (c’est le cas de la dire) dont le peuple en est doublement victime, d’abortd par son sang versé et par la restriction continuelle du champs de ses libertés.

      ce qui est, a y bien reflechir, une Inversion totale et magistrale des responsabilités puisqu’ on punit la victime pour masquer l’incompétence crasse de ceux qui son charger de la défendre.

      Du grand art quoi !

      Concernant ces attentats, le pourquoi maintenant et pourquoi la France ne seront jamais connus officellement,
      Il y a trop de billes et trop de bandes sur ce billard planétaire.

      Néanmoins, à titre personnel, je pense qu’on cherche a impliquer militairement l’Otan et plus précisement la France en Syrie pour faire contre poids a la Russie, n’oubluions pas que la France reste malggré tout un poids lourd militaire et relativement proche du théatre des opérations.

      Cette implication ne pouvant se justifier vis a vis d’une opinion public hostile a tout engagement militaire (rappelons nous de l’épisode Irakien) qu’après le gros traumatisme émotionnel. En gros la stratégie du choc chere à Chomsky et a Naomi klein.


    • Xavier Le 18 novembre 2015 à 11h39
      Afficher/Masquer

      Oui, non…

      Posez-vous cette question simple : QUI des “islamistes” ou de nous peut vivre sans l’autre ?
      Autrement-dit : qui va sur le terrain de l’autre depuis des siècles ?…
      Une fois la réponse trouvée, vous saurez dans quelle pistes les solutions sont à creuser.

      Oui, la culture de l’excuse est généralisée en France, mais NON, il n’y a pas “d’état islamiste” en expansion.

      Nous ne pouvons continuer de voir le monde comme NOTRE propriété et feindre la surprise quand notre style de vie génère mécaniquement des conflits : sociaux, sociétaux, et inter-sociétaux.

      Nous avons comme modèle le productivisme et comme modalité l’expansionnisme pour satisfaire une quête de dominance dont JAMAIS nous cherchons à connaitre les causes.

      Vous pouvez décortiquer le problème dans tous les sens (et les bras m’en tombent qu’on n’avance pas sur ce point…) :

      « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. »
      Henri Laborit


      • BA Le 18 novembre 2015 à 11h59
        Afficher/Masquer

        Justement, ça marche dans les deux sens.

        Qui va sur le terrain de l’autre depuis des siècles ?

        Réponse :

        LES DEUX IMPERIALISMES.

        L’impérialisme occidental va sur le terrain des musulmans depuis des siècles.

        Et aussi l’impérialisme musulman va sur le terrain des occidentaux depuis des siècles.

        Quelques exemples :

        – si l’impérialisme musulman a attaqué l’Espagne en 711, ce n’était pas à cause de la Guerre du Golfe de 1991 !

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Omeyyades#/media/File:Umayyad750ADloc.png

        – si l’impérialisme musulman a attaqué Poitiers en 732, ce n’était pas à cause de la Guerre du Golfe de 1991 !

        – si l’impérialisme musulman a attaqué et a envahi toute l’Europe du sud-est à partir du XIVème siècle, ce n’était pas à cause de la Guerre du Golfe de 1991 !

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Soliman_le_Magnifique#/media/File:OttomanEmpireIn1683-fr.svg

        Etc, etc.

        Mais ça, les flagellants français ne le disent pas.

        Les flagellants français font du deux poids, deux mesures.

        Les flagellants français trouvent toujours des excuses à l’impérialisme musulman.

        L’impérialisme musulman, ce n’est pas de la faute de l’impérialisme musulman.

        Ils n’y sont pour rien, ces pauvres petits chéris.

        C’est la faute de la France.

        C’est toujours de la faute de la France.

        C’est toujours de la faute des hommes politiques français.

        C’est toujours de la faute des médias français.

        Depuis 40 ans, cette culture de l’excuse fait le jeu des ennemis de la France.

        Depuis 40 ans, cete culture de l’excuse détruit la France.


        • Xavier Le 18 novembre 2015 à 12h11
          Afficher/Masquer

          Les proportions me semblent incomparables, les situations aussi :
          Les musulmans français, on est allés les chercher pour faire les boulots que nous ne voulions plus faire…

          Et revenez à la question : lequel du monde occidental ou du monde africain musulman peut vivre sans l’autre ?

          Notre société industrialisée et financiarisée ne tient que par le confort, plus par l’adhésion à un projet, et ce confort n’est que matériel, et ce matériel nécessite les matières premières appartenant à d’autres à des prix de plus en plus élevés puisqu’on a exporté notre mode de vie (“civilisation”).

          Cette tension atteint son paroxysme quand on doit pousser le cynisme et le réalisme jusqu’à faire se massacrer entre eux des peuples en Iran ou Irak en les armant suffisamment pour que le chaos mettent en place les conditions d’une influence unipolaire sans de concurrence sur les prix pour les vendeurs.

          On a retardé (à quel prix pour eux et maintenant pour nous) le moment de la chute inévitable de ce qui était présenté pendant longtemps comme un système ouvert et libéral mais qui n’était en fait qu’une système où les matières n’étaient pas encore limitantes et où le lobbying était masqué par un discours politique.

          Nous vivons dans l’illusion depuis la renaissance : l’illusion que le “progrès” (qu’il faudrait qualifier de technologique) nous libère. Il ne libère de rien, il a juste changé les modalités de la mise ne place des dominances.

          Les rois n’étaient pas assez productivistes, on les a remplacés par des systèmes permettant l’accès à tous aux richesses (volées aux autres).

          La seule liberté s’il en est, c’est celle d’imaginer, de comprendre, de créer en dehors d’un système de hiérarchie ou de dominance.

          Encore faudrait-il pour cela que chacun comprenne les déterminisme de son système nerveux…


          • BA Le 18 novembre 2015 à 12h41
            Afficher/Masquer

            “lequel du monde occidental ou du monde africain musulman peut vivre sans l’autre ?”

            Réponse :

            Regardez la carte des migrations.

            Les migrants vont dans quel sens ?

            Les migrants partent du monde occidental pour tenter de rejoindre le monde africain musulman ?

            Ou alors les migrants partent du monde africain musulman pour tenter de rejoindre le monde occidental ?


            • Xavier Le 18 novembre 2015 à 13h17
              Afficher/Masquer

              C’est certain qu’on a semé le chaos dans leurs pays et avant qu’on avait corrompu puis détruit leurs sociétés au nom de nos “valeurs”… avec en prime la propagande de la télé pour les mystifier sur notre “société idéale” (…)

              Qui a généré cette polarisation artificielle ?

              La décolonisation n’a jamais été, là-bas, que politique, les multinationales gouvernent par la corruption (ici aussi d’ailleurs…).

              Quelles seraient donc les valeurs occidentales s’ils elles ne peuvent donc se reposer que sur ces massacres, cette corruption, ces ressources ?

              Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. (Lavoisier)

              Le temps hebdomadaire obtenu ici pour parler,philosopher, faire de “l’art”, etc. vient directement de la mécanisation, de l’industrialisation, toutes 2 indissociables des approvisionnements en matières premières et en énergie.

              Notre “civilisation” est indissociable de leur maintien sous le boisseau.


            • BA Le 18 novembre 2015 à 13h35
              Afficher/Masquer

              Toujours cette culture de l’excuse.

              Si il y a la guerre là-bas, ce n’est pas de leur faute.

