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« Comprendre le phénomène Donald Trump », par Laure Mandeville

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Trump en tête : l’interview de Laure Mandeville qui annonçait l’ouragan

Source : Le Figaro, 7/10/2016

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN- A l’occasion de la sortie de son livre «Qui est vraiment Donald Trump ?», Laure Mandeville avait répondu à nos questions. Elle expliquait pourquoi le candidat républicain pouvait emporter l’élection.

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Vous consacrez un livre* à Donald Trump que vous suivez pour Le Figaro depuis le début de la campagne. A vous lire, on a l’impression qu’un Trump médiatique (mèche de cheveux, vulgarité etc…) cache un Donald Trump plus complexe. Comment expliquer ce décalage?

La grande difficulté, avec Donald Trump, c’est qu’on est à la fois face à une caricature et face à un phénomène bien plus complexe. Une caricature d’abord, car tout chez lui, semble magnifié. L’appétit de pouvoir, l’ego, la grossièreté des manières, les obsessions, les tweets épidermiques, l’étalage voyant de son succès sur toutes les tours qu’il a construites et qui portent son nom. Donald Trump joue en réalité à merveille de son côté caricatural, il simplifie les choses, provoque, indigne, et cela marche parce que notre monde du 21e siècle se gargarise de ces simplifications outrancières, à l’heure de l’information immédiate et fragmentée. La machine médiatique est comme un ventre qui a toujours besoin de nouveaux scandales et Donald, le commercial, le sait mieux que personne, parce qu’il a créé et animé une émission de téléréalité pendant des années. Il sait que la politique américaine actuelle est un grand cirque, où celui qui crie le plus fort a souvent raison parce que c’est lui qui «fait le buzz».

En même temps, ne voir que la caricature qu’il projette serait rater le phénomène Trump et l’histoire stupéfiante de son succès électoral. Derrière l’image télévisuelle simplificatrice, se cache un homme intelligent, rusé et avisé, qui a géré un empire de milliards de dollars et employé des dizaines de milliers de personnes. Ce n’est pas rien! Selon plusieurs proches du milliardaire que j’ai interrogés, Trump réfléchit de plus à une candidature présidentielle depuis des années, et il a su capter, au-delà de l’air du temps, la colère profonde qui traversait l’Amérique, puis l’exprimer et la chevaucher. Grâce à ses instincts politiques exceptionnels, il a vu ce que personne d’autre – à part peut-être le démocrate Bernie Sanders – n’avait su voir: le gigantesque ras le bol d’un pays en quête de protection contre les effets déstabilisants de la globalisation, de l’immigration massive et du terrorisme islamique; sa peur du déclin aussi. En ce sens, Donald Trump s’est dressé contre le modèle dominant plébiscité par les élites et a changé la nature du débat de la présidentielle. Il a remis à l’ordre du jour l’idée de protection du pays, en prétendant au rôle de shérif aux larges épaules face aux dangers d’un monde instable et dangereux.

Cela révèle au minimum une personnalité sacrément indépendante, un côté indomptable qui explique sans doute l’admiration de ses partisans…Ils ont l’impression que cet homme explosif ne se laissera impressionner par rien ni personne. Beaucoup des gens qui le connaissent affirment d’ailleurs que Donald Trump a plusieurs visages: le personnage public, flashy, égotiste, excessif, qui ne veut jamais avouer ses faiblesses parce qu’il doit «vendre» sa marchandise, perpétuer le mythe, et un personnage privé plus nuancé, plus modéré et plus pragmatique, qui sait écouter les autres et ne choisit pas toujours l’option la plus extrême…Toute la difficulté et tout le mystère, pour l’observateur est de s’y retrouver entre ces différents Trump. C’est loin d’être facile, surtout dans le contexte de quasi hystérie qui règne dans l’élite médiatique et politique américaine, tout entière liguée contre lui. Il est parfois très difficile de discerner ce qui relève de l’analyse pertinente ou de la posture de combat anti-Trump. Dans le livre, je parle d’une expérience schizophrénique, tant le fossé est grand entre la perception des partisans de Trump et celle de ses adversaires. Au fond, Trump reste largement insaisissable, malgré les millions d’articles qui lui sont consacrés.

En quoi son enfance et la figure de son père éclairent-elles son parcours?

