Source : Daniel Pardo, BBC, le 21 juillet 2017.

La garde nationale surveille une vente d’oeufs à Caracas

Lors des trois dernières années, la crise au Venezuela est allée de mal en pis.

Ce sont les trois années durant lesquelles j’ai été correspondant. Pendant cette période, j’ai essayé de sortir du pays régulièrement ; pour prendre l’air, certes, mais aussi pour voir la réalité d’un autre point de vue.

À chaque fois que je quitte le pays, ma famille et mes collègues me posent des questions, pour savoir si tout est vraiment aussi grave, aussi catastrophique que ce que rapportent les médias.

À cause de la polarisation et de la politisation, beaucoup de ces questions reposent sur des impressions exagérées de la situation d’un pays qui a été riche et qui maintenant est pauvre, et personne n’a l’air de comprendre comment cela est arrivé, entre autres mystères.

Lors de ces conversations, j’ai identifié cinq mythes qui paraissent être enkystés dans l’opinion de nombreuses personnes sur le Venezuela.

1. « ll y a la famine au Venezuela »

La faim est présente dans certaines zones du Venezuela, mais cela ne concerne pas la majeure partie de la population.

Dans l’enquête Encovi en 2015, 90% des Vénézuéliens ont répondu qu’ils mangent moins et que la nourriture est de moins bonne qualité.

En 2016, la crise alimentaire s’est aggravée. On voit plus de queues et on rapporte qu’il y a davantage de malnutrition et de personnes qui mangent deux fois par jour, voire moins.

Mais est-ce vraiment la famine ?

Mais il ne s’agit pas de la famine telle que définie par le programme alimentaire mondial des Nations Unies : il faut qu’au moins 20% des foyers subissent une pénurie grave, qu’il y ait plus de 30% de mal nourris et que 2 personnes sur 10 000 meurent chaque jour.

Voyons.

Selon Datanalisis, le sondeur le plus souvent cité sur ce sujet, la pénurie dans les ménages est de 43%, mais cela concerne des produits de base tels que le riz, la farine ou le lait.

Et quel que soit leur prix, les Vénézuéliens ont des fruits et légumes disponibles à tous les coins de rue.

Selon Bengoa Foundation, spécialiste dans ce domaine, la malnutrition se situe entre 20 et 25 %.

Mais deux décès par jour pour 10 000 habitants ne semblent pas réalistes à l’heure actuelle.

Les chiffres les plus alarmants sur la malnutrition ont été donnés par l’opposition en juin : 28 décès par jour.

Mais selon l’ONU, une famine au Venezuela, peuplé de 30 millions d’habitants, impliquerait 6 000 décès par jour dus à la malnutrition.

Les experts vénézuéliens s’accordent sur le fait que ce qui se passe ici n’est pas comparable à l’Éthiopie des années 80 ou à la Corée du Nord des années 90.

Mais plus d’un m’a dit : « Mais attention, nous sommes au bord de la famine ».

2. « Le Venezuela est comme Cuba »

En général, trois éléments permettent de soutenir que « le Venezuela se ’’cubanise’’ » comme certains le disent : les files d’attente pour acheter des produits rationnés, la dualité de l’économie et la militarisation du gouvernement (où les services de renseignement et le gouvernement cubains exercent une certaine influence).

Mais la comparaison s’arrête là.

Maduro a essayé de maintenir la relation privilégiée avec Cuba qui a débuté sous le gouvernement Chavez

Le Venezuela est un pays capitaliste où le secteur privé a une certaine activité en dépit des restrictions et expropriations de l’État, qui exerce un contrôle croissant sur l’économie. A Cuba, le secteur privé est minime.

Ici, l’Internet est le plus lent de la région, mais nous avons presque tous une connexion avec accès à Facebook, Netflix et les médias internationaux critiques du gouvernement. Ce qui n’est pas le cas à Cuba.

McDonald’s – qui n’existe pas à Cuba – a du mal à importer des pommes de terre frites, mais quantité de gens y mangent des glaces le dimanche.

Chez Zara ou chez Bershka, il n’y a pas de vêtements ou alors il sont hors de prix. Mais les enseignes sont bien là, dans un immense centre commercial. Rien de tel à Cuba, même en version plus petite.

Les voitures dernier modèle ne se vendent plus qu’en dollars, mais il y a des gens qui les achètent. Et on les voit dans les rues. À Cuba, seulement dans les films hollywoodiens.

Ici on trouve des banques espagnoles et américaines, des succursales des plus grandes multinationales au monde et des médias indépendants du monde entier. Pas à Cuba.

De plus, le Venezuela est un pays pétrolier avec d’énormes réserves de pétrole brut et ce n’est pas une île, deux éléments déterminant sa condition qui, pour aussi tragique qu’elle devienne, va générer des situations qui ne peuvent se produire à Cuba : pensez, par exemple, à la contrebande frontalière.

3. « Le Venezuela est une dictature »

On peut encore se procurer des biens de luxe au Venezuela

C’est un débat qui a déjà quelques années : le Venezuela est-il une « dictature moderne » ou bien un « régime hybride » ?

Mais ici et ailleurs, peu d’experts évoquent une dictature traditionnelle.

Premièrement, disent-ils, parce que, ici, il y a une opposition, même si elle est privée des aides de l’État, emprisonnée ou empêchée d’exercer ses droits politiques.

Et il y a des élections, même si l’Assemblée nationale, élue par la voie des urnes, est délestée de son pouvoir quand elle est contrôlée par l’opposition.

Deuxièmement, la presse indépendante au Venezuela a du mal à importer du papier à imprimer, elle est rachetée par des sociétés anonymes proches du gouvernement, et nombre de ses journalistes sont mis en examen, voire emprisonnés. Mais il y a une presse d’opposition.

