Source : The Wall Street Journal, le 28/09/2016

Le secrétaire d’État appelle à un arrêt de l’offensive à Alep lors d’un échange téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères russe

Par Adam Entous et Felicia Schwartz

WASHINGTON – L’administration Obama a menacé de se retirer des pourparlers avec la Russie en raison de l’échec du cessez-le-feu en Syrie, et a relancé un débat interne sur l’opportunité de fournir plus de force de frappe aux rebelles pour faire face à une intensification de l’assaut russe et syrien sur leur place forte d’Alep, ont affirmé des responsables américains.

La Maison-Blanche avait suspendu le débat sur l’armement plus tôt cette année pour donner l’opportunité au secrétaire d’État John Kerry d’essayer de négocier un cessez-le-feu avec son homologue russe.

M. Kerry a dit au ministre des Affaires étrangère russe Sergei Lavrov, lors d’un appel téléphonique mercredi, que les États-Unis étaient prêts à suspendre leur engagement avec Moscou sur la Syrie si la Russie ne prenait pas “des mesures immédiates” pour arrêter l’offensive sur Alep.

Le débat relancé sur ce que l’administration considère comme un plan B, selon des responsables américains, est centré sur la question de savoir s’il faut autoriser la CIA, et ses partenaires dans la région, à livrer des systèmes d’armement qui permettraient aux unités rebelles avalisées par la CIA de frapper les positions d’artillerie russes et syriennes depuis une longue distance.

L’administration Obama a exclu la fourniture aux rebelles de systèmes portables de défense aérienne, connus sous le nom de Manpads, mais des membres de l’administration ont affirmé qu’ils envisageaient de les armer de systèmes anti-aériens moins mobiles et qui poseraient donc moins de risques de prolifération.

Le porte-parole du Département d’État John Kirby a affirmé, mercredi, que l’administration Obama discutait d’options “en dehors du champs diplomatique” pour résoudre le conflit, mais a refusé de donner des détails.

Un accord de cessez-le-feu russo-américain a échoué la semaine dernière après que des responsables américains ont accusé la Russie d’avoir bombardé un convoi humanitaire, et le régime du président syrien Bashar al-Assad d’avoir lancé une nouvelle offensive contre les zones d’Alep tenues par les rebelles.

Des membres de l’administration affirment que la vitesse de l’offensive russe et syrienne contre Alep a poussé la Maison-Blanche à accélérer ses délibérations et forcé les responsables politiques à envisager des options pour lesquelles ils étaient jusqu’ici réticents.

En plus de l’approvisionnement en armes par la CIA et ses partenaires, les États-Unis envisagent de donner leur feu vert à leurs alliés régionaux, y compris la Turquie et l’Arabie saoudite, pour fournir des systèmes d’armement plus puissants aux rebelles.

Certains responsables américains pensent qu’il est peut-être déjà trop tard pour avoir un quelconque impact sur le champ de bataille, et que l’administration devrait envisager de prendre une action militaire américaine directe contre le régime d’Assad pour stopper la campagne.

Des membres de l’administration prédisent une forte opposition à la Maison-Blanche à toute option impliquant une action directe de l’armée américaine contre le régime d’Assad, en raison du risque de déclencher un conflit plus étendu avec la Russie. L’armée américaine a mené des frappes en Syrie contre l’État islamique depuis 2014.

Le Wall Street Journal rapportait en février que les meilleurs conseillers en renseignement et militaires du président Barack Obama faisaient pression sur la Maison-Blanche pour proposer un plan alternatif afin d’aider les rebelles à mieux repousser les Russes et les Syriens. Le programme secret de la CIA pour armer les rebelles a commencé en 2013, impliquant une aide à des groupes rebelles examinés et approuvés par des responsables américains.

Les grands partisans au sein de l’administration Obama de la fourniture de force de frappe aux rebelles pour contrer les Russes ont été le directeur de la CIA John Brennan et le Secrétaire à la Défense Ash Carter. La Maison-Blanche et M. Kerry ont plutôt soutenu les négociations avec les Russes. La Maison-Blanche a été soucieuse de ne pas aggraver un combat par procuration avec Moscou qui pourrait aspirer Washington plus loin encore dans le conflit.