Donald Trump a plusieurs fois raconté qu’il n’avait pas fondamentalement changé depuis le cours préparatoire. C’est dire si l’enfance compte pour cerner sa turbulente personnalité! Il a toujours été un leader, mais aussi un rebelle, une forte tête, qui bombardait ses instituteurs de gommes et tirait les cheveux des filles même si c’était un bon élève. A l’école élémentaire, le coin réservé au piquet, avait même été baptisé de ses initiales, DT, parce qu’il y séjournait souvent! A l’âge de 13 ans, son père décide même de l’envoyer à l’Académie militaire de New York pour le dresser, parce que, inspiré par West Side story, Donald a été pris en train de fomenter une descente avec sa bande dans Manhattan, avec des lames de rasoir!

Cela vous donne une idée du profil psychologique du père Fred Trump, un homme intransigeant et autoritaire, qui a eu une influence décisive dans la formation de la personnalité de son fils. Fred s’était fait à la force du poignet, en amassant un capital de plusieurs millions de dollars grâce à la construction d’immeubles d’habitation pour les classes populaires à Brooklyn, et il a clairement fait de Donald son héritier, brisant et déshéritant en revanche le fils aîné, Fred Junior, un être charmeur, mais moins trempé et plus dilettante, qui avait eu le malheur de préférer être pilote de ligne que promoteur, et a fini par mourir d’alcoolisme. Cela a beaucoup marqué Donald qui a décidé qu’il ne se laisserait jamais dominer et ne montrerait jamais ses faiblesses contrairement à son frère. Fred Trump a élevé ses enfants dans la richesse – la famille vivait dans une grande maison à colonnades dans le quartier de Queens – mais aussi dans une éthique de dur labeur et de discipline, pas comme des gosses de riches, un modèle que Donald a d’ailleurs reproduit avec ses enfants. L’homme d’affaires raconte souvent que son paternel l‘a formé à «la survie», en lui recommandant d’«être un tueur» pour réussir.

On découvre en vous lisant qu’il existe depuis longtemps dans l’univers américain (succès de ses livres, téléréalité). Ses fans d’hier sont -ils ses électeurs d’aujourd’hui?

Les Américains connaissent Trump depuis le milieu des années 80, date à laquelle il a commencé à publier ses ouvrages à succès, tirés à des millions d’exemplaires, c’est-à-dire depuis 30 ans! «Le Donald» est un familier pour eux. Savez-vous qu’à la fin des années 80, il fait déjà la couverture de Time Magazine comme l’homme le plus sexy d’Amérique? A la même époque, il est cité dans des sondages comme l’une des personnes les plus populaires du pays, aux côtés des présidents toujours vivants, et du pape! Si on ajoute à cela, le gigantesque succès qu’il va avoir avec son émission de téléréalité L’Apprenti, qui à son zénith, a rassemblé près de 30 millions de téléspectateurs, on comprend l’énorme avantage de notoriété dont bénéficiait Trump sur la ligne de départ de la primaire républicaine.

Tout au long de la campagne des primaires, beaucoup de commentateurs ont annoncé sa victoire comme impossible: comment expliquer cette erreur de jugement?

C’est vrai qu’à de rares exceptions près, les commentateurs n’ont pas vu venir le phénomène Trump, parce qu’il était «en dehors des clous», impensable selon leurs propres «grilles de lecture». Trop scandaleux et trop extrême, pensaient-ils. Il a fait exploser tant de codes en attaquant ses adversaires au dessous de la ceinture et s’emparant de sujets largement tabous, qu’ils ont cru que «le grossier personnage» ne durerait pas! Ils se sont dit que quelqu’un qui se contredisait autant ou disait autant de contre vérités, finirait par en subir les conséquences. Bref, ils ont vu en lui soit un clown soit un fasciste – sans réaliser que toutes les inexactitudes ou dérapages de Trump lui seraient pardonnés comme autant de péchés véniels, parce qu’il ose dire haut et fort ce que son électorat considère comme une vérité fondamentale: à savoir que l’Amérique doit faire respecter ses frontières parce qu’un pays sans frontières n’est plus un pays. Plus profondément, je pense que les élites des deux côtes ont raté le phénomène Trump (et le phénomène Sanders), parce qu’elles sont de plus en plus coupées du peuple et de ses préoccupations, qu’elles vivent entre elles, se cooptent entre elles, s’enrichissent entre elles, et défendent une version «du progrès» très post-moderne, détachée des préoccupations de nombreux Américains. Soyons clairs, si Trump est à bien des égards exaspérant et inquiétant, il y a néanmoins quelque chose de pourri et d’endogame dans le royaume de Washington. Le peuple se sent hors jeu.