              Si des musulmans sont impérialistes, ce n’est pas de leur faute.

              Si il y a le chaos dans des pays musulmans, ce n’est pas de leur faute.

              Si il y a la guerre civile dans un pays musulman, ce n’est pas de leur faute.

              Si un pays musulman fait la guerre à un autre pays musulman, ce n’est pas de leur faute.

              C’est la faute de la France. C’est la faute du Royaume-Uni. C’est la faute des Etats-Unis.


            • Xavier Le 18 novembre 2015 à 13h46
              Afficher/Masquer

              Vous confondez “faute” et “erreur”.

              Une faute a une connotation morale, une erreur se réfère à une cohérence sans référence morale.

              Je parle d’erreurs stratégiques : notre stratégie ne peut mener systémiquement parlant qu’au chaos.

              AUCUNE morale, bien, mal, jugement de valeur, en jeu.


            • BA Le 18 novembre 2015 à 13h52
              Afficher/Masquer

              L’impérialisme musulman avait attaqué et avait envahi toute l’Europe du sud-est.

              Les musulmans sont arrivés jusque dans l’Autriche actuelle. Le 27 septembre 1529, les musulmans commencent à assiéger la ville de Vienne.

              C’est à cause des erreurs de l’Autriche.


            • BA Le 18 novembre 2015 à 13h57
              Afficher/Masquer

              C’est toujours à cause des erreurs des pays occidentaux.

              Quand il y a la guerre avec des musulmans impliqués, c’est toujours à cause des erreurs des pays occidentaux.

              Ce “deux poids, deux mesures” est présent en France depuis 40 ans.

              Cette culture de l’excuse est une spécialité de tous les flagellants français : les flagellants de gauche, les flagellants écologistes, les flagellants centristes, les flagellants de droite.

              Cette culture de l’excuse présente chez beaucoup de flagellants français est une véritable aubaine pour les ennemis de la France.


            • Gibbs Le 19 novembre 2015 à 10h19
              Afficher/Masquer

              @ BA
              Alors expliquer moi pourquoi les pays “musulmans” ou il n’ y a pas de richesses naturelles vivent paisiblement ?


          • INTERIMLOVER Le 18 novembre 2015 à 13h29
            Afficher/Masquer

            Très intéressant, et merci d’avoir cité Laborit… Mais que la neurologie soit l’exclusif (ni lui ni vous ne le dites, il est vrai) remède à la quête compulsive de domination de l’autre : je ne serais si catégorique ; dompter ses instincts de domination me paraît même affaire de bon sens.

            Ceux qui ont connu le temps de l’intrusion de l’Eglise dans la sphère privée ou politique, certaine chape de plomb aussi et que je ne puis qu’imaginer, ne seront sans doute pas de mon avis, mais…

            …pour ma part, produit fondamental d’un catholicisme alors complexé, ringardisé et plus du tout omnipotent, et en laissant de côté ses parts d’hypocrisie et d’errements, je confesse être reconnaissant à ce socle de valeurs de m’avoir inculqué que l’argent n’était pas une priorité, pas plus que les moyens pour y parvenir (la domination)…quitte à faire de moi, ou de nombre de mes semblables, une victime en puissance au temps de l’argent-roi (…mais puisqu’il me paraît être une aliénation…).

            On peut dire tout ce qu’on veut du catholicisme, ou d’autres courants probablement, de plus exclusivement politiques même…mais on ne peut lui dénier, je crois, d’avoir participé d’un ordre social où les besoins mutuels de domination étaient pour bonne part tempérés ; en termes de valeurs il proposait des alternatives, et louables il me semble (amour, charité, pardon…)…

            Mais que propose “l’illusion du progrès” (je vous cite et vous rejoins), son technocratisme, ça… Les plus bouffe-curés de mes amis, progressistes sincères (et naïfs), disent désormais ne plus reconnaître leur créature, la machine s’est emballée… Point faute que le ver fût dans le fruit pourtant, ou que le nihilisme de son avers libéral-libertaire n’ait plus rien d’un scoop…

            Ironie de l’Histoire : parmi les plus farouches et puissants adversaires du communisme, part considérable fut au XXème siècle constituée de chrétiens exaltés, braqués contre le “matérialisme” d’outre-Rideau de Fer… Ceux-là doivent, j’imagine, se retourner dans leur tombe désormais ; des cocus de l’Histoire…

            NB : pas l’ombre d’un prosélytisme, j’ai dit plus haut me sentir animiste.


          • Furax Le 18 novembre 2015 à 17h21
            Afficher/Masquer

            Xavier, les français ou étrangers musulmans originaires de pays musulmans, on n’est allé en chercher qu’une partie. Officiellement, cela même fait 41 ans qu’on a cessé d’aller en chercher.

            En 1974, on a mis fin en théorie à l’immigration du travail. Mais il est vrai qu’on a créé un système de regroupement familial à guichet ouvert et qu’on a accessoirement créé une situation d’impossibilité de reconduire à la frontière de nombreux clandestins puisque s’ils ont des enfants naissant en France leurs enfants ont la nationalité française et ils deviennent ainsi inexpulsables.

            Ceci juste pour dire qu’il ne faut pas tout mettre sur le dos des patrons.

            Quant aux impérialismes rivaux de la sphère occidentale et de la sphère musulmane, si on veut s’amuser à mesurer qui en a fait le plus, je pense qu’il n’y a pas photo et que la sphère musulmane remporte la palme haut la main.

            Pour des raisons qui sont là aussi objectives :
            – l’Islam est dès l’origine et est resté un projet politico-religieux.
            – l’Islam est dès l’origine et par nature un impérialisme autant politique que religieux. Son fondateur est un chef politique. Ses successeurs aussi.

            L’Islam est tellement intrinsèquement impérialiste qu’il a dès l’origine bouleversé la carte géopolitique du monde en créant une nouvelle aire civilisationnelle qui n’existait pas. Alors que l’occident n’est peu ou prou que la continuation divisée politiquement d’une partie de l’ancienne romanité.

            Et si on s’amuse à un décompte vain, l’Islam c’est un peu plus de 1000 ans d’expansion aux dépens de ses voisins proches puis lointains : dès l’hégire, cela commence. Et le reflux ne commencera qu’à partir de la fin du 17ème siècle, quand la modernisation de l’Europe occidentale commence à lui donner les moyens de dépasser puis larguer progressivement l’empire ottoman puis d’en conquérir les dépouilles.

            Quant à l’impérialisme occidental aux dépens de l’aire musulmane, hormis l’épiphénomène des croisades pendant lesquelles l’occident s’est fragilement accroché aux côtes levantines, il ne commence véritablement qu’au milieu du 18ème siècle quand la Grande-Bretagne prend de fait le contrôle de l’empire moghol en Inde.

            Bref, 10 siècles d’un côté et 2 siècles de l’autre. Il n’y a pas, mais vraiment pas photo, si on doit tenir des comptes d’apothicaire.

            Tout cela n’est donc une justification ni pour l’un ni pour l’autre. Mais si on devait déterminer lequel des 2 plaignants voit le plus midi à sa porte, il n’y a encore une fois pas photo.


            • Xavier Le 18 novembre 2015 à 18h13
              Afficher/Masquer

              Le mot impérialisme pour moi est trop connoté.

