Les dessous de la disparition soudaine d’une guerre secrète de la CIA en Syrie à un milliard de dollars

Source : The New York Times, Mark Mazzetti, Adam Goldman & Michael S. Schmidt, 02-08-2017

Des avions de guerre et du personnel militaire russes sur une base aérienne aux abords de Lattaquié en Syrie, l’année dernière. Les bombardements russes ont contribué à la déliquescence d’une armée rebelle soutenue par la CIA. Crédits : Ministère de la Défense russe, via European Pressphoto Agency

WASHINGTON — L’une des missions secrètes de la CIA, parmi les plus chères de son histoire, a connu une fin brutale.

Au cours d’une réunion à la Maison-Blanche au début du mois dernier, Mike Pompeo, le directeur de la CIA, a recommandé au président Trump d’arrêter d’armer et d’entraîner les rebelles syriens, un effort poursuivi durant quatre années. Le président a rapidement mis fin au programme.

L’armée rebelle était alors une coquille vide après plus d’une année passée sous les bombardements de l’aviation russe et confinée dans des recoins de la Syrie, de plus en plus réduits, que les troupes gouvernementales n’avaient pas encore reconquis. Pendant des années, des voix se sont élevées, au sein du Congrès, pour protester contre les coûts engagés – plus d’un milliard de dollars sur toute la durée du programme. En outre, des rapports selon lesquels des armes fournies par la CIA avaient fini entre les mains d’un groupe rebelle lié à al-Qaïda ont davantage sapé le soutien politique apporté à ce programme.

[…]

Le programme de la CIA, était l’un des plus chers soutien en armes et en entraînement à des rebelles depuis le programme de soutien de l’agence aux moudjahidin en Afghanistan dans les années 80. Son arrêt a contraint à un bilan de ses réussites et de ses échecs. Ses opposants disent que ce programme a été aventureux, cher et inefficace. Ses partisans, qu’il était trop encadré, et que ses réussites sont remarquables, au vu des restrictions imposées à l’administration Obama dès le début, ce qui, arguent-ils, est la cause de son échec.

Le programme a eu ses heures de réussite, notamment en 2015 avec l’usage par les rebelles de missiles antichars fournis par la CIA, et les forces dirigées par l’Arabie saoudite en Syrie du Nord. Mais fin 2015, l’offensive militaire russe en Syrie était ciblée principalement sur les combattants soutenus par la CIA qui faisaient face aux troupes gouvernementales syriennes. Beaucoup de combattants y trouvèrent la mort, et le sort de l’armée rebelle s’est inversé.

Charles Lister, un expert de la Syrie auprès de l’institut du Moyen-Orient, dit ne pas être surpris de la fin par l’administration Trump du programme, qui a armé et entraîné des milliers de rebelles syriens. (En comparaison, un programme du Pentagone à 500 millions de dollars qui visait à entraîner et équiper 15 000 rebelles syriens pendant 3 ans, fut annulé en 2015 après n’avoir rendu opérationnels que quelques dizaines de combattants.)

« Sous bien des angles, je blâmerais l’administration Obama », a déclaré M. Lister à propos du programme de la CIA. « Ils ne lui ont jamais accordé les ressources ou l’espace nécessaires pour changer la dynamique du champ de bataille. Ils approvisionnaient les groupes d’opposition au compte-gouttes, juste assez pour qu’ils survivent, mais jamais de quoi leur donner l’avantage. »

M. Trump a critiqué publiquement le programme de soutien par deux fois après l’avoir arrêté. Après que le Washington Post a fait part de son arrêt pour la première fois, M. Trump a tweeté qu’il mettait fin à des « paiements considérables, dangereux et inefficaces aux rebelles syriens combattant Assad ». Et pendant une interview au Wall Street Journal le mois dernier, le président a évoqué que nombre d’armes fournies par la CIA ont fini dans les mains « d’al-Qaïda » – probablement une référence au front al Nosra, affilié à al-Qaïda, qui a souvent combattu au côté des rebelles soutenus par la CIA.

[…]

Le général Raymond A. Thomas III, commandant des opérations spéciales pour les États-Unis, a quant à lui déclaré lors d’une conférence le mois dernier que l’arrêt du programme de la CIA était « une décision dure, vraiment dure. »

« Du moins pour ce que je sais de ce programme et de la décision d’y mettre fin, il ne s’agit absolument pas d’une concession faite aux Russes », a-t-il dit. « Je crois que la décision a été prise sur la base d’une évaluation de la nature du programme, sur ce que nous essayons de faire là-bas, et la viabilité de continuer. »

[…]

Le Président Barack Obama avait donné son accord à contre-cœur à ce programme en 2013, alors que l’administration se débattait pour mettre un coup d’arrêt à la dynamique prise par les forces gouvernementales loyales au président Bachar el Assad. Il fallut après cela peu de temps pour que le programme soit victime des alliances mouvantes de six ans de guerre civile et de la visibilité réduite dont disposaient les militaires et les renseignements américains sur la réalité du terrain.

Une fois entraînés par la CIA, les combattants traversaient la frontière syrienne, et devenaient difficiles à contrôler par la CIA. Que des armes de la CIA finissent entre les mains de combattants d’al-Nosra – et que certains rebelles eux-mêmes rejoignent ce groupe – a étayé les craintes que beaucoup dans l’administration Obama exprimaient dès le début du programme. Quoique le front Al Nosra fût considéré comme une force combattante efficace contre les troupes d’Assad, son affiliation à al-Qaïda rendait impossible à l’administration Obama de le financer directement.

