Je vous mets aujourd’hui quelques réactions intéressantes…

Source : La Tribune, Romaric Godin, 09/11/2016

Comme dans le cas du Brexit, ce sont les populations des régions désindustrialisées qui ont fait basculer l’élection présidentielle étasunienne.

Quatre mois et demi après le vote en faveur du Brexit, ce que les observateurs jugeaient largement « improbable » s’est encore produit. Donald Trump, milliardaire fantasque, ouvertement xénophobe et isolationniste, sera le prochain président des Etats-Unis d’Amérique et, partant, « l’homme le plus puissant du monde ». Comment en est-on arrivé là ? La réponse à cette question que le monde entier va se poser est en grande partie économique. Les victoires du Brexit et de Trump sont le produit à la fois d’un lent phénomène à l’œuvre depuis trois décennies, la mondialisation financière, et de sa crise, débutée en 2007.

Le succès de Donald Trump s’est appuyé sur un double mouvement : il a convaincu une grande partie de la classe moyenne dans des Etats où elle domine comme la Floride, mais aussi les populations des régions désindustrialisées de la Rust Belt de Pennsylvanie, du Michigan, de l’Ohio et du Wisconsin. En gagnant ces Etats qui étaient tombés aux mains des Démocrates en 2012, le milliardaire a fait pencher la balance de son côté. Le phénomène est exactement le même que le 23 juin au Royaume-Uni où le vote avait basculé en raison du vote des régions désindustrialisées du nord de l’Angleterre et du Pays de Galles. Or, ce mouvement peut s’expliquer par un échec d’une mondialisation couplée à une financiarisation avancée.

La « mondialisation heureuse »…

La mondialisation qui a débuté au milieu des années 1990 est le fruit de la financiarisation entamée dans les années 1980. Lorsque les entreprises se sont retrouvées face à des actionnaires – souvent des fonds financiers – ayant des objectifs de rendements élevés, elles ont maximisé leurs bénéfices par une relocalisation de leur production dans les pays à bas coût, provoquant une désindustrialisation des pays développés. Ce phénomène a longtemps été compensé par une croissance des profits qui étaient alors réinvestis dans les marchés financiers. Ceci a permis de construire l’idée qu’il y avait une « mondialisation heureuse » pour les citoyens des pays développés qui gagnaient bien davantage d’un côté ce qu’ils perdaient de l’autre. Et, effectivement, dans les années 2000, le phénomène a bien fonctionné. Mais il a fonctionné sur du sable : le crédit et des bulles financières.

… et sa crise

 

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93 réponses à Victoire de Trump : un échec de la mondialisation financiarisée, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

Christophe Foulon Le 10 novembre 2016 à 03h21

Bonjour,
beaucoup d’encre de mauvaise qualité a coulé contre Trump et son électorat et coulera encore. Enfermé dans leur médiocrité intellectuelle et leur aveuglement dogmatique les “faiseurs” d’opinion ont pris une déculotté monumentale. Tel des coyotes sans foi ni loi ils vont tout faire pour expliquer ce qu’ils ne peuvent comprendre avec les pires arguments et ça va s’enchainer jusqu’en janvier (cf l’intervention ubuesque de BHL sur LCI, les questions en retard de 24h sur le 20h de Fr2 face à MLP etc…). Après sa prise de fonction il sera scruté et chaque décision, sans prise en compte d’un quelconque résultat, sera foulée au pied etc….
Moi je ne retiendrai qu’une chose, me faire traiter de populiste par des conspirationnistes collabos est finalement un sacré compliment.
Merci pour ce moment.

  1. Sun Tzu Le 10 novembre 2016 à 02h42
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    Je suis d’accord avec le fond de l’article, la victoire de Trump est une conséquence du capitalisme financiariste mondialisé qui ne parvient plus à assurer le bonheur matérialiste tant promis dans un monde où la croissance et les ressources naturelles ne sont pas illimitées. Et quand la carotte (celle des 30 glorieuses par ex) ne marche plus, on passe au bâton: lois sécuritaires, impérialisme débridé, surveillance de masse, censure discrète de la presse via une élite médiatique aux ordres et la censure mentale représentée par la pensée unique et son politiquement correct clownesque.

    Le souci c’est que cette ode à la mondialisation, cette glorification de l’atlantisme, cette apologie du multiculturalisme communutarisé chez nous, bref en un mot ce qu’on appelle le “Système”, c’est un formatage idéologique, et une idéologie refuse la réalité quand la réalité commence à la contredire… Donc on est partis droit dans le mur, et en chantant en choeur les cantiques de l’ultra-libéralisme !


    • triari Le 10 novembre 2016 à 11h02
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      Je lis les commentaires sous la tribune de Romaric Godin sur le site de La Tribune et je m’aperçois que le plus cauchemardesque dans cette histoire, c’est que les libéraux-libertaires espèrent tous que des lobbies non-élus feront pression sur Trump pour qu’il rentre dans le rang. C’est gens sont des ennemis de la démocratie. Ce sont les mêmes qui ont bien ris lorsque Tsipras a dû faire une croix sur le résultat du référendum de 2015, ce sont les mêmes qui nous racontent que les anglais veulent revoter contre le brexit.
      Ce son les idiots-utiles du 1% les plus riches qui pensent être au sommet de la chaîne alimentaire et contre qui aucun vote démocratique ne peut avoir de pouvoir.
      Nous avons une nouvelle aristocratie qui ne daigne pas comprendre que le peuple n’a pas envie de se faire saigner par elle ni par personne d’autre…combien de temps continueront-ils à s’entêter avant que le peuple ne sorte de nouveau les fourches et les piques ?


      • Derek Le 10 novembre 2016 à 14h25
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        Vous avez une vision caricaturale des libéraux/libertaires et vous faîtes un contresens de poids. Les libéraux, comme vous dîtes, se réjouissent de la victoire de Trump (lisez Gave, contrepoints,h16, etc…vous ne trouverez pas un penseur libéral ayant supporté Clinton): Trump est quelque part le retour du pouvoir au peuple contre le capitalisme de connivence et la confiscation de l’Etat par les “oints du seigneur” (cf. Charles Gave) qui ont organisé, aux US comme ailleurs, le siphonnage des richesses à leur profit et restent au pouvoir à grands coups de subventions démagogiques financées par la dette.
        Un libéral va vouloir avant tout que l’état se limite à ses fonctions régaliennes et, en particulier, que les lois soient respectées par tous grâce à une justice indépendante (“Enfermez-la”), c’est en gros l’essence du programme de Trump. Donc, non, désolé, la victoire de Trump réjouit les libéraux. D’ailleurs, vous n’avez qu’à voir, ceux qui pleurent aujourd’hui sont les bobos étatistes qui militent pour toujours plus d’état, de subventions, d’impôts, de redistribution…
        Autre exemple, Trump a été vomi par la presse mainstream, il est notoire qu’une grande majorité des journalistes sont de gauche et farouchement étatistes et antilibéraux.
        Globalement, vous confondez libéralisme et capitalisme de connivence.


