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24.octobre.201624.10.2016 // Les Crises

Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent, par Ignacio Ramonet

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Source : Mémoire des luttes, Ignacio Ramonet, 21-09-2016

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Il y a encore quelques semaines – à plus de deux mois de l’élection présidentielle du 8 novembre prochain aux Etats-Unis –, tous les sondages donnaient Hillary Clinton, la candidate du Parti démocrate, gagnante. Il semblait alors évident que, malgré la masse des préjugés machistes, Mme Clinton serait la première femme à occuper le bureau ovale de la Maison Blanche et à tenir les rênes de la plus grande puissance de notre temps.

Qu’était-il arrivé au candidat du Parti républicain, le médiatique Donald Trump dont l’ascension était considérée comme « irrésistible » ? Pourquoi s’était-il effondré dans les sondages ? Sept Américains sur dix déclaraient alors qu’ils n’en voulaient pas comme président ; et à peine 43 % l’estimaient « qualifié » pour siéger à la Maison Blanche (65 % considérant, en revanche, que Mme Clinton était parfaitement apte à exercer cette tâche).

Rappelons qu’aux Etats-Unis, les élections présidentielles ne sont ni nationales ni directes. Il s’agit plutôt de cinquante élections locales, une par Etat, qui désignent les 538 grands électeurs chargés d’élire à leur tour le (ou la) chef de l’Etat. Ce qui relativise singulièrement les sondages à caractère national.

Face à de si mauvais résultats cependant, le candidat républicain Donald Trump décida, en août dernier, de remanier son équipe et de nommer un nouveau chef de campagne, Steve Bannon, directeur du site ultra conservateur Breitbart News Network. Trump modifia aussi son discours pour s’adresser à deux groupes d’électeurs décisifs : les Afro-américains et les Hispaniques.

Parviendra-t-il pour autant à inverser la tendance et à s’imposer sur la dernière ligne droite de la campagne ? Ce n’est pas impossible. En fait, Trump semble d’ores et déjà avoir, en partie, rattrapé son retard par rapport à Mme Clinton. Personnage atypique, avec ses propositions odieuses, grotesques ou sensationnalistes, Trump a déjà déjoué les pronostics. Face à des poids lourds comme Jeb Bush, Ted Cruz ou Marco Rubio qui, de surcroît, comptaient sur l’appui décidé de l’ensemble de l’establishmentrépublicain, peu d’analystes donnaient Trump gagnant aux primaires du Parti républicain. Et cependant, il a écrabouillé ses adversaires, les réduisant en cendres.

Depuis la crise dévastatrice de 2008 (dont nous ne sommes pas encore sortis), plus rien n’est comme avant nulle part. Les citoyens sont profondément déçus, désenchantés et désorientés. La démocratie elle-même, comme modèle, a perdu une grande part de son attrait et de sa crédibilité. Tous les systèmes politiques ont été secoués jusqu’aux racines. En Europe, par exemple, les séismes électoraux inédits se succèdent, depuis la victoire de l’extrême droite en Autriche jusqu’au Brexit anglais ou la récente défaite de la chancelière allemande Angela Merkel dans son Land de Mecklembourg-Poméranie.

Mais le bouleversement ne se limite pas à l’Europe, il suffit de voir l’écrasante victoire électorale, en mai dernier, de l’inclassable et tonitruant Rodrigo Duterte aux Philippines… Tous les grands partis traditionnels sont en crise. On assiste partout à l’ascension de forces de rupture, soit des partis d’extrême droite (en Autriche, pays nordiques, Allemagne, France), soit des partis populistes et anti-système (Italie, Espagne). Partout, le paysage politique est en voie de transformation radicale.

Cette métamorphose atteint aujourd’hui les Etats-Unis, un pays qui a déjà connu, en 2010, une vague populiste ravageuse, incarnée à l’époque par le Tea Party. L’irruption du milliardaire Donald Trump dans la course à la Maison Blanche prolonge cette vague et constitue une révolution électorale que nul n’avait su prévoir. Même si, apparemment, la vieille bicéphalie entre démocrates et républicains demeure, en réalité la montée d’un candidat aussi atypique que Trump constitue un véritable tremblement de terre. Son style direct, populacier, et son message manichéen et réductionniste, qui sollicite les plus bas instincts de certaines catégories sociales, est fort éloigné du ton habituel des politiciens américains. Aux yeux des couches les plus déçues de la société, son discours autoritaro-identitaire possède un caractère d’authenticité quasi inaugural. Nombre d’électeurs sont, en effet, fort irrités par le « politiquement correct » ; ils estiment qu’on ne peut plus dire ce qu’on pense sous peine d’être accusé de « raciste ». Ils trouvent que Trump dit tout haut ce qu’ils pensent tout bas. Et perçoivent que la « parole libérée » de Trump sur les Hispaniques, les Afro-Américains, les immigrés et les musulmans comme un véritable soulagement.

A cet égard, le candidat républicain a su interpréter, mieux que quiconque, ce qu’on pourrait appeler la « rébellion de la base ». Avant tout le monde, il a perçu la puissante fracture qui sépare désormais, d’un côté les élites politiques, économiques, intellectuelles et médiatiques ; et de l’autre côté, la base populaire de l’électorat conservateur américain. Son discours anti-Washington, anti-Wall Street, anti-immigrés et anti-médias séduit notamment les électeurs blancs peu éduqués mais aussi – et c’est très important –, tous les laissés-pour-compte de la globalisation économique.

Le message de Trump diffère de celui des leaders néofascistes européens. Il n’est pas un ultra droitier conventionnel. Il se définit lui même comme un « conservateur avec du bon sens ». Sur l’échiquier politique traditionnel, il se situerait plutôt à la droite de la droite. Chef d’entreprise milliardaire et star populaire de la téléréalité, Trump n’est ni un militant antisystème ni, évidemment, un révolutionnaire. Il ne critique pas le modèle politique en soi, mais plutôt les responsables qui pilotent ce modèle. Son discours est émotionnel et spontané. Il fait appel aux instincts, « aux tripes », pas à la réflexion ni à la raison. Il s’adresse à cette partie de l’électorat américain gagné par le découragement et le mécontentement, et aux gens lassés de la vieille politique et du système des « privilégiés », des « castes ». À tous ceux qui protestent et qui crient : « Qu’ils s’en aillent tous ! » ou « Tous pourris ! », il promet d’injecter de l’honnêteté dans le système et de renouveler le personnel et les mœurs politiques.

