Source : Blog Mediapart, Pascal Boniface, 31-10-2016

Le forum de Valdaï s’est tenu du 24 au 27 octobre à Sotchi. Poutine, qui participait à la dernière table-ronde, en a profité pour réaffirmer – et justifier – ses positions en matière de politique étrangère.

La treizième réunion du forum de Valdaï s’est tenue à Sotchi du 24 au 27 octobre 2016, et a réuni cent-cinquante participants issus des cinq continents. Les Russes ne représentaient qu’un-cinquième du total : universitaires de renom, journalistes et anciens responsables politiques de premier rang étaient présents. Les débats étaient ouverts, contradictoires et souvent vifs. Ce n’était en rien une réunion de Putinolâtres – la politique russe a souvent été mise en cause – et, si un point commun devait être trouvé aux participants, ce serait celui d’avoir une approche réaliste des relations internationales.

Cela fut tout de même l’occasion pour le pouvoir russe d’affirmer ses positions, notamment lors de deux conférences : une session spécifique de questions-réponses avec le ministre des Affaires Étrangères, Sergueï Lavrov ; une table-ronde de deux heures trente, animée par Timothy Colton (Harvard), où Vladimir Poutine était entouré des anciens présidents sud-africain (Thabo Mbeki), autrichien (Heinz Fischer) et finlandais (Tarja Halonen), suivie d’une séance de questions-réponses du président russe, de deux heures et demi également.

Poutine s’est montré à la fois offensif et à l’aise, faisant preuve d’humour (demandant à un universitaire américain qui l’interrogeait en russe s’il était un espion en précisant que c’était un très beau métier) et semblant même prendre plaisir à cette joute intellectuelle, y compris avec ceux qui le contredisaient.

Le principal sujet de controverse concernait les agissements de l’armée russe à Alep, vivement mis en cause par de nombreux participants, et l’attitude de la Russie en général dans la crise syrienne. Une universitaire émiratie a même demandé à Poutine si la guerre civile en Syrie n’aurait pas déjà pris fin sans l’intervention russe. Pendant la table-ronde, Poutine a été vigoureusement attaqué par les anciens présidents finlandais et autrichien. Poutine, comme Lavrov, s’est défendu sur ce point (sans réellement convaincre), précisant qu’il s’agissait de combattre le terrorisme et que l’intervention russe a empêché les djihadistes de s’emparer du pouvoir à Damas. De plus, les Américains ne leur auraient pas fourni les indications permettant de distinguer l’opposition modérée des terroristes et la rupture du cessez-le-feu serait due à un de leur tir sur des positions de l’armée syrienne. Ils ont dressé un parallèle avec Mossoul, soulignant également qu’on parlait davantage d’Alep que du Yémen. Un intervenant russe est allé jusqu’à dénoncer le fait que les bombardements américains soient qualifiés de « dommages collatéraux », quand ceux des Russes étaient jugés de « catastrophe humanitaire ». En général, sur la Syrie, les Russes se sont défendus en disant que l’objectif majeur était de venir au secours d’un gouvernement légal et légitime contre le terrorisme et qu’il fallait mettre de côté les divergences de la coalition, ce qui n’allait pas dans le sens de la volonté américaine d’exercer un leadership international. En 2011, on avait dit aux Russes qu’ils étaient du mauvais côté de l’Histoire, mais Bachar Al-Assad est toujours au pouvoir et le Proche-Orient (pour lequel Poutine appelle à un « plan Marshall » auquel il se dit prêt à participer) est devenu un laboratoire pour le terrorisme. Il se félicite de la future prise de Mossoul.

Sont revenus de façon récurrente dans le discours russe, et notamment dans celui de Poutine, le fait qu’à la fin de la guerre froide, les États-Unis n’ont pas voulu bâtir un nouvel ordre mondial mais, au contraire, souhaité exercer un leadership en ne tenant pas compte des intérêts des autres nations. Cette interprétation de la politique américaine des années 90 est par ailleurs précisément celle que Mikhaïl Gorbatchev fait régulièrement, bien que le dernier Secrétaire général du parti communiste de l’Union soviétique se montre critique à l’égard de Poutine. L’actuel président russe a de nouveau évoqué l’élargissement de l’OTAN, la mise en place d’un système de défense antimissiles, la guerre du Kosovo (rappelant son caractère illégal au regard du droit international) afin de prouver la volonté de domination américaine. Il a également évoqué les interventions militaires extérieures (Irak, Libye), qui ont une très grande responsabilité dans le chaos stratégique actuel. Sur la Libye, il a rappelé que les Russes s’étaient abstenus lors du vote de la résolution 1973, qui n’a pas été respectée par les Français et Qataris : les armes à destination de la Libye supposées sous embargo ont été fournies à la rébellion, se retrouvant entre les mains des djihadistes qui ont voulu s’emparer de Bamako. Les Russes ont pourtant soutenu l’intervention française au Mali. Poutine souligne la nécessité de lutter contre le terrorisme, politique qui ne change pas en fonction des circonstances, contrairement aux Occidentaux. Il souhaite réformer le Conseil de sécurité des Nations unies, mais rappelle la nécessité d’un large consensus. L’ONU est indispensable : sans elle, ce serait le chaos le plus total. Il faut préserver et renforcer les Nations unies. En 1999, il y a eu une agression contre la Yougoslavie parfaitement illégale. Après la chute de l’URSS, les États-Unis ont voulu dominer le monde : est-ce que l’ONU a sanctionné les États-Unis pour la guerre d’Irak de 2003, la Libye en 2011, où le sens de la résolution 1973 a été perverti ?

