Source : Making Of, AFP, Karam Al-Masri, Rana Moussaoui, 26-09_2016

En cinq ans, il a connu malheur après malheur: la prison du régime puis celle de l’EI, la mort de ses parents dans un raid, le siège de son Alep natal, la faim et l’enfer des bombardements. Malgré ce terrible parcours, notre correspondant Karam Al-Masri, photographe et vidéaste dans la partie rebelle de la deuxième ville de Syrie nous raconte au jour le jour, avec un courage qui ne vacille pas, l’histoire de cette métropole dévorée par une guerre sans merci.

Voici son témoignage, suivi de l’histoire de sa collaboration avec l’AFP racontée par la journaliste Rana Moussaoui.

Alep, juillet 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Alep, juillet 2016 (AFP / Karam Al-masri)

ALEP (Syrie) – Quand la révolte a éclaté en 2011, j’avais presque 20 ans. A peine deux ou trois mois plus tard j’ai été arrêté par le régime, par le service des renseignements politiques. Je suis resté un mois entier en prison, dont une semaine en isolement total dans une cellule d’un mètre carré. C’était pénible, mais je suis sorti à la faveur de la première amnistie en 2011. Au début de la révolte, il y avait des manifestations pacifiques. Aucun bombardement. Il n’y avait que la peur de la détention ou des snipers dans la rue”.

L’année suivante en juillet 2012, Alep a été divisée en deux, le secteur est aux mains des rebelles et le secteur ouest aux mains du régime. En novembre 2013, à 22 ans, j’ai été kidnappé par Daech (acronyme arabe pour le groupe jihadiste Etat Islamique). Je me trouvais dans une ambulance avec mes amis, un ambulancier et un photographe. Nous avons été conduits tous les trois dans un endroit inconnu. C’était pire que dans les prisons du régime. C’était très, très dur.

Manifestation contre le régime syrien dans le quartier rebelle de Bustan al-Qasr à Alep, en mai 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Manifestation contre le régime syrien dans le quartier rebelle de Bustan al-Qasr à Alep, en mai 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Le photographe et moi sommes sortis six mois plus tard après une « amnistie » mais notre troisième compagnon, le secouriste, a eu moins de chance. Il a été décapité après cinquante-cinq jours de détention, ils ont filmé la vidéo et nous l’ont montrée : « Regardez votre ami, c’est ce qui va vous arriver bientôt ». Ils nous ont vraiment terrorisés. J’étais très angoissé durant toute ma détention. Je pensais : « demain ça sera mon tour, après demain ça sera mon tour ».

Je me souviens encore de chaque détail. Les 165 jours dans la prison de Daech sont gravés dans ma mémoire. Durant les quarante-cinq premiers jours, ils nous donnaient un repas tous les trois jours. Le repas consistait en une demi-portion de pain arabe, trois olives ou un œuf. Je ne me souviens pas avoir vu un shabbih (homme de main du régime). Ceux qui étaient avec moi étaient des rebelles, militants, journalistes.

Un Syrien libéré après un séjour dans les prisons du régime montre des marques de tortures sur son dos, en août 2012 à Alep (AFP / James Lawler Duggan)

Un Syrien libéré après un séjour dans les prisons du régime montre des marques de tortures sur son dos, en août 2012 à Alep (AFP / James Lawler Duggan)

‘ai été torturé dans les deux geôles. Le plus dur, c’était du côté du régime, car ils voulaient m’arracher des « aveux ». Chez Daech, l’accusation était toute trouvée : j’avais une caméra donc j’étais un « infidèle » pour eux, ils n’avaient pas besoin de m’interroger.

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‘ai perdu ma famille début 2014, quand j’étais encore prisonnier de Daech. Un baril d’explosifs a été largué sur notre immeuble, qui s’est totalement effondré. Tous les habitants ont péri, dont mes parents. Je ne l’ai su que lorsque je suis sorti de prison. Mes copains ont tenté de me dissuader d’aller chez moi puis m’ont raconté ce qui s’est passé. Je suis resté un mois, complètement désespéré. Non seulement je n’ai rien su du sort de mes parents quand j’étais en prison mais, quand je suis sorti, ils n’étaient plus là. Ils ont attendu de mes nouvelles et, à la fin, ils n’ont pas pu se réjouir de ma libération.

Quand le siège a commencé en 2016, j’avais 25 ans. Pour moi le siège était bien moins douloureux que la prison et la perte de mes parents.

 

 

Après une attaque au barils d'explosifs contre un quartier rebelle d'Alep, le 17 septembre 2015 (AFP / Karam Al-Masri)

Après une attaque au barils d’explosifs contre un quartier rebelle d’Alep, le 17 septembre 2015 (AFP / Karam Al-Masri)

Avant la révolte, ma vie était très simple. J’étais étudiant en droit à l’Université d’Alep. Je suis fils unique. J’ai tout perdu, ma famille, mon université. Ce qui me manque le plus, c’est ma famille, mon père, ma mère. Surtout elle. Je me souviens d’elle chaque jour, je la vois dans mes rêves. Encore maintenant, je souffre de l’avoir perdue. Je vis tout seul, je n’ai personne. J’ai perdu la plupart de mes amis, morts ou en exil.

Mon existence depuis le début des bombardements d’Alep se résume à essayer de rester en vie. C’est comme si j’étais dans une jungle dans laquelle je tente de survivre jusqu’au lendemain. Fuir les bombardements, les barils. Quand les avions approchent, j’essaie de me réfugier dans un autre immeuble, quand il y a des tirs d’artillerie, je descends vers les étages inférieurs. C’est une fuite constante.

Un enfant est évacué après une attaque aux barils d'explosifs contre un quartier rebelle d'Alep, le 30 mai 2015 (AFP / Karam Al-masri)

Un enfant est évacué après une attaque aux barils d’explosifs contre un quartier rebelle d’Alep, le 30 mai 2015 (AFP / Karam Al-masri)

Avant le siège, pour me nourrir, je comptais sur les fast-foods, mais maintenant tout a été fermé. Je ne sais pas cuisiner, il y a des jours où je mange un repas et d’autres, rien du tout. Je fais le tour d’Alep-Est, quartier par quartier et je ne trouve qu’une boîte de conserve. Avant le siège, je passais la journée dehors à chercher des sujets à filmer. Mais avec le siège, j’ai très faim, cela m’a affaibli, et je reste plus de temps chez moi.

L’idée de devenir caméraman a germé dans mon esprit en 2012. Lors des manifs, je filmais avec mon téléphone portable, je téléchargeais sur internet avec pour objectif de montrer qu’il y avait vraiment une révolte, que ce n’était pas, comme le prétendait le régime, juste une dizaine de personnes et des « terroristes ». Non, il y avait des gens qui ne voulaient plus de ce régime, ils voulaient la liberté, la démocratie, la justice. En 2013, j’ai commencé à travailler comme reporter vidéo indépendant avec l’AFP et, progressivement, mon niveau s’est amélioré. Je regardais les reportages sur les chaînes étrangères, la manière dont c’était filmé, leurs angles et j’essayais de les imiter.

Après un raid aérien contre un quartier rebelle d'Alep, le 20 mai 2015 (AFP / Karam Al-masri)

Après un raid aérien contre un quartier rebelle d’Alep, le 20 mai 2015 (AFP / Karam Al-masri)

Je n’ai jamais pensé devenir un reporter, mais avec le temps, j’ai aimé ce métier. J’ai un profond respect pour le journalisme, et je suis honnête en l’exerçant. Même si je suis un sympathisant de l’opposition et que je vis dans une zone de l’opposition, même si j’ai participé aux manifs contre le régime, j’évite en filmant d’être subjectif et de prendre le parti de l’opposition. Si celle-ci commet une erreur, je le rapporte.

Cette profession, je pense qu’elle est sacrée. Je suis très prudent, s’il y a un doute ou un truc pas réaliste, je ne filme pas.

Traiter avec vous, journalistes vivant à l’étranger et hors de la zone assiégée, c’est comme ma fenêtre pour faire parvenir le message au monde extérieur.