Les grands médias ont beaucoup diffusé certaines de ses déclarations et propositions. Surtout les plus ignobles et les plus odieuses. Rappelons à cet égard, par exemple, ses affirmations à propos des immigrés mexicains illégaux qui seraient, selon lui, « des corrompus, des délinquants et des violeurs ». Ou bien son projet d’expulser quelque 11 millions d’immigrés latinos illégaux qu’il propose d’embarquer de force dans des bus et de les renvoyer au Mexique. Ou sa proposition, inspirée de la série « Le trône de fer » (Game of Thrones), de construire une colossale muraille le long des 3.145 kilomètres de frontière avec le Mexique, qui chevaucherait vallées, montagnes et déserts, pour empêcher l’arrivée de migrants latinos et dont le financement (21 milliards de dollars) serait à la charge du gouvernement mexicain.

Dans le même ordre d’idées, il a annoncé vouloir interdire l’entrée de tous les migrants musulmans, et s’est attaqué avec véhémence aux parents d’un militaire américain de confession musulmane, Humayun Khan, mort au combat en 2004 en Irak. Il a également a affirmé que le mariage traditionnel formé par un homme et une femme constitue « la base d’une société libre » et a critiqué la décision de la Cour suprême de reconnaitre le mariage entre personnes du même sexe comme un droit constitutionnel. Il soutient ce qu’on appelle les « lois de liberté religieuse » promues par les conservateurs dans plusieurs Etats pour refuser des prestations aux personnes LGBT. Il ne faut pas oublier non plus ses déclarations sur le « mensonge » du changement climatique qui serait, selon lui, un concept « inventé par et pour les Chinois pour provoquer la perte de compétitivité du secteur manufacturier américain. »

Un tel catalogue de détestables inepties a été diffusé par les médias dominants non seulement aux Etats-Unis mais partout dans le monde. Au point qu’on se demande comment un personnage avec de si misérables idées peut rencontrer un tel succès chez les électeurs américains qui, évidemment, ne sont pas tous décérébrés ? Quelque chose ne cadre pas.

Pour résoudre cette énigme, il a fallu fendre le mur de l’information et analyser de plus près le programme complet du candidat républicain. On découvre alors sept autres options fondamentales qu’il défend, et que les grands médias passent systématiquement sous silence.

1) En premier lieu, les journalistes ne lui pardonnent pas ses attaques frontales contre le pouvoir médiatique. Ils lui reprochent d’encourager régulièrement son public à huer les médias « malhonnêtes ». Trump affirme souvent : « Je ne suis pas en compétition avec Hillary Clinton, mais avec les médias corrompus. » Récemment, il a tweeté : « Si les grands médias, répugnants et corrompus, couvraient de manière honnête ma campagne, sans fausses interprétations, je dépasserais Hillary de 20 %. » Il n’a pas hésité à interdire d’accès à ses meetings plusieurs médias importants comme The Washington Post, Politico, Huffington Post et BuzzFeed. Il a même osé attaquer Fox News, la grande chaîne de la droite pamphlétaire, qui pourtant le soutient à fond …

2) Une autre cause des attaques médiatiques contre Trump : sa dénonciation de la globalisation économique qu’il tient pour responsable de la destruction des classes moyennes. Selon lui, l’économie globalisée est une calamité dont le nombre de victimes ne cesse de croître. Il rappelle que plus de 60 000 usines ont dû fermer ces quinze dernières années aux Etats-Unis et qu’environ cinq millions d’emplois industriels ont été détruits.

3) Trump est un fervent protectionniste. Il propose d’augmenter les taxes sur tous les produits importés. Et se dit prêt, s’il arrive au pouvoir, à établir des droits de douanes de 40% sur les produits chinois. « Nous allons récupérer le contrôle du pays et nous ferons en sorte que les Etats-Unis redeviennent un grand pays » affirme-il souvent, en reprenant son slogan de campagne. Partisan du Brexit, il a déclaré que, s’il était élu, il ferait sortir les Etats-Unis de l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA). Il s’est également attaqué au Traité Trans-Pacifique (TPP) et a confirmé que, une fois élu, il retirerait les Etats-Unis de l’accord : « Le TPP constituerait un coup mortel pour l’industrie manufacturière des Etats Unis. » Evidemment, s’il est élu, il stopperait aussi les négociations en cours avec l’Union européenne. Il va même plus loin : « Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces accords commerciaux sont un désastre. » répète-t-il. Dans des régions comme le rust belt, la « ceinture de rouille » du nord-est où les délocalisations et la fermeture d’usines ont fait exploser le chômage et généralisé la pauvreté, ces propos sont reçus avec enthousiasme et font renaître tous les espoirs.

4) Autre option dont les médias parlent peu : son refus des réductions budgétaires néolibérales en matière de sécurité sociale. De nombreux électeurs républicains victimes de la crise économique, et tous ceux qui ont plus de 65 ans, ont besoin de la Social Security (retraite) et du Medicare (assurance maladie) mis en place par le président Barack Obama que les autres dirigeants républicains veulent supprimer. Trump a promis ne pas revenir sur ces avancées sociales. Il a aussi promis de diminuer les prix des médicaments, d’aider à régler les problèmes des « SDF », de réformer la fiscalité des petits contribuables, et de supprimer un impôt fédéral qui touche 73 millions de foyers modestes.

5) Dénonçant l’arrogance de Wall Street, Trump propose également d’augmenter de manière significative les impôts des traders spécialisés dans les hedge funds (fonds spéculatifs) qui gagnent des fortunes. Il promet le rétablissement de la loi Glass-Steagall (votée en 1933 pendant la Dépression et abrogée en 1999 par William Clinton), qui séparait la banque traditionnelle de la banque d’affaires pour éviter que celle-ci puisse mettre en péril l’épargne populaire par des investissements à haut risque. Evidemment, l’ensemble du secteur financier est vent debout contre Trump et s’oppose au rétablissement de cette loi.

6) En matière de politique internationale, Trump s’est fait fort de trouver des terrains d’entente à la fois avec la Russie et avec la Chine. Il veut notamment signer une alliance avec Vladimir Poutine et la Russie pour combattre efficacement l’organisation Etat islamique (Daesh) même si pour l’établir Washington doit accepter l’annexion de la Crimée par Moscou.

