Source : The Intercept, le 14/09/2016

Robert Mackey

Le 14 septembre 2016

La tentative de Donald Trump de se présenter comme un candidat anti-guerre repose sur son parfait examen rétrospectif des désastreuses conséquences du changement de régime en Irak et en Libye – campagnes militaires qu’il avait publiquement soutenues lorsqu’elles étaient populaires, et contre lesquelles il s’était retourné une fois celles-ci devenues impopulaires.

Pour mieux comprendre ce que Trump est réellement, comme il l’a souligné durant la campagne des primaires républicaines, “bien plus militariste” encore que George W. Bush, cela aide de noter la fréquence avec laquelle il a présenté son étrange plan pour utiliser l’armée américaine comme gros bras dans un système mondial de racket, avec pour objectif d’extorquer le pétrole des pays que nous détruisons.

Trump a commencé cette approche à un moment crucial, début 2011, lorsqu’il flirtait avec une course à la présidence et que l’administration Obama tentait de décider comment utiliser la puissance américaine en Libye et en Irak.

En février, lorsque le président Obama envisageait l’intervention en Libye pour laquelle sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, militait avec force, Trump demanda une action immédiate pour renverser le Colonel Khadafi, dans une déclaration postée sur sa chaîne YouTube.

“Je ne peux pas croire ce que notre pays est en train de faire,” disait Trump le 28 février 2011, deux semaines avant que l’administration Obama n’ait l’autorisation du Conseil de sécurité de “protéger les civils” en Libye. “Khadafi en Libye tue des milliers de gens, personne ne sait à quel point c’est grave, et on reste là, on a des soldats partout au Moyen-Orient, et on ne les envoie pas pour arrêter cet horrible carnage et voilà ce que c’est : c’est un carnage.”

“Après cela, nous allons voir les opposants, qui finissent par fuir le pays,” ajoute Trump, “et nous devrions alors leur dire, Au fait, pour tout votre pétrole, nous voulons un remboursement.”

Un mois plus tard, lorsque Bill O’Reilly le questionnait sur la façon dont il gèrerait la politique étrangère en tant que président, Trump révéla qu’il avait un tout nouveau plan pour l’Irak : les troupes américaines devraient être retirées, mais seulement des zones sans gisements pétroliers.

TRUMP : Je ne l’ai encore jamais dit. C’est une première dans votre émission. Bonne chance avec ça, débrouillez-vous avec. Dans le bon vieux temps, lorsque vous aviez des guerres, vous gagniez, d’accord ? Vous gagniez. Le butin appartient au vainqueur. Donc lorsque nous allons en Irak, que nous avons dépensé jusqu’ici 1 400 milliard de dollars et que des milliers de vies ont été perdues, d’accord ? Et sans mentionner tous ces pauvres gars et filles avec un seul bras, et sans bras et tout le reste, d’accord ?

O’REILLY : Absolument. D’accord.

TRUMP : Et nous allons partir et aussi sûr que vous êtes assis ici, l’Iran va arriver, prendre possession non seulement de l’Irak mais, plus important encore peut-être pour eux, du second plus grand gisement pétrolier du monde, d’accord ? Et je préfère l’ancien système : vous gagnez une guerre, vous restez, et vous gardez le pétrole. Et vous savez, ces gens ne seront alors pas morts en vain. Oubliez l’argent que nous avons dépensé, ils ne seront pas morts en vain. Maintenant, ils ne vont pas venir tant que nous sommes là mais 15 minutes après que nous soyons partis, l’Iran débarquera en Irak…

Vous restez et protégez le pétrole, vous prenez le pétrole et vous prenez tout ce qui est nécessaire pour eux, vous prenez tout ce qui est nécessaire pour nous et nous nous remboursons les 1 500 milliard de dollars ou plus. Nous prenons soin de la Grande-Bretagne, nous prenons soin des autres pays qui nous ont aidés, et nous ne sommes pas si stupides. Vous savez, nous sommes le seul pays et si vous regardez les guerres au fil du temps et j’étudie la guerre, ok ? Toute ma vie est une guerre. Vous regardez les guerres dans le passé. Un pays y va, conquiert et il reste. Nous y allons, nous conquérons, et puis nous partons. Et nous le transférons à des gens que nous ne connaissons même pas… Donc, en résumé, nous y allons, nous prenons le deuxième plus grand champs pétrolier, et nous restons.