        • triari Le 10 novembre 2016 à 23h26
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          @ derek

          (une grande majorité des journalistes sont de gauche et farouchement étatistes et antilibéraux.)

          Oui, ils sont tellment étatistes et anti-libéraux qu’ils sont contre le protectionnisme, contre toute critique de la construction ordo-libérale allemande que l’on nomme UE, opposés à ceux qui remettent en cause le remboursement de la très sante-dette que tous doivent aux lobbies financiers ultralibéraux. C’est vous qui êtes un peu caricatural à croire que la gauche est encore anti-libéraliste. 100% des journalistes ont été pour les réformes Macron et n’ont cessé de dire (ou d’appeler de leurs voeux) que les mouvements sociaux qui contestaient la réforme du travail ne cessait de s’essouffler et n’était suivie par personne.


        • triari Le 10 novembre 2016 à 23h32
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          @ charles

          (C’est exact. Trump a été appuyé et est la victoire des ultra-libéraux. Que son programme contienne des mesures non libérales, notamment protectionnistes, cela fait partie de l’appât pour emplir les urnes. Des millions de citoyens américains ont mordu à l’hameçon qui les conduira au pire.)

          Ha ! Bonjour les conspirationnistes, on vous attendait ! Donc, le système a balancé des milliards en frais de com’ infructueux pour Hillary juste pour………….ne riez pas…….retenez-vous…….tromper le peuple (j’avais dit de ne pas rire).
          C’est comme pour le brexit : “ça passera pas, le système ne le voudra pas.”
          Et une fois que le peuple anglais a voté pour : “Ha ! Mais non, en fait, c’était juste pour tromper le peuple, en fait derrière le brexit, c’est la City, si le Brexit avait dérangé le système, il n’aurait pas été voté.”

          Si le système est tellement omnipotent, pourquoi vous ne vous suicidez donc pas puisque ça semble être le seul moyen de lui échapper ?


  2. EchoGmt7 Le 10 novembre 2016 à 02h54
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    Le “populisme” n’est pas qu’irrationnel.

    C’est le mythe de la “Fin de l’Histoire” qui est un conte irrationnel pour endormir la démocratie.


  3. Christophe Foulon Le 10 novembre 2016 à 03h21
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    Bonjour,
    beaucoup d’encre de mauvaise qualité a coulé contre Trump et son électorat et coulera encore. Enfermé dans leur médiocrité intellectuelle et leur aveuglement dogmatique les “faiseurs” d’opinion ont pris une déculotté monumentale. Tel des coyotes sans foi ni loi ils vont tout faire pour expliquer ce qu’ils ne peuvent comprendre avec les pires arguments et ça va s’enchainer jusqu’en janvier (cf l’intervention ubuesque de BHL sur LCI, les questions en retard de 24h sur le 20h de Fr2 face à MLP etc…). Après sa prise de fonction il sera scruté et chaque décision, sans prise en compte d’un quelconque résultat, sera foulée au pied etc….
    Moi je ne retiendrai qu’une chose, me faire traiter de populiste par des conspirationnistes collabos est finalement un sacré compliment.
    Merci pour ce moment.


  4. Candide Le 10 novembre 2016 à 03h37
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    J’en ai assez qu’on parle de “populisme”. Si on veut continuer avec ce vocabulaire, qu’y-a-t-il en face ? “L’elitisme” ? Le 1%isme ?

    Si choisir il faut, alors je prends le premier, desole.


    • Thomas Savary Le 10 novembre 2016 à 11h54
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      « 1%isme » : excellent ! Je propose de lexicaliser tout ça : l’unpourcentisme, un unpourcentiste. Exemples. — Les unpourcentistes crachent sur la démocratie. Une presse ralliée à l’unpourcentisme.

      Parallèlement à la technique du miroir avec le mot « régime » (le régime de Washington, le régime de Bruxelles, le régime de Paris), le mot « gouvernement » se voit utiliser par ceux qui refusent la propagande occidentale (le gouvernement russe, le gouvernement syrien). Pour contrer les noms péjoratifs comme « populiste » ou « démagogue », on pourrait utiliser un terme positif. « Démophile » ?


      • Fritz Le 10 novembre 2016 à 20h20
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        Démophile, c’est clair et net… Et les défenseurs de l’oligarchie, les unpourcentistes, on peut aussi leur donner un nom qu’ils ont bien mérité : démophobes.
        Parallèlement, on peut réhabiliter “populisme”, qui a ses lettres de noblesse dans l’histoire politique : le populisme américain, le populisme russe…
        En France aussi :
        http://convictionspolitiques.midiblogs.com/archive/2009/07/24/vive-le-populisme.html

        Malheureusement, cette reproduction d’un article du Plan B (n° 1, mars 2006) ne reprend pas l’illustration : deux figures opposées, le “sujet sain” (Laurent Joffrin) et le “sujet atteint de populisme” (le bolchevik au couteau entre les dents de l’affiche patronale de 1919).


  5. DocteurGrosDois Le 10 novembre 2016 à 03h42
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    Apparemment au niveau macro, Trump est partisan de la MMT (Modern Money Theory). En gros un État peut créer de la monnaie à l’infini, donc subvenir indéfiniment à ses dépenses, et donc la faillite ou le défaut sont impossibles. L’État n’est pas non plus dépendant de l’impôt ni de l’emprunt.

    Ça devrait se traduire par des crédits d’impôts ciblés et de grands projets d’infrastructure keynésiens, avec de la planche à billets et du déficit. Le but recherché est l’augmentation de la production, donc de l’offre, ce qui devrait résorber le sous-emploi et juguler l’inflation. C’est un peu du Reagan recyclé.

    Les Républicains sont très accrochés au principe d’équilibre budgétaire quand le Président est Démocrate, mais ils le sont beaucoup moins lorsque le gouvernement est Républicain. Surtout si les programmes keynesiens sont packagés en partenariats public-privé dont leurs amis pourraient profiter.


    • Pascalcs Le 10 novembre 2016 à 04h39
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      Force est de constater que les républicains au pouvoir récemment n’ont jamais été en mesure de juguler les deficits ou de réduire les dettes. Bien au contraire.


