… et donc l’humanité un jour aussi vu le rôle des abeilles… ? 🙁

Mais attention, ce ne sont pas toutes les espèces d’abeilles qui sont concernées par le classement du United States Fish and Wildlife, juste certains espèces américaines (le Science Post et son titre sont trop vagues).

Mais cela est une bonne occasion de rappeler l’importance des abeilles, leur rôle majeur pour bon nombre d’autres espèces, et leur mortalité de plus en plus inquiétante.

Source : Science Post, David, 28-10-2016

The United States Fish and Wildlife Service a récemment officiellement classé les abeilles comme espèce en voie de disparition, renforçant ainsi la menace qui plane sur tout le cycle de la vie, humanité comprise.

The United States Fish and Wildlife Service (USFWS) est un organisme fédéral des États-Unis dépendant du Département de l’Intérieur, et qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune. Le 30 septembre dernier, cet organisme a classé officiellement les abeilles comme une espèce en voie de disparition. Si les abeilles venaient à disparaître, les conséquences seraient terribles, jusqu’à menacer grandement la survie de l’humanité. Le service a ainsi estimé que 7 espèces d’abeilles à face jaune originaires d’Hawaï devaient être protégées en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition.

En effet, les abeilles sont des insectes pollinisateurs, ce qui signifie qu’elles permettent à 80% des espèces végétales sur terre de se reproduire. En France par exemple, « les bourdons (qui font partie d’une sous-espèce d’abeilles) lâchés dans les serres permettent aux agriculteurs cultivant tomates et melons d’assurer leur production » explique Benoît Gilles, entomologiste, au magazine Atlantico. Par effet boule de neige, une disparition des espèces végétales aurait des conséquences sur l’alimentation des animaux, et donc des humains.

Si l’utilisation globale et massive d’insecticides est souvent pointée du doigt comme cause principale de cette hécatombe chez les abeilles, elle n’est pas seule et les causes sont bien plus nombreuses que cela. On peut notamment évoquer la déforestation, la pollution de l’air, la réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, les infections parasitaires, la compétition avec des espèces invasives, le changement climatique ou encore le développement des réseaux 4G, poursuit Benoît Gilles.

En France, « les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5% par an à 30% en moyenne. L’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société » déclare Henri Clément secrétaire général de l’union nationale des apiculteurs de France, cité par RTL.

Source : Science Post, David, 28-10-2016

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(Billet édité) Voir aussi Reuters

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

82 réponses à Certaines espèces d’abeilles officiellement reconnues en voie de disparition

Commentaires recommandés

Pousse-fumier Le 22 août 2017 à 08h54

J’ai eu beaucoup de “pertes hivernales”, comme on dit dans le jargon, tant que j’ai tout bien fait comme il fallait : traitements anti-varoa, nourrissements au sucre liquide et solide… jusqu’à 90% de pertes en 2014.

Aujourd’hui, je me contente de ramasser les essais qui tombent chez moi, je ne déplace pas mes abeilles, je ne fais qu’une seule récolte fin août, je ne traite plus contre rien, je ne nourris plus (sauf avec leur propre miel (j’en mets 10% de côté lors de la récolte et je leur redonne en sortie d’hiver) et je ne vais les voir que 3 fois par an.

Résultat : pas une perte de colonie depuis 2014 alors que les gros apiculteurs de mon coin perdent 30 à 40% de leurs colonies chaque année.

Les méthodes apicoles ont une part de responsabilité dans le SEC (Syndrome d’Effondrement des Colonies) qui est totalement occultée :

– On traite les abeilles comme des vaches alors que ce sont des insectes sauvages (allez domestiquer une abeille qui vit 40 jours et qui ne vous verra qu’une vois dans sa vie en moyenne, hein…) ;

– on les bourre de produits qui, s’ils sont appliqués 2 fois, entraînent la mort des colonies ;

– les apiculteurs belges n’achètent plus nos cires car elles sont bourrées d’antibio et de produits de traitement ;

– on déplace les ruches alors que les abeilles sont, par définition, sédentaires….

Cherchons l’erreur, d’accord, mais cherchons-la partout et objectivement.

  1. calal Le 22 août 2017 à 06h47
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    chez moi, de moins en moins d’abeilles mais elles sont remplacees par d’autres bestioles qui butinent. ces especes sauvages sont elles moins efficaces? .
    la bourrache est une plante qui attire les pollinisateurs et qui est facile a multiplier (meme trop enfin comme tout ca s’arrache.)


    • patrick Le 22 août 2017 à 08h53
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      La bourrache ? la première année je me demandais si ça allait pousser et maintenant il y en a partout dans le jardin 🙂
      J’ai pu constater le retour de pas mal d’insectes depuis que j’ai augmenté ma surface cultivée et multiplié les variétés.


      • fanfan Le 22 août 2017 à 12h40
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        La bourrache comme engrais vert… que du bonheur pour le jardin…

        sa racine pivot s’enfoncent profondément et décompacte le sol,
        ses feuilles sont riches en salpêtre, source de potassium,
        son développement rapide empêche la pousse des mauvaises herbes,
        ses fleurs attirent une multitude de pollinisateurs,
        ses jeunes feuilles et ses fleurs sont comestibles (avec la salade verte par exemple) et riches en sels minéraux et en vitamines,
        en tisane, elle est dépurative, diurétique, tonique,
        et, en général, elle ne résiste pas à l’hiver et se décompose sur place.

        Soit, elle se ressème très facilement. Pour ne pas être envahi, il suffit de la couper ou l’arracher… Dans le tas de compost (sans les fleurs en graines), elle accélère le processus de décomposition.


        • Genuflex Le 22 août 2017 à 16h48
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          Heu… Les plantes prélèvent le potassium le temps de leur cycle de croissance. Elles ne créent pas de potassium. Sinon, la bourrache est une super plante et faisait partie de tous les jardins paysans (et la sélection y était rude).


    • Adrien Le 22 août 2017 à 15h32
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      Des études récentes ont été publiées dans Science sur le sujet : il semblerait que les plantes s’adaptent à l’insecte qui les pollinise : en présence de mouche, les plantes deviennent moins colorées et moins productives, tandis qu’en présence d’abeilles ou de bourdon, c’est l’inverse, et ceci en quelques générations !

      De plus, l’abeille qu’on utilise en apiculture n’est qu’une abeille parmis bien d’autres polinisateurs : guèpe, bourdons, abeilles solitaires, frelon, etc. certains polinisateur sont d’ailleurs spécialisés dans un type de plante, c’est pour ça qu’il faut garder une grande diversité florale pour que tout ce petit monde vive correctement toute l’année.


      • goe Le 23 août 2017 à 00h00
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        L’abeille des apiculteurs est en effet un pollinisateur parmi tant d’autres… Du fait de son intérêt économique pour l’apiculture, elle est plus étudiée et suivie que les autres pollinisateurs. Donc je doute qu’on sache vraiment si les autres pollinisateurs sont aussi en difficulté face aux pesticides, perte de biodiversité végétale, etc.


        • Adrien Le 23 août 2017 à 09h44
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          Effectivement l’abeilles mellifère est très étudiées, mais il y a aussi des études sur les autres insectes.

          Les changements écologiques que nous connaissons semble profiter à certains pollinisateurs généralistes (par ex. les bourdons), mais pénalisent gravement ceux spécialisés : en effet lorsque la fleurs qu’ils butinent disparaît, eux aussi disparaissent totalement.

          Mais bon globalement ça ne va pas fort du tout dans le monde des pollinisateurs.