Trump est l’homme du peuple contre les élites mais il vit comme un milliardaire. Comment parvient-il à dépasser cette contradiction criante?

Suite à lire sur Le Figaro, 7/10/2016


On lira aussi ce très intéressant article de la même journaliste dans Politique Internationale : Qui a peur de Donald Trump ?


PRÉCISION : Rappelons que le but de ce site est de publier des analyses et des articles d’horizons variés afin d’élargir le champ d’information et de réflexion de ses lecteurs, dans le but de les aider à se faire eux-mêmes leur propre opinion. Les publier ne signifie nullement qu’ils reflètent systématiquement notre pensée, mais simplement que les arguments avancés sont suffisamment sérieux pour être entendus ou bien qu’ils permettent de savoir ce qui se diffuse sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas parce que les grands médias prennent parti que nous devons en faire autant, bien au contraire. Nous ne « soutenons » donc en rien Donald Trump mais cherchons à comprendre et à penser ce phénomène généralement analysé avec partialité. Enfin, nous vous rappelons l’importance de vous informer avec esprit critique auprès de multiples sources dont vous aurez validé la fiabilité.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

cetassez // 09.11.2016 à 09h32

Déroute totale de la classe politico médiatque et sondagière.Idem pour les pseudos experts en tous genres.
Très mauvais pour Juppé et Macron ou autres bobos européistes.

19 réactions et commentaires

  • nico // 09.11.2016 à 09h02

    Il peut être qui il veut.

    J’espère juste qu’il va se faire faire des costards en gilet pare balle parce qu’il y a beaucoup de chances qu’il soit kennedysé …

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  • cetassez // 09.11.2016 à 09h32

    Déroute totale de la classe politico médiatque et sondagière.Idem pour les pseudos experts en tous genres.
    Très mauvais pour Juppé et Macron ou autres bobos européistes.

      +58

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  • PatrickLuder // 09.11.2016 à 09h49

    Quel décalage immense avec l’image donnée par les médias. Je me demande comment les médias (toujours tenus par les mêmes bourses) feront pour justifier et expliquer leurs dérapages (s’ils le font un jours ;o)

      +36

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  • nico // 09.11.2016 à 10h24

    Je suis effaré de ce que continuent à dire les médias

    Soit ils sont vraiment bêtes et ils n’ont toujours rien compris au monde d’aujourd’hui

    Soit ils s’entêtent à continuer dans la même voie à servir une soupe que plus personne ne croit

    C’est juste hallucinant là

    La victoire de Trump elle était évidemment envisageable et prévisible

    Si on regarde honnêtement notre monde aujourd’hui par n’importe quel biais , que ce soit économique , politique , culturel ou autre , c’est même d’une logique implacable cette victoire

    Comment peuvent ils encore croire que les gens avalent leurs conneries à l’ère d’internet des réseaux sociaux mais tout le monde l’a venu venir sauf eux c’est hallucinant

    C’est ça le plus inquiétant cette non remise en question des politiques des médias des gens de pouvoir et c’est à cause de ça qu’on risque un gros clash un jour , pas à cause des changements dus à la technologie ou aux mutations en cours dans tous les domaines.

      +53

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    • Ari // 09.11.2016 à 19h49

      La victoire même de Trump montre que la propagande de ces médias ne fonctionne plus ! Idem pour le Brexit.

        +5

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    • kesse // 10.11.2016 à 02h25

      Oui, c’est consternant, le nouvel obs analyse la victoire de Trump comme celle d’une amerique raciste et sexiste dont les caciques de l’establishment ne pensaient pas qu’elle etait encore si nombreuses.
      Mon dieu, ils n’apprennent donc rien. Ils se prennent baffe apres baffe et continuent a nier la realite: “c’est la faute des racistes!”.
      La betise a ce degre, j’ai du mal a y croire, il faut forcement que cela serve quelques interets court-termistes. La tristesse, c’est qu’une part considerable des francais moyens, anesthesie par leur boulot, continuent de croire a ces conneries.