    • geoffrey Le 10 novembre 2016 à 08h47
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      Docteur,

      j’ai mal à mes économies….

      si la théorie moderne de l’argent permet de créer du capital sans contrepartie, le capitalisme est une escroquerie : il suffit d’être l’ami de son banquier pour ne jamais être à court de floose

      ‘y a donc ceux qui travaillent et ceux qui comptent – ce système est condamné à terme, vous en êtes conscient ?

      car ON a compris qu’il y avait des sous pour sauver les banques en 2008 MAIS PAS pour les chômeurs, aujourd’hui : on déloque des budgets pour les immigrés MAIS PAS pour les clochards ?

      le peuple gronde…il est grand temps !!!

      Geoffrey, neo-communiste


      • RGT Le 11 novembre 2016 à 10h07
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        Débloquer des fonds pour les immigrés permet surtout aux entreprises du caca-rente d’augmenter leurs profits et par conséquence les dividendes reversés.

        On arrose les immigrés d’aides diverses et variées, et une fois qu’ils sont piégés dans la spirale de l’endettement on leur laisse le choix : Bosser à 50% du SMIC avec le complément de leurs revenus actuels (aides) versés par les contribuables (sans dents) ou fermer le robinet et ils retournent dans leurs pays d’origine (dévastés par des “interventions humanitaires”).

        Pour les chômeurs de “chez nous” le problème est différent : Ils peuvent toujours compter sur la “solidarité” de leurs proches et des “couillons empathiques” pour ne pas crever immédiatement et ils ne vont pas aller “coloniser” les pays d’origine des immigrés.

        Je ne tape pas du tout sur les immigrés.
        Je souhaite seulement qu’ils puissent retourner sur les terres de leurs ancêtres dans des conditions décentes car c’est bien le seul endroit dans lequel ils seraient réellement bien.


      • RGT Le 11 novembre 2016 à 10h22
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        La stratégie “DroitDeL’Hommiste” est très utile pour faire payer aux victimes le prix des magouilles des bourreaux.

        Ce qui me sidère, c’est que ce problème avait déjà été dénoncé par le PCF dans les années 70 (le seul parti à l’époque opposé à l’immigration de masse – il y avait encore quelques communistes qui réfléchissaient à l’époque) mais qu’aucun de leurs successeurs n’a jamais repris le flambeau de la déchéance sociale des “classes laborieuses autochtones”.

        De plus, avoir un bon niveau éducatif c’est bien, et je suis 100% pour.
        Mais que ce “niveau éducatif” se transforme en abrutissement de masse et en diplômes inutiles dans la “vraie vie” entraîne un dédain de la jeunesse pour des métiers “peu intellectuellement valorisants” mais pourtant critiques pour le fonctionnement de l’ensemble de la société.

        J’ai des amis plombiers qui aiment bien leur boulot, et il y en a.
        Leur principal problème est le regard que posent sur eux tous les crétins bardés de diplômes en chômage longue durée totalement incapables de colmater une fuite.

        Ces crétins feraient mieux de se recycler dans la plomberie. Avec la carence de personnel dans cette profession il y a beaucoup de travail et les tarifs vont monter car essayez simplement de vivre sans eau courante.

        P.S. Je fais moi-même tous les travaux chez moi.
        Essayez, ce n’est pas “caca”.


    • Olympi Le 10 novembre 2016 à 20h07
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      Le problème avec la planche à billet c’est que ce n’est pas l’argent qui produit la richesse, mais le travail, c’est à dire de l’énergie et des ressources. Et le flux de la consommation mondiale d’énergie commence à stagner…
      Pour ça que Trump a une politique énergétique expansionniste.


  6. Pascalcs Le 10 novembre 2016 à 04h32
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    Ce qui frappe dans la logique économique actuelle âprement défendue par nos “élites” est qu’elle soit en grande partie basée sur des propositions organisationnelles et fonctionnelles développées dans d’autres contextes et dans un autre âge. “Schumpeterisme” ou “Ricardisme”, sont des théories développées dans un contexte sociétal et technologique differents du contemporain et désormais plutôt caduques. La destruction créatrice, si vérifiée l’est plutôt du point de vue global et non de manière régionale. Le chômage explosif dans les contrées “détruites” en est la meilleure preuve.
    Quant à l’avantage compétitif géographique Ricardien, quel peut être sa pérennité dans un monde connecté et robotisé dans lequel la distance est abolie.
    Les défenseurs de ces logiques avancent les bénéfices évidents de la mondialisation sur le recul de la pauvreté. Je pose la question: quelles preuves avons nous que d’autres approches n’eurent pas eu similaires ou meilleurs résultats?


  7. Feubeuh Le 10 novembre 2016 à 04h40
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    Le plus drole, c’est quand même que Trump a fait fortune grace à l’acier pas cher importé qui leur a couté leur job 😀
    Mis à part cela, ces états sont en pleine mutation. Il est absurde de croire que les présidents précédents n’ont rien fait pour tenter d’endiguer le phénomène, inéluctable de désindustrialisation dans une Amérique Post industrielle. Ce sont les “swing states” donnant le plus de grands electeurs, mis à part Floride…
    Au contraire, des industries top niveau s’implantent depuis quelques années, biotechnologie, robotique, polymères, nanotechnologie. Les crédits universitaires ont largement été augmenté. Le principal problème est qu’une telle mutation prend du temps, et que les gugus qui construisaient des pneus a la chaine n’ont pas les compétences pour participer à cette mutation. Trump a bien joué le coup en leur promettant de relancer un vaste programme de rehabilitation d’infrastructures. Reste plus qu’a faire tourner la planche a biffetons, ce qui d’un autre coté n’est pas une vraiment bonne nouvelle…


    • Pascalcs Le 10 novembre 2016 à 05h07
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      Alors que fait on des “gugus” à part des mini jobs à 400€. Petite guerre nucléaire ?


      • Nicolas Le 10 novembre 2016 à 06h59
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        On les laisse crever à petit feu dans leur misère en faisant semblant de ne pas les voire, trop occupé que l’on est à faire la guerre à la terreur.
        Cela aurait fonctionné si la clit-tonne avait été élue, mais manque de bol, il y a un gars qui est allé et a écouté les petites gens tant qu’ils sont vivant.


        • RomH Le 10 novembre 2016 à 09h30
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          Laisser crever les miséreux ça marcherait peut-être en France mais dans un pays surarmé comme les États-Unis ils auraient fini par avoir une drôle de surprise.