Les responsables du renseignement américain estiment que le front al-Nosra dispose à présent de 20 000 combattants en Syrie, en faisant le plus grand groupe affilié à al-Qaïda. À la différence d’autres groupes affiliés à al-Qaïda comme par exemple « Al-Qaïda péninsule arabique », le front al-Nosra a longtemps gardé en ligne de mire le combat contre le gouvernement syrien, et non pas la mise au point d’attentats terroristes aux États-Unis et en Europe.

Les officiels américains s’expriment sur le sujet sous couvert d’anonymat, pour ne pas être pris à discuter d’un programme classé secret.

À l’été 2012, David H. Petraeus, alors directeur de la CIA, proposa pour la première fois un programme clandestin d’armement et d’entraînement aux rebelles, au moment où les forces gouvernementales syriennes leur rendaient la vie dure.

La proposition avait alors lancé le débat au sein de l’administration Obama, certains des conseillers les plus haut placés de M. Obama arguant de ce que le chaos du champ de bataille syrien rendrait quasiment impossible de s’assurer que les armes de la CIA restent éloignées des mains de groupes militants comme le front al-Nosra. M. Obama rejeta le programme.

Mais il changea d’avis l’année suivante, et signa une circulaire autorisant la CIA à armer et entraîner clandestinement de petits groupes de rebelles sur des bases situées en Jordanie. Le changement d’avis du président fit suite à un lobbying intense de la part de dirigeants étrangers, notamment le roi Abdullah II de Jordanie et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui demandaient que les États-Unis jouent un rôle plus actif pour mettre fin au conflit.

Le programme secret, dont le nom de code choisi fut Bois de Sycomore, commença lentement, mais en 2015, les rebelles soutenus par la CIA avaient fait des progrès importants contre les forces syriennes, prenant pied dans des zones du pays jusqu’alors considérées comme bastions gouvernementaux. L’offensive avait gagné en dynamisme après que la CIA et l’Arabie saoudite se mirent à distribuer les puissantes armes antichar aux groupes rebelles.

[…]

 

Suite sur le : The New York Times, Mark Mazzetti, Adam Goldman & Michael S. Schmidt, 02-08-2017

57 réponses à Les dessous de la disparition de la guerre secrète de la CIA en Syrie à un milliard de dollars

Commentaires recommandés

Kazhim Le 21 août 2017 à 06h29

Ce qui est marrant dans tout cela c’est que l’éthique ou la moral n’interviennent jamais dans ce cas de figure, non, c’est toujours une question d’argent.

Pour moi cela illustre parfaitement l’absence de valeur humaine, et le culte de l’argent. Qu’attendre d’un pays pareil, le pire toujours

  1. Kazhim Le 21 août 2017 à 06h29
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    Ce qui est marrant dans tout cela c’est que l’éthique ou la moral n’interviennent jamais dans ce cas de figure, non, c’est toujours une question d’argent.

    Pour moi cela illustre parfaitement l’absence de valeur humaine, et le culte de l’argent. Qu’attendre d’un pays pareil, le pire toujours


    • UnJournaliste Le 21 août 2017 à 09h01
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      Il est clair que les centaines de milliers de victimes parmi les forces loyalistes et les civils “dommages collatéraux” n’ont pas trop leur place ici.


    • Jean Le 21 août 2017 à 12h55
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      Oui Kazhim, les USA ont déçu plus d’un avec leur comportement


    • Chris Le 21 août 2017 à 14h45
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      Les Crisonautes connaissent bien le cas syrien… pour l’avoir suivi et débattu de long en large.
      Moi ce qui m’interpelle, ce sont les effets de style de cet article, lequel survole la guerre de Syrie comme un hydroglisseur glisse sur le Lac Léman par eaux calmes : une conversation de salon de thé pour un coup de poker à milliards d’US$/roubles (en OP et armement), des millions de déplacés, des centaines de milliers de vie sacrifiés, des dizaines de milliers de psychopathes frustrés essaimés un peu partout et privés de dessert, un pays détruit et… des USA toujours prêts à recommencer et/ou continuer ailleurs !
      Aux Européens de se coltiner le reste : attentats, immigration et néolibéralisme aux effets aussi dévastateurs qu’une guerre.
      Bref, l’Amérique, les barbares des temps (dits) modernes !
      Pour un tel article publié en 2015, la “communauté internationale” eût crié au scandale, au complot, à l’imposture, déconneur à l’appui.
      En Syrie, la poussière est retombée, la fureur transportée ailleurs : Yémen, Ukraine, Lybie, Niger/Mali, Transnistrie, Afghanistan et tous les Stans qui fleurent bon les énergies fossiles et autres ressources minières ou simplement obstacles sur les routes de la soie ?
      Vous en reprendrez bien un peu… ?


      • blue rider Le 22 août 2017 à 16h11
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        vous oubliez le Venezuela… c’est là-bàs que tout va se jouer à la rentrée. Je ne donne pas cher de la peau de Maduro, en passe d’être intronisé nouveau Assad dans nos journaux aux ordres… Rappel : le Venezuela possède plus de pétrole que l’Arabie saoudite, aux portes mêmes des USA et non de l’autre côté du globe.