L’ultimatum américain de mercredi a été la déclaration la plus forte de Washington sur un conflit larvé entre les deux puissances au sujet de l’échec du cessez-le-feu. Les États-Unis et la Russie ont annoncé l’accord sur le cessez-le-feu ce mois-ci, qui entrainait la possibilité d’une coopération militaire plus étroite contre les combattants islamistes.

Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé mercredi que M. Lavrov, lors de la conversation, a souligné que des rebelles anti-gouvernement soutenus par Washington “ont refusé de suivre l’accord russo-américain… mais ont au contraire fusionné avec Jabbat al-Nosra” un groupe lié à al-Qaïda qui s’est rebaptisé en juillet et a affirmé avoir coupé les liens avec le mouvement extrémiste.

Depuis que la Russie est intervenue il y a un an pour aider M. Assad à se maintenir au pouvoir, l’aviation russe a ciblé lors de ses frappes des rebelles soutenus par la CIA a affirmé un officiel américain.

Dans son appel à M. Lavrov, M. Kerry a exprimé “sa grave inquiétude” au sujet des attaques continues des forces russes et syriennes contre des hôpitaux et autres infrastructure civiles d’Alep, a affirmé M. Kirby.

“Le secrétaire d’État a clairement dit que les États-Unis et ses partenaires tenaient la Russie pour responsables de la situation, y compris concernant l’usage de bombes anti-bunker et incendiaires dans l’environnement urbain, une escalade drastique qui met les civils en grand danger,” a affirmé M. Kirby.

M. Kirby a affirmé que la meilleure option pour la Syrie serait une “cessation immédiate des hostilités” et l’acheminement d’aides humanitaires.

“La politique est que nous continuons à soutenir la solution diplomatique, plutôt que la militaire,” a-t-il affirmé, “cela ne signifie pas que nous ne continuons pas à discuter des autres options et alternatives qui pourraient nous être offertes”

Les responsables politiques américains envisagent de légiférer pour étoffer les sanctions américaines contre le gouvernement syrien et ses soutiens, et la Maison-Blanche a affirmé plus tôt dans la semaine que M. Kerry avait parlé durant le weekend avec les ministères des Affaires étrangères européens au sujet du renforcement des mesures punitives.

Si les États-Unis persistent dans leur idée de cesser les discussions avec la Russie, les mesures incluront probablement de rappeler une équipe de Genève qui a rencontré des représentants russes pour essayer de mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu.

Une unité militaire établie pour “déconflictualiser” les opérations aériennes dans le combat contre l’État islamique resterait en place même si les discussions sur le cessez-le-feu sont suspendues, a affirmé un officiel.

M. Kirby a affirmé que les États-Unis espéraient que l’incitation à une coopération militaire plus étroite avec les États-Unis, ainsi que l’augmentation des coûts pour l’armée russe alors que le conflit en Syrie s’éternise, pourrait entrainer un changement de position de la Russie.

“La Russie continuera d’envoyer des troupes à la maison dans des sacs mortuaires et ils continueront de perdre des ressources, et peut-être même plus d’avions,” a affirmé M. Kirby.

Bien que la Russie a affirmé aux États-Unis vouloir une coopération plus étroite et une stabilité en Syrie, “nous n’avons rien vu depuis que l’accord de Genève du 9 septembre a été conclu qui nous amènerait à croire que la Russie est sérieusement sur le point de remplir ses engagements,” a affirmé M. Kirby.

Nathan Hodge a participé à la rédaction de cet article.

Source: The Wall Street Journal, le 28/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

des-combattants-de-l-armee-syrienne-libre

Des combattants de l’armée syrienne libre

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30 réponses à L’administration Obama, qui menace de suspendre les pourparlers avec la Russie au sujet de la Syrie, envisage d’armer les rebelles syriens, par Adam Entous et Felicia Schwartz

Commentaires recommandés

Duracuir Le 31 octobre 2016 à 06h58

Comment ça “envisage”????
Les “rebelles” qu’il vaudrait mieux appeler les mercenaires jihadites étrangers(80% de la troupe) sont armés jusqu’aux dents. Ils ont même des chars, et pas de la même marque que ceux du régime. Ils ont des anti-chars de haut niveau. Même Hollande a annoncé qu’on les avait équipé depuis 2012.