              Je préfère le terme d’expansionnisme.
              Le système économique financiarisé est une accélération du système industriel productiviste : c’est une pyramide de Ponzi qui ne peut tenir que si on entre toujours plus de nouveaux “joueurs”, d’où l’idée américaine d’une Europe construite sur leur modèle, donc une expansion de leur système.

              Si vous trouvez des raisons historiques de l’expansion de l’islam, je démontre des raisons systémiques de l’obligation de l’expansion du système économique occidental.

              La croissance en est un des aspects : si on veut de la croissance, elle doit à un moement ou à un autre correspondre à une réalité thermodynamique, sans quoi on est dans les cracks boursiers, générateurs d’injustice.

              ENSUITE cette croissance passant par du confort et de la production, on a l’autre problème qui est la finitude des ressources dans un monde dans lequel tous les “nouveaux joueurs” entrent en compétition.

              L’ensemble de ces 2 phénomènes est ingérable, et on arrive au moment de l’histoire où la compétition engendre les conflits : sociaux ou inter-sociétaux.

              L’islam n’a aucune importance là-dedans, vous enlevez les pays dont on parle et vous retrouverez des conflits avec la Russie ou la Chine, etc.

              Si l’islamisme est bien réel, c’est juste le premier fusible qui saute : des gens désespérés qui ont trouvé cette modalité avant que nous, super-armés nous fassions une guerre thermonucléaire (?)

              Macroscopiquement, finalement cela devrait nous faire réfléchir à cette analyse systémique pour éviter cette dernière étape d’une guerre entre blocs ou sa version “soft” celle d’un monde unipolaire de type “Le meilleur des mondes”.


            • Furax Le 18 novembre 2015 à 18h29
              Afficher/Masquer

              Pas d’accord avec vous Xavier. Ce n’est pas le capitalisme qui exige un système de Ponzi.

              Le bouleversement de l’économie, récent, tient à la poursuite de gains de productivité d’une part, et à la satisfaction des besoins vitaux d’autre part qui nous ont fait franchir le seuil au delà duquel :
              – les capacités de production excèdent les besoins,
              – on a structurellement un excès de main d’œuvre.


            • Xavier Le 18 novembre 2015 à 18h34
              Afficher/Masquer

              Lisez La nouvelle grille d’Henri Laborit, vous comprendrez pourquoi nous produisons, pas au sens philosophique, au sens physiologique, comportemental.

              http://nouvellegrille.info/ressources.html


        • Ozi Le 20 novembre 2015 à 10h31
          Afficher/Masquer

          Dezinguer les petro monarchies ca veut dire dezinguer l Arabie saoudite
          C est contradictoire avec la volonté de ne plus mener de guerre d une part et d autre part de laisser tranquille les musulmans.
          Quoi de plus choquant pour un musulman d attaquer le pays au sein duquel l islam et né et qui comporte la Mecque


        • Bobleymar Le 21 novembre 2015 à 17h34
          Afficher/Masquer

          En quoi dézinguer les pétromonarchie serait plus honorable que de dézinguer l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye ? Et puis ce n’était pas 7 combattants mais 7 terroristes. Ce n’était pas non plus un acte de guerre mais une attaque terroriste.


    • ulule Le 18 novembre 2015 à 11h59
      Afficher/Masquer

      @BA

      Ce n’est pas ainsi que l’on détruira l’Etat islamique
      Nafeez Ahmed, 5 février 2015
      (…)
      La rage incontrôlable et les dénonciations rituelles n’auront pas raison de l’Etat islamique. Pour le vaincre, nous devons reconnaître que le monstre de Frankenstein n’est simplement à inculper ni à « l’Occident » ni aux « musulmans ». C’est une co-création des mondes occidentaux et musulmans, notamment des organismes de « sécurité » occidentaux et musulmans qui, à la recherche de prouesses géopolitiques, d’autoglorification et de profits communs, ont perdu tout repère moral.

      Les citoyens de toute confession et les athées doivent s’unir pour rejeter la violence perpétrée en notre nom de toutes parts. Nous devons faire pression sur nos gouvernements afin qu’ils reconfigurent nos alliances avec les régimes brutaux qui soutiennent le terrorisme, mettent fin à notre dépendance abjecte et servile aux combustibles fossiles du Moyen-Orient, et coupent les liens et les investissements financiers à durée illimitée. Nos gouvernements doivent exercer des pressions diplomatiques, économiques et d’autres types afin de fermer les réseaux financiers qui soutiennent l’Etat islamique, incubés en secret par des pays comme la Turquie. Nous devons travailler avec la Russie pour parvenir à un accord visant à mettre un terme décisif à tout appui militaire et financier apporté aux acteurs régionaux de tous bords en vue de les forcer à cesser les hostilités et s’asseoir à la table des négociations.
      Nous devons exercer une surveillance plus vigoureuse de nos services de renseignement et les obliger à rendre des comptes car le soutien clandestin qu’ils apportent aux miliciens à l’étranger a compromis la sécurité nationale et permis aux extrémistes de se déchaîner chez nous.

      En tant que citoyens, nous devons nous mobiliser, non seulement pour dénoncer les atrocités commises par les gouvernements occidentaux, les dictatures qu’ils soutiennent et les terroristes islamistes causant des ravages dans diverses parties du monde, mais aussi pour œuvrer ensemble afin de générer de nouveaux discours de paix, de diversité et de coexistence inspirés par des valeurs religieuses et non-religieuses à la fois.

      En fin de compte, nous devons réévaluer le rôle de l’Occident dans la région et, ce faisant, accepter que la seule manière de mettre fin à la capacité de l’Etat islamique de recruter des extrémistes est de redonner espoir : ce même espoir que nous avons anéanti avec d’insondables niveaux de violence que nous continuons de nier à ce jour. Redonner espoir signifie que les gouvernements occidentaux doivent abandonner leur géopolitique contreproductive, présenter des excuses sincères pour leur destruction injustifiée de l’Irak, et remplacer l’interminable approvisionnement en instruments de torture et de mort par une assistance significative pour rebâtir la vie, sous la forme de secours humanitaire et d’aide à la reconstruction et au développement économique.

      Malheureusement, sans pression publique massive, il est peu probable que les gouvernements occidentaux agissent dans ce sens, tout comme les dictatures musulmanes que nos gouvernements courtisent et soutiennent se déroberont à toute réforme qui minerait les structures autoritaires du pouvoir.

      Si nous voulons détruire l’Etat islamique, nous devons transformer le système qui l’a fait naître.

      Citoyennes et citoyens de la planète Terre : mettons-nous à l’ouvrage.

      http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/comment-d-truire-l-etat-islamique-1441170835


      • Astatruc Le 18 novembre 2015 à 15h46
        Afficher/Masquer

        https://www.facebook.com/inthenowrt/videos/545378905612483/

        “Je suis musulman et on dit de moi que je suis un terroriste.”

        Bon, c’est insultant que ça soit sous-titré en anglais mais le geste est beau.


      • Jagajaga Le 18 novembre 2015 à 17h10
        Afficher/Masquer

        Bien bien bien. Faisons comme ça.