Des habitants d'Alep en état de choc après un raid aérien, le 23 avril 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Des habitants d’Alep en état de choc après un raid aérien, le 23 avril 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Les massacres et les bombardements, c’est devenu habituel, tout comme les images des enfants sous les décombres, des blessés, les corps déchiquetés. Je suis blasé, ce n’est plus comme avant. Fin 2012, lors du premier massacre, quand j’ai vu un homme à la jambe arrachée, je me suis senti mal et me suis évanoui à la vue du sang, car c’était la première fois. Maintenant c’est une scène habituelle pour moi.

Mais le plus dur, c’est de revoir la maison familiale. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu la force d’y aller. Depuis 2014, c’est la seule zone à Alep que je préfère éviter, je ne pourrais pas le supporter. Cela raviverait mes souvenirs. On m’a dit que l’immeuble s’est effondré…

Karam Al-Masri

« Karam ya Karam, ça va ? Quoi de neuf ? »

Par Rana MOUSSAOUI

Une barricade constituée d'épaves d'autobus protège les passants contre les snipers du régime, en mars 2015 dans un quartier rebelle d'Alep (AFP / Karam Al-Masri)

Une barricade constituée d’épaves d’autobus protège les passants contre les snipers du régime, en mars 2015 dans un quartier rebelle d’Alep (AFP / Karam Al-Masri)

BEYROUTH – A entendre quotidiennement la voix de Karam, personne ne peut vraiment croire que ce jeune homme,toujours d’humeur égale, a vécu autant d’horreurs en cinq ans. Sa voix est posée, il ne panique jamais, même lorsque son immeuble est cerné par le feu des bombardements. La guerre lui a tout pris, sauf sa passion d’informer… et son sens de l’humour.

Il a commencé en 2013 à prendre des photos pour l’AFP, puis le service vidéo s’est intéressé à lui. « Nous devions trouver un nouveau pigiste à Alep », se souvient Quentin Leboucher, le coordinateur de l’AFP TV pour la région. « Karam avait contribué au service photo et nous a contactés. Il nous a proposé un premier sujet, sur les bains d’Alep. J’ai tout de suite été frappé par la précision de son travail. Lorsque nous recrutons des pigistes, nous leur envoyons un manuel pour leur expliquer le format de l’AFP TV. Karam avait suivi toutes les indications à la lettre. Ses images ne nécessitaient même pas d’être éditées ».

« Nous avons donc poussé le vice », poursuit Quentin : « Karam nous a proposé un sujet sur un vieil homme, qui avait choisi de rester à Alep malgré la guerre, pour prendre soin de ses voitures de collection. Tout y était. Il nous a donné tout ce dont nous avions besoin pour raconter son histoire. Les images étaient poignantes. Je garde en mémoire une séquence de ce vieil homme qui écoute un disque sur un gramophone:

Nous avons tout de suite pris conscience de la qualité de son travail et de son potentiel. Il est devenu notre premier contributeur à Alep ».

Deux autres photographes travaillant pour l’AFP, Thaer Mohammed et Ameer Al-Halbi, se trouvent dans la même situation que Karam.

Depuis 2012, le bureau de Beyrouth assure la couverture du conflit en Syrie. Et depuis février 2016, il « vit » au quotidien avec Karam. Il a commencé par nous fournir de brèves informations. Puis, impressionnés par sa rapidité, sa rigueur et sa précision, nous lui avons demandé des reportages.

Alep, décembre 2015 (AFP / Karam Al-masri)

Alep, décembre 2015 (AFP / Karam Al-masri)

Une trêve en février lui a donné l’occasion de faire des sujets sur les Alépins déboussolés au premier jour du cessez-le-feu après des années de bombardements : les médecins et les secouristes goûtant à la quiétude, les rebelles qui profitent eux aussi de la cessation des hostilités pour jouer aux jeux vidéo et faire leurs achats, ou encore les chauffeurs de taxi qui espèrent relancer leurs affaires.

Mais son Alep est aussi une ville qui « meurt de soif » après la destruction des stations de pompage et une cité « aux vitres brisées » en raison des bombardements. Ce sujet fut l’occasion d’un reportage signé à la fois de lui et d’un journaliste vivant de l’autre bord de la ville divisée:

Avec le siège imposé en juillet, ses sujets ont porté sur les affres des pénuries qui contraignent les gens à ne se nourrir que de pourpier et d’aubergines, sans pain, ou encore sur la quête de carburants alternatifs. A l’occasion d’une nouvelle trêve également avortée, il décrivait dans un reportage les enfants au ventre vide qui s’amusaient sur des balançoires de fortune.

Un Syrien fabrique du carburant de fortune à l'aide de plastic usagé, le 10 septembre 2016 à Alep. Quelques jours plus tard, cet homme sera tué par une explosion accidentelle au cours du processus de raffinage (AFP / Karam Al-masri)

Un Syrien fabrique du carburant de fortune à l’aide de plastic usagé, le 10 septembre 2016 à Alep. Quelques jours plus tard, cet homme sera tué par une explosion accidentelle au cours du processus de raffinage (AFP / Karam Al-masri)

Avec Karam, le mode de communication de prédilection est WhatsApp, car rapide et efficace. Comme avec les autres correspondants de l’AFP à travers la Syrie, nous avons créé un groupe WhatsApp, intitulé « Aleppo with Karam » dans lequel les conversations s’étendent à longueur de journée. Celle-ci commence invariablement vers 08H00 par « Karam ya Karam, ça va ? Quoi de neuf ? ». Outre les infos, les journalistes du bureau lui demandent inlassablement : « comment vas-tu ? », « rassure-nous», ou encore : « t’es où ? ».

Karam adore utiliser les emojis pour s’exprimer. Depuis le siège et l’enfer des bombardements, ce sont surtout les figures tristes qui dominent. Chaque fois qu’un obus s’abat sur son quartier, il nous informe, en ajoutant un emoji blême de peur ou qui transpire. « Les barils d’explosifs pleuvent », dit-il, ou encore : « un obus vient de s’abattre près de chez moi ».

Lorsque le siège a été brièvement brisé par les rebelles début août 2016, il se félicitait un jour en écrivant « j’ai mangé une pizza » accompagné d’un émoji tirant la langue. Mais sitôt le siège revenu, il répondait invariablement qu’il était en train de chercher « quelque chose à manger ». « Vous avez du nouveau sur l’aide ? Il est où ce convoi ? », nous demandait-il, en espérant à travers nous une information de l’ONU. A notre collègue anglophone Maya qui lui demandait s’il avait bien pris son café ce matin, il répondit un jour : « pas de café depuis un mois». De quoi nous culpabiliser avec nos grands mugs d’Americano ou de café au lait sirotés au fil des heures.

Des habitants d'Alep font la queue pour acheter du pain, en juillet 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Des habitants d’Alep font la queue pour acheter du pain, en juillet 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Sur son profil WhatsApp, cette phrase laconique : « L’odeur de la faim fait peur ».

Karam confiait récemment à notre collègue arabophone Rouba que son plat préféré était les frites, mais qu’il a «oublié à quoi ressemblait une pomme de terre ». Il rêve de pouvoir manger de nouveau des kiwis et des cerises.

« Je pèse désormais 58 kilos. Je faisais 67 avant le siège il y a deux mois », lâchait-il, avant de plaisanter : « je me suis habitué à manger du persil, je l’aime bien maintenant. Mon chat Nanouche est comme moi, à la diète, et a perdu du poids ».

Le quartier de Bab al-Hadid à Alep, en mai 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Le quartier de Bab al-Hadid à Alep, en mai 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Quant aux carburants, il affirma un jour que les deux bonbonnes de gaz dont il dispose représentent « une fortune ». Et de s’esclaffer: « J’espère recevoir beaucoup d’offres pour les vendre ».

«Ça me fend le cœur quand on lui demande de couvrir quelque chose et qu’il nous dit qu’il a faim. C’est le plus dur », s’émeut Layal, autre journaliste arabophone.