  1. silk Le 31 octobre 2016 à 01h08
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    C’est quand même étonnant de voir que les médias US sont vraiment beaucoup plus modérés que les nôtres qui sont de véritables djihadistes médiatiques en matière de diabolisation du régime syrien et de la Russie “poutinienne”, qui parle de “Poutinisation des esprits” et autres néologismes ….

    On pourrait presque dire, si l’on se base uniquement sur une comparaison, que certains médias mainstream US sont “honnêtes à defaut d’être objectif”, surtout vu d’où ils parlent …


    • Fritz Le 31 octobre 2016 à 01h17
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      Oui, silk, on dirait que le caniche aboie plus fort que son maître.
      Je l’ai déjà dit : les médias français ont longtemps parlé d’ “intervention” à propos de l’agression américaine contre l’Irak, alors que les médias anglo-américains parlaient plus honnêtement d’invasion. Ah, elle est belle, la France otanisée…


      • Pegaz Le 31 octobre 2016 à 02h50
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        Pourtant le documentaire (à voir absolument) « Guerre, mensonges et vidéo » coproduit par LCP-Assemblée nationale est présenté dans son pitch, presque conforme à sa réalité, il y a juste la retenue sur le « qui ressemble à une guerre d’agression »

        Douze ans après le déclenchement du conflit, François Bringer, journaliste spécialiste des États-Unis, explore la machine de guerre montée par les hauts responsables de l’administration américaine pour légitimer à la fois juridiquement, politiquement et moralement l’intervention en Irak… Ce documentaire retrace le cheminement de la stratégie néoconservatrice de l’administration Bush, avec ses retombées économiques et politiques, pour déclencher ce qui ressemble à une guerre d’agression.

        Mais vrai que les médias sont restés discret @google Guerre, mensonges et vidéo.
        Et tout à fait d’accord avec vos deux remarques


        • V_Parlier Le 01 novembre 2016 à 09h51
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          Aujourd’hui il est admis de critiquer l’intervention en Irak car c’est suffisamment vieux (et ça sert d’argument pour dire: “vous voyez, la France n’était pas si d’accord que ça avec les USA” etc… Mais ça, c’était avant…).

          Pour la Libye qui en est un copié-collé, ainsi que presque la Syrie (intervention plus détournée), il est en revanche de bon ton de faire des grands écarts pour tenter de ne pas faire la comparaison, voire même de s’arranger pour comparer à l’envers comme l’avait déjà fait Hollande. Il paraît qu’il y en a qui écoutent ça sans broncher et que ça passe.


          • Pegaz Le 02 novembre 2016 à 00h12
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            Vrai qu’il peut servir d’argument à certain ou que d’autre n’aurons pas plus de réaction qu’une laitue dans son saladier. Toutefois, les qualités de ce documentaire et son officieuse légitimité par sa coproduction, ne peut être discréditer et pendu à la branche des terminologies en ismes. Pour ces raisons, ce documentaire est un outils de valeur pour ceux qui cherchent à faire sortir de leur léthargie et amnésie le plus grand nombre. Lutter pour la vérité est un combat contre le mensonge, car nul ne peut prétendre la détenir. Merci pour votre apport via YT


  2. PatrickLuder Le 31 octobre 2016 à 05h41
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    Armer et payer des rebelles, c’est tout simplement une guerre de mercenaires … ouvert aux pires atrocités, mais pas assez motivé (comme une armée de milice) pour finaliser les conflits. Juste ce qu’il faut pour mettre le bazar dans une région, juste ce qu’il faut pour éviter que le moyen-orient s’entende et réfléchisse sur les possibilités de pression sur le monde (commercial) avec les richesses encore enfouies dans leurs sols. Quand les énergies disponibles annoncent un déclin dans un monde économique qui a besoin de croissance, cela ne peut que déboucher sur des conflits … nous ne sommes qu’au début des guerres de ressources.


    • Chris Le 31 octobre 2016 à 09h04
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      “nous ne sommes qu’au début des guerres de ressources”
      Une projection qui avait été dument modélisée par le MIT pour le Club de Rome au début des années 1970. Le timing y est presque.


  3. Duracuir Le 31 octobre 2016 à 06h58
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    Comment ça “envisage”????
    Les “rebelles” qu’il vaudrait mieux appeler les mercenaires jihadites étrangers(80% de la troupe) sont armés jusqu’aux dents. Ils ont même des chars, et pas de la même marque que ceux du régime. Ils ont des anti-chars de haut niveau. Même Hollande a annoncé qu’on les avait équipé depuis 2012.


