Source : Russeurope, Jacques Sapir, 16-07-2017

La déclaration d’Emmanuel Macron du dimanche 15 juillet, lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, attribuant à la France la responsabilité de cet acte atroce choque et scandalise. Elle va à l’encontre de ce que dit le droit constitutionnel sur ce sujet. Or, le Président de la République est l’un des garants de ce droit. Elle constitue une faute politique grave et jette au-dessus des moulins une grande partie des principes de notre droit constitutionnel.

Il convient de savoir que le point de la soi-disant « responsabilité » de la France ou de la République dans les actes commis par le régime de Vichy a été souvent abordé. Les ouvrages d’historiographie abondent[1], tout comme les textes envisageant cette question sous l’angle du droit constitutionnel et du droit public. Bertrand Renouvin a écrit sur son blog un texte très clair sur ce sujet[2]. Mais, on ne peut se contenter d’une lecture purement juridique de cette question, même si une telle lecture est, bien sur, importante. Il y a aussi naturellement la dimension politique et émotionnelle d’un tel sujet, qu’avait illustré le magnifique film « Les guichets du Louvre » en 1974[3].

Une faute politique

Il est clair qu’il n’y a nulle continuité entre la République et le régime de fait qui se nommait « Etat Français » et était situé à Vichy. Les textes ici abondent. Il y a bien entendu l’ordonnance du 9 août 1944 qui constate, dans son article 2 que sont « nuls et de nul effet tous les actes constitutionnels législatifs ou réglementaires, ainsi que les arrêtés pris pour leur exécution, sous quelque dénomination que ce soit, promulgués sur le territoire continental postérieurement au 16 juin 1940 et jusqu’au rétablissement du Gouvernement provisoire de la république française »[4]. En fait, le débat en droit constitutionnel porte sur trois choses.

  • L’acte « unique » votant à Pétain les pleins pouvoirs est anticonstitutionnel car le droit public français interdit la délégation d’une compétence sans disposition expresse. En effet, si la loi constitutionnelle du 25 février 1875, qui sert de base au jugement sur la délégation des pouvoirs, accorde au Parlement réuni en Assemblée nationale l’exercice du pouvoir constituant dérivé (et l’autorise donc à réviser la Constitution), elle ne l’autorise nullement à déléguer un tel pouvoir[5]. Cet acte l’a transformé en Tyrannus ab Exercitio tandis que Pétain, en conséquence, était un Tyrannus absque Titulo.
  • Plus généralement, les responsables de la France Libre, et le Général de Gaulle à leur tête, on dès l’été 1940 contesté la légalité du régime de Vichy. Ainsi, dans son manifeste de Brazzaville, le 27 octobre 1940, le général de Gaulle avait proclamé : « […] il n’existe plus de gouvernement proprement français» et « L’organisme sis à Vichy et qui prétend porter ce nom est inconstitutionnel et soumis à l’envahisseur [6]», tout en éditant, le même jour, la première Ordonnance de la France libre établissant le Conseil de défense de l’Empire qui organisait « les pouvoirs publics dans toutes les parties de l’Empire libérées du contrôle de l’ennemi […] sur la base de la législation française antérieure au 23 juin 1940 »[7]. Puis, l’ordonnance n°16 du 24 septembre 1941 créant le Comité national français confirme cela.
  • Un grand juriste, René Cassin, qui avait rejoint le général de Gaulle à Londres et qui après la guerre oeuvra pour la naissance des Nations Unies, a montré dans divers textes la non-constitutionnalité du régime de Vichy[8].

La question est donc juridiquement tranchée. Selon Éric Conan et Henri Rousso, qui sont les auteurs d’un gros ouvrage consacré à la postérité du régime de Vichy dans la mémoire française et dont une nouvelle édition de 1996 traite spécifiquement de cette question[9], le Président Jacques Chirac, lors de son discours du 16 juillet 1995, prononcé pour la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv’, s’est contenté de reconnaître la « responsabilité de l’État français » concernant les persécutions racistes et antisémites de Vichy, parlant de « faute collective » mais aussi disant : « Cette France n’a jamais été à Vichy ». L’ambiguïté est née de ces formules.

Responsabilité légale, responsabilité morale

Mais, dire que la responsabilité de la République n’était pas engagée, que la République était à Londres puis à Alger et non pas à Vichy, ne règle pas le problème moral même s’il règle la question de droit. Si le régime de Vichy a pu se targuer d’une apparence de légalité, c’est bien en raison de la démission et de la trahison d’une partie de l’élite politique française, qui vota les « pleins pouvoirs » à Pétain[10]. Ce point est connu et, des partis alors représentés à l’Assemblée Nationale, aucun n’est sorti indemne. Ce sont des individus qui ont refusé de voter, les fameux « 80 »[11], mais non des partis[12]. La faillite de cette élite politique pose le problème de sa responsabilité et, au-delà, de comment nous, Français, nous affrontons ce problème.

La démission d’une partie des élites politiques, de ceux qui prétendaient représenter le peuple, en juin 1940 est un problème que l’on doit donc affronter. Car, continuer le combat était possible. Nous pensons, avec les collègues du « projet FTL » et à travers les deux livres pour l’instant publiés[13], avoir montré qu’une poursuite de la guerre eut alors était possible, avec un transfert des forces militaires en Afrique du Nord. Le coût moral de la démission et du processus qui conduisit au régime de Vichy est immense et se fait encore sentir de nos jours. Il explique pourquoi une partie de l’élite française n’a plus confiance en la France.

Cette démission pose aussi, au-delà de la responsabilité d’hommes et de femmes, et l’on pense à Maurice Papon, à René Bousquet, celle d’une partie de la population française qui n’a pu ou n’a su protéger une autre partie, mais aussi ceux qu’elle avait accueillis. Car, l’un des principes de la civilisation est bien le respect des lois de l’hospitalité. Bien entendu, cette responsabilité doit aussi se mesurer à l’aune des réalités historiques, et cela sans anachronismes.

La responsabilité des alliés, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, qui ont concentré les bombardements stratégiques sur les villes allemandes et les industries, sans beaucoup de résultats, alors que des attaques systématiques sur les voies ferrés et sur les sources d’énergie auraient été bien plus efficaces et auraient empêché, ou à tous le moins considérablement diminué, les déportations, est largement plus importante[14]. Et ce d’autant plus que la réalité et l’ampleur du projet exterminateur des nazis est connu dès l’été 1943, voire avant.

C’est pour cela que l’on peut admettre sans difficultés qu’il y ait une responsabilité morale, non de la République mais des citoyens et de l’élite politique dans les crimes du régime de Vichy. Cette responsabilité, elle est diffuse, elle est imprécise, elle ne se mesure pas et ne se compare pas, mais elle existe néanmoins. C’était en partie ce que Jacques Chirac voulait dire lors de son fameux discours de 1995 et même si certaines des formulations sont fausses[15], l’idée générale était juste. La rafle du Vel’ d’Hiv fut un crime commis en France, par des français qu’ils aient agi sur ordre de l’occupant ou de leur propre initiative, et non par la France. Mais, parce que nous sommes français, nous ne pouvons détourner les yeux.

Légalité et Légitimité

Dans sa déclaration, Emmanuel Macron nous donne une nouvelle preuve que lui, le Président de la République, ne maîtrise pas la distinction entre Légalité et Légitimité, une distinction qui est pourtant au cœur même des principes du droit constitutionnel. Il nous donne aussi une nouvelle preuve qu’il est prêt à sacrifier sur l’autel de la communication et de l’émotion ces dits principes. Ce faisant, Emmanuel Macron a commis une faute grave. Quand on ne sait pas distinguer le Tyrannus absque titulo du Tyrannus ab Exercitio on court le risque, même si on est arrivé au pouvoir de manière légale et légitime, de se transformer en tyran.