    • Leîla Le 22 août 2017 à 20h36
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      Les américains certe, mais aussi les britanniques, la France, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar. Guerre secrète en occident. Ailleurs, c un secret de polichinelle


    • kingxvi Le 23 août 2017 à 14h43
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      Tout est question d’argent sur terre. L’éthique et la morale c’est un verni qui permet à tout le monde de vivre ensemble en pensant que tout va bien.


  2. relc Le 21 août 2017 à 07h13
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    « Le programme a eu ses heures de réussite, notamment en 2015 avec l’usage par les rebelles de missiles antichars fournis par la CIA, et les forces dirigées par l’Arabie saoudite en Syrie du Nord. »

    lire

    … notamment en 2015 quand les rebelles, faisant usage de missiles anti-chars fournis par la CIA et aussi par l’Arabie saoudite, ont mis en déroute les forces gouvernementales en Syrie du Nord.

    “… including in 2015 when rebels using tank-destroying missiles, supplied by the C.I.A. and also Saudi Arabia, routed government forces in northern Syria.”


    • christian gedeon Le 21 août 2017 à 12h20
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      La question est par qui étaient servis ces matériels sophistiqués…


      • Alfred Le 21 août 2017 à 13h24
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        Par des syriens formes par la CIA.
        C’est ainsi que l’on a vu des offensives de Al nosra (Al quaida) contre le régime au cours desquelles Al nosra fournissait la planification, la direction et les brigades de choc et des spécialistes supposément fsa (dans ces différentes variantes) inclus dans le dispositif l’appui des missiles tow.
        Tous les tirs de missiles antichar tow sont documentés pour justifier de leur usage vis à vis des americains. L’astuce et le mensonge sur lequel les americains ferment les yeux c’est la coopération entre les opérateurs supposément modérés et les jihadistes.
        Certains de ces opérateurs ont été enlevés aussi. Enfin un certain nombre à péri dans des assassinat.


        • Pierre Bacara Le 23 août 2017 à 00h34
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          TOW

          Ces précieux missiles antichar ont été évoqués par un cadre d’el-Nosra (nom de guerre Abou el-Azz) dans une ITW qu’il a donnée au journaliste allemand Jürgen TODENÖFER, publiée dans le Kölner Stadt-Anzeiger le 26 septembre 2016, traduite en anglais par Moon of Alabama puis en français par le Saker (http://lesakerfrancophone.fr/interview-avec-un-commandant-du-front-al-nosra-les-americains-sont-a-nos-cotes).

          Extraits :

          ” […] Nous avons remporté des batailles grâce à des missiles TOW. Nous sommes parvenus à un équilibre des forces avec le régime grâce à ces missiles. […] ce sont les TOW américains qui nous ont permis d’avoir la situation bien en main dans certaines régions. […] il y avait ici présents des agents de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Israël et des Etats-Unis […] Des experts dans l’utilisation des satellites, des missiles, des caméras de vidéo surveillance thermiques, du travail de reconnaissance… […] »

          Si l’utilité des missiles antichar se passe de commentaire, leur déploiement par el-Nosra mérite d’être replacé dans le contexte de l’année 2015 : en 2014, donc avant l’arrivée des TOW selon la news du NYT, l’armée syrienne avait tout de même déjà subi depuis 2011, face à el-Qaïda et à l’E.I., un bain de sang : 44.000 tués sur les 220.000 qu’elle comptait au total au début de la guerre (source : DSI février-mars 2015, Stéphane MANTOUX).


          • Pierre Bacara Le 23 août 2017 à 03h39
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            L’OCCIDENT ET EL-QAIDA

            Au sujet de la dimension quantitative du soutien états-unien aux djihadistes en Syrie (el-Qaïda/el-Nosra en l’occurrence), le même « Abou el-Azz » déclare, toujours en septembre 2016 : « Les Américains sont à nos côtés, mais pas autant qu’ils le devraient […] l’Occident ne se tient pas vraiment à nos côtés. L’Occident ne fait que nous envoyer des moudjahidines, il facilite l’entrée de ces combattants. Pourquoi l’Occident ne nous soutient-il pas convenablement ? […] »

            Cette remarque crispée est peut-être à rapprocher des propos du journaliste du NYT : « [Les partisans de l’opération TIMBER SYCAMORE estimaient] qu’[elle]était trop encadré[e], et que ses réussites sont remarquables, au vu des restrictions imposées ».

            Relativement à cette généralisation à « l’Occident » du soutien à el-Nosra, signalons ce commentaire de l’ancien juge antiterroriste – alors député – Alain MARSAUD, recueilli par le journaliste Maxime CHAIX fin 2015 : « J’ai eu l’occasion de montrer à l’Assemblée Nationale des photos de combattants d’al-Nosra en possession de fusils d’assaut français » (http://maximechaix.info/?p=1122).

            Ce commentaire reste lui aussi à relativiser : un fusil d’assaut n’est pas un missile antichar.


  3. bobo1414 Le 21 août 2017 à 08h08
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    Il pouvait arriver que les rapports amènent à une suspension de la coopération de la CIA avec les groupes soupçonnés de mal agir.Si ca n etait pas aussi tragique cette phrase me ferait vraiment sourrire, le jour ou la CIA aura ce genre de raisonnement moral je crois que ca ne s appellerra plus CIA


  4. Alfred Le 21 août 2017 à 08h37
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    Charles lister tout comme Julian ropke “ont des reputations controversées” (sont notoirement connus pour être outrageusement et haineusement partisants) dans l’affaire syrienne (de façon grotesque et parfois même scandaleuse – à se rejouir de faits perpétrés par des criminels).
    Comme analystes alternatifs on peut penser à Elijah Magnier ou Joshua landis qui s’ils ne sont pas davantage objectifs (quoique) au moins donnent à comprendre sans se rejouir de la mort de personne.


