Glenn Greenwald, The Intercept, 9 novembre 2016

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Photo: Chip Somodevilla/Getty Images

Le parallèle est saisissant entre l’adoption choquante par le Royaume-Uni du référendum sur le Brexit en juin et l’élection encore plus choquante de Donald Trump comme président la nuit dernière. Les élites (en dehors des cercles populistes d’extrême droite) se sont vigoureusement rejointes en opposition aux deux, dépassant leurs lignes idéologiques. Les partisans du Brexit et de Trump ont été continuellement diffamés par le récit des médias dominants (à tort ou à raison), qualifiés de primitifs, stupides, racistes, xénophobes et irrationnels. Dans chacun des cas, les journalistes qui passent leurs journées à discuter entre eux sur Twitter et à se rassembler dans des cercles sociaux exclusifs dans les capitales nationales – réaffirmant constamment leur propre sagesse dans un Larsen sans fin – étaient certains de la victoire. Après coup, les élites dont la légitimité à prévaloir avait été écrasée ont consacré leurs énergies à rejeter la faute sur tous ceux qu’ils pouvaient trouver, sauf sur eux-mêmes, tout en redoublant d’un mépris débridé envers ceux qui les avaient défiés, refusant fermement d’examiner ce qui motivait cette insubordination.

Il est indéniable que les institutions occidentales dominantes ont, durant des décennies, sans relâche et dans une totale indifférence, piétiné le bien-être économique et la sécurité sociale de centaines de millions de personnes. Tandis que les cercles des élites se sont gavés de mondialisation, de libre-échange, de jeu au casino de Wall Street et de guerres sans fin (des guerres qui ont enrichi leurs auteurs et fait porter le fardeau aux plus pauvres et aux plus marginalisés), ils ont complètement ignoré les victimes de leur gloutonnerie, sauf lorsque ces victimes prenaient la parole un peu trop fort – quand il y avait du grabuge – et qu’elle étaient traitées avec dédain d’hommes des cavernes et d’avoir mérité leur défaite dans le jeu glorieux et mondial de la méritocratie.

Ce message a été clairement entendu. Les institutions et les factions des élites qui ont passé des années à dénigrer, à diffamer et à piller de grandes parties de la population – tout en dressant leur propre dossier d’échecs et de corruption et de destruction – sont aujourd’hui choquées que leurs ordres et leurs décrets restent lettre morte. Mais des êtres humains ne vont pas suivre et obéir à ceux-là mêmes qu’ils jugent responsables de leur souffrance. Ils vont faire exactement l’inverse : les défier délibérément et essayer de les punir en représailles. Leurs instruments de représailles sont le Brexit et Trump. Ce sont leurs agents, envoyés vers une mission de destruction : pointés sur un système et une culture qu’ils perçoivent – non sans raison – comme rongé par la corruption et, par-dessus tout, le mépris vis-à-vis d’eux et de leur bien-être.

Après le vote du Brexit, j’ai écrit un article approfondi détaillant ces dynamiques, ce que je ne répéterait pas ici mais j’espère que les intéressés le liront. Le titre exprime l’essentiel : « Le Brexit n’est que la dernière preuve de l’insularité et de l’échec des institutions de l’establishment occidental » [Brexit Is Only the Latest Proof of the Insularity and Failure of Western Establishment Institutions]. Cette analyse a été inspirée par une courte note d’après-Brexit, extraordinairement perspicace et aujourd’hui plus pertinente que jamais, postée sur Facebook par Vincent Bevins du Los Angeles Times, dans laquelle il a écrit que « le Brexit et le Trumpisme sont les réponses très très mauvaises à des questions légitimes auxquelles les élites urbaines ont refusé de répondre pendant 30 ans ». Bevis a poursuivi « Depuis les années 1980, les élites des pays riches ont trop tiré sur la corde, récoltant tous les bénéfices pour eux-mêmes et en se bouchant les oreilles lorsque quelqu’un d’autre parlait, et aujourd’hui ils regardent avec effroi les électeurs se révolter. »

Pour ceux qui ont essayé de se retirer de la chambre de résonance de l’élite de 2016, sûre d’elle-même et passionnée par Clinton, les signes avant-coureurs annoncés à grand bruit par le Brexit n’ont pas été durs à voir. Deux courts extraits d’une interview que j’ai donnée pour Slate en juin ont résumé ces graves dangers : que les élites faiseuses d’opinion étaient si regroupées, si incestueuses, si éloignées du peuple qui déciderait de cette élection – si dédaigneuses envers eux – qu’elles ont non seulement été incapables de voir les tendances du côté de Trump mais ont involontairement accéléré ces tendances par leur propre condescendance et leur autocélébration.

Comme pratiquement tous ceux qui ont vu les données des sondages et les modèles prédictifs des experts autoproclamés des médias, j’ai longtemps cru que Clinton gagnerait, mais les raisons pour lesquelles elle pouvait très bien perdre n’étaient pas dures à voir. Les voyants lumineux clignotaient en néon depuis longtemps, mais ils étaient dans des endroits miteux que les élites évitent soigneusement. Les quelques personnes qui sont volontairement allées dans ces endroits pour écouter, comme Chris Arnade, les ont clairement vus et entendus. L’échec à prendre en compte ce ressentiment et cette souffrance intenses mais invisibles garantit qu’il va s’amplifier et se renforcer. Voici le dernier paragraphe de mon article de juillet sur les retombées du Brexit :

« Au lieu de reconnaître et de corriger leurs failles profondes, [les élites] consacrent leurs énergies à diaboliser les victimes de leur corruption dans le but de délégitimer ces revendications et ainsi se dédouaner de la responsabilité d’y répondre de manière significative. Cette réaction ne fait que conforter, sinon justifier, la perception dynamique que ces élites institutionnelles sont désespérément centrées sur leurs propres intérêts, sont nocives et destructrices et ne peuvent donc pas être reformées mais doivent plutôt être détruites. Cela garantit en retour qu’il se produira beaucoup plus de Brexits et de Trump dans notre avenir commun. »

Au-delà de l’analyse du Brexit, il y a trois nouveaux points sur les résultats d’hier soir sur lesquels je souhaite insister, parce qu’ils sont uniques à l’élection américaine de 2016 et, surtout, parce qu’ils illustrent les pathologies de l’élite qui ont entraîné tout cela :

  1. Les démocrates ont déjà commencé à gesticuler et à rejeter la faute sur tous ceux qu’ils ont trouvé – tous sauf eux-mêmes – pour la défaite écrasante de leur parti la nuit dernière.

Vous connaissez la liste tristement prévisible de leurs boucs émissaires : la Russie, WikiLeaks, James Comey, Jill Stein, les Bernie Bros, les médias, la presse d’information (dont The Intercept, peut-être en particulier) qui ont péché en écrivant négativement sur Hillary Clinton. Quiconque pense que ce qui s’est passé la nuit dernière dans des endroits comme l’Ohio, la Pennsylvanie, l’Iowa et le Michigan peut être imputé à cela se noie si profondément dans son ignorance protectrice que c’est impossible à exprimer avec des mots.

Lorsqu’un parti politique est démoli, la responsabilité principale revient à une entité : le parti qui s’est fait écraser. C’est le travail du parti et du candidat, de personne d’autre, de persuader ses citoyens de les soutenir et de trouver des moyens de le faire. La nuit dernière, les démocrates ont y ont échoué, de manière retentissante, et toute autopsie, document de réflexion libérale ou commentaire d’un spécialiste pro-Clinton qui ne commence pas et ne finit pas par leur propre comportement n’a aucune valeur intrinsèque.

