Source : The Wall Street Journal, le 19/07/2016

Cette prise de position place le Parti républicain en phase avec les sénateurs libéraux, et s’accompagnerait d’une révocation du Dodd-Frank Act

Paul Manafort, directeur de campagne de Donald Trump. PHOTO: BLOOMBERG NEWS

Paul Manafort, directeur de campagne de Donald Trump. PHOTO: BLOOMBERG NEWS

Par DONNA BORAK

Le programme du Parti républicain appelle au rétablissement du Glass-Steagall Act qui avait contraint les entreprises de Wall Street à séparer leurs activités de banque de dépôt de celles de banque d’investissement. Un tel changement prudentiel, soutenu par les sénateurs libéraux Elizabeth Warren et Bernie Sanders, constitue une entorse inattendue à l’agenda des Républicains à la chambre.

Les députés des deux camps se sont montrés plutôt réfractaires à l’idée de rétablir cette loi. Pour les démocrates, ce nouvel élément du programme politique ne s’accorde pas aux politiques républicaines visant à l’établissement de garde-fous après la crise, alors que les républicains font du détricotage de la loi de restructuration financière Dodd-Frank de 2010 une priorité supérieure.

Dans une déclaration ce mardi, le sénateur de l’Ohio Sherrod Brown, chef de la représentation démocrate à la Commission bancaire du Sénat, affirmait que si le candidat républicain à la présidence Donald Trump « souhaitait vraiment protéger le travailleur américain des spéculations dangereuses de Wall Street qui ont failli détruire notre économie, il défendrait le Dodd-Frank Act, plutôt que d’appeler à son démantèlement. »

Un assistant de la sénatrice Warren confiait que la sénatrice du Massachusetts était « déconcertée par la manière dont les républicains peuvent concilier cette position avec les assauts de leur programme contre le Bureau de la Protection financière du consommateur, et l’engagement de M. Trump à se débarrasser du Dodd-Frank Act. »

Elle comme d’autres ont soutenu que l’abrogation du Glass-Steagall Act a contribué à la crise financière de 2008. Le sénateur Sanders du Vermont n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Le président de la commission des Services Financiers à la chambre, Jeb Hensarling (républicain, Texas), qui participe à la convention à Cleveland, indiquait dans un communiqué ce lundi qu’il était « plutôt focalisé sur la fin du Dodd-Frank Act, source de stagnation économique, néfaste pour le consommateur, et favorisant le renflouement des banques, et son remplacement » par une mesure qu’il a dévoilée en juin. Le résultat, selon lui, serait « la croissance économique pour tous, et le renflouement des banques pour personne. »

Le plan ébauché par M. Hensarling reverrait à la baisse les réglementations financières adoptées depuis la crise financière de 2008 pour les institutions répondant à certaines normes.

Les délégués de la Convention Républicaine Nationale ont approuvé le programme du parti ce lundi. En plus de réinstaurer la loi datant de la grande dépression, ce programme préconise l’abrogation de la loi de 2010, ce qui impliquerait l’abolition du Bureau de la Protection Financière du Consommateur.

Le directeur de campagne de Trump, Paul Manafort, a mis la question en avant lors d’une conférence de presse ce lundi. Cette proposition n’apparaissait pas dans les précédentes ébauches du programme républicain, mais une simple phrase a été incluse dans le document final.

« Nous sommes en faveur du rétablissement du Glass-Steagall Act de 1933 qui interdit aux banques de dépôt de s’engager dans des activités spéculatives, » selon le programme. Cette loi fut abrogée à la fin des années 90 en vertu d’un projet de loi républicain signé par le président alors en fonction, Bill Clinton, l’époux de la candidate démocrate désignée à la présidence, Hillary Clinton.

« Nous sommes d’avis que les années Clinton-Obama ont vu passer des lois favorables aux grandes banques, ce qui est l’une des raisons de l’afflux d’argent de Wall Street pour financer » Mme Clinton, affirmait M. Manafort lors de cette conférence de presse.

La décision des républicains d’ajouter cette phrase vient juste après celle des démocrates, qui se réunissent la semaine prochaine à Philadelphie, de modifier leur programme pour y demander une « version revue et modernisée » du Glass-Steagall Act.