  5. Charles Michael Le 21 août 2017 à 08h52
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    Les dessous de cette ”disparition” officielement annoncée (Trumpétée ?)
    c’est la défaite des Al Nostra et Isis sur tous les fronts en Syrie .

    ce malgré les bombardements de la Koalition contre l’armée Syrienne, et dernier en date hier sur des civils.

    http://turcopolier.typepad.com/sic_semper_tyrannis/2017/08/major-cauldrons-forming-in-central-syria-ttg.html
    avec carte montrant les chaudrons en formation
    https://www.almasdarnews.com/article/us-coalition-commits-another-massacre-northern-syria/

    en anglais désolé, Chroniques du Grand Jeu étant en vacances.


  6. RGT Le 21 août 2017 à 09h08
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    Ne vous en faites pas, dans une moindre mesure TOUS les “services secrets” de TOUS les gouvernement font exactement la même chose.

    Et bien souvent ces actions nauséabondes ne sont là que pour contrer l’action d’autres services secrets d’une autre nation qui souhaite déstabiliser un pays pour se l’approprier.

    Les populations civiles locales n’ont pas leur mot à dire, que ce soit dans les pays concernés par ces coups tordus où dans les “démocraties” qui se battent pour accroître leur influence.

    Il suffit simplement de regarder ce qui se passe en Afrique depuis une soixantaine d’années pour en être convaincu.
    Les habitants de ces pays se foutent royalement de leurs dirigeants.
    Tout ce qui compte à leur yeux, c’est simplement d’arriver à survivre sans mourir de faim, de maladies ou massacrés par des combattants dans les luttes de pouvoir au profit de transnationales profitant à des actionnaires “hors sol”.

    Et quand un dirigeant se met soudain à être “trop généreux” envers son peuple il devient un “dictateur sanguinaire” honni par la “communauté internationale”.

    Tant que les profits “ruissellent” sur les actionnaires on se fout de la misère des autochtones.


  7. christian gedeon Le 21 août 2017 à 09h58
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    Ecartons d’emblée les sempiternelles explications économiques (pétrole,gaz et cie),ridicules dans le cas de la Syrie,mais néanmoins régulièrement avancées par les “experts”…le seul et unique but de cette guerre était de sunniser totalement le MO.Et d’installer des régimes islamistes,comme la tentative egyptienne. Ce sont les saoudiens et les qataris(avec l’inévitable Erdogan) qui ont manipulé les “occidentaux”,et pas l’inverse. Qu’on se le dise.Obama s’est arrêté juste à temps,et encore a-t-il continué à fournir des armes de plus en plus létales,pour compenser le non bombardement après la Ghouta…mais çà cntinue ailleurs,dans le Yémen oublié des dieux,mais pas des wahhabites et des US…aujourd’hui,les US pourraient,s’ils le voulaient vraiment,liquider ce qui reste de l’EI,dans leur zone d’influence,en quelques jours…il y a donc encore des résistances au sein de l’administration et du lobby militaro industriel US,qui ne se résigne pas encore à la déculottée qu’il subit là bas.


    • Gordion Le 21 août 2017 à 11h44
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      Oui. La raison de la présence américaine en Syrie se justifie encore et toujours par la volonté de combattre le GEI (pas trop tout de même), mais surtout par la volonté de contenir la poussée irano-irako-chiite vers la Méditerranée. Les forces américaines présentes à la frontière entre Syrie, Irak, Jordanie de facto visent à contenir cette poussée.
      Le renversement d’Assad, avec leurs alliés saoudiens/qataris/turcs ayant échoué, ils resteront donc là pour longtemps, en violation du droit international.


  8. Pepin Lecourt Le 21 août 2017 à 10h07
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    Ainsi le New-York Time reconnaît ce que savaient tous ceux qui lisent autre chose que les médias non mainstream qualifiés de conspirationnistes, à savoir que la terrible guerre prétendument civile de Syrie était, encore une fois une guerre américaine, et les victimes des victimes américaines.

    Le NYT peut écrire un tel article confirmant une guerre d’agression US contre un pays souverain sans que cela déclenche aussitôt une unanimité indignée à l’ONU et une condamnation des USA.

    Nous ne verrons pas, au minimum, un rétropédalage de nos médias occidentaux, qui ont relayé servilement la propagande US sur cette guerre qu’ils ont justifié, comble de l’hypocrisie au nom de la morale, de la justice et de la démocratie, ce qui en dit long sur la crédibilité que l’on peut leur accorder, d’autant qu’il y a de multiples précédents.

    Enfin dans combien de temps, le NYT nous confirmera les maneuvres de coup d’Etat US en Ukraine et au Venezuela ?