Pour dire les choses simplement, les démocrates ont choisi en connaissance de cause de nominer une candidate profondément impopulaire, extrêmement vulnérable, assaillie par les scandales, qui – pour une très bonne raison – était perçue comme une protectrice et une bénéficiaire de toutes les composantes de la corruption de l’élite du système en place. Il est stupéfiant que ceux d’entre-nous qui ont tenté frénétiquement d’avertir les démocrates que la nomination de Hillary Clinton était un pari énorme et risqué – toutes les preuves empiriques ont montré qu’elle pouvait perdre face à n’importe qui et que Bernie Sanders aurait été un candidat bien plus fort, en particulier dans ce climat – ce sont aujourd’hui eux qui sont accusés : par exactement les mêmes personnes qui se sont acharnées à ignorer toutes les données et à la nominer quand même.

Mais ce n’est qu’un rejet élémentaire de leur faute ainsi que de l’autoconservation. Ce qui est beaucoup plus important, c’est ce que cela révèle de la mentalité du Parti démocrate. Réfléchissez à celle qu’ils ont nominée : quelqu’un qui – lorsqu’elle ne dînait pas avec les monarques saoudiens ou n’était pas applaudie à Davos par des tyrans signant des chèques en millions de dollars – a passé les dernières années à se goinfrer entre les banques de Wall Street et les grandes entreprises, encaissant 250 000 $ pour des discours secrets de 45 minutes alors qu’elle était déjà immensément riche grâce aux avances sur recettes de ses livres et que son mari avait déjà gagné des dizaines de millions en jouant aux mêmes jeux. Elle a fait tout cela sans se préoccuper apparemment du fait que cela nourrirait tous les ressentiments à son sujet et à celui du Parti démocrate, et qu’ils seraient perçus comme corrompus, protégeant le système, comme des aristocrates, les pions des riches et des puissants : précisément le pire comportement pour cette ère post crise économique de 2008, de mondialisation et d’industries détruites.

Il va sans dire que Trump est un escroc sociopathe obsédé par son enrichissement personnel : l’inverse d’un authentique guerrier au service des opprimés. C’est trop évident pour en débattre. Mais, tout comme Obama l’avait fait de manière si puissante en 2008, il pourrait vraisemblablement diriger en tant qu’ennemi du système de Washington et de Wall Steet dont le rouleau compresseur est passé sur tant de gens, alors que Hillary Clinton est sa loyale gardienne, sa grande bénéficiaire.

Trump a fait vœu de détruire le système qu’aiment les élites (pour une bonne raison) et que les masses détestent (pour une raison tout aussi bonne), alors que Clinton a fait vœu de le gérer d’une façon plus efficace. Comme l’a documenté Matt Stoller dans son article indispensable publié dans The Atlantic il y a trois semaines, c’est le choix sournois que le Parti démocrate a fait il y a des dizaines d’années : abandonner le populisme et devenir le parti des gestionnaires de l’élite au pouvoir, spécialistes en technocratie et modérément bénévoles. Ce sont les graines cyniques et égoïstes qu’ils ont plantées, et aujourd’hui le champ a germé.

Évidemment, il y a des différences fondamentales entre la version d’Obama de « change » et celle de Trump. Mais à un haut niveau de généralité – c’est souvent là que ces messages sont ingérés – les deux ont été perçus comme des forces extérieures en mission pour démolir les structures de l’élite corrompue, alors que Clinton a été perçue comme attachée à leur fortification. C’est le choix qu’ont fait les démocrates – largement satisfaits d’un statu quo au pouvoir, croyant en leur bienveillance élémentaire – et toute tentative honnête de la part des démocrates de trouver le responsable principal de la débâcle d’hier soir commencera avec un grand miroir.

  1. Le fait que le racisme, la misogynie et la xénophobie sont omniprésents aux États-Unis est incontestable rien qu’en jetant un regard rapide sur leur histoire lointaine et récente.

Il y a des raisons pour lesquelles tous les présidents jusqu’à 2008 étaient blancs et tous les 45 présidents élus ont été des hommes. Il ne peut pas y avoir de doute sur le fait que ces pathologies ont joué un rôle substantiel dans le résultat d’hier soir. Mais cela répond à peu de questions et en soulève de nombreuses autres importantes.

Pour commencer, il faut admettre que non seulement Barack Obama a été élu deux fois, mais il est sur le point de quitter ses fonctions comme un président hautement populaire : il est actuellement perçu plus positivement que Reagan. Les États-Unis n’étaient pas moins racistes et xénophobes en 2008 et 2012 qu’aujourd’hui. Même les inconditionnels démocrates qui aiment cataloguer leurs adversaires en intolérants reconnaissent qu’il faut une analyse bien plus complète pour comprendre les résultats d’hier soir. Comme l’a dit Nate Cohn du New York Times : « Clinton a subit ses plus grosses pertes là où Obama était au plus haut parmi les électeurs blancs. Ce n’est pas une simple histoire de racisme. » Matt Yglesias a reconnu que la cote de confiance élevée d’Obama contredit le portrait qu’on fait des États-Unis comme d’un pays « aveuglé par le racisme ».

On parle souvent du « racisme/sexisme/xénophobie » par opposition à « la souffrance économique » comme si ces dichotomies étaient distinctes. Bien sûr, les deux forment une part considérable dans la base d’électeurs de Trump, mais les deux catégories sont intimement liées : Plus les gens subissent une souffrance économique, et plus ils se mettent en colère et deviennent amers, plus cela devient facile de diriger leur colère vers des boucs émissaires. La souffrance économique alimente souvent la sinistre intolérance. Il est vrai que de nombreux électeurs de Trump sont relativement aisés et que parmi les plus pauvres de la nation, de nombreuses personnes ont voté pour Clinton, mais, comme Michael Moore l’a averti de façon assez visionnaire, ces tranches du pays qui ont été le plus touchées par les orgies du libre-échange et de la mondialisation – la Pennsylvanie, l’Ohio, le Michigan, l’Iowa – étaient chargés de colère et « voient [Trump] comme une chance d’être le cocktail Molotov humain qu’ils aimeraient lancer à l’intérieur du système pour le faire sauter. » Ce sont les endroits qui ont été décisifs pour la victoire de Trump. Comme l’a écrit Tim Carney du Washington Examiner :

tweet

« Les électeurs blancs ruraux à bas revenus de Pennsylvanie ont voté pour Obama en 2008 et ensuite Trump en 2016, et votre explication c’est la suprématie des blancs ? Intéressant. »

C’est depuis longtemps, et ça l’est toujours, un enjeu central des États-Unis de débarrasser la société de ces inégalités structurelles. Mais un moyen de garantir que ces dynamiques de boucs émissaires s’amplifient plutôt qu’elles s’érodent est de continuer à accueillir un système qui exclut et ignore une grande partie de la population. Hillary Clinton était raisonnablement perçue comme une dévouée courageuse, une chouchoute et une principale bénéficiaire de ce système, et ne pouvait donc pas être perçue comme crédible pour intervenir contre lui.

  1. Depuis les soixante dernières années, et particulièrement les 15 dernières années de la guerre sans fin contre le terrorisme, les deux partis politiques se sont unis pour bâtir un système de pouvoir autoritaire effrayant, plus invasif que jamais et destructeur, accompagné par un pouvoir débridé conféré à l’exécutif.

Par conséquent, le président des États-Unis commande un vaste arsenal nucléaire pouvant détruire la planète à de nombreuses reprises, l’armée la plus meurtrière et la plus chère jamais développée dans l’histoire de l’humanité, les autorités légales lui permettant de poursuivre de multiples guerres secrètes au même moment, emprisonner des personnes sans procédure officielle et cibler des personnes à assassiner (y compris des citoyens des États-Unis) sans aucun contrôle, des agences nationales de maintien de l’ordre construites pour paraître et agir comme des armées paramilitaires permanentes, un État pénal tentaculaire qui permet l’emprisonnement bien plus facilement que la plupart des pays occidentaux, et un système de surveillance électronique conçu avec l’intention d’être omniprésent et sans limite, y compris sur le sol des États-Unis.