  2. Nerouiev Le 22 août 2017 à 06h55
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    La réalité de cette disparition peut être mise en relation avec l’augmentation des vols de ruches. Un site participatif à été créé en France pour recenser et localiser ces vols :
    http://www.volderuches.fr


  3. Med Le 22 août 2017 à 07h45
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    Une étude du CNRS sur la question. Outre les causes référencées dans la présent article, elle en pointe d’autres.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/pourquoi-les-abeilles-disparaissent


    • patrick Le 22 août 2017 à 09h12
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      Des copains apiculteurs amateurs m’avaient parlé de la mortalité des abeilles due aux pratiques de certains apiculteurs professionnels qui veulent faire produire à tout prix et qui finissent par épuiser leurs essaims.
      Une abeille ce n’est pas un ouvrier pakistanais ou chinois 🙂


    • jubaka Le 22 août 2017 à 09h51
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      Merci pour le lien très intéressant. Ayant une ruche (une seconde est prévue l’année prochaine) je ne comprends pas le principe du nourrissage, surtout chez les non professionnels. Si l’essaim ne produit pas assez pour nourrir la colonie et offrir le surplus à l’apiculteur il faut se poser des questions sur l’emplacement plutôt que de nourrir.

      Après ma seconde année je suis ravi de ma ruche. Non seulement je récupère du miel (17 kg cette année sans toucher aux cadres inférieurs bien entendu) et une production de fruits (pêche, poire, pomme …) bien meilleur, et bien sûr un jardin potager qui se porte à merveille.

      Je conseille à tous ceux qui habitent à la campagne et ont des jardins, arbres fruitiers de tenter l’expérience.


    • fanfan Le 22 août 2017 à 13h19
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      Un peu d’histoire…
      De la ruche-tronc à la ruche à cadres : ethnoécologie historique de l’apiculture en Cévennes
      https://ethnoecologie.revues.org/2531


  4. Louis Robert Le 22 août 2017 à 08h21
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    Après les grenouilles dont nous parlait déjà Jean Rostand… nous sommes vraiment sur la bonne voie…

    Lectures de chevet…

    1. “Extinctions — Du dinosaure à l’homme”, par Charles Frankel

    http://www.seuil.com/ouvrage/extinctions-charles-frankel/9782021156430

    2. Elizabeth Kolbert, “La 6e extinction”

    https://www.babelio.com/livres/Kolbert-La-6e-extinction/756812


    • Macarel Le 22 août 2017 à 13h47
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      Notre intelligence calculatrice, nous a permis de devenir le premier prédateur de cette planète.

      Ce faisant, elle a libéré ce que les grecs anciens appelaient “l’hubris” (« excès, démesure, orgueil »).

      Et comme l’avaient déjà compris les grecs anciens, cet “hubris” conduit quasiment inéluctablement à la tragédie.

      Les dinosaures semblent avoir été victimes d’un cataclysme cosmique contre lequel ils ne pouvaient rien. Nous, au train où vont les choses, nous risquons d’être victimes d’un cataclysme que nous aurons nous-mêmes fabriqué. Est-ce cela notre fameuse supériorité de “roi de la création” ?


      • Louis Robert Le 22 août 2017 à 16h20
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        Oui, nous sommes en effet les maîtres ultimes de l’autodestruction!


  5. Macarel Le 22 août 2017 à 08h24
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    Les choses sont désormais claires pour l’humanité : la décroissance ou la mort.

    Décroissance démographique dans les pays pauvres, et décroissance du mode de vie dans les pays dits riches.

    Une image saisissante qui illustre la finitude spatiale de notre planète, et surtout de notre atmosphère et de notre hydrosphère :

    https://blueplanetalmanac.wordpress.com/2012/07/09/all-the-water-and-air-on-earth/


    • Toff de Aix Le 22 août 2017 à 09h02
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      Entièrement d’accord avec vous, donc nous n’y arriverons pas…

      Désolé de le dire si abruptement, mais l’heure n’est pas à la décroissance en tant que cadre économique et politique. Elle ne l’a jamais été, et ne le sera pas avant qu’il ne soit trop tard. Nos gouvernants n’ont qu’un mot à la bouche : la croissance, relancer la croissance, relancer l’activité, sortir de la crise en relançant l’économie… Tout ceci va nous tuer, c’est sûr et certain.

      Même ce qui se présente comme des alternatives (la fameuse croissance verte, le développement durable et toutes ces magnifiques inventions destinées à déculpabiliser le consommateur) n’est absolument pas soutenable sur le long terme.

      D’ici 10 ans, tout sera plié, j’en ai bien peur.

      Un lien pour aller plus loin :
      http://partage-le.com/2017/08/les-medias-de-masse-le-business-de-lecologie-a-propos-du-jour-du-depassement/


      • patrick Le 22 août 2017 à 09h55
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        houlà !!! gros problème pour le politicien de base.
        décroissance = baisse du PIB , donc problème pour créer de nouvelles dettes donc problèmes pour nourrir la clientèle et faire des promesses donc problème pour être réélu.
        La solution est simple , encore des promesses , encore des dettes et encore réélu 🙂


        • bhhell Le 23 août 2017 à 13h25
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          abolition de la dette = mort de la rente = énorme baisse du coût de la vie = possibilité de vivre beaucoup plus modestement


      • Crapaud Rouge Le 22 août 2017 à 10h28
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        Tout à fait d’accord à un détail près : les “gouvernants” ne sont que la partie émergée de l’iceberg. A mon avis, le problème provient de l’espèce humaine qui s’est affranchie de toutes les limites naturelles susceptibles d’entraver sa croissance, à commencer par la cuisson des aliments qui lui a permis d’absorber plus de calories plus rapidement, tout en facilitant la digestion. Ensuite l’élimination des espèces concurrentes, l’invention de l’agriculture, de la civilisation et de la médecine, etc. Dans cet article personnel, (https://www.facebook.com/notes/on-fonce-dans-le-mur/causes/438791053128744/), je distingue 3 causes fondamentales et toujours agissantes : l’instinct de prédation, notre cerveau hyper-puissant et le principe de structure qui “fait tenir entre eux tous les composants du système”.


        • Ellilou Le 22 août 2017 à 14h45
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          La deuxième cause que vous proposée, le cerveau hyper-puissant, me pose problème et j’ai du mal à y adhérer. Je ne pense pas être dotée de ce phénoménale instrument et beaucoup de nos concitoyens, au vu des résultats des dernières élections, non plus 😉


          • Gordon Le 22 août 2017 à 15h00
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            Ou peut être le simple fait qu’il y ait encore des élections ?
            Dans le paradigme actuel, quel candidat peut il se faire élire, voir même se présenter en clamant de très mauvaises nouvelles et en ne promettant pas une amélioration de la situation ?

            Ca donnerait un truc comme ça :
            “ça va être très dur, ça ne va faire qu’empirer, mais moi, je vais faire en sorte que l’effort soit répartit de façon égalitaire, alors votez pour moi.”

            Avec notre cerveau hyper-puissant, nous avons construit un fantasme de société ou nous refusons d’entendre un tel discours, alors voter pour cela en imaginant qu’on ait le choix, n’est pas prêt d’arriver.