          • PierreH Le 10 novembre 2016 à 17h50
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            Vous êtes sûr ? Quand ils finissent à la rue, une bonne partie d’entre eux se convainc que c’est leur faute et qu’ils méritent mieux mais qu’il suffit qu’ils se retroussent les manches pour remonter la pente…
            La question c’est: où est le point de rupture de cet état d’esprit ?


      • Yves Le 10 novembre 2016 à 07h38
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        On repense à Keynes qui disait que 10h de travail par semaine suffiraient pour remplir les fonctions productives? Et on évite en plus les bullshit jobs de David Graeber.


      • Catalina Le 10 novembre 2016 à 17h33
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        Feubeuh,

        “les gugus qui construisaient des pneus a la chaine n’ont pas les compétences pour participer à cette mutation.”
        ” les intellos qui ne savent pas faire de pneus n’ont pas de compétences pour participer à cette mutation”.
        Dans un monde où il y a une voiture par personne, celui qui sait construire un pneu est bien plus utile qu’un intello.


        • PierreH Le 10 novembre 2016 à 17h52
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          Ben, pas si “l’intello” a inventé un robot qui fait le boulot à la place du “gugus”…


        • Feubeuh Le 10 novembre 2016 à 17h56
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          Non, c’est celui qui a conçu la machine qui fabrique le pneu qui est utile ( et une fois conçu, il a plutôt interêt à trouver autre chose à faire). Le gugus reste un gugus et en plus, il est interchangeable.


      • Feubeuh Le 10 novembre 2016 à 17h43
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        On leur dit que l’ennemi c’est la finance, et on abroge le Dodd Frank Act, et toutes les régulations de protection de consommateurs nefaste au business-ness ness.

        Ou on leur donne un boulot payé 600$, comme faire des routes, puis on privatise les routes.


    • un passant Le 10 novembre 2016 à 07h08
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      Le souci,c’est que le concept même – si concept il y a – de société post industrielle est une fumisterie. Le monde n’a jamais rémunéré autant d’emplois industriels qu’aujourd’hui (enfin,au moins jusqu’en 2008), malgré la robotisation qui s’accélère.
      Les pays dits de production post industrielle n’ont fait que favorisé le départ des emplois de production de masse dans le cadre d’une division internationale du travail (indispensable aux exigences de rendement d’une économie financiarisée, etc.). Cette division peut bien sûr être remise en cause rapidement : “simple” affaire de décisions politiques nationales.


      • geoffrey Le 10 novembre 2016 à 08h52
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        continue à passer, camarade…

        parce que tu ne sais pas ce qu’est la robotisation – je suis électronicien de formation !!!

        les millions de chômeurs des années ’30 ont été résorbés…par/avec la guerre !!!

        c’est la diminution du temps de travail qui réduira le chômage.

        j’ai lu un livre sur l’Angleterre au 19ème – l’auteur écrivait (à peu près) ceci : l’industrie moderne anglaise fournissait tjrs plus de soldats pour son empire – je croyais qu’il voulait dire “des canons”, mais en fait il s’agissait bel et bien de…chômeurs-soldats !!!!

        CQFD

        Geoffrey, communiste (et pas par hasard)


        • red2 Le 10 novembre 2016 à 11h54
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          @Geoffrey

          Il faut évidemment baisser le temps de travail pour prendre en compte les gains de productivité et réduire le chômage. En même temps pour des impératifs à la fois écologique et de souveraineté il faut rapatrier une grande part de notre appareil industriel que nous avons laissé partir dans des pays low cost. Un exemple comme une autre je cherchais la semaine dernière un livre pour le bébé d’un ami, la grande majorité des livres pour jeunes enfants que l’on trouve dans nos librairies sont aujourd’hui imprimés en Chine! On marche sur la tête là, on est un pays qui n’est même plus en état d’imprimer les livres de ses enfants, juste triste…


          • sempre Le 10 novembre 2016 à 18h41
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            Baisser le temps de travail ne résoudra qu’en petite partie le problème.
            Exemple 5 heures de moins par semaine, et prenons les entreprises de 10 personnes , elles pourront proposer 1 poste (5h de moins *6 ouvriers=30h oui 1 nouveau poste!). Si on fait le calcul 1,6 millions de chômeurs en moins. Comme nous en sommes à 6,4 mais en réalité à 8 millions, on sauve 1/4 des chômeurs !
            Qui paie l’entreprise un peu ceux à qui on a baissé le nb d’heures ? la communauté ? bref il faut trouver 40 Milliards par an.
            Le numérique , la silicon valley qui sont les vedettes (notre futur?) produisent du chômage, les produits seront crées par les machines qui augmenteront la productivité, pas de travail à terme pour les humains.
            Une taxe équivalente sur les robots qui travailleront 24/24 ? un salaire universel à quel niveau ?
            En réalité les robots devaient réduire voire supprimer le travail pénible des hommes, mais en aucun cas faire baisser le prix des produits. En taxant les machines les marges de devraient pas bouger.
            Alors une croissance pour qui et pour quoi faire ?
            Je ne parle pas d’augmenter les droits de douane (bien que j’en ai envie) , car la contrepartie c’est que les produits seront au prix de la production française , fini les chaussures a 30 euros, qui va acheter ?


            • Subotai Le 10 novembre 2016 à 19h50
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              Je ne veux pas de ta chaussure à 30€
              J’en veux une à 120€ que je pourrai garder 5 ans et faire ressemeler si j’en ai envie.
              Une anecdote sur les conséquences de la désindustrialisation et la consommation à outrance.
              J’ai une paire de basket Adidas depuis 1988.
              J’ai marché, crapahuté, voyagé et fait de la scène avec ces baskets depuis près de 30 ans, changé 2 fois les lacets et elles sont encore en bon état.
              J’ai cherché à Paris en 2011 la même paire; qui n’existe plus.
              Après des km de marche dans la ville (avec mes vieilles baskets au pieds) j’ai fini par dénicher un modèle dit “Vintage”, pas la même, mais qui me semblait assez costaud.
              Je ne l’ai pas mise souvent. Et vous savez quoi, il y a 3 semaines, il a suffit de 2h de marche pour la première fois dans un chemin boueux, pour que le lendemain toute la bordure des deux semelles soient décollées. La m…!
              Au final on en a toujours pour son argent et des godasses à 30€ ne valent que ça…


      • PierreH Le 10 novembre 2016 à 17h58
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        Reste à savoir comment se seraient passé les choses si on n’avait pas délocalisé… On peut espérer qu’on aurait perdu moins d’emplois, je doute quand même qu’on aurait tout gardé ou qu’on en aurait plus, ça aurait probablement poussé encore plus la robotisation, parce qu’au final les robots sont de plus en plus sophistiqués et au final plus rentables…
        A mon humble avis “la bataille de l’emploi” est déjà perdue, elle est ingagnable si on invente pas un autre mode de redistribution des richesses.