 

Notes

[1] Éric Conan, Henry Rousso, Vichy, un passé qui ne passe pas, éd. Fayard, Paris, 1994 ; nouvelle édition Gallimard, coll. « Folio histoire », Paris, 1996, 513 p. Ferro Marc, Pétain, Paris, Fayard, 1987 (réimpr. 2008), 789 p..

[2] www.bertrand-renouvin.fr/marine-le-pen-vichy-et-le-veldhiv-chronique-136/

[3] https://www.senscritique.com/film/Les_guichets_du_louvre/473330

[4]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006071212&dateTexte=20090620

[5] Berlia G, « La loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 », Revue de Droit Public, 1944 ; G. Liet-Veaux, « La fraude à la Constitution », RDP, 1943 ; Nguyen Quoc Dinh, « La loi constitutionnelle du 2 novembre 1945 portant organisation provisoire des pouvoirs publics », RDP, 1946

[6] Cité dans : Éric Conan, Henry Rousso, Vichy, un passé qui ne passe pas, op. cit., p. 71.

[7] Journal officiel de la France libre (Brazzaville), n 1, 20 janvier 1941, p. 3.

[8] Cassin René, « Un coup d’État, la soi-disant Constitution de Vichy », La France Libre, Londres, vol. 1, n° 2, 16 décembre 1940 et n 3, janvier 1941

[9] Éric Conan, Henry Rousso, Vichy, un passé qui ne passe pas, éd. Fayard, Paris, 1994 ; nouvelle édition Gallimard, coll. « Folio histoire », Paris, 1996, 513 p.

[10] Voir, Journal Officiel des débats parlementaires, n 43, du 11 juillet 1940.

[11] Malroux Annie, Ceux du 10 juillet 1940, le vote des quatre-vingts, L’Harmattan, Paris, 2006

[12] Epstein Simon, Un paradoxe français – Antiracistes dans la collaboration, antisémites dans la Résistance., éd. Albin Michel, Paris, 2008, coll. « Bibliothèque Histoire », 621 p.

[13] Sapir Jacques (avec F. Stora et L. Mahé) Et si la France avait continué la guerre…T1 et T2, Tallandier, Paris, 2010, 2012.

[14] http://www.anesi.com/ussbs02.htm

[15] « Allocution de M. Jacques Chirac Président de la République prononcée lors des cérémonies commémorant la grande rafle des 16 et 17 juillet 1942 (Paris) » (http://www.elysee.fr/elysee/francais/interventions/discours_et_declarations/1995/juillet/allocution_de_m_jacques_chirac_president_de_la_republique_prononcee_lors_des_ceremonies_commemorant_la_grande_rafle_des_16_et_17_juillet_1942-paris.2503.html )

Source : Russeurope, Jacques Sapir, 16-07-2017

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82 réponses à Le Vel d’Hiv et la faute d’Emmanuel Macron, par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

LA ROQUE Le 19 juillet 2017 à 07h12

Combien de temps cela va t’il encore durer ?
Cette repentance perpétuelle à l’égard de la communauté juive commence à devenir lassante.
Pourquoi les protestants ne demanderaient t’ils pas la repentance des catholiques en raison du massacre de la saint Barthélemy et ceci n’est qu’un exemple, la liste peut être longue…
C’est du passé nos générations ne sont responsable de rien ! Nous n’étions pas nés ou bien trop jeunes.
Bon sang regardons l’avenir. Les déclarations de Macron sont affligeantes,comme souvent…

  1. LA ROQUE Le 19 juillet 2017 à 07h12
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    Combien de temps cela va t’il encore durer ?
    Cette repentance perpétuelle à l’égard de la communauté juive commence à devenir lassante.
    Pourquoi les protestants ne demanderaient t’ils pas la repentance des catholiques en raison du massacre de la saint Barthélemy et ceci n’est qu’un exemple, la liste peut être longue…
    C’est du passé nos générations ne sont responsable de rien ! Nous n’étions pas nés ou bien trop jeunes.
    Bon sang regardons l’avenir. Les déclarations de Macron sont affligeantes,comme souvent…


    • d'Aubrac Le 19 juillet 2017 à 07h41
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      “Combien de temps cela va t’il encore durer ?”

      Encore longtemps, très longtemps. La haute caste d’État, dont les pères et grand-pères ont massivement prêté serment à Pétain, a tout intérêt à forcer le trait de la culpabilisation de la “France”. Cela permet de dédouaner la caste. Et réactiver sans cesse la polémique cela aussi permet de détourner les regards de ses turpitudes, et notamment de sa collusion honteuse avec
      l’oligarchie financière.
      Macron est un parfait figurant dans cette sinistre comédie.


      • TZYACK Le 19 juillet 2017 à 20h47
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        Maintenant que la reconnaissance de la responsabilité de la France est actée au plus haut niveau, il va falloir, comme cela en était depuis longtemps l’objectif caché, indemniser les descendants de cette même confession !


        • Sylvain Le 23 juillet 2017 à 12h21
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          L’indemnisation? Déjà fait, depuis Chirac. Et les 393 millions qui n’ont pas trouvé preneur parmi les familles de déportés juifs ont servi à créer la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, selon les évaluations de Serge Klarsfeld lui-même.


    • Julie Péréa Le 19 juillet 2017 à 08h35
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      Si nous ne sommes pas responsables du passé lointain, nous sommes responsables des problèmes récents, actuels et futurs.
      Or par nos inactions vis-à-vis de ces problèmes récents, actuels et futurs, nous ne prenons plus nos responsabilités. En çà, ceux sont les français qui sont responsables. Ils laissent ainsi une minorité de personnes au service d’une oligarchie nous saigner aux quatre veines.
      Là question n’est-elle pas alors : Comment responsabiliser les français de nouveau vis-à-vis d’eux-mêmes et des générations futures ?


    • Stanislas Robert Le 19 juillet 2017 à 09h16
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      Il aurait été plus sage que Macron reconnaisse le fait que la France coloniale a laissé 1.5 million de victimes durant les 132 ans de présence en …Algérie.
      Là , la France serait sortie grandie puisque c’est une histoire très récente et les parents des victimes des barbares en béret vert et béret rouge , sont encore de ce monde et attendent la repentance.
      D’ailleurs , même nous autres les PN d’Algérie reconnaissons que nos forces coloniales étaient sans pitié envers les autochtones et , d’ajouter que nous autres PN, avons été les victimes collatérales.des richissimes colons et de leurs meutes .
      Qu’en pensez-vous ?


      • Sandrine Le 19 juillet 2017 à 10h35
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        @Stanislas Robert,
        Vous avez du louper la complainte de Macron en Algérie sur la colonisation comme crime contre l’humanité…
        La colonisation européenne depuis le XVIe siecle est certainement la matrice de tous les génocides du XXe siecle (sur ce sujet, voir notamment “Exterminez toutes ces brutes” de Sven Lindqvist).
        Néanmoins, dans l’affaire qui nous occupe aujourd’hui, force est de constater que les mouvements de libération nationale des peuples colonisés (notamment algériens) se sont laissés séduire par les belles promesses des Nazis et ont préféré jouer la carte des Allemands contre la France libre…


        • olivier Le 19 juillet 2017 à 21h19
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          La colonisation et les génocides ont pour matrice l’Humanisme (l’homme n’est que glaise et bête si il n’est pas cultivé, mépris du peuple). Libre à vous d’en tirer la conclusion que vous souhaitez.