7) Enfin, Trump estime qu’avec son énorme dette souveraine, l’Amérique n’a plus les moyens d’une politique étrangère interventionniste tous azimuts. Elle n’a plus vocation à garantir la paix à n’importe quel prix. Contrairement à plusieurs responsables de son parti, et tirant les leçons de la fin de la guerre froide, il veut changer l’OTAN : « Il n’y aura plus – affirme-t-il de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. »

Ces sept propositions n’oblitèrent pas les déclarations odieuses et inacceptables du candidat républicain diffusées en fanfare par les grands médias dominants, mais elles expliquent sans doute un peu mieux les raisons de son succès auprès de larges secteurs de l’électorat américain. L’aideront-ils à l’emporter ? On ne peut l’affirmer mais il est certain que les trois duels télévisés à venir, face à Hillary Clinton, vont être redoutables pour la candidate démocrate. Car les stratèges militaires le savent bien : dans un affrontement entre le fort et le fou, celui-ci, par son imprévisibilité et son irrationalité, l’emporte bien souvent.

En 1980, la victoire inattendue de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis avait fait entrer le monde dans un cycle de quarante ans de néolibéralisme et de globalisation économique. Une éventuelle victoire de Donald Trump le 8 novembre prochain pourrait, cette fois, faire entrer le monde dans un cycle géopolitique nouveau dont la caractéristique idéologique principale, que l’on voit poindre un peu partout et notamment en France, serait : l’autoritarisme identitaire.

 

Traduction : Rosa Gutierrez

Illustration : Tony Webster

Source : Mémoire des luttes, Ignacio Ramonet, 21-09-2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" Donald Trump. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits.

 

Commentaire recommandé

Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h33

Excelle texte. Bravo.
Je m’amuse beaucoup de voir “l’élite” se rassurer en publiant à la queue- leu-leu des sondages favorable à la candidate de l’establishment et de la façon biaisée ; je m’amuse aussi de la façon dont cet establishment rapporte le moindre mot de Trump. Tous les moyens sont bons pour le discréditer, lui qui s’adresse au peuple et n’encense pas les dominants et leurs certitudes opaques. Je comprends très bien Trump qui annonce n’être pas sûr qu’il puisse valider les résultats du scrutin. Cela surtout quand on voit d’un peu près les anciens, notamment les manipulations électorales de G W Bush. Et je m’amuse aussi de ces cris d’effraies apeurées qui crient au scandale d’oser douter de l’impartialité. Hors en démocratie n’est-il pas essentielle de douter et d’interroger ? N’est-il pas normale de s’assurer que les actes administratifs sont correctement effectués ? Même en démocratie rien n’est jamais acquis car elle peut aussi peut être défaillante et même la corruption y sévit. Alors que dire quand la caste dominante se sans en danger et crie partout que l’adversaire ne peut être élu ? Oui Trump est populiste, c’est à dire proche du peuple. Ce n’est en rien un défaut. Clinton, elle, est démagogue, et ça c’est mépriser le peuple et lui mentir.

61 réactions et commentaires

  • Garibaldi2 // 24.10.2016 à 02h43

    Choisir entre Trump ou Hillary, c’est choisir entre la peste ou le choléra. Le président US n’est pas un monarque, il a besoin de l’accord des chambres pour mener sa politique, et en particulier du sénat. En conséquence de quoi, quel que soit le vainqueur, ce sont les élections directes de ces parlementaires qui feront la politique us, mais là aussi il y a un gros problème : la démocratie us est une foutaise, au sénat les trois États les plus faiblement peuplés (le Wyoming, le Vermont et le Dakota du Nord, qui comptent moins de 700 000 habitants chacun) pèsent le même poids que les trois États les plus peuplés (la Californie, le Texas et l’État de New York, plus de 19 millions d’habitants chacun). Vous voyez le blème !

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    • Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h47

      la démocratie des USA comporte bien plus de problèmes gravissimes.
      C”est toujours la même caste qui dirige, celle des riches dominants républicains ou démocrates.
      Le parlement est incapable de contrôler nombres d’institutions comme la CIA ou le Pentagone qui agissent sur les terrains de guerres souvent pour des objectifs différents et contradictoires par exemple. Mais les élections n’ont rien des standards d’une vraie démocratie par exemple les résultats de l’Est sont publiés avant que l’Ouest n’ait voté, le matériel pour exprimer son vote est désuet et ne garanti pas le secret du vote et n’offre aucune garantie sur l’impossibilité de manipulation. Si la Russie ou un pays africain pratiquait les élections comme aux USA, les USA eux-même ne validerait pas le scrutin et cela en dehors de toute considération politique.

        +49

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      • jo // 24.10.2016 à 15h24

        “le matériel pour exprimer son vote est désuet et ne garanti pas le secret du vote”

        Les machines à voter, c’est Soros qui s’en charge !!! Et il a investi énormément d’argent, comme la Goldman Sachs dans la campagne Clinton !!!
        Voilà un individu qui finance toutes les élections d’une façon directe ou indirecte. En attendant il suit son but : la destruction !

        Quand on sait la misère par endroit et l’argent dépensé dans cette campagne ! Il n’y a pas de mot…

          +27

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    • Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h48

      Vous savez quand la campagne électorale n’est plus qu’un cirque, comme ça le devient d’ailleurs en France, on ne peut plus espérer qu’on soit en démocratie. Y a-t-il le moindre véritable débat d’idée non et puis de toute façon nos politiciens occidentaux nous imposent des recette (qui ne fonctionne d’ailleurs pas, voyez le chômage il y a 40 ans qu’on nous répète qu’enfin on va l’éradiquer) de prétendu experts sans aucune légitimité et surtout pas démocratique en nous disant qu’ils n’ont pas le choix. Hors faire de la politique c’est faire des choix, en faite ils font le choix de n’avoir que le choix de la politique des dominants.

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      • Narm // 24.10.2016 à 14h40

        clair

        voyez souvent comment nos “politiciens” sont parfaitement déconnectés. Avec ce matin le petit copé qui place le pain au chocolat à 15 centimes d’euro …. et d’autres qui ne savent même pas compter !

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    • JCH // 24.10.2016 à 09h59

      Je ne vois pas vraiment le “blème”, non, à moins que vous ne considériez le fédéralisme comme un problème…

      Il est d’usage pour les Etats fédéraux qu’une des deux chambres du pouvoir législatif au niveau fédéral représente sur un pied d’égalité les états qui constituent la (con)fédération, afin d’éviter le corollaire à votre “gros problème”, c’est à dire que le pouvoir soit concentré dans les états peuplés et que les autres n’aient pour ainsi dire plus leur mot à dire.

      Le Conseil de la Fédération de Russie et le Conseil des Etats en Suisse sont organisés de la même manière que le Sénat américain, avec pour la Suisse (que je connais un peu mieux) deux conseillers par canton. Le Bundesrat allemand, même s’il intègre des éléments démographiques dans la détermination du nombre de représentants, reste biaisé en faveur d’une sur-représentation des “Länder” moins peuplés.

      L’autre chambre du pouvoir législatif, qui représente le peuple et non plus les états, reste en revanche organisée strictement en fonction de la démographie.