Ceux qui ont alerté des graves dangers que posent ces pouvoirs ont souvent été révoqués au motif que les dirigeants qui contrôlent ce système sont bienveillants et bien intentionnés. Ils ont donc souvent recouru à la tactique de demander au peuple d’imaginer ce qui pourrait se passer si un président que l’on pense moins bien intentionné en prenait le contrôle. Ce jour est arrivé. On peut espérer que cela fournira l’impulsion pour s’unir au-delà des lignes idéologiques et partisanes pour finalement imposer de véritables limites à ces pouvoirs qui n’auraient jamais dû avoir initialement été donnés. Cette détermination devrait débuter maintenant.

* * * * *

Durant de nombreuses années, les États-Unis – tout comme le Royaume-Uni et d’autres nations occidentales – se sont embarqués sur une voie qui garantissait potentiellement un effondrement de l’autorité de l’élite et une implosion interne. De l’invasion de l’Irak à la crise financière de 2008, au contexte dévorant des prisons et des guerres sans fin, les avantages sociétaux ont presque exclusivement été dirigés vers les institutions de l’élite précisément responsables de l’échec au détriment de tous les autres.

Ce n’était qu’une question de temps avant que l’instabilité, le retour de flamme et la rupture prennent effet. Le Brexit et Trump signalent sans équivoque leur arrivée. La seule question est si ces deux événements cataclysmiques seront le point culminant de ce processus ou juste son commencement. Et cela, par conséquent, sera déterminé si les leçons cruciales sont tirées – réellement intériorisées – ou ignorées au profit de campagnes d’auto-exonération visant à rendre tous les autres responsables.

Glenn Greenwald, The Intercept, 9 novembre 2016

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PRÉCISION : Rappelons que le but de ce site est de publier des analyses et des articles d’horizons variés afin d’élargir le champ d’information et de réflexion de ses lecteurs, dans le but de les aider à se faire eux-mêmes leur propre opinion. Les publier ne signifie nullement qu’ils reflètent systématiquement notre pensée, mais simplement que les arguments avancés sont suffisamment sérieux pour être entendus ou bien qu’ils permettent de savoir ce qui se diffuse sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas parce que les grands médias prennent parti que nous devons en faire autant, bien au contraire. Nous ne « soutenons » donc en rien Donald Trump mais cherchons à comprendre et à penser ce phénomène généralement analysé avec partialité. Enfin, nous vous rappelons l’importance de vous informer avec esprit critique auprès de multiples sources dont vous aurez validé la fiabilité.

87 réponses à Les Démocrates, Trump et le refus actuel dangereux de tirer les leçons du Brexit, par Glenn Greenwald

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 11 novembre 2016 à 04h51

En France le fonctionnement des élus est plutôt catastrophique.
Au lieu de répondre au peuple qui a besoin de se sentir représenté par ses élus, protégé, confiant dans les décisions qui seront prises, les seules réponses qu’il obtient sont les invectives, l’autoritarisme, le mépris proche de l’insulte. On y va à coup de 49-3 de grandes phrases éculées qui ne règlent rien. On divise le peuple avec du sociétal imposé par la force, de la rigueur dont on ne comprend pas la finalité, de lois contraires aux espoirs du monde du travail, on utilise la culpabilisation envers ceux qui s’interrogent, avec des mots comme populiste, complotiste, raciste, pour le réduire au silence. Alors se pose la question, qui radicalise le peuple? Peut-on se plaindre de ce que l’on provoque systématiquement? Le peuple a besoin de fierté, de reconnaissance, de se sentir représenté, et protégé. Il est pacifique, mais qui le rend agressif?

  1. Pierre T. Le 11 novembre 2016 à 02h40
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    Si les démocrates avaient présentés Bernie Sanders face à Donald Trump, le premier aurait largement (à mon avis) triomphé sur le second. La corruption du système a voulu que ça soit Clinton. Alea jacta est.


    • Dids Le 11 novembre 2016 à 09h55
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      Bernie était le test de ces sélections : il a été écarté en douceur. Puis Hillary ne pouvait être forcée à la Maison Blanche. Trump est le plan B du système et un pseudo nettoyage sera organisé au besoin. Mais tout va bien aux USA: pas d’inquiétude pour le capitalisme sauvage et l’individualisme comme fondations chaotiques du mensonge et de la manipulation émotionnelle des masses.


    • colin claudine Le 11 novembre 2016 à 10h57
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      c est aussi mon avis,pour Bernie Sanders.
      mais heureusement avec D.Trump c est quand meme le moins pire. j espere


      • Homère d'Allore Le 11 novembre 2016 à 12h06
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        “Le moins pire”

        En politique étrangère, sans doute. Il faut dire que le niveau était difficile à battre.
        En politique intérieure, ça paraît être moins évident. Quant à l’indépendance vis à vis des lobbies dont il s’est targué, les premières informations ont l’air de nous confirmer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil:

        http://multinationales.org/Dans-la-future-administration-Trump-un-ancien-de-Goldman-Sachs-au-Tresor-un


        • Dizalch Le 11 novembre 2016 à 13h25
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          Information relatée par CNBC comme source d’origine… cette même cnbc qui a fait campagne contre Trump (ainsi que les autres mainstream…).
          Et, quoi qu’il en soit, l’intéressé “aurait” refusé (notez les guillemets qui concerne toute cette “info” en générale)
          http://www.zerohedge.com/news/2016-11-10/trump-said-consider-jamie-dimon-treasury-secretary
          cdt

          PS: en revanche, Olivier, une info importante:
          Trump veut revenir sur le Dodd-Frank Act… (sans parler de réinstaurer le Glass-Steagall act… donc le casino royal va se rouvrir…
          source: https://www.greatagain.gov/policy/financial-services.html
          le site officiel du projet de D.T.)
          le résumé de ce qu’il a déjà annoncé: http://www.zerohedge.com/news/2016-11-10/trump-reveals-policy-goals-building-wall-end-war-coal-repeal-obamacare-dismantle-dod


        • Hououji Fuu Le 11 novembre 2016 à 18h37
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          Le président élu est en effet très occupé à composer son équipe de transition et son futur gouvernement. Quelques informations du New York Times (merci de m’épargner les commentaires du type “c’est tous des menteurs”) :

          Le président élu, Donald J. Trump, qui a fait campagne contre le pouvoir corrompu des intérêts particuliers, est occupé à truffer son équipe de transition de l’exacte sorte de gens dont il se plaignait qu’ils aient trop d’influence à Washington : des lobbyistes et consultants des grandes entreprises.

          Michael Catanzaro, un lobbyiste qui a parmi ses clients Devon Energy et Encana Oil and Gas, tient le portefeuille de « l’indépendance énergétique ».

          Michael Torrey, un lobbyiste patron d’une firme qui a gagné des millions de dollars en aidant les grands acteurs de l’industrie alimentaire tels que l’American Beverage Association et le géant des produits laitiers Dean Foods, contribue à monter la nouvelle équipe du Département de l’Agriculture.

          David Malpass, l’ancien économiste en chef de Bear Stearns, la banque d’investissement de Wall Street qui s’est effondrée durant la crise financière de 2008, dirige le portefeuille des « dossiers économiques » de la transition, ainsi que les opérations du Département du Trésor.

          Liste complète ici.

          On va rire.


        • Charles Le 11 novembre 2016 à 22h35
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          Trump montre déjà qu’il ne fera rien de ce qui a fait sa popularité parmi les “petits blancs” fatigués de la corruption généralisée.
          Non seulement en remettant le Trésor à Goldman Sachs, mais en nommant un pétrolier à l’Energie! (lire ici: http://wp.me/p5oNrG-tln).


        • larousse Le 12 novembre 2016 à 16h03
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          Je ne veux pas vexé , mais il y a maintenant une incorrection de langue qui est passé dans l’usage, alors que dans les années 80 encore cela valait encore une remontrance nette des professeurs (du Lycée à l’Université) :
          “le moins pire” ne se dit pas -on dit le “moins mauvais” c’est ce qu’on me disait et cf “le Bon usage” de Grevisse.
          Maintenant, les journalistes, les politiques l’emploient à tout bout de champ (et j’avoue aussi faire des fautes d’accord par étourderie régulièrement…) signe des temps ? d’exagération, de relâchement, de décadence…???