Sentant qu’il se pourrait que Trump n’ait pas examiné les implications de sa proposition en termes clairs de coloniser l’Irak en pillant ses ressources naturelles, un O’Reilly incrédule répondait en réprimant un rire : “Donc vous allez prendre le contrôle des champs pétroliers irakiens ?”

“Ne souriez-pas !” répondit Trump, offensé.

“Je dis juste,” dit O’Reilly, “que si vous allez en Irak et prenez possession des champs pétroliers, il y aura d’importants retours de flamme.”

Cinq mois plus tard, après que la campagne aérienne menée par les États-Unis a chassé Kadhafi du pouvoir – et que Trump avait décidé de ne pas affronter Obama aux présidentielles – la star de l’émission “The Apprentice” postait un autre clip sur YouTube se plaignant que l’administration aurait dû attendre plus longtemps avant d’aider les rebelles libyens, pour les forcer à accepter de livrer la moitié des réserves pétrolières du pays.

“Ce que nous aurions dû faire aurait été de demander aux rebelles, lorsqu’ils sont venus vers nous — et ils sont venus vers nous, ils ont été mis en déroute par Kadhafi, ils étaient décimés — nous aurions dû dire : “Nous vous aiderons, mais nous voulons 50% de votre pétrole,” a affirmé Trump. “Ils auraient dit, Et pourquoi pas 75% ?”

Parlant de Matt Lauer [journaliste américain, NdT] la semaine dernière au sujet de ses compétences de commandant en chef, Trump a argumenté que la montée en puissance de l’État islamique aurait pu être évitée si seulement son plan pour conserver les champs pétroliers en Irak sous le contrôle de l’armée américaine avait été mis en place. Il ne s’était pas demandé comment ces militants anti-occident, ou le gouvernement élu irakien, auraient certainement réagi à une occupation militaire de durée illimitée par une force étrangère dans le but de confisquer illégalement les ressources naturelles de leur pays.

Photo du haut : Banderoles “Pas de sang pour du pétrole” tenues par des manifestants contre l’invasion de l’Irak, lors d’une manifestation à Washington, le 4 décembre 2002.

Source : The Intercept, le 14/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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24 réponses à Donald Trump n’est pas anti-guerre, il veut juste que l’armée américaine se concentre sur le vol du pétrole, par Robert Mackey

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 07 novembre 2016 à 07h41

Un pur réactionnaire, voila ce qu’il est. Le fait que la majorité des commentateurs de ce blog le préfèrent à l’autre (pour des raisons que je comprends et auxquelles j’adhère également) ne doit pas nous faire oublier ce que ce personnage est réellement. Ne tombons pas dans le piège du “tout blanc ou tout noir”. Quelque chose me dit que, quel que soit le résultat mercredi prochain, nous risquons fort de regretter amèrement barrack, c’est pour dire…

  1. silk Le 07 novembre 2016 à 02h42
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    Même commentaire que sur le choix de ses conseillers : Le rapport de force est l’unique point de repère de Trump.
    D’où sa volonté de discuter avec la Russie et d’imposer aux autres la volonté US par la force, avec des retours de flamme qu’il semble ne même pas imaginer (mais le peuple américain est exceptionnel : un peuple supérieur par la volonté de Dieu 🙁


  2. Logic Le 07 novembre 2016 à 02h59
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    Trump est avant tout un capitaliste sans scrupules, le présenter comme un anti-système est légèrement absurde. On aimerait tellement quelqu’un pour incarner une opposition authentique qu’on veut y croire à chaque fois, pour aller de déception en déception (pour ne nommer que Syriza et tout récemment Paul Magnette). Clinton, elle, ne nous décevra pas, hélas, on sait à quoi s’attendre, Trump quasi certainement.
    Lire à ce sujet Le phénomène Trump :
    https://francais.rt.com/opinions/27141-phenomene-trump

    Dans tous les cas de figure on est pas sorti de l’auberge (rouge) !