L’autre « point fort » est la faiblesse de l’Europe. Poutine, comme Lavrov, ont souligné que cette dernière avait renoncé à l’indépendance politique et se contentait de suivre les États-Unis. Il s’est dégagé des travaux du forum un consensus : de nombreux intervenants non russes évoquaient l’idée d’un monde tripolaire composé des États-Unis, de la Chine et la Russie. Poutine a déclaré que les États-Unis grossissaient la menace russe pour assurer leur agenda stratégique (domination de l’Europe). La Russie, de par sa population et sa puissance militaire, ne peut en aucune façon être une menace réaliste pour l’OTAN. De même, les moyens de propagande prêtés à la Russie sont sans aucune mesure comparables à ceux dont disposent les États-Unis. L’Europe n’est plus considérée comme une puissance politique. Les Russes sont extrêmement déçus que les Européens ne lèvent pas les sanctions et préfèrent désormais s’adresser directement aux Américains, dont ils pensent qu’ils détiennent la clé. Selon John Mearsheimer, dans la mesure où la Chine est le grand défi géopolitique de demain, les États-Unis ne mènent pas une politique cohérente en poussant la Russie vers elle.

Le troisième message est que la Russie est de retour et compte défendre ses intérêts. Elle n’entend pas céder aux pressions extérieures. L’époque où elle était impuissante par rapport aux manœuvres américaines est révolue. La Russie ne veut pas dominer le monde mais elle entend se faire respecter ; message qui a certainement été le plus martelé par les responsables russes au cours de ces journées. Les menaces de boycott de la Coupe du monde 2018 n’impressionnent pas les responsables russes, confiants dans le fait qu’aucune équipe majeure ne refusera de participer au tournoi et que, de toute façon, la Russie ne déterminera pas sa politique étrangère en fonction d’un éventuel boycott.

Les critiques extérieures contre Poutine, venant essentiellement des médias occidentaux, sont perçues comme des critiques contre la Russie et, de fait, renforcent sa popularité interne.

Selon Vladimir Poutine, il est ridicule de penser que la Russie puisse exercer une influence sur les élections américaines. Les États-Unis ne sont pas une République bananière, a-t-il plaisanté, affirmant plus sérieusement qu’ils étaient trop puissants pour qu’on puisse orienter leur politique. La Russie ne dispose pas des moyens de propagande qu’on lui attribue. Le débat autour des élections américaines est surtout centré sur des attaques personnelles, allant des relations sexuelles à la corruption, mais aucun sujet sérieux ne lui semble vraiment abordé. Le succès de Donald Trump s’explique par le rejet des élites qui ont dominé les États-Unis depuis des décennies. Mais la Russie travaillera avec tout président élu, si ce dernier le souhaite également, et respectera le choix des Américains.

Les Russes ont surtout souhaité montrer que la cohérence était de leur côté, qu’ils n’étaient pas sur la défensive et que le rapport de force global s’était rééquilibré en leur faveur. Toute la difficulté consiste à apparaître assez fort pour ne pas paraitre en difficulté sans être perçu comme menaçant.

Source : Blog Mediapart, Pascal Boniface, 31-10-2016

poutine-2016

Lire aussi ici les citations : Le Courrier de Russie dont celles-ci :

Sur la « menace » russe

« La Russie n’a l’intention d’attaquer personne. C’est tout simplement impensable, bête et de l’ordre du fantasme. La seule Europe est peuplée de 300 millions de personnes ; les membres de l’OTAN pris ensemble, avec les États-Unis, représentent probablement 600 millions d’habitants. La Russie, c’est 146 millions d’habitants. C’est tout simplement ridicule. Mais non, cette prétendue menace est tout de même utilisée dans des buts politiques. Et c’est avantageux : on peut établir de nouveaux budgets de défense, rallier tous les alliés dans les intérêts d’une seule superpuissance, élargir l’OTAN, rapprocher l’infrastructure, les casernes militaires et les nouveaux équipements de l’Alliance des frontières de la Russie. »

Sur l’intervention russe à Alep

« Nous entendons tout le temps dire : Alep, Alep, Alep. Bien. Mais quel est le problème ? Faut-il laisser se développer là-bas un nid du terrorisme, ou, en minimisant, en tentant de tout faire pour éviter les victimes civiles, écraser ce nid ? S’il ne faut surtout rien toucher, qu’on ne touche pas à Mossoul non plus. Laissons tout en l’état. Ne touchons pas à Raqqa [capitale symbolique de l’Etat islamique en Syrie, ndlr]. Nous entendons constamment nos partenaires dire : « Il faut attaquer Raqqa, il faut anéantir ce nid du terrorisme. » Mais à Raqqa aussi, il y a des civils. Faut-il cesser totalement de combattre les terroristes ? Quand ils prennent des otages dans telle ou telle ville, faut-il les laisser tranquilles ? Prenez l’exemple d’Israël, Israël ne fait jamais cela, il lutte toujours jusqu’au bout et c’est grâce à cela qu’il existe, et d’ailleurs, il n’a pas le choix – il faut lutter. Si nous cédons nos positions en permanence, nous perdrons toujours.