            • patrick Le 22 août 2017 à 16h33
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              je suis d’accord pour la décroissance … dés que j’aurai fini de payer mon camping car et visiter la moitié de la planète avec Emirates . Augmentez-moi ma retraite 🙂


          • Crapaud Rouge Le 22 août 2017 à 19h54
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            Le “cerveau hyper-puissant”, c’est par rapport à ceux des autres espèces, en particulier les singes qui nous sont proches. D’après cet article, (https://www.sciencesetavenir.fr/sante/le-gene-qui-rend-notre-cortex-si-humain_28721), nous devons à un seul gène, ARHGAP11B, d’avoir un néocortex beaucoup plus étendu que celui des macaques. En l’injectant à des souris, leur embryogenèse produit plus de cellules souches et fait apparaître les “plissures du néocortex” typiques du cerveau humain. C’est la boîte crânienne limitée en volume qui force le néocortex à se plisser.


        • larmec Le 22 août 2017 à 19h22
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          Oui et non, Le non c’est pour le cerveau hyper puissant j’y crois pas trop, mais par contre je pencherai pour la voie évolutive que nous avons suivie.
          Au lieu de s’adapter à notre environnement, nous adaptons notre environnement à nos besoins. Et en joyeux apprentis sorcier, nous avons appris mais un peu tard que c’est dangereux.


      • Macarel Le 22 août 2017 à 12h10
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        Je crains que vous n’ayez raison…

        “Depuis 45 ans, dans les pays occidentaux, à l’intérieur de chaque être humain, l’attachement à son confort personnel l’emporte.

        À l’intérieur de chaque être humain, la cupidité triomphe.

        Aujourd’hui encore, nous refusons de décroître.

        Dans les pays occidentaux, nous refusons la décroissance. Donc nous aurons le réchauffement climatique, les « très grandes migrations », la dislocation de nos sociétés, les guerres.

        Nous aurons ce que nous méritons.

        Nous sommes responsables de ce qui va nous arriver.”

        Conclusion de l’article se trouvant à cette adresse :

        https://yetiblog.org/desastre-climatique-notre-responsabilite/

        Cette “intelligence” (qui est censée nous distinguer du reste du règne animal dans le sens d’une prétendue “supériorité”) dont nous sommes si fiers, précipite notre disparition. Mais aussi celles d’espèces qui, elles, ne nous ont rien demandé, et qui pourtant nous sont d’une utilité vitale, comme les abeilles. En effet, la seule intelligence utile dans notre situation a un nom : la Sagesse. Mais cette dernière ne peut rien contre l’orgueil, la démesure, la cupidité et la rapacité.


        • Crapaud Rouge Le 22 août 2017 à 12h49
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          “nous refusons la décroissance” : sans doute, mais la décroissance est un fantasme. La croissance est dans notre culture, voire dans nos gènes si l’on pense au phénomène des espèces envahissantes : en absence de prédateurs, toute espèce est susceptible de devenir envahissante pour peu qu’elle trouve les ressources dont elle a besoin. La nécessaire décroissance viendra mais contrainte et forcée par notre environnement, c’est ce qu’annonce le rapport Meadows.


          • Macarel Le 22 août 2017 à 13h34
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            La “décroissance consentie” est probablement un fantasme, mais “la décroissance nécessaire” n’en sera que plus dure.
            Mais comme dit le dicton “Comme l’on fait son lit, l’on se couche”.

            Avec ce bémol, que le lit dont on parle est celui dans lequel se coucheront les générations futures, et pas les générations qui auront laissé le lit en piteux état.

            L’état d’esprit qui prévaut, c’est plutôt : “Après nous le déluge”.

            Il y a dans tout cela une forme de déterminisme implacable.


          • Raoul Le 22 août 2017 à 13h35
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            Quand une espèce devient envahissante, faute de prédateurs, c’est effectivement l’environnement qui met un frein à son expansion. Mais l’homme a un prédateur et c’est lui-même. Il est très possible qu’il résolve le problème tout seul en se détruisant, sinon totalement, du moins en grande partie.

            Quoi qu’il en soit, il n’aura jamais la sagesse de limiter sa croissance et surtout la pression terrible qu’il exerce sur notre planète. Donc, je rejoins les conclusions de Toff de Aix : tout sera joué d’ici 10 ans tout au plus et, encore, c’est qu’on s dit quand on est optimiste.


            • Macarel Le 22 août 2017 à 14h23
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              Non, ce n’est pas du pessimisme, c’est du réalisme.

              Je dirais 20 ans, plutôt que 10 ans.

              Mais à l’échelle des temps historiques, ou plus encore géologiques, cela ne fait pas grande différence.

              Je ne pense pas, non plus, que nous soyons collectivement capables de “l’effort surhumain” qui nous mettrait sur une trajectoire plus durable, en tant qu’espèce. J’aimerais me tromper, mais je ne crois pas…

              L’horizon des politiques n’est que de 4 à 5 ans, alors que les menaces auxquelles nous sommes confrontés se développent sur des décennies ,des siècles, voire plus. L’inadaptation de nos sociétés du spectacle (plus ou moins démocratiques) à ces défis est totale et rédhibitoire.

              Or lorsqu’une espèce est inadaptée, elle cède la place.


            • larmec Le 22 août 2017 à 19h33
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              Pas des soucis, ce ne sont pas les prédateurs qui manque.

              La varioles et la tuberculose réapparaissent et sous des formes bien solides, costaud. Nous nous n’évoluons plus, mais tout les micro-organismes qui nous côtoient, eux s’adaptent et évoluent.
              Ce qui nous rapporte au sujet de départ, nous humain avons saccagé notre maison. Les prochains locataires seront plus soigneux peut être?


      • Gordon Le 22 août 2017 à 12h47
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        1/2 – Entièrement d’accord. Mais nous n’allons pas souvent jusqu’au bout du raisonnement.

        Mettons de coté la faisabilité ou non d’obtenir d’une hypothétique gouvernance globale, une décroissance contrôlée plutôt que subite de plein fouet et donc encore plus violente.

        Imaginons un instant que nous l’obtenions : peu d’entre nous sont conscients de la profondeur de la remise en question nécessaire à nos sociétés pour qu’elles deviennent viables.

        Prenons seulement l’abandon total des nrj.fossiles :
        Les impacts sur l’espérance de vie, la simple notion travail, la subsistance, le confort (relatif), la démographie, la santé, l’agriculture etc…

        La simple notion de “démocratie” (et ce qu’elle a nécessité pour exister) est remise en question.

        Ajoutons en // de ces choix “contrôlés” de décroissance, la gestion des problèmes de climat, de pollution, d’extinction de la biosphère, d’appauvrissement des sols, la rareté des minerais,métaux etc… Même pris séparément,chacun de ces problèmes présentent un challenge considérable dans le temps imparti.

        Les 30 glorieuses sont un soupir dans l’histoire des civilisations (6000ans).
        Que dire en comparaison du genre Homo (3M) ou de la vie (3Md) ?
        Un Homo Sapiens ayant un espérance de vie de 80 ans laissera la même trace :

        Celle d’une “expérience” qui a raté, mais suffisamment salement pour en interrompre plein d’autre autour de lui.


        • Gordon Le 22 août 2017 à 13h03
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          2/2

          Envisager des “futures possibles” nécessite de faire le deuil de nos sociétés actuels, sous peine de tourner en rond avec des petits aménagement à la marge, un changement de paradigmes autres que le fait d’installer du PV, des éoliennes et aller travailler en vélo électrique pour se donner bonne conscience et continuer à vivre de la même façon, c’est à dire non viable et à très court terme.

          Mais un “future possible” n’est pas forcement un futur aussi “rose” que ce que nous et nos parents ont connu (même s’il décroit déjà). Surtout lorsque l’on appartient à une classe moyenne ou sup d’un pays relativement riche.