Depuis l’échec, le 19 septembre, de la dernière trêve initiée par Moscou et Washington, le ciel d’Alep s’est littéralement embrasé des bombardements incessants des avions du régime et des Russes et, pour la première fois, nous sentons que Karam est plus sombre que d’ordinaire.

Des blessés dans un hôpital de fortune à Alep après un raid aérien, le 24 septembre 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Des blessés dans un hôpital de fortune à Alep après un raid aérien, le 24 septembre 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Mercredi 21 septembre

« Le ciel est illuminé comme s’il y avait des feux d’artifice, tellement les bombardements sont violents », nous écrit-il.

« Je suis caché dans le couloir »

« Je me cache dans l’une des chambres »

Un sauveteur dans Alep après un raid aérien du régime, le 23 septembre 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Un sauveteur dans Alep après un raid aérien du régime, le 23 septembre 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Jeudi 22 septembre

« On est entouré par la mort »

« Il n’y a pas d’échappatoire »

« Où se cacher ? »

« Alep brûle, je n’ai plus ni porte, ni fenêtre, les immeubles brûlent tout autour de moi. »

Il nous envoie des images des incendies filmées avec son téléphone portable. L’habituel émoji est en larmes.

Mais l’humour de Karam finit par refaire surface, quelques heures plus tard. A Maya qui lui demande : « Que comptes-tu faire aujourd’hui ? », il répond, avec un smiley : «Réparer mes portes et mes fenêtres ».

Alep, 18 septembre 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Alep, 18 septembre 2016 (AFP / Karam Al-masri)

Vendredi 23 septembre

« Je n’ai pas fermé l’œil. L’odeur de la poudre est envahissante, je ne peux pas respirer »

« Où vais-je aller ? Nulle part. On attend la mort, à tour de rôle »

« C’est la première fois que je vois de telles destructions. Ce qui se passe maintenant est l’équivalent de tous les bombardements des trois dernières années », me dit-il au téléphone.

Primé à deux reprises pour ses photos pour l’AFP, Karam fait preuve de modestie et surtout de délicatesse. Il s’excuse à chaque fois auprès de nous s’il n’y a pas internet ou de batterie en raison des pannes récurrentes d’électricité.

Notre collègue anglophone Sara me confie qu’elle se sent impuissante quand elle demande de ses nouvelles, tellement l’horreur est évidente. « Tout ce qu’on lui dit semble déplacé », dit-elle.

La semaine dernière, il découvre avec joie un reportage fait par un de nos journalistes dans la partie gouvernementale d’Alep, sur le singe Saïd, connu de toute la ville et coqueluche d’un zoo improvisé depuis 25 ans.

« Je me souviens de ce singe quand j’avais cinq ans. On a le même âge », plaisante-t-il. Avant se raviser : « Mais lui a vieilli. Moi je suis encore jeune ».

Saïd, le babouin le plus célèbre d'Alep (AFP / Youssef Karwashan)

Saïd, le babouin le plus célèbre d’Alep (AFP / Youssef Karwashan)

(Cet article a été écrit avec les contributions des journalistes de l’AFP à Beyrouth et du siège régional de l’agence pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, à Nicosie).

Source : Making Of, AFP, Karam Al-Masri, Rana Moussaoui, 26-09_2016

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64 réponses à Couvrir Alep, la peur au ventre et le ventre vide, par Karam Al-Masri, Rana Moussaoui

Commentaires recommandés

Duracuir Le 24 octobre 2016 à 11h23

Les médias, surtout les médias Français et en particulier l’AFP se sont tellement décrédibilisés avec ses infos caviardées, manipulées ou carrément faussaires qu’on en vient à douter de tout. De la véracité des dires de ces deux “journalistes” voire de la réalité de leur existence même. On nous a présenté les ONG de Soros comme des mouvement spontanés apolitiques. On nous a présenté les casques blanc comme de gentils GO de l’humanitaire. On nous a présenté comme sérieux et représentatif un OSDH finalement composé d’un ou deux mecs agissant et parlant… de Londres sans aucun mandat de personne et payé par on ne sait qui. On nous a récemment fait pleurer sur le sort d’une prétendue fillette de 7 ans d’Alep est, suppliant “ne nous tuez pas” , parlant un Anglais parfait et ayant une parfaite connexion haut débit. D’ailleurs plus personne n’en parle.
Pourquoi voulez vous qu’on croit à la réalité de ces deux personnes?

  1. kèsse Le 24 octobre 2016 à 01h37
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    L’horreur de la guerre touche tous les fronts, et les bombardements d’Alep est sont d’une violence égale à la volonté du régime de mettre un terme à cette situation de guerre civile.
    Pour autant, un témoignage romanesque d’un destin presque brisé, nous est présenté … Sans doute, n’y a-t-il pas eu d’efforts à faire pour que la réalité devienne esthetisme morbide … l’horreur réelle de la guerre …
    Que doit-on en penser? Qu’il ya des gens de qualités et sympathiques qui subissent le siège d’Alep? Qu’il faut avoir la capacité de les comprendre?
    Sans doute, toute décision et responsabilité doit être pris de manières éclairée.
    Le siége d’Alep a la capacité de mettre les états-unis, l’Europe, le quatar, l’arabie saoudite sur la touche. Une grande nouvelle pour le peuple syriens.


    • martin Le 24 octobre 2016 à 08h53
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      Ce témoignage rappelle que la guerre en Syrie n’est pas une épopée, mais une tragédie. La majorité des combattants d’Alep Est sont des gens d’Al Nosra, la chose est bien connue, mais il y a aussi des opposants à Bachar, armés ou non. On pouvait espérer que beaucoup de gens fuiraient Alep Est par les 9 corridors durant la dernière trève, mais personne n’est parti. Certes, les djihadistes ont empêché les sorties, il tiennent à leur boucliers humains, mais de l’autre côté, il y a le régime de Assad qui est sans pitié pour les opposants. Ce fait a joué lui aussi. C’est une tragédie. Les russes vont continuer à frapper les infrastructure d’Al Nosra, mais ils ne connaissent pas les positions de l’opposition, peu nombreuse mais réelles. Un an déjà qu’ils demandent l’information aux américains qui semblent incapables de leur donner, ou qui ne le veulent pas.

      DM


      • aleksandar Le 25 octobre 2016 à 00h36
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        Le gouvernement syrien a promulgué un décret d’amnistie pour les combattants qui acceptent de déposer les armes, Cela a fonctionné a Daraya,Zabadani,Al-Waer et dans bien d’autres endroits.Alors rangez vos commentaires ” Liberation-Le Monde-Nouvel Obs ” sur le régime syrien sans pitié je vous prie


        • martin Le 26 octobre 2016 à 13h47
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          Je ne lis jamais les journaux que vous citez ( sauf pour recenser leurs mensonges), et je reconnais l’existence de la loi d’amnistie. Je sais aussi qu’une brigade de 8000 opposants à Assad combattent du côté de l’armée syrienne. Il n’empêche que des personnes qui connaissent bien la Syrie (cf. par exemple Adeline Chenon) reconnaissent l’existence possibles de groupes laics combattant contre Assad. Et leur motivation, si c’est le cas, ne peut être que celle-ci: leur vie est menacée. C’est une question de bon sens. A mon tour de vous inviter à ranger vos remarques simplistes (Assad gentil/opposants méchants) qui sont dignes au mieux d’un Thierry Meyssian, qui nous explique que Assad est la réincarnation de Saint François d’Assise, et dont le discours ne vaut guère mieux que celui de Libération.

          DM


      • chb Le 25 octobre 2016 à 23h19
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        Il y a aussi des conseillers “occidentaux” à Alep est, sans doute. Leur sort n’est pas aussi susceptible de nous émouvoir que celui d’enfants sauvés in extremis par les Casques Blancs, aussi n’en parle-t-on pas autant. On ne parle pas trop non plus des victimes à Alep Ouest, pourtant visés ostensiblement et depuis 5 ans par les EI, al Nosra etc.
        L’épisode Omrane et qques autres nous ont enseigné que les terroristes modérés sont capables de nous bourrer le mou, en particulier à des moments cruciaux pour la propagande pseudo humanitaire de l’OTAN. Mossoul verra mourir des civils, mais sans aucun doute ceux-ci seront plus des “dommages collatéraux” que des crimes de guerre.
        Total, c’est utile de connaître un peu chaque côté, mais (comme pour le beau reportage “au nom du père du fils et du jihad”), sans cacher les enjeux plus larges.