        • V_Parlier Le 13 novembre 2016 à 10h24
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          “Le moins pire – En politique étrangère, sans doute. Il faut dire que le niveau était difficile à battre.”

          Et d’ailleurs, derrière les apparences, il n’y a probablement pas que la politique internationale qui a poussé les votants vers Trump. Quand on voit comment H.Clinton prétendait par exemple soutenir les femmes de diverses manières très particulières, il faut s’accrocher (çà ne donne pas le moral je vous préviens): http://www.youtube.com/watch?v=9Eztqa1ZQG8 .


    • Block Le 11 novembre 2016 à 11h59
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      Suis toujours étonné que les fameux démocrates … Refusent d’accepter les résultats
      C’est sidérant


      • tepavac Le 12 novembre 2016 à 18h48
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        c’est pas des démocrates, c’est des jeunes,

        https://southfront.org/maidan-for-donald-trump-in-the-united-states/


        • V_Parlier Le 13 novembre 2016 à 10h31
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          Ah, des “jeunes”, comme on dit à la TV en France dès que des hordes violentes viennent piller en bande, vandaliser et parfois pire que ça… Ca met tout de suite dans l’ambiance, les “jeunes”!

          L’appellation “maïdan” n’est par ailleurs pas si mal choisie, puisqu’à défaut d’affinités politiques affichées et même conscientes, la complicité factuelle demeure.


    • beaudry jacques Le 11 novembre 2016 à 15h43
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      Mais vous réalisez que votre propos végète dans l’hypothèse.


      • Pierre T. Le 11 novembre 2016 à 20h23
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        Certes, je vous le concède bien volontiers. Je soulignais par là que la corruption d’un système (en l’occurrence celui du parti démocrate) est son pire ennemi.


    • Anne Jordan Le 11 novembre 2016 à 20h35
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      Trump antisémite ???
      où avez vous une telle affirmation ?
      jugez plutôt :
      http://www.middleeasteye.net/news/era-palestinian-state-over-trump-win-israeli-minister-116898956

      Tel Aviv ( en attendant que Jérusalem devienne capitale du Grand Israel ) se félicite de la victoire Trump et considère que le futur ” état palestinien ” est mort !


  2. atanguy Le 11 novembre 2016 à 04h25
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    Dans la pensée de Greenwald les démocrates c’est la bureaucratie du parti démocrate, croire qu’ils vont changer c’est comme croire que la bande a Hollande va vraiment devenir anticapitaliste…


  3. DUGUESCLIN Le 11 novembre 2016 à 04h51
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    En France le fonctionnement des élus est plutôt catastrophique.
    Au lieu de répondre au peuple qui a besoin de se sentir représenté par ses élus, protégé, confiant dans les décisions qui seront prises, les seules réponses qu’il obtient sont les invectives, l’autoritarisme, le mépris proche de l’insulte. On y va à coup de 49-3 de grandes phrases éculées qui ne règlent rien. On divise le peuple avec du sociétal imposé par la force, de la rigueur dont on ne comprend pas la finalité, de lois contraires aux espoirs du monde du travail, on utilise la culpabilisation envers ceux qui s’interrogent, avec des mots comme populiste, complotiste, raciste, pour le réduire au silence. Alors se pose la question, qui radicalise le peuple? Peut-on se plaindre de ce que l’on provoque systématiquement? Le peuple a besoin de fierté, de reconnaissance, de se sentir représenté, et protégé. Il est pacifique, mais qui le rend agressif?


    • Pierre Davoust Le 11 novembre 2016 à 09h22
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      Puis-je rappeler que les Français crétins avaient voté populiste, contre les élites éduquées et les médias instruits quand il s’était agi d’adopter le traité européen en 2005…


      • Yves Le 11 novembre 2016 à 10h07
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        Je suis d’accord : on parle du Brexit, de Trump, mais il y a eu des signes bien avant. Et 2005 en était un (peut-être même l’élection présidentielle de 2002).


        • LS Le 11 novembre 2016 à 11h24
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          Vous pouvez ajouter la faiblesse du oui au traité de Maastricht en 1992.
          C’est cette faible marge qui a décidé les politiques à ne plus utiliser les référendums par la suite, jusqu’à 2005.


    • gil Le 11 novembre 2016 à 10h36
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      Bonjour,

      En France, en ayant verrouillé tout, en ne permettant à aucun petit candidat de proposer une alternative, en ne tenant aucun compte des bulletins blancs ou des abstentions, l’oligarchie Française ne laisse malheureusement aucun choix au peuple autre que les extrêmes.

      Il arrivera un jour, à force de nous resservir des élus dont on ne veut plus, à force de nous imposer des personnes élues avec moins de 20% de suffrage, ou un extrême gagnera au 1er tour.

      En ne laissant aucune alternative à un peuple autre que les extrêmes ou la rue c’est à dire le chaos, que pensez vous qu’il finira par arriver ?

      Cordialement


      • Rémi Le 11 novembre 2016 à 19h59
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        La vraie question est maintenant comment la France va t’elle également s’engager sur cette voie? une Marine Le Pen, un Melenchon, une insurrection?
        Vos analyses?


    • Olympi Le 11 novembre 2016 à 13h28
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      Bien éduqué, je croyais vivre en démocratie, puis j’ai lu la page Wikipedia sur le tirage au sort en politique :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tirage_au_sort_en_politique#Tirage_au_sort_et_d.C3.A9mocratie

      « Le conventionnel François-Agnès Montgilbert défendit l’emploi du sort comme moyen égalitaire d’élection mais les révolutionnaires anglais, américains et français, tel l’abbé Sieyès opposèrent résolument régime représentatif aristocratique et démocratie populaire et favorisèrent l’établissement du premier. »

      Nous ne somme pas en démocratie, nous somme en aristocratie élective !
      Les députés, les sénateurs sont des élus dont l’indemnité leur permet d’être dans les 1% des plus hauts revenus de France ! Et combien sont-il déjà riche à l’investiture, et combien sont-ils carriériste politique, beaucoup je crois. (Il faudrait faire une étude complètes des déclarations de patrimoine et de revenu des députés et sénateur, à moins que quelqu’un à un lien vers une telle étude ?)

      Bref, je propose une assemblée de mille citoyens tirés au sort pour trois ans, soit à la place du sénat ou en complément (à tester et à voir pour les détails).


      • Rémi Le 11 novembre 2016 à 20h01
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        Je ne vous répondrait que la Phrase de Gabin dans le président:
        “C’est une saloperie d’arriver au pouvoir sans avoir une vrai conviction à y apliquer.


      • silk Le 11 novembre 2016 à 21h05
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        Permettez que je n’ai pas envie que le pilier de comptoir, que je croise tout les matins en allant au travail, me représente et prenne des decisions …


        • Olivier MONTULET Le 11 novembre 2016 à 22h53
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          Personnellement je suis partisan que chaque chambre (assemblée nationale et Sénat), mais aussi tous les pouvoirs législatifs ou équivalent à quelque niveau politique que ce soit, soit composée pour moitié par des élus et pour l’autre moitié par des tirés au sort + 1. Personne ne pouvant exercer plus de 2 mandat législatif à quelque niveau de pouvoir que ce soit. Les assemblées étant renouvelées par moitié (1/4 d’élu et 1/4 de tirés au sort). Je n’ai aucune crainte quant aux capacités des non politiciens. Premièrement les capacités des politiciens sont très relatives et les élus sont loin d’être tous exemplaires ou même d’être particulièrement compétent pour gérer la chose publique. Secondement, après tirage au sort la personne ainsi sélectionnée pourra toujours refuser son mandat. Les personnes peu compétentes s’excluront d’elles-même au moins pour la plus part. Troisièmement, avoir des personnes du peuple même peu instruites est une garantie qu’elles soient représentées et que les autres membres de l’assemblée ne soient pas déconnectés de cette classe sociale. Quatrièmement, j’estime que tous les membres de l’assemblée, élus et tirés au sort, devraient suivre une formation de six mois préalablement à leur entrée en fonction. Cinquièmement, le traitement de tous les membres des assemblées devraient être égal à leur revenu avant leur entrée dans l’assemblée augmenté d’un salaire pour un secrétaire et de 20% supplémentaires pour les frais inhérents à la fonction.