          Je ne pense pas me tromper si je dis que moi et mes 2 enfants nous vivrons certainement pas jusqu’à 80 ans, peut être même pas 60.

          Mais entre nous , est ce “normal” que notre espèce soit parvenue à ce niveau de vie (ds certain pays) ?

          Et n’est ce pas entre autre pour permettre cela que nous avons détruit notre habitat ?

          Cela pose la question de la définition du “progrès” et de sa nature (et donc du progressisme).

          Pas de décroissance = + de mort
          mais
          + de mort = décroissance

          C’est ça un effondrement.


        • Macarel Le 22 août 2017 à 15h30
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          Nous n’avons le choix qu’entre “décroissance consentie et organisée” ou “décroissance nécessaire et chaotique”.

          Pour prendre le sujet par le bon bout, il faut d’abord se poser la question de ce qui doit décroître, et de ce qui peut encore croître dans un cadre de décroissance globale. En ce qui concerne les sociétés capitalistes américanisées, je crois qu’elles ont des marges en terme de décroissance du superflu. Une condition impérative de l’acceptation de cette décroissance globale est donc qu’elle se fasse dans un cadre de réduction des inégalités de condition qui ont explosé ces dernières décennies sous l’effet du “laissez-faire” de l’économie libérale. Ce qui veut dire que certains devront voir décroître leur fortune, pour que d’autres voient croître leurs moyens de subsistance et accéder ainsi à une vie décente. Pour les sociétés dites non développées, l’acceptation de la décroissance démographique ne sera pas possible, si l’on ne cesse pas de les spolier de richesses qui permettraient à leur population d’arriver à un équilibre de subsistance endogène, et de ne plus vivre dans la dépendance de “l’aide internationale”. Une amélioration des conditions de vie allant souvent de pair avec une baisse de la natalité.


          • MIZZGIR Le 22 août 2017 à 16h38
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            Vous avez raison, la baisse des inégalités est cruciale dans cette optique. Peu accepteront de faire des efforts et de se serrer la ceinture si les efforts en question ne sont pas équitablement répartis…


            • Gordon Le 22 août 2017 à 17h30
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              Oui.

              Après il faut être conscient qu’au niveau mondial, même le smicard Français est largement dans le panier du haut.


          • Sylvain chesnel Le 23 août 2017 à 12h25
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            Msg Pour Macarel “c’est LE bon bout” quoi c’est celui là y en a pas un seul autre qui serait LE bon bout. Moi ce que j’en dit c’est que si on veut bouger et changer de trajectoire des angles de réflexions y en a plein mais de toute façon il faudra qu’on le fasse tous ensemble

            Alors les expression type “pour prendre les choses pas Le bon bout” serait plus intéressante à dire quelque chose du style” regarder dans mes réflexion je pars de là et du coup ça m’amène à penser comme ça” l’objet c’est de rassembler et pour moi ce type de propos ne met pas en place le ensemble et le cerveau collectif capable de se mettre au travail après dans l’action dans un tous ensemble.

            Pour changer qqchose ce sera soit tous ensemble soit jamais alors commençons par parler en laissant libre l’autre car son bon bout à lui c’est peut être aussi le bon bout parce que y’a plein de bon bout.

            En plus à lire ce msg on peut presque comprendre que si plus d’inégalité alors on aura plus de pollution et dire c’est le bon bout c’est celui là ça parait un peu chelou
            Après oui ce que tu dis est à prendre en compte mais c’est peut être pas la porte d’entrée qu’il faut pas louper pour réfléchir la collapsologie.


      • sébastien Le 22 août 2017 à 12h59
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        Développement durable est un oxymore. Toute cette novlangue digne des pires sectes est rabâché par les médias et les politiques (on ne sait plus qui est le sous-fifre de qui) jusqu’à l’abrutissement.
        L’écologie n’est pas un concept progressiste, il serait temps de s’en apercevoir.


        • Gordon Le 22 août 2017 à 14h44
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          Le terme “écologie” tel qu’on n’a cessé de l’utilisé aujourd’hui est bien un concept progressiste.

          Un écologisme “capitalo-compatible”, “faut que ça change mais pas trop quand meme”.

          C’est pour cela que je fais la distinction entre “écolo” et “décroissant”.

          Je ne cesse de tenter d’expliquer la différence fondamentale entre ces 2 concepts à mon entourage bourré de bonnes intentions et d’optimisme béa , irrationnel, rempli de solution ultra-simpliste en réponse à des problèmes ultra-complexes qu’ils ne veulent pas prendre le temps d’approfondir, envisageant souvent la (haute) technologie comme salutaire.

          Il est parfois nécessaire de passer par la case “écolo” avant de se rendre compte de cette hypocrisie, mais s’y arrêter revient à persévérer plus loin dans un cul-de-sac idéologique, alors que le temps manque déjà.


      • fanfan Le 22 août 2017 à 13h30
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        Et encore plus loin :

        Oubliées, les énergies alternatives ?
        François Jarrige, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne et membre du Centre Georges Chevrier.
        http://www.dailymotion.com/video/x4ckbd7

        Effondrements : comment encaisser les chocs ?
        Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie, auteur et chercheur indépendant.
        Et si notre civilisation s’effondrait ? Certains penseurs, au sein d’une nouvelle discipline appelée « collapsologie », annoncent la fin de la civilisation industrielle. Vers quelle nouvelle ère allons-nous ?
        http://www.dailymotion.com/video/x4ck623

        Basses technologies : une solution écologique ?
        Philippe Bihouix, centralien, spécialiste des ressources minières, auteur de “L’Âge des low tech, vers une civilisation techniquement soutenable”, éd. du Seuil, coll. Anthropocène, 2014.
        Face à l’épuisement des ressources et aux risques écologiques, la technologie peut-elle éviter la catastrophe ?
        http://www.dailymotion.com/video/x4dmjzj

        Les basses technologies, 2016 (58mn). Émission Racine de Moins Un n°25, avec Philippe Bihouix
        https://archive.org/details/RMU025BassesTechnoBihouix


      • larmec Le 22 août 2017 à 19h13
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        Bonsoir, 10 ans? Je vous trouve plutôt optimiste.
        Disparitions massives d’espèces, et comme elles sont toutes intimement liées, un équilibre va se rompre tôt ou tard et la les scientifiques sont unanimes, c’est la cata.

        Ressources en eau potable itou.

        De moins en moins d’espèces végétales dans nos agriculture, un parasite résistant qui s’en prend à nos 2 ou trois variétés de semences de blé OGM et bonjour les famines.

        Le soucis est, quand? Mais 10 ans je ne pense pas que nous les ayons avant que la situation soit invivable.


      • Ztong Le 26 août 2017 à 19h58
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        10-15 ans, en effet.
        Voilà pourquoi la fuite en avant vers le progrès, même si on sait que c’est un mur…

        Les “dirigeants” et surtout leurs donneurs d’ordres, les ultra-riches, savent que les jours leurs sont comptés pour s’enrichir.

        Alors ils y vont à donf.
        Je livre à votre méditation une conjoncture : plus on se rapprochera de la falaise de Sénèque, plus les inégalités croîtront, plus la bourse battra des records, et plus les banques centrales feront tourner la planche à billets.


    • fanfan Le 22 août 2017 à 14h03
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      “Décroissance démographique dans les pays pauvres”… diable !