Et je voudrais aussi réagir aux choses très justes qui se passent, disons, en Finlande. On sonne le tocsin pour les morts d’Alep. Je vous propose que nous sonnions aussi le tocsin pour ceux qui meurent aujourd’hui dans les environs de Mossoul. L’opération sur Mossoul vient de commencer. Plus de 200 personnes, je crois, ont déjà été fusillées dans l’espoir d’arrêter l’attaque sur la ville. Ne l’oublions pas, s’il vous plaît. Et en Afghanistan ? Des mariages entiers, plus de 120 personnes ont été tuées par une seule frappe aérienne. Une seule bombe ! L’avons-nous oublié ? Et ce qui se passe en ce moment au Yémen ? Le tocsin doit sonner pour toutes ces victimes innocentes ! »

Sur l’influence de la Russie sur les élections américaines

« Comment ça se passe ? Premièrement, on crée une image de l’ennemi sous les traits de la Fédération russe, sous les traits de la Russie, et ensuite, on annonce que Trump est le favori des Russes. C’est du délire total, c’est n’importe quoi ! C’est simplement un moyen de manipuler l’opinion publique à la veille des élections présidentielles américaines, des élections nationales. Je me pose une question et je voudrais vous la poser : est-ce que quelqu’un pense sérieusement que la Russie est en mesure d’influer d’une quelconque façon sur le choix du peuple américain ? L’Amérique serait une quelconque « république bananière » ? L’Amérique, c’est une grande puissance. Si je me trompe, corrigez-moi, je vous en prie. »

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

49 réponses à Au forum de Valdaï, Poutine droit dans ses bottes, par Pascal Boniface

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 02 novembre 2016 à 08h30

Le matraquage culturel que nous subissons depuis plus de 50 ans aurait aussi beaucoup à y voir : musique, cinéma, télévision… En fait tout ceci fut initié dès le lendemain de la guerre avec le plan Marshall, le projet étant de faire de la future Europe le grand marché des Usa… Une sorte d’arrière cour des states, avec abandon total de souveraineté au profit des multinationales.

  1. Priviet Le 02 novembre 2016 à 05h45
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    Enfin un journaliste qui relate les dires d’un chef d’état sans les déformer et les manipuler. Une neutralité et une honnêteté professionnelle suffisamment rare depuis quelques temps dans les médias et sur de tels sujets pour le remarquer.
    Espérons que ce genre d’article permette de remettre les faits dans leur contexte et de donner des éléments de réflexion à ces lecteurs.


    • dominique Le 02 novembre 2016 à 18h29
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      « Une neutralité et une honnêteté professionnelle »
      A un détail près. Lorsqu’il dit :
      « Poutine, comme Lavrov, s’est défendu sur ce point (sans réellement convaincre) »,
      il devrait dire qui n’a pas été convaincu. Je crois que la vérité et qu’il n’a pas été convaincu, lui, et c’est tout. C’est donc un exercice d’utilisation de contre-vérité que d’arrimer le monde entier à son opinion.


    • Hélios Le 03 novembre 2016 à 10h55
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      Malheureusement Pascal Boniface n’est pas journaliste.
      Il est géopolitologue, fondateur de l’iris, auteur de l’excellent livre (c’est mon avis et je ne suis pas journaliste) “Les intellectuels faussaires”


  2. Fritz Le 02 novembre 2016 à 06h28
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    “La rupture du cessez-le-feu serait due à un tir [des Américains] sur les positions de l’armée syrienne” : c’est bon, Pascal, tu peux remplacer le conditionnel par l’indicatif… Et c’est plus qu’un tir, c’est un bombardement qui a tué 62 soldats.

    “Les Russes ont pourtant soutenu l’intervention française au Mali” : il suffit de remplacer l’adverbe, “Les Russes ont logiquement soutenu l’intervention française au Mali” (pour limiter la casse après la guerre de Libye).

    “En 1999, il y a eu une agression contre la Yougoslavie parfaitement illégale” : exactement, il n’y a rien à corriger.

    J’apprécie Pascal Boniface, il est issu du sérail mais il tranche par rapport à la brochette des experts néocons, François Heisbourg, Bruno Tertrais et Cie. Il a même évolué dans le bon sens depuis une quinzaine d’années.


    • Ovuef2r Le 02 novembre 2016 à 06h50
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      Pour rester dans le sérail il s’arrange toujours pour bien montrer qu’il pense comme le reste du troupeau, je cite :
      “Une universitaire émiratie a même demandé à Poutine si la guerre civile en Syrie n’aurait pas déjà pris fin sans l’intervention russe… Poutine, comme Lavrov, s’est défendu sur ce point (sans réellement convaincre)”.
      Pourtant, en dehors du sérail, de l’audience dont on sait qu’elle lui était plutôt hostile et de l’émirati poseuse de cette question, nombre de suiveurs attentifs des événements en Syrie sont convaincus que seule l’intervention russe a pu sauver, non seulement le président syrien mais toute la population paisible de ce malheureux pays car en 2015 la guerre était en train de basculer en faveur des djiadhistes. Pascal Boniface, et les gens du sérail, ne semblent pas vouloir ou pouvoir imaginer ce que serait une Syrie aux mains des ennemis de M Bachar El Assad…


      • Fritz Le 02 novembre 2016 à 07h05
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        Cette universitaire émiratie n’a pas entièrement tort : sans l’intervention russe pour soutenir le gouvernement légal, la guerre en Syrie aurait pu se terminer… par la victoire des djihadistes et la désintégration du pays.