        • Feubeuh Le 10 novembre 2016 à 18h30
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          Oubien un dirigeant populiste nationaliste un peu barré aurait pris le pouvoir en Inde et utilisé quelques bombinettes nucleaires.


    • Yamael Le 10 novembre 2016 à 08h59
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      Je pense que c’est pour ça que Trump a gagné

      Les changements industriels que sont la robotisation est tout ce qui en découle a créé une population ne pouvant plus travailler (leur qualification étant devenu obsolète), mais au lieu de les aider (reconversion professionnelle, aides diverses, etc…), on les a oublié… Et on a oublié qu’il avait le droit de vote. Trump n’avait pas besoin de leur dire quoi que ce soit, il avait juste à leur parler pour leur montrer qu’il connaissait leur existence.


      • julie Le 10 novembre 2016 à 09h21
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        On les a oublié ms l’héroïne les a pas oublié. Les chiffres des overdoses dans les petites villes du midwest sont éloquents. ..et inédits


    • calal Le 10 novembre 2016 à 22h41
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      Au contraire, des industries top niveau s’implantent depuis quelques années, biotechnologie, robotique, polymères, nanotechnologie. Les crédits universitaires ont largement été augmenté. Le principal problème est qu’une telle mutation prend du temps, et que les gugus qui construisaient des pneus a la chaine n’ont pas les compétences pour participer à cette mutation.

      cela d’apres moi fait parti du mensonge bobo bien pensant des eduques bac+5!; ils pretendent etre solidaires de l’humanite en voulant accueullir des migrants etrangers, tout en laissant s’appauvrir leur voisin non diplome chomeur.En fait on est toujours dans une lutte des classes,ou ceux qui sont devant ( les bacs+5) mettent des batons ( des migrants qui font prendre des places dans les ecoles ou des aides sociales ) dans les roues des non diplomes pour limiter leur concurrence.
      tout cela etant du diviser pour mieux regner du grand capital qui est seul au pouvoir depuis la fin du communisme.
      Si les bacs+5 etaient tellement intelligents et superieurs, ils investiraient plus de leur pognon dans de la finance ethique et sociale pour limiter les ardeurs destructrices du grand capital ou creeraient des pmes localises dans le pays qui a finance leurs etudes a la place de le depenser pour bouffer des graines de goji et du sans gluten…


  8. EchoGmt7 Le 10 novembre 2016 à 07h09
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    Quand les journalistes classent comme irrationnel ce qu’ils ne comprennent pas :

    http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/victoire-de-donald-trump-il-est-impossible-de-sonder-un-vote-irrationnel_1912979.html

    Je cite : “le vote Trump est en grande partie émotif, affectif, et on ne peut pas le mesurer”

    Hé oui le vote est un truc humain. Les journalistes sont-ils humains?


    • Raoul Le 10 novembre 2016 à 09h38
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      C’est normal. Ils considèrent comme irrationnels ceux qui ne succombent pas à leur propagande. Et, en un sens, ils ont raison. Car c’est tellement plus confortable de suivre l’« opinion publique » et de ne pas se poser de questions puisqu’on nous donne déjà les réponses.


  9. LBSSO Le 10 novembre 2016 à 07h14
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    Trump “Captain fantastic” ou “Captain fantaisiste” ?

    -les personnes qui prônent la mondialisation depuis 30 ans sont toujours en place.Or,elle est un échec évident pour les pays dits traditionnellement développés et d’autres.Elles ont refusé de l’admettre ou de se remettre en cause.Il est sein dans une démocratie que la sanction tombe même si pour ma part je la trouve tardive.A bon entendeur….
    – Donc sanction de la mondialisation financière.Mais c’est aussi ,la fin du rêve incarné par Obama,celui d’une Amérique unie donnant à chacun sa chance.
    -Enfin ,Trump incarne (à tord ou à raison) une forme de capitalisme différent,aux yeux de ses électeurs , de la finance internationale et des multinationales.

    J’espère qu’après cette élection les français se seront aperçus que le tableau idyllique des USA dépeint par beaucoup d’experts médiatiques était un mensonge.Quant à Trump s’émancipera-t-il de le l’Etat profond ?


    • Charles Le 10 novembre 2016 à 16h35
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      Trump se présente comme hostile au système. Va falloir s’habituer à ce discours des politiciens, en France aussi. Mais en fait, faute de vouloir exproprier les capitalistes, qui eux disposent de tous les moyens de pression et destruction, il se couchera. Comme en France se sont toujours couchés devant la force du capital, sans combattre, tous les politiciens de “gauche”, “citoyens” et autres “insoumis” le temps des urnes, Mitterrand en tête.

      D’ailleurs, si on regarde en détail son programme, et pas ses discours pour emplir les urnes, Trump a déjà donné des gages au capital. Particulièrement devant la finance, qui commande désormais presque tout, y compris le Pentagone. Trump veut revenir sur le peu de régulation introduite depuis la crise financière de 2008…Qu’on en juge avec cette analyse de ses propositions économiques: http://wp.me/p5oNrG-tgn


      • LBSSO Le 10 novembre 2016 à 18h40
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        Bonsoir Charles,
        Ici,il semble que nombreux sont ceux qui apprécient la victoire de D Trump en raison de son programme contre le libre échange sauvage et l’impérialisme de son pays (Jacksonien). Évidemment ,compte tenu des sujets analysés sur ce site (Ukraine,Moyen-Orient,journalisme,…),on peut s’en réjouir.
        Aussi, vous avez raison d’attirer l’attention sur son programme économique (votre lien est le même que celui mis en ligne aujourd’hui sur le site,vous avez dû vous en apercevoir ensuite). Les surlendemains risquent de déchanter.La constitution de ses équipes,si les rumeurs se confirment vont en faire rire jaune certains.
        Ce qui me frappent (vu de loin) concernant D Trump (et d’ailleurs nos politiques), malgré son audace, est son Manque d ‘ Imagination (Ex charbon).
        Leur incapacité à concevoir et mettre en œuvre d’autres formes de développement et croissance.
        Casser les codes et pas seulement ceux du discours.