      “Soulignons que la démographie n’est nullement en cause dans le réchauffement climatique. Toutes les régions du monde s’orientent vers une stabilisation, voire une diminution de leur population … à l’exception de l’Afrique noire, qui est précisément la région du monde la moins “polluante” !

      Pour ne pas céder à la pensée unique malthusienne : Hervé Le Bras « Les limites de la planète. Mythes de la nature et de la population ». ISBN 2-08-066877-3. 1994. 349 pp. Flammarion: Paris
      Hervé Le Bras – Les défis démographiques de la mondialisation. URL (Début à 5:30) https://www.youtube.com/watch?v=G3pinhB8DtU

      Olivier De Schutter, Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation à l’ONU, rapport final : Le droit à l’alimentation, facteur de changement, 24 janvier 2014 http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20140310_finalreport_fr.pdf


    • Louis Robert Le 22 août 2017 à 14h09
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      Permettez que j’ajoute aux lectures recommandées cet été…

      1. Dennis Meadows et alii, “Les Limites à la croissance”,

      https://www.amazon.fr/Limites-croissance-dans-monde-fini/dp/291777035X

      2. James Lovelock,

      “La Terre est un être vivant, l’hypothèse Gaïa”, Flammarion, coll. « Champs », 1999.

      “La Revanche de Gaïa”, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique », 2007.

      3. “James Hansen’s Lecture: Global Climate Change: Can the Next Generation Avert a Catastrophe?”,

      https://m.youtube.com/watch?v=abOPul78Ilk

      4. Clive Hamilton, “Requiem pour l’espèce humaine”,

      http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100234470


  6. François Lacoste Le 22 août 2017 à 08h41
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    Le constat que nous faisons tous lorsque nous nous déplaçons en voiture sur une longue distance est sans appel. Ainsi deux mille kilomètres parcouru sans avoir besoin de laver le pare-brise!
    Mauvais temps pour les abeilles mais aussi pour tous les autres insectes qui s’écrasaient autrefois sur nos voitures. Dans le même temps, les cultures sont devenues parfaites sans la moindre attaque de quoique que ce soit. Le sommet de la dévastation est sans doute atteint dans les vignes…quoi que, nous n’en savons rien, hormis ce terrible constat.
    Ses insectes disparus ne nourrissent plus leur prédateurs, qui à leur tour disparaissent et ainsi de suite.
    En attendant quel bonheur de faire pisser la vigne, et faire vomir dans les rivières de trop de gavage, le champ de blé.


  7. Pousse-fumier Le 22 août 2017 à 08h54
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    J’ai eu beaucoup de “pertes hivernales”, comme on dit dans le jargon, tant que j’ai tout bien fait comme il fallait : traitements anti-varoa, nourrissements au sucre liquide et solide… jusqu’à 90% de pertes en 2014.

    Aujourd’hui, je me contente de ramasser les essais qui tombent chez moi, je ne déplace pas mes abeilles, je ne fais qu’une seule récolte fin août, je ne traite plus contre rien, je ne nourris plus (sauf avec leur propre miel (j’en mets 10% de côté lors de la récolte et je leur redonne en sortie d’hiver) et je ne vais les voir que 3 fois par an.

    Résultat : pas une perte de colonie depuis 2014 alors que les gros apiculteurs de mon coin perdent 30 à 40% de leurs colonies chaque année.

    Les méthodes apicoles ont une part de responsabilité dans le SEC (Syndrome d’Effondrement des Colonies) qui est totalement occultée :

    – On traite les abeilles comme des vaches alors que ce sont des insectes sauvages (allez domestiquer une abeille qui vit 40 jours et qui ne vous verra qu’une vois dans sa vie en moyenne, hein…) ;

    – on les bourre de produits qui, s’ils sont appliqués 2 fois, entraînent la mort des colonies ;

    – les apiculteurs belges n’achètent plus nos cires car elles sont bourrées d’antibio et de produits de traitement ;

    – on déplace les ruches alors que les abeilles sont, par définition, sédentaires….

    Cherchons l’erreur, d’accord, mais cherchons-la partout et objectivement.


    • Adrien Le 22 août 2017 à 16h05
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      Je serais moins hâtif que vous dans le jugement : les pratiques apicoles individuelles, qui ont leurs responsabilité ne doivent pas cacher les responsabilités collectives de notre société : apprauvrissement de l’environnement mellifère, pesticides et l’importation de varroa ou du frelon asiatique ont également leurs part de responsabilité.

      À mon avis le problème originel est très philosophique : tant qu’on sera dans un système d’exploitation (des gens et de l’éco-système), il n’y a pas tellement de perspectives d’amélioration pour l’apiculture.
      Par contre, si on considère qu’on fait partie d’un éco-système global, et qu’on a intérêt à enrichir cet éco-système pour mieux vivre, alors il y a un espoir.


      • Pousse-fumier Le 22 août 2017 à 18h12
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        “les pratiques apicoles individuelles, qui ont leurs responsabilité ne doivent pas cacher les responsabilités collectives de notre société : apprauvrissement de l’environnement mellifère, pesticides et l’importation de varroa ou du frelon asiatique ont également leurs part de responsabilité”

        Précisément, ces pratiques apicoles ne sont pas individuelles, mais correspondent à des pratiques professionnelles (nourrissement au sucre, transhumances, miels monofloraux, etc…), et à des obligations réglementaires (traitement varoa, traitement teigne…). Donc, des obligations imposées par la collectivité.

        L’exigence de rentabilité sur un marché à bas prix (concurrence de miels de Chine, par exemple) pousse les apiculteurs à la concentration des colonies, et à des méthodes de rendement extrêmes (4-5 récoltes par an).

        Sans parler de la location de ruches pour la pollinisation des vergers industriels, sur des arbres dont les abeilles ne butinent le pollen que parce qu’elles n’ont que ça sur place. Et oui : pour cultiver des amandiers et les faire polliniser, il faut que les abeilles n’aient pas d’autre choix que ce pollen qu’elles n’aiment pas…on passe donc des hectares de végétation sauvage au désherbant autour des vergers pour qu’il n’y ait pas de concurrence…

        Le problème n’est pas philosophique : il est marchand. Tant que le sucre raffiné sera disponible à des prix inférieurs à ceux du miel, il sera plus rentable de nourrir les abeilles au sucre de betteraves que de laisser faire la nature. Et donc, de leur permettre de “faire leur cycle”.


    • Vareniky Le 22 août 2017 à 16h30
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      Pour moi vos propos sont justes et correspondent a ce que j’ai remarqué avec mes 2 ruches.
      Cette année environ 12 kg de miel avec les deux hausses, mais je peux vous dire qu’elles n’arrêtent pas de travailler et il ne faut surtout pas les perturber, d’ailleurs elle ne se gênent pas pour vous le faire remarquer c’est pourquoi la transhumance des abeilles est une ineptie.


    • Maisoui Le 22 août 2017 à 23h03
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      @Pousse-fumier

      “– on les bourre de produits qui, s’ils sont appliqués 2 fois, entraînent la mort des colonies”
      Peux tu nous parler des pratiques “de bourrage” dont tu a été témoin ?
      Au niveau produit, Je suppose que tu parle, entre autre, de l’acide oxalique, autorisé en bio et , corrige moi si je me trompe, interdit en conventionnel.

      Si varroa n’est pas traité c’est 95-98% des colonies qui sont mortes en trois ans (L’INRA a proceder à une étude au début des année 2000). Je sais plus si c’est 30 ou 60 colonies disséminées en plusieurs ruchers sur toute une région. Je suis (heureusement) surpris que tes colonies ai tenues : tu as peut-être des souches résistantes à varroa très précieuses pour la sélection, l’avenir de l’abeille et de l’apiculture.

