Source : France Culture, Emmanuel Todd, 25-10-2016

La Grande Table reçoit l’historien et démographe Emmanuel Todd pour discuter des présidentielles américaines à travers la figure de Donald Trump.

“Il y a deux enjeux : une Amérique qui aspire à une sorte de recentrage démocratique et une Amérique de la globalisation qui domine jusque-là.” Emmanuel Todd, La Grande Table

“La source de la montée des inégalités dans le monde occidental vient de cette nouvelle stratification éducative.” Emmanuel Todd, La Grande Table

Source : France Culture, Emmanuel Todd, 25-10-2016

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33 réponses à L’Amérique de Trump, par Emmanuel Todd

Commentaires recommandés

RGT Le 28 octobre 2016 à 08h48

Poutine est le De Gaulle de la Russie

Vladimir Poutine a une très grande admiration pour De Gaule qu’il considère comme l’homme qui a rendu à deux reprises l’honneur à son pays en 1940, puis en 1966 en foutant l’OTAN hors de France.
Sans parler du reste (décolonisation, haine viscérale des puissances financières etc…).

Et aussi de la modernisation de l’industrie française (spatial, aéronautique, informatique, nucléaire civil – pas top, création d’ELF, compagnie pétrolière nationale).
Ses successeurs ont tout détricoté et ont tout privatisé.

Qu’à fait Poutine pour son pays ?
À peu près la même chose. Il a relevé son pays, a réindustrialisé (surtout au niveau de l’armement qui permet de faire des progrès techniques importants), a maté les ploutocrates, a viré les transnationales, etc…
Il ne lui reste plus qu’à nationaliser les banques de dépôts pour avoir un bilan identique.

Dans un entretien, (je ne sais plus lequel) un journaliste avait comparé Poutine à De Gaulle, avec tout le respect qu’imposait cette comparaison.

Pendant quelques instants, Poutine avait été troublé par l’honneur qui lui avait été fait.
Contrairement à nos dirigeants, il connaît l’histoire.

Je ne suis pas russe, mais je comprends qu’il ait un taux de popularité équivalent aux taux d’impopularité de nos dirigeants.

  1. Fritz Le 28 octobre 2016 à 02h46
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    Si Trump gagnait finalement l’élection du 8 novembre, ce serait un basculement comparable à celui de 1980 (élection de Reagan), mais dans un sens bien différent : recentrage national et retrait du monde. Une tendance amorcée avec Obama, puisque sous son mandat, “la plupart des conneries stratégiques ont été faites par Hillary Clinton, car elle est une va-t’en-guerre” (E. Todd).

    Pour étayer cette hypothèse optimiste : en 1979, la victoire de Thatcher avait précédé celle de Reagan ; de nos jours, en 2016, le Brexit pourrait annoncer un recentrage des États-Unis sur leurs problèmes intérieurs.

    Todd ramène à sa juste mesure la “menace russe” agitée par le Pentagone et le Parti démocrate : “la Russie ne veut pas qu’on lui marche sur les pieds… Je suis sûr que de Gaulle comprendrait Poutine”.


  2. Ovuef2r Le 28 octobre 2016 à 06h43
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    Les “forces” qui, alors, soutenaient Reagan (financièrement), combattent Trump aujourd’hui.
    Reagan a lance la mondialisation et aussi la guerre, médiatique, contre “l’empire du mal”, secrète en s’alliant aux talibans et autres djiadhistes sponsorisés par le Royaume d’Arabie Saoudite. Trump veut l’inverse, ou le prétend en tous cas.
    Et pourtant leur public semble en effet très proche et, dans les 2 cas les journalistes, eux, leur étaient / sont hostiles.. A part la Fox qui n’existait pas encore mais reste +/- loyale à tout candidat républicain comme on a pu le voir dans le 3 eme débat.


    • Renaud 2 Le 28 octobre 2016 à 15h35
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      Et si Brandon Smith avait raison ? Pour lui, le traitement médiatique du Brexit et de la campagne US se ressemblent méchamment. Est-ce que certains financiers n’auraient pas intérêt à une élection de Trump comme à un oui au Brexit ? Il avance le fait que le système financier est en bout de course et a besoin d’un “reset” (ce mot provient de la bouche de Christine Lagarde, donc du FMI). Il serait ainsi assez commode pour certains financiers de provoquer un krach après l’élection de Trump et de la mise en place du Brexit afin de dire : ” vous voyez, There Is No Alternative ! On vous l’avait dit, maintenant on va vous sauver avec notre nouvelle monnaie et notre système mondial plus intégré. ” Après, Brandon Smith souffre peut-être d’un syndrome de persécution en pensant que les libertariens (il fait partie du”Liberty movement”) vont être blâmés de la prochaine catastrophe financière.