  2. PatrickLuder Le 24 octobre 2016 à 02h55
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    Il n’y a pas de bons d’un côté et de méchants dans l’autre … il y a des deux côtés, ceux qui détruisent et ceux qui subissent. La lutte commune devrait être une lutte contre tout forme d’attaque, de quel côté qu’elle soit. Rétablir un pouvoir “officiel” ne suffit pas, il faut aussi que ce pouvoir officiel obtienne l’aval de tous, par le respect des minorités, par l’établissement d’une justice équitable.


    • alfred Le 24 octobre 2016 à 21h22
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      Un pouvoir officiel qui recoive l aval de tous et une justice equitable?

      Comme en France?


  3. Pegaz Le 24 octobre 2016 à 03h30
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    Aucun doute sur les souffrances d’innocents à Alep-Est mais les résultats de cette trêve posent questions. Peut-être pourrait-il avoir des réponses sur l’échec de cette trêve de 3 jours. Les rebelles ont annoncés leur refus de quitter la ville, s’agit-il de la voix des modérés, des djihadistes ou d’un consensus ? Qu’en est-il exactement de cette cohabitation entre modéré, Al-Nosra et l’Armée de la Conquête ? Qu’en est-il de la population qui elle même n’a pas utilisé les couloirs, est-elle libre de son choix, acquise à la cause de cette trouble coalition rebelle ou une partie d’entre elle tenue en otage ? Pourquoi en 3 fois 11h l’aide humanitaire urgente n’a pu être délivrée ? A ce point, ce statu quo est inquiétant. Le seul Al-Nosra prend en otage le « la solution est diplomatique et pas militaire » Est-ce que la coalition soutenant les modérés à entrepris une négociation avec elle ?


    • Chris Le 24 octobre 2016 à 11h26
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      En ce moment à Alep-est, 2200 rebelles ont pris en otage un peu moins de 40 000 civils. Ils vivent sur le pays, ont détourné l’aide humanitaire et ont dernièrement fermé les couloirs humanitaires qui permettaient à ces civils de rejoindre la (relative) sécurité, à Alep-ouest.
      Ce que je comprends de ce témoignage :
      Karim a choisi de rester à Alep-Est, là sont ses racines : des parents morts sous les décombres d’un immeuble. Un vide immense dans un univers désarticulé. Cette proximité signe sa fidélité affective. Il s’y accroche, c’est sa colonne vertébrale. Qui plus est, AFP l’emploie et lui donne un but, une utilité : il témoigne
      Karim est l’une des millions de victimes de guerre que se livrent les puissants depuis la nuit des temps.
      L’être humain est l’espèce animale la plus malfaisante que je connaisse sur la planète. Qu’elle dispose maintenant des moyens techniques pour s’autodétruire est plutôt réjouissant.
      Pourtant la Terre était si belle…


    • aleksandar Le 25 octobre 2016 à 00h46
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      Les modérés ? Quels modérés ?
      Pouvez vous me citer le nom de ces groupes de rebelles ” modérés” ?
      Les couloirs mis a la disposition des civils ont été bombardé par les jihadistes.
      A d’autres endroits les gens qui voulaient partir ont été pris pour cible par les snipers jihadistes.
      L’aide humanitaire n’a pas été délivrée parce que le convoi a été la cible de tirs jihadistes.
      Ces mêmes jihadistes ont refusé l’offre de quitter la ville escorté par le représentant de l’Onu pour rejoindre la zone rebelle d’idleb.
      La réponse a vos questions est très simple : Al Nusra-qaida a pris les 80 000 habitants d’Alep est en otage.


  4. Asian Le 24 octobre 2016 à 03h59
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    La Russie a connu la bataille la plus sanglante de la 2GM sur son sol, la bataille de Stalingrad, et plusieurs sièges qui ont emporté des milliers de vies innocentes. Je ne sais pas si la bataille d’Alep est comparée à juste titre à Stalingrad par certains spécialistes….Dans les débats télévisés en Russie certains intervenants reprochent à Poutine la trêve de février et le cessez le feu de trois jours cette semaine, selon eux, l’armée syrienne n’a jamais dû arrêter les combats. Ils reprochent à Bachar El Assad le manque de volonté de mettre un terme au siège d’Alep et lui préconisent plus de fermeté comme Staline l’a fait. Il devrait donner un ordre ferme à ses soldats :”Pas un pas en arrière” et en trois jours Alep doit être pris. Cette vision est compréhensible, peut-on imaginer Staline et Hitler négocier une trêve de trois jours à Stalingrad ou les soldats Soviétiques organiser les couloirs humanitaires à Berlin en 1945?


    • martin Le 24 octobre 2016 à 09h05
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      La différence avec Stalingrad, c’est que, mis à parts les habitants intégrés à la défense, les civils avaient été évacués à travers la Volga. A Alep, ils sont coincés.

      DM


      • alfred Le 24 octobre 2016 à 09h32
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        Les recentes treves avaient pour but de les evacuer. Il y avait meme des corridors pour les combatants direction la rzfiin rebelle d ildib. Comme cela abete fait avec succès a de multiples reprises autour de damas.
        Et devinez quoi les rebelles on tire au mortier sur les passages et sur ke croissant rouge. Il existe de multiples video et cela est reconnu memebpar des analystes pro uk/us etc type bellingcat (tres actif contre la russie en ukraine). Curieusement l afp n en parle pas (et donc aucun medua français).


      • Chris Le 24 octobre 2016 à 11h34
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        Et l’autre différence, mais de taille, il n’y avait pas Hollywood en embuscade pour faire s’indigner les chaumières occidentales repues, gavées aux Droits de l’Homme agités comme un drapeau rouge !
        La guerre reste ce qu’elle est : un jeu et un rituel ignoble de domination.


  5. Pegaz Le 24 octobre 2016 à 05h01
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    En prenant la carte d’Alep fournie par la Russie ou même celle de Wikipédia, il est vrai qu’Alep-Est est assiégée, mais la situation d’Alep-Ouest n’est pas des plus sécure pour autant. Tout son flanc ouest est une zone rebelle. Autant au nord qu’au sud des point de moins de 5km sépare les 2 zones rebelles. Face à cette situation, ce refus de négocier des rebelles et l’attitude de la coalition ne laisse d’autres solutions au gouvernement que l’affrontement.
    Un entretien du président Assad pour la télévision suisse allemande SRF1 du 19 octobre à Damas rend compte de ses positions.
    http://arretsurinfo.ch/video-assad-a-une-television-suisse-je-nattaque-pas-le-peuple-je-le-defends/


  6. Ovuef2r Le 24 octobre 2016 à 07h33
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    Ça aurait été un bon reportage de sa part d’aller emprunter un des couloirs de sortie, il me semble….


    • jubaka Le 24 octobre 2016 à 10h28
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      Si personne ne les a emprunté ce n’est sûrement pas pour rien …


  7. alfred Le 24 octobre 2016 à 09h42
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    On voit sur plusieurs photos des casques blancs. D autres on fait sur les casques blancs le travail de mise en lumiere qu ob avait fait sur l extreme droite ukrainienne. On voit des centaines de photos de gentils casques blancs combatants un jour sauveteurs le lendemain. Par ailleurs wikipedia en a rajoute une couche en montrant qu ils etaient une creature des services us/uk et essentiellement une operation de psy op a quelques Dizaines de millions.
    C est bien de s en souvenir. (Et que se passe t il? …. (ici))


  8. Duracuir Le 24 octobre 2016 à 11h23
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    Les médias, surtout les médias Français et en particulier l’AFP se sont tellement décrédibilisés avec ses infos caviardées, manipulées ou carrément faussaires qu’on en vient à douter de tout. De la véracité des dires de ces deux “journalistes” voire de la réalité de leur existence même. On nous a présenté les ONG de Soros comme des mouvement spontanés apolitiques. On nous a présenté les casques blanc comme de gentils GO de l’humanitaire. On nous a présenté comme sérieux et représentatif un OSDH finalement composé d’un ou deux mecs agissant et parlant… de Londres sans aucun mandat de personne et payé par on ne sait qui. On nous a récemment fait pleurer sur le sort d’une prétendue fillette de 7 ans d’Alep est, suppliant “ne nous tuez pas” , parlant un Anglais parfait et ayant une parfaite connexion haut débit. D’ailleurs plus personne n’en parle.
    Pourquoi voulez vous qu’on croit à la réalité de ces deux personnes?