        Ensuite, dites nous ce qu’il faudra faire une fois :

        – que l’accès à l’aide humanitaire sera devenu un objectif militaire pour 14 groupes armés concurrents, entraînant le retrait des ONG et/ou un nouveau déploiement militaire étranger,
        – que 95% de l’aide financière à la reconstruction aura été détournée par les élites locales pour alimenter leur clientèle et les groupes armés mentionnés plus haut (avec probables commissions à nos corrompus à nous, je pense à Charles P. qui nous a quitté il y a peu)
        – que les milliards investis auront débouché sur la construction d’un dispensaire merdique en tôle ondulée et d’un aéroport intercontinental situé à 250 km de toute ville (construit par Bouygues probablement).


    • wilmotte karim Le 18 novembre 2015 à 12h09
      Afficher/Masquer

      Vu votre reaction apres 120 morts, j’ose a peine imaginer apres 4… millions.


  11. ulule Le 18 novembre 2015 à 10h53
    Afficher/Masquer

    Mantra intéressant de Tom Engelhardt : “Fourteen Years Later, Improbable World”
    http://www.tomdispatch.com/post/176041/tomgram%3A_engelhardt%2C_exceptional_pain_dispensed_by_the_indispensable_nation/


  12. Alain Le 18 novembre 2015 à 10h56
    Afficher/Masquer

    Et toute la solidarité mondiale avec la France (par exemple illumination de monuments aux couleurs françaises et autres, ..) renvoie dramatiquement au fait que les victimes non occidentales ont juste droit à la rubrique des chiens écrasés. Rien que récemment, pas un mot, pas une larme, pas une bougie pour:
    – 97 morts turcs et kurdes à Ankara
    – 224 morts russes dans le Sinaï
    – 46 morts libanais à Beyrouth
    Mais quand un occidental est décapité, c’est un crime contre l’humanité justifiant toutes les violences au mépris du droit international
    Ce deux poids, deux mesures produit autant de vocation djihadistes que les bombes au Moyen Orient et les attaques de drones dans le reste du monde musulman.


  13. Astatruc Le 18 novembre 2015 à 11h05
    Afficher/Masquer

    “Nous devons d’abord et avant tout faire la guerre à l’Etat islamique, et non pas lui trouver des excuses.”
    nous devons surtout cesser de fricoter avec avec les financeurs.
    Nous devons surtout virer en premier lieu Fabius(qu’est-ce que ce mec fait encore là après l’affaire du sang contaminé?il autrait dù être exclu définitivement de la politique)


    • lvzor Le 18 novembre 2015 à 11h22
      Afficher/Masquer

      “il aurait dù être exclu définitivement de la politique”

      En politique, dans ce pays, l’ignominie n’est quasiment jamais punie et même le plus souvent récompensée. Je vous laisse deviner les quelques dizaines d’exemples qui me viennent à l’esprit, sans même chercher…


  14. Merle Le 18 novembre 2015 à 12h43
    Afficher/Masquer

    Pouvons nous dire ici que si nous n’étions pas intervenus au moyen orient, ils se seraient étripés tout pareil ?


  15. cédric Le 18 novembre 2015 à 12h46
    Afficher/Masquer

    même une chienne “flic” vaut plus qu’un mort africain, arabe, asiatique ou russe…. Diesel elle s’appelait


  16. Merle Le 18 novembre 2015 à 12h49
    Afficher/Masquer

    Nous ne sommes plus en 2003. On ne peut pas dire dans le même temps que nous ne faisons rien contre Daesh et que nos raids aériens sont quasi inexistants, et que nous bombardons les civils.

    Daesh n’a pas contre-attaqué parce que nous avions tué des civils. Ils ont contre-attaqué car nous avions détruit l’une de leur station pétrolière.

    Est ce que l’Espagne était engagé en quoi que ce soit contre les pays du moyen-orient, ce qui aurait justifié les attentats de Madrid ?


  17. Michel Martin Le 18 novembre 2015 à 13h22
    Afficher/Masquer

    Sur une échelle de temps plus longue, la mortalité due à des conflits est en relative décroissance:
    http://250words.com/2014/10/7-graphs-to-renew-your-faith-in-humanity/


    • TuYolPol Le 18 novembre 2015 à 17h25
      Afficher/Masquer

      Voilà une série de charts qui prétendent que tout va de mieux en mieux.
      Alors comment diable se fait-il qu’on ait autant de mal à le croire ?
      Moi, j’aurais tendance à soupçonner que c’est de la propagande néolibérale.
      Je dois être endoctriné, sûrement pas par la télé que je ne regarde pas, ni par les journaux que je ne lis pas : ils m’exaspèrent. Je voyage pour mon boulot en particulier en Afrique. Autres réalités. Moins de morts ? Plus d’éducation ? Plus de santé ? Si l’on considère que pour avoir les véritables statistiques il faut aller tirer les vers du nez et faire un boulot titanesque de recoupement, que les institutions mondiales actuelles sont idéologisées, et que les médias sont les marchands de soupe des pouvoirs, je vais être difficile à convaincre.


      • groucho Le 18 novembre 2015 à 17h56
        Afficher/Masquer

        Vous connaissez certainement ceci : http://www.cairn.info/revue-ecologie-et-politique-2007-1-page-83.htm
        Conclusion du texte, je cite :

        Si les conflits de la région des Grands Lacs ont souvent été lus au travers du prisme « ethnique » et interprétés avant tout comme des conflits locaux, voire régionaux, la prise en compte des acteurs de la filière industrielle du tantale a montré que, dans une logique de marché, les entreprises peuvent s’alimenter en ressources sans prendre aucunement en considération les impacts pourtant dramatiques qu’impliquent leurs approvisionnements.

        On ne saurait mieux dire ! Et ça vaut pour le pétrole, bien entendu…


        • TuYolPol Le 18 novembre 2015 à 22h11
          Afficher/Masquer

          Si j’étais un gosse de cadre de ces sociétés, je préfèrerais faire croire que mon père est clodo. Mais les cyniques ne raisonnent pas comme ça.
          Je crois que l’utopie débile des fanatiques du marché a bogué pour de bon. Jamais les êtres humains normaux ne pourront faire face à la violence des flux dans une économie mondialisée. C’est un monde fait par et pour les prédateurs. 3 millions de personnes ? Entre l’esquive, le déni, l’embrouille, la diversion, la disparition, la corruption, la dilution, tellement de tactiques en attendant la cata suivante.
          Ne jamais laisser le pouvoir aux multinationales. Ah, c’est fait, merde.


  18. Amer Le 18 novembre 2015 à 13h58
    Afficher/Masquer

    Salut à tou(tes)s,

    Avant tout je remercie toutes et tous ceux qui consacrent du temps à la réinformation du citoyen que les médias officiels essaient par tous les moyens médiatiques d’empêcher de réfléchir.

    Pour tous ceux qui veulent bien comprendre où, quand et comment tout ce que nous vivons actuellement a démarré, donnez-vous la peine de regarder le documentaire de Michael Moore (écrivain et un réalisateur américain de documentaires engagés) ô combien instructif sur les événements survenus depuis l’invasion illégale de l’Irak en 2003 par les Etats-Unis dirigés par Georges W. Bush et son administration de néoconservateurs toujours en action dans la politique extérieure américaine que nous suivons comme des zombies depuis notre petit-bush caniche Sarkozy et son successeur et pas de moindre suiveur Hollande !!!

    Comment l’Empire a verrouillée la société américaine et essaye de l’embrigader dans ses interminables guerres sous le prétexte d’une terreur instituée par ses propres soins et tente de faire de même avec le monde entier……..