Les programmes de partis, s’ils sont non-contraignants, sont réputés refléter les valeurs communes du parti.

Mme Clinton a annoncé qu’élue, elle irait au-delà des prescriptions de la loi Dodd-Frank pour renforcer la règlementation dans les secteurs les moins régulés du milieu financier. A la différence de son opposant démocrate à l’investiture, M. Sanders, elle n’a pas été jusqu’à annoncer le rétablissement du Glass-Steagall Act.

L’inclusion du Glass-Steagall Act dans le programme du Parti républicain a été interprétée par certains comme une tentative du parti « de positionner la campagne de Trump à la gauche de Clinton sur la question des services financiers dans le but de promouvoir un discours selon lequel elle est de mèche avec Wall Street, et peut-être même d’attirer quelques supporters de Sanders, » indiquait dans une note à la clientèle Isaac Boltansky, un analyste pour la société de placement Compass Point Research & Trading LLC, spécialisée dans le secteur des services financiers.

La séparation obligatoire des plus grandes banques « pourrait être plus perturbante que beaucoup ne l’imaginent, » a déclaré Brian Gardner, analyste chez KBW Inc, dans une note à ses clients. Il a également remarqué que les programmes du Parti républicain comme du Parti démocrate soutenaient « le rétablissement d’une forme de Glass-Steagall, » suggérant « qu’il pourrait se former une coalition politique unitaire destinée à modifier la loi Dodd-Frank, tout en rétablissant l’ancienne séparation entre les banques de dépôt et d’investissement. »

Tony Fratto, fonctionnaire de l’administration de George W. Bush, maintenant chez Hamilton Place Strategies, a estimé que le rétablissement du Glass-Steagall Act est peu vraisemblable. « Il y a à boire et à manger dans ce programme, » a-t-il dit.

« Si les républicains pensent qu’ils peuvent déborder la sénatrice Warren, ils sont dans le délire, » a déclaré M. Fratto dans une déclaration écrite. « Le retour au Glass-Steagall Act serait destructeur et irréalisable. »

Au dernier point presse, M. Manafort a cherché à dépeindre Mme Clinton comme une amie de Wall Street et comme une candidate qui favoriserait les plus grandes banques du pays au détriment des plus petites, des banques communautaires et des activités ordinaires des États-Unis.

Mme Clinton s’est fréquemment retrouvée sur la défensive au sujet de ses liens étroits avec Wall Street. Les conférences rémunérées de l’ancienne secrétaire d’État pour le secteur financier, ainsi que les contributions de celui-ci à son budget de campagne, ont joué un rôle majeur dans les débats des présidentielles.

« Ils savent qu’elle est leur championne et ils l’ont appuyée sans réserve, » a déclaré M. Manafort. Il a cherché à positionner la campagne de M. Trump comme celle qui va défendre les « petites banques et les gens ordinaires. »

Une étude récente du Center for Responsive Politics a trouvé que la campagne de Mme Clinton dépend largement des contributions de Wall Street, mais que le nombre de cotisants est faible. En mai, 93% des dons et garanties provenaient de cinq donateurs, et la plus grande partie de l’argent est allée à des super PAC [Comité d’action politique, NdT], pas à la campagne officielle de Mme Clinton.

Source : The Wall Street Journal, le 19/07/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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21 réponses à Le programme du Parti républicain appelle à ranimer le Glass-Steagall Act, par Donna Borak

Commentaires recommandés

Fritz Le 24 octobre 2016 à 11h08

En France, le mouvement de Jacques Cheminade martèle depuis des années la nécessité d’établir un Glass-Steagall Act. Mais nos médias ont préféré ironiser sur le programme “extra-terrestre” de Cheminade (!), ou le dénigrer comme “complotiste”.

  1. sassy2 Le 24 octobre 2016 à 08h38
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    Elizabeth Warren (sources podesta) est là pour que glass steagall ne se fasse pas


    • Hyac Le 24 octobre 2016 à 09h11
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      C’est la seule solution. La situation bancaire est pire qu’en 2008, voir les têtes de bilan des 15 banques classées par le FMI comme les plus dangereuses.