        +6

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      • John B // 24.10.2016 à 10h06

        Et on a toujours le même problème avec le röstigraben (en Suisse), et on subit toujours et toujours ce que les suisses-allemand décident de voter.

        Donc oui, y’a un problème avec ce système.

          +9

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        • JCH // 24.10.2016 à 11h49

          Je reformulera en disant qu’on subit toujours et toujours ce que la majorité décide de voter, ça s’appelle la démocratie!

          Et en Suisse, avec 63% de germanophones, si le vote se différencie par région linguistique, effectivement, les alémaniques l’emportent… On peut voir ça comme un problème. Dans la mesure où sans les alémaniques la Suisse ferait aujourd’hui partie de l’UE, je considère personnellement que ça peut aussi être une force.

          Soit dit en passant, je ne vois pas vraiment le rapport avec l’organisation de la chambre haute dans les états fédéraux en général, qui était le sujet du post initial… Si on appliquait une répartition démographique des représentants dans les deux chambres en Suisse, on retomberait sur le même problème: les Suisse-allemands sont plus nombreux. Je vous conseille de soit apprendre à vivre avec, soit de militer pour l’indépendance de la Suisse romande. Dans le dernier cas, je vous souhaite bien du courage…

            +7

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        • LS // 24.10.2016 à 12h48

          Je ne vous comprends pas, du moins si on intègre l’objectif de maintenir une Suisse multiculturelle mais uni. Si le système politique Suisse obéissait au principe démocratique strict du 1 homme, 1 voie, il aurait déjà fait éclater la Suisse en 3 ou 4 morceaux.

            +2

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          • Chris // 24.10.2016 à 18h34

            La Suisse a un régime confédéral et non pas fédéral.
            Chaque canton suisse (dit Etat) a sa constitution, son Parlement.
            Les Länder allemands aussi, mais je ne connais pas suffisamment leur fonctionnement par rapport à la Suisse.
            La Constitution fédérale de la Confédération suisse organise le fonctionnement de l’État fédéral et ses rapports avec les cantons, garantit un certain nombre de droits aux citoyens et oriente les buts sociaux de sa politique.
            Une Fédération est plus unie. Le pouvoir fédéral est plus grand que les pouvoirs des états membres qui n’ont habituellement aucun moyen de faire sécession.

              +1

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            • Chris // 24.10.2016 à 18h40

              Le système confédéral offre une certaine souplesse pour faire cohabiter des cultures différentes, souvent antonymes.
              Oui, le “Röstigraben” existe, je dirais même qu’il est souhaitable pour la paix et la préservation culturelle de chacun des groupes. Personne ne vous oblige à vous mélanger ! Si mixité, c’est que les “étrangers du dedans” (expression consacrée pour l’immigration interne) l’ont voulu, donc ils assument sans faire de vagues.
              Vous parlez d’union ? Il n’y a pas d’union, mais un régime de co-propriété constamment négocié.

                +5

              Alerter
  • Eric Bure // 24.10.2016 à 02h48

    L’autoritarisme identitaire est la persoective d’une époque dint les dirigeants n’ont pas de solutions aux problématiques réelles, qui sont par ailleurs persuadés que leur management par le langage et le terrorisle intellectuel l’emportera.
    Par la suite, les choses peuvent difficilement aller mieux. Les époques de déchéances engendrent des dirigeants a leurs images, sauf divine surprise. En France, on ne voit pas qui. C’est l’ennui.
    Du coup, 40 ans de frustration peuvent bien se cristalliser d’un seul coup et faire des degats. Chez les musulmans de la rue, qui sont la cible la plus faible en réalité.

      +5

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  • Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h33

    Excelle texte. Bravo.
    Je m’amuse beaucoup de voir “l’élite” se rassurer en publiant à la queue- leu-leu des sondages favorable à la candidate de l’establishment et de la façon biaisée ; je m’amuse aussi de la façon dont cet establishment rapporte le moindre mot de Trump. Tous les moyens sont bons pour le discréditer, lui qui s’adresse au peuple et n’encense pas les dominants et leurs certitudes opaques. Je comprends très bien Trump qui annonce n’être pas sûr qu’il puisse valider les résultats du scrutin. Cela surtout quand on voit d’un peu près les anciens, notamment les manipulations électorales de G W Bush. Et je m’amuse aussi de ces cris d’effraies apeurées qui crient au scandale d’oser douter de l’impartialité. Hors en démocratie n’est-il pas essentielle de douter et d’interroger ? N’est-il pas normale de s’assurer que les actes administratifs sont correctement effectués ? Même en démocratie rien n’est jamais acquis car elle peut aussi peut être défaillante et même la corruption y sévit. Alors que dire quand la caste dominante se sans en danger et crie partout que l’adversaire ne peut être élu ? Oui Trump est populiste, c’est à dire proche du peuple. Ce n’est en rien un défaut. Clinton, elle, est démagogue, et ça c’est mépriser le peuple et lui mentir.

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  • Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h33

    … A vrai dire, je n’aime pas Trump car à force de vouloir être populaire, il cautionne et ne répand que des idées réactionnaires simplistes répondant à des peurs fondées sur le déclassent social, la désinformation et la recherche de victimes expiatoires. Et ces idées là sont dangereuses. Mais Clinton, elle qui, comme ceux de sa caste méprise le peuple, porte et défend tout ce qui cause ces peurs. Elle les alimente même.
    Je n’ai aucun avis sur les dénigrements qu’éructent ses adversaires et qu’ils ont, heureusement pour eux, choisis de diffuser. Cette course de basses-cours à laquelle les USA sont coutumiers, ne fait que m’écœurer et douter de la démocratie américaine ou la vérité et l’honnêteté, finalement ont moins court que les injures et les insanités.

      +14

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  • Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h34

    … Pourtant dans le choix proposé, je préfèrerais voir Trump triompher car immanquablement, c’est certain, il sera confronté à de puissants contre-pouvoirs capables de le contrer, son élection aussi obligera peut-être l’Europe à prendre quelque peu de salutaires distances d’avec les USA et peut-être verra-t-on, enfin, l’OTAN être démantelée mais ce dernier point est moins certain, car trop souhaitable et peut-être trop rêver. L’aliénation des vassaux des USA au sein de l’OTAN est bien trop ancrée. ET si l’ONU n’était plus financé par les USA, peut-être verra-t-on enfin une ONU qui ne sera plus par les occidentaux dominée et ses principes de respect des altérités foulés des pieds.
    Mais je redoute aussi que la campagne de Trump ne soit qu’un jeu de duperies et qu’une fois élu, il retrouve ses amis dominants et nantis comme lui et se rallie à leurs seuls intérêts

      +28

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  • Olivier MONTULET // 24.10.2016 à 03h35

    … Je crains cependant, bien d’avantage, que Clinton soit élue car, sans aucun doute, elle, si aliénée à sa seule caste, elle, si belliqueuse n’aura face à elle aucun contre-pouvoir capable de la forcer à servir autre chose que les seuls intérêts de sa caste de dominateurs et capable de nous préserver des désastres qu’elle va immanquablement causer. Avec Trump les curseurs vont changer, et ça s’est vraiment intéressant car ça obligera non seulement les américains mais aussi les Européens et le monde entier à se repositionner et, qui sait, de point de vue changer. Et c’est bien de cela, si ce n’est les rentiers, que veut le monde entier.