      • RGT Le 11 novembre 2016 à 10h41
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        Charles,

        En France (et partout ailleurs dans le monde à quelques exceptions près), les politiciens ne se sont jamais couchés devant le capital, ils ont tout simplement été achetés et tous les partis ont été infiltrés et noyautés par des “taupes” qui œuvraient pour ledit capital.

        Concernant l’infiltration, il suffit de regarder quels sont les “ténors” des partis politiques actuels pour comprendre leurs véritables origines.
        Le plus “exemplaire” des “ténors de gôôôche” fut sans aucun doute François Mitterrand, issu d’une famille fortunée et qui a totalement noyauté la SFIO pour en faite la “chose” qu’on voit actuellement : Un beau rassemblement de ploutocrates cupides qui ne préservent que leurs propres intérêts et ceux de leur caste.

        Et ne croyez surtout pas en un “homme providentiel”…
        Le seul qui pourrait actuellement survenir serait sans doute encore pire que ceux que nous avons actuellement.

        et il en va de même pour tous les “partis politiques intègres”.
        Ces organisations mafieuses sont la sublimation de la corruption des états.


  10. Dizalch Le 10 novembre 2016 à 07h40
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    Très bonne article de Romaric, comme souvent, merci OB.

    nb: un lien intéressant sur les sondages et leurs échecs, édifiant:
    http://www.visualcapitalist.com/whoops-media-pollsters-get-election-wrong/

    ps: et un autre sur les suites des affaires d’HRC qui vont bien avoir lieues:
    http://www.zerohedge.com/news/2016-11-09/democrats-extremely-disappointed-chaffetz-confirms-duty-continue-clinton-probe


  11. Homère d'Allore Le 10 novembre 2016 à 07h40
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    “il y a deux types de dirigeants américains, les isolationnistes et les interventionnistes; je déteste les premiers et j’exècre les seconds.”

    Vladimir Volkoff

    “Le Complot”


  12. Duracuir Le 10 novembre 2016 à 07h58
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    Depuis quelques décennies qu’on est attaqué par un nouveau concept, on a cherché sa définition pour pouvoir lutter contre.
    Certains l’ont appelé “néolibéralisme” ou “ultraliberalisme” , ce n’était n’était pas suffisant car nous avions affaire à quelque chose de nouveau et que les forces, essentiellement de gauche, qui voulaient s’y opposer, aveuglées par leur vieux fond de chimère internationaliste, se sont volontairement abusées.
    Puis on a dit que c’était la mondialisation, mais ce mot est bien trop économique, il ne s’agit pas de projet politique.
    On peut clairement donner un nom à ce concept maintenant: la globalisme.
    Je crois que c’est la nouvelle ligne de fracture politique essentielle, globaliste contre souverainiste.
    On avait déjà définit la notion de souverainisme, tirant dessus à boulet rouge et la chargeant de toutes les prétendues turpitudes nationalistes, proto-fachistes, etc…;
    Aujourd”hui, posez la question aux politiques, ON DOIT POSER LA QUESTION A CHAQUE POLITIQUE: êtes vous globalistes ou souverainistes? Tout le reste en découle.


    • geoffrey Le 10 novembre 2016 à 08h57
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      dudu,

      le nouveau concept que je t’offre (c’est cadeau), c’est la société post-capitaliste ou technocratique.

      théorie marxiste appliquée : les nouveaux dominants ne sont plus les proprio’ mais les techniciens (genre zuckerberg), la valeur du travailleur n’est plus la valeur ajoutée mais son rôle dans un processus intégré (le nombre de vie d’un produit + recyclage).

      je dois encore la travailler mais ça me paraît solide : après les razzias, l’esclavage, le servage et la prolétarisation, l’individu-robot !!!

      Geof’, marxiste neo-communiste


      • Homère d'Allore Le 10 novembre 2016 à 09h22
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        Il n’est pas sur que Zuckerberg ne soit pas “propriétaire”, du moins en partie de Facebook…

        Quant aux financiers, ils ne sont pas techniciens mais décident de la vie ou de la mort des entreprises (et des nations comme la Lybie).

        Le Capital financier reste maître du Capital industriel.
        Homère d’Allore, marxiste archéo-communiste (car les règles régissant le Capitalisme sont invariantes).


        • geoffrey Le 10 novembre 2016 à 11h48
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          camarde,

          imagine un grand “reset” de l’économie financière – avec de l’argent digital, fastoche !
          les grôsses fortunes disparaissent – à part le foncier et les mat. premières, posséder un outil de production ne veut plus rien signifier. Et ne pas savoir “faire tourner” l’usine revient à ne rien avoir : rachat en masse par les techniciens !!!

          qui aura le pouvoir, dès lors ? celui qui “connait l’informatique” – terme générique pour désigner le technicien…
          la machine produit, or elle est intelligente – celui/celle qui SAIT la dominer maîtrise sa production (la boucle est bouclée).

          les patrons qui ne connaitront pas leurs machines seront comme des rois-fainéants, en sursis, et la police va vite comprendre qui fournit les sous – Révolution !!!

          Geof’, neo-communiste traditionnel – de la vieille école mais intégrant l’écologie, le racialisme (oups…euh…je n’ai pas écrit racisme !!!)


          • Homère d'Allore Le 10 novembre 2016 à 12h12
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            “à part le foncier et les matières premières”

            C’est la raison pour laquelle l’immobilier des centres névralgiques du capitalisme (Londres, New-York, Tokyo, San Francisco…) devient délirant.
            Le prochain stade, c’est la montée inexorable des métaux précieux car votre scénario de reset n’est pas impossible, loin de là, vu l’état actuel des dettes non recouvrables.

            Quant aux informaticiens et développeurs en tout genre, on en trouve à la pelle en Inde. Bientôt, avec les formations en ligne du genre MOOC, on en trouvera pour quelques dollars la journée au Swaziland ou au Kirghizistan…


            • dgrfv Le 10 novembre 2016 à 13h37
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              En fait, l’informatique est une des branche de l’industrie qui va se robotiser le plus avec l’apparition des IA. Je ne parle pas du matériel.


          • Wilmotte Karim Le 10 novembre 2016 à 13h01
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            “posséder un outil de production ne veut plus rien signifier”

            ??? Et pourquoi donc?

            “les patrons qui ne connaîtront pas leurs machines seront comme des rois-fainéants, en sursis, et la police va vite comprendre qui fournit les sous – Révolution !!!”

            Quelle est la différence avec aujourd’hui?


            • geoffrey Le 10 novembre 2016 à 16h17
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              Karim,

              1789, c’est l’aboutissement d’un processus…

              aujourd’hui, un patron qui ne sait pas ce qu’il y a dans sa machine est dépendant des consultants.