      • sassy2 Le 24 octobre 2016 à 16h56
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        non. d’ailleurs le glass steagall est quasi en vigueur en Russie, en grece, en syrie.
        avec des taux à 0:
        bientot il n’y aura dans les faits plus de banques=>donc le glass steagall sera en vigueur.

        Tous les matins, n’en deplaise à Oudea et a axa, à chaque fois que Oudea franchit le seuil de sa porte: c’est pour perdre de l’argent. (tx neg)

        seul un mec comme trump (= “the madman”) peut le faire à CT.

        je note que l’alternative est de remplacer les monnaies existantes: il y aura glass steagall avec SDR, mais à l’envers. C’est nous qui n’allons pas avoir accès SDR (oudea aura sa remuneration indexée sur SDR lui)

        vous préférez quoi? 😉


      • sassy2 Le 24 octobre 2016 à 21h30
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        http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2016/10/16/CAT%20summary.jpg

        voila a quoi vont ressembler BNP GLE et AXA avec des tx a 0 à MT:
        on ne peut pas tout avoir: garder les stock options >100me à CT et des boites toujours en vie à MT

        on est on the bus ou off the bus (=taux 0 = defaut = bankrupt)

        c’est pour ca à mon avis que de castries s’est barré avec le pognon


  2. clauzip12 Le 24 octobre 2016 à 10h05
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    Selon ce que je perçois tous les facteurs d’une crise financière entrainant toute la shore financière mondiale se mettent en place.
    Clinton est ,comme Obama quasi dépendante des qqs donateurs de Wall street ne s’opposera en rien à ses attentes qui conduiront comme toujours à une nouvelle crise financière.
    Ajoutons à cette orientation celle de régler les problèmes extérieurs par les armes et nous avons les probabilités élevée de graves crises pour l’humanité.
    La peste ou le choléra,les états-uniens devront choisir…à moins qu’ils ne rejettent le tout?
    Est ce légalement possible?


  3. Raoul Le 24 octobre 2016 à 10h19
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    Encore une raison pour laquelle l’oligarchie financière approuve sans réserves Clinton et diabolise Trump. Pour cette oligarchie, rétablir le Glass-Steagall Act est une véritable déclaration de guerre.

    Et c’est là qu’on voit que, pour ces gens là, le comportement belliqueux de Clinton, notamment vis-à-vis de la Russie, comportement qui pourrait nous conduire à un conflit extrêmement grave, pèse bien peu face à leur intérêt bien compris.


  4. Fritz Le 24 octobre 2016 à 11h08
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    En France, le mouvement de Jacques Cheminade martèle depuis des années la nécessité d’établir un Glass-Steagall Act. Mais nos médias ont préféré ironiser sur le programme “extra-terrestre” de Cheminade (!), ou le dénigrer comme “complotiste”.


    • hezediel Le 24 octobre 2016 à 13h08
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      Cheminade critique bien la city mais maintient un discours confus sur la sortie de l’UE, lui aussi est adepte d’une autre Europe et entretient des liens plus qu’ambigue avec Lyndon LaRouche (americain qui veut “americaniser l’Europe”).

      De plus, ce mec est un peu secoue du bocal, il propose d’industrialiser la lune et d’emvoyer des instituts polytechniques en orbite…

      Enfin, bon, le mec est quand meme completement allume et oublie l’essentiel : retablir la souverainete et donc la democratie au peuple francais


      • Fritz Le 24 octobre 2016 à 13h39
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        Industrialiser la lune ? Référence svp ?
        Complètement allumé ? Il avait prédit la crise de 2008…
        Oublie l’essentiel ? Il a critiqué l’aide inconditionnelle des États aux banques privées, rappelant la commission mise en place par Roosevelt en 1933 pour faire le tri entre les banques… L’aide inconditionnelle a aggravé la dette publique.

        Oublie la souveraineté ? Il est contre l’OTAN, contre l’euro, contre la BCE.

        http://www.jacquescheminade2017.fr/Ce-que-je-pense-du-sommet-de-l-OTAN-a-Varsovie

        Entendons-nous bien : je ne roule pas pour Cheminade, je ne suis ni adhérent ni militant à Solidarité et progrès, et je vous accorde que le personnage a des côtés obscurs.