    Citation de Slobodan Despot, éditeur indépendant ayant publié le livre de Jürgen Elsässer « Comment le Djihad est arrivé en Europe » :

    “Dans le monde où nous sommes la mémoire du consommateur médiatique ne sera bientôt pas plus étendue que celle d’un poulet.
    Seule cette amnésie entretenue et institutionnalisée nous interdit de faire le rapport entre ce qui arrive aujourd’hui en France et ce qui est arrivé hier en Yougoslavie avant de se reproduire en Irak, en Libye où en Syrie”…

    « L’Occident fait face aujourd’hui comme le docteur Frankenstein à une créature qu’il a lui-même largement fabriqué en rafistolant le cadavre d’une idéologie rétrograde qui avait pratiquement disparu pour en faire une arme, un zombie qu’il espérait contrôler.

    Les premières esquisses de cette expérience remontent à l’Afghanistan sous l’ère soviétique ; la phase industrielle nous la voyant en Syrie aujourd’hui. Mais la phase de laboratoire et de test, la plus importante, a belle et bien eu lieu dans l’ex-Yougoslavie des années 1990. »

    Slobodan Despot, éditeur indépendant ayant publié le livre de Jürgen Elsässer « Comment le Djihad est arrivé en Europe »

    A voir absolument :

    https://www.youtube.com/watch?v=6ymFyjls9bk


  19. Popa Le 18 novembre 2015 à 14h03
    Afficher/Masquer

    C’est dommage que le rapport ne parle pas des conséquences de l’Embargo pré 2002 sur l’Irak.
    J’en viens à me demander si passer ce genre de pays sous semi-embargo* avec contrôle des changes ne serait pas une solution de moindre mal.
    On a bien fermé les banques Grecs parce qu’ils voulaient renégocier leurs créances publiques et fait un embargo à la Russie par ce qu’ils soutenaient des indépendantistes russophones… ils ont pas fait de crime contre l’humanité aux dernières nouvelles.
    Bon. ISIS a encore se banques ouvertes aux transactions , y compris à l’international et les frontières sont grandes ouvertes … WTF ?


  20. Frédérique Le 18 novembre 2015 à 14h17
    Afficher/Masquer

    Peut-être faudrait-il aussi pour faire prendre conscience de la réalité des choses aux gens de bonne volonté, arrêter de différencier les victimes d’après un critère religieux ou racial.

    Un titre comme,
    “Des victimes sans valeur : les quatre millions de civils tués en Asie centrale et au Proche-Orient dans les guerres occidentales depuis 1990
    ou encore:
    Des victimes sans valeur : quatre millions d’hommes, de femmes et d’enfants tués en Asie centrale et au Proche-Orient dans les guerres occidentales depuis 1990”,
    n’aurait il pas plus de chance d’ouvrir les yeux aux milliards de citoyens à travers le monde qui s’y reconnaîtraient, plutôt que de parler de Musulmans?


    • groucho Le 18 novembre 2015 à 14h56
      Afficher/Masquer

      Tout-à-fait !
      D’autant plus que ces victimes, la plupart en tous cas, n’ont eu comme seul tort que de naître à proximité d’une nappe de pétrole qu’il était hors de question de leur laisser…


  21. gonzolo Le 18 novembre 2015 à 14h22
    Afficher/Masquer

    Il n’y a pas de gentils ou de méchants dans cette histoire. Ou plutôt, il n’y a que des méchants et des victimes des deux côtés. Faire un décompte macabre des victimes, cela sert surtout à rappeler qu’il y en a des deux côtés. Et il est dans la nature humaine de pleurer d’abord les victimes de son “camp”.

    Mais des choses me dérangent dans l’article et dans les motivations des terroristes (voire chez beaucoup de monde non-musulman):

    1) Pourquoi parler de victimes “musulmanes” et non pas Irakiennes, Afghanes, etc? Que je sache, elles n’ont pas été tuées parce que “musulmanes” mais parce que leur pays était en guerre, quand ce n’était pas le fruit de guerres civiles. De même, les victimes du terrorisme en Europe, on ne les nomme pas des victimes “chrétiennes”. Ce serait ridicule. Déjà là, y’a donc un problème dans le cerveau de Nafeez Ahmed en parlant de victimes “musulmanes”, comme si c’était une guerre de religions (le même problème qui est dans tous les cerveaux des extrémistes).
    2) Comment diable se fait-il que des Français comme les jeunes terroristes de banlieue ou des Anglais comme Nafeez Ahmed se sentent plus proches de victimes Irakiennes ou Afghanes que de victimes occidentales? Là aussi c’est un problème dans leur cerveau parce qu’ils réfléchissent en terme de communauté religieuse et non de nationalité. Un musulman afghan est un “frère” alors qu’un compatriote chrétien ou athée est juste un mécréant? C’est là une manière de penser qui est aussi très problématique pour la nation dont ils sont censés partager les valeurs (et qu’apparemment ils ne partagent pas tout à fait). A noter que cette manière “raciste” de penser s’est propagée aussi chez les occidentaux et qu’ils en viennent à pleurer spontanément des Australiens mais s’en foutent du sort de beurs ou de noirs français.

    Bref, il y a là un glissement progressif vers une conception type “guerre des civilisations” (qui est le signe irréfutable d’une certain racisme et d’une pensée extrémiste). Alors qu’à la base, il n’y a rien de cela. Il y a juste du néo-colonialisme de certains pays occidentaux ou de l’impérialisme américain ou russe (en Tchétchénie).


    • TuYolPol Le 19 novembre 2015 à 09h04
      Afficher/Masquer

      Vous prenez son propos totalement à contresens. À ce point, c’est suspect.
      Le fait de relever le nombre des victimes passées sous silence est un acte de vérité et permet précisément d’échapper à la manipulation émotionnelle pour observer ses effets.
      C’est à vous de vous débarrasser de ce réflexe de faire des procès en religion là où il faut simplement regarder et comprendre.
      Merci.


      • gonzolo Le 19 novembre 2015 à 11h35
        Afficher/Masquer

        Je dis juste que ces victimes ne sont pas “musulmanes”. Elles sont Irakiennes, Afghanes, etc. Lorsqu’on bombarde un pays, on ne dit pas “on bombarde un pays chrétien ou musulman etc.”. Les USA s’en foutent de la religion du pays bombardé. Ils ne regardent que leurs intérêts stratégiques. Ils ont par exemple bombardé la Serbie et il n’y a pas eu d’attentats d’orthodoxes à New-York. Les musulmans comme Nafeez Ahmed pensent en mode communautariste, c’est ça le souci chez eux. C’est le même souci que chez les occidentaux pensant en mode communautariste (“nous les chrétiens” ou “nous les blancs occidentaux”). Cela s’appelle du racisme. Et ce n’est pas réservé aux blancs.


        • TuYolPol Le 22 novembre 2015 à 22h02
          Afficher/Masquer

          gonzolo, vous charriez. C’est comme si vous reprochiez aux femmes qui militent pour les droits des victimes de viol de penser qu’elles sont des femmes. Il se trouve que comme le viol est majoritairement subi par les femmes, l’amalgame est exclusivement subi par les musulmans. C’est un constat, il faut bien que quelqu’un le fasse. S’il n’y avait pas en face les djihadistes ou si le djihadisme n’était pas associé aux musulmans malgré eux dans leur immense majorité, qui le subissent et le rejettent, si l’appréciation des médias était juste, il serait peut-être inutile d’évoquer cette catégorie. Mais là, les musulmans “de base”, tranquilles, souhaitant vivre rien de plus, existent soudainement dans le langage médiatique et géopolitique bien malgré eux, et Nafeez Ahmed de dire :

          le mot “musulman” someillait, tranquille, depuis des siècles, parmi les autres mots. On l’a violé pour servir des desseins glauques qui se rapportent à tout-à-fait autre chose, sachez-le.