    • Chris Le 24 octobre 2016 à 11h59
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      La photo du gars torturé dans les geôles du “régime” m’a fait tiquer. Du trucage pour qui a déjà vu des blessures de tortures. Plutôt grossier d’ailleurs…
      Quant au rôle des Casques Blancs, le témoignage de la journaliste anglaise Vanessa Beeley parle carrément d’imposture : https://www.youtube.com/watch?v=I8mA0h7dCKI
      L’OSDH, officine des Frères Musulmans, est financée par de généreux donateurs dont le Gouvernement britannique, qui on le sait, est, avec les Gvts US et français, partie prenante de la mise à feu et à sang du Moyen-Orient pour le “remodeler” selon les vues géopolitiques de la nation exceptionnelle et messianique américaine.
      Nos MSM nous proposent des tonnes de ce calibre.


      • Chris Le 24 octobre 2016 à 12h32
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        Les Casques blancs se disent être une «ONG neutre, impartiale et humanitaire». Est-ce vraiment le cas ?
        Vanessa Beeley (V. B.) : Cette déclaration n’est aucunement légitime. Prenons l’affirmation que c’est «neutre». Ils proclament qu’ils ne reçoivent pas de financement de gouvernements ayant un intérêt direct dans le conflit syrien. En réalité, ils reçoivent des millions, selon une estimation prudente, 100 millions de dollars des Etats-Unis, 23 millions via l’USAID ; de la Grande Bretagne 65 millions environ – au début c’était 19,7 millions de livres sterling, et Boris Johnson a annoncé encore 32 millions. La France fournit les équipements. [On trouve aussi] le Danemark, les Pays-Bas et même le Japon, par l’intermédiaire de l’agence internationale au Japon.
        ils sont entièrement incorporés dans les régions contrôlées par les terroristes, soit principalement par Al-Nosra, Daesh, ou tout autre brigade associée aux terroristes dirigés par le Front Al-Nosra.


      • Shuppy Le 24 octobre 2016 à 12h43
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        N’étant pas comme vous un spécialiste de la torture je ne m’avancerai pas à dire s’il y a trucage ou non, mais, étant donné le nombres de personnes passées par les geôles des présidents Assad père et fils qui affirment y avoir été torturée, la probabilité que cette photo soit vrai est quand même élevé.


      • Lysbeth Levy Le 24 octobre 2016 à 14h10
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        Oui moi aussi j’ai un gros doute, car les fameux Whites Helmet sont bien mis en scène et l’idée que Bachar Al Assad torture, antienne occidentale ! Il suffit d’aller sur le site pro-Basma Kodmani et cies pour comprendre qu’il y a une part de propagande anti-syrienne :
        https://souriahouria.com/couvrir-alep-la-peur-au-ventre-et-le-ventre-vide-par-karam-al-masri-et-rana-moussaoui/ d’autre part sur son site facebook et tweter il se vante de pouvoir gagner un concours de photos : https://daysjapan.net/e/award2016/special09.html!!
        C’est un photographe de l’AFP bien “embedded” avec la couverture “engagée” contre la Russie ou l’armée syrienne :
        http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/monde/201610/11/01-5029244-alep-replonge-dans-lenfer-des-raids-aeriens-russes.php Rana Moussaoui de l’AFP a couvert la campagne du petit Omran : http://www.lapresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/guerre-civile-en-syrie/201608/18/01-5011641-omrane-daqneesh-le-visage-de-lhorreur-en-syrie.php
        Mais c’est bien que nous voyons ceci car il faut tout comprendre même ce qui relève du journalisme “engagé” dans une cause très “personnelle” si elle sert les bailleurs de fonds de ce quasi génocide…


      • Lysbeth Levy Le 24 octobre 2016 à 15h20
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        En cherchant sur l’origine de la photo elle vient de “l’exposition” partout en Europe, Usa, pour démontrer que Assad est bien le “nouvel Hitler” que nos élus/élites ont dénoncés par la bouche de Fabius et avec l’aide de “César” un photographe ayant pris des milliers de photos dans les prisons “bachariennes” : http://www.abc.net.au/news/2016-08-19/syria-almost-18000-dead-in-government-prisons-amnesty-says/7765178 Amnesty International est bien sur de la partie.
        Histoire connexe: les Syriens étant «exterminés» en prison sur une échelle de masse, selon l’ONU” Bien sur hein ? Garance le Cayns a été adoubé par l’UE : https://www.democracyendowment.eu/news/operation-cesar-what-accountability-for-international-crimes-in-syria/ Officine “sorosienne/européenne” bien sur .l’UE ayant déjà prévu la “transition démocratique de pendant/l’après Assad” :http://www.securityintransition.org/wp-content/uploads/2016/02/WP05_Syria_FinalEditedVersion.pdf
        Que dire ? .


      • Duracuir Le 24 octobre 2016 à 22h08
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        Attention à ne pas tomber dans l’erreur inverse qui consiste à faire d’Assad et de Poutine de parfaits petits sains.
        Il est très clair que le régime d’Assad a toujours été sanguinaire et a pratiqué la torture d’une manière systématique. Comme toutes les dictatures. Je veux bien être sceptique et critique des délires propagandistes néocon mais je ne vais pas m’abaisser à faire l”éloge démocratique d’un tyran syrien. D’ailleurs régime si expert que la Syrie fut un des pays où la CIA faisait sous-traiter sa torture. Et oui, Assad a torturé pour l’Oncle Sam. Et en grand.
        Quant à Poutine, il suit ses propres intérêts stratégiques sans aucun état d’âme. Ni plus ni moins que nous même. D’ailleurs, même si je n’aime pas Plantu son dessin était excellent où l’on voyait un Obama furieux regardant les avions Russes bombarder Alep en disant ” c’est inadmissible, il ose faire exactement comme nous”.
        Il n’y a pas de “méchants” Russes comme nous l’enfoncent le choeur des vierges néoconnes. Mais il n’y a pas non plus de gentils Russes et de gentil Assad.
        Personnellement, j’ai choisi: l’éradication des égorgeurs d’Al Nosra.


        • Perekop Le 25 octobre 2016 à 00h03
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          Assez d’accord, sauf quand vous dites “ni plus ni moins que nous-mêmes”. Ben non, justement, si la France (ou l’UE) suivait “ses intérêts stratégiques”, elle ne serait pas le toutou des Etats-Unis qu’elle est devenue.


        • bluetonga Le 25 octobre 2016 à 00h12
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          D’accord, ce n’est pas aussi simple que la lutte éternelle des gentils contre les méchants. Mais lisons ou écoutons un discours de Poutine ou de Lavrov, et c’est très clair, ils expliquent bien : ils veulent la prise en considération de leur intérêt national et le respect du droit international. Écoutons ou lisons le discours de n’importe quel dirigeant occidental : une diatribe de formules à l’emporte-pièce, drapées des oripeaux de la Démocratie et des Droits de l’Homme, dont ils seraient les seuls détenteurs et défenseurs, sans aucune forme de cohérence ou d’authenticité.

          Désolé, mais pour l’instant, il y a au moins un camp du rationnel et un camp du délire et/ou de la duperie.