    • PatrickLuder Le 07 novembre 2016 à 09h10
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      il en sera ainsi tant que le système politique se basera sur des personnalités uniques au lieu d’une gestion commune et durable …


  3. Grégory Le 07 novembre 2016 à 03h46
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    “contre lesquelles il s’était retourné une fois celles-ci devenues impopulaires.”

    Quand j’avais tenté d’estimer cette question, il en était ressorti que si effectivement Trump a mollement soutenu au moment de l’action, il a commencé à critiquer environ six mois plus tard. Je me rappelle assez de l’époque pour dire qu’on était loin, très loin dans la classe politique et les médias, d’avoir une vue critique sur l’action en Irak. En fait, les américains rencontrés en 2003 puis 2004 me parlaient même d’un climat oppressant, “non démocratique” (leurs propres mots, sans se connaitre) sur le sujet. Trump joue peut être sur le détail des faits dans cette affirmation, mais la vue générale est qu’il a bel et bien eu sur le sujet une lucidité et un courage absent des positions de l’immense majorité de celles et ceux qui prétendent qu’il exagère sur le sujet. Au final un exemple typique de fact checking qui en se concentrant sur le détail ment plutôt sur l’ensemble…


  4. Homère d'Allore Le 07 novembre 2016 à 07h32
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    En effet, il ne faut pas s’imaginer qu”une éventuelle présidence Trump empêcherait les Etats-Unis de se désintéresser du Moyen-Orient, ne serait-ce que pour que le pétrole reste libellé en dollars.

    En revanche, le programme du PNAC serait remisé à la cave et les néo-cons à la sauce Mackinder auraient bien moins d’influence malgré la nomination que j’apprends dans le billet précédent. Les alliances avec les Frères Musulmans et Al Qaïda seraient sans doute aussi renégociées.


  5. Toff de Aix Le 07 novembre 2016 à 07h41
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    Un pur réactionnaire, voila ce qu’il est. Le fait que la majorité des commentateurs de ce blog le préfèrent à l’autre (pour des raisons que je comprends et auxquelles j’adhère également) ne doit pas nous faire oublier ce que ce personnage est réellement. Ne tombons pas dans le piège du “tout blanc ou tout noir”. Quelque chose me dit que, quel que soit le résultat mercredi prochain, nous risquons fort de regretter amèrement barrack, c’est pour dire…


    • TuYolPol Le 07 novembre 2016 à 08h35
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      Oh, non, personne ne peut se faire d’illusion, ce n’est qu’un changement de catastrophe. Mais avec Trump, un bastion déterminant a une chance d’être entamé : des intouchables. Une féodalité moderne. Une certaine pensée. Une mondialisation. Un masque. Et puis, il va y avoir tellement de problèmes à l’intérieur qu’ils vont peut-être un peu lâcher du territoire. Ils n’ont plus les moyens, et surtout plus aucune légitimité. Qu’est-ce que l’armée sans l’influence ? Pas grand chose.


    • Xavier Le 07 novembre 2016 à 15h04
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      Je pense que l’Hillary-phobie est due à une overdose de symboles “humanistes” et “progressistes” pour couvrir le sale système qui nous maintien en place de dominants.

      Autant de symboles : un président noir, puis une femme, etc. alors que chacun d’eux va plus loin dans le cynisme d’écrasement de peuples pour maintenir le système capitaliste.


    • Gulivert Le 07 novembre 2016 à 17h28
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      Toff de Aix

      À la décharge de Trump…en 2011 Trump pouvait ne pas être au courant que Bengazi était un repaire de jihadistes (Al Quaida)

      Sous couvert d’une No Fly Zone, entre parachutage en règle de matériels militaires en leur faveur et bombardements de l’armée autochtone

      Et troisièmement, jusqu’à preuve du contraire Trump n’est en rien responsable car sans manda politique avant le 8 Nov. prochain, à fortiori en 2011

      Tout honnête citoyen américain, tel Trump, que vous le vouliez ou non, ne pouvait penser à l’époque que cette guerre était tout autre chose qu’une guerre de libération mais bien une contre révolution organisé par la CIA


    • Subotai Le 07 novembre 2016 à 18h15
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      J’ai longtemps pensé que Trump était la meilleure chose qui pourrait nous arriver : foutre ne l’air le Régime US.
      Depuis quelques semaines je commence à me dire que Clinton serait pas mal aussi, vu les casseroles qu’elle traine et la haine qu’elle a déchainée.
      Je pense maintenant qu’au final, l’un ou l’autre feront de toute manière péter le truc, chacun à sa façon.
      Donc bientôt les trois coups, en place pour le spectacle…


    • triari Le 08 novembre 2016 à 02h34
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      (nous risquons fort de regretter amèrement barrack, c’est pour dire…)

      Des milliers de libyens à l’heure actuelle regrettent que Barack…ait été élu.