Certains Vénézuéliens disent que les indices de démocratie sont « la façade du régime » vénézuélien. [sont là pour masquer la réalité du régime, NdT]

Sans aucun doute : s’il y a peu d’experts qui parlent de dictature, seule une minorité reconnaît une réelle démocratie.

4. « Tout le monde hait Maduro »

A l’étranger, certains entendent les déclarations de Maduro et se demandent : « pourquoi ne le renversent-ils pas ? Qui veut de ce type ? »

Selon diverses enquêtes, Maduro est soutenu par 20 à 30% de la population.

J’ai parlé avec des Vénézuéliens qui se disent chavistes, qui disent soutenir Maduro dans ces sondages, mais lorsque je cesse l’enregistrement, la parole se libère et coule alors un flot d’insultes contre le Président.

Ce sont des personnes dont la gratitude pour les avancées sociales obtenues par le passé les empêchent de critiquer ouvertement le gouvernement.

Ou bien des personnes qui ont peur de perdre leur maison, leur pension ou les bons alimentaires qu’elles perçoivent.

Alors que le soutien à Maduro au Venezuela se situe entre 20 et 30%, celui du défunt Hugo Chavez est de 60 %

Il y a aussi des milliers de Vénézuéliens qui sont « pistonnés », comme on dit ici en référence au réseau de corruption qui tire des bénéfices du gouvernement.

Dans tous les cas, 30% de soutien, c’est plus que ce qu’enregistrent aujourd’hui les présidents du Brésil, du Chili ou de Colombie.

Certains disent que le chavisme est en phase terminale, mais Chavez continue d’être crédité de 60% d’opinions favorables. La crise a beau être aiguë, il est difficile d’envisager la fin du chavisme.

5. « On ne peut pas sortir dans la rue »

La délinquance rampante et la peur qu’elle génère font que certains préfèrent voir un film chez eux que sortir dans un bar le soir.

Mais il y a encore beaucoup de personnes, non seulement à Caracas mais dans tout le pays, qui sortent en discothèque, dans les bars et les restaurants.

Paradoxalement, là où il y a le plus d’homicides, dans les quartiers populaires, la nuit est aussi active que dans n’importe quelle ville, mais dans les quartiers des classes supérieures, les rues restent assez désertes après 9 heures du soir.

Au Venezuela, il faut faire profil bas, ne pas parler au téléphone ou sortir un appareil photo dans la rue. Plus votre voiture est vieille et vos vêtements élimés, mieux c’est.

Avoir une escorte ou une voiture blindée peut être, parfois, contre-productif.

Malgré cela, pendant la journée, les centres-villes et les villages sont aussi animés, folkloriques et amusants que dans n’importe quel autre endroit d’Amérique latine.

Les rues vénézuéliennes sont marron, sombres, vertes, jaunes, rouges, bleues. Ici, au moins pendant la journée, il y a de la vie.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" le Président Maduro. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. [Lire plus]Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits. Au final, notre vision est que le peuple vénézuelien puisse choisir librement et démocratiquement son avenir, sans ingérences extérieures, et nous condamnons toutes les atteintes aux Droits de l'Homme des deux camps...

58 réponses à [Venezuela] 5 mythes sur la crise (et ce qui se passe réellement), par la BBC

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 21 août 2017 à 07h49

Nous en sommes au point où la narrative officielle sur la “dictature venezuelienne” se heurte au mur de la réalité.

Maduro est un dictateur, mais l’opposition peut s’exprimer, les médias indépendants existent toujours et les policiers (contrairement à chez nous, le “pays des droits de l’homme” qui éborgne ses jeunes en train de manifester, quand il ne les tue pas) ont interdiction d’utiliser une arme létale ou même, un simple flashball… Face à des “combattants de la liberté” qui utilisent cocktails molotovs, pistolets, fusils, et qui n’ hésitent pas à brûler vifs des passants pris au hasard…
Il y a la famine au Venezuela, mais il y meurt moins de gens de faim et de froid que dans notre “beau pays des droits de l’homme”..
On ne peut pas sortir dans la rue le soir au Venezuela sans risquer la mort, je vous invite à aller tenter le coup dans certaines cités par chez nous, de nuit…ou pas en fait, même en plein jour.
Maduro est un dictateur, qui fait élire une constituante avec un système électoral non truqué, internationalement reconnu comme valide par la CEO, et qui respecte les voix de son peuple :chez nous, il reste le traité de Lisbonne pour faire contrepoids…Sans parler du “petit 41%”, score riquiqui qui a voté pour cette constituante : c’est vrai que question représentativité, notre beau président de France se pose là, avec ses 23,5% de votants qui l’ont porté au pouvoir…

Comment continuer en croire cette presse occidentale qui dépeint tout en noir ou blanc, lorsqu’elle se contredit à ce point ?

  1. Kazhim Le 21 août 2017 à 06h21
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    C’est marrant parce que je pense que les pauvres du vénézuela ont plus de liberté et de droits que les pauvre d’Angleterre.

    mais bon cela ne doit pas être un signe de démocratie assez distinctif.

    Personnellement je ne considère ni la France, ni l’Angleterre comme étant des démocratie, Donc ils devraient commencer à regarder chez eux avant d’estimer le taux de démocratie d’un pays tiers


    • moshedayan Le 21 août 2017 à 20h43
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      Votre “erreur” est de croire au sens classique de “démocratie” (avis et pouvoir du peuple, de l’opinion publique à l’Agora). Pour les dirigeants occidentaux : cela fait “belle lurette” que ce sens n’existe plus, qu’ils ne veulent même plus le revoir sous quelque forme que ce soit. Ils entendent “forger les valeurs “démocratiques”… par les médias, l’argent, la propagande pour leur pouvoir “nucléique et oligarque”. Le peuple “au service” “Gaaarde à vous !” de leur pouvoir et s’ils n’y arrivent, alors ils useront d’autres moyens (général Franco, Hitler, Salazar, Pinochet, …)


  2. Toff de Aix Le 21 août 2017 à 07h49
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    Nous en sommes au point où la narrative officielle sur la “dictature venezuelienne” se heurte au mur de la réalité.