        Mais je suis d’accord, Boniface fait une concession à la doxa occidentale par son incise. Je n’ai pas dit qu’il était un dissident, ainsi la fin de son livre sur Les Intellectuels faussaires est gâtée par son incapacité à dénoncer la guerre de BHL en Libye (elle venait de commencer au moment où il achevait la rédaction).

        https://www.youtube.com/watch?v=_x-M3fJ_7zQ


        • Manant2 Le 02 novembre 2016 à 16h12
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          Quand la décision a été prise d’abattre l’État syrien, ceux qui l’ont prise n’ont pas prévu l’intervention de la Russie et ont continué sur leur lancée même après le véto russe et chinois à l’ONU contre la résolution occidentale voulant réserver à la Syrie le sort de la Libye.
          En face, Bachar Al-Assad a décidé de faire front persuadé, dès le départ, que son allié russe ne le laissera pas tomber (une vieille alliance de plus de quarante ans), sûr aussi du soutien de l’Iran. Enfin, il était sûr du soutien d’un peuple à la mosaïque complexe qui refuserait l’hégémonie islamo-saoudienne.
          Conclusion : si l’État syrien n’est pas tombé, c’est parce que Assad a vu juste.


          • chb Le 03 novembre 2016 à 08h35
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            L’allié russe, pendant trois ans, a largement laissé la Syrie se dépatouiller. D’autres fronts donnent un tableau similaire (force de la “5° colonne” ?) d’attentisme de l’ours russe, ménageant toujours ses “partenaires” de l’OTAN. Heureusement, le Hezb et l’Iran étaient là pour limiter la casse. L’intervention des avions russes (et celle de la diplomatie de Moscou, par exemple sur le coup des armes chimiques) n’est pas seulement une histoire de loyauté à une alliance de 40 ans, mais à mon avis il s’agit de l’existence de la Russie indépendante. En témoignent : le bellicisme outre atlantique, et les menaces des caniches européens.


            • Manant2 Le 03 novembre 2016 à 11h25
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              C’est juste. Il semblerait que le coup d’État US en Ukraine ait été la raison principale de l’intervention russe massive en Syrie. Voir à ce propos cette intéressante interview : http://reseauinternational.net/la-russie-et-loccident-la-lutte-a-mort-en-europe/
              Cela dit, cela ne change rien quant au fond de mon propos et je n’ai cité l’alliance de plus de 40 ans que pour faire court et rester dans l’actualité. En réalité, l’alliance remonte au califat ommeyade en Syrie et à ses relations avec Byzance qui furent plus que fructueuses ainsi qu’à la présence en Syrie-Liban d’une importante communauté orthodoxe.


  3. DUGUESCLIN Le 02 novembre 2016 à 07h00
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    Wladimir Wladimirovitch a tout dit, inutile d’en rajouter.
    De la clarté, du bon sens et de la cohérence, ce qui sont les qualités souhaitables d’un Chef d’Etat.
    Pendant ce temps nos non élus européistes vitupèrent, bafouillent, prennent leurs ordres auprès des rapaces américains, sans nous demander notre avis, nous déniant toutes expressions démocratiques. Ils méprisent les peuples européens, comme tous les peuples, auxquels ils interdisent de choisir leurs destins, tels des colonisés sous tutelle.


  4. Toff de Aix Le 02 novembre 2016 à 07h41
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    Il est quand même intéressant de noter que l’occident a de plus en plus de mal à envisager la perte de leadership des USA : on nous parle de reconfiguration à trois, alors que de fait les USA sont déjà hors jeu tant au niveau économique que politique. Leur effondrement est déjà acté, la Chine est passée devant en matière économique et la Russie semble la tutoyer en matière militaire. Si future reconfiguration a trois il y a, parions plutôt sur l’Inde ou le Brésil. Et l’agressivité des commentateurs envers la russie est quand même ridicule quand on voit la hauteur de vue des russes, qui persistent à ne pas exclure (utilisation régulière du mot “partenaires”, y compris envers les USA qui n’hésitent pas à insulter Poutine à tout bout de champ). C’est ce que j’appelle de la diplomatie responsable.

    Pour finir le consensus qui se dégage sur l’Europe ne sera pas ici contredit : cette médiocrité incapable de la moindre action concertée d’ampleur, n’est en fait que l’arrière cour des states :la récente signature des traités infamants initiés par nos “partenaires”, ces bien aimés States que nous idolâtrons envers et contre tous, le prouve.


    • Xavier Le 02 novembre 2016 à 08h03
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      Pourquoi les USA nous fascinent tant serait une question à creuser !