              à terme, 10-20 ans, le rapport de force sera trop grand. Posséder un outil de production sans savoir l’utiliser ne servira à rien…(l’abusus sans le fructus, en droit romain). Le gain financier sera absorbé par la consultance.

              la différence, aujourd’hui, c’est qu’on croit que la capitalisme peut encore élever le niveau de vie des “courageux travailleurs”, mais c’est fini, çà – des ingénieurs géniaux gagnent moins que des spéculateurs !!!!

              on parle ici de manger tous les jours….ou pas, les policiers non-robots (!) doivent logiquement trahir l’état – comme les soldats du Roy

              Geof’, Vive le communisme – we are back


            • Karim Wilmotte Le 11 novembre 2016 à 19h23
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              “Posséder un outil de production sans savoir l’utiliser ne servira à rien…(l’abusus sans le fructus, en droit romain). Le gain financier sera absorbé par la consultance.”

              C’est ce que vous affirmez, mais je ne vois toujours pas la différence fondamentale avec ce que nous vivons depuis 2 à 5 siècles.

              Le propriétaire n’a pas besoin de comprendre, il doit posséder et acheter de la force de travail qu’il rémunère moins cher que ce qu’elle produit en valeur économique. Et cela fait aussi longtemps qu’il ne doit pas contrôler voir même comprendre la production (d’où l’idée, innepte, que l’argent “fait de l’argent”…).

              Prétendre que le bénéfice sera entièrement manger par la consultance (dont on supposera qu’elle n’est pas capitaliste, elle? Pour qu’elle raison?) c’est bien joli… mais ce serait bien de le démontrer.


          • Louis St O Le 10 novembre 2016 à 18h03
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            “imagine un grand “reset” de l’économie financière – avec de l’argent digital, fastoche !
            les grôsses fortunes disparaissent”

            Et toi geoffrey, (eof’, marxiste neo-communiste) si tu ne plais pas au futur dirigeant, il suffit de te rayer du ficher des cartes “bleus” pour que tu ne puisses plus bouger de chez toi, pas de possibilité de manger, de circuler plus rien, le néant, tu n’existes plus.

            Ce n’est pas si simple,


      • RGT Le 11 novembre 2016 à 11h00
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        Geoffrey,

        Les propriétaires des outils de travail doivent être ceux qui les utilisent, tout simplement.

        Certes, la taille des “industries” va se réduire drastiquement et leur “rentabilité” financière va chuter, mais l’objectif principal de tout être vivant n’est-elle pas de subvenir par lui-même à sa propre subsistance ?

        De plus, ces “petites industries locales” seraient à proximité des utilisateurs, ce qui entraînerait une baisse drastique des coûts de transport.

        Il faudra dire adieu à tous les gadgets inutiles à l’obsolescence programmée, au “divin progrès” des bidules à la mode, mais entre choisir entre un appareil utile “vieux” mais qui fonctionne longtemps et qui est facilement réparable et un “truc génial” qui tombe en panne juste après la fin de la garantie je n’hésite pas un seul instant.

        Imaginez seulement votre vie sans devoir bosser en permanence pour simplement remplacer en continuellement des objets bêtement fonctionnels.
        en arrêtant de “courir après votre nez” vous aurez beaucoup de temps libre pour vous cultiver, pour inventer de nouveaux concepts…

        RGT, anarchiste néo-proudhonien.


    • Raoul Le 10 novembre 2016 à 10h03
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      À la fin des années 70, un prof. d’économie nous avait expliqué que, dans le nouveau monde qui se dessinait, seules les multinationales avaient une stratégie réellement mondiale. De fait, c’est cette stratégie qui s’est déroulée depuis. Elle s’appuie sur des états qui ont été subvertis, mais son objectif est, à terme, la destruction de ces états. Globalisme contre souverainisme, oui, pourquoi pas ? Mais souverainisme est connoté négativement.

      La gauche n’a, en majorité, absolument rien compris à ce mouvement et, donc, elle a collaboré activement avec ses ennemis.

      Les états ont été subvertis avant qu’on ne comprenne ce qui se passait. Les peuples commencent seulement à réagir et avec des moyens dérisoires, ceux qu’on a bien voulu leur laisser. Trump est un signe, mais ce n’est pas un moyen. Il est indépendant, dans une certaine mesure, mais il n’est en rien révolutionnaire. Si les globalistes ont paniqué, c’est qu’ils voient que les choses commencent, un peu, à leur échapper, que les gens n’ont pas réagi comme ils l’auraient dû.


    • Wilmotte Karim Le 10 novembre 2016 à 11h25
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      Le néo-libéralisme n’est pas anti-état (il peut feindre de l’être), il utilise l’état pour organiser les marchés et mettre en place les institutions et les règles de sa domination.

      La déréglementation financière par exemple est mal nommée, c’est une autre réglementation. Elle autorise des choses qui étaient interdite… mais le tout est bien plus réglementé qu’avant.

      Quand à la construction d’instrument de souveraineté partout là où ne se trouvent pas les peuples… Ben oui, mais ce n’est pas du “globalisme”: cela peut être une conséquence, mais ce n’est pas le but.

      Le but, c’est que les intérêts du commun, des pékins, ne viennent plus interférer avec les intérêts supérieurs de la grande bourgeoisie. A ce titre, le néo-libéralisme a une composante “globaliste”. Mais l’on voit aussi et surtout que ce sont bien les instruments souverains qui sont conquis par une classe sociale et pervertit.


  13. grub Le 10 novembre 2016 à 08h07
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    Avec l’informatique et la robotisation, le travail se raréfie et c’est une bonne nouvelle.

    Les délocalisations n’étaient qu’une étape.
    Les entreprises seront rapatriées sur le sol américain et les chinois seront remplacés par des robots.

    Les robots n’ont pas de familles et ne craient donc pas de tissu locale économique.

    Le capitalisme a besoin de consommateurs mais n’a plus besoin de producteurs.
    Est il prêt à financer le revenu de base ?


    • Yamael Le 10 novembre 2016 à 09h02
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      Ca me rappelle un livre de Barjavel, où une civilisation ne connait pas le chômage car toute la population travaille 10 ou 20h par semaine et tout le monde est payer pareil à part 1 ou 2 individus exceptionnels qui servent de guides. Il me semble que c’est dans La nuit des temps.


    • PatrickLuder Le 10 novembre 2016 à 10h32
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      “Le capitalisme a besoin de consommateurs mais n’a plus besoin de producteurs.”

      La vrai question est : les consomacteurs ont-ils encore besoin du capitalisme ???