    Maduro est un dictateur, mais l’opposition peut s’exprimer, les médias indépendants existent toujours et les policiers (contrairement à chez nous, le “pays des droits de l’homme” qui éborgne ses jeunes en train de manifester, quand il ne les tue pas) ont interdiction d’utiliser une arme létale ou même, un simple flashball… Face à des “combattants de la liberté” qui utilisent cocktails molotovs, pistolets, fusils, et qui n’ hésitent pas à brûler vifs des passants pris au hasard…
    Il y a la famine au Venezuela, mais il y meurt moins de gens de faim et de froid que dans notre “beau pays des droits de l’homme”..
    On ne peut pas sortir dans la rue le soir au Venezuela sans risquer la mort, je vous invite à aller tenter le coup dans certaines cités par chez nous, de nuit…ou pas en fait, même en plein jour.
    Maduro est un dictateur, qui fait élire une constituante avec un système électoral non truqué, internationalement reconnu comme valide par la CEO, et qui respecte les voix de son peuple :chez nous, il reste le traité de Lisbonne pour faire contrepoids…Sans parler du “petit 41%”, score riquiqui qui a voté pour cette constituante : c’est vrai que question représentativité, notre beau président de France se pose là, avec ses 23,5% de votants qui l’ont porté au pouvoir…

    Comment continuer en croire cette presse occidentale qui dépeint tout en noir ou blanc, lorsqu’elle se contredit à ce point ?


    • Pepin Lecourt Le 21 août 2017 à 10h19
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      Pour la faim, petit rappel aux USA il y a chaque jour en moyenne 46 millions de personnes devant faire la queue, souvent dès 6 heures du matin devant la Soupe Populaire ( Source BusinesBourse ) et un américain sur 7 déclare se coucher en ayant encore faim ( source Joseph Stiglitz dans ” Triomphe de la cupidité ) “performances” que l’on évite soigneusement d’évoquer dans nos médias.


    • Fritz Le 21 août 2017 à 12h49
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      « Nous en sommes au point où la narrative officielle sur la “dictature venezuelienne” se heurte au mur de la réalité. » (@Toff de Aix)

      C’est bien le problème : la propagande de guerre est efficace quand elle débouche vite sur une agression réussie, comme en Libye. Mais quand la victime de cette propagande résiste, quand elle résiste un certain temps, la réalité finit par resurgir telle un mur où viennent se fracasser les assauts répétés de la propagande.

      En Syrie comme au Venezuela.


      • Toff de Aix Le 21 août 2017 à 13h03
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        Entièrement d’accord : cette narrative ne sert qu’un seul but, justifier une agression imminente (modèle type :la lybie, la Syrie, la Corée etc). Ce qui prouve que les médias sont le nerf de la guerre, car ils permettent de modeler l’opinion publique occidentale. Ce qui démontre autre chose, de rarement souligné : le peuple à du pouvoir, et ce pouvoir est craint à ce point par les élites qu’elles n’ hésitent pas à dépenser des moyens colossaux en propagande, histoire de s’assurer que la majorité ne conteste pas trop ces choix discutables.


      • geedorah Le 21 août 2017 à 15h55
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        sauf que,si ici tout le monde est d’accord, c’est pas le cas pour la majeur partie de la population…donc ça fonctionne


    • J. F. Launay Le 21 août 2017 à 16h55
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      Si on lit le chapô, le journaliste dit que la crise a été “de castaño a oscuro” de mal en pis. Ensuite il nuance ou corrige des exagérations :
      – ce n’est pas la famine mais seuls les fruits et légumes abondent et la “desnutrición” frappe entre 20 et 25% de la population ; il faut être d’une mauvaise foi en béton pour oser dire que
      la situation française est pire !
      – ce n’est pas Cuba, certes, mais les expropriations et l’emprise de l’armée augmentent
      – une opposition existe, mais quand elle gagne les élections législatives, on prive l’Assemblée nationale de tout pouvoir ; une ‘presse libre’ survit mais à peu près dans le même état que chez Erdogan !
      – Maduro, toujours selon le journaliste, aurait entre 20 à 30 % d’opinions favorables, mais il nuance très fortement le propos en disant que quand on interroge ces soutiens ils se répandent en insultes sur Maduro et ne l’appuient que parce qu’ils craignent de perdre des avantages sociaux.
      Et faut-il ajouter que la procureure générale, Ortega, qui, avec son époux député, a dû prendre la fuite, étaient tous deux des chavistes historiques.


      • Chris Le 21 août 2017 à 17h51
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        Mais apparemment “retournés”…
        Les Ortega ont fui en Colombie : le pays qui envoie si obligeamment des groupes paramilitaires violents pour déstabiliser la rue et le Gvt Maduro, le pays cité par Mike Pompeo, dir. CIA qui “aide” les USA à se débarrasser du chavisme.
        Gageons qu’ils poursuivront leur périple jusqu’aux Etats-Unis.


      • J. F. Launay Le 21 août 2017 à 18h12
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        PS L’article date de juillet 2016, donc d’avant l’élection d’une Constituante – véritable coup d’état de Maduro pour annihiler définitivement l’Assemblée à majorité d’opposition – et non de juillet 2017 comme indiqué en tête d’article.