      J’ai peur que la réponse ne soit dramatiquement simple : parce qu’ils nous permettent de rêver à tout avoir : le beurre (le confort), l’argent du beurre (pas trop de travail) et surtout à la crémière (l’image positive de nous-mêmes !)…

      Et, ados attardés que nous sommes, nous y avons cru, nous les occidentaux sommes tellement fort qu’on pensait qu’un progrès (terme permettant de masquer une idée de suprématie et de supériorité intellectuelle) nous émanciperait des lois de la physique et de la thermodynamique.

      L’heure est au réveil mais nombre d’entre nous ne veulent pas se rendre compte de ‘l’insanité de notre mode de vie.


      • Toff de Aix Le 02 novembre 2016 à 08h30
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        Le matraquage culturel que nous subissons depuis plus de 50 ans aurait aussi beaucoup à y voir : musique, cinéma, télévision… En fait tout ceci fut initié dès le lendemain de la guerre avec le plan Marshall, le projet étant de faire de la future Europe le grand marché des Usa… Une sorte d’arrière cour des states, avec abandon total de souveraineté au profit des multinationales.


        • scrongneugneu Le 02 novembre 2016 à 13h57
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          Nous sommes depuis bien longtemps en plein Soft Power US, pour rappel :

          Soft Power : capacité de séduire et de persuader les autres États sans avoir à user de la force ou de la menace.
          Hard Power : Capacité de contraindre les autres États par la force ou la menace.


        • Xavier Le 02 novembre 2016 à 14h04
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          Je suis d’accord en pas à la fois. Oui, il y a une stratégie de lobbies, de domination.

          Mais “bon sang”, quand arrêterons-nous de demander à certains de faire le sale boulot, celui de nous rendre toujours plus riches (excusez… mais DONC forcément au détriment d’autres…) en s’étonnant qu’ils soient cyniques ?!

          Je compare ça à des gens qui mangent de la viande, portent des vêtements en cuir et qui trouvent que les “chasseurs sont des viandards” et que “les abattoirs sont des lieux de torture”, et se disent adorer les animaux en plus !

          On est un peu comme ça non ? On veut les richesses (produits manufacturés), le confort (pas trop travailler) sans avoir les matières premières et surtout avoir de nous une image de progressistes et d’humanistes…

          Vous ne voyez pas la contradiction ?

          Donc OUI, les politiques sont souvent cyniques, malhonnêtes, “vendus” ou ce que vous voulez, mais ils reflètent ce que nous attendons d’eux sans le conscientiser, de manière très hypocrite.


          • RGT Le 02 novembre 2016 à 21h12
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            On veut les richesses (produits manufacturés), le confort (pas trop travailler) sans avoir les matières premières et surtout avoir de nous une image de progressistes et d’humanistes…

            Croyez-vous sincèrement que la majorité de la population ait le choix ?
            Je n’en suis pas certain.

            Quand on est matraqué par de la publicité de matin au soir (il faut faire des efforts incroyables pour ne pas être pollué, surtout si on est citadin), quand on est embrigadé à longueur de journée par des discours “idéalistes” (au boulot, dans la vie quotidienne, 24h sur 24) on finit, si l’on est pas conscient de cette fumisterie, par être con-vaincu que l’on vit dans le “meilleur des mondes”.

            Essayez simplement de ne pas céder à la mode moutonnière et consumériste, non pas par obligation mais par choix personnel et réfléchi juste pour voir.

            Vous serez immédiatement catalogué au mieux comme un “doux dingue”, au pire comme un “dangereux asocial”.

            C’est vraiment pas facile de sortir du chemin que l’on souhaite nous imposer et il faut une sacrée force de caractère et une vigilance permanente.

            Il est bien plus facile de se fondre passivement dans la masse que d’avoir une opinion réellement personnelle.


            • Xavier Le 02 novembre 2016 à 21h22
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              On est d’accord, mais l’un n’exonère pas l’autre de sa responsabilité.

              Tant qu’on n’aura pas une réflexion collective sur ce sujet on ne résoudra rien.Je précise ma pensée : je ne pense pas que l’écologie soit une réponse à “comment peut-on essayer de se libérer individuellement et fuir en utilisant son cortex associatif”… Cela va bien au delà car l’écologie aura ses dominants comme tout système !…


            • RGT Le 03 novembre 2016 à 08h22
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              @Xavier:
              Je ne parle pas d’écologie. Les “écologistes” sont manipulés depuis bien longtemps comme tout autre mouvement politique.

              Quant à la “réflexion collective”, essayez un peu d’en parler autour de vous, ne serait-ce qu’en termes de qualité de vie et de suppression de gadgets inutiles qui laissent un goût amer une fois l’achat compulsif exécuté.

              Avant toute acquisition, je commence par mener une réflexion sur le sujet : “en ais-je réellement besoin ?”

              En dehors de l’alimentation (naturelle bien sûr, pas “bio”), on s’aperçoit que 99% des trucs qu’on essaye de nous fourguer n’ont pas d’utilité réelle alors on récupère beaucoup d’objets en parfait état “abandonnés” pour cause de “vieilleries” par leurs anciens propriétaires avant qu’ils ne partent à la déchetterie.

              Et surtout passer son temps dans des relations enrichissantes avec d’autres “humains”. Ça ne consomme aucun combustible fossile, aucun composé chimique polluant extrait des entrailles de la terre mais qu’est-ce que ça fait du bien !!!