          • Sandrine Le 20 juillet 2017 à 09h07
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            L’humanisme? Je ne vois pas comment par exemple le discours sur les cannibales de Montaigne pourrait etre interpreté comme vous les dites (http://www.bacdefrancais.net/canni.php)

            C’est plutot le darwinnisme social et culturel qui pourrait etre incriminé. Et à ce titre les Anglais portent une plus lourde responsabilité que les Allemands ou les Français dans la légitimation intellectuelle des génocides coloniaux.


            • olivier Le 20 juillet 2017 à 21h31
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              Pardon, je n’avais pas vu votre réponse :
              1)
              L’humanisme n’a cessé de penser l’homme tout au long de l’histoire pour l’émanciper, petit à petit. En pensant la supériorité de l’homme cultivé sur le reste (tabula rasa), comme tous les pédagogues (d’Erasme à Merieu), la sacralisation de l’intelligence au détriment de la transcendance à permis d’oter la dignité a certains, ce qui engendra une hiérarchie. Les concepts fondateurs du racialisme sont en germe dans les lumières. Racialisme qui permis les Génocide et l’esclavage. C’est aussi dans un soucis d’apporter les lumières que les colonisations eurent lieu (Ferry). Voila, “en gros”. Malheureusement, ce furent les Français qui furent à la pointe de ces idées. Ce fut en revanche le pragmatisme anglais et la rigueur allemande qui furent plus “efficace”.


            • olivier Le 20 juillet 2017 à 21h46
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              2)
              Montaigne…
              Lire également Levi-Strauss sur le sujet des Barbares.
              La question de Montaigne se situe lors de la guerre de religion, attention au contre-sens. Il l’utilise en miroir. Mais au pied de la lettre, c’est la question du relativisme. Une question humaniste par excellence (si c’est relatif alors pas de vérité révélée). Toutes les cultures se valent elle ? A vous de voir. Rien n’est simple.


            • Sam Le 21 juillet 2017 à 11h56
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              Ne dites pas “je vais écraser les populations locales pour leur piquer tout leur pognon”, mais dites :
              – Avant le 18è : “je vais les évangéliser”
              – Au 18è “je vais leur apporter la civilisation”
              – Au 19è “je vais leur apporter le progrès”
              – Au 20è “je vais les libérer”

              Dès qu’émerge une belle idée, elle est utilisée pour justifier les crimes les plus odieux, toujours pour s’approprier les richesses des plus faibles.
              Pourtant, ce n’est pas la faute de la belle idée, sinon de ceux qui la bafouent, et de ceux qui acceptent le mensonge.


            • Olivier Le 21 juillet 2017 à 16h54
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              @sam : séduisant et répandu, mais malheureusement faux.
              Renseignez vous donc sur, au hasard, les Guaranis, tribu du brésil. Fermez les yeux, imaginez vous missionnaire jésuite. Vos gains ?


            • Sam Le 21 juillet 2017 à 23h33
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              @Olivier
              Les royaumes jésuites sont une exception, hélas. Mais bien heureusement, à chaque bonne idée, il y a des gens pour la faire vivre.
              Mon commentaire allait plutôt dans le sens que aucun massacre n’est vraiment assumé, il est toujours dissimulé derrière de grands sentiments, et cela depuis des siècles. Dans la série sur le Vel dhiv, sur les papiers, on voit les fonctionnaires s’agiter “pour des raisons humanitaires” à mettre les enfants avec quelques adultes, et de laisser les femmes enceintes.


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 01h20
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              Je suis plutot d’accord avec votre propos. Je lui repproche néanmoins de tomber dans la facilité et les trappes de l’histoire dont on sais qu’elle est en partie ecrite par les vainqueurs. Le mot toujours me gene car il applique de facto une mauvaise intention. Pour reprendre votre propos, quels on été les massacres lié a l’evangilisation avant le 18e par exemple ? (il y en a). L’histoire, pour des raisons de reconcilliation nationale, ne peut pas reconnaitre les massacres qui heurtent la morale publique, comme ce fut le cas avec la vendée, heureusement d’ailleurs. Enfin, votre remarque sur la femme enceinte pose la question de celle-ci dans la société de l’époque. Un enfant marque plus facillement les esprits et l’empathie q’un adulte avec un ventre dans un manteau. C’est injuste j’en convient, nous ne sommes que des hommes.


            • Sam Le 22 juillet 2017 à 10h48
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              Massacre liés à l’évangélisation avant le 18e ? Mais c’est presque un massacre continu, entre le continent sud américain dans son ensemble et les guerres de religions chez nous. Les royaumes jésuites, d’ailleurs excommuniés, seront massacrés jusqu’au dernier : il était hors de question de sauver des âmes (d’indiens en plus…), on avait des mines d’argent à faire tourner (Potosi).

              Quant à cette histoire de femme enceinte, quand on envoie des trains d’enfants à une mort horrible et certaine dans les conditions que l’on sait, les “pudeurs humanitaires” de l’administration sont indécentes, et ne sont certainement pas liées à “la place de la femme dans la société”, mais plutôt à une tentative de poser un vernis sur quelque chose d’affreux.

              Pour “Le mot toujours me gene car il applique de facto une mauvaise intention”, c’est exactement de cela qu’il s’agit : une mauvaise intention. Le pillage, l’expropriation, le meurtre et le viol, justifiés avec des arguments humanistes/évangélistes.


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 14h51
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              Il y a du vrais dans ce que vous dite. La violence est intrinsèque à la nature humaine. Elle est toujours ‘justifée’. Je ne nie pas le pouvoir de l’hypocrisie, du mensonge et de la calomnie.

              Mais je reste en désacord. Il n’y a parfois pas d’intention (exp de Milgram). L’expropriation, la guerre et le meurtre peuvent être jugé nécéssaire.

              Sur les indiens, soyons plus nuancé. Déja posté.
              http://www.elmundo.es/opinion/2016/12/17/58541208268e3e257c8b465c.html Imperiofobia y Leyenda Negra [Siruela], de Elvira Roca Barea
              http://www.elmundo.es/cultura/2017/07/10/59629aefe5fdea89338b45ff.html “también mujeres y niños.”

              Vous allez me sortir les croisades, mais je vous laisse cherchez seul qui fait des conquêtes religieuse à coup de sabre. Charlemagne en revanche à eu ‘la main lourde’ avec les saxons et on pourrais parler des chevaliers teutoniques.

              Que vous posiez des lunettes moraliste sur l’histoire c’est votre droit, mais cela courbe les faits. Personnelement je ne sonde pas les coeurs et les reins. Si nous en sommes la, à disserter, nous le devons bon gré mal gré à des gens qui ont fait ce que vous condamnez.


            • Sam Le 22 juillet 2017 à 15h56
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              La violence n’est pas plus intrinsèque à la nature humaine que la bienveillance.
              L’expérience ne Milgram : comment fournir des alibis (“l’autorité”, mais on aurait pu aussi bien le faire avec “les droits de l’homme”, ou “la liberté”, …) à des gens pour qu’ils se conduisent comme des monstres.
              La guerre, l’expropriation et le meurtre ne sont JAMAIS necessaires.
              Et je ne porte pas de lunettes (déformantes ?) moralistes sur l’histoire, je dis juste l’inverse : on a justifié moralement toutes les horreurs, et on le fait encore.