      De combien de colonies parles-tu? Tu marques tes reines? Car sinonse porrait-il que tes colonies s’effondrent et que des essaims issus de colonie proches reviennent peupler tes ruches à ton insu.


  8. RGT Le 22 août 2017 à 09h08
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    “On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5% par an à 30% en moyenne.”

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une ruche n’est pas du tout un “habitat naturel” et nécessite un grand investissement de la part de l’apiculteur.

    Il est nécessaire d’aller inspecter quotidiennement les ruches pour s’assurer que les abeilles n’ont pas de maladie, qu’aucun prédateur ne vient exterminer la ruche, qu’elles ont bien tout ce qui est nécessaire à une vie “décente”.

    Hélas, le plus gros frein à cette activité quotidienne provient de la faible “rentabilité” de l’opération qui n’apporte aucun profit particulier au “système économique”, ce qui fait que les apiculteurs amateurs (qui représentent quand-même une grosse partie de la totalité des apiculteurs et qui permettent d’avoir des ruches un peu partout sur le territoire) n’ont pas le temps de s’adonner à cette activité pourtant nécessaire à la biosphère.

    Comme quoi, la “rentabilité” n’est pas du tout liée à l’utilité générale.


    • RGT Le 22 août 2017 à 09h32
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      Une approche réellement profitable à tous consisterait à indemniser les apiculteurs pour le temps quotidien qu’ils passent à prendre soin de leurs colonies, mais comme ça ne rapporte pas un seul centime aux actionnaires tout le monde s’en fout.

      Nous avons acquis une ancienne ferme dans un village de montagne mais nous sommes hélas obligés d’habiter en ville pendant la semaine.

      Ce qui fait que la ruche a failli être exterminée par une maladie.
      Les pandémies se développent très rapidement dans les colonies et la mort survient très vite.

      Nous comptons acquérir une seconde ruche, mais pour l’instant nous hésitons car nous n’avons pas le temps de suffisamment nous en occuper.

      L’observation de ces arthropodes est, bien que peu spectaculaire, réellement passionnante.

      Et contrairement à tout ce que l’on peut penser les abeilles ne sont pas du tout agressives, contrairement aux guêpes et aux frelons.

      Dernier point : Ne comptez-pas sur une “rentabilité” exceptionnelle.
      L’an dernier nous n’avons pu récupérer qu’un petit bocal (~ 1/3 l) de miel, mais 100% naturel et sans pesticides, mais si savoureux.

      Il faut quand-même préciser que la seule végétation à l’entour (~ 900 m d’altitude et paysage escarpé) est composée “d’herbe à vaches” qui pousse depuis des millénaires sans aucune intervention humaine.


      • Pousse-fumier Le 22 août 2017 à 13h23
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        “Il faut quand-même préciser que la seule végétation à l’entour (~ 900 m d’altitude et paysage escarpé) est composée “d’herbe à vaches” qui pousse depuis des millénaires sans aucune intervention humaine.”

        N’hésitez pas à semer de la bourrache, de la phacélie et du trèfle blanc, un noisetier et un tilleul (utile aussi pour les tisanes). Vos abeilles vous le rendront au centuple. Elles auront du pollen dès mars, à votre altitude, et une floraison étalée de mai à septembre, et en plus ça se ressème tout seul.


      • Vareniky Le 22 août 2017 à 16h37
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        Indemniser les apiculteurs pour le temps quotidien passé sur leurs ruches.
        Ah non surtout pas!
        Vous voulez que les apiculteurs deviennent des fonctionnaires de la terre comme les techniciens agricoles que sont devenus les agriculteurs de l’Union Européenne.
        Laissez les vivre avec leurs abeilles et non a remplir de la paperasse.
        Vous ne trouvez pas que l’on est assez inondé de paperasse dans cette Union Européenne?


      • Maisoui Le 22 août 2017 à 22h47
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        @RGT “Et contrairement à tout ce que l’on peut penser les abeilles ne sont pas du tout agressives, contrairement aux guêpes et aux frelons.”

        Alors ça…ça dépend de la colonie, de sa génetique,de la selection, de l’espèce (mellifera melifera, Mellifera ligustica, Buckfast,ect…), de la meteo, de la periode dans l’année, de la miellée…
        Ligustica, buckfast, par exemple, sont generalement douces quand elles sont pas trop croisées (sinon..gare) Et nos abeilles locales, les noires sont de caractères variables mais penchent plutôt du côté obscur…


    • sébastien Le 22 août 2017 à 13h04
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      Il faut arrêter d’emmer… les abeilles mais peut-être aussi et d’abord les apiculteurs, agriculteurs…
      Je suis certain qu’il existe des directives européennes par pavés entiers sur la forme, la couleur, la taille des ruches et le nombre d’abeilles autorisées à travailler dans un espace aussi exigu.
      Les inspecteurs du travail veillent! 35h et RTT pour toutes!


  9. yves hive Le 22 août 2017 à 09h27
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    « Les abeilles officiellement reconnues comme espèce en voie de disparition »

    Le titre et le contenu de l’article sont typiques du journaleux incompétent et pas gêné par les approximations. Ils donnent à croire que les abeilles en général auraient été déclarées, au niveau planétaire, en voie de disparition, sur la base d’une décision de l’United States Fish and Wildlife Service.

    Mais cette décision, qui date de septembre 2016, « Endangered and Threatened Wildlife
    and Plants; Endangered Status for 49 Species From the Hawaiian Islands » ( https://www.gpo.gov/fdsys/pkg/FR-2016-09-30/pdf/2016-23112.pdf ) ne concernait pas « les abeilles », mais sept espèces d’abeilles endémiques des îles hawaïennes (et une espèce de libellule, et une d’oiseau, et une de crevettte et 39 espèces de plantes).

    Le détail est dans les pages 26 à 32 du pdf.

    Pour le sens technique précis que peuvent avoir les mots endangered et threatened dans une publication scientifique, voir
    = http://www.iucnredlist.org/static/categories_criteria_3_1#categories =


  10. Cadmoslao Le 22 août 2017 à 09h36
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    Heu…sérieusement, titrer sur la disparition des “abeilles” (et de l’humanité) en général alors qu’à la base seules 7 espèces locales (sur les 20 000 recensées dans le monde !) sont concernées par la nouvelle, c’est un peu mensonger. C’est la faute de la source Science Post mais c’est dommage d’avoir repris le même titre aguicheur.

    Un article plus poussé et plus documenté sur l’évolution globale des populations d’abeilles vaudrait le coup.


  11. Gwen Le 22 août 2017 à 10h01
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    je pense remplacer à terme les moutons de mon grand père par des ruches d’abeilles (à moins que je puisse mettre les 2 sur le même terrain ?) à terme. J’habite dans la campagne mais à une trentaine de km d’une grand ville et il y a pas mal de champs alentours (mais aussi des hais et des pâturages pour chevaux).
    Ais je besoin d’une formation spéciale pour faire mon propre miel avec mes abeilles et assurer l’entretien du fourbi ? Des conseils à me donner ?


    • Adrien Le 22 août 2017 à 15h42
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      Bonjour,

      Si vous n’avez jamais fait d’apiculture, le mieux est probablement de vous rapprocher d’un syndicat d’apiculture : il en existe dans tous les départements et proposent parfois des cours dans un rucher-école, animé le plus souvent par des bénévoles. Ça permet aussi de rencontrer physiquement d’autres débutants, pour s’entre-aider.
      Il existe aussi des livres bien fait, comme le traité Rustica de l’apiculture.