        Mais je n’en peux plus de ce mépris du Système pour les “petits candidats” (sic). Lui l’a été deux fois, aux présidentielles de 1995 et 2012, et la première fois le Conseil constitutionnel avait invalidé ses comptes de campagne, tout en validant les comptes de Balladur au mépris des rapports de ses inspecteurs, et sous la pression de Roland Dumas.


        • Chris Le 24 octobre 2016 à 17h25
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          Industrialiser la Lune ou autre. Une idée pas si folle.
          Il faut se rappeler que les terres rares seront bientôt taries et pourtant indispensables à nos technologies. Il faudra bien aller les chercher ailleurs, non ?
          Sinon, nous reviendrons, de gré ou de force, à des économies pastorales… sauf vitrification !


      • anne jordan Le 25 octobre 2016 à 20h28
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        ce sont bien ces deux personnes qui avaient invité M. L’ambassadeur à l’institut Schiller ?
        http://www.institutschiller.org/Michel-Raimbaud-syrie-contre-parti-guerre-et-loi-jungle.html

        ceci ne me semble pas félé du tout….


        • Fritz Le 25 octobre 2016 à 21h53
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          Oui, on reconnaît le couple LaRouche et Cheminade au premier rang des auditeurs. M. Raimbaud les remercie nommément.


  5. Chris Le 24 octobre 2016 à 17h22
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    Selon les emails révélés par Wikileaks, dans ses discours à 200’000 US$, Clinton saluaient les financiers de Wall Street et insistait sur le fait qu’ils étaient à même de s’autoréguler.
    Elle s’est aussi excusée d’avoir soutenu la loi de régulation financière SANS EFFET de Dodd-Frank, en disant qu’il fallait l’adopter pour des «raisons politiques».
    https://www.wsws.org/fr/articles/2016/oct2016/pers-o20.shtml
    Les e-mails ont mis à nu les liens de corruption entre le département d’État, la Fondation Clinton, ses diverses campagnes et son réseau de donateurs financiers et patronaux, qui constituent ensemble une entreprise de trafic d’influence quasi-criminelle qui pourrait être décrite comme «Clinton inc.».
    Manifestement, les Républicains tenter de surfer sur la vague “Wikileaks”…


  6. RGT Le 24 octobre 2016 à 19h21
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    N’oubliez JAMAIS que lorsque votre salaire est versé sur votre compte bancaire (c’est la loi, à moins que votre rémunération soit inférieure à 50% du SMIC), vous n’êtes plus propriétaire de cet argent mais seulement titulaire d’une CRÉANCE de la banque…
    Qu’elle peut honorer, ou pas !!!

    Sans vouloir vous importuner, trouvez-vous normal qu’une banque puisse utiliser vos salaires pour aller jouer à la roulette au casino de la bourse avec des effets de leviers monumentaux sans que vous puissiez vous y opposer ?

    Les pires traîtres sont bien ceux qui ont voté l’obligation de déposer les salaires sur des comptes bancaires.

    Voilà une loi qu’il faudrait immédiatement abroger !!!

    Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec ces histoires “d’argent sale de la mafia” ou de fraudes diverses et variées…
    Les plus gros blanchisseurs et fraudeurs sont bien les banquiers, et depuis toujours.

    Au moins, si vous avez quelques billets et quelques pièces dans la poche, vous pouvez toujours acheter du pain pour vous nourrir.

    Avec des chèques ou des cartes bancaires non garantis par l’état, le jour où les banques refusent de payer, vous crevez de faim avec des comptes bancaires bien approvisionnés.
    En voilà une belle consolation !!!

    Les banques ont désormais un droit de vie ou de mort sur chacun d’entre nous.
    Ne l’oubliez pas !!!