              Quant à vos liens, à la question “la conquête espagnole était elle aussi sanglante que les autres, la gentille dame répond : “¡Al contrario! Fue mucho menos sangrienta. La mayor parte de la expansión de los españoles en América se hizo pactando con indios.”

              J’en rirais si l’on ne parlait pas d’un génocide…

              (Lisez (ou relisez) les veines ouvertes de l’amérique latine, de Galeano.


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 17h57
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              Millgram, un alibi ? Vous avez un bien haute opinion de vous même. Voila le coeur de notre désaccord comme je le sentais venir : votre anthropologie. Noir ou blanc, pas de place au gris. Tout est acquis et culture selon vous ?

              Il est bien évident que vous moralisez (‘monstres’ ‘horreurs’ sont des jugements de valeur). Avec les certitudes que vous assenez mais n’expliquez pas, je ne vois pas quand l’histoire humaine vous donne raison. Il est légitime de se défendre, et le droit fait la distinction entre ‘avec l’intention’ et sans par ex.

              Galeano ? le journaliste politiquement engagé à dis de son oeuvre (qui n’est pas un livre d’Histoire), affirmant qu’il ne la lirait pas à nouveau : “Cette prose de la gauche traditionnelle est très lourde. Mon physique ne le supporterait pas” (2014).” Voila pour le crédit de votre référence.

              “Il y a un orgueil à se présenter comme les seuls vraiment méchants de la planète. Tout ce qui arrive, l’Europe en est responsable directement ou indirectement. Comme avant lui Pascal Bruckner, Douglas Murray brocarde l’auto-intoxication des Européens à la repentance. Les gens s’en imbibent, nous dit-il, parce qu’ils aiment ça. Ça leur procure élévation et exaltation. Ça leur donne de l’importance. Supportant tout le mal, la mission de rédemption de l’humanité leur revient.”


            • Sam Le 23 juillet 2017 à 23h57
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              Pour le crédit de ma référence, Galeano était victime de son succès, son livre étant considéré comme une “bible latino américaine”, ce qu’il ne voulait surement pas.
              Mais politesse pour politesse, à mon tour d’apporter du crédit à votre référence : Maria Elvira Roca Barea.
              En vrac (sur google) : il faut arrêter d’avoir honte d’être espagnol, d’être catholique, les indiens étaient des monstres (la preuve, on a retrouvé des cranes…) et Cortes était le gentil de l’histoire. Elle ne dit pas amérique latine, mais Iberoamérica, l’inquisition a évité beaucoup de brutalité, l’hispanophobie était très liée à l’antisémitisme, l’impériophobie est un phénomène raciste, …
              Peu d’info sur sa biographie. Prof à Harvard, conférencière.

              Elle réecrit l’histoire et l’expurgeant de ses facteurs économiques et l’on sent bien le regret de s’être fait doubler par les anglo saxons dès le 16e sur l’amérique latine. C’est de la propagande nationaliste impériale vraiment gluante.


            • Olivier Le 25 juillet 2017 à 13h12
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              Vous déformez. Au delà de votre lecture idéologique, que faites-vous du fait archéologique ?

              Cette tour de cranes à été décrite par Cortes.
              Elle a été niée et ont a accusé Cortes d’avoir inventé un alibi. C est aujourd’hui un fait. On y trouve des crânes d’enfants. Elle démontre que les aztèques étais peut etre un peuple vivant dans la terreur ce qui rend crédible l’aide que Cortes a reçut. Gentil et méchant ? Vous êtes absolument certain ? C est comme les tanks en Ukraine ou le missile russe ?

              Je ne dis pas de tout avaler chez Elvira, je dis que ça mérite qu’on s’y penche surtout quand c’est corroboré par les faits. la connaissance de l’histoire n’est pas que dans un livre politique de gauche même si on y trouve des vérités. Enfin il me semble.


      • Geneviève Le 19 juillet 2017 à 12h22
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        Absolument vrai ce que vous dites. Nous avons été des victimes collaterale de cette guerre essentiellement à cause de l’entêtement des politiques de l’époque.
        Et cette absurdité à coûté des milliers de vies humaines de part et d’autre .
        Si nous PN reconnaissons avoir été leurres par l’état , qu’en est-il des Algériens qui ont hérité d’un pays à l’état de ruines à cause de l’OAS.


      • olivier Le 19 juillet 2017 à 21h32
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        ” la France coloniale a laissé 1.5 million de victimes durant les 132 ans de présence en …Algérie.”

        Fait : l’Algérie n’existais pas. Le territoire étais sous domination ottomane.
        Fait : Population en 1832 : estimé a 3 Millions. 1965 : presque 13 millions.

        Je ne nie pas les horreurs, l’histoire est tragique.


        • patrick Le 20 juillet 2017 à 09h51
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          Une population qui quadruple en 200 ans , voilà bien la preuve des malheurs du colonialisme , sans compter les infrastructures , les écoles et les hôpitaux.
          Tout cela a été construit avec les impôts payés par les classes populaires françaises que l’on traite maintenant de fascistes.


    • Arcousan09 Le 19 juillet 2017 à 10h27
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      Moi, je suis désolé qu’il n’y ait pas ce genre de grand-messe pour commémorer la Saint Barthélémy ou bien le génocide des indiens d’Amérique, Incas et autres Aztèques.
      Qu’elle est belle cette manipulation de cervelles au service des puissants …


      • Olivier Le 19 juillet 2017 à 13h09
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        Ah. Bonne question.

        Peut être parce que la st Barthélémy a été précédée de nombreux massacres de la part des protestants et que c’était aussi une affaire politique ?

        Peut être également parce que les dernières découvertes archéologique acreditent les propos de Cortes décrivant les aztèques comme des barbares pratiquant les sacrifices humain ( tour de crânes) et que l’histoire enseigne que l’Espagne y a construit des hôpitaux en masse, qu’elle y a donné les postes à responsabilité (vice gouverneur par exemple) a des personnes issue du peuple ? En revanche l’histoire enseigne également que l’Espagne catholique a été l’objet d’une intense campagne de calomnie insultante et dégradante de la part de la sphère protestante. On constate tristement qu’il en reste des traces profondes dans vos propos. Mais quoi de plus normal quand on est passé par l’école… la morale dans l’histoire est une peau de banane pour qui ne maîtrise ni l’un ni l’autre.


        • Subotai Le 19 juillet 2017 à 18h21
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          Le bonne conscience dans toute sa splendeur.


          • olivier Le 19 juillet 2017 à 21h03
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            Mon propos ne se voulais pas désobligeant. Il fut écris vite, et il retranscrit ma pensée : la tristesse. Je ne jette pas la pierre, j’étais également dans l’erreur auparavant, d’où l’effort que je fait d’expliquer.

            Il faut faire attention quand on porte un jugement moral, on a vite fait de justifier ce qu’on cherche. C’est bien ce que je souligne, merci pour cet exemple …


        • Fritz Le 19 juillet 2017 à 18h52
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          Oui, on peut comparer la michelade de Nîmes et la Saint-Barthélemy. Plusieurs dizaines de morts dans le premier cas, plusieurs milliers dans le second, avec la complicité active de Charles IX et Catherine de Médicis, et la satisfaction évidente de Philippe II d’Espagne.


          • olivier Le 19 juillet 2017 à 20h53
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            Libre à vous d’avoir une vision manichéenne de l’histoire. Je me contente de rappeler sa complexité.

            http://www.elmundo.es/opinion/2016/12/17/58541208268e3e257c8b465c.html
            Imperiofobia y Leyenda Negra [Siruela], de Elvira Roca Barea

            http://www.elmundo.es/cultura/2017/07/10/59629aefe5fdea89338b45ff.html
            “también mujeres y niños.”