    • olivier Le 21 août 2017 à 21h12
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      ” (contrairement à chez nous, le “pays des droits de l’homme” qui éborgne ses jeunes en train de manifester, quand il ne les tue pas) » «  On ne peut pas sortir dans la rue le soir au Venezuela sans risquer la mort, je vous invite à aller tenter le coup dans certaines cités par chez nous, de nuit…ou pas en fait, même en plein jour. »

      Le propos est intéressant et pertinent mais perd de la crédibilité dans l’outrance et la caricature de ses comparaisons.

      Oui la police vénézuélienne tue et est violente. Cela arrive.
      http://bit.ly/2vXWvQe
      http://bit.ly/2viFbn5
      Et chez nous aussi ils sont condamnés (arrêt cardiaque suite à un flasball, un couteau en main)
      http://lemde.fr/2vY9LVa
      J’ajoute qu’a Villiers-le-Bel, une centaine de policiers ont été blessés par armes a feu, sans répliquer.
      http://lemde.fr/2whCQNK

      Donc si je préfère me promener la nuit sans risquer la mort, je vais choisir le coin, mais j’ai plus de chance d’en trouver en France. Ceci expliquant cela : http://bbc.in/2wruOm8
      « Las políticas públicas se miden por resultados y tenemos 14 años en que pasamos de 4.550 a 21.600 homicidios: no hay resultados. Que font les hommes politiques au pouvoir ?
      Le Venezuela reste un des pays les plus violent de la planète.


      • olivier Le 22 août 2017 à 00h16
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        J’ajouterais qu’on peut tout à fait se passer de la démocratie pour instaurer la paix civile, mais la démocratie ne peut pas exister sans paix civile.

        Pour l’instant, opposition ou pas, on en est loin et on s’en éloigne.


        • Garibaldi2 Le 22 août 2017 à 01h05
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          Il aurait été bon que vous signaliez que le policier Javier Mora Ortiz responsable de la mort du jeune Kluiverth Roa, dont on parle dans vos liens [ http://bit.ly/2vXWvQe ] et
          [ http://bit.ly/2viFbn5 ], a été condamné à 18 ans de prison au mois de mai 2015. La mort du jeune garçon est intervenue le 24 février, un mandat d’arrêt a été émis contre le policier le jour même.

          Source : http://bit.ly/2wyjHqr

          Quant au policier dont parle votre autre lien [ http://lemde.fr/2vY9LVa ], il a été condamné pour la mort d’un homme sur lequel il a tiré avec un flas.-ball, à 6 mois de prison avec sursit. Le ministère public n’avait demandé que 18 mois.


          • olivier Le 22 août 2017 à 07h18
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            “Et chez nous AUSSI ils sont condamnés » 
            Les choses ne sont pas comparable comme vous le précisez – soyons le jusqu’au bout : le FB est une arme non létal à l’origine, la ‘victime’ attaquais avec un couteau. La justice a tranché. Un peu différent d’une balle dans la tête d’une enfant de 14 ans ? A chacun sa justice, vous ergotez.

            Ces comparaisons sont risquées et peu justes. A ce propos, en voici une autre : “Ces pays où les violeurs peuvent épouser leurs victimes pour ne pas être poursuivis ». http://bit.ly/2fBpYGP
            Eh oui : le Venezuela…

            L’article 385.2 du code pénal légitime le mariage par enlèvement. L’article 393 exempte de peine le violeur en cas de mariage avec la victime. Sur ce point le Vénézuela n’a rien à envier au Bengladesh ni au Pakistan. (“Ces femmes martyres de l’intégrisme” – Patrick Banon 2010). Vous pouvez l’expliquez comme vous le voulez (tradition, culture, religion…) le fait est que c’est aussi la justice du gouvernement Chavez. Mais libre à vous de préférez le Venezuela.


            • Garibaldi2 Le 22 août 2017 à 11h07
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              Je vous invite vivement à vérifier par vous-même que l’article 385 du code pénal vénézuélien ne dit nullement ce que vous prétendez qu’il dit. Dans tous les cas une peine de réclusion est prévue en cas d’enlèvement, sauf si le but de l’enlèvement est le mariage, une peine de prison peut alors être appliquée à la place d’une peine de réclusion. En cas de mariage prononcé, c’est l’article 393 qui s’applique.

              https://lc.cx/cBNW

              De même en ce qui concerne l’article 393, il ne vous aura pas échappé qu’un mariage nécessite l’accord des 2 futurs époux (ou des personnes ayant autorité). Et qu’on se demande bien pourquoi on poursuivrait quelqu’un pour enlèvement si la victime retire sa plainte. Ce serait le cas en droit français, le ministère public pourrait difficilement maintenir les poursuites si la victime abandonne la plainte et épouse l’auteur des faits.

              https://lc.cx/cBNR

              Je vous signale qu’un code pénal n’est pas rédigé au Vénézuéla, comme en France, par le Président de la République mais par le parlement, où l’opposition peut faire des propositions de lois. Si le code pénal vénézuélien est mal fait, je ne doute pas que le premier geste de la nouvelle majorité vénézuélien aura été de tenter de le réformer!

              Comme d’habitude vous déformez les faits, vous ergotez.


            • olivier Le 22 août 2017 à 19h29
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              Vous racontez n’importe quoi.

              Votre lien confirme que LA SEULE raison pour laquelle le crime d’enlèvement est MOINS punis est pour « fin de mariage ». Prison avec sursis possible pour être clair. Vous qui souligniez justement la légèreté d’une telle peine. Légitimisation ?

              Votre lien confirme aussi que le violeur est exempté de peine s’il se marie, même APRES la condamnation (!), donc coupable. Impossible en France.

              «  Les crimes de séduction, de viol ou d’enlèvement seront condamné au moyen d’une indemnisation civile SI le mariage N’A PAS LIEU (et si elle est célibataire ou veuve, et en tous cas honnête) [sic] »

              Exit la volonté de la femme.