      • christian gedeon Le 28 octobre 2016 à 15h49
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        Il faut faire attention quand on parle des libertariens américains…on a tendance à les voir plus beaux qu’ils ne sont.Si leurs chefs de file représentent leur substrat,on peut être effaré par leur abyssale ignorance(mais où est donc Alep?!),et leur mouvement est hyper individualiste,loin de tout esprit solidaire.Ils “n’aiment pas la finance” certes…mais en fait,ils n’aiment pas grand chose,de toute façon.


  3. DUGUESCLIN Le 28 octobre 2016 à 06h46
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    Toujours intéressant Emmanuel Todd. Il pourrait souligner un peu plus la mentalité et l’héritage américain de l’Angleterre qui est celui de :
    “L’Angleterre et le reste du monde”.
    “Des alliés, mais pas d’amis”.
    Cet exceptionalisme anglais se retrouve maintenant en Amérique.
    De Gaulle après 1958 a sorti la France de l’OTAN et l’a doté de l’arme nucléaire pour sa défense “tous azimuts”. Faites ce que vous voulez chez vous, mais n’imposez rien à la France. Une façon de préférer les alliances basées sur l’amitié et le respect plutôt que sur la domination.
    On peut y voir une similitude avec la Russie actuelle. Poutine est le De Gaulle de la Russie.
    L’autre point est la complicité (par convergence) entre le pouvoir de la finance (qui domine désormais la politique) et l’héritage impérialiste anglo-saxon.
    Soit la domination par la finance, soit par les armes. Aucun autre choix n’est accepté.
    Le monde occidental, actuellement, est dans les mains de financiers prêts à utiliser les armes.


    • RGT Le 28 octobre 2016 à 08h48
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      Poutine est le De Gaulle de la Russie

      Vladimir Poutine a une très grande admiration pour De Gaule qu’il considère comme l’homme qui a rendu à deux reprises l’honneur à son pays en 1940, puis en 1966 en foutant l’OTAN hors de France.
      Sans parler du reste (décolonisation, haine viscérale des puissances financières etc…).

      Et aussi de la modernisation de l’industrie française (spatial, aéronautique, informatique, nucléaire civil – pas top, création d’ELF, compagnie pétrolière nationale).
      Ses successeurs ont tout détricoté et ont tout privatisé.

      Qu’à fait Poutine pour son pays ?
      À peu près la même chose. Il a relevé son pays, a réindustrialisé (surtout au niveau de l’armement qui permet de faire des progrès techniques importants), a maté les ploutocrates, a viré les transnationales, etc…
      Il ne lui reste plus qu’à nationaliser les banques de dépôts pour avoir un bilan identique.

      Dans un entretien, (je ne sais plus lequel) un journaliste avait comparé Poutine à De Gaulle, avec tout le respect qu’imposait cette comparaison.

      Pendant quelques instants, Poutine avait été troublé par l’honneur qui lui avait été fait.
      Contrairement à nos dirigeants, il connaît l’histoire.

      Je ne suis pas russe, mais je comprends qu’il ait un taux de popularité équivalent aux taux d’impopularité de nos dirigeants.


      • bluetonga Le 29 octobre 2016 à 00h18
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        “Dans un entretien, (je ne sais plus lequel) un journaliste avait comparé Poutine à De Gaulle, avec tout le respect qu’imposait cette comparaison.”

        Frédéric Pons, rédacteur en chef de la rubrique étrangère de “Valeurs actuelles”. Smiley au choix. Il présente sa (très bonne) biographie du personnage. Voici l’interview :

        http://fr.rbth.com/ps/2014/11/27/entretien_avec_frederic_pons_auteur_dun_livre_sur_poutine_31733


      • Ovuef2r Le 29 octobre 2016 à 06h45
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        A noter qu.il a Medvedev comme De Gaulle avait Pompidou…


  4. Feubeuh Le 28 octobre 2016 à 08h38
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    Pardon ? Moore voter Trump ???
    Il faudra effectivement la faire traduire pour vous.

    https://twitter.com/MMFlint/status/791328954397384704
    “Salut tout le monde, Trump Jr et l’extreme droite pense que mon film “Trumpland” est pro-Trump!
    Haha. Svp ne leur dites pas le contraire #satire.#ironie”


  5. kriss34 Le 28 octobre 2016 à 08h47
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    Michael Moore appelant à voter Trump? hahah ça serait un beau scoop; ça fait des mois qu’il argumente avec passion contre lui.
    Votre info s’apparente à un détournement (euphémisme).
    Décryptage ici:
    http://www.snopes.com/michael-moore-endorsed-donald-trump/
    Donc effectivement les ondes ne diffuseront jamais une telle vidéo puisqu’elle n’existe pas, “sorry”!