  22. cording Le 18 novembre 2015 à 15h10
    Afficher/Masquer

    Une analyse partielle et partiale dans un esprit tiers-mondiste anti-occidental. Cet analyste mélange tout pour une démonstration globalisante. La guerre de coalition en 1990-1991 contre l’Irak de Saddam Hussein a été soutenue par de nombreux pays musulmans qui n’acceptaient pas cette conquête “impérialiste” du Koweït Etat souverain membre des Nations-Unies par l’Irak de Saddam Hussein. Cette spécificité omise à des fins idéologiques obère la totalité de la démonstration.


    • Frédérique Le 18 novembre 2015 à 17h20
      Afficher/Masquer

      Une fois le koweït libéré, pourquoi avoir continué la guerre?


      • cording Le 18 novembre 2015 à 17h57
        Afficher/Masquer

        L’entêtement de Saddam Husein et des Américains vexés d’avoir été bernés.


      • sc Le 24 novembre 2015 à 02h00
        Afficher/Masquer

        Le pétrole peut être ?


  23. cording Le 18 novembre 2015 à 15h19
    Afficher/Masquer

    Tant qu’il y est, pourquoi l’auteur oublie la guerre Iran-Irak pendant 8 ans de 1980 à 1988 qui a fait autant de morts musulmans que nous avons eu de tués entre “occidentaux” de 1914 à 1918. Cette guerre nous l’avons soutenue et les Iraniens seraient encore bien fondés à nous le reprocher.
    Les guerres dont il parle ont aussi opposé des musulmans entre eux comme actuellement eu Yémen ! Preuve supplémentaire de son parti pris idéologique.


    • Jagajaga Le 18 novembre 2015 à 16h55
      Afficher/Masquer

      1,2 millions de morts pour l’estimation haute. C’est moins que les seules pertes militaires françaises de la 1ère guerre mondiale.


    • ulule Le 19 novembre 2015 à 03h06
      Afficher/Masquer

      “Preuve supplémentaire de son parti pris idéologique” ???

      Les chiffres explorés le sont depuis les années 1990


  24. languedoc30 Le 18 novembre 2015 à 15h42
    Afficher/Masquer

    Oui, bien sûr tout ça est vrai, les occidentaux sont coupables, mais qu’en est-il des chiites, des chrétiens, des yézidis pratiquement tous éradiqués et les femmes réduites à l’esclavage? Qu’ont-ils fait tous ces gens pour n’avoir que le choix de fuir un pays, qu’ils habitaient depuis des millénaires, s’ils veulent rester en vie? Rien, car ces cinglés de l’EI, sont des monstres qui tuent, qui torturent, qui prennent un plaisir fou à a faire souffrir tous ceux qui ne sont pas comme eux, la preuve, la diffusion de toutes ces vidéos immondes d’exécutions de soldats syriens et de civils qui est devenue leur principale arme de propagande


    • Furax Le 18 novembre 2015 à 17h22
      Afficher/Masquer

      Y a pas qu’eux. Les saoudiens n’agissent pas de foncièrement différemment de l’EI.


    • Amer Le 18 novembre 2015 à 17h55
      Afficher/Masquer

      Tout cela fait bien partie du plan de nettoyage ethnique des groupes minoritaires dans l’objectif du remodelage et de la balkanisation du Moyen Orient…lien :

      http://numidia-liberum.blogspot.fr/2012/06/moyen-orient-le-plan-americano.html


  25. Max Le 18 novembre 2015 à 19h27
    Afficher/Masquer

    Sur le comptage des morts en question, je ne peux pas le contester, ce n’est pas la dessus que porte ma réflexion.
    Les responsabilités de l’OTAN et de ses accessoires sont donc évidentes et les responsables devraient être traduits devant les tribunaux.
    Cela dit, les malheurs des sociétés islamiques n’a pas pour cause que l’Occident.
    Les mariages forcés des petites filles de huit ans en Iran, les lynchages des apostats aux Pakistan, l’élimination physiques des homosexuels en Irak, les ventes d’esclaves qui perdurent en Afrique et pas que par l’ISIS, les bombardement du Yémen par l’Arabie-Saoudite, les siècles d’esclavage que les Maures ont pratiqué contre les populations européennes, si on doit faire un catalogue des massacres au quotidiens des musulmans par d’autres musulmans, on sort un très gros livre.


  26. amer Le 18 novembre 2015 à 22h51
    Afficher/Masquer

    En bref, car la faute à pas de temps; je crois que le plan c’est de passer des frontières coloniales aux nouvelles frontières que l’Empire veut dessiner en remodelant le monde à nouveau. Et dans ce Grand Chambardement, les anciennes puissances coloniales ne peuvent que participer aux nouveaux “outils de dessin de frontières” détenu seulement pas les États-Unis et par Israël aussi mais en couverture; je dirais que c’est lui qui donne le bistouri pour le Grand dépeçage mondial.

    C’est tout le travail effectué en amont par les think tanks des neoconservateurs qui ont permis la mise au pas des grandes nations européennes comme la France, surtout la France, voix discordante au sein de l’orchestre cacophonique mondial imposé par l’empire qui s’est tue avec l’arrivée de Sarko 1er et suivi par Sarko Second, j’ai nommé…Flamby ouais !

    Avec les largesses des grasses altesses royales du golfe, autres vassaux (ou vassales je sais plus) hôtes de bases de l’empire, le plan Yinon pouvait enfin démarrer…et le coup d’envoi c’était bien l’invasion de l’Irak dont les prémices sont bien-sur les mensonges de Bush et son équipe faisant de Saddam Hussein l’un des responsables du 11 Septembre, détenteur des armes de destruction massive inexistantes…

    Mais, mais, mais, les calculs de l’Empire ont peut être minimisé le paramètre Russe, iranien, chinois ou autres pays émergeants…l’avenir seul nous dira ce qui se passera.

    Je vois invite vivement à regarder le très bon documentaire de Michael Moore sur YouTube en français Fahrenheit 9/11…on trouve nombre de réponses aux questions actuelles…ingénierie sociale de l’empire dans tous les domaines…de l’embrigadement â linvasion, pour finir dans l’embrasement…c’est apparemment ainsi que fonctionnent les empires…A voir.