      Quand leur chateaux en espagne finiront par s’effondrer en un amas reel de gravas sur le coin de leur tronches, il faudra pas oublier de leur chanter la chanson: “Tu l’as voulu, tu l’as eu, un grand coup dans ton …”

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  • Krokodilo // 09.11.2016 à 11h49

    Article vraiment passionnant, fin et complet. Mais le passage final (dans Le Figaro) sent un peu son Amérique messianique, prétendu rempart de la démocratie dans le monde. Cette journaliste si affutée croit-elle vraiment que les USA respectent le droit international ?
    “vu la fascination qu’exerce sur lui le régime autoritaire de Vladimir Poutine: serait-il prêt à sacrifier le droit international et l’indépendance de certains alliés européens, pour trouver un accord avec le patron du Kremlin sur les sujets lui tenant à cœur, notamment en Syrie? Bref, pourrait-il accepter une forme de Yalta bis, et remettre en cause le rôle de l’Amérique dans la défense de l’ordre libéral et démocratique de l’Occident et du monde depuis 1945?”

      +20

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  • Perekop // 09.11.2016 à 11h51

    Très étonnée par le bon sens de cette interview. Quoi ? C’est bien la même Laure Mandeville, célèbre pour son hystérie antirusse et sa haine pathologique de Poutine ? Celle qui ne voit absolument rien de ce qui se passe en Russie, en Ukraine, en Crimée, dans le Donbass et déverse son fiel à longueur de colonnes ?
    Ce doit être un problème de neurones qui se bloquent quand il s’agit de la Russie, mais se remettent à fonctionner pour les Etats-Unis.

      +35

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  • Sylvie Rabatel // 09.11.2016 à 15h16

    Ca n’était pas du tout si évident que ça. Le système s’est défendu bec et ongles.
    Je n’y croyais pas, c’est une bonne nouvelle.
    Maintenant, qui vivra verra, on ne sais pas bien où l’on va!

      +9

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  • beaudry jacques // 09.11.2016 à 15h20

    Ne vous fabriquez pas un espoir trop grand quant aux changements qui seront apportés aux politiques internationales de l’Empire. Il veut une grande amérique…dans le concret ça nécessite une grosse armée et le pouvoir sur l’économie mondiale (lire sur les ressources des autres ).

      +8

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  • bluerider // 09.11.2016 à 16h01

    Rien n’est joué. Au pragmatisme de Trump s’ajoute la ligne politique de l’ “état profond”, au sein duquel oeuvrent les néo-conservateurs. Or nous n’avons pas encore assisté à des manoeuvres ou prises de position de la part des néo-conservateurs, qui occupent des postes tant chez les démocrates que chez les républicains. Leur “supra-parti politique” a sans doute prévu la carte “Trump” et peut-être même que des accords sur des sujets sensibles ont été pris en marge de la campagne. Iran Syrie Ukraine sont dans la balance plus que jamais.

      +6

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    • V_Parlier // 09.11.2016 à 19h47

      En tout cas, nos bobos européistes et partsans du libre échange (notre gouvernement en tête) croient que Trump appliquera ce qu’il a dit. Quand on les entend pleurnicher et trépigner…

        +4

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  • Eric83 // 09.11.2016 à 16h40

    Que l’on approuve ou pas Trump, ce qu’il a réalisé est tout simplement colossal.

    Venant de nulle part sur la scène politique et ayant tout l’establishment politico-médiatique, y compris son propre camp, les Républicains, il a laminé ses adversaires dans la primaire et a battu Clinton, annoncée “imbattable”.
    Cela en dit long sur sa capacité à absorber une pression énorme, sur sa force de caractère et sur sa forme physique. C’est plutôt des bonnes bases pour un Président qui va prendre la présidence des US en période de récession.
    En tous cas, respect.

      +13

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  • Cédric // 09.11.2016 à 18h43

    faut voir la tronche des collegues français au boulot ce matin, qui ne regardent que tf1 ou france2…. les pauvres.