  6. jp Le 28 octobre 2016 à 08h56
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    non il ne dit pas qu’il va voter Trump ! Il explique que Trump va gagner, ce qui est pour lui, M. Moore, une très mauvaise nouvelle :
    I am sorry to be the bearer of bad news, but I gave it to you straight last summer when I told you that Donald Trump would be the Republican nominee for president. And now I have even more awful, depressing news for you: Donald J. Trump is going to win in November. This wretched, ignorant, dangerous part-time clown and full time sociopath is going to be our next president. President Trump

    http://michaelmoore.com/trumpwillwin/


  7. charlie bermude Le 28 octobre 2016 à 09h38
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    Excellent tableau de E.Todd des relations internationales et internes aux USA et Europe . Qui plus est basé sur du consistant : la démographie . On a encore des Français qui pensent , çà fait du bien de le savoir . Du coup la ligne d’Horizon apparait , elle ne se confond pas avec un Pentagone qui fuit en avant , réjouissant dans un contexte de morosité impuissante .


  8. s Le 28 octobre 2016 à 10h05
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    Ce matin, France Inter, journal de 8 h : compte rendu du meeting Michelle Obama et Clinton. À la fin, Michelle Obama déclare : « Quand vous sortez, allez voter » Le journaliste précise que des autobus sont là sur le parking, pour emmener les électeurs voter -ne prenez surtout pas le temps de réfléchir, on ne sait jamais – et il ajoute que le vote anticipé est pratique courante en Caroline du nord …
    http://www.lesechos.fr/monde/elections-americaines/0211377761066-le-vote-anticipe-penalise-le-milliardaire-2033990.php


  9. Catalina Le 28 octobre 2016 à 10h15
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    Michael Moore: «L’élection de Trump va être le plus grand F*CK YOU jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Et ça va faire du bien.»

    https://gaideclin.blogspot.fr/2016/10/michael-moore-lelection-de-trump-va.html

    VOST en français.
    à noter, il veut taxer les voitures construites dans les délocalisations, j’ai eu la m^me idée pour nos entreprises françaises mais j’allais plus loin, tu délocalises ? tu ne peux plus vendre ici et c’est pas là où tu as délocalisé que tu vas vendre.


    • Laurent Le 28 octobre 2016 à 10h40
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      La note du traducteur est aussi très intéressante :

      – MICHAEL MOORE, in «Trumpland»

      [Note de Bertrand : Trumpland est un documentaire pro-Clinton réalisé par Moore il y a quelques mois, cet extrait est une sorte de sketch ou il joue le rôle d’un supporter de Trump pour expliquer les raisons de sa future victoire, selon lui, aux élections…]


  10. pratclif Le 28 octobre 2016 à 10h16
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    Bonjour merci pour le lien. J’ai regardé cette vidéo l’éternel débat entre laissez nous faire et exercer nos immenses talents versus régulation des excès par l’état. Je vous suggère ce billet de George Monbiot pour cet autre point de vue https://justpaste.it/ztb5


  11. Laurent Le 28 octobre 2016 à 10h27
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    A moins que vous faites allusion à cette intervention de Michael Moore :
    http://www.zerohedge.com/news/2016-10-25/michael-moore-trumps-election-will-be-biggest-fuck-you-ever-recorded-human-history

    où il qualifie le vote pour Trump de “Trump’s election is going to be the biggest fuck ever recorded in human history and it will feel good”

    ce qui a été traduit par dedensa par :
    “le plus formidable bras d’honneur jamais vu dans l’histoire de l’humanité”


  12. Lapige Le 28 octobre 2016 à 12h23
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    Où peut-on trouver l’authentique programme complet (s’il existe) de Trump en français svp ?
    Avec une source fiable naturellement.
    Parce qu’à part deux trois bribes ici ou là sous une avalanche d’accusations hystériques j’ai du mal à me faire une idée.