  27. Claude Saint-Jarre Le 19 novembre 2015 à 04h47
    Afficher/Masquer

    Les pays occidentaux… ont tué; ce sont plutôt les gouvernements et surtout les multinationales qui font ça sans l’assentiment des peuples. Quj s’y oppose est éliminé, même s’il ou elle est occidentale. Éliminé ne signifie pas seulement tué, cela peut dire: marginalisé, mis au chômage, ridiculisé, silencé, menacé. Les amis, toute l’Humanité pourrait très bien vivre, écologiquement et pacifiquement. Je suggère de lire: Critical Path de Buckminster Fuller. Je suis désolé pour tous ces morts sans raisons. Un Tribunal 2 de Nuremberg…


  28. hervepasgrave Le 19 novembre 2015 à 14h14
    Afficher/Masquer

    bonjour,
    Une idée me viens en tête ,mais certainement qu’elle est déplacée,ou issu d’un niais?
    Je retrouve de part et d’autres la même chose .Tous donnent des avis diffèrent mais qui garde la même base au final.Au bout du compte le résultat sera inexorablement la même.
    Je ne suis pas un voyageur,j’avais l’opportunité d”aller en Inde qui est un des exemples que je pourrais compléter.Je n’ai pas voulut pour la simple raison que je suis un trou du cul,ouvrier de surcroit .Alors me prêter au jeu des piécettes répandu au valet de chambre ou pire aux enfants mendiant ,non tant pis. Pour les pays arabes j’ai une connaissance Marocaine qui voulait que j’aille chez lui.J’étais certain d’être accueillis comme un roi, “non,mais! je reste ce que je suis. cela me désole ,mais je reste fidèle à ma condition et ne ferais aucune concession de confort .Je le sais je suis très c..”
    Mais j’ai appris sans voyagé comment fonctionne ces pays là. Et oui je suis ici en France dans mon fauteuil.Je ne peux me targuer d’avoir été partout! mais je sais reconnaitre la vérité facilement. Les populations arabes qui sont en causes aujourd’hui vivent sous un joug médiévale, ils ne peuvent rien sans l’aval et les baque chiche distribuées aux notables et religieux. D’où le danger qui s ‘oppose à nous il est normale qu’ils se révolte ,mais ils suivront leurs maitres iniques et injustes sans bronché.Car nous sommes coupables par indifference! Mais ils nous mettent tous dans le même sac,point.
    La réalité ,que tout le monde ignore,ou pour certain ont peurs de connaitre ,c’est que si nous voulons remettre les choses dans l’ordre (la justice et l’égalité..) nous allons perdre notre maigre confort imposé par nos maitre invisible que cache notre soit disant démocratie.
    Nous sommes dans une merde profonde et il y a lieu d’être inquiété. La solution je ne l’ai pas malheureusement .La seule chose qui fait avancer ou reculer le monde c’est l’intérêt réel ou supposé de chaque individu??!! Nos croyons pas manque de sérieux et d’imagination qu’elle dépend des politiques et des financiers/chefs d’entreprises… Ils n’en ont rien à carrer(excusez moi,mais c’est bien Français. Croire que tenir que des discours et des écris propres font avancer le monde? prouvez moi le contraire!”


  29. Ozi Le 20 novembre 2015 à 10h27
    Afficher/Masquer

    apres la fabrique du consentement, la fabrique de l excuse et plus tard la fabrique de la collaboration


  30. Bobleymar Le 21 novembre 2015 à 15h38
    Afficher/Masquer

    « Pourquoi nous détestent-ils autant ?” Eh bien pour ça, 4 millions de morts environ – bien plus que pour 10 lignes dans un livre même saint… »
    Peut-être nous détestent-ils par pure vengeance, mais cela peut paraître un peu juste tout de même comme explication. Il y a surement un petit peu de vengeance dans leur haine c’est certain, mais faire croire que leurs actes ne seraient que des actes de représailles voire de réparation c’est considérer que les terroristes choisissent leurs cibles. Ils ne seraient donc plus des assassins mais des justiciers. J’ai l’impression qu’inconsciemment M. Berruyer par peur de l’offense à l’islam ou par dégoût sincère de l’occident considère les djihadistes comme ils aimeraient être considérés : comme les chevaliers défenseurs de l’islam.
    Il est certain que le colonialisme européen puis le néocolonialisme américain (et russe) et ses milliers de morts dus aux guerres aberrantes menées depuis plus de 30 ans dans le monde arabe ont fait s’amplifier la haine d’une part importante de la population arabe à l’encontre de l’Occident, haine qui peut nourrir ses mouvements. Mais en revanche, l’idéologie mortifère de l’Etat islamique, d’Al Qaïda et des autres groupes est bien plus profonde que ce simple désir de vengeance. Il est extrêmement simpliste de considérer que l’Occident aurait le monopole du Mal et que les peuples victimes de son impérialisme n’agiraient que par réaction spontanée et donc pardonnable.
    A contrario, les velléités dominatrices de l’Occident qui furent incarnées par différents systèmes politiques (le colonialisme, le fascisme ou encore aujourd’hui le capitalisme) montrent que l’humanité nourrie un désir de domination qui n’est surement pas propre à l’Occident et qui se retrouve donc aujourd’hui dans l’islamisme guerrier de Daesh. Ainsi on ne peut nier le caractère idéologique de ces attentats. De plus la souffrance et la misère immense que nous avons contribuée à instaurer dans certains pays arabes par nos interventions inutiles ne doivent pas servir d’excuses pour justifier la violence de l’Etat islamique car aucune violence préméditée ne saurait être légitime, ni la leur ni la notre. Oui l’impérialisme occidental existe et c’est déplorable mais oui il existe aussi un impérialisme islamique qui est tout autant déplorable.


    • hervepasgrave Le 21 novembre 2015 à 16h21
      Afficher/Masquer

      bonjour, Bobleymar
      J’aime les commentaires qu’ils soient dans un sens ou l’autre dans l’ensemble tout le monde fait erreur.(volontairement,peut-être,qui sais!?)
      Il n’y a pas plus d’état juste ou autres choses.Il n’y a qu’une seule chose et elle est la même de tous bords.
      Les populations veulent suivre un leader. Bon,mauvais,,ils veulent des dirigeants (cela devrait faire plaisir aux chefs d’entreprises,et autres personnes qui veulent du pouvoir)
      Mais pourquoi? simplement il faut bien un volant ,un moteur des roues pour diriger et faire avancer un véhicule non.Et bien là c’est du pareil au même.Le seul hic! c’est qu’ils sont généralement tous mauvais.


    • Bobleymar Le 22 novembre 2015 à 09h30
      Afficher/Masquer

      Ces attaques ne cesseront malheureusement pas en n’évitant de froisser les terroristes, en essayant d’être bien gentil avec eux et en leur disant bonjour, croire cela est d’une extrême naïveté qui peut se transformer rapidement en excuse puis en assentiment implicite.


    • hervepasgrave Le 23 novembre 2015 à 13h53
      Afficher/Masquer

      Bonjour mr Berruyer
      désolé je suis un peu en retard(post,commentaire),mais il n’est jamais trop tard
      Voyant votre encart bleu sous mon commentaire je pense que cela s’adresse à moi?

      “par dégoût sincère de l’occident”

      Je nz considère personne comme des chevaliers, j’essaie de comprendre, pour qu’on agisse correctement pour que ça cesse, c’est tout.