            Pour la Michelade, comptez plutot en centaines. En 1567, mais également en 1569… précédemment : Saissac en 1563. Il y en eu également a Alès, Uzes, Pont-st Esprit, Pont-Saint-Esprit, Bagnols, Viviers, Rochefort… 1568, la place forte de Gaillac, etc… tout le Languedoc. Bref un gros S à Michelades s’impose, et on oublie également de citer la destructions des œuvres d’art qui allais avec . Côté politique, les huguenots, avec la Surprise de Meaux (1567) ont un peu à voir avec l’élément déclencheur : la tentative d’enlever le Roi de France. Enfin, si on parle politique internationale, ils étaient irrigués par l’or anglais et danois.

            Si comparaison n’est pas raison, les visions unilatérales sont déficientes.


            • Olivier Le 19 juillet 2017 à 23h47
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              Pas tout à fait… des tragédies, mais aussi lutte de pouvoir. Le manichèisme (Perse IIIe ap. J.C., fondé par Mani) est bien ce qu’on peut reprocher aux cathares.
              On dois en grande partie la mythification à Peyrat. L’inquisition cathare a été surtout un problème politique et social avant d’être religieux avec par ex le Comte de Toulouse contre le Roi. Les documents laissés par les procès montrent que les cathares étaient de petits aristocrates, de riches marchands, des notaires, des avocats. Rien de populaire. Louis VII trouvais le Pape Alexandre II trop indulgent. C’est Philippe Auguste qui condamne au bucher alors que l’église a hésité prés d’un siècle en préférant la prédication (les ordres mendiant et St Dominique). Pendant ce temps les catholiques étaient livrés aux persécutions des cathares (oui). N’oublions pas, l’époque étais religieuse. L’inquisition a donc été accueillie comme une délivrance (menace pour l’ordre social). On doit a l’inquisition une partie de notre système judiciaire actuel (Le jury par ex). Chaque accusé avais son avocat et les calomnieux étaient punis comme les hérétiques. Les documents indique que la torture etait rare, et le nombre de condamnations a mort peu importante (Ex : Fournier : en 8 ans, 5 sur 114). Beaucoup de commutations de peine. Lire Jean Guiraud par exemple, ou Laurent Albaret. Pas aussi simple qu’un barbecue donc. Les faits et l’Histoire. Et vous ?


            • olivier Le 20 juillet 2017 à 07h05
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              Et pour apporter une précision : Le catharisme c’est répandu aussi parce que L’Église désespérerait les gens en se fourvoyant dans l’hypocrisie, le pouvoir et les biens matériels (les Parfaits vivaient dans le dénument, et la réponse fut les ordres mendiants). On semble s’écarter du sujet inital mais c’est bien la même choses en réalité : lutter contre les simplifications de l’histoire, comme ce site le fait, ou essaye de le faire quand il n’est pas taxé de complotisme. Sinon on fait simple : La France de 40 faisais partie de l’Axe et a exterminé les juifs de son territoire, L’Ukraine démocrate et anti-fasciste a été envahi par le méchant Poutin qui a volé la Crimée et abattu un avion civil. Le tyran Assad a réprimé la démocratie naissante, a gazé des enfants avec le soutien du méchant Poutine et Al Nostra “à fait du bon boulot”. Fin de l’histoire et merci aux USA et Macron pour ce travail désintéressé.


            • Fritz Le 20 juillet 2017 à 09h30
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              “on oublie également de citer la destructions des œuvres d’art qui allait avec” : non, pas vraiment. Pour les catholiques, il s’agissait de profanations, alors que pour les protestants, c’était la destruction des idoles.
              Pour mémoire : un seul temple (sur 700 temples, Alsace exclue) a survécu à la Révocation, celui du Collet-de-Dèze. Il me semble que la proportion d’églises catholiques ayant survécu aux Huguenots-Sarrasins est quelque peu supérieure.

              La liste nominative des victimes de la Michelade est inférieure à cent.
              Et puisque vous évoquez Gaillac 1568, n’oubliez pas Gaillac 1572.
              Enfin, je citerais l’inscription sur le monument érigé par la Société de l’histoire du protestantisme français sur le site de la mort de “Roland”, le chef camisard :
              « A toutes les victimes, en expiation de toutes les haines ».


            • olivier Le 20 juillet 2017 à 20h19
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              Tout a fait ! des haines il y en a eu de tous côtés. Des tragédies.

              profanations/idoles : c’est cela. J’étais arrivé au bout du nombre de caractères permis. Aggravant dirais-je. A la destruction d’œuvre de plusieurs siècles pour certaines, on ajoutais à la profanation. Façon djihadiste en quelques sorte. Une fois l’engrenage enclenché, difficile de l’arrêter. Vae victis hélas. Dans une guerre, il ne faut pas être du coté perdant, comme avec Calvin à Genève (10 000 habitants) qui envoya au bucher 500 personnes en 20 ans. Tragique.


            • Fritz Le 21 juillet 2017 à 16h10
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              ” Calvin à Genève (10 000 habitants) qui envoya au bucher 500 personnes en 20 ans”

              In cauda venenum, mais c’est d’une telle bêtise que je veux bien vous laisser ce mot de la fin.


            • Olivier Le 21 juillet 2017 à 17h14
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              😀 dommage mais merci.
              Je pense que votre pirouette sera appréciée à sa juste valeur et permettra aux lecteurs attentif de remettre en perspective la finalité de vos propos. Je suis navré en revanche si j’ai blessé votre foi, tel n’etais pas mon dessein. Ce n’etais qu’une deconstruction du discour victimaire protestant anti-catholique. Dieu vous garde.


    • Sébastien Le 19 juillet 2017 à 18h25
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      Tant que les gens se tairont ou traiteront ceux qui, comme vous, s’en indignent, en les qualifiant d’extrême-droite. Ce que l’extrême-gauche n’a toujours pas compris (ou ne veut pas comprendre par lâcheté ou calcul électoral).


    • Stereden Le 19 juillet 2017 à 21h14
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      Une petite citation d’un écrivain israélien , Gillad Atzmon :
      “Le pogrom, c’est quand les goys disent : ça suffit !”


  2. Merlin Le 19 juillet 2017 à 07h36
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    “La démission d’une partie des élites politiques, de ceux qui prétendaient représenter le peuple, en juin 1940 est un problème que l’on doit donc affronter. Car, continuer le combat était possible. Nous pensons, avec les collègues du « projet FTL » et à travers les deux livres pour l’instant publiés[13], avoir montré qu’une poursuite de la guerre eut alors était possible, avec un transfert des forces militaires en Afrique du Nord. Le coût moral de la démission et du processus qui conduisit au régime de Vichy est immense et se fait encore sentir de nos jours. Il explique pourquoi une partie de l’élite française n’a plus confiance en la France.”

    Je ne comprend pas le lien entre le début de citation et la dernière phrase. L’un d’entre nous pourrait-il me l’expliquer s’il vous plaît? Quelles sont ces “élites”? Pourquoi n’auraient-elles pas confiance ee la France?

    D’avance merci.


    • Gier13 Le 19 juillet 2017 à 07h49
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      J’ai eu la même question.

      Ceci posé, je pense que Jupiter n’aime ni la France ni les Français. Il aime le pouvoir, l’argent, les gens riches. Et lui. Il s’aime lui.


      • Joanna Le 19 juillet 2017 à 18h55
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        Je saurais gré de n’utiliser le nom du Dieu Jupiter qu’à bon escient.