      +20

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    • pol // 24.10.2016 à 12h23

      On ne peut pas souhaiter l’élection de Killary mais celà permettrait de précipiter la chute de l’Empire…, avec Donald il se peut qu’il arrive à réformer deux/trois trucs avant de se prendre une balle dans la tête, et on serait reparti pour 20 ou 30 années de délire monétaire…

        +6

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  • cyril // 24.10.2016 à 03h36

    l’élection présidentielle aux USA n’est qu’une mascarade car ce ne sont pas les politiciens qui ont le pouvoir,c’est une oligarchie faite de familles richissimes qui l’ont. il y a 12 candidats a cette élection mais nous n’entendons parler que de trump et de clinton,ce n’est pas un hasard. si trump est mis en avant de cette façon,c’est qu’en coulisse,il a donné des garanties. le parti écolo avec je ne sais plus quel parti de gauche font 10% des intentions de vote et nous n’en parlons jamais. l’intelligentsia ne met en avant que des marionnettes,en ça trump est une sorte de le pen sauce ketchup nord américain. il ne s’agit,tout comme en france,que d’un mauvais feuilleton mis en scène pour que le bon peuple,totalement abruti par la galerie marchande du super capitalisme,n’ait pas d’envies révolutionnaires. quant on sait que la principale préoccupation du pentagone est un soulèvement populaire dans leur propre pays,on comprend la nécessité de créer des leurres.

      +29

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  • L’aieuil // 24.10.2016 à 05h43

    L’effondrement de Trump dans les sondages est en (très) grande partie artificielle. Dans tout ceux qui ont a un échantillonnage publié et représentatif ils sont dans un mouchoir (voir Trump est devant), ceux aberrant qui donnent un Trump à 35+% sont échantillonnés avec une part de démocrates confirmés très largement supérieure à ce qu’elle devrait être (d’où l’hystérie générale anti-Trump… Si Hillary mène de plus de 10 points, de quoi tout ces gens ont-ils peur?)

    La preuve dans les Podestas e-mail vous avez le guide Clintonien du “comment faire de bons sondages”.
    https://wikileaks.org/podesta-emails/emailid/26551
    (lisez l’E-mail puis le document attaché).

    D’ailleurs c’est aussi la raison pour laquelle wikileaks est sous le feu (et pourquoi ils ont récemment déclaré que les élections aux USA n’en sont pas, rejoint par Trump).

      +21

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    • Raoul // 24.10.2016 à 10h07

      Les sondages sont tellement truqués que, même ceux qui les truquent, ne savent plus réellement quels sont les vrais chiffres. Désormais, tout le monde est dans le brouillard.

      Mais cela n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est d’abord d’influencer l’opinion (pas mal de gens, hélas, veulent voter pour le gagnant afin d’être du côté des vainqueurs). Ensuite, c’est de veiller à ce que l’écart entre le résultat final (truqué, lui aussi) et les sondages ne soit pas trop choquant.

        +5

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  • hezediel // 24.10.2016 à 07h16

    Je vois bien une analogie avec Poutine quand il est arrive au pouvoir en 2000. Poutine a du mettre au pas les oligarques corrompus, la presse pro-US, renover son armee et reformer l’economie devastee de son pays. Il a reussit bien qu’il y ait encore la 5eme colonne (pro-US) a des postes tres importants dans la sphere politique et economique. S’il etait un affreux dictateur, il aurait purge cette 5eme colonne, or il ne l’a pas fait.

    Trump, s’il est elu devra comme Poutine s’appuyer sur les pouvoirs regaliens non corrompus pour mener a bien ses reformes. Car rappelons le, la 5eme colonne en Russie est l’equivalent des Neocons americains qui faisandent toutes les spheres du pouvoir aux USA. Le Senat est tenu par eux. Il devra donc nommer des directeurs des agences aux trois initiales (FBI, NSA, CIA, DEA etc) avec precaution pour ne pas se voir dans une situation de blocage.

    Je pense que la tache est encore plus difficile pour Trump pour lessiver le courant neocon, car ce dernier est present a tous les niveaux. Les Big 6 (les 6 corporations proprietaires de 90% des medias americains) sont tenus par les neocons. Il va devoir faire un gros travail la-dessus et a vrai dire le boulot a faire est monstrueux.

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    • Rémi // 24.10.2016 à 20h53

      Désolé vous vous trompez.
      Il n’y a pas de cinquième conlonne. Il y a une classe au niveau mondial qui organise sa domination sur les autres et qui utilise les appareils d’états armée, services secrets forces de sécurité pour s’aider entre les pays.
      Poutine a réduit son pouvoir en Russie (Quel affreux dictateur) donc il faut l’abattre pour fairerevennir un gouvernement modéré et démocratique au service de la bonne classe social et non de l’intérêt de son pays.
      Bachar el Assad ayant commis le même manque de gout fut punis par l’envoie d’une bande de Djihadistes.
      Aujourd’hui nous aurions intêrêt à nous raprocher de Poutine mais ca c’est du rêve et Trump finira comme le même rêve vu que les apparils amériacins sont totalement sous contrôle.
      Non ce n’est pas une théorie du complot si il y avait complot il suffirait de neutraliser quelques connards. Ca s’appelle une idéologie des ultrariches et c’est beaucoup plus dur à neutraliser.

        +9

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      • hezediel // 25.10.2016 à 09h18

        des dizaines de specialistes sur la Russie (y compris des Russes) appellent les pro-US à des postes ‘executive’ la 5eme colonne. Ce n’est pas mon terme.

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  • isidor ducasse // 24.10.2016 à 07h20

    ” l’autoritarisme identitaire ” , je ne comprend pas ce que cela veut dire !

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    • François Lacoste // 24.10.2016 à 08h52

      l’auroritarisme identitaire c’est peut être:
      – le contraire du laxisme identitaire,
      – ou bien le contraire de l’autoritarisme anonymaire,
      – plus vraisemblablement, selon moi, c’est le contraire du laxisme anonymaire.