        • kasper Le 12 novembre 2016 à 00h41
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          C’est un peu deja le cas. Je vous rappelle que des pointures comme Frederic Lefebvre ou Rachida Dati ont été ou sont a l’Assemblée ou au parlement européen, et vous représentent.


        • RR Le 12 novembre 2016 à 07h51
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          C’est ce que disait mon arrière grand père esclave dans un champ de coton.


      • Catalina Le 11 novembre 2016 à 22h59
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        Olympi,

        Allez voir les corps de métier chez les sénateurs et députés….


  4. Fritz Le 11 novembre 2016 à 04h59
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    L’autisme des classes dirigeantes ne pèsera pas lourd devant la révolte des peuples, si les peuples continuent à se réveiller. Ce qui me préoccupe, ce n’est pas la bonne conscience de ces élites faillies et pourries, c’est l’écho que rencontre leur discours moralisant chez les classes moyennes supérieures.

    Ces classes moyennes supérieures – disons, 20 % de la population – méprisent le peuple, bloquent la révolte, et ont permis au système de perdurer. Elles vivent entre des spectres : le populisme, le racisme, le sexisme, les années Trente ou Quarante, le complotisme, etc. Soudées aux classes dirigeantes, elles ont mené les peuples à la ruine et à l’aliénation ; avec l’élection d’Hillary Clinton, elles préparaient l’apothéose nucléaire de leur dérive impérialiste et russophobe.

    Comment faire sauter le bouchon ?
    Osons dire : vive le populisme ! Vive la révolte des peuples !
    Une révolte réaliste doit rompre définitivement avec le discours de la bourgeoisie.


    • V_Parlier Le 11 novembre 2016 à 13h10
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      Il ne s’agit pas que de bourgeoisie, même si une bonne partie de la bourgeoisie est complice. Mais l’amalgame est plus subtil. Nous sommes en présence d’un pseudo-intelligentsia prétentieuse, répartie sur le spectre politique standard, soit au service consenti ou ignoré des oligarques, soit simplement satisfaite de son sort personnel (ou les deux). Ceci explique que même des anciens marxistes se soient ralliés à ce “mouvement” dominant la classe politique.


      • Fritz Le 11 novembre 2016 à 13h36
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        D’accord avec votre nuance, mon vocabulaire est volontairement simple pour démasquer l’imposture de cette pseudo-intelligentsia prétentieuse.


    • tepavac Le 12 novembre 2016 à 03h15
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      “L’autisme des classes dirigeantes ne pèsera pas lourd devant la révolte des peuples, si les peuples continuent à se réveiller.”

      désolé, mais lorsque les peuples se réveillent, c’est toujours au milieu d’un champ de bataille. Champs précisément créés par certaines classes dirigeantes tant corrompues, si malfaisantes, si détestées qu’elles n”ont d’autres issue que celle d’envoyer tout le monde à la guerre.
      Pour le reste je suis d’accord avec vous


  5. DUGUESCLIN Le 11 novembre 2016 à 05h28
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    Les occidentalistes qui se sont emparés de l’occident sans le représenter, persistent et signent dans le mépris des peuples.
    Comment expliquer que les peuples de la grande fédération de Russie, dans laquelle toutes les ethnies et religions du monde sont représentées et sont unies derrière leur président?
    Parce que les peuples sont reconnus et se reconnaissent dans leur président. C’est aussi simple que cela, et c’est le cauchemar des occidentalistes, qui défendent d’autres objectifs que l’intérêt des peuples. La seule réponse est d’insulter le Président, allant même jusqu’à le comparer avec Hittler. Faut le faire.
    Les peuples de Russie se sentent insultés par le monde occidentaliste qui leur apparaît dépravé, déliquescent, et ont de la compassion envers nos peuples méprisés par leurs dirigeants.
    Malgré les efforts des occidentalistes pour les appauvrir, les peuples de Russie sont fiers de leur président, et le soutiennent. Allez en Russie vous verrez. Chez nous c’est l’inverse.


    • gracques Le 11 novembre 2016 à 09h34
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      Désolé , le petit père des peuples , jamais pour moi , quelqu’il soit !
      j’ai passé l’âge de courber la tête devant une figure paternelle .


      • Alfred Le 11 novembre 2016 à 11h00
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        Fétichisme des mots et pensée automatique c’est ce qui conduit l’extrême gauche (dont je suis donc je dirais la vraie) à jouer et rejouer l’idiote utile du capitalisme. On se fout de votre relation au père (le votre le pape le fouetard ou Staline). La popularité spectaculaire du porte drapeau – tête de gondole Poutine est simplement le symptôme d’un système qui fonctionne et qui est adapté à une époque, un lieu et une population.


        • gracques Le 11 novembre 2016 à 13h14
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          Et neuf, jamais essayé (ironique sait on jamais) !
          ce système aboutis exacte ment à ce que vous avez produit comme remarque ….. suivez le chef et dans la ligne ….heu et sinon ?
          Je concédé que Poutine est un bon dirigeant pour la Russie , compte tenu du relèvement de ce pays sous sa houlette …… mais ni sa politique économique et sociale ‘ ni sa conception du pouvoir ne me conviennent et si je dis JE , c’est par modestie !
          je ne prétend pas savoir ce qui est bon pour ma nation , juste ce que ME semble bon.


          • DUGUESCLIN Le 11 novembre 2016 à 14h54
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            Le président Poutine fait ce que le peuple attend de lui, ce pourquoi il a été élu. Et non l’inverse. Sinon pourquoi élire des représentants?
            Le gouvernement en France ne fait pas ce que le peuple attend de lui mais prend des décisions dont le peuple ne veut pas. C’est ça la différence.
            Le comprenez-vous?
            Un président soutenu par 4% en france et un président soutenu par 85 % en Russie y a pas photo, non,??,


    • Vasco Le 11 novembre 2016 à 13h40
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      A ce sujet il est intéressant de lire ce que Oswald Spengler à écrit sur la notion de peuple.


  6. Alain Le 11 novembre 2016 à 06h46
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    Si la réponse des élites et celle du Brexit / Trump sont toutes les deux mauvaises, quelles propositions? Facile de dire que tout le monde se trompe sans se mouiller pour proposer une alternative


    • Balthazar Le 11 novembre 2016 à 10h04
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      Oui bien sûr. Les autres ne proposent rien ou que des âneries. Continuez donc à voter UMPS, eux ils ont un programme économique et une vision d’avenir. Le reste, c’est le Mal.
      Blague à part, ce site propose assez d’articles pour que vous puissiez vous faire une idée de ce qui ne va pas et donc commencer à essayer autre chose.
      Parce que le TINA, ça ne marche plus hehehe


  7. Georges Clounaud Le 11 novembre 2016 à 07h32
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    Le Monde fort de ces convictions n’a toujours pas compris ce qui ce passait bannissant toute analyse sérieuse des élections US et refusant encore et toujours de voir la réalité en face.
    A 7h30 le site du journal mettait en titre cet article : http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/11/11/deuxieme-journee-de-manifestations-anti-trump-dans-des-grandes-villes-aux-etats-unis_5029168_829254.html
    Finalement notre éminant ambassadeur aux Etats-unis avait raison :
    “Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Le Monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige.”
    Sauf que nos étions nombreux à avoir fait le constat depuis longtemps….