    • Alex Le 24 octobre 2016 à 13h58
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      Oui, d’autant qu’il reprend les catégories et uniquement elles, qui sont à l’œuvre dans la narrative occidentale. Presque un cliché. Daech = Assad, bombardement syrien = barils lâchés a l’aveugle = civils tués, combattants d’Alep = insurgés = liberté.
      Pas un mot sur le front al nosra, les pilonnages aveugles sur Alep W, les assassinats, le maintien en otage de la population, le refus de profiter de la trêve pour évacuer, la présence de combattants étrangers. Rien.
      Personne ici n’a envie de passer pour “sans cœur”, mais cela ne doit pas soumettre la critique à l’émotion et impressionner. Sinon, c’est une forme subtile (plus tant que ça d’ailleurs) de manipulation.
      Je me pose juste deux/trois questions ; Daech opérait il vers Alep a l’époque? Libère t-il des prisonniers de temps à autre ? Quelles sont les convictions politiques de ce témoin survivant?


  9. Raoul Le 24 octobre 2016 à 12h59
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    Un témoignage terrible et tout ce qui est dit semble marqué du sceau de la vérité (même si une manipulation est, hélas, toujours possible). Mais, il y a tout de même beaucoup de choses qui ne sont pas dites. Aucun mot sur la présence d’Al-Nosra dans l’est d’Alep. Aucun mot sur les tirs de mortiers incessants sur l’ouest d’Alep par les prétendus rebelles.

    Le discours est celui des occidentaux, à savoir celui d’une partie à trois, les forces syriennes, Daesh et les rebelles, alors que, justement, tout le problème tient au fait que ces rebelles (ou ce qu’il en reste) sont étroitement mêlés aux terroristes d’Al-Nosra, au point de ne pouvoir les distinguer.

    Ce témoignage est donc à prendre pour ce qu’il est, celui d’un homme qui a vécu dans sa chair et dans son âme l’horreur d’une guerre sur laquelle il ne s’interroge pas plus que ça. Il a tout perdu, comme tant d’autres dans ce pays. Mais ce qu’il nous décrit, du côté des rebelles, modérés ou non, d’autres l’ont vécu du côté des loyalistes.


  10. Hellebora Le 24 octobre 2016 à 13h23
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    Il y a un Français, là-bas, courageux et qui mérite autre chose que le reportage tronqué que lui a consacré le 20h de France 2 (reportage qu’il a critiqué a posteriori), c’est Pierre Le Corf : “The French media are trying to hide the attacks from Al-Nusra but because they want to show something full of action, they can’t hide it when I pass front of sniper curtain or when they shot on me at the end. A lot of people wrote me about that video and were surprised of the situation here, finally. I’m tired to see that very few people know about the situation…”
    Ceux qui sont sur Facebook suivront aussi avec intérêt les infos de terrain envoyées par Eva Bartlett


  11. Diana Sultan Le 24 octobre 2016 à 13h36
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    Voici le deuxième article que vous publiez sur la Syrie qui me rend perplexe. Je ressens une gêne, Comme si vous viriez de bord et ne saviez pas comment nous l’annoncer. Du coup, vous n’êtes plus avec Assad, vous n’êtes pas avec Daesh; mais on ressent que vous vous mettez du côté de cette armée Syrienne libre, porte-voix de ceux qui soit disant cherchent la justice et la liberté; tout en sachant pourtant que celle-ci a depuis fort longtemps rejoint les rangs de Daësh, d’Al Qaeda et de toutes les factions les plus extrémistes qui soient, présentes sur le terrain. L’opposition “modérée” dont on clame l’existence n’a jamais fait preuve ni de tolérance, ni de logique, ni de bonne volonté. Les manifestations n’ont jamais été pacifiques comme disent ces gens qui ne cachent même pas leur opposition au “régime” (pourquoi cautionnez-vous d’ailleurs le mot régime au lieu du mot gouvernement?) puisque des soldats ont été abattus très tôt par des gens qui se cachaient dans la foule. Et pourquoi cette foule sortait-elle tous les vendredi des mosquées? Je téléphonais toutes les semaines à mes cousins à Alep qui redoutaient les vendredi justement puisqu’ils ne savaient pas quelle tournure prendraient ces manifestation loin d’être aussi pacifiques que le disent les personnages de vos articles.


    • Shuppy Le 24 octobre 2016 à 14h07
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      Après cinq ans de guerre cela fait longtemps que les modérés ne le sont plus….
      Par ailleurs, les actes de l’EI ( et des autres groupes armées) n’enlève rien à la nature du gouvernement Syrien :c’est une dictature et croire que l’élimination des groupes djihadistes réglera tout les problèmes de la Syrie c’est aller au devant de beaucoup de déconvenue


      • chb Le 25 octobre 2016 à 23h38
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        “Les modérés ne le sont plus.”
        Selon des témoignages de loyalistes, ils ne l’ont jamais été : des pompiers, policiers, agents de diverses fonctions publiques ont été dès les premières semaines exécutés (et souvent de façon “inhumaine”) parce que suppôts du régime honni, ou apostats.
        Même les morts des manifestations pacifiques du vendredi n’ont pas été mises de manière crédible sur le dos du régime, on parlait alors de snipers non identifiés (comme en Ukraine, tiens), puis de moukhabarat, de milices favorables au régime…
        Je note qu’il était bien utile de diaboliser le régime syrien (imparfait, certes) pour justifier l’ingérence humanitaire, fût-ce via al Nosra voire EI quand l’évanescente ASL n’existait que symboliquement sur le terrain.


    • Renaud 2 Le 24 octobre 2016 à 14h17
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      Je crois qu’Olivier Berruyer ne veut pas être assimilé à un quelconque “bord”. Il diffuse des articles contradictoires pour aiguiser notre sens critique. Après, à chacun de faire ce qu’il en veut. J’avoue n’avoir que survolé très rapidement l’article. Car tout cela sonne faux, je ne comprends pas comment on peut continuer à vivre dans un quartier tenu par les djihadistes – sauf si son sentiment de sécurité est plus grand avec eux (étant donné l’ouverture d’esprit de ces gens-là, à moins d’être soi-même extrémiste je ne vois pas trop…).


    • Duracuir Le 24 octobre 2016 à 21h33
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      [Modéré : pas de paranoïa svp…]


      • martin Le 24 octobre 2016 à 22h01
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        Je ne suis pas d’accord

        Beaucoup de gens, dans les discussions montrent qu’ils sont parfaitement conscients des manipulations médiatiques, et tiennent le combat de l’armée syrienne pour légitime. Mais attention. S’il est certain qu’une écrasante majorité des “défenseurs” d’Alep Est sont des “égorgeurs modérés” comme dit Choigou, on a des raisons sérieuses de penser que l’opposition laïque existe dans ces quartiers, même si elle est très minoritaire, même si on n’est pas sûr. Les russes essaient de savoir qui et ou ils sont. On doit se rappeler qu’on y trouve sans doute des gens ciblés par le régime (gouvernement légitime ET régime immonde) de Assad. Le fait que la Syrie ait été un pays laïque, éduqué et prospère avant que l’occident ne la détruise,ne change absolument RIEN au fait qu’Assad est un tyran. D’ailleurs les russes s’orientent vers un plan sans Assad après la guerre.Que ceux qui manquent de mémoire se réveillent. C’est un sympathisant sincère du peuple syrien et de sa lutte pour la souveraineté qui écrit cela.

        DM


        • Duracuir Le 24 octobre 2016 à 22h13
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          Je suis assez d’accord. Et en ce qui concerne Olivier, son boulot est tellement excellent et important qu’il a tous les droits d’exprimer ses idées.
          Ce n’est pas parce qu’il est amoureux de l’honnêteté intellectuelle qu’il faut le transformer en militant d’une quelconque cause avec les tares qu’il dénonce en permanence.
          Je pense qu’il lance ce ballon pour voir quel genre de réaction il génère.
          Si c’est le cas, il doit être assez consterné du niveau et de la teneur de la contradiction qui tient plus de la bouderie partisane que de l’argumentation sérieuse.