        +10

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    • Narm // 24.10.2016 à 18h49

      Vous n’avez pas regardé le film “La Vague” hier (je l’ai fait sur besoin pédagogique )

      L’autoritarisme identitaire qui s’y impose tout seul.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vague_(film)
      http://www.premiere.fr/film/La-Vague
      “”Dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s’avérer tragiques””

        +4

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      • anne jordan // 26.10.2016 à 22h57

        excellente mise en rapport, @narm !
        moi aussi , j’ai fait le rapprochement avec ce film ambigu , au demeurant;
        ce que je ne comprends pas du tout , c’est qu’un français puisse dire ” ne pas comprendre autoritarisme identitaire ” .
        nous en avons pourtant des exemples quotidiens , en réaction , sans doute , contre” l’ indécision globalisée” de F.Hollande .
        et c’est partout dans le monde , regardez bien : ce refus de la mondialisation peut nous amener à une société plus juste et plus proche , comme elle peut nous amener à une nouvelle forme de fascisme.
        A nous de jouer .

          +1

        Alerter
  • Fabrice // 24.10.2016 à 07h29

    Je ne me fais pas d’illusion peu importe le candidat élu pour qui nous n’avons pas notre mot à dire si ce n’est nous adapter.

    Je soupçonne un peu Trump de faire du Hollande mais à l’américaine “mon ennemi c’est la finance” on sait ce qu’il est advenu et lui ne ferait pas un retournement de veste proche de la girouette comme certains.

      +8

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  • Feufollet // 24.10.2016 à 08h08

    Trump veut rebattre les cartes
    C’est assez novateur et inédit. Non?
    Si Trump était un chevalier blanc il n’aurait aucune chance
    Les américains détestent les chevaliers blancs
    Je laisse de côté ses diverses insanités
    Et je fonde mes espoirs sur sa victoire
    Delenda est systéma (Ph.Grasset)

      +9

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  • Eric83 // 24.10.2016 à 08h29

    Le candidat du Média-Système US est Hillary et le mot d’ordre est qu’il faut “détruire” le candidat Trump. Le fond du programme de Trump est relégué au dernier plan car seule compte la narrative du système, avec les bienveillants “sondages”, pour faire élire Hillary.
    Aujourd’hui, le sort des élections semble se jouer sur la légitimité du résultat. Je n’écris pas résultat des urnes car justement, les urnes “électroniques” sont au coeur de la possible contestation de Trump si Hillary est élue.
    Comme en France, les médias MSM ne relatent rien ou quasiment rien du sujet des “Rigged elections”, sujet qui est maintenant central, notamment grâce aux Wikileaks, je joins deux articles en anglais, l’un de Paul Craig Roberts et l’autre de ZeroHedge.

    http://www.paulcraigroberts.org/2016/10/21/rigged-elections-are-an-american-tradition-paul-craig-roberts/
    http://www.zerohedge.com/news/2016-10-23/new-podesta-email-exposes-dem-playbook-rigging-polls-through-oversamples

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    • Stef1304 // 24.10.2016 à 11h31

      Effectivement, WikiLeaks documente via une série d’email la collaboration active entre l’equipe d’Hillary et les principaux acteurs de la presse système. C ahurissant à quel point les masques sont en train de tomber.

      Le site dedefensa s’est fendu d’une analyse intéressante sur le sujet.
      Source: http://www.dedefensa.org/article/a-visage-completement-decouvert

        +10

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    • Eric83 // 24.10.2016 à 18h12

      Dans la série des “Rigged elections”, une nouvelle qui vient alimenter le doute sur l’intégrité du système des machines à voter.

      Soros, que l’on pourrait nommer la pieuvre tellement son influence apparaît tentaculaire, aurait des liens très étroits avec une entreprise anglaise qui fournit…je vous le donne en mille…les machines à voter dans pas moins de 16 états US, dont certains états cruciaux susceptibles de faire basculer l’élection par le nombre de grands électeurs.

      http://www.zerohedge.com/news/2016-10-24/concern-grows-over-soros-linked-voting-machines

        +4

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  • sassy2 // 24.10.2016 à 08h35

    le père de Humayun Khan est une sorte d’avocat travaillant pour la clinton foundation

      +3

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  • Eric83 // 24.10.2016 à 08h42

    Quand le journaliste Bob Woodward, célèbre pour avoir révélé l’affaire du Watergate, indique clairement que la Fondation Clinton est corrompue.

    http://www.zerohedge.com/news/2016-10-23/watergates-bob-woodward-clinton-foundation-corrupt-its-scandal

      +9

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  • TuYolPol // 24.10.2016 à 09h11

    Il y a deux enjeux qui engagent la Vie (ou plutôt la mort) : militaire et climatique. Le militaire est plus immédiat, et quoi qu’il en soit sur l’enjeu climatique Clinton ne vaut pas mieux.

      +4

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  • Eric83 // 24.10.2016 à 09h17

    Pour ses 100 premiers jours si il est élu, 28 “promesses” de Trump lors d’un récent meeting à Gettysburg.
    Curieuse, cette absence d’information sur sa politique étrangère.
    Inquiétants, les choix concernant la fuite en avant pour le développement des énergies fossiles.

    http://www.breitbart.com/2016-presidential-race/2016/10/22/donald-trump-contract-american-voter-100-days-5338007/

      +2

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    • jo // 24.10.2016 à 15h06

      Son colistier, Pence, n’aurait pas les mêmes idées que Trump, il serait un va t-en guerre. J’ai lu quelque part qu’il y aurait actuellement une étude pour savoir ce qui dit la loi si un candidat ou un Président élu venait à mourir “subitement” !

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  • Raoul // 24.10.2016 à 10h58

    Bonne remarque, en effet. Les mots ne sont jamais neutres et, même quand on le sait et on est méfiant, on peut se faire piéger. Merci d’avoir attiré l’attention sur ce point.

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  • Al // 24.10.2016 à 11h05

    Sur le fond: Je trouve que ce texte est une manière de chercher à excuser l’inexcusable.

    Entre la peste et le choléra, on ne vote pas en disant “je préfère les pustules vertes aux pustules blanches”. Quel argument logique fonde le suivant: “ha oui, j’accepte plus du tout de mulsumans entrant dans le pays, si on calme le jeu avec la Russie!”.