              Riche contre pauvre, le pouvoir de l’argent, femme objet, mariages forcés… J’ajoute que la femme adultère est punie de 6 mois à 3 ans de prison (394) (!). Et je n’ai pas parlé du 378,2… A mettre en parallèle avec la criminalité endémique du pays.

              Je ne doute pas que ces articles magnifiques du gouvernement Chavez seront bientôt retranscrit dans le droit Français pour nous enrichir. J’ai bien lu, je vous invite à mon tour à vous attarder pour comprendre ce que vous lisez, un lien ne fait pas autorité. Hier le statut d’indigène, aujourd’hui c’est le statut de la femme comme victime, sa dignité, qui vous échappe. L’esprit ou la lettre ?

              Comparaison boiteuse disais-je, le Venezuela n’est pas le Pakistan, mais la… Je préfère conserver mon esprit critique plutôt que de défendre l’indéfendable.


            • olivier Le 22 août 2017 à 23h40
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              Bonus pour les curieux. Article 421 (passé au travers de la réforme de 2005) :

              « ne doivent pas encourir de pénalités communes pour meurtre ou blessure, le mari qui, en surprenant sa femme et son complice en adultère, tue, blesse ou maltraite l’un ou l’autre ou les deux. » (…) « La même atténuation des pénalités aura un effet sur les homicides ou les blessures que les parents ou les grands-parents exécutent, dans leur propre maison, sur les hommes qui surprennent dans un acte charnel avec leurs filles ou petites petites filles célibataires. »

              Femme-fille-épouse : propriété du mari, légitime à les punir. Cela s’apparente aux crimes d’honneurs. Flashball ou pas, manif encadrées sans armes ou pas, je préfère ici. Décidément, le Vénézuela est vraiment un pays complexe loin des caricatures de tout bords.


          • Garibaldi2 Le 23 août 2017 à 04h03
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            Pour l’article 421 vous tronquez le texte là où ça vous arrange

            ”… Dans de tels cas, la peine pour homicide ou blessure sera réduite à un emprisonnement maximal de trois ans et d’au moins six mois.”.

            Pour le reste, il semble que vous ne soyez pas conscient qu’un code pénal est le reflet d’une société, représentée par ses parlementaires qui légifèrent, quel que soit leur appartenance politique. Vous ergotez en attribuant à un président une responsabilité qui n’est pas la sienne, et vous allez bientôt enchaîner sur l’avortement qui est illégal au Vénézuéla … mais aussi en Colombie, au Brésil, en Argentine, au Chili (léger changement récent), en Equateur, au Pérou, au Suriname, au Paraguay, au Panama, au Costa Rica, au Nicaragua, au Honduras, au Guatemala, au Salvador, et au Mexique (sauf district de Mexico) ; tous pays à forte tradition catholique. Bien entendu c’est la faute à leurs présidents!

            Lassé de votre bavardage infantile et prétentieux qui pollue ce site, je ne vous répondrai plus.


            • Olivier Le 23 août 2017 à 13h11
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              “un code pénal est le reflet d’une société”

              Voilà un propos pertinent. De TOUTE une société. Et cela dis quoi sur la société ? Ce n’est pas moi qui instrumentalise un bout de la constitution ou du code pénal pour justifier un brevet de démocratie. Il y a par ailleurs de belle choses qui se sont améliorées dans le code ou la constitution. Mais si cela dois servir de prétexte pour défendre un projet sociétal contre un autre, il faut que ce soit juste. Si on met la lumière, alors on ne laisse rien dans l’ombre. Je ne fait que le miroir, et manifestement ça ne colle pas.

              Beaucoup ici prennent prétexte de la crise pour défendre une vision politique. Le fameux 2 poids 2 mesures revendiqués comme moteur apparaît au final comme un cache sexe qui ne servirais qu’à relayer de la propagande d’extrême gauche vénézuélienne, sans plus de critique ou pluralité.

              À vouloir trop regarder le Venezuela avec les yeux de Chimène du romantisme “Cheguevaresque” de salon parisien on fini dans la désillusion hémiplégique.

              Le Venezuela me semble un pays complexe ( dont une des 1e caractéristique serait une ultra violence récente). Il faut prendre tout, dans son ensemble : avec sa part d’ombre et de lumière. Sans nier les forces obscure à l’œuvre, intérieur comme extérieure, dans l’opposition comme le gouvernement.

              Je met vos insultes sur le dos de l’orgueil que nous avons tous.


      • Garibaldi2 Le 22 août 2017 à 01h12
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        ”une centaine de policiers ont été blessés par armes a feu” alors que votre lien indique : ”Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d’armes à feu ET DES JETS DE PIERRES ET DE BOUTEILLES”, ce qui, bien que condamnable, est singulièrement différent.


        • olivier Le 22 août 2017 à 06h49
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          Autant pour moi.
          « les Ministères de l’Intérieur et de la Justice faisaient état de 119 policiers blessés, dont 81 par des tirs de chevrotine.”
          https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_2007_%C3%A0_Villiers-le-Bel
          Cela change tout en effet.


          • Toff de Aix Le 22 août 2017 à 08h10
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            Il est vrai que dans notre belle démocratie c’est tellement mieux…

            http://m.nouvelobs.com/societe/20160314.OBS6340/violences-policieres-en-france-une-radiographie-accablante.html

            Vous me reprochez un prisme déformant, je vous retourne le compliment.

            En France la police assassine également, beaucoup plus qu’on ne veut bien le dire, et l’impunité est quasi totale. Adama traoré n’est que le dernier “parmi les plus visibles” en date. Pratiquement aucune condamnation lourde pour les policiers /gendarmes coupables ou fautifs, souvent d’homicide ou de violences invalidantes (plus de 40 jeunes éborgnés par le sacro-saint flashball, “non lethal” cette blague) ; face à la parole d’un policier la parole d’un citoyen ne vaut rien. Les faits sont têtus.