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    • RGT // 09.11.2016 à 19h36

      Moi z’aussi…

      J’espère seulement que c’est pas contagieux.

      Ce qui les a littéralement “scotchés”, c’est quand je leur ai dit que je n’en avais strictement rien à faire (pour rester poli).

        +6

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  • Julie // 09.11.2016 à 19h08

    J ai entendu ce matin cette dame se faire agresser par des groupies de Mme Clinton sur France Inter, et elle a très bien réagi (stoïque) lorsqu’on l’a accusée d’avoir un discours “de droite” alors qu’elle était simplement factuelle dans sa présentation des raisons qui selon elle avait mené à la victoire de Trump.
    A entendre toutes les réactions négatives en provenance de Bruxelles et autres politiciens, on se demande où étaient ces belles âmes lorsque le commissaire européen au numérique s’est un peu trop ^lâché” sur les chinois, les homos, ou les wallons!
    Cela a provoqué un tollé en Allemagne mais à la question de sa possible démission suite au scandale il a répondu “quel scandale??” et tout va bien pour lui, merci.
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/30/tolle-en-allemagne-apres-les-propos-d-un-commissaire-europeen-sur-les-brides_5022603_3214.html

    Quant à la politique répressive en Turquie, pas d’affolement, un général US discutait la semaine passée de la meilleure tactique à adopter pour Raqqa, et on a pas vu de rappels d’ambassadeurs…

    Et la corruption de la fondation Clinton, c’est aussi un non-sujet, pour nos médias (qui ont été exceptionnels tout au long de la nuit… d’abord enthousiastes puis progressivement… abasourdis…).

    Les politiciens EU et autres, et les journaleux germano-pratins devraient pourtant vraiment se réveiller. Continuez comme ça et vous ferez élire des fascistes en France et partout ailleurs.

      +8

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  • Julie // 09.11.2016 à 19h29

    Les mêmes sur France Inter disaient qu’il n’a pas annoncé de ligne claire dans sa politique étrangère mais… ce n’est pas ce que les Egyptiens pensent
    http://english.ahram.org.eg/NewsContent/1/64/248684/Egypt/Politics-/Trumps-victory-a-setback-for-Muslim-%E2%80%8EBrotherhood,-.aspx

      +2

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  • Eboetie2099 // 09.11.2016 à 22h31

    Satisfait du résultat car entre la peste et le choléra j’avais fait mon choix, et c’était Trump :

    Hilary comme cela a été démontré à maintes reprises sur ce site est une va t’en guerre et financée par les grandes entreprises. Avec Trump, les grands principes de la démocratie ont plus de chances d’être respectés, la politique internationale sera moins agressive ( ça reste un avis à priori). En revanche, le programme de Trump au niveau écolo, c’est une catastrophe… s’ajoute à cela sont image sexiste, raciste. Cela m’inquiète moins car si cela correspond vraiment à sa personnalité (à vérifier tt de même), cela restera ses opinions privés. Il ne pourra pas mettre en place un régime sexiste et xénophobe, il ne peut qu’agir sur la politique économique et géographique. C’est le congrès qui vote les lois, il n’est donc pas seul aux commandes. Par exemple, je ne le pense pas capable de réduire le droit à l’avortement comme il a indiqué vouloir le faire. Discuter avec Poutine efficacement pour lutter contre Daesh, je l’en crois néanmoins capable. C’est toujours ça… A voir, ) suivre, tout cela forme un tournant très intéressant : Fini l’oligarchie et les échanges de bons procédés entre grands au détriment des plus démunis qui forment la grande majorité. Il a clairement indiqué être un candidat anti-système et dénonce la corruption au sein du gouvernement. Cela dit, j’aurais bien préféré Sanders à sa place, il avait ces mêmes qualités, sans les défauts.

    Je suis ainsi persuadé que Sanders aurait gagné s’il avait été à la place d’Hilary.

      +3

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  • bob forrester // 10.11.2016 à 12h49

    bonjour

    Je ne vois pas en quoi être contre l immigration illégale est de droite ?
    je suis communiste ( ligne Marchais 1983) et je suis même contre l immigration tout court, comme la majorité des immigrés en place, concurrencés par la venue d autres immigrés prêts à tout accepter pour leur piquer leur job !

      +7

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