      Pour l’installation d’une ruche, voici les pré-requis :
      – une zone meillifère. Haies, pâturage, jardin c’est très bien. Attentions aux voisins, ça peut être source d’emmerdement.
      – se méfier des champs de grandes cultures : ils peuvent faire de bonnes miellés (tournesol, colza), mais amènent souvent des pesticides.
      – dégager du temps au début, pour observer et apprendre le métier.

      Enfin il ne me semble pas incompatible d’avoir des moutons et des abeilles : les miennes sont au milieu de vaches.


  12. Pierdec Le 22 août 2017 à 10h05
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    Catastrophisme :
    Est-ce de l’information ou de la désinformation ? C’est épuisant !
    Je n’ai jamais vu autant d’abeilles dans mon jardin. Je l’affirme. Les tournesols sont fécondés en totalité sans problème, et la quantité d’insectes pollinisateurs à l’hectare ne semble pas un problème en France d’après les professionnels. Le problème est beaucoup plus technique qu’il n’apparaît, avec la possible baisse de l’appétence aux insectes pollinisateurs de certaines variétés de végétaux qui servent au dénombrement des abeilles. Il est trop simple de ne prendre que l’avis d’une source pour tirer une conclusion. “The United States Fish and Wildlife Service (USFWS)” l’a dit ! La belle affaire ! C’est de l’ordre du trou dans la couche d’ozone. C’est faire du catastrophisme à bon marché quand on manque d’information et de bases techniques pour déceler le vrai du faux, et faire la différence entre information et désinformation. Voltaire à Ferney écrivait déjà que ses paysans se plaignaient de la disparition des abeilles.
    La politique se loge partout, et la confusion règne. Mais j’ai forcément tort puisque je ne suis pas politiquement correct.


    • Quintus Le 22 août 2017 à 10h58
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      Ce n’est pas parce que vous voyez beaucoup d’abeilles dans votre jardin que les abeilles ne sont pas pour autant menacées.

      C’est d’ailleurs un piège classique : lorsqu’un écosystème s’effondre il ne s’effondre pas partout : l’effondrement commence en certains endroits puis se répand ou apparaît à d’autres endroits.

      Un bon exemple de ce phénomène est celui des zones mortes dans les océans. Il y a des endroits où la faune et la flore océaniques sont encore très abondantes, mais les “déserts aquatiques” s’étendent rapidement et c’est cela qui est très grave.


      • Loxosceles Le 22 août 2017 à 12h41
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        Idem, ce n’est pas parce que les populations d’abeilles semblent s’effondrer à un endroit qu’on peut en tirer des conclusions générales, a fortiori lorsqu’il existe d’autres pollinisateurs susceptibles de remplacer les abeilles dans la niche écologique constatée. L’effondrement apparent de la population générale des insectes dans nos pays industrialisés, constatée par les automobilistes est en revanche plus inquiétante car elle concerne l’ensemble de la biomasse des insectes.

        C’est un sujet à part entière qu’un article au titre alarmiste ne peut pas permettre d’aborder sérieusement. Surtout quand il est classé dans “climat”. Je ne vois pas le rapport. Il n’y avait donc pas de catégorie “crise écologique” ? Ça sonnerait un petit peu plus sérieux…


        • Crapaud Rouge Le 22 août 2017 à 14h08
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          “il existe d’autres pollinisateurs susceptibles de remplacer les abeilles” : oui et non. Les abeilles ne sont pas les seules, certes, mais de là à être remplaçables (quasi intégralement et de façon durable), c’est une autre histoire. Le système étant ce qu’il est, il ne tarderait pas à éliminer aussi les “autres pollinisateurs”. Comme toujours, les “solutions” ne peuvent que retarder les échéances fatales et ne sont que des palliatifs, comme ces digues que l’on renforce dans la perspective de la montée des océans.


        • Raoul Le 22 août 2017 à 16h00
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          Vous dites qu’on ne peut pas en tirer de conclusion générale, parce qu’il existerait d’autres pollinisateurs. Je ne vois pas le rapport. La population d’abeilles diminue ou non et cela n’a rien à voir avec le fait que d’autres insectes pollinisateurs existent ou non. Tout au plus la présence d’autres insectes pollinisateurs pourra éventuellement limiter les conséquences de la disparition des abeilles.

          Par ailleurs, si la diminution du nombre d’abeilles atteint à certains endroits un point critique, elle est constatée dans de nombreux pays. Il existe donc bien une tendance marquée à la disparition des abeilles, le cas présenté ici nous montrant finalement une situation extrême qui risque de devenir la nôtre si nous ne faisons rien.

          Le scepticisme, c’est bien quand il porte sur les interprétations, pas sur les faits. Et la diminution du nombre d’abeilles est un fait (comme l’est, mais de manière moins étudiée et moins étayée, la diminution générale du nombre d’insectes).


          • Loxosceles Le 22 août 2017 à 20h41
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            “Le scepticisme, c’est bien quand il porte sur les interprétations, pas sur les faits.”

            Cela ne veut rien dire. Le récit que l’on établit des faits dépend de ce que l’on observe, et de ce que l’on comprend de ce qui est observé.

            Si je dis qu’à la marée basse, l’eau a baissé, je ne constate pas les faits, j’effectue déjà une interprétation. L’eau a-t-elle baissé, ou s’est-elle déplacée et rétractée ? Il y a toujours le même volume d’eau.

            Ici, c’est un peu la même chose. On observe une baisse de la population d’abeilles. En soi, si c’est effectivement inquiétant, cela ne permet de tirer aucune conclusion définitive qui servirait à comprendre ou résoudre le problème. Il est vrai que la mode est au catastrophisme, ce que je déplore. Il serait plus utile de comprendre en profondeur la complexité de ce qui se passe.


    • sébastien Le 22 août 2017 à 13h11
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      Je me souviens avoir suivi un documentaire, à l’époque où je possédais encore cette espèce de boite à m…. qu’on appelle télévision, sur l’agriculture intensive en Californie et la façon dont on “gérait” la pollinisation grâce à des abeilles qu’on allait acheter à la coopérative du coin comme un bidon d’engrais et qu’on déplaçait à tors et à travers en fonction des productions. Il y a avait de quoi halluciner.
      Le fait est que quand vous déstabilisez de si grands éco-systèmes, ça ne peut pas bien se passer. Si on a tant parlé de l’effet “papillon” (qui ont disparu également au passage), alors qu’en est-il de l’effet “abeille”?


    • Maisoui Le 22 août 2017 à 22h03
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      @Pierdec : ben quand même…Je suis né fin de 60s et je me souviens qu’après avoir traversé la France pour les vacances le pare brise du carrosse familial était constellé d’impact d’insectes. Constellé au point que le lavage n’était pas optionnel. Aujourd’hui je fais l’aller-retour et le pare brise est immaculé. Net. Limpide. Cristal.

      Pierdec->”baisse de l’appétence aux insectes pollinisateurs de certaines variétés de végétaux.” Je crois pas.


  13. Le Rouméliote Le 22 août 2017 à 11h36
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    Il faut garder son calme. Hésiode déjà aux alentours du VIII° avant Jésus-Christ s’inquiétait de la disparition des abeilles ! Je reviens sur l’excellent commentaire de pousse-fumier qui nos permet de rappeler qu’on n’élève pas des abeilles, mais on les éduque, en bon français.