            • Olivier Le 22 août 2017 à 09h58
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              Des liens sur des chiffres ?
              Force doit rester à la loi. Quelque soit la situation en France, elle n’a rien de comparable avec le Venezuela. Voir la criminalité pour les faits.
              https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Classement_des_pays_par_taux_d%27homicide_volontaire
              https://en.m.wikipedia.org/wiki/Crime_in_Venezuela

              Je me contentais de rééquilibrer ce point de vue.

              La grandiloquence n’amène qu’exageration et excès. Elle vous fait passer pour un chien de garde. Soyez juste et vous serez porteur de sens. “Tout ce qui est excessif est insignifiant”.
              Ou soyez cohérent et envisagez d’émigrer.


            • laurent Le 23 août 2017 à 19h25
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              @Olivier
              “tout ce qui est excessif est insignifiant”
              puis
              “soyez cohérent et envisagez d’immigrer”

              parlez encore d’excessif après ce propos… la paille la poutre etc..


            • olivier Le 23 août 2017 à 22h47
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              Vous n’avez tout a fait pas tord, c’est un ajout que j’aurais pus mieux formuler, merci de me l’avoir fait remarquer. Je soulignais qu’a soutenir une comparaison de manière déraisonnable il fallais l’assumer dans la vie réelle, sinon on ne brasse que du vent. La cohérence est nécessaire.Vous remarquerez que je ne parle que d’envisager, il n’y a rien de grandiloquent la dedans.


  3. Patrique Le 21 août 2017 à 09h17
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    Anthony Bellanger, qui est à la géopolitique ce que Rika Zaraï est à la médecine, vient de faire un papier de désinformation sur le Venezuela sur France Inter. Il a oublié de dire qu’il y a au Venezuela des télévisions d’opposition ; Pas en France.


    • V_Parlier Le 21 août 2017 à 14h03
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      Ma foi, c’est plutôt vrai. On ne peut pas dire que le gouvernement ne soit jamais critiqué en France dans les médias, mais c’est sur des points très secondaires et plutôt en prétendant citer.


    • Jean Paul B. Le 21 août 2017 à 15h42
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      Anthony Bellanger, celui qui “dirigeait” Courrier International un des médias du groupe Le Monde de Bergé-Niels-Pigasse,bien noté par le Décodex (et pour cause il est de la boite!), chargé de désinformer les français tout en leur faisant croire qu’ils comprennent mieux la géopolitique!
      Aujourd’hui le A.B est l’un des rigolos à temps plein de Radio France, payé par les contribuables. Boycottons-les ces décerveleurs!


  4. René Fabri Le 21 août 2017 à 09h58
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    Le Venezuela avait 2 millions d’habitants en 1900, 5 millions en 1950, et 31 millions en 2015.

    J’ai un vieux cousin éloigné qui y avait émigré vers 1950, et qui trouvait que c’était le paradis. Trente ans plus tard, vers 1980, il en est reparti, dégoûté par les changements trop importants, notamment la forte augmentation de la délinquance, qui faisait que les bénéfices de son petit commerce allaient dans les mains des braqueurs et des racketteurs, et qu’il commençait même à craindre pour sa vie et celle de sa famille. Bref, les problèmes du pays ne sont pas récents, et ne sont pas liés uniquement à la politique.


    • Nico 13 Le 21 août 2017 à 13h45
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      Oui, les problèmes dans ce pays ne sont pas nouveaux. A la fin des années 80, il y a eu des manifestations qui ont été violemment réprimées.
      C’était sous la présidence de Carlos Andrés Pérez.
      Sous sa présidence, il y a eu la répression “Caracazo”, qui a fait une centaine de morts (certains disent même qu’il y a eu beaucoup plus de morts en réalité).
      Et pourtant, ce n’était pas un communiste.

      Le peuple s’était révolté, car peu après sa réélection, il a adopté des mesures libérales (sous la pression du FMI).
      D’ailleurs, c’est ce qui a provoqué l’accession de Chavez au pouvoir (Austérité + répression). Pendant son deuxième mandat, il a même développé des relations avec des chefs d’États sociaux démocrates.
      J’aurais bien aimé voir les réactions de nos médias après les émeutes de Caracazo tiens.
      Si les journalistes faisaient vraiment leur boulot, on aurait eu droit à ce genre de récap.
      Mais ils ne le font pas, car en vérité, ça invaliderait le scénario comme quoi il y a un méchant d’un côté (Maduro donc) et que des gentils de l’autre côté (l’opposition donc).


      • Karim Wilmotte Le 21 août 2017 à 17h09
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        Les estimations actuelles du Caracazo, c’est 3 000 morts. Au moins.

        Je pense que Mitterand a visité le Venezuela un peu après le Caracazo. La répression posait problème, mais pas au point d’annuler la visite.

        “Les flashs crépitent quand Carlos Andrés Pérez serre la main de son invité de marque : François Mitterrand. Les 200 ans de la Révolution française sont fièrement commémorés par les deux complices, alors que les familles vénézuéliennes ayant pris la ville pour subvenir à leurs besoins, cherchent encore leurs disparus …”

        http://risal.collectifs.net/spip.php?article2488

        (je n’ai pas lu le reste de l’article)


    • V_Parlier Le 21 août 2017 à 14h10
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      Le laxisme envers la délinquance est hélas une constante de la gauche. Là dessus rien à faire, même là où des gouvernements de gauche peuvent réussir sur d’autres aspects (économie, santé, etc…). C’est une des raisons principales (en plus de l’esprit libertaire post-soixante-huitard) qui m’en a écarté. Mais pour revenir au Venezuela: Un président élu ça termine son mandat à la date prévue, point barre. Pas besoin de nouveaux maïdanistes en herbe au Venezuela pour apprendre la démocratie aux autres.