  13. Eric83 Le 28 octobre 2016 à 13h58
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    Un sondage électoral dont les résultats diffèrent quelque peu des sondages du média-système US.

    “L’Obamacare” ou plutôt son fiasco est en train de faire remonter Trump. Pas étonnant, avec des primes d’assurance santé – déjà très élevées – qui augmenteront début 2017,de 25 à 50%.

    http://www.breitbart.com/big-government/2016/10/27/exclusive-statistical-tie-latest-breitbartgravis-poll-shows-donald-trump-closes-gap-less-two-weeks-left/


    • Boris Le 28 octobre 2016 à 14h31
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      Bonjour,

      A prendre avec des pincettes également, Breitbart étant un soutien de Trump.


  14. theuric Le 28 octobre 2016 à 14h39
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    Quatre choses à dire au sujet de ces élections:
    1) Je trouve scandaleux qu’en France les élections U.S. prennent plus de place médiatiques que celles se passant dans notre propre pays, preuve s’il en est que notre statut de colonisé est dorénavant acquis;
    2) Entérinant toutefois ce fait, je ne comprends pas pourquoi personne fait cas de tous les partis politiques U.S. se présentant aux élection, tel que le parti socialiste U.S. d’obédience communiste;
    3) Je ne comprends pas pourquoi un français prendrait parti pour tel ou tel candidat, que je sache la France n’est pas le 51ème état de l’empire;
    4) Monsieur Todd, que j’apprécie au plus haut point, oublie quelques petits détailles, comme les liens de l’U.E. avec Goldman Sachs, l’officine économique de l’empire, ou les événements en Syrie, cela montrant la monté que la volonté de puissance impérial des U.S.A. est bien toujours présente, ce qui fait courir le plus grand risque à Monsieur Trump.
    Que les américains votent, c’est leur problème, pas, mais alors, pas du tout le mien!


    • Laura Le 28 octobre 2016 à 17h22
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      Malheureusement, le résultat des élections américaines peut tout à fait devenir le problème du reste du monde. Si Clinton est élue, le risque de dérapage vers une guerre mondiale augmente d’autant, et il ne faut pas croire qu’elle s’arrêterait à la frontière, surtout avec les dirigeants français actuels. Si c’est Donald qui passe, on a au moins une chance que les Etats-Unis s’effondrent sur eux-mêmes et que le reste du monde ait droit à un répit bienvenu.


      • theuric Le 28 octobre 2016 à 17h37
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        Et alors?
        Êtes-vous dans la possibilité de peser d’une façon ou d’une autre sur ces élection?
        Qu’il y ait, de temps en temps, une petite information sur ces élections, pourquoi pas, mais que nos médiats nous en abreuve continuellement et qu’un si grand nombre de gens trouve ça normal ne peut qu’être que suspecte, non?
        Bon ben maintenant que nous connaissons les deux candidats principaux, que nous savons que ces élections risquent d’être truquées et que Trump risquerait bien de ne pas accepter que l’hyllarante soit élue, et ensuite, quoi, le reste a-t-il de l’importance?
        En revanche, qu’on nous mette dans les pattes des primaires à l’américaine, ça c’est extrêmement important, le P.S., les Verts et L.R., les partis de l’oligarchie, donc, sans compter le F.N. dont la cheftaine fut élue femme de l’année 2015 par les milliardaires américains.


      • Charles Le 29 octobre 2016 à 01h24
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        Clinton sera élue, le déclin économique continuera, que seule la manipulation des statistiques permet de minorer, et la Maison Blanche ouvrira de nouveaux conflits militaires, en jouant de la “guerre des civilisations”, comme le feront en France Juppé, Hollande, Valls ou Le Pen.