  6. Lohr64 Le 07 novembre 2016 à 09h22
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    Il faut garder a l’esprit que toutes les prises de positions de Trump avant sa nomination comme candidat des Républicains ont été faites sans accès aux informations confidentielles.

    Donc sa volonté de voler dans les plumes de Kadhafi en 2011 est basée sur les mêmes fausses informations dont nous étions inondés a l’époque, les bombardements sur le peuple inexistants, les exactions et le reste. Les infos vérifiables étaient difficile a trouver sur le net au moment des événements en Libye, même les Russes se sont fait avoir.

    Notez aussi que ce n’est que maintenant, Novembre 2016 qu’on a confirmation que le gouvernement US était au courant que le Qatar et l’Arabie Saoudite financent Daesh en tant que Nations, avant on parlait d’éléments non-gouvernementaux et incontrôlés. On a signe(nous USA) le contrat de livraison d’arme du siècle sans savoir ou ça allait……


  7. Nerouiev Le 07 novembre 2016 à 09h33
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    L’un comme l’autre sont de purs produits américains imbus de leur personne et cachant à peine qu’ils sont exceptionnels, et c’est là que personnellement je vois une légère différence. L’homme (Trump) semble avoir compris que le monde ne lui était plus favorable : le dollar est en perte de vitesse, les autres sont aussi bien armés, et les détecteurs de présence risquent d’entrer en fonction (ONU, internet et journaliste, …) rendant le vol plus visible et plus risqué. La femme (Clinton) juge que la force est encore disponible pour se permettre de dompter l’animal récalcitrant où et contre qui que ce soit. C’est la confiance éternelle en son homme l’Amérique.
    A choisir, je préfère malgré tout celui qui juge mieux ses ennemis.


  8. christian gedeon Le 07 novembre 2016 à 09h42
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    Ça a le mérite d’être clair,en fait.Le remboursement des frais par le tribut de guerre…on se croirait dans une méchante BD sur le moyen âge.Trump est juste another american guy,en fait. Je veux,je prends…j’ai investi,je veux le retour sur investissement…au moins il ne se cache pas derrière des fariboles. Amis terriens bienvenue dans le vrai monde.


  9. LS Le 07 novembre 2016 à 11h08
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    Dans le genre cynisme …

    Si je résume : Il n’y a aucun problème pour intervenir militairement à l’étranger si c’est pour prendre le contrôle du pétrole (entre autre ressources). Si vous ne pouvez pas le prendre ou le garder (au moins le temps du retour sur investissement), alors vous n’intervenez pas. Droit de l’homme? Démocratie ? … Bullshit !

    Le pire, c’est que par rapport à Hillary Clinton, c’est un progrès.


  10. christian gedeon Le 07 novembre 2016 à 13h39
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    Et,même si une partie de la proposition est vraie,ce n’est pas uniquement pour le pétrole. Là,les US sont repartis en guerre en Irak et en Syrie pour une raison beaucoup plus simple…pour essayer de sortir de la merde dans laquelle ils se sont mis,et nous avec. Et aussi pour effacer les traces trop compromettantes de leur alliance de facto,par golfiques interposés,avec non seulement AL Nosra and co,mais aussi avec le diable Daech himself..mais aussi pour reconstituer une novelle “résistance modérée” à Assad avec les débris reconvertis de Daech…d’où leur empressement à aller vers Rakka le plus vite possible…traiter les déchets,puis les réutiliser après tri….mdr! c’est de l’écologie humaine militaire!


  11. Azza Le 07 novembre 2016 à 14h12
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    Il a vraiment tant de pouvoir que ca, le president Americain ?

    Il me semble que la Maison Blanche est loin d’etre le vrai centre de pouvoir aux USA.