    • Crapaud Rouge Le 19 juillet 2017 à 09h32
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      Le lien ? Disons un manque absolu de patriotisme. Nos “élites” estiment que la stratégie la plus réaliste est de s’allier au plus puissant du moment, comme si aucune cause ne méritait d’être défendue. Elles ne pensent qu’aux affaires.


      • step Le 20 juillet 2017 à 11h26
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        Il suffit de laisser parler de gaulle :

        Le Général me répète, avec encore plus d’énergie, ce qu’il m’a dit déjà plusieurs fois au sujet des journalistes: « Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d’imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.
        Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre…”


    • Jules Vallés Le 19 juillet 2017 à 09h34
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      sur 6434 Commissaires de Police et 7234 Magistrats de toute la France et son empire seuls 1 commissaire de Police et 1 magistrat refuseront de prêter allégeance , au motif que leur loyauté et fidélité allaient prioritairement envers la France, et non pas envers la personne, de Philippe Pétain. Ils furent radiés immédiatement de la fonction publique et de la magistrature, avec interdiction à jamais d’y exercer.

      Paul Didier (Carcassonne, 15 novembre 1889 — Paris, 22 mai 1961) fut le seul magistrat français à refuser de prêter serment de fidélité à la personne du maréchal Pétain.


      • d'Aubrac Le 19 juillet 2017 à 10h25
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        Et ne parlons pas de la haute bourgeoisie d’État ! celle dont je parle plus haut ! Celle qui ne cesse de se reproduire en plaçant ses enfants aux postes clés et/ou lucratifs.


      • Garibaldi2 Le 20 juillet 2017 à 05h52
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        Jules Vallés :

        Et pourtant, les 3 magistrats de la Haute Cour de Justice qui a jugé Pétain, lui avaient tous prêté serment !


    • charles-de Le 19 juillet 2017 à 16h52
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      A lire, du Colonel Goutard et préfacé par de Gaulle “1940, la guerre des occasions perdues”. Je l’avais passé il y a bien 40 ans à un colonel qui m’a dit ensuite :”On ne nous a jamais parlé de ça à l’Ecole de Guerre.”


  3. J Le 19 juillet 2017 à 07h48
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    Continuer le combat était possible en effet. Mais pour ça il aurait fallu capituler plutôt que signer l’armistice. La Pologne, la Belgique, ont capitulé et donc des Belges et des Polonais ont pu continuer le combat à partir de l’Angleterre en toute légalité.
    La capitulation impliquait que l’armée en métropole se rende et soit prisonnière (elle l’a été de toute façon), mais permettait aux forces d’outre-mer de continuer. On aurait évité de multiples tueries entre Français ou entre Français et alliés (Mers-el-Kebir, le cuirassé Richelieu qui explose le HMS Barham à Dakar, la résistance au débarquement en Afrique du nord, la Syrie, etc.).
    Pourquoi a-t-on préféré l’armistice ? Pour une bêtise, on craignait un soulèvement communiste (comme en 1871, il y avait encore à ce moment des gens qui l’avaient vécu, ou comme en Allemagne après 1918…). Et après une capitulation on n’avait plus de force armée pour s’y opposer.
    En fait, les communistes n’avaient pas de telles intentions. Ce sont les services allemands qui ont réussi à le faire croire.


    • Sandrine Le 19 juillet 2017 à 09h27
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      Les communistes??? Mais tous leurs chefs étaient en prison ou en exil depuis 39 …
      Non, la réalité, c’est que certains ont sauté sur l’aubaine pour effectuer le coup d’etat autoritaire qu’ils appelaient de leurs voeux depuis les années 30


      • Vlois Le 19 juillet 2017 à 11h37
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        En effet, Vichy est le coup d’Etat de la haute fonction publique.
        Le Corps des inspecteurs des Finances qui noyaute les pouvoirs en France et dont Emmanuel Macron fait parti a obtenu son pouvoir par son coup d’état médiatique, c’est un étrange écho.
        Ce que je soulignais hier, c’est que la République we parodié elle-même dans les discours et La commémoration: il n’y a plus de réalité elle est morte cette république des discours. Je me sens étranger dans ce pays des médias et des discours.


        • Sandrine Le 19 juillet 2017 à 11h56
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          La haute fonction publique en étroite collusion avec le pouvoir économique.

          On notera par ailleurs que Ian Kershaw affirme que sans le nazisme et son chef, l’Allemagne weimarienne se serait de toute façon sabordée pour accoucher d’une dictature d’un autre type, un régime autoritaire conservateur fondé sur le pouvoir militaire. Lacroix-Riz quand à elle montre la volonté, des le début des années 30, de la part de certains cercles dirigeants, d’en finir avec la république et d’instaurer un régime autoritaire en France (avec Laval et Pétain “pressentis” publiquement dès 1934 comme dirigeants possibles).

          L’echo avec la période que nous vivons actuellement est saisissant, vous avez raison.


        • Chris Le 19 juillet 2017 à 16h11
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          Un coup d’état à nouveau perpétré par notre caste énarquienne en nous engluant à marche forcée dans l’Union Européenne.
          Ce sont absolument les mêmes qui trahissent la France et les Français : la caste de la grande bourgeoisie (que l’on nommait les 100 familles) et leurs larbins les hauts fonctionnaires.


      • J Le 19 juillet 2017 à 16h37
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        Tous les chefs communistes en prison ou en exil ? Il ne faut pas exagérer. Thorez a déserté en 39 pour partir à Moscou (il était officier de réserve et a reçu une affectation). Duclos et d’autres sont allés à Bruxelles lors de la dissolution du Parti, OK. Ils ont pu rentrer clandestinement en juin 40 et donc il n’était pas absurde a priori, dans la panique générale, de les soupçonner de certaines intentions, même si c’était bien à tort et d’ailleurs irréaliste. Quel leader communiste important a été emprisonné à ce moment (entre le pacte Hitler-Staline et la déroute de juin 40) ? Je n’ai pas approfondi.

        Et je répète qu’il y a eu intoxication par les services allemands, y compris avec une radio qui imitait fort bien la rhétorique communiste.

        Après, tout dépend si on cherche à approcher la vérité ou si on est accro à la diabolisation…


        • Garibaldi2 Le 20 juillet 2017 à 06h00
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          Début octobre 1939, un mandat d’arrêt est lancé contre les députés communistes qui avaient créé un nouveau groupe parlementaire. Du 20 mars au 3 avril 1940 eut lieu le procès de 44 députés communistes qui furent condamnés à la peine maximale : 5 ans de prison et perte de leurs droits civils et militaires. Pendant ce temps des centaines de communistes sont arrêtés.


    • charles-de Le 19 juillet 2017 à 16h58
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      Bien sûr que continuer le combat était possible, mais quand on voit un chef de gouvernement donner ordre aux troupes de “CESSER LE COMBAT” AVANT même d’avoir négocié l’armistice, on comprend bien que la TRAHISON EST AU PLUS HAUT NIVEAU.
      Toute l’armée française s’est donc tranquillement repliée dans ses quartiers, sans oublier de TIRER SUR LES FRANCAIS LIBRES, par exemple à Dakar.


  4. isidor ducasse Le 19 juillet 2017 à 07h55
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    Macron le candidat de l’oligarchie Euro-altantiste.
    Pour faire partie de cette élite mondiale, dont la maison mére est Washington, il faut détruire tout états nations capable de résister à leur pouvoir, au pouvoir de l’empire.
    La repentance est une de ces armes, et Macron l’utilise comme on lui a demandé.
    Plus nous nous enfonçons dans l’UE, et plus la France doit moralement disparaitre.