    • Raoul Le 31 octobre 2016 à 09h51
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      J’ai eu la même réaction que vous, mais le titre est trompeur. Il s’agit de fournir plus de force de frappe aux « rebelles », avec des armements plus dévastateurs, notamment des armements à longue portée.

      Les États-Unis pourraient essayer de fournir ces armes secrètement comme ils l’ont fait jusqu’ici. Seul problème, ce type d’armement étant nettement plus visible, il sera difficile de faire croire qu’il est tombé dans les mains des rebelles par hasard.


      • Duracuir Le 31 octobre 2016 à 10h51
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        Le problème est que si les USA fournissent des armes anti-aeriennes sophistiquées:
        1: elles tomberont inévitablement dans des mains peu recommandables(comme les stingers en leur temps)
        2: les Russes se contenteront de bombarder de plus haut, de plus loin, de plus lourd et avec moins de précision. En fait, ils feront exactement comme la coalition occidentale qui bombarde de 20 km et à au moins 10 000 m d’altitude.


    • alfred Le 31 octobre 2016 à 11h04
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      Honnêtement pour suivre ce conflit quotidiennement depuis le tout debut, pour ce qui est des chars et blindés vous vous trompez (ca ne se deplace pas comme ca même a travers la Turquie). Par contre les missiles anti char americains (tow)on ete fournis par milliers depuis tres longtemps. Plus récemment sont apparus les lance roquette s multiples (type orgues de staline) et leurs recharges en roquettes: initialement issus des stocks syriens volés puis des stocks LYBIENS (achemines par les us) et maintenant directement sortis d usine … bulgare. Avec certificat d utilisateur final saouduen oar exemple (dont l armee n utilise pas ces matériels). Ça c est pour les plus gros trucs. Au niveau de l equipement individuel ca fait longtemps que kance roquettes trucs uniformes espagnols, gadgets de viser americains 4×4 japonnais (tout ca tout neuf) innondent le conflit.
      La guerre moderne c est avant tout de l argent et de la logistique et ce conflit ne durerait pas encore s il netait pas sous perfusion continuelle d argent et de materiel.
      Donc oui on se moque de nous. Mais c edt a ce point evident qu on le veut bien manifestement.


  4. Quéniart Le 31 octobre 2016 à 07h01
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    des le debut les usa ont armes les rebelles syriens qui sont 1 creation de la cia et du mossad


    • Duracuir Le 31 octobre 2016 à 13h15
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      Vous oubliez le principal bailleur-donneur d’ordre: les monarchies du Golfe


  5. Louis Robert Le 31 octobre 2016 à 08h40
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    “ENVISAGENT” d’armer? ?????

    De qui se moque-t-on?


  6. philbrasov Le 31 octobre 2016 à 10h34
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    C’est un article qui date un peu , mais bon…Le plus intéressant a cours terme et que peu de journalistes ont vu.. ou feint de ne pas voir, c’est en Irak pour prise de Mossoul, la progression de la milice chiite Hachd al-Chaabi, vers la petite ville de Tal Afar situe a l’ouest de Mossoul ( ville chiite depuis tjrs). Chacun se souvient lors de la preparation de cette bataille de moussoul que cette ville était encercle, mais pas a l’Ouest .. tiens tiens….Bizarre non… la reponse officielle US était de permettre un retrait éventuel de l’EI vers la Syrie sans trop toucher aux civils de mossoul. En fait la stratégie US consistait a laisser un corridor entre Moussoul et Raqqa afin de permettre a l’EI d’exister encore et notamment en Syrie, tout en laissant ce corridor sous contrôle salafiste, et non Kurde…ce qui plaisait et aux US et a la Turquie… Or la prise très surement de Tal Afar par les chiites, vient saper le plan US et turcs… M’est d’avis que les grands stratèges US sont fous furieux. et la lecture de cette info dans la presse mainstream reflete le grand bordel pour la prise de Mossoul,,,, vous avez aime Alep , vous allez adorer Mossoul…


    • tepavac Le 31 octobre 2016 à 17h07
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      Pour Hans-Georg Maassen, chef du renseignement allemand, “si l’EI est défait à Mossoul, alors il y aura des attentats en Europe!”
      Évidement c’est un choix, avoir des attentas aujourd’hui ou la guerre demain pour le bien être de nos jeunes?
      Venant du “chef de renseignement Allemand” c’est lamentable.
      Pire, on pourrait s’autoriser à penser qu’il y a là de la complicité qui ne cadre plus très bien avec les dix millions de Charly. D’ailleurs ils sont où tous ces gens, ces médias, ces “politi-girouettes” ….