              Par contre, il faut s’impliquer, ne pas rester passif, et là c’est une toute autre histoire.


            • jp Le 03 novembre 2016 à 13h43
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              je ne suis pas matraquée par la pub : pas de télé pas de radio et une très mauvaise vue + adblock sur l’ordi.
              Je confirme passer pour radine et asociale (au moins car je ne sais pas tout ce qu’on médit sur moi) parce qu’en plus je suis végétarienne, n’ai ni voiture ni Itruc ni smartmachin et je refuse les cartes bancaires.
              C’est autant pour ma tranquillité que par vocation écologique.


      • Chris Le 02 novembre 2016 à 13h02
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        Je pense que les USA fascine les Français parce qu’il incarne leur PSYCHEE, autant dans les motivations que comme l’outil “miroir” !
        A l’instar des autres ex-puissances coloniales européennes…
        A remarquer que les plus virulents à emboiter le pas de la politique US sont ceux qui perdu le plus de prestige… et de ressources durant le XXe siècle.


    • Stratopoulos Le 02 novembre 2016 à 20h58
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      “Leur effondrement est déjà acté”. Depuis quand ?
      80% des transactions internationales se font en USD.
      80% des technologies du digital sont américaines.
      Le réinvestissement des firmes US du digital se chiffre en plusieurs centaines de milliards de USD par an.
      La puissance militaire des USA est 10 à 15 fois plus importante que celles de la Russie et de la Chine réunies.
      L’Europe n’existe pas.
      La France est sur les rotules.
      Depuis 20 ans, nous raclons les fonds de tiroirs, la fiscalité est débridée et ça n’y fait rien.
      Je me souviens encore des paroles de Mitterrand au cours d’un sommet avec Kohl (85-86) : la France sera le pays des services et l’Allemagne celui de l’industrie. pour l’Allemagne, c’est vrai, mais aujourd’hui encore à coups d’énormes subvention à la production. Et pour la France, peut-être que Mitterrand parlait des services… sociaux ?
      Donc, j’ai beau me creuser la tête, je ne vois pas comment nous pourrions nous émanciper de la tutelle des marchés financiers, eux aussi dominés par les USA.


      • RGT Le 02 novembre 2016 à 21h26
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        La puissance militaire des USA est 10 à 15 fois plus importante que celles de la Russie et de la Chine réunies.

        Erreur : Le coût de la puissance militaire est 10 à 15 fois plus important que celui de la Russie et de la Chine réunies.

        Et quand on compare le coût du F35 à celui de ses équivalents russes et chinois, on est largement au dessus du compte.
        Et pour l’instant le F35 est un gros flop qui a engouffré des milliards de $$$ pour des prunes.

        Big is Beautiful“… Peut-être, mais il n’est pas certain que ce soit plus efficace.

        Je ne sais pas si vous vous souvenez de l’affaire de ce sous-marin français qui avait virtuellement coulé un très gros porte-avions US et la moitié de son escadre durant des manœuvres pourtant programmées à l’avantage des USA.

        En cas de VRAI conflit avec les russes ou les chinois je ne miserais sûrement pas sur une grande durée de vie d’une grosse escadre US.
        Ils font le poids vis à vis de petits pays insignifiants mais ne tiendraient pas contre un véritable adversaire.

        C’est bien pour ça qu’ils ne s’attaquent qu’à des petits sans défense. Et même là ils se prennent des branlées.


      • Toff de Aix Le 03 novembre 2016 à 08h39
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        Création d’une banque de réserve alternative par les BRICS, pour les BRICS. Partenariat Russie- Chine sur les plus grands contrats gaziers et pétroliers de l’histoire (www.energie.sia-partners.com/20161004/gaz-le-super-contrat-chine-russie.)
        Dédollarisation massive dans plusieurs secteurs clés de l’économie(échanges en rouble/yuan, échanges en rouble/real, etc..) . PIB en parité de pouvoir d’achat de la Chine devant les Usa depuis 2014. Au niveau militaire, la Russie a prouvé sans contestation possible sa capacité de projection militaire, son adaptativité, ses capacités stratégiques (couverture antiaérienne avec les s300 et s400, missiles kalibr, su24, brouillage khybiny etc.. ) au point même de déjouer les plans de l’empire en Syrie. “Bachar devait partir” et bien non, il restera. Malgré les menaces des faucons US, aucune contestation possible. Si vous n’appelez pas ça une perte de leadership svp dites moi ce que c’est. Les chiffres US ont beau être toujours impressionnants, les faits sont là : les Us craquent de partout, leurs options se réduisent de plus en plus à chaque nouveau tour de jeu (dernier échec en date : la perte de l’allié philippin au profit de la Chine, adieu le contrôle du pacifique !)


  5. Duracuir Le 02 novembre 2016 à 07h43
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    Voilà, quand un pro fait son travail.
    C’est en lisant P.B. qu’on voit la faille béante entre un professionnel digne de ce nom et la masse des propagandistes, vendus, serviles qui occupent 98% de l’espace mediatique.