    Donc….. Je me console comme je peux, mais bon.


  12. bout de choux Le 07 novembre 2016 à 14h42
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    Erf , il a pas tout à fait compris le système Américain Donald.
    Normalement les choses se passent comme suit :
    1/ On aide à l’accession d’un bâtard (Islamiste , nazi , dictateur .. whatever) dans un pays X.
    2/ On déclenche la guerre au pays X pour “libérer” les pauvres civils qui n’y sont pas pour grand choses du dit bâtard.
    3/ On rase leur pays au passage.
    4/ On arrive en libérateur et on vend à crédit la reconstruction du pays qui sans nos manipulations n’aurait jamais été détruit.
    5/ Comme des ruines ça vaut pas grand choses , on fait alors main basse sur les ressources du pays X pour lui faire rembourser les crédits des “plans” de reconstruction.

    Des fois il y a besoin d’un 6/ Mettre une marionnette à la tête du dit pays pour être vraiment sur que ça ne parte pas en couille et établir des bases militaires pour de 10 à 60 ans … mais ce n’est pas toujours bien vu par l’opinion public d’envoyer les boys faire “du tourisme” en pays conquis.

    Bref , Donald il a compris que si il voulait y aller il fallait attendre … visiblement c’est pas son truc. Donc il y va comme un bourrin , ce qui n’est pas tout à fait dans la tradition des USA … qui ne sont des bourrins que quand ils t’on déjà [modéré] en finesse avant.


  13. catherine Le 07 novembre 2016 à 15h07
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    j’adhère complètement à la réaction de Lohr64.

    Trump est avant tout un homme d’affaire et raisonne comme tel. Il faut qu’une transaction soit rentable.

    Mais un homme d’affaire est aussi un homme qui sait calculer les risques et ne prend pas de décision à la légère. Il est pragmatique.

    Pour celà, un homme d’affaire sait prendre des avis. Il n’a pas d’ideologie, sauf celle du gagnant/gagnant comme seul argument.

    Trump n’est pas antis-système mais anti-glandeurs qui gagnent de l’argent en faisant de la politique corrompue, c’est à dire en se faisant acheter. Il est anti-système mais de la corruption du système et l’a dit assez clairement.

    On peut acheter un homme politique mais pas un homme d’affaire parce qu’il n’en a pas besoin et ça, ça sera nouveau.

    Je ne suis pas pessimiste le concernant. Il peut nous réserver des surprises et il aura des soutiens. Mais il devra faire vite avant qu’il ne lui arrive quelque chose.


    • Wilmotte Karim Le 07 novembre 2016 à 16h55
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      “Mais un homme d’affaire est aussi un homme qui sait calculer les risques et ne prend pas de décision à la légère. Il est pragmatique.”

      Il a fait plusieurs faillites.

      “Trump n’est pas antis-système mais anti-glandeurs qui gagnent de l’argent en faisant de la politique corrompue, c’est à dire en se faisant acheter. Il est anti-système mais de la corruption du système et l’a dit assez clairement.”

      Il est le corrupteur, il veut donc éliminer un intermédiaire.
      Par ailleurs, la politique US n’est PAS pour les glandeurs: il faut solliciter beaucoup pour obtenir les fonds nécessaire à la réélection…


  14. Amy Le 07 novembre 2016 à 19h22
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    Voilà pourquoi il est non seulement impossible de voter Hillary mais aussi de voter Trump. Il auront tous deux une politique étrangère agressive car c’est grâce à l’armée que les US maintiennent leur suprématie.
    Si vous votez demain, considérez Gary Johnson 🙂


  15. Alain Rousseau Le 07 novembre 2016 à 21h18
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    Avec Clinton, ça sera la merde en moins de 2 semaines. Avec Trump, ça sera la merde en moins de 15 jours.


  16. Erich Mühsam Le 08 novembre 2016 à 14h30
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    Il faudrait peut être preciser que Mackey (comme toute la redaction de l’intercept, via son mécène d’Ebay Omidyar) est 100% derrière Clinton. Mackey à un hit thread à l’égard de Trump, où il fait son Quatremer, commentaires interdit. Y’a qu’à avaler.
    Ancien du NYT.

    A lire aussi Lachance, elle donne un nouvel élan à la médiocrité.


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