    • antoniob Le 13 novembre 2016 à 07h28
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      effectivement, la paranoïa du Le Monde évolue en spirale autiste auto-agravante; après avoir suivi les traces des NYT, WP et autres CNN, en conchiant ou niant l’électorat potentiel de Trump dans une hystérie délirante, ils en sont maintenant à intoxiquer le lectorat avec l’impression d’une sorte de “Maïdan” qui pourrait se mettre en place aux Etats-Unis.
      Analoguement, ils rendent écho à la plainte déposée à Londres par cet anglaise qui veut que la Haute Cour empêche le gouvernement de signer la sortie de l’UE, et que le Parlement vote à la place. Ce qui viole la règle du jeu: le Parlement avait autorisé la tenue du référendum, et il n’y a plus pour le gouvernement qu’à appliquer.
      Bref, sous des couverts de “coulitude” Le Monde distille un discours complètement anti-démocratique. Il peut y avoir plusieurs raisons à la fonte de son lectorat payant, et sans l’argent de l’Etat, ils auraient fermé depuis longtemps. Mais vu leur évolution depuis une quinzaine d’années, je sortirais le champagne lorsqu’ils auront enfin coulé.


  8. nulnestpropheteensonpays Le 11 novembre 2016 à 08h03
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    il faudra passer par le fascisme , puis par le CDR, trop bêtes que nous sommes a passer directement au CDR ou au FFI…


    • Catalina Le 11 novembre 2016 à 23h02
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      CDR, FFI, en français ça donne quoi, svp ?


  9. francois Marquet Le 11 novembre 2016 à 08h17
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    “La seule question est si ces deux événements cataclysmiques (Brexit et avènement de Trump) seront le point culminant de ce processus ou juste son commencement”. Le commencement, bien sûr. Il reste à faire maigrir l’Empire, rendre l’Europe à ses citoyens, sauver le climat et l’environnement etc… toute choses dont la voie demande une remise en question, la réaction d’auto-absolution des élites ne présage pas que ce sera fait en douceur.


    • tepavac Le 12 novembre 2016 à 04h34
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      Euh, il semble que cela soit un peu plus compliqué;
      En effet et malheureusement pour nous, la clique d’avant, a mis le feu autour de nous. Bien des familles ont été meurtries, d’autres ont été offensées publiquement, en fait nous parlons d’ 1,3 million civil tués par les bombardement de la “coalition” depuis l’Afghanistan …nous parlons de pays entier, dévasté et pour certains ramené à l’age pré-industriel. Toutes ces personnes nous regardent….
      et nous nous réveillons face à cela en apprenant que nous n’avons plus d’armée, que Trump veux désengager l’Amérique de l’OTAN, que nos caisses sont vides, qu’il a des bandes armées qui maraude à l’est (Ukraine) et au sud.

      Sommes nous face au “le choix de la défaite”…..


  10. Duracuir Le 11 novembre 2016 à 09h14
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    J+2 et le déconomètre continue à battre son plein.
    La presse US encourage les manifestations contre le président comme… au Venezuela, au Bresil, en Argentine, en Ukraine ou en Syrie.
    J’entends la ministre de la défense Allemande interpeler le Trump président(pas le candidat) avec une arrogance et une vulgarité sidérante
    https://francais.rt.com/international/28826-ursula-von-der-leyen–donald-trump-otan-pas-une-entreprise
    Ils veulent quoi ces gens là? Un regime change? une révolution de couleur? aux USA? Avec 80% des flics et des soldats qui votent Trump, avec 80% des cadres du FBI et la NSA plus que jamais déterminés à le soutenir, avec près de 60 millions d’électeurs dont l’immense majorité est enfouraillée jusqu’aux yeux et ulcérée d’avoir été insultée pendant des mois.
    Ils veulent voler et gâcher la victoire de ces gens là.
    Mais ils sont fous, complètement fous.


    • Philou Le 11 novembre 2016 à 10h27
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      (1/2)…Je crois malheureusement qu’Ursula Von Der Leyden n’est plus exactement un caniche mais une louve de race chassant pour son compte et celui de la meute dominante… elle représente parfaitement l’oligarchie mondiale, mieux même que La Clinton dont elle reprend la même suffisance, mais avec plus de compétence et une bien meilleure prestance (noblesse saxo-prussienne)… c’est-à-dire que cette oligarchie protoplasmique est en train de se décentrer puisque la passerelle de commandement de l’Etoile Noire de l’Empire, les USA, est provisoirement occupée par un trublion renégat… et il est vrai que la “bonne Allemagne démocratique qui a tant changé”, retrouve son pouvoir séculaire, dangereux car excessif, notamment grâce à l’abaissement volontaire de la France, pouvoir de hiérarchiser et subjuguer les peuples au sein de l’UE, soit plus de 500 M d’êtres humains, et pouvoir de carrément commander ceux de l’Euroland, soit plus de 350 M !


      • Fritz Le 11 novembre 2016 à 13h59
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        Depuis 1945, l’Allemagne est dangereuse lorsqu’elle veut dominer sous le couvert de l’européisme et de l’atlantisme. Et la France laisse faire, parce que l’Allemagne a changé, gna gna gna, elle est démocratique, gna gna gna, et pis y a les vilains nazis et les gentils Allemands, gnan gnan gnan.

        Une Allemagne pleinement indépendante aurait été préférable pour tout le monde.
        Une Allemagne évacuée par les quatre puissances occupantes, et neutre, comme l’Autriche depuis 1955.

        A cause de Kohl et de Mitterrand, nous avons à la place de cette Allemagne idéale (utopique ?) une Allemagne dominante parce que supranationale, dangereuse parce que liée à Washington : c’est le Quatrième Reich, alias l’Union européenne, alias l’OTAN élargie.


        • UltraLucide Le 11 novembre 2016 à 17h38
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          Un Quatrième Reich qui entend revenir à ses fondamentaux établis par Otto Von Bismark.
          La Russie est également revenue à ses fondamentaux.
          La Grand Bretagne est bien partie pour, de même que les USA.
          La Turquie aussi, le Japon aussi.
          Comme si on voulait effacer le 20 ème siècle politique, en se disant “on repart d’avant 1914”.
          Sauf la France qui ressemble maintenant plus à un canard sans tête qu’à une grande nation, qu’elle ne veut plus être, ni son peuple, ni ses élites.


  11. Gier 13 Le 11 novembre 2016 à 09h19
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    L’introspection reste en psychologie comme en politique un exercice auquel on rechigne volontiers. Plus encore lorsqu’il s’agit d’examiner ses torts.
    Nos politiques qui aiment à se défausser sur les peuples, leur inculture, quand ce n’est pas leur bêtise, sont tellement emmurés dans leurs certitudes qu’ils refusent un exercice qui les conduirait fatalement à démissionner en bloc après avoir pris conscience de leur incurie, de leur dogmatisme inefficace et d’une incompétence que rien ne dément. Pas étonnant qu’ils préfèrent pointer du doigt tous les autres !


  12. Duracuir Le 11 novembre 2016 à 09h22
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    Il faut que le parti démocrate fasse sa révolution interne. Visiblement M. Moore a lancé la charge.


  13. Alain Hache Le 11 novembre 2016 à 09h28
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    Avec l’élection de Trump c’est une violente réaction contre les “têtes d’oeufs” – les eggsheads- qui dominent Washington depuis plusieurs décennies;
    Ces “têtes d’oeufs” ont fait leurs études dans les universités de l’ ivy League (Harvard, Yale et autres)dont l’accès est désormais interdit à la plupart des Américains blancs en raison du montant astronomique des droits universitaires.
    H.Clinton est un symbole de ce milieu. Elle a toute la suffisance des gens de la Nouvelle-Angleterre qui indispose beaucoup d’Américains.