  6. Lievin Le 02 novembre 2016 à 09h07
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    Enfin de la transparence et objectivité ? est-ce possible ? Nous sommes de plus en plus clairvoyants, lucides, car informés avec les mêmes outils qui nous asservissent et nous surveillent…

    Profitons et servons-nous, nous les gens ordinaires et les journalistes honnêtes s’ils ne sont pas poings et mains liés ou corrompus eux aussi à une doctrine le plus souvent économique…servons nous des outils qui nous surveillent pour inverser la vapeur et faire la lumière sur une certaine réalité…


  7. Stanislas Robert Le 02 novembre 2016 à 09h14
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    Ce qui se passe sous silence, c’est l’avancée des forces Irakiennes appuyées par les fanatiques Chiites de Sadr, et qui commettent des massacres , sans qu’aucune puissance ne s’inquiètent, sur les populations civiles désarmées du Nord pour le seul fait d’être des Sunnites et non Chiites.


    • Chris Le 02 novembre 2016 à 13h10
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      Un nettoyage ethnique à revers. Il fallait s’y attendre.
      Rappelez-vous ce qui se passa en France à la Libération : c’était pas beau même si plus civilisé en surface.
      Et que dire de la guerre menée par les troupes de “libération” en Allemagne dans un III Reich agonisant : une horreur dont personne ne se vante… pas même les survivants.
      Il ne fait jamais bon être vaincu.


  8. Lievin Le 02 novembre 2016 à 09h25
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    Et nous français ?
    on a le droit à qui ? à quoi ? de pertinent, de visionnaire ?

    Réponses :

    L’otan
    Le traité transatlantique (Canada et bientôt US une fois la porte ouverte par le Canada)
    les séries US
    Mac-do
    Google
    GPS
    Golman Sachs
    ah oui…les sous-fifres, comment déjà ? si à Brussels et Strasbourg ! c’est quoi déjà ?

    Sous la bannière de l’état Grolandais
    Telle sera ta vision, ton idéal cher concitoyen !


    • sauldetarse Le 02 novembre 2016 à 10h25
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      Tous les “Empires” finissent par décliner et mourir, d’ailleurs les US sont en déclin lentement mais lsûrement.
      Les grands événements sont toujours lents.
      Livre intéressant à ce sujet d’Emmanuel Todd : le déclin de l’Empire.


  9. Lysbeth Levy Le 02 novembre 2016 à 09h34
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    Encore un excellent article sur “les crises” de Pascal Boniface, sur la situation réelle du monde et de l’affaire “des guerres sans fin” prétendument contre le terrorisme. Non il ne s’agit pas d’être “poutinolâtre” mais bien de rétablir la réalité des faits sinon nous sommes perdus a force de propagande “hollywoodienne” comme nous la voyons tous les jours sur nos écrans journaux. Il faut cesser d’être “eurocentrés” ou “atlantistes” mais respecter les autres peuples, d’autres religions, d’autres pays a eux aussi participer a la marche du monde. Le respect des uns envers les autres devrait être la règle mais depuis la chute de l’Urss, l’Amérique toute puissante s’est lancé dans une longue guerre pour avoir la primauté, le leadership et la suprématie sur les “autres” qui représentent des milliards d’êtres humains..Un livre pour méditer ce qu’est devenue ce grand pays l’Amérique qui cache bien son jeu, la vraie, celui d’une “dictature” sur-armée et dangereuse : http://geopolis.francetvinfo.fr/portrait-d-une-bien-triste-amerique-interview-du-journaliste-michel-floquet-109233 Alertons le monde sur le danger de l’exceptionnalisme américain.


    • Lievin Le 02 novembre 2016 à 10h53
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      100 % d’accord avec vous
      Nous devons cesser cette dépendance néfaste à l’Oncle Sam, non pas pour être contre lui mais pour être en accord avec nous-mêmes, libres de nos choix, et redonner un sens à cette pseudo démocratie, et équilibrer nos relations avec d’autres états.


    • Chris Le 02 novembre 2016 à 13h15
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      Le bal des vampires semble vouloir continuer.
      1er nov. 2016 – Les 10 prochains pays à déstabiliser dans les 4 prochaines années !
      http://reseauinternational.net/les-10-pays-a-destabiliser-par-les-etats-unis-dans-les-quatre-prochaines-annees/
      Dans une note d’analyse intitulée « Ten countries whose stability can’t be taken for granted », l’un de ces Think tanks, l’American Entreprise Institute (AEI), a défini les dix prochains pays qui représenteront des défis majeurs pour la Maison Blanche dans les quatre prochaines années.


  10. Dahool Le 02 novembre 2016 à 10h04
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    Bonjour

    “C’est du délire total, c’est n’importe quoi”
    Je n’ai retenu que ça !

    Bienvenu dans le 21eme siècle !
    11/9, crise financière, Fukushima, moyen orient, USA/Russie… Que du bonheur !
    Quand j’imagine les défis à venir, je me demande si nous connaîtrons le 22eme.
    Nous ne pouvons continuer ainsi, un moment, ça craquera.