      Mais je ne trouve pas de relation avec mes propos?alors, je m’interroge et vous pose une question.
      Je suis d’accord sur certains de vos commentaires ,car il rejoint mon idée que tout cela à commencé à la première guerre d’Irak . D’ailleurs dans les mentalités et les propos que tous disent aujourd’hui je ne vois pas foncièrement de différences! de la haine bête et conne,injustifié pour ma part.Cela nous retomberas sur le coin de la G.
      Alors comment s’en sortir ,aie! aie. Je ne suis pas assez qualifié ni assez intelligent pour résoudre cela.
      Oui,une chose me parait certaine.C’est de laisser tomber toutes nos chapelles politiques et passer à autres choses! Comment,”wouah!” le monde est bien encerclé par les pouvoirs,leurs forces et pouvoirs de destruction sont telles que je reste comme un con(que je suis d’ailleurs) Alors que pensez-vous faire ,prêcher?
      Par contre,au vue de vos qualité ne vous laissez pas allez comme je l’ai lu plus haut à dire des incohérence ,dans le style”“Vous avez oublié homo sapiens, qui nous a envahi depuis l’Afrique”????????????? vous avez là fait un commentaire d’une connerie sans nom! car soit nous avons été colonisé et éradiqué,mais cela date. Nous ne serions que des africains blancs?”Ha!Ha! Ha!” c’est quoi ce délire. Cela rabaisse votre qualité supposé,non?
      je ne comprends décidément rien à la connerie ambiante et persistante depuis que j’ai raisonné comme un soi disant adulte.(tôt pour moi.Je regardais déjà les problèmes des Palestiniens et des Irlandais ils y a fort longtemps!)Alors aujourd’hui ,wouh! comme nous avons avancé,c’est affligeant et les mots me manque.


  31. Lucignolo Le 24 novembre 2015 à 16h59
    Afficher/Masquer

    Nul doute que la politique américaine et occidentale a provoqué la situation, pour des questions liées au pétrole.

    Mais il faut recentrer les choses. Le problème de cette région Irak, Iran, Arabie Saoudite, Afghanistan, Pakistan, Yemen, Qatar, Syrie, Lybie, Egypte, Soudan, Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, c’est les tensions entre Sunnite et Chiite. Ils se massacrent surtout entre eux.


    • Bobleymar Le 24 novembre 2015 à 20h35
      Afficher/Masquer

      Il n’y a pratiquement pas de chiites en Tunisie, ni en Egypte, en Libye, au Qatar, en Afghanistan, en Arabie Saoudite, ou encore au Pakistan. Le vrai problème a été l’échec du nationalisme arabe et du socialisme dans ces pays qui a laissé la scène politique vide, dégageant ainsi la place à l’islamisme dont Daesh n’est que la forme la plus fanatisée. Pour ce qui est des pays où se côtoient chiites et sunnites comme en Irak ou en Syrie, il y a bien évidemment aussi les problèmes communautaires que vous soulevez.


  32. Lucignolo Le 25 novembre 2015 à 06h20
    Afficher/Masquer

    Bobleymar,

    J’avais oublié la Turquie. Précisément, c’est parce qu’en Irak, à peine les États-Unis avait éjecté le dictateur Sadam (sunnite), et se servir de pétrole au passage, que les troubles dans cette région ont commencé. Ces malheureux soldats américain, à la place d’être remercié d’avoir libéré l’Irak de ce système dictatorial, les chiite se sont vengé sur les sunnites. On peut les comprendre. Mais c’est la réalité.

    Ce n’est pas parce que dans des pays, il n’y a que des chiite ou des sunnite, qu’ils ne cherchent pas à avoir de l’influence dans d’autres pays. Vous êtes un peu naïf.

    J’avais oublié l’aspect tribal et clanique.

    L’Afghanistan, ces malheureux soldats américains ont chassé les talibans, mais ils se sont confrontés aux questions tribales ou claniques. Les américains ont terminé le travail que le commandant Massoud voulait, mais le peuple Afghan n’a pas été à la hauteur.

    La Lybie, pareil, Kadhafi chassé, c’est des guerres tribales ou claniques qui ont débuté.

    L’Egypte, pareil, Moubarak chassé, c’est les frères musulmans qui ont foutu le chaos.

    L’Iran, Mohammad Reza Pahlavi chassé, c’est Rouhollah Khomeini qui a débarqué en héros, on voit le résultat, surtout pour les femmes.

    Le problème dans ces pays, c’est qu’ils ont une mentalité moyenâgeuse, ils n’ont pas connu le siècle des lumières comme l’a vécu l’Europe et mis la religion à sa place, c’est à dire dans la sphère privée.

    Ces homo sapiens de ces pays peuvent remercier les homo sapiens inventeurs qui ont œuvré en occident, grâce au siècle des lumière, car sans l’influence de l’occident, ils se déplaceraient encore en chameau, s’éclairerait à la bougie, ne connaîtraient ni le téléphone, ni internet, ni la télévision, ni le cinéma, ni la radio, ni le pantalon, ni la machine à laver, ni le four à microonde, ni une partie de la chirurgie, ni le scanner, ni l’avion, ni le fusil, ni la mitraillette, ni la dynamite, ni le bazouka, ni la grenade, ni les tanks, ni les avions de chasse, ni la bombe nucléaire. Ils ont du pétrole, mais c’est les mécréants qui a fait de ce liquide, de l’essence ou du plastique. Ce n’est pas Mahomet qui leur a donné tout cela. Bien sûr, les homo sapiens qui sont né dans ces régions, s’ils auraient eu la possibilité d’évoluer dans une mentalité comme l’a vécu le siècle des lumières, ils auraient aussi fait des découvertes. Les universités sont remplies de nos jours de brillants scientifiques de toutes ces nationalités, comme l’iranienne Maryam Mirzakhani, mais c’est l’occident qui a donné le tempo.

    Certains de ces homos sapiens qui se déclarent musulmans, méprisent les mécréants, mais ils se gavent de leurs inventions.

    Ils sont seuls responsables de leur situation. L’occident a simplement eu le malheur de proposer à ces populations, la démocratie. On pensait la Turquie un peu plus évoluée, et les turcs Plébiscite Erdoğan, qui veux les replonger au moyen âge.

    Il n’y a que la Tunisie qui tire son épingle du jeu en terme de mentalité, et les kurdes, si les turcs cesseraient de les persécuter.

    La seule ambition de la plupart des habitants de ces pays, c’est de voiler les femmes. Il n’y a que les dictateurs qui permettent aux femmes de ces pays d’avoir un peu la paix et de pouvoir ressentir le vent dans leur chevelure…


    • Bobleymar Le 25 novembre 2015 à 16h58
      Afficher/Masquer

      Vous avez raison sur l’intervention américaine en Irak et sur les problèmes dus aux tribus, en revanche je pense que vous exagérez ensuite, car l’inflation de l’obscurantisme est un phénomène assez récent dans le monde arabe, il suffit d’entendre les discours de Nasser ou de Bourguiba pour s’en rendre compte. La montée de l’islamisme vient bien sur en partie du fait que l’islam ne se soit pas encore sécularisé comme le christianisme, poussé par les Lumières, l’a fait. Mais si le monde musulman à beaucoup évolué grâce à l’Europe, il ne faut pas non plus nier que l’Europe a aussi beaucoup évolué grâce à des avancées arabes. Ce que je veux dire c’est que l’Europe ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui, si pendant le Moyen Age, période plus ou moins d’obscurantisme pour celle-ci, le monde arabe n’avait pas continué d’étudier notamment dans les domaines mathématique, astronomique ou médical, et surtout si les Arabes n’avaient as conservé des ouvrages antiques tel qu’Aristote, que l’Europe avait oublié et qu’elle n’a redécouvert qu’au moment de la Renaissance, à la suite de la Reconquête de l’Espagne. Comme quoi, chaque civilisation connaît ses périodes d’obscurité et de lumière.


Charte de modérations des commentaires