  14. Milsabor Le 11 novembre 2016 à 10h29
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    Ne perdez pas de vue que les maîtres de l’Univers gardent la main sur les trois boutons de la Fed, du FMI et de la BRI, prêts à déclencher le grand reset monétaire par la liquidation du dollar qui leur permettra d’apurer la dette accumulée par leur jeu de casino. Le chaos social qui en résultera induira la mise en place de gouvernements dictatoriaux, puis le sauvetage de l’économie mondiale par l’introduction de la monnaie unique mondiale et la gouvernance mondiale. L’élection de Trump n’est que le premier pas dans cette direction. Sa mission est de mettre fin à la guerre froide et de rétablir la collaboration internationale indispensable à la bonne marche de la globalisation.


    • Eric83 Le 11 novembre 2016 à 12h13
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      Comment voyez-vous se traduire la liquidation du dollar par les maîtres ?


      • Milsabor Le 11 novembre 2016 à 18h43
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        je ne suis pas économiste mais il me semble que les bourses sont tenues à bout de bras par les QE. Il suffit de les arrêter pour que tout s’effondre. Il y a aussi le moyen d’une hausse des taux d’intérêt de la fed.


  15. Olivier MONTULET Le 11 novembre 2016 à 12h08
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    Excellent texte j’y adhère à 99% (il faut toujours garder un peu de réserve).


  16. Louis Robert Le 11 novembre 2016 à 12h08
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    Magistral, Greenwald!

    Lucidité, responsabilité, reddition de comptes… ou l’abîme qui nous regarde, chaque jour de plus près.


  17. Eric83 Le 11 novembre 2016 à 12h19
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    Quoiqu’il advienne, la campagne de Trump et son élection auront notamment permis de faire tomber les masques de la corruption et de la collusion des puissances du Système politico-médiatique néolibéral.

    A peine deux jours après les élections, la Ministre allemande de la Défense se permet des propos ahurissants à l’encontre de Trump dévoilant ainsi la panique qui règne au sein du Système :

    https://francais.rt.com/international/28826-ursula-von-der-leyen–donald-trump-otan-pas-une-entreprise


  18. Jérôme Le 11 novembre 2016 à 12h25
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    J’aimerais qu’on me montre en quoi les gens souffrent économiquement.

    La croissance aux USA est de 2 à 3%. La consommation est au beau fixe. Les investissements aussi. Il y a moins de 5% de chomage. Les taux d’intérêt sont presque à zéro. Et il n’y a pas eu de crise depuis 8 ans, pour une raison d’ailleurs assez évidente: les élites ont tellement peur qu’au moindre coup de Trafalgar la Fed intervient immédiatement, et l’Etat fait de la relance. A tel point que, à l’image de l’Europe, la dette souveraine américaine crève chaque année un nouveau plafond. Autrement dit, ici comme là-bas, l’austérité n’existe que dans la bouche des élites.

    Cette bonne santé économique aux USA est particulièrement criante quand on la compare à la Grande Dépression. 40 à 50% de chomage, des gens à la rue par millions, surtout des femmes et des enfants.

    Résultat: dans les années 30 les partis politiques dit “centraux” ont augmenté en popularité.

    Donc?


    • Louis Robert Le 11 novembre 2016 à 14h45
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      Bonjour, Jérôme.

      Vous demandez “qu’on (vous) montre en quoi les gens souffrent économiquement”.

      Penchez-vous sur les travaux de l’Américain Chris Hedges, à commencer par:

      1. “Days of Destruction, Days of Revolt” [Jours de destruction, Jours de révolte, Futuropolis, 2012].

      2. “The World as It Is : Dispatches on the Myth of Human Progress”, 2010.

      3. “Zero Point of Systemic Collapse”.

      http://www.adbusters.org/article/chris-hedges-zero-point-of-systemic-collapse/

      Vous trouverez sur youtube un grand nombre de présentations, de conférences, d’entrevues, etc. par Hedges sur tous ces sujets. Il a aussi publié et continue de publier, régulièrement, d’innombrables articles sur la situation qui prévaut réellement au coeur de l’Empire.


      • Jérôme Le 11 novembre 2016 à 14h56
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        @ Louis

        Merci mais je repose quand même la question: pourquoi la misère qu’ont connu les américains dans les années 30 a **renforcé** les partis centistes? L’empire va mal, peut-être, mais ça semble très difficile de le prouver. Malgré tous les efforts, louables, de Hedges, tout cela ne reste que supposition.

        J’ajoute un exemple: comment l’effondrement de l’URSS, et la misère des russes dans les années 90 (ils ont perdu 20 ans d’espérance de vie à ce moment-là) a pu se passer de manière aussi pacifique?

        Voyez-vous un tel effondrement du niveau de vie en France par exemple? Le chomage vient d’y baisser à un rythme record en 8 ans. Ou en Grande-Bretagne? Ou même n’importe où en occident? (à part en Espagne, en Grèce et au Portugal; où, justement, **il n’y a PAS de montée de l’extrémisme*)


        • 4Kblademaster Le 11 novembre 2016 à 19h44
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          Bonjour, je vous recommande un livre visionnaire qui apporte des éléments de réponse factuels : Jeremy Rifkin – La fin du Travail.


        • Subotai Le 11 novembre 2016 à 19h55
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          Attendons les stats sur l’augmentation de la mortalité des (ex) classes moyennes en France.
          Ah zut! quand on les aura il sera trop tard…
          C’est ballot, hein..?
          Ecoutez Todd, la veille du scrutin. C’est sur le site…


        • Louis Robert Le 11 novembre 2016 à 20h38
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          Nous n’avons pas connu les mêmes années 30, Jérôme.

          Au cours des miennes et en pleine crise, j’ai vu la montée des “centristes” Fascistes et Nazis, avec la guerre civile espagnole servant de champ de bataille où préparer la Seconde guerre mondiale, ce fléau qui dévasta bientôt l’Europe et l’Asie, avec ses millions de morts, et des souffrances inqualifiables partout dans le monde… dont les séquelles, physiques et psychologiques étaient du reste encore perceptibles, sur place, dans les années 80…

          Aujourd’hui, les souffrances économiques n’exigent pas de preuves, uniquement que l’on ait la bonne foi de les observer, faisant fi de la tromperie et du mensonge systémiques et généralisés. En ces temps de conflits permanents et de guerre perpétuelle, les pays sont systématiquement détruits, les morts et les réfugiés se comptent par millions, les camps, les murs et les clôtures barbelées se multiplient aux frontières, comme jamais depuis 1945, affirme encore et encore le UNHCR. Il n’y a pas loin à aller pour s’en rendre compte; il suffit de se rendre à la plage, où échouent les corps…


    • Philwhat91 Le 11 novembre 2016 à 17h31
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      Prenez le temps de regarder cette conférence récente des éconoclastes :

      http://leseconoclastes.fr/2016/10/swiss-trading-day-2/

      Puis on reparle de la bonne santé économique des USA…


      • Catalina Le 11 novembre 2016 à 23h11
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        Jérome, des gens vivent dans des tentes, des gens ne vivent que grâce aux coupons alimentaires de charyty-truc-machin, les gens ne se soignent pas. Oui, Jérôme, l’Amérique va bien, surtout si on est noir, remarquez.. Oui, Louis, “uniquement que l’on ait la bonne foi de les observer”, nous sommes d’accord.
        Oui, Jérôme, 3% de chômage aux USA, le plus étonnant c’est que vous y croyez.


    • step Le 15 novembre 2016 à 18h28
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      la très sainte croaaaaaasance. Mais ces chiffres ne signifient rien si la richesse produite est captée. Un thermomètre d’ambiance ne vous dira pas si vous avez de la fièvre (ou alors la pièce est très petite).