    • christian gedeon Le 21 août 2017 à 10h36
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      Affligeante réaction “all american “…qui traduit bien l’absolue volonté de ne pas voir ailleurs. Qui a dit Assad ne mérite pas de vivre? Obama,Bush? Que nenni…Fabius himself… qui a dit pis que pendre de Assad aussi…Rice? Clinton? Un peu…mais beaucoup moins que le premier premier ministre de Hollande…qui était prêt à bombarder illico Damas…ben nous en fait! Qui écrit dans tous les médias mainstream dont l’immonde que Assad doit être éliminé? Qu’a dit le parti socialiste sur la question? Comme les partis de gauche extrême? Il n’y a guère que Mélenchon pour avoir adopté une attitude prudente..Alors,all american? ben non,en fait.


      • Pietka Le 21 août 2017 à 23h48
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        [modéré : il parle de François Hollande pas de la Hollande]
        Je suis neerlandais pourrier vous me donner in link sur mons 1 er ministre Marc Rutte et son plan pour bombarder damas !?


    • Lysbeth Levy Le 24 août 2017 à 13h35
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      Mais c’est fait ! http://maximechaix.info/?p=1122 “En effet, en août 2014, le Washington Post a publié un important article intitulé « Les terroristes qui nous combattent aujourd’hui ? Nous venons tout juste de les entraîner » “omme nous venons de le démontrer, le soutien clandestin de factions islamistes en Syrie n’est pas limité à celui de la CIA, les services spéciaux français, britanniques et leurs alliés moyen-orientaux étant étroitement impliqués dans ces politiques profondes qui menacent la paix mondiale – toujours selon Tulsi Gabbard.” Alain Marsaud, Député Lassalle, Claude Goasguen http://maximechaix.info/?p=213& et quelques personnalités ont parlé de notre “implication” et tentent sans doute de rompre avec ce “suicide collectif” qu’est la “guerre tout azimut” lancée depuis 15 ans déjà mais il faudra plus que ça pour que les peuples soumis réagissent.


  9. Arcousan09 Le 21 août 2017 à 10h59
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    J’ai lu beaucoup de documentations sur le Moyen Orient.
    Il en ressort que l’Iran est adossée à une civilisation millénaire: les Perses
    Il en ressort que la Turquie, l’Irak, la Syrie, Kurdistan, la Russie sont tous adossés à des civilisations millénaires, tout comme tous les européens Leur histoire leur permet d’évoluer sans l’aide de débiles profonds incultes; l4iran actuel n’est plus l’Iran de Khoméni, il évolue “sans l’aide” des faucons U.S.
    Quelle est la civilisation des maitres du Monde défenseurs du “bien” autoproclamés ? … mis à part le dieu FRIC et la culture de l’individualisme forcené je ne vois pas …..


  10. SanKuKai Le 21 août 2017 à 12h05
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    “l’usage par les rebelles de missiles antichars fournis par la CIA”

    C’est donc ce que nos journalistes appellent des opposants “modérés”? Wow!
    A la prochaine manifestation contre la loi Travail, je suggère d’introduire un peu de modération.
    A comparer avec le traitement médiatique de la chemise déchirée sans modération; C’est á dire sans avoir recours á un missile antichar.

    (Aussi pour bien faire comprendre qu’il faut respecter la charte des commentaires, voici une photo d’un modérateur: https://i.imgur.com/sCpdqER.jpg)
    😉


    • Haricophile Le 22 août 2017 à 20h43
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      Aussi modérés que ces opposants vénézueliens qui tirent et jettent des engins explosifs ou brûlent des gens vivants.

      Ils se font parfois tabasser par la police.

      C’est scandaleux, c’est une atteinte au droits de l’homme, c’est de la torture. Qu’ils se fasse tabasser bien sûr : quand ils tuent un policier ou brûlent vivant un noir par racisme ou “anticommunisme modéré” c’est juste la défense de la démocratie. (démocratie = ultralibéralisme dur au cas ou la subtilité de langage vous échapperait)


  11. Kami74 Le 21 août 2017 à 12h16
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    Après les sanctions contre la Russie, on attend avec impatience celles que l’UE ne manquera pas de prendre contre les États-Unis pour punir cette ingérence illégale (et immorale) dans les affaires intérieures d’un État souverain.


  12. petitjean Le 21 août 2017 à 13h17
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    Cet article révèle ce que nous savions déjà, nous qui nous informons hors des médias de propagande.
    La politique extérieure américaine est une pure abjection : il faut la dénoncer sans relâche
    Des centaines de milliers de morts, des millions de personnes “déplacée”, des sommes colossales dépensées, sans que jamais les dirigeants européens ne condamnent cette politique monstrueuse !!
    j’ai honte et je suis en colère…………………


  13. sksi Le 21 août 2017 à 13h20
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    La CIA est complotiste.

    Comme ça les USA auraient financé plus ou moins directement des terroristes en Syrie .

    Pfff nimporte quoi “on nous ment” mais bien sûr.

    Les complots ca existe pas.

    Conspiracy watch j’attends votre article sur la CIA qui est une organisation complotiste !


  14. Louis Robert Le 21 août 2017 à 15h54
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    Je lisais une fois de plus, récemment, des Américains qui affirmaient sérieusement avoir été véritablement les vainqueurs, au Vietnam.

    Avant qu’il ne soit trop tard, appelons donc par son nom cette récente aventure prolongée, en Syrie : une désastreuse et humiliante défaite de l’Empire et de tous ses complices. Il n’est pas nécessaire de préciser aux mains de qui…


    • NICOLE DE NICOMAQUE Le 23 août 2017 à 03h41
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      Vous dites : ” il n’est pas nécessaire de préciser aux mains de qui …”

      Je préférai que vous précisiez, si, justement.