        • aleksandar Le 25 octobre 2016 à 01h04
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          ” D’ailleurs les russes s’orientent vers un plan sans Assad après la guerre “.
          Poutine vous a téléphoné pour vous le dire ?
          Parce que la vous êtes en contradiction justement avec ce que dit Poutine depuis le début ” c’est au peuple syrien de choisir ”
          Et Poutine dit ce qu’il pense.
          Assad a essayé de changer la Syrie dans les années 2000, il s’est heurté au caciques du parti Baas et a du renoncer. Cette guerre est SA guerre et Assad n’est plus ” le fils de…..”
          Il est, de plus, le seul ( et les russes sont assez réaliste pour le comprendre ) a pouvoir diriger la Syrie d’après.
          Cette guerre est pour les Syrien une guerre d’agression étrangère, Assad, si il la gagne, en sortira grandi.
          Vous pouvez ranger vos idées colonialistes de changement de régime.


          • martin Le 25 octobre 2016 à 06h41
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            Taratata!

            Aucun néocolonialisme là-dedans. Si vous suiviez les déclarations diplomatiques de la Russie, vous sauriez que le négociateur central (la Russie), commence à parler d’une solution constitutionnelle sans Assad pour l’après-guerre. Je ne dis rien de plus. Peut-être pensez-vous que les brutes des services syriens vont décider de tout tout seuls? Heureusement que non!

            DM


        • chb Le 25 octobre 2016 à 23h51
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          Martin :
          le fait que le régime Assad soit exécrable ne change absolument RIEN à la duplicité occidentale et à la réalité de ses crimes. D’autres dictatures (Turquie, Arabie S ou Qatar par exemple) sont non seulement libres d’agir, mais nos alliées “pour la démocratie en Syrie”. Et ce phénomène, dont on veut exonérer le bel Obama ou Flanbi, n’est pas nouveau (Vietnam, Amérique latine, Irak, Libye etc)
          Nos bombardements en Syrie violent (la morale et) la charte de l’ONU.
          Les bavures à répétition de notre coalition en sont un indice : le criminel, c’est d’abord l’OTAN. Pas pour rien que les USA ne reconnaissent pas la CPI : ils veulent protéger leurs tortionnaires et autres mercenaires, comme ils protègent leurs frappes sur des hôpitaux (si, si) en les appelant erreurs. Et en accusant l’adversaire de leurs propres turpitudes.


          • martin Le 26 octobre 2016 à 08h58
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            Ca ne fait aucun doute. Comme toujours, la tyrannie est utilisée comme prétexte pour mettre en oeuvre tout ce que vous décrivez parfaitement. En effet, la cruauté des services syriens ne change RIEN aux mensonges de l’occident, ni à ses manipulations inavouables.

            DM


    • Olivier Berruyer Le 25 octobre 2016 à 02h23
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      “Du coup, vous n’êtes plus avec Assad, vous n’êtes pas avec Daesh; mais on ressent que vous vous mettez du côté de cette armée Syrienne libre,”

      Oh, il faut arrêter de vouloir prendre parti, moi j’observe la complexité et j’informe, c’est tout, je ne soutiens personne…

      On ne va pas devenir aussi bouchés que chez Les médias Mainstream quand même !


      • chb Le 26 octobre 2016 à 00h07
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        Merci pour les infos, pluralistes comme on les préfère.
        Mais ne pas vouloir prendre parti ne signifie pas que les lecteurs vont comprendre le tableau général en regardant le nombril de l’un puis de l’autre des protagonistes : il nous faut aussi prendre en compte la manipulation (guerre de comm’), la réalité des forces en présence, les enjeux de pognon et de géostratégie, l’histoire aussi…
        Je me souviens que les communistes de 1944 n’étaient pas d’accord avec le Général de Gaulle, mais qu’ils ont oeuvré ensemble contre le principal ennemi : le nazisme. Quitte à se bagarrer ensuite pour le pouvoir.


  12. Catalina Le 24 octobre 2016 à 14h13
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    “c’est une dictature “, et bien, notre France en est une bien pire, aux primaires, les Syriens ont choisit M Al Assad, de manière tout à fait légale, mais y sont fous ces Syriens, ils revotent pour un dictateur !!! lol
    C’est pas comme chez nous qui sommes en démocratie et où seuls les casteux qui pointent au siècle et aux young leaders ont le droit de se présenter……


    • martin Le 25 octobre 2016 à 07h37
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      @ Catalina

      Pour qui pensez-vous que les soviétiques auraient voté, disons au moment de la bataille de Moscou (Automne-Hiver 41), si on leur avait demandé leur avis, ce qui, comme on sait n’a pas été le cas? La réponse est facile: Staline. Après le (beau) discours de l’été (“frères et soeurs”), Staline incarne la Patrie (Rodina), et même les combattants tout juste sortis des camps le soutiennent indéfectiblement. Faut-il dire pour autant que Staline incarne la démocratie (beau mot galvaudé)? Je ne crois pas, vraiment. Il incarne le peuple russe (au sens large), il est pour tous la manifestation de l’unité du peuple et de sa souveraineté. A travers lui, les peuples soviétiques voient la figure d’ Alexandre Nevski.

      A force de confondre les plans, on embrouille tout, et je suis d’accord avec OB: prenons bien garde à la complexité des choses.

      DM


  13. Catalina Le 24 octobre 2016 à 14h18
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    les problèmes de la Syrie avant guerre étaient largement gérables par le gouvernement……..ils ont été utilisés comme en Ukraine pour virer un président élu et le remplacer par une marionnette des usa, la Syrie ne sera pas le jouet des puissances avides, elle restera souveraine et ce sont les Syriens qui choisiront leur chef. Les petits occidentaux qui se permettent de faire de l’ingérence sont des petits mafieux aux ordres de la finance qui pratiquent l’assassinat et l’ingérence comme de vulgaires criminels.


    • Chris Le 24 octobre 2016 à 18h06
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      “les problèmes de la Syrie avant guerre étaient largement gérables par le gouvernement”
      Et dramatiquement amplifiés par l’embargo occidental (US-EU) sur la Syrie depuis… 2009.
      Une guerre préparée de longue date, tout comme celle d’Irak, Libye et Afghanistan.
      A remarquer que la coalition fait tout un plat sur les difficultés d’accès des convois humanitaires (dont les contenus sont subtilisés par les terroristes…) en zone de combats, alors qu’ils maintiennent ces embargos qui spolient ces mêmes populations.
      On a tendance a oublier que la Syrie est assise sur un colossal réservoir de gaz…
      http://mai68.org/spip/spip.php?article4369


  14. Pegaz Le 24 octobre 2016 à 14h46
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    La vidéo retenue pour illustrer cet article est « Alep, la ville aux vitres brisées ». Des séquences à parts égales entre Alep Est et Ouest. L’article lui même ne l’est pas, il nous offre le même axe de vue que l’ensemble des médias, mais à contrario de ces derniers il ne surenchéri pas sur l’aspect politisé et ne pratique pas leur exécrable mensonges et propagandes même si son format n’est pas anodin. Comme pour les vitres brisées, civils, innocents, destructions et morts sont le lot de la guerre et pas d’un camp. Oui les casques blanc sont instrumentalisés et certain sont des combattants mais ils font aussi leur job. Humainement, douleurs et souffrances sont les mêmes des deux côtés.
    L’ONU a échouer dans sa mission de paix, prise dans le tumulte des stratèges opportunistes ne visant que la destitution du gouvernement syrien, elle en a négliger les buts et principe de sa Charte.


  15. Duracuir Le 24 octobre 2016 à 15h08
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    Parallèle Ukraine Syrie dans le traitement médiatique:
    Assad réprime militairement une insurrection “pacifique” et est un boucher sanguinaire.
    Les gens du Donbass refusent le diktat du coup de force de Kiev et demandent un statut fédéral: Kiev reprend le contrôle contre les rebelles”Pro-russes”. Aucun problème que ce soit avec les mêmes moyens qu’Assad utilise au même moment. Quant aux rebelles syriens, ils ne sont ni pro-USA ni pro-Saoudiens.
    Du gaz sarin tue des gens, c’est forcément le boucher Assad
    Un avion est abattu, c’est forcément les rebelles “pro-Russes”.
    Toutes les infos sur les pertes viennent invariablement du gouvernement de Kiev; jamais de DNR
    Toutes les infos de pertes viennent de l’OSDH, jamais du gouvernement syrien.
    Imagine-t-on les journaux du monde entier relayer sans recul comme argent comptant, un décompte de morts et de crimes de guerre au Donbass issu d’un OUDH basé à Moscou où un seul mec payé par l’état Russe et les organisations nationalistes Russes balancerait ses “infos”??
    Vous voyez, c’en est risible. Pourtant c’est exactement ce qui se passe avec l’OSDH


  16. Charles Michael Le 24 octobre 2016 à 15h46
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    L’histoire sinistre de Karam est assez exemplaire d’une ” innocent ” instrumentalisé.