      Le chöoomage (cf les explications sur la notion de population en âge de travailler). Quand votre population en âge de travailler augmente alors que votre population actif+chômeur baisse jusqu’à atteindre les chiffre de 1977, on est sensé sentir l’arnaque. Je vous renvoie au très bon site shadowstats qui indique actuellement un “réel” taux de chômage de…23/24%

      La cooooon-sommation … qui n’est rien si on ne parle pas de l’endettement… et de la population. Si on a une population qui fait +25% et une consommation qui fait +10%, ça veut dire qu’a taille du gâteau égal y a un paquet de bouches à nourrir en plus. Et pourtant la consommation fait un super chiffre. Aux US c’est péniblement +1%, je suis pas certain que cela compense ne serait-ce que la croissance démographique. En plus cette croissance de la consommation se fait avec un endettement privé croissant visant le stratosphérique… rien d’anxiogène..nonon


  19. some Le 11 novembre 2016 à 12h29
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    Après reagan, clinton, bush, obama, avec une situation écologique / économique / sociétal tout à fait désastreuse, on peut bien attendre de voir ce qu’il en sortira.
    Il a décidé, trump, de devenir capitaine de nation, à lui d’écrire une histoire mémorable.
    D’ici là, je suis déjà fatigué de tout ces articles qui annoncent la fin du monde pour ce qui est un non évènement si l’on veut bien prendre un peu de hauteur…


  20. Jmk011 Le 11 novembre 2016 à 12h34
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    Analyse remarquable et pénétrante de G. Greenwald sur la victoire de Trump (qui est d’ailleurs plutôt la défaite de H. Clinton et de l’establishment).
    La façon dont il parle de l’évolution déclinante du parti démocrate aux USA m’a immédiatement fait penser à ce qui se passe pour le PS en France. Il est certain que le Brexit et Trump annoncent le commencement de quelque chose, les elections de 2017 en France le montreront de façon indiscutable. Reste à savoir quel “populisme” l’emportera, pour ma part je pense que la Marine tient la corde mais j’espère de tout coeur sans trop y croire en la montée de la vraie gauche, celle de J.L. Melenchon et de la France insoumise. Malheureusement certaines forces pourtant anticapitalistes ne vont pas l’aider.


    • Charles Le 11 novembre 2016 à 22h58
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      Trump hurle contre le système pour pouvoir mieux le renforcer.
      Espérons qu’il le conduira à la ruine et à l’explosion.
      MLP ferait exactement la même chose.
      JLM ne prétend même pas renverser le système. Il se présente comme l’élève de Mitterrand et comme keynésien, surtout pas comme révolutionnaire. A vérifier Ici notamment:
      Misère du Phi. Réponse au Phi de la misère de M. Mélenchon
      http://wp.me/p5oNrG-ssv


  21. Macarel Le 11 novembre 2016 à 13h19
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  22. s Le 11 novembre 2016 à 14h07
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    Article de la Libre Belgique sur le rôle éventuel de l’abstention dans l’élection de Trump :
    http://www.lalibre.be/actu/usa-2016/trump-a-t-il-profite-de-l-important-taux-d-abstention-5824734ccd70958a9d5f60db
    À propos de la déchéance de droits civiques : 6,1 millions de citoyens des États-Unis privés de leurs droits en 2016 :
    http://www.sentencingproject.org/publications/6-million-lost-voters-state-level-estimates-felony-disenfranchisement-2016/


  23. Nouvelle grille Le 11 novembre 2016 à 15h05
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    Pourquoi comparer le Brexit et l’élection de Trump ? Ok les peuples protestent mais entre voter un candidat d’extrême droite et sortir d’une construction non démocratique et ultra corrompues par le lobbying, ce n’est pas du tout comparable, en dehors du fait que les peuples protestent (et pour ça franchement il y a de quoi)…


    • Jérôme Le 11 novembre 2016 à 15h56
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      Pourquoi les peuples devraient-ils protester davantage que durant la Grande Dépression par exemple? (où, en fait, c’était la paix, à part en Allemagne)

      Ceux qui ont souffert le plus jusqu’à maintenant, si je ne m’abuse, sont les espagnols, les portugais et les grecs. Or c’est précisément chez eux que la vie politique est la plus calme.


      • Chris Le 11 novembre 2016 à 18h03
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        Les 3 pays que vous citez gardent des souvenirs très cuisants d’une dictature qui dura des décennies. Des milliers de vies passèrent à la trappe au profit des clans bourgeois renforcés.
        Ceci pourrait expliquer cela.

        Franchement vous devriez prendre une heure pour écouter la vidéo de l’historien Henri Guillemin : les origines de la Première Guerre mondiale
        https://www.youtube.com/watch?v=p11pE1s9VVk
        Tous les mécanismes sont démontés. Je vous suggère de commencer à partir de la minute 5.


    • UltraLucide Le 11 novembre 2016 à 17h53
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      Les français ne voteront pas POUR un candidat d’extrême-droite, mais pour se libérer de l’emprise de plus en plus dictatoriale de l’oligarchie d’une UE ultra-libérale et anti-démocratique.
      Pour se libérer de l’emprise d’une Allemagne qui se veut seul et indiscutable leader absolu des peuples européens, car revenue au temps de Bismark.
      Pour se libérer d’un machin obsolète et dangereux qui s’appelle l’OTAN, pour se libérer d’une monnaie unique foireuse et tueuse de croissance économique qui s’appelle l’Euro.
      Pour se libérer d’une cour de justice européenne qui livre l’Europe à l’invasion migratoire et aux projets mortifères de l’Islam radical.
      Aucun candidat français issu des LR et du PS ne peut même l’envisager. Tous européistes. A 100%.


      • Shuppy Le 11 novembre 2016 à 18h23
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        Moi aussi j’espère aussi que les Français ne voteront pas pour un candidat d’extrême droite, ils ont la fâcheuse habitude à ne jamais vouloir quitter le pouvoir.


  24. Jeanne L Le 11 novembre 2016 à 20h36
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    Sous le titre “Trumpoline planètarque” jeu de mots parlant,
    Panagiotis Grigoriou historien et ethnologue sur son site en français donne à voir et analyse la façon dont les Grecs appréhendent l’élection de Trump.
    Dans ce texte illustré de photos et de dessins de presse un dessin intitulé “notre univers” mériterait sa place dans les “revues de presse” de ce site-ci.
    http://www.greekcrisis.fr/2016/11/Fr0544.html#deb
    C’est très passionnant et éclairant


  25. Julie Le 12 novembre 2016 à 00h01
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    excellent Greenwald (et le lien vers l’article du Guardian sur les électeurs de Trump et l’état des états du milieu vaut le détour… on dirait la France)
    un bon article du Spiegel, en anglais, sur les options des partis traditionnels face aux partis populistes.
    http://www.spiegel.de/international/europe/trump-spells-trouble-for-berlin-and-brussels-a-1120905.html


  26. PatrickLuder Le 12 novembre 2016 à 02h41
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    Un élément déterminant est oublié : que penser d’un FBI qui déclare publiquement ouvrir une enquête contre un personne pour ensuite se rétracter tout aussi publiquement quelques jours plus tard ? … on ne peut s’empêcher de se dire que quelque chose est complètement pourris !


  27. Fritz Le 12 novembre 2016 à 05h19
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    Ne désespérez pas !
    Après La Salette, Fatima, etc., nous pouvons signaler une nouvelle apparition de la Vierge :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/11/97001-20161111FILWWW00266-hillary-clinton-apercue-dans-une-foret-le-lendemain-de-sa-defaite.php


  28. DonlonCity Le 12 novembre 2016 à 12h58
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    L’élection de Donald Trump, le Brexit, la mort de l’UE ont-ils un rapport avec le monde multipolaire et la World Currency tant désiré par The Economist pour 2018. La fameuse pièce de monnaie du sommet du G8 à l’Aquila. La fin de l’hégémonie américaine et du pétrodollar était-elle tant que cela un hasard ? La finance a parlé. Clinton a tenté jusqu’au bout de défendre l’oligarchie américaine. Chapeau bas.


  29. NiFuNiFa Le 12 novembre 2016 à 14h06
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    Toujours excellent !
    Je vous mets ici le commentaire d’un électeur :
    “We didn’t elected a Republican, we have elected a wrecking ball !”


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