  14. Catalina Le 22 août 2017 à 11h40
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    peut-être un début de réponse ici : “Dans ce monde de « marchands » et de productivisme, il n’y a plus de place pour la diversité qu’elle soit biodiversité ou diversité des produits manufacturés. Seul doit subsister un petit nombre de produits dont les conditions d’élaboration parfaitement définies sont bien maîtrisées et standardisées.
    Pour les cultures fruitières, l’apogée de cette situation se situe environ au début des années 1980 à une époque où la population n’était encore que peu sensibilisée à la protection du patrimoine et de l’environnement, la « malbouffe » n’était encore pas d’actualité.
    Revenons au choix variétal du milieu des années 1980 (tab. II). Quelle pauvreté, alors qu’A. Leroy en 1869 dans son Dictionnaire de pomologie décrivait 915 variétés de poires ….”

    Amélioration des plantes et disparition des variétés de pays
    Claude Scribe
    https://www7.inra.fr/dpenv/pdf/scribd21.pdf


  15. christian gedeon Le 22 août 2017 à 11h41
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    Pour une fois,j’emploierais l’expression LOL tant cet article est stupide…même la 4 G dis donc… et pourquoi pas l’humeur de tante Sidonie? Ou alors beaucoup plus simplement qu’il y a de moins en moins d’apiculteurs,qui quoique râlant aujourd’hui,ont en leur temps largement utilisé des produits répréhensibles…ne vous inquiétez pas trop pour les abeilles…elles meurent en grand nombre là où est l’homme…mais elles se réfugient aussi ailleurs… et comment se fait il que les “paysans ” censément garants de blablabla continuent à utiliser massivement les produits destructeurs d’abeilles,et pas que? Comment se fait il que la confédération paysanne,quand même des grands comiques quand il s’agit de faucher un champ avec des allures de guerilleros cubains,soit aussi silencieuse sur ce sujet?je veux dire dans les faits et dans l’action.


  16. thierry 44 Le 22 août 2017 à 14h26
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    Les commentaires sur cet article sur Atlantico sont beaucoup plus intéressants que l’article lui-même qui n’est à vrai dire qu’un article militant.
    Les chiffres de la FAO montrent que la population augmente au niveau mondial.
    Un pays comme l’Espagne qui utilise les néonicotinoïdes, cultive des OGM, utilise des pesticides interdits en France voit sa population d’abeilles régulièrement augmenter alors que chez nous c’est la chute.

    Qu’en est-il en France ?

    Selon le dernier rapport de la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation–Ministère de l’Agriculture) sur les principales causes de mortalité des abeilles en France, les pesticides sont en cause dans une minorité de cas.
    Causes principales par ordre d’importance :
    1 Maladies (varroa, nosémose, etc…)
    2 Mauvaises pratiques apicoles (produits acarides non homologués, remèdes de grand-mère faits maison, mauvaises préparation de l’hivernage)
    3 Famine
    4 Produits phytosanitaires (spinosad et pyrethrine qui sont autorisés en bio, coumaphos pourtant interdit en France, pas de néonicotinoïdes détectés).


  17. Dissonance Le 22 août 2017 à 17h12
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    D’un point de vue cynique, la disparition des abeilles est plutôt une très bonne nouvelle sur le front de l’emploi puisque la pollinisation n’étant désormais plus assurée par ces insectes, c’est autant de main d’oeuvre qu’il faudra embaucher. Du reste, l’opération se pratique déjà dans certains cultures sous serre – courges diverses et variées notamment – lorsque la pollinisation naturelle est insuffisante. Comble du bon goût, l’opération est suffisamment simple pour être à la portée d’une main d’oeuvre très peu qualifiée et sera donc vraisemblablement accessible à n’importe qui sous statut uberisé bien entendu. On a pas fini de gratter quelques points de PIB les copains.


  18. bourdeaux Le 22 août 2017 à 17h17
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    Pousse-fumier, yves hive, Pierre dec et christian gedeon : ou comment la lecture des commentaires peut parfois rehausser considérablement le niveau général d’un billet… Merci à vous !


  19. KooK Le 23 août 2017 à 12h16
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    Un rapport pointe les abeilles européennes comme les méchantes.
    Une personne en conclus que ce sont les pesticides.
    Il y a un journaliste dans ce site ?


  20. JBB Le 24 août 2017 à 20h16
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    Et pour le debat voici la version capitaliste:

    https://www.contrepoints.org/2017/08/01/295843-capitalisme-a-sauve-abeilles


  21. Yasmine Le 25 août 2017 à 09h39
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    Bonjour
    Il faut laisser à chaque espèce vivante sa part d’indépendance. L’entraide oui la surexploitation non. Les apiculteurs artisanaux le savent. Le problème c’est ce que les satanistes nous balance par le ciel avec les chemtrails. J’ai personnellement vu des gelées très bizarres cette année fin avril et les abeilles n’avaient moins de fleurs . On nous tue et on les tue… il n’y a pas de réchauffement climatique mais une guerre climatique. Ceux qui savent observer la nature le savent. Ouvrez les yeux.


  22. goe Le 25 août 2017 à 17h00
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    Pour moi les pratiques apicoles sont une cause centrale dans la mortalité actuelle des colonies, comme l’écrit Pousse-fumier.

    Un court passage dans le monde de l’apiculture m’a permis d’entrevoir que 2 choses guident une bonne part des apiculteurs, amateurs ou professionnels:
    – produire un maximum de miel, pour dégager un revenu maximal de l’activité
    – l’idée que l’apiculteur sait mieux que l’abeille ce qui est bon pour elle

    Ces 2 principes amènent les apiculteurs à faire les choix court-termistes déjà décrits dans les posts précédents:
    – Tout récolter et nourrir au sirop de sucre.
    – Empêcher l’essaimage naturel.
    – Transhumer.
    – Acheter de la cire gaufrée qui vient d’on ne sait où avec des taux de pesticides tels que les abeilles la refusent.
    – Importer des reines de pays de plus en plus lointains.
    – Traiter pour faire survivre une colonie faible, alors que laisser mourir une colonie mal adaptée à son environnement est plus judicieux sur le long terme.

    Les alternatives à ces approches apicoles sont peu connues et souvent décrédibilisées voire méprisées, mais elles existent… Elles nécessitent une vision à plus long terme, et plus globale, et c’est ce qui fait qu’elles peinent à émerger je pense.


    • SEBLEB Le 29 août 2017 à 13h15
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      Les alternatives moins rentables et/ou/donc de long termes sont méprisées en effet.
      Et c’est bien la le problème. on le mentionne facilement pour le politique, mais on oublie de voir que les individus font aussi souvent le meme choix.

      Ca serait bien d’apposer a nos produits, plus que des logos simplistes, des “produits de l’année”, ou des “assemblé en France”, des échelles calquées sur le principe des diagnostiques énergétiques.

      En fait une double échelle :
      – Echelle des intrants en pourcentage masse/volume du produit fini.
      – Echelle des déchets idem (pour les déchets non compostables ou non réutilisé localement)

      J’imagine ca sous la forme de 3 barres verticales. A gauche les intrants, au milieu le produit, a droite les déchets.
      En caricaturant on aurait les produits ou les 3 barres forment un V (plus d’intrants et de déchets que de produit fini) les produits “plats” et les nobles produits en A : peu d’adjuvants et peu de déchets relativement a la masse de produits finis.


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