      Pour que ce soit plus clair et qu’il n’y ait pas de malentendus.

      A vrai dire, votre réponse me fait un peu peur, mais je l’attends de pied ferme. Merci donc de préciser votre réponse.


  15. rosecestlamort Le 21 août 2017 à 16h33
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    cet article du NY Times est trompeur, pour ne pas dire mensonger, on est censé retenir le chiffre d'”un milliard” tel que repris en titre…. Mais la réalité c’était que le programme de soutien de la CIA s’elevait à un milliard PAR AN. c’est donc pas (plus d’)”un milliard” qu’il fallait écrire s’il avait été question de journalisme, mais au moins CINQ MILLIARDS. comment minorer les saloperies commises…

    l’autre bobard a bien été noté par tout le monde, les bénéficiaires n’avaient strictement rien de “modérés”, ceux qui ont mené l’assaut sur Idlib c’était al-Qaida & Ahrar al Sham, bonjour les “modérés”.

    Dernier bobard, l’article pretend que le soutien a commencé en 2013, alors que les cretins wahhabistes ont commencé à palper des l’été 2011…

    du bon revisionnisme sauce US, quoi, “bon ok, on a un peu merdé mais pas trop et c’était avec de bonnes intentions”


  16. Camille Le 21 août 2017 à 16h42
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    j’adore ce passage :
    “Le programme subit également d’autres revers. L’armement et l’entraînement des rebelles se déroulaient en Jordanie et en Turquie, et à un moment les officiers de renseignement jordaniens se mirent à voler et à revendre sur le marché noir les armes que la CIA avaient apportées sur le territoire à destination des rebelles syriens. En novembre, un membre des forces militaires jordaniennes tua par arme à feu trois soldats américains qui avaient entraîné des rebelles syriens dans le cadre du programme de la CIA.”

    Cela dit : pourquoi le peuple syrien ne porte-t-il pas plainte à la CPI ?


    • petitjean Le 21 août 2017 à 17h08
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      qui contrôle le CPI à votre avis ?……………………


      • Madake Le 21 août 2017 à 22h13
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        Une bonne part des protagonistes de ce conflit n’a ni signé ni ratifié les statuts de la CPI… dits Status de Rome:

        Turquie, Irak, Jordanie, Arabie Saoudite, Qatar…

        Signataires non ratifiants ayant repris leur signature:
        USA

        Signataires non ratifiants:
        Syrie, Russie, Chine, Iran, Israël, Ukraine….

        Voir les pages Wikipédia, pour comprendre à minima, qu’ont peut signer, sans ratifier,le fonctionnement, et pourquoi ceux qui ne’ ont rien ratifié ne sont tenus à rien…


        • Haricophile Le 22 août 2017 à 20h49
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          Les USA ont de toute manière toujours organisé leur impunité quel que soit la nature du crime, et en premier lieu les crimes contre l’humanité. Celle de leurs mercenaires aussi d’ailleurs. OOppps, on ne dit pas mercenaires, on dit armée privée. Bref, ils peuvent violer et tuer tranquillement et sans risque.


  17. Paul Le 21 août 2017 à 20h59
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    À être sur la brèche des rebondissements désastreux provoqués par la politique extérieure de
    l’administration US,ne serait-ce un moyen de reporter à la st glinglin le débat sur ‘’ nos ‘’ sérieux problèmes ; présents et futures au sein d’une Europe de ploutocrates ?
    Il me semble que sur ce sujet, le silence perdure d’une manière….époustouflesquement
    irrationnelle .
    Serais-je seulement victime d’illusions débilitantes ?
    Ou tout simplement hors sujet…. Bonsoir Mr Guy Yotin !


  18. Nanker Le 21 août 2017 à 21h30
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    Je me permets de re-traduire le titre de l’article : “Les dessous de l’extinction soudaine de la guerre secrète que menait la CIA en Syrie, une guerre à 1 milliard de dollars”.


  19. samirsvet Le 21 août 2017 à 21h34
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    Toute la salade , préparée , mijotée méticuleusement avec tous les ingrédients nécessaires, pour renverser les régimes en Syrie , en Irak , en Libye , au Yémen , en Ukraine, au Brésil , au Venezuela etc…a échoué , cette salade a été analysée méticuleusement par la Russie et ses alliés et le résultat a été divulgué publiquement à l’ensemble de la communauté internationale et le pot aux roses démasqué , Toute la propagande médiatique mensongère et tous les truquages sont démasqués au vu et su de l’opinion publique international , Donc , le jeu est terminé et les perdants devront se rendre à l’évidence et se retirer de la scène internationale , la tête baissée.


  20. Roland Marounek Le 21 août 2017 à 22h08
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    On oublie bien vite que François Hollande lui-même a avoué avec fierté même que la France livrait des armes aux rebelles “modérés” depuis 2012. Ce n’est même pas secret. Juste de l’amnésie organisée.


  21. Filouthai Le 22 août 2017 à 05h35
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    Tiens, c’est curieux. Encore une décision irresponsable prise par Hussein Obama….
    Et aucun journal francais pour “l’analyser”.


  22. Henri Tanson Le 22 août 2017 à 09h11
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    Les Américains sont intervenus en Syrie en violation complète du droit international qui prône le droit inviolables des Etats à l’autodétermination; il n’en est question nulle part, dans cet article.
    De la même façon, il n’est nulle part précisé que les Russes sont intervenus en Syrie à la demande de son président Assad…
    Replaçons les évènements dans leur contexte.
    Des détails qui ont leur importance, non ?