        Aux Etats-Unis, comme en France, la raison de cette geste tragique raciste et guerrière, c’est la nécessité pour les gardiens du capital d’étouffer les explosions sociales. Voir concernant les Etats-Unis: Crise de l’establishment et perspective d’explosion sociale, par Yorgos Mitralias http://wp.me/p5oNrG-sw4


  15. christophe LO Le 28 octobre 2016 à 15h39
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    Pour résumer le propos de Todd :

    – L’Amérique de Trump est une Amérique libérale protectionniste qui voit se dégrader ses conditions de vie et qui aspire à moins de rôle dans les rapports internationaux ainsi qu’à un recentrage national et démocratique que l’Establisment mondialisé qualifie de “populisme”, mais qui est bien en réalité une révolte populaire démocratique.
    – L’Amérique d’Hillary est l’Amérique du néolibéralisme et de la globalisation, donc de l’impérialisme


    • christian gedeon Le 28 octobre 2016 à 17h17
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      Et çà,c’est une analyse complètement “manichéenne”…recentrage “national”? Ben voyons!Au contraire,les républicains militent pour plus de “liberté ” pour les états,et moins d’intervention de Washington…en fait,c’est comme partout,ils en ont plein les bottes d’une administration tentaculaire et alliée à la “grande finance”….selon le bon vieil adage,je ne dis rien pour le mouton noir et tu ne dis rien pour la petite fille blanche…la déjà très vieille alliance entre “grand capital ” et syndicats de “fonctionnaires” et d’établissements plus ou moins publics…une des bases qui explique le délitement de notre société sur les quarante dernières années.


      • christophe LO Le 01 novembre 2016 à 17h06
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        Mes propos ne sont qu’un résumé scolaire des propos de Todd.
        Qui y-t’il de “manichéen” dans ces propos? Ce n’est qu’un constat. Ignocio Ramonet (Diplo), publié ici même, fait le même constat.
        Vous confondez aussi Trump et le Parti Républicain. C’était Ted Cruz le candidat de coeur de ce parti, dont l’impérialisme n’est pas très diffèrent d’Hillary.
        Trump est l'”outsider” qui a gagné contre son propre parti.
        Ou êtes-vous allé chercher que “les républicains militent pour plus de “liberté ” pour les états,et moins d’intervention de Washington”?
        Bush/Obama même politique de conquête et d’ingérence (impérialisme) avec seulement une narrative différente.
        Le phénomène Trump (même s’il n’est que transitoire/éphémère) exprime bien la volonté de RECENTRAGE d’une grande partie des étasuniens fatiguées des guerres et de la perte massive des emplois dans leur pays.


  16. sassy2 Le 28 octobre 2016 à 19h22
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    J’ai humblement bcp de respect pour Monsieur Todd fils (…)

    Mais il flippe. à cause de son merveilleux père qui termine son travail ici-bas.


    • sassy2 Le 28 octobre 2016 à 19h27
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      c’est cocasse, mais l’effondrement du bloc sovietique par la natalité il l’a vu le premier.
      Mais pas les conséquences de trump. le fait que les US sont partis pour une crise post guerre froide.

      Le fait que les us sont ceteris paribus dans le même état, que l’état de la Russie lorsque Poutine l’a sauvée.

      tough to stay at the top…


  17. charlie bermude Le 28 octobre 2016 à 19h38
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    D’une certaine maniére , le constat actuel d’E Todd , vient corroborer “sa chute de l’Empire” .
    On eut pu s’attendre à quelque chose de similaire à la chute de l’URSS . Mais pas du tout , c’est moins clair et beaucoup plus déroutant . Tout au moins jusqu’à maintenant .
    Cette élection en opposant l’imprévisible Trump à la prévisible Hillary , éclaire un peu plus . Peut étre qu’avec Trump on se retrouverait dans un cas “Gorbachev” , à l’envers , où les évenements se précipitent . Sinon le crépuscule des Dieux risque de durer longtemps .


    • Subotai Le 29 octobre 2016 à 06h26
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      “On eut pu s’attendre à quelque chose de similaire à la chute de l’URSS . Mais pas du tout , c’est moins clair et beaucoup plus déroutant .”
      Pas vraiment.
      Le manque de centralisation étatique ( le principe même de la fédération US) rend la chose plus bordélique, moins franche et (probablement) plus longue.
      Alors que l’URSS effondrée s’est remise finalement assez rapidement sous la forme des divers Etats et de la Fédération de Russie (20 ans), je vois les USA passer d’abord par la case guerre inter États avant éventuellement de reformer une ou plusieurs fédérations. Et ceci par le fait même de l’absence d’unité culturelle, d’adhésion aux fonctionnements centralisés et de l’idéologie du Number One (individualisme à tous les niveaux).
      C’est uniquement la Fédération qui maintient l’unité politique. L’apparent patriotisme (exacerbé) n’est que la coquille nécessaire à l’absence de fond pour faire fonctionner l’ensemble.
      Les guerres pour l’eau et les terres arables vont être chaudes comme au 19e siècle.


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