  5. Nadège Bajard Le 19 juillet 2017 à 08h29
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    Ce qui me frappe dans cet article, c’est à quel point les mécanismes demeurent. Les leçons d’hier pour mieux lire “aujourd’hui”… Je suis toujours étonnée de voir que les formes changent, mais pas le fond.

    L’autre truc, c’est que ces “alliés” qui ont “sauvé la France”, n’incluent jamais la Russie ?


  6. Kaemo Le 19 juillet 2017 à 09h23
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    L’article suivant sur le blog de Jacques Sapir traitant toujours du lêle discours de Macron est tout aussi intéressant :

    http://russeurope.hypotheses.org/6150


    • Fritz Le 19 juillet 2017 à 09h24
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      “du même discours”. La démonstration de M. Sapir sur la responsabilité policière de l’autorité OCCUPANTE est lumineux. Et la remarque suivante sur la bonne conscience américaine est utile :
      “notre Président semble avoir fait sienne ce qui était la politique de Roosevelt, qui ne reconnut la France Libre que contraint et forcé. L’idéologie américaine est celle d’une culpabilité générale des pays occupés. Elle se fonde […] sur l’ignorance des mécanismes d’occupation et de résistance, mécanismes tant psychologiques que militaires qui restent parfaitement étrangers aux Américains”.


      • Dieselito Le 19 juillet 2017 à 10h51
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        Roosevelt avait amené avec son débarquement l’AMGOT. Cette organistion renaîtrait-elle aujourd’hui avec Mr le Président de la République nouvellement élu: l’Américian Macron Government of Occupied Territories ?

        http://french-american.org/actions/young-leaders/

        et surtout ici qui ne figure pas das le site français dessus (on se demande bien pourquoi sauf admettre que le Français lambda ne doit pas le savoir…):

        https://frenchamerican.org/youngleadersclasses


        • Sandrine Le 19 juillet 2017 à 13h36
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          Je vois qu’il y a Nicolas Dupont-Aignan en 2001. Est-ce que les US miseraient aussi sur le souverainisme en cas d’échec de la solution européiste??


          • Dieselito Le 19 juillet 2017 à 19h32
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            Vous noterez, Sandrine, l’entraide tacite entre young leaders. Macron doit être élu, NDA se “sacrifie” en apportant de l’eau au repoussoir FN, auquel les sondages donnaient la victoire possible. D’une pierre deux coups…. Le gagnant programmé est assuré de sa victoire, quoiqu’en pense le peuple…


          • Fritz Le 20 juillet 2017 à 12h03
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            NDA se sacrifie d’abord en permettant à Macron de passer devant Fillon… Et Fillon sacrifie sa fierté (s’il en a) en appelant le 23 avril, dès que son élimination est connue, à voter Macron.


  7. reneegate Le 19 juillet 2017 à 10h01
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    Macron ne court aucun risque, par contre nous courrons le risque qu’il devienne (ou soit) un tyran. Et il est curieux de saisir toute l’actualité de cette démission (compromission) des “élites” en 1940. Macron n’est pas plus républicain que Pétain et il fédère derrière lui les mêmes “élites” politiques et dans les mêmes proportions. Et ceux qui comme Mitterand alors, ne partiront que 2 ans plus (trop) tard ne se dédouaneront pas de cette lourde responsabilité.


  8. jim Le 19 juillet 2017 à 10h31
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    Texte riche et limpide. Merci maitre Jacques -:)

    Il y a un bémol toutefois, dans la toute fin, dans le “même si on est arrivé au pouvoir de manière légale et légitime”.

    Il est supposé là 2 choses, que Macron est arrivé au pouvoir de manière légale et légitime.

    A mon avis, si un examen des dépenses de campagne était réalisé de manière indépendante et loyale (donc pas par la commission républicaine LOL chargée de cela!!!), il ressortirait possiblement que des choses illégales ont été réalisées.

    Mais passons l’aspect légalité par défaut de preuves, car le pire est dans l’appel à la légitimité de Macron…
    La manière dont cet homme a été promu, le faible taux historique d’adhésion des Français à sa candidature, me semblent clairement plaider pour une illégitimité démocratique de cet homme.
    Mais il est vrai que Jacques Sapir passe plus de temps à protéger sa “république” chérie qu’à considérer la Démocratie et en quoi elle est bafouée par république et ses institutions et mécanismes!


  9. Seraphim Le 19 juillet 2017 à 10h31
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    Belles envolées lyriques sur l’histoire de la liberté bafouée. D’autres articles récents décortiquent abondamment les artifices d’une diplomatie actuelle défaillante, en Ukraine ou en général. L’héroïsme intellectuel d’un intellectuel, Chomsky, est sans cesse ‘remis à la page’. Pendant ce temps, l’héroïsme réel et non imagé, le sacrifice et le martyre d’un homme exceptionnel, prix Nobel, LXB, passe à la trappe des grands médias, mais aussi des médias ‘alternatifs’! Bravo!


  10. Koui Le 19 juillet 2017 à 10h35
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    L’état français a exterminé les cathares. J’exige une repentance générale des provinces septentrionales macroniques.


  11. dieutre Le 19 juillet 2017 à 11h41
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    cette déclaration de Macron est une INSULTE vis à vis de tous les justes, qui ont cherché à protéger des juifs en les recueuillant ou en les aidant à s’enfuir . Les habitants du Chambon sur Lignon, élu village de justes parmi les justes, ont du apprécier.


    • Seraphim Le 20 juillet 2017 à 04h12
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      Oui, enfin pas trop n’en faire sur les “justes” non plus! Cette ‘distinction’ n’est pas donnée par une instance française ou internationale. Elle s’octroie avec une connotation morale universelle par un acteur politique étranger. Donc, avec des risques d’immixtion et de division. Il y a plus d’un vrai juste qui n’est pas labellisé…or l’inégalité est la source de l’injustice précisément.


  12. Kiwixar Le 19 juillet 2017 à 11h55
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    Plus qu’un crime, une faute. Plus qu’une faute, une Trahison. Un élu oeuvrant à la destruction de la nation, notre bien commun.


  13. yann35 Le 19 juillet 2017 à 12h57
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    respect monsieur Sapir. Comme je pense que pétain parlait au nom de pétain, je pense que macron parle au nom de macron.
    Les rapports de ce dernier avec l’institution militaire illustre la dérive que M Sapir pointe dans son article. L’histoire se répète, macron, et apparemment, vous n’avez pas choisi la bonne option.
    Être président n’est pas un rôle, comme vous semblez le croire, et vous êtes en train de réveiller des forces anciennes et profondes dans le peuple français qui peut tout passer à un roi sauf d’être remis en cause explicitement par lui. Un roi sans peuple n’est rien, pensez-y …


    • Narm Le 19 juillet 2017 à 22h40
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      il est écoeurant de lire que macron dise que ce soit le ministre des armées qui défendent le budgets des armées …..

      alors que c’est lui qui a nommé le ministre et surtout que tous les ministres ont prété alégeance au monarque

      les dés sont pipés


  14. Louis Robert Le 19 juillet 2017 à 14h41
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    C’est tout un: au sein de ce qui est littéralement la grande famille humaine, le déni de nos responsabilités collectives d’hier est aussi le déni de nos responsabilités collectives présentes et futures.


    • Narm Le 19 juillet 2017 à 22h42
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      Faux

      la famille n’est pas responsable de ce que fait un de ses membres

      les employés de leur patron

      ou les gens de leur bourgeoisie


  15. Thierry Le 19 juillet 2017 à 15h38
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    Macron ne fait que reprendre la position des chefs de l’état depuis Jacques Chirac en 1995, en passant par Jospin, Sarkozy et Hollande.