  23. martin Le 22 août 2017 à 13h54
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    Replaçons tout ceci dans le conteste d’une “baisse” générale de l’efficacité opérationnelle des Etats-Unis (Attention à bien se tenir les côtes!):

    1> http://www.opex360.com/2017/08/18/collision-avec-lacx-crystal-le-commandant-du-destroyer-uss-fitzgerald-releve-de-ses-fonctions/

    2> https://francais.rt.com/international/42313-premieres-images-collision-uss-john

    Je précise qu’il s’agît de deux évènements différents! J’imagine les larmes de rire dans les yeux des chinois.


  24. UnKnown Le 22 août 2017 à 17h30
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    Mmh… Mouais, baisse relative, quand on voit les nouveaux Gerald.R.Ford qui vont rentrer en service, les bestiaux sont impressionnants. La Marine Chinoise a encore du temps avant de concurrencer son homologue US, même si elle rattrape effectivement ses retards au galop.


    • Alfred Le 22 août 2017 à 23h06
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      La marine chinoise à déjà les missiles pour tenir ces impressionnant bestiaux très loin de ses cotes (et c’est aussi à cela que servent ces récifs fortifies entre Vietnam Philippines et Indonésie – ce n’est pas qu’une question de zee). Ne parlons pas de la marine russe qui est très.loin devant tout le monde en termes de missiles antinavires.
      Le Gérald Ford c’est comme le f35: c’est bon pour les revenus de certains avec l’argent des autres (présent et à venir). Mais c’est pas très utile sorti des écrans de cinema.. les chinois n’en ont pas peur. Leur demi portion de porte avion (le leur pas celui rachète au russes) n’a pas besoin de se comparer aux portes avions us. Il servira pour le prestige et pour troller les us loin dans le monde (comme la base de Djibouti). À Djibouti vous croyez que les bases chinoises, us et françaises vont se mettre sur la g. ? Non c’est un concours de b. à fortes retombées économiques. C’est tout.
      Renseignez vous bien la baisse us est réelle et absolue. Les us ont été humiliés en terme d’efficience récemment par la Russie. Comparez les coûts engagés et les résultats obtenus. C’est sans appel. Si les chinois sont moins efficients que les russes dans le domaine ils ont des moyens considérables. La Chine n’est pas l’Iran avec ses maquettes en carton et son pauvre rétro ingeniering (quoique le toophan c’est finalement aussi présent que le tow en Syrie). C’est un complexe puissant qui se met en place.


      • UnKnown Le 23 août 2017 à 17h06
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        Comparer le Gerarld Ford au F-35, attention à ne pas être aveugler par un anti-américanisme primaire. A la limite on peut comparer le JSF au Classe Zumwalt, mais les nouveaux CVN américains sont tout sauf des bestiaux à mépriser. Même si comme à chaque fois qu’on apporte des évolutions incrémentales apparaissent de nombreux défauts de jeunesse, on est loin des empilements de bugs du F-35, et c’est avec ce genre de monstre des mers qu’on contrôle les océans, et qu’on menace qui ont veut quand on veut.


        • Alfred Le 23 août 2017 à 20h33
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          Vous avez parfaitement raison en termes de capacités. L’un est un four incroyable (le f35) et pas l’autre. Par contre les deux sont des machines à rapporter du fric pour certains sans apporter grand chose aux us. En effet la valeur ajoutée des PA à l’ere contemporaine dans un conflit de haute intensité avec autre chose que des pays sous développés est assez limitée.
          Techniquement c’est différent mais en terme de coût bénéfice pour u e nation (les us) c’est presque pareil.


          • Pierre Bacara Le 24 août 2017 à 03h03
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            PORTE-AVIONS ET GEOPOLITIQUE

            ” […] la valeur ajoutée des PA à l’ere contemporaine dans un conflit de haute intensité avec autre chose que des pays sous développés est assez limitée […].

            Il est vrai qu’à l’horizon des années 2020, la question de la sanctuarité du PA dans sa Task Force s’impose pesamment dans le débat : l’irruption toute fraîche du missile chinois DF-21D, comme un chien dans un jeu de quille, est icônique de cette question qui relève du trône même du PA dans la guerre navale.

            Pourtant, en parallèle, le PA géant “à la Gerald Ford” s’impose de tout son poids dans un rôle pour lequel ces navires n’ont pas été inventés, celui de base aérienne flottante capable d’apporter un très grand DEBIT de sorties aériennes dans le cadre d’un conflit TERRESTRE. Sur ce segment, l’US Navy n’a pas le moindre concurrent, et l’énergie investie dans la classe Gerald Ford est, à elle seule, une image cristalline de la manière dont les Etats-Unis d’Amérique perçoivent le futur politique à moyen terme.


            • Alfred Le 24 août 2017 à 07h31
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              Merci pour ces précisions qui confirment le propos.. base mobile dans la guerre terrestre c’est possible contre des pays sous développés pas comment très des russes ou des chinois. Et.par ailleurs les bases aériennes terrestres us sont déjà nombreuses. C’est donc une cannoniere géante très chere pour les grandes entreprises américaines à destination de petits pays pauvres. Cher pour ce que c’est pour tout autre pays que les us.