      • Omg Le 21 août 2017 à 15h29
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        Donc un système permettant la révocation d’un élu serait à vos yeux anti-démocratique ? Ou bien est-ce la façon de faire en l’occurrence (et pour l’Ukraine) ?


        • V_Parlier Le 21 août 2017 à 15h52
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          La révocation d’un élu ne se justifierait selon moi qu’en cas d’incapacité notoire: Démence avérée, haute trahison manifeste, mise en danger immédiate de la population du pays. Certes, avec Hollande nous avons frôlé ces conditions mais il n’a pourtant pas été déchu. Alors je ne vois pas pourquoi il faudrait le faire au Venezuela. Pour ce qui est de l’Ukraine je n’approuve ni la méthode ni le principe du “maïdan”, surtout quand on sait que Ianoukovitch n’était qu’à un an de sa fin de mandat (avec des chances d’être réélu) lors du coup d’Etat. Au Brésil on voit avec quelle hypocrisie un méga-corrompu a évincé Dilma Roussef pour une affaire de corruption très banale même à l’échelle européenne. Et il est dix fois pire. Donc oui, selon moi ces processus de révocation trop faciles sont très dangereux et anti-démocratiques car ils permettent de by-passer le suffrage universel au profit d’une minorité, que celle-ci soit bernée ou bien consciente du but.
          Et si les gens ont voté pour n’importe qui? Et bien ils assument…


      • Karim Wilmotte Le 21 août 2017 à 17h12
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        Ha oui, la gauche était au pouvoir sous les gouvernements de droite?
        C’est bon à savoir.


        • V_Parlier Le 22 août 2017 à 11h32
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          Si votre remarque se réfère à mon commentaire: 1) France ? Même quand elle n’était pas au pouvoir elle a toujours poussé (en criant fort si nécessaire) dans le sens de cette conception très particulière de la tolérance. Et c’est assumé, ce n’est pas mon simple ressenti.
          2) Venezuela ? La droite vénézuélienne est un parti de bandits, ça on le sait. Mais la délinquance dite “petite” n’est pas plus tendre et sera toujours excusée, encore bien après.


          • Caton l'Ancien Le 22 août 2017 à 18h24
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            Disons qu’il y a délinquance et délinquance. Quand il s’agit de lutter contre la délinquance en col blanc (travail au noir, non respect du droit du travail, violences patronales, abus de bien sociaux…), la droite n’est pas particulièrement à la pointe.

            Vous distinguez “petite” délinquance et un reste. Si la petite délinquance est la délinquance des petits et le reste la délinquance des grands, est-ce si étonnant que “la gauche” soit d’une sévérité moindre que la droite ? Moi, ça m’étonne parce que le PS a trahi la gauche des idées (au point que je doute de la réalité de ce prétendu laxisme de la gauche : PS et droite sont sévères quant à la répression syndicale) mais ça semble idéologiquement cohérent.

            Les prisons étant surpeuplées, il faut croire que le prétendu laxisme de Taub… je veux dire, du PS, n’a pas vraiment été converti en politique réelle (ou alors êtes vous nostalgique de la guillotine ?).


  5. Garibaldi2 Le 21 août 2017 à 10h38
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    Pas un seul mot pour expliquer les causes aboutissant à ce constat. Or c’est bien ces causes qui sont importantes. Il y a même des phrases qui peuvent être prises à double sens telle que :

    ”Et quel que soit leur prix, les Vénézuéliens ont des fruits et légumes disponibles à tous les coins de rue.” ”Quels que soient leur prix” ? Donc peut-être à des prix exorbitants ? Il aurait été bon de donner un exemple concret : le prix d’1 kilo de tel fruit comparé au salaire moyen mensuel, pas exemple?

    L’article me semble mi-chèvre mi-chou, j’en aurais préféré un qui s’inquiète du pourquoi.


    • Albert Le 21 août 2017 à 13h38
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      Les commentaires ici le prouvent: le constat n’est pas partagé! On le repète meme sans honte: les venezueliens n’ont pas grand choses a envier aux Francais!


      • Karim Wilmotte Le 21 août 2017 à 17h13
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        Oui, certains ont du mal avec la nuance.


    • Chris Le 21 août 2017 à 18h33
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      Le Vénézuéla a un climat chaud et tropical.
      Les arbres fruitiers prospèrent comme le chiendent et prennent moins de place que les patates !
      J’ai souvenir (1973-5) de fruitiers poussant dans des cours/recoins de favelas pour le plus grand bonheur des habitants et de vendeurs producteurs de fruits et légumes à tous les coins de rue. Il y a aussi une tradition des fèves et haricots, eux aussi abondants
      Ce sont les riches qui s’obstinent à avoir des jardins ornementaux : peuvent se payer des choux et macdo importés !
      La famine au Vénézuéla c’est du bidon, à moins d’être génétiquement malingre, enfants abandonnés, handicapés, donc dépendants, lequel concerne une infime partie de la population.


  6. maheo Le 21 août 2017 à 10h50
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    Caracas la ville la plus criminogène du Monde personne ne s’arrête plus aux feux rouges !! même ceux qui y sont nés depuis des generations s’exilent
    arrêtez le baratin
    la Fille de feu Chavez est la plus riche du pays….!
    Le frère de Chavez vient de se voir confisqués tous ces biens aux USA
    comment les a t’il gagné?????
    corruption au plus hauts niveaux! du jamais vu!!!! à cette échelle
    idem en Bolivie ou Moralés a donné les marches publiques à la sté de la mère de son fils pour 500 millions de $
    chercher l’erreur tout en prétendant oeuvrer pour le bien du peuple


    • fanfan Le 21 août 2017 à 13h19
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      Vos sources s’il vous plaît ?
      Les “potins de la commère” des médias chien de garde ?