  7. christian gedeon Le 31 octobre 2016 à 10h52
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    Les “occidentaux “ne lâcheront pas le morceau,jusqu’au bout. Ils maintiennent ouvert un couloir(gros) de ravitaillement et de mouvement entre Rakka et Mossoul,pour permettre à l’EI d’exister encore et toujours…le but étant de faire passer Al Qaïda,à travers ses multiples visages en Syrie,pour des “modérés”… et de transformer les combattants de l’EI qui échapperont à la nasse,in fine,en combattants “démocrates” de la liberté,en association avec Al Nosra(que je persiste à appeler ainsi) et ,hallucinante constatation,avec l’armée turque en soutien…faut il rappeler que la Turquie erdoganiste a envahi le nord de la Syrie? Sans réaction aucune des “instances ” internationales? le prochain acte est en train de se mettre en place,et ces guerres,quoiqu’on en pense,n’en sont qu’à leur début…


    • VAZY Francky Le 01 novembre 2016 à 12h07
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      Les occidentaux n’ont aucune chance de l’emporter contre la Russie et ses alliés. Ils ont perdu cette option quand ils ont appliqué des sanctions économiques injustes, illégales et illégitimes contre la Russie. Et d’un point de vue militaire, avec tout ce qu’ils ont dépensé et utilisé, ils se retrouvent maintenant avec une disponibilité des matériels inférieure à 50%, quand la Russie et la Chine sont au delà des 70%. En cas de conflit, c’est bien simple. On perdrait instantanément les seuls matériels qu’il nous reste, et la population refusera la mobilisation, d’aller se battre pour les mensonges de nos hommes politiques. Même les régimes de la terreur comme en Ukraine seront éradiqués à peine sortis de leur œuf par l’armée et la police qui ont maintenant compris fort et clair toute la nuisance de nos élites actuelles…


      • christian gedeon Le 03 novembre 2016 à 16h37
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        Il ne s’agit pas,pas encore,de conflit global heureusement. Mais ne sous estimez pas les USA,ils sont redoutables. Sur place,en Syrie,le problème est différent,et il ne faut pas vendre la peau du chameau golfique et sunnite islamiste avant de l’avoir tué…je pense que vous ne saisissez pas bien que les islamistes disposent d’une réserve humaine inépuisable,et que des dizaines de milliers de combattants sunnites continuent à affluer du monde entier pour se battre là bas.Bien armés,et même surarmés,et bénéficiant de bases arrière en Turquie,chez M. Erdogan “l’islamiste modéré”(sic!).La Russie et l’Iran sont suffisants pour permettre à l’armée syrienne et au hezbollah de tenir,mais pour le moment,pas suffisants pour permettre aux mêmes de remporter la victoire,loin s’en faut.


  8. georges glise Le 31 octobre 2016 à 11h18
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    chacun soutient les siens, les russes soutiennent bachar, keq amerloques soutiennent al nosra; ne pas oublier que ben laden a été au départ, une créature de la cia contre les russes. rien n’a changé…


    • Guillaume Le 31 octobre 2016 à 13h47
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      Il y a quand même une différence: Bashar Al Assad est le président élu (d’ailleurs soutenu par une large majorité de la population Syrienne) alors qu’Al Nosra est une organisation terroriste…

      C’est pas tout à fait la même chose ?


    • patrick Le 31 octobre 2016 à 19h04
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      eh ben il n’y a plus qu’à attendre la suite des événements.
      La leçon du 9/11 n’a visiblement pas été bien comprise, il va leur falloir une petite révision.


  9. RGT Le 31 octobre 2016 à 13h56
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    Ce qui m’interpelle constamment, dans ces “guerres modernes de libération des peuples”, c’est qu’elles n’ont jamais lieu dans des pays qui n’ont aucune ressource naturelle ni aucune position géostratégique intéressante.