    Rappellez-vous de ce printemps arabe commencé en Tunisie, sautant en Egypte et même en Turquie. Mais où rien ne se passait en Syrie.
    Bon en Turquie, vite contenu, circulez rien à voir.
    En Tunisie prise du pouvoir par des Islamistes plutot extrémistes. Deux leaders démocrates de gauche assassinés plus tard, un système pus modéré mais fragile, un pays ruiné et des attentats. Bonus 3.000 jeunes tunisiens partis faire le djihad en Syrie.
    En Egypte les Frères Musulmans élus et coup d’Etat, djhad dans le Sinaï en cours.

    Alors la Syrie, au programme des Westley Clark, Wolfowiz, des néocons US, des Saouds et Emirats du Golfe, là on est depuis longtemps dans le Grand Jeu Pétrolier et si le changement de régime à la Maidan ne réussit pas, et évidement après la Lybie ça n’allait pas se faire sans casse.
    Alors on a Juppé, Sarko, Hollande et bientot re-Juppé qui nous mentent et l’AFP qui sert la soupe.

    Un article de plus sur les horreurs en Syrie sans faire le lien avec l’ensemble des politiques interventionistes coloniales de l’Occident est de la manipulation.
    Séparé la Syrie de l’Irak (1,2,3 guerres), de l’Afghanistan, de la Lybie, Soudan, Somalie et de l’Iran comme but ultime est insultant.


  17. Krystyna Hawrot Le 24 octobre 2016 à 18h31
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    L’article sert à fabriquer des “héros de l’Occident” – en réalité, il n’apporte aucune connaissance sur ce qui se passe à Alep Est (aucune info sur qui gouverne vraiment, quelle type de charia les djihadistes appliquent, comment ils ont organisés le pouvoir civil etc.) sauf que tout le monde a faim. Comme par hasard, pendant des années les médias n’ont présenté aucun reportage de l’intérieur de Alep “rebelle” et maintenant ils nous fabriquent l’image du héros-journaliste homme simple. C’est certainement pour faire oublier que la propagande de guerre anti russe, anti-syrienne et pro djihadistes aura bientôt une fin, et qu’après la reprise d’Alep par l’armée syrienne, quand les prisonniers djihadistes auront parlé nous en saurons des choses pas jolis jolis… alors on fabrique des “héros” en storytelling qu’on ressortira plus tard.


    • Lysbeth Levy Le 25 octobre 2016 à 12h37
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      Médecins du Monde, Médecins sans frontières et ces ONGs servent de paravent à de la “communication de guerre” “agit-prop” afin de manipuler l’opinion..Désormais il semble que les “trop propres” sur eux (ils sont jamais sales alors que tout explose autour d’eux !) font leur cinéma afin de justifier encore plus de massacres et l’intervention de l’OTAN : http://www.legrandsoir.info/medecins-du-monde-votre-diagnostic-du-cas-syrien-est-faux.html C’est notre bon “docteur Kouchner” qui aurait un des premiers “mis en place” cette super-communication jouant sur les “sentiments humains” (guerres psychologiques ou “psy-op) voir le livre de Pierre Péan sur Mr K : http://www.histoireebook.com/index.php?post/Pean-Pierre-Le-monde-selon-K ou comment vendre une guerre humanitaire en faisant participer les peuples à leur propres agressions quand vient leur tour …


  18. Duracuir Le 24 octobre 2016 à 22h18
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    Et oui mesdames et messieurs de l’AFP:
    vous avez considérablement menti pour justifier le bombardement de la Serbie. Vous avez repris mot pour mot, sans recul, comme vérité pure, tous les délires les plus invraisemblables balancé par ce débile de porte parole de l’OTAN O’Shea.
    Vous avez considérablement menti pour justifier le bombardement de la Libye: massacre à Bengazi, Kadhafi faisant tirer son aviation sur le peuple, etc…
    Vous avez menti comme des arracheurs de dent sur la Syrie
    Vous avez menti comme des fous sur la Syrie.
    Croyez vous que vous avez encore la moindre crédibilité?
    Comment peut-on travailler chez AFP en ayant un minimum de dignité. Comment peut-on dévoyer à ce point un si noble métier?


    • Perekop Le 25 octobre 2016 à 00h09
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      Et sur la Crimée, et sur l’Ukraine et sur le Donbass…
      A-t-on jamais vu des journalistes et des observateurs refuser d’aller voir sur place ce qu’il en est, surtout quand il s’agit d’observer un processus électoral ? L’ensemble de la profession est discréditée, disqualifiée. Le reste n’est que blabla.


      • Duracuir Le 25 octobre 2016 à 12h54
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        Je garde à l’esprit un souvenir marquant.
        Le lendemain du crash du MH17, un zozo de France-Info était sur place et l’air le plus dégoutté possible, la voix tremblant d’indignation, il dit au micro: “c’est atroce, les rebelles pro-Russes laissent les corps sur place ect… ” genre “comme des animaux”.
        Personnellement je me suis dit ” ho t… du c… t’es pas au courant qu’il ne faut rien toucher tant qu’il n’y a pas eu d’enquête?”.
        Le surlendemain, le même zozo(il faudrait connaître son nom), comme les rebelles avait ramassé les corps après constatation, disait: “les rebelles pro-Russes sont entrain d’effacer toutes les traces”.
        Comment ne voulez vous pas vouloir leur cracher au visage.


  19. Catalina Le 25 octobre 2016 à 08h53
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    C’est vrai, les Syriens sont complètement traumatisés par leur gouvernement !!!!

    “Juste un rapide passage ce soir pour vous poser, chers lecteurs, une devinette : où a été prise cette photo ? Paris, Moscou, Los Angeles, non… Sydney et Rio non plus. Vous donnez votre langue au chat de gouttière ?”

    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/10/petite-devinette.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


  20. Jack Le 25 octobre 2016 à 14h30
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    Les syriens sont surtout victimes d’une prise d’otage généralisée.
    La Russie ne s’intéresse qu’à son accès à la Méditerranée. Idem pour l’Iran. Le Hezbollah protège son corridor d’approvisionnement en armes. La Turquie en plein délire nationaliste néo-ottoman rêve ouvertement de ressusciter son empire. Les monarchies du Golfe rêvent d’un califat sunnite à leur botte. Les USA? On ne sait pas trop, peut-être ne sont-ils là que pour faire chier les russes…
    Aux dernière nouvelles, on apprend d’Irak que la guerre ne s’arrêtera pas à la frontière. Il est question de poursuivre l’EI jusqu’en Syrie!


    • chb Le 26 octobre 2016 à 00h18
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      Oh, Jack !
      Poursuivre l’EI jusqu’en Syrie,
      c’est d’abord laisser l’EI passer en Syrie (où il va s’installer un peu plus profondément au détriment du “régime”),
      et c’est pouvoir ensuite y intervenir “légitimement”… pour continuer cette drôle de guerre au terrorisme qui n’a pas besoin d’autorisation ni de l’état souverain envahi ni de l’ONU ni même des parlementaires des pays gendarmes. C’est déjà vu ailleurs, non ? en particulier dans des contrées préalablement ciblées par les USA ou Israël.


  21. Julie Le 25 octobre 2016 à 15h05
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    Je trouve la personne interviewée très bien et très solide face aux questions un peu biaisée de Erner. Aux personnes qui connaissent un peu la PNL, est-ce que sa façon de formuler ses questions dans les 5-7 dernières minutes relèvent de ça (en tout cas pour les auditeurs on peut se demander…)?

    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/daesh-peut-etre-la-fin-du-commencement


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