    D’ailleurs sa phrase commence pas “Je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle,….” Il “redit”, il se place délibérément dans la continuité de ses prédécesseurs, notamment Hollande pour qui “le crime fut commis en France par la France” .

    Je n’ai pas souvenir que Sapir était contre à ce moment là. Pourtant, rien n’ changé.


    • Alfred Le 19 juillet 2017 à 21h35
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      Le même Jacques Sapir vous répond et en remet une couche:
      http://russeurope.hypotheses.org/6150


      • Thierry Le 20 juillet 2017 à 00h12
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        Alfred, désolé, mais je vois pas dans cette réponse en quoi Macron se distingue de Hollande, Sarko, Jospin et Chirac.
        Pouvez vous m’éclairer ?


  16. AMNESIE Le 19 juillet 2017 à 17h33
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    Et si MACRON avait raison sur la responsabilité de la france!!
    Par déduction nous pouvons affirmer que/
    -En tant que Français, toute la famille Macron ,toute la famille CHIRAC sont responsables de la rafle du VEL D’HIV
    – En tant que Français, Simone VEIL et Jean Zay sont responsable du VEL D’HIV
    – En tant que Français les personnes assassinées à ORADOUR SUR GLANE, dans le village de MALHE les suppliciés des balcons de TULLE sont responsables du VEL D’HIV
    – En tant que Français Jean Moulin, le général DELAISTRAIN, Guy MOQUET et tant d’autres sont responsable du VEL D’HIV
    – En tant que Français le docteur DRUCKER et ses allées-retours en train paris-Nice accompagné d’agents de la Gestapo est responsable du VEL D’HIV
    – En tant qu’entité Française l’UGIF et le CRIF sont responsables du VEL D’HIV.
    – En tant que français , des membres de la famille de ma mère sont partis en fumée dans les fours de Buchenwald.. Mais d’après MACRON eux aussi sont responsables du VEL D’HIV.

    Les véritables responsables du VEL D’HIV ne seraient-ils pas au contraire tous ces parlementaires et dirigeants politiques qui ont foutu la M..de en France dans la fin des années 30, en commençant par supprimer les budgets des armées , et ensuite en fuyant la queue entre les jambes vers le port de bordeaux pour embarquer à bord du MASSILIA

    Mon dieu qu’il est désagréable d’avoir pour chef un ……………


  17. moshedayan Le 19 juillet 2017 à 19h11
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    Macron dans son discours n’a cherché qu’une chose : pousser, aviver le jeu de l’amalgame de Vichy au Front National pour se parer de cette vertue : “je suis Jupiter rempart contre l’antisémitisme”. Jacques Sapir a raison de replacer les contextes juridiques, politiques, historiques et la difficile distinction entre légale et légitime. Qu’il y ait eu un fort antisémitisme dans toutes les sociétés européennes du XIXe au XXe est un fait incontestable : de là à condamner des peuples ou nations-Etats en entier, il y a un risque. Ce risque Macron l’a pris comme politicien mais aussi pour son travail européiste. I
    ps : voyez l’hypocrisie des discours européistes sur les minorités, et même des mensonges ; “continuité entre nationalistes d’aujourd’hui et staliniens d’hier en Europe”, disait une député européenne : bien facile d’affirmer pareil mensonge !
    Les Roms vivaient mieux sous l’Europe de l’Est socialiste, c’est un fait que l’UE veut cacher de toute force.


  18. Renaud Le 20 juillet 2017 à 11h11
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    Une vieille France radote pendant que le monde continue de tourner!
    Faut-il rappeler que ce qui allait devenir la République française commit le premier génocide du monde occidental dit “moderne” avec la guerre de Vendée? Des centaines de milliers de morts dont le nombre est mal connu et presque toujours tu tellement cette guerre est honteuse!
    Une province, toutes classes confondues chose exceptionnelle pour l’époque, se révolta contre la République et ses flots de sang parce que les Vendéens avaient une idée claire et lucide de ce qui était en train de se passer. Le général républicain (alsacien) François-Joseph Westermann fut l’un des pires bourreaux de l’histoire, il déclara à la fin de la guerre de Vendée: “il n’y a plus de Vendée”. Juste retour des choses, il finit guillotiné! (mais pour d’autres raisons je crois).
    Le “jeune” Macron vient de radoter et de montrer encore une fois de plus qu’il est à côté de ses chaussures…


  19. antoniob Le 20 juillet 2017 à 22h29
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    Vichy était la France en 1940. Tout simplement en raison du vote des parlementaires transférant la légitimité à Pétain. La forme d’état change mais cette forme là qui est l’Etat, donc la France, en 1940.
    Pour prendre une comparaison simple: lorsque les Allemands arrivent en Norvège, après que la guerre entamée se révèle sans espoir pour les Norvégiens, l’Etat et le Roi décident de s’exiler à Londres, afin que l’Etat, càd. eux, ne soit pas soumis au joug allemand. La Pologne avait fait de même. L’Etat légitime, impuissant, quitte le pays avec le drapeau, pour préserver son intégrité en exil. Le régime que l’Allemagne met en place à Oslo avec Quisling est alors un gouvernement de facto sans aucun lien, rapport et légitimité.
    En France par contre, c’est le parlement en place, qui opère une passation de la légitimité à Pétain.
    De Gaulle n’était pas le gouvernement français en 1940.

    Dans ses mémoires Raymond Aron expliquait très clairement comment De Gaulle n’avait pas l’oreille des Américains jusqu’à très tard. Pour eux la France c’était Vichy. Par contre en 1945 il fallait contrer le succès des communistes, et donc accompagner De Gaulle et mettre la France en marche rapidement sans s’embêter avec les aléas d’une purge massive à la stalinienne.

    Le reste c’est de l’intox historique pour le nombril des petits français.

    La honte c’est déjà 1939, lorsque la France (et la GB) laissent la Pologne se faire mettre en pièces, malgré le traité d’assistance.


  20. Jérôme Le 23 juillet 2017 à 20h11
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    Je suis largement d’accord avec Sapir mais pas totalement.

    Les élites politiques et administratives françaises qui ont fait Vichy n’étaient pas sans lien avec les électeurs qui leur avaient confié le pouvoir tout au long de la 3ème république.

    La France, le Peuple français, n’est de mon point de vue pas coupable de Vichy. Mais il est coupable du pacifisme et de la paralysie mentale qui a conduit les gouvernants français à ne pas attaquer l’Allemagne nazie quand il en était encore temps. Et ce quand bien même cela aurait contrarié nos encombrants amis britanniques dont les gouvernements ont tout fait, de 1933 à 1939, pour renforcer l’Allemagne nazie afin de l’engager dans une croisade anglo-germanique contre la Russie soviétique (les ancêtres des néocons américains étaient la majorité des dirigeants conservateurs britanniques des années 1930, Baldwin, les frères Chamberlain, Hoare, Halifax).

    Comme l’a montré Simon Epstein, c’est la grande majorité des élites centristes et modérées (de la droite bourgeoise à la gauche socialiste) qui a plongé dans la collaboration et mené et cautionné les politiques de Vichy.

    Alors certes, le régime de la 3ème république était verrouillé par une oligarchie de parlementaires et de notables locaux voulant faire leur petite soupe dans leur petite marmite. Mais ils ont refusé d’éclairer et de motiver le Peuple qui lui-même ne voulait pas voir.


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