    Sinon, un bon vidéo gag et ça repart…


  11. Nanker Le 02 novembre 2016 à 10h35
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    “sur les populations civiles désarmées du Nord pour le seul fait d’être des Sunnites et non Chiites”

    Vous oubliez que ces populations sunnites ont accueilli comme des **libérateurs** les groupes “rebelles” (comme on dit chez nous) que sont Al-Nosra et autres. Pour dire les choses de façon lapidaire ils ont joué, parié sur le mauvais cheval, et ont perdu.
    La comparaison vaut ce qu’elle vaut mais cette situation me fait penser aux pays satellites de l’URSS (baltes entre autres…) qui en 1941 ont accueilli comme des libérateurs la Wehrmacht et les unités S.S.
    Naturellement en 1944 lorsque les hordes nazies ont reflué vers l’Ouest la revanche de Staline a été terrible… On va vivre la même chose en Syrie et en Irak.


    • JMD Le 02 novembre 2016 à 18h00
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      De plus l’objectif principal de l’opération des milices Chiites est de compléter l’encerclement de Mossoul afin d’empêcher le repli vers la Syrie des miliciens de Daesh.


  12. Anne Jordan Le 02 novembre 2016 à 11h34
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    je ne suis pas étonnée par l’objectivité du papier de P.B !

    son attitude cohérente envers la Palestine est bien connue des militants ( ainsi que les critiques dont il a fait l’objet )
    sur l’Europe , je suis étonnée que la question du gaz n’ait pas été abordée ; voici un papier caustique du Yéti à propos de Northstream :

    http://yetiblog.org/index.php?post/2044


  13. Achtzehn Lupin Le 02 novembre 2016 à 12h52
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    La différence de traitement entre la bataille d’Alep et celle de Mossoul à peine 2 semaines plus tard est délirante.
    On peut penser ce qu’on veut de Poutine, mais la position russe en Syrie est claire: soutenir le gouvernement syrien et éliminer TOUS les groupes jihadistes. La position de l’OTAN est ambiguë: combattre certains groupes djihadistes (EI) et en soutenir d’autres (les gentils rebelles), tout en combattant le régime officiel en cachette. Les uns tentent pacifier la région, les autres s’acharnent à foutre le bordel sous couvert des droideulomme.


  14. Jack Le 02 novembre 2016 à 13h34
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  15. Asian Le 02 novembre 2016 à 19h53
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    Bonjour à tous,

    on peut apprécier Pascal Boniface ou pas, quant à moi c’est la première fois que je lis cet auteur. Pour moi il a un mérite incontestable d’être objectif et précis dans ses propos. Il a réussi à cerner les messages de ce forum. Quelques phrases méritent d’être soulignées:

    “Les Russes ne représentaient qu’un-cinquième du total : universitaires de renom, journalistes et anciens responsables politiques de premier rang étaient présents”. On ne peut donc pas accuser Poutine de propagande, car tout le monde a eu la possibilité de s’exprimer, si ce n’est pas en direct, alors dans les couloirs – sûrement.

    “Les Russes sont extrêmement déçus que les Européens ne lèvent pas les sanctions et préfèrent désormais s’adresser directement aux Américains, dont ils pensent qu’ils détiennent la clé” – triste réalité pour les Russes qui sont très francophiles, je ne sais pas s’il y a une autre nation aimant la France sincèrement comme la Russie.

    “Les critiques extérieures contre Poutine, venant essentiellement des médias occidentaux, sont perçues comme des critiques contre la Russie et, de fait, renforcent sa popularité interne”. C’est un message à faire passer à tous les médias occidentaux afin qu’ils changent de techniques de propagande russophobe 😉


  16. Fritz Le 02 novembre 2016 à 23h12
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    Je suis un peu surpris de constater que de nombreux commentaires ne parlent pas de l’article de Pascal Boniface. Le texte, revenons toujours au texte…


  17. Alain Le 03 novembre 2016 à 05h52
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    A noter que les intervenants poussent à un monde tripolaire et non quadripolaire, Donc même les anciens présidents finlandais et autrichien présents ne pensent pas que l’UE puisse jouer un rôle quelconque alors que la propagande maintes fois répétées que sans l’UE les pays européens ne seraient plus rien, en réalité ils ne sont plus rien même avec l’UE


    • sissa Le 03 novembre 2016 à 21h18
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      En réalité, ils ne sont plus rien, entre autres, à cause de l’UE. l’UE renforce leur impuissance. Non seulement, elle n’empêche pas leur déclin, mais elle l’accélère.


  18. Julie Le 03 novembre 2016 à 22h58
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    Excellent article du Spiegel sur la bataille en cours dans la plaine de Ninive
    http://www.spiegel.de/international/world/the-attack-on-mosul-continues-and-is-resistance-is-fierce-a-1118736.html


  19. Julie Le 03 novembre 2016 à 23h00
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    Après que certains groupes anti-Assad soutenus par les Américains aient annoncé leur refus que la Turquie participe à la reconquête de Raqqa, la réponse ne s’est pas faite attendre
    http://en.alalam.ir/news/1880758


  20. Krystyna Hawrot Le 07 novembre 2016 à 12h26
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    Pascal Boniface est très influent dans les cercles de la gauche en France. Pendant longtemps il a partagé les conceptions otanesques sur la politique russe et en cela grandement influencé le PCF, le PG etc. S’il vire enfin sa cuti, participe à Valdai et en fait un compte rendu à peu prêt honnête, c’est que vraiment quelque chose est en train de changer… L’article s’adresse au bobo aisé mais aussi au militant de gauche et donnera peut etre un peu envie à ces derniers de cesser de prendre la propagande au sérieux.


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