    Si la Libye et l’Irak n’avaient été que de simples déserts de sable sans une seule goutte de pétrole, si la Syrie n’était pas sur le passage d’un éventuel gazoduc Qatari, si le Yémen ne s’était pas imprudemment installé à proximité du golfe d’Aden…

    C’est instructif, les pays “peu intéressants”, on leur fout la paix. a condition qu’ils ne soient paumés loin de tout ce qui qui pourrait intéresser l’Empire.

    Surtout s’ils sont dirigés par une dictature bien sanguinaire qui ne dérange personne, hormis les habitants.

    Par contre, si d’aventure la situation venait à changer (découverte de ressource, voisin intéressant), ce ne serait plus la même histoire.


  10. lievin Le 31 octobre 2016 à 17h17
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    Pourquoi l’annoncer ? c’est pas déjà fait ?..


    • Jack Le 31 octobre 2016 à 17h53
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      Oui, il n’y a qu’à constater la puissance de feu des “rebelles” dans leur nouvelle offensive sur Alep pour comprendre que le soutien étranger ne faiblit pas.
      Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Un représentant des kurdes de Syrie vient de déclarer que son mouvement ne touchait même pas 1% des aides accordées aux djihadistes…


  11. lievin Le 31 octobre 2016 à 17h33
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    C’est un gros foutoir mondial, une mini guerre mondiale pour l’instant…pour la suprématie mondiale, sans même imposer une doctrine politique ou religieuse en ce qui concerne l’occident, imposer un mode de vie uniquement basé sur la consommation donc l’enrichissement des multinationales principalement US dans un monde sans frontières, et sans fois ni loi (Les traités “Canadien” suivis de ceux des “US” bientôt la porte étant ouverte maintenant) La guerre un simple moyen de levier ici et là, Leur but est mondial ou les ventes d’armes n’ont strictement rien à voir avec l’éthique ou autre bonne morale ni parti pris avec telle ou telle puissance fusse-elle terroriste, victime ou que sais-je…les états sont “pragmatiques” – les vendeurs d’armes sont “sans foi ni lois”…et “nous” plein de naîveté …Il n’y a rien d’autre à comprendre, c’est simple en fait. La messe est dite.


  12. VAZY Francky Le 01 novembre 2016 à 11h59
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    Ou comment nous annoncer qu’ils vont faire ce qu’ils font déjà 🙂


  13. Baptiste Le 01 novembre 2016 à 13h50
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    La fourniture d’armes américaines a déjà été faites depuis au moins 2 ans. Notamment des missiles anti-chars TOW et comme sur la photo illustrant l’article des fusils de précision calibre 50 Barrett M82.


  14. aleksandar Le 01 novembre 2016 à 17h44
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    Des armes pour armer qui ?
    L’etat syrien est en train de reprendre le contrôle des zones rebelles rapidement
    – les poches de est Goutha et ouest Goutha vont être libérés d’ici une ou deux semaines,
    – au sud du coté de Daara, les islamistes n’ont plus assez de combattants pour résister au delà de deux ou trois mois.
    – la réduction des poches rebelles libère au fur et a mesure des unités entières de l’AAS;
    – les capacités de manœuvres des islamistes sont détruite grâce a la maitrise du ciel des russes et syriens
    – Compte tenu de l’échec de la tentative de lever le siège d’Alep Est, la libération de cette partie de la ville va s’accélérer en cumulant combats, redditions et transferts
    Il ne restera que la poche d’Idleb qui une fois coupée de l’approvisionnement turc va se réduire comme une peau de chagrin.
    La messe est dite……mais les américains ne le comprennent pas…..comme d’habitude


    • christian gedeon Le 03 novembre 2016 à 16h48
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      Je vous trouve bien optimiste Aleksandar. Ça fait beaucoup de fronts en même temps ,et Deir el Zorr est plus que jamais sous la menace des terroristes.sans compter les combats qui se déroulent du côte de Hama et même de la montagne de la province de Lattaquiyé.les ennemis de la Syrie sont acharnés à sa perte,et ne semblent pas le moins du monde disposés à faire retraite…pour le moment
      On verra quand Alep Est sera revenu dans le giron légal…..


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