    Voter pour Trump, c’est d’admettre qu’entre autre des 7 bonnes idées, le reste ne dérange pas plus que ça. I.e. Que ce n’est pas le choléra ou la peste, mais que c’est Trump vs la peste (et Hillary est un choix qui peut être vu comme inacceptable par ailleurs, pour plein de raisons). Mais on ne peut excuser le vote pour Trump à l’aune des éléments évoqués dans cet article.

      +2

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  • Fritz // 24.10.2016 à 11h21

    Depuis 2011, je ne lis plus les faux dissidents du Monde diplomatique, Ramonet, Halimi et les autres.
    Là, j’ai essayé, je suis péniblement arrivé au bout.
    Et je constate que si Ramonet dit parfois des choses justes, il prend toujours aussi soin de montrer qu’il est du bon côté : “moi je suis un gentil progressiste généreux de gauche de gauche, ne me confondez pas avec les vilains conservateurs odieux machistes de droite de droite”.

    C’est exaspérant à la fin, ces chichis de vieux gauchos, je ne suis pas près de relire du Ramonet.

      +8

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  • Yvano // 24.10.2016 à 11h48

    “une révolution électorale que nul n’avait su prévoir”
    Ignacio Ramonet devrait lire plus souvent Emmanuel Todd

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  • Chris // 24.10.2016 à 12h59

    Une réalité : Trump est le produit du désarroi des classes pauvres et moyennes “téléréalitisées” US (94 millions sur 325 en dessous du seuil de pauvreté) qui souffrent de la crise 2008 et du chômage induit par les délocalisations de la globalisation et du libre-échangisme en phase terminale.
    http://www.marianne.net/obj-washington/heritage-obama-amerique-deboussolee-100247031.html
    Un pays ne peut pas éternellement être le supermarché d’autres, sans qu’il finisse par caler, même si son CMI marche du tonnerre de dieu et que sa banque centrale imprime à l’infini de la monnaie !
    Remarque toute aussi valable pour l’Europe !!!
    Le point de fuite -la politique expansionniste pour le contrôle énergétique de l’Eurasie, via le Moyen-Orient- est en train de partir en fumée grâce au tandem sino-russe.
    Le pragmatique homme d’affaires Trump l’a compris.
    Il tente un repli stratégique avant que la chaudière n’explose. S’il est élu, lui aussi aura son OAS et ses plombiers…

      +5

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  • Opps’ // 24.10.2016 à 13h51

    Oui, à différents titres Clinton est assez détestable et Trump a pour lui une sorte de sincérité qu’on peut lui reconnaître.
    Sans qu’il soit spécialement sympathique , vraiment pas spécialement , il finit par paraît un poil plus sympa que son adversaire , à voir la caricature et le déchainement médiatique , à la fois réel mais très bien manipulé, qui s’abattent sur lui , -même si son impétuosité , sa vulgarité , sa négligence, et son manque de professionnalisme ont fourni des bâtons à son adversaire-.
    C’est effectivement un sujet d’analyse très intéressant …

    Reste qu’il n’est pas en phase avec les intérêts réels des USA et de sa population et que donc il ne peut pas être élu sauf accident improbable. On peut même penser qu’après des débuts pittoresque, il aurait vite rejoint , de façon brouillonne, un certain réalisme américain.

    Bref il ne s’est rien passé, sauf que sur le fond, le mouvement qu’il a suscité et qu’on retrouve un peu partout , en dit très long.

      +2

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    • Eric83 // 24.10.2016 à 14h14

      Il semble que le Média-Système craigne la victoire de Trump pour annoncer à tue-tête que Clinton a tellement d’avance dans les sondages que l’élection est déjà jouée. On les comprend car nombre de “journalistes” ou plutôt propagandistes risqueraient fort de se retrouver au pôle-emploi US.

      La route menant au trône avant le 8 novembre est encore très longue et chaque jour apporte son lot de Wikileaks dont les révélations fragilisent toujours un peu plus Killary.

      Outre le fait que les sondages US sont bidonnés et qu’il bien difficile de trouver des indicateurs fiables, quel est le point de rupture par rapport à ces révélations dans l’électorat pro-Clinton et surtout initialement pro-Sanders ? Comment cela se traduira-t-il ?

      Le fait que Obama, himself, en arrive à s’en prendre directement au site Infowars – un des sites anti-système – et à l’emblématique Alex Jones en dit long sur la réelle panique au sein de la DNC.

        +8

      Alerter
      • Opps’ // 24.10.2016 à 19h52

        Bien sûr qu’ils sont sur le qui-vive car il s’est passé avec Trump plusieurs phénomènes que personne ne prévoyait , mais Trump a mal estimé les limites de ses points forts et le camp adverse a très bien géré en sous main , diverses révélations qui touchent certains américains dans leur sensibilité.

        Quand on touche à la sensibilité profonde des électeurs , il faut des mois pour en redresser les effets.

        La seule dernière carte de Trump , c’est de faire déplacer ceux qui ne votent pas. N’étant pas américain j’ignore quel est la profondeur de ce réservoir et quels sont les arguments qui pourraient les mobiliser.
        Reste aussi mon argument selon lequel Trump ne pourra pas aller bien loin sur une voie contraire à l’intérêt profond des USA . Vous me direz que son côté brouillon (à moins qu’il ne s’entoure très intelligemment) pourrait avoir des effets bénéfiques …

        … mais n’oublions pas que lorsque le ‘structurateur” disparaît , s’ouvre alors un espace d’incertitude totale qui débouche parfois sur des situations parfois et souvent assez pires , surtout lorsqu’ on (on = nous) n’a plus les moyens de les maîtriser …

        …. même si parfois cela galvanise et ouvre les yeux de certains

          +0

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  • Bertrand Brisset // 24.10.2016 à 15h23

    Très intéressant mais notons juste, une nouvelle fois, que la Crimée n’a pas été annexée par Moscou, elle a simplement et démocratiquement rejoint sa Mère-Patrie pour échapper au bain de sang des fascistes ukrainiens.

      +10

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    • Feubeuh // 24.10.2016 à 21h22

      l’indépendance de la Crimée est autant légale que celle du Kosovo.

        +1

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      • Fritz // 24.10.2016 à 22h09

        Un peu plus légale, quand même. Pour deux raisons :
        – en Crimée, il y eut un référendum d’autodétermination (mars 2014), pas au Kosovo, même si je reconnais qu’un référendum organisé dans cette province serbe aurait abouti à l’indépendance.
        – contrairement à la Sainte Alliance occidentale, la Russie n’a pas bombardé l’Ukraine pendant 78 jours pour arracher l’indépendance de la Crimée.