    • Chris Le 25 octobre 2016 à 01h27
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      ” vous n’êtes plus propriétaire de cet argent mais seulement titulaire d’une CRÉANCE de la banque…”
      C’est pourquoi certains groupes en Suisse ont lancé une initiative nommée “monnaie pleine” qui a recueilli plus de 100’000 signatures.
      Cette initiative est actuellement à l’examen au niveau fédéral. Les partis pour ne se pressent pas au portillon pour la soutenir. Si les chambres acceptent le principe de cette initiative, sera lancé alors un référendum au niveau national.
      Et là, le “sport” va commencer, car c’est très difficile de faire comprendre aux gens le domaine monétaire très technique. Il va falloir beaucoup de pédagogie.
      http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/fragen/
      http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/info-en-3-minutes/


      • Olivier Berruyer Le 25 octobre 2016 à 02h35
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        Je vote contre pour ma part, mais je ne développe pas… 😉


        • Renaud 2 Le 25 octobre 2016 à 09h14
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          C’est dommage de ne pas développer, peut-être dans le cadre d’un post dédié à la création monétaire ? Cela permettra de remettre au goût du jour certains articles de 2012 sur la masse monétaire et de montrer aux nouveaux que le site était plein de beaux graphiques explicatifs sur l’économie à ses débuts.
          Sinon concernant l’initiative, le seul bémol que je verrais c’est comment s’assurer du caractère réellement public de la Banque nationale. Je me rappelle qu’Henri Guillemin dans une vidéo à propos de la Banque de France, déclare que cette dernière est en réalité constituée d’acteurs privé, et ce depuis le début.


          • Chris Le 25 octobre 2016 à 14h50
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            “constituée d’acteurs privés”
            C’est aussi le cas de la BNS depuis seulement 2003 au prétexte de modernité.
            Les cantons ont des participations, certes, mais le principal actionnaire… est allemand !
            La monnaie pleine évacue la dette souveraine, donc à priori plus besoin de s’échiner pour une “croassance” à la mord-moi le noeud qui endette les nations auprès d’acteurs privés ad vitam->mortem.
            Quand on observe qu’un endettement pour générer une croissance poussive coute bien plus que ce que rapporte cette croissance !!!
            La monnaie pleine, certes ne rémunère plus l’épargne, mais garantit les actifs bancaires.
            Libre ensuite aux épargnants de se diriger vers les marchés spéculatifs ou d’investissements dans l’économie réelle. Car il s’agit bien de cela.


          • Chris Le 25 octobre 2016 à 15h08
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            Une conférence sur la monnaie pleine s’est tenue en Islande le 5 sept. 2016 :
            https://www.youtube.com/watch?v=9sZgunkF8iQ
            KPMG-Islande a présenté le premier rapport comparatif mondial des systèmes monétaires. Le système très répandu de la réserve fractionnaire a été comparé au système de la monnaie pleine sur lequel la Suisse votera prochainement. Le rapport, particulièrement pertinent pour la Suisse, a été commissionné par le président islandais.
            A l’unisson des économistes : la monnaie pleine réduit la dette.
            KPMG confirme que la création monétaire se fait à partir de rien.
            Des comptes sûrs grâce à la monnaie pleine.
            Le rapport montre ensuite que dans un système de monnaie pleine, les comptes de transactions des citoyens et des entreprises ne sont plus intégrés dans le bilan des banques. Cela signifie que la faillite des banques n’entraîne plus de chaos économique et que l’argent des citoyens et des entreprises n’est plus anéanti.


          • Chris Le 25 octobre 2016 à 15h09
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            http://michael-hudson.com/2016/08/finance-is-not-the-economy/
            Un article qu’il conviendrait de traduire et analyser.


          • RGT Le 26 octobre 2016 à 14h33
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            Peut-être aussi parce que le remède serait encore pire que le mal.

            La réserve fractionnaire est nécessaire pour permettre des prêts nécessaires à l’économie réelle et permet de faire des emprunts à des taux “abordables”.

            À partir du moment où la monnaie est limitée, on se retrouve entre autre avec une situation dans laquelle les rentiers (les seuls à posséder de la monnaie en excès) dictent leur loi sur les taux d’intérêts, ce qui va encore faire croître les inégalités mais de manière exponentielle.

            Sans compter la déflation qui sera furieuse car comme pour toute “ressource” limitée le prix sera basé sur l’offre et la demande, avec non plus une “concurrence” des détenteurs de fonds mais une collaboration qui ne fera que monter les taux.

            En dernier cas, il n’y aurait pas que les banques qui prêteraient à des taux usuriers mais leur pendant “obscur” avec des moyens “très persuasifs” pour ne pas avoir d’impayé.


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