      • Ellilou Le 21 août 2017 à 14h10
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        Maheo ne cesse d’affirmer les mêmes faits (La famille de Chavez et ses millions, que dis-je ses milliards…) sans apporter aucune preuve depuis un petit moment déjà.
        Oh, surprise! le mythe Lenglet-compatible de la corruption de Evo Moralès refait surface sous sa plume. Trop fort, vraiment !
        J’attends avec impatience l’épisode 3 où il affirmera que Pépé Mujica est un odieux narco-trafiquant tortureur de chatons 🙂


      • Karim Wilmotte Le 21 août 2017 à 17h15
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        Ce qu’il est payé pour raconter cela est une source suffisante?
        Ces gens ont débarqué un peu partout, soudainement (il y a 4-5 mois).


    • Jaccas Le 21 août 2017 à 14h08
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      Vous récitez stupidement la propagande et ses diffamations sans même vérifier leur véracité! Pauvre de vous!


    • Jaccas Le 21 août 2017 à 14h11
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      Vous récitez stupidement la propagande et ses diffamations sans même vérifier leur véracité! Pauvre de vous!


    • Chris Le 21 août 2017 à 18h51
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      “personne ne s’arrête plus aux feux rouges”
      Ça doit créer une belle pagaille. Pour tout dire, ça me semble impossible !

      Au quotidien, les Argentins, Brésiliens et Africains du Sud (pour ne citer ceux que je connais) sont effectivement anxieux lorsqu’ils abordent les feux rouges dans des quartiers réputés objet de bandes organisées et criminelles (meurtres de conducteurs). Ils ne traversent ces zones que contraints et forcés, portières bloquées et une batte à portée de main.
      Si j’en crois votre témoignage (vécu, j’espère !?), j’ajouterai donc le Vénézuéla sur ma liste.
      A propos de Caracas, j’était frappée (1973-5) par la placidité des conducteurs, moi qui sortais de la circulation chaotique et bruyante parisienne.


  7. Garibaldi2 Le 21 août 2017 à 11h35
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    Les USA n’ont confisqué aucun bien du frère de Chavez, le trésor public US a décidé de le faire SI le frère de Chavez en possède aux USA !

    La fille de Chavez n’est pas ”la plus riche du pays”, c’est un pipeau qui court sur internet sans apporter aucune preuve.

    Pour Morales, c’est encore bidon. Voir ici : http://www.leparisien.fr/insolite/bolivie-la-justice-conclut-a-l-inexistence-du-fils-d-evo-morales-12-05-2016-5788891.php


  8. sébastien Le 21 août 2017 à 12h17
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    La BBC qui regarde un pays étranger du haut de sa grande moralité et de ses lunettes teintées. Faut-il en rire ou en pleurer?
    Cette espèce de fausse objectivité “oui, mais” horripilante, sournoise, arrogante, fatigante mais qui ne propose évidemment jamais de solution et ne présente jamais les causes d’une situation.
    La bêtise gigantesque de l’auteur qui ne voit même pas que sa défense du capitalisme ne fait que démontrer que ce système non seulement n’est pas un remède à “la dictature” comme tous les libéraux le beuglent à longueur de temps, mais qu’il s’y adapte parfaitement!
    En conclusion, j’ai plutôt l’impression d’une description du présent et de l’avenir de l’Europe. Schéma psycho-pathologique classique de l’Occident.


  9. Sylphe Le 21 août 2017 à 14h04
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    Lire Jacques Sapir, qui nous donne de l’espoir que Maduro ne finira pas comme Allende.
    Les russes s’en mêlent….
    http://russeurope.hypotheses.org/6223


    • Ellilou Le 21 août 2017 à 15h49
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      Les grands journaux français n’ont pas relayé cette information très importante, il me semble? En tout cas pour le peu que je les suis (de loin et par temps de brouillard…) je n’en ai pas eu écho. C’est étonnant de leur part car cela aurait ajouté des preuves au fait que Maduro fait vraiment partie du casting des méchants.


  10. fanfan Le 21 août 2017 à 14h16
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    Pentagon study declares American empire is ‘collapsing’
    Report demands massive expansion of military-industrial complex to maintain global ‘access to resources’ – By Nafeez Ahmed
    https://medium.com/insurge-intelligence/pentagon-study-declares-american-empire-is-collapsing-746754cdaebf

    The new economic science of capitalism’s slow-burn energy collapse
    And why the struggle for a new economic paradigm is about to get real – By Nafeez Ahmed
    https://medium.com/insurge-intelligence/the-new-economic-science-of-capitalisms-slow-burn-energy-collapse-d07344fab6be


  11. Levoisindu2e Le 21 août 2017 à 20h27
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    Intéressant cet article. Merci.
    J’amerais bien lire une interview d’un Vénézuélien sur le territoire français. Savez vous où l’on peut lire/regarder cela ?


  12. Filouthai Le 22 août 2017 à 05h42
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    Je résume l’article : tout va bien au Venezuela, le Président est aimé, les produits sont beaucoup plus accessibles qu’à Cuba.
    Le prochain reportage sera : le manège enchanté ou la vie à Caracas.

    S’il y a des gens qui croient la propagande des journalistes, tant pis pour eux.
    Maintenant, il faudrait expliquer comment un pays producteur de pétrole , doté des plus grandes réserves du continent est en faillite, peine à rembourser ses dettes et doit importer du pétrole des USA ?
    Pourquoi les dirigeants (et leurs petites familles) ont ils vole des centaines de millions de dollars qu’ils ont place dans des comptes à l’étranger ?


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