          +5

        Alerter
  • clauzip12 // 24.10.2016 à 15h54

    Il m’est difficile de penser politique intérieure des USA
    S’agissant de la politique extérieure,je trouve dans le discours de Trump des propositions dont le monde ne peut que réjouir.
    Ce ne sont que discours autant pour les deux mais il ressort que les peuples de la planète ne peuvent qu’espérer à son élection.
    Le personnage est “incadrable”mais la série des Busch,Clinton et Regan,sous la manipulation des néocons ont tellement contribué au désastre actuel que même si l’espoir d’un changement est faible Trump peut à mon sens en être le porteur.

      +3

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  • Anthony // 24.10.2016 à 18h57

    – Le vote électronique…pour killary sans doute la clef ?
    – Que vont faire les déçus qui voulaient voter Sanders ?
    – Mais la masse des gens commence a avoir dur, très dur et les usines qui ferment…
    – Mr. Olivier Delamarche explique le surendettement de la classe moyenne qui doit louer pour se loger.
    ….jamais élection ne nous aura autant concernée. Il y va peut être de notre survie.

      +1

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  • jo // 24.10.2016 à 19h15

    A lire !
    Curieusement les Clinton portent malheur à ceux qui les approchent !

    http://actucourses.blogspot.fr/2016/10/hillary-et-bill-clinton-portent-ils-la.html

    Attendez la page avec le petit poucet ! Assez édifiant et cela donne une idée du système !!

      +2

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  • RGT // 24.10.2016 à 20h01

    Je ne suis pas citoyen des USA et donc je n’ai pas à prendre parti pour un candidat ou pour un autre, ce ne sont pas mes affaires.

    Par contre, en ces temps de démantèlement des “privilèges sociaux éhontés”, en ces temps où nos gouvernements ont accepté le “bail-in”, en ces temps où nos chères élites nous vantent les “bienfaits de la mondialisation” et ceux des “traités de libre-échange” qui permettront aux actionnaires des transnationales de faire croître leurs profits de manière insolente, en ces temps “d’interventions humanitaires” pour “sauver les peuples de leurs dictateurs sanguinaires” je trouve que ce nouveau “Staline” a quelques idées qui pourraient inspirer les grands politiciens du pays dans lequel je réside.

    Après, c’est bel et bien le problème des américains et quel que soit le résultat de cette élection ça ne me concerne pas.

    Si par contre le gagnant de cette élection pouvait un tant soit peu laisser les autres peuples de cette planète en paix, je lui en serai reconnaissant.

      +2

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    • Opps’ // 24.10.2016 à 20h11

      Comment dit-on ‘naïveté’ en américain déjà ? 😉

        +1

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  • s // 24.10.2016 à 21h57

    Remarquable impartialité des fleurons de la presse anglophone. Aucune mention ces derniers jours dans le Washington Post ou le Guardian de l’affaire des 12 millions donnés par le roi du Maroc à la Fondation Clinton en échange de la présence de Hillary Clinton, au printemps 2015, à une conférence où elle ne s’est d’ailleurs pas rendue.
    http://www.tsa-algerie.com/20161021/wikileaks-mohamed-via-paye-12-millions-de-dollars-obtenir-venue-de-hilary-clinton-a-marrakech/
    Interrogée sur le contenu du mail, elle a refusé de répondre. Les Russes, toujours les Russes…
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3863568/No-comment-Clinton-say-Wikileaks-email-revealing-12M-quid-pro-quo-Morocco-s-king-aide-said-mess-making.html#reader-comments

      +3

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  • Lebougre // 24.10.2016 à 21h59

    Trump et sa grossièreté envers les femmes est une version malheureuse d’un comportement commun aux primates : les femelles beta aiment les mâles alpha et inversement.

      +1

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  • PaleFace // 24.10.2016 à 23h26

    Et bien rares doivent être celles ou ceux qui à son niveau d’influence, de richesse et d’âge (importante pièce du triptyque) pourraient résister à l’attrait d’un petit cul.

    Je ne compte pas la mégalomanie, car, comme tout bon mâle alpha, il a les prérequis psychopathiques qui le poussent en haut de la chaîne alimentaire.

    C’est moche, mais c’est comme ça.

    En tout cas je constate que le système réagit, avec la diffusion d’un magnifique reportage ce soir sur France 3, intitulé: “Hillary, une femme à abattre.”

    C’est fou comme mon pays à envie de me faire aimer cette femme.
    Devrais-je m’en inquiéter…

      +0

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  • Nanker // 25.10.2016 à 14h34

    En complément, l’intervention passionnante d’Emmanuel Todd sur France Culture :
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/lamerique-de-trump

    Mêmes les deux chiens de garde pro-Clinton se sont vite trouvé à court d’arguments…

      +3

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    • christophe LO // 25.10.2016 à 18h23

      Pour conclure mon commentaire trop long, je citerai le dilemme des USA par Philippe Grasset (dedefensa, 2009) se référant lui-même au film “Nixon” d’Oliver Stone.

      «un cercle d’étudiants incrédules se formant autour du président, le pressant, l’interpellant, et soudain une jeune fille de 19 ans lui demandant pourquoi il ne fait pas tout de suite la paix au Vietnam, lui qui est président, qui a tous les pouvoirs et qui affirme vouloir faire la paix; Nixon répondant par des généralités qui laissent pourtant entendre une expression de sincérité, disant qu’il essaie, que c’est difficile, parlant d’une voix presque oppressée… La jeune fille s’exclame soudain : «Mais on dirait que vous parlez d’une bête que vous n’arrivez pas à dompter!» Nixon repart, s’installe dans la voiture officielle, reste songeur puis, soudain, à l’intention d’Haldeman : «Bob, c’est incroyable, cette gamine de 19 ans, bon Dieu, elle a tout compris!»

        +0

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  • christophe LO // 25.10.2016 à 18h04

    Merci @Nanlker pour le lien.

    Pour revenir à l’auteur Ignacio Ramonet, ancien du Diplo éjecté en 2008, je suis surpris sans l’être de lire un tel article lui. Il est honnête et je crois qu’il a très peur d'”Hillary Queen of Chaos” (Diana Johnstone).

    Pour lier Ramonet et Johnston je résume le propos d’Emmanuel Todd dans l’émission de France culture :
    – L’Amérique de Trump est une Amérique libéral protectionniste qui voit se dégrader ses conditions de vie et qui aspire a moins de rôle dans les rapports internationaux ainsi qu’à un recentrage national et démocratique que l’Establisment mondialisé qualifie de “populisme”, mais qui est bien une révolte populaire démocratique.
    – L’Amérique d’Hillary est l’Amérique du néolibéralisme et de la globalisation, donc de l’impérialisme

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/lamerique-de-trump
    Le passage est à 19mn56.

      +2

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