            • UnKnown Le 24 août 2017 à 16h55
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              Le truc marrant avec ces missiles Chinois, c’est qu’ils enfoncent encore plus le F-35: comme le P.A ne peut se rapprocher de ses objectifs sous peine de recevoir une volée de missiles, il restera en haute mer… Et vu la médiocre portée opérationnelle du JSF…


            • Pierre Bacara Le 25 août 2017 à 03h28
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              P.A. VS. BASES AERIENNES TERRESTRES

              “[…] base mobile dans la guerre terrestre c’est possible contre des pays sous développés pas comment très des russes ou des chinois. Et.par ailleurs les bases aériennes terrestres us sont déjà nombreuses”.

              Les bases aériennes terrestres ont des inconvénients :
              – elles ne sont pas mobiles : les avions peuvent bouger, les infrastructures sont fixes. Un porte-avions peut se déplacer avec les avions ET les infrastructures.
              – elles doivent être ravitaillées par voie de terre, alors qu’un PA est ravitaillé via un espace fluide, la mer.
              – elles sont à la merci d’attaques terrestres, ce qui n’est pas le cas des PA.


        • martin Le 24 août 2017 à 18h58
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          “et qu’on menace qui ont veut quand on veut.”

          A condition cependant de ne pas avoir à faire face à une missillerie antinavire appropriée, auquel cas le porte-avion devient une boîte à savon flottante, ce qui semble devoir être le cas s’agissant des nouveaux PA Us.


          • Pierre Bacara Le 25 août 2017 à 03h33
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            MISSILERIE ANTI-NAVIRES VS. PA +ECRAN

            “A condition […] de ne pas avoir à faire face à une missillerie antinavire […], auquel cas le porte-avions devient une boîte à savon flottante, ce qui semble devoir être le cas s’agissant des nouveaux PA Us”.

            Encore faut-il que le vecteur qui lance le missile puisse s’approcher du PA au travers de l’écran aérien de ce dernier (d’autant plus fourni que le PA est grand et emporte plus d’avions), sans compter l’armement air-mer de l’écran (Arleigh Burke et autres Ticonderoga) et les sous-marins désormais eux-mêmes équipés de missiles antinavires et antiaériens.


            • aleksandar Le 25 août 2017 à 13h18
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              Il suffit de comparer la vitesse moyenne et la portée du missile de base anti-navire ( vitesse mach 2, portée 700 km ).
              Même avec toutes les contre mesures que vous citez le PA est un “sitting duck “.
              Encore plus face au DF-21D ( vitesse entre mach 3 et mach 4, portée estimée à une valeur entre 1 666 et 2 778 km )
              Désolé, mais le cycle de vie stratégique des PA est terminé


            • UnKnown Le 29 août 2017 à 17h12
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              C’est un jeu de pierre papier ciseau. Les Chinois ont trouvé une alternative plus à même d’être utilisée que la dissuasion nucléaire face aux “100 000 tonnes de diplomatie” que représentent un P.A. Par contre, qui serait assez fou pour balancer un missile anti-navire contre un P.A de la Navy. Personne, à moins de vouloir déclencher une sauterie made in USA et avoir la visite des 11 autres frangins.


  25. Pierre Bacara Le 23 août 2017 à 00h45
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    Même un morceau de 140 mots/946 c. ne passe pas : il ne s’affiche même pas après post. Il s’agissait de l’utilisation des TOW par el-Nosra.


  26. NICOLE DE NICOMAQUE Le 23 août 2017 à 03h31
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    400 000 morts tout de même, le programme de la CIA en Syrie ! Une paille, au regard de la guerre US en Irak, il est vrai. Tout cela n’intéresse de toute façon pas beaucoup de monde de l’autre côté de l’atlantique. Et ici, on fait semblant de ne pas nommer les choses par leur nom, c’est beaucoup plus pratique et on peut conserver par la même occasion les apparences. La “démocratie” est sauve. Ou ce qu’il en reste encore. D’après les spécialistes et autres experts en expertises, il en reste encore un peu. Ouf, on l’a eu chaud! ………En attendant le prochain attentat des chiens de guerre de l’Empire qui ne semblent pas faiblir. Avec les millions de dollars déversés par les USA et l’Arabie Saoudite, on comprend bien que cela doit déboucher sur des actions concrètes, hélas largement mortifères sous nos latitudes. Construire des écoles ? Rendre l’Université gratuite aux USA ? Pas à l’ordre du jour de l’Empire. Ici, c’est 5 € qu’ils piquent aux étudiants via leur APL…. pour les reverser ensuite dans le budget militaire ? Les milliards vont aux idiots utiles et aux autres fous de Dieu et tous leurs cercueils les suivent. La bannière étoilée ne contient-elle pas cinquante clous et 13 bandes de sparadrap ? Franchement, ça fait mal. La déstabilisation du Moyen-Orient fait très mal.


  27. Pierre Bacara Le 25 août 2017 à 03h54
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    DF-21D, un “GAME CHANGER” ?

    “[…]ces missiles Chinois […] enfoncent encore plus le F-35: comme le P.A ne peut se rapprocher de ses objectifs sous peine de recevoir une volée de missiles, il restera en haute mer… Et vu la médiocre portée opérationnelle du JSF…”

    Le DF-21D chinois, premier missile balistique sol-mer anti-porte-avions au monde, a lourdement endommagé un navire-cible début 2010. Il annonce une révolution : https://www.usni.org/magazines/proceedings/2009-05/verge-game-changer.


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