      • PolBismute Le 10 novembre 2016 à 13h42
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        Le principal problème du capitalisme étant que la majorité des consommateurs ne peuvent plus consommer car n’ayant plus assez de ressources pour le faire … Lesquelles ressources partent toutes vers les 1% …
        (l’histoire de Henry Ford et de sa Ford T est assez parlante de ce point du vue).


  14. judith Le 10 novembre 2016 à 09h17
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    Je ne suis pas sûre que Trump aura la main en matière économique, la majorité républicaine ne tolèrera pas ses frasques protectionnistes ,d’ailleurs les bourses sont au vert,alors que comme pour le brexit,on nous annonçait le chaos .
    La seule concession qui lui sera faite sera de nommer un ultra anti avortement,anti gay à la cour suprême,ne pas oublier que son vice président est un vieux cheval républicain évangélique

    On verra dans 4 ans le résultat mais je ne crois pas que ceux qui ont voté Trump en auront profité


    • Wilmotte Karim Le 10 novembre 2016 à 11h27
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      Où avez-vous vu que les USA n’étaient pas protectionniste?
      Ils ont toujours utilisé cet outil en fonction de leur besoin (capitaliste, le besoin).

      Le sacrifice de la “classe moyenne” a été conscient!
      Cela permet d’importer des produits moins cher et d’augmenter les marges sur les autres segments industriels!!!


  15. RonRon Le 10 novembre 2016 à 09h18
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    Les voitures et camions sans conducteurs arrivent peut être plus vite que prévu, avec son lot d’avantages décisifs, moins d’accidents, donc assurance moins cher, beaucoup plus rapide même en respectant la vitesse car moins de temps de latence au démarrage et plus économe en essence.

    Je suis impatient de voir comment notre système va absorber ce choc de 5% de chomeur en plus.


    • geoffrey Le 10 novembre 2016 à 11h36
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      5% en plus ?

      on parle de 45% – estimation moyenne – par rapport à la popul. active !!!

      la pression va être trop forte : guerre ou semaine de 3 jours ?

      geof’


      • red2 Le 10 novembre 2016 à 12h08
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        “la pression va être trop forte : guerre ou semaine de 3 jours ?”

        Tu oublies une autre possibilité que défendent les tenants du système : les services à la personnes (en clair des domestiques et un retour à l’ancien régime ou au “bon temps de colonies”…) ! Si les 20-25% de personnes intégrés à l’économie mondialisée et robotisée ont chacunes 3 ou 4 domestiques en néo-esclavage, il n’y a plus de chômage :-(… Vive la semaine de 3 jours!


        • Charles Le 10 novembre 2016 à 15h52
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          Si l’on regarde la situation de l’emploi, le développement des services à la personne est la tendance qui ne fait que commencer, mais de fond, aux Etas-Unis. Avec perspective de retour à un néo-esclavage. Néo, car le maitre n’aura pas la propriété, mais le droit d’usage de ce nouveau prolétaire.
          C’est même ce qu’encourage le gouvernement français en subventionnant les services à la personne. Ne voulant pas remettre en question les rapports d’exploitation, c’est un de leurs moyens de limiter le chômage. Avec de tels tordus, on fait toutes les courbes.


  16. christiangedeon Le 10 novembre 2016 à 09h45
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    Oui,M. Godin a raison,mais n’aborde qu’une partie du problème.On n’ira pas vers une réelle compréhension de ce qui se passe si on ne pose pas la question des deux arnaques monstrueuses que sont “les libertés” avec un tout petit l,et les “avancées sociétales “.Les libertés,au pluriel, sont la négation de La Liberté,en ce sens qu’elles fracturent l’espace citoyen en une multitude de petites forteresses communautaires,chacun ayant sa liberté à lui,en quelque sorte.Quant aux avancées dites sociétales,corollaire “des” libertés,elles peuvent constituer dans bien des cas un véritable viol collectif avec violence des consciences à partir du moment où celui qui n’y adhère pas est moqué,ostracisé,plouquisé,en quelque sorte.Ainsi se constitue le rêve de tout ultralibéral “qui se respecte “. Créer à l’intérieur d’une société jadis unie sur l’essentiel une multitude de failles dont l’objectif est de diviser pour toujours mieux régner. Ce n’est certes pas nouveau,mais l’accélération de ce processus laisse présager le pire.


  17. pepeben Le 10 novembre 2016 à 10h11
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    cela ressemble fortement a une autre période 1929 a 1939 allons nous avoir 2008 => 2018….


  18. charlie bermude Le 10 novembre 2016 à 10h14
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    Article exact , qui insiste sur le fond du phénoméne : échec psychologique et politique de la finance . Reste en suspend l’échec économique : le vrai challenge de Trump . De deux choses l’une ou il parvient , au moins , à en protéger les Américains , ou la finance nous entraine dans son gouffre .


    • RGT Le 11 novembre 2016 à 11h13
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      La main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit

      Napoléon Bonaparte

      Il en savait quelque chose, c’est lui qui a trahi le peuple en permettant la création de la “Banque de France” qui malgré son nom flatteur était une banque privée détenue par des banquiers internationaux (suisses surtout).

      Seule banque française autorisée par l’état à faire de la création monétaire…
      Il avait bien baissé son froc ce jour la le Nabot… Et tous ceux qui l’ont suivi n’ont pas fait mieux.

      C’est depuis bien longtemps la finance qui décide et les “divins z’élus” ne sont que leurs larbins serviles qui enfument les peuples avec leurs discours dans l’air du temps.
      Ils seraient prêts à vendre leurs propres mères pour en retirer un quelconque avantage.


  19. PatrickLuder Le 10 novembre 2016 à 10h28
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    ECHEC

    Les grands perdants sont les médias “mainstream” incapables d’influencer la masse malgré des moyens considérables et une couverture quasi complète d’articles orientés.

    Nous vivons un tournant dans le monde de l’information, un tournant dans le monde du numérique.

    Va t’on vers une politique tenant mieux compte des intérêts communs ou va t’on vers un contrôle de la publication du numérique? Cette élection peut être la porte ouverte vers l’une ou l’autre des directions du monde …

    … reste à savoir si c’est la raison ou le fric qui commande la marche du monde !!!


    • Julie Le 10 novembre 2016 à 12h15
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      En tout cas les MSM savent parfaitement bien influencer les 18-25 ans

      http://angryarab.blogspot.de/2016/11/this-is-how-young-americans-18-25-voted.html


      • Humic Le 10 novembre 2016 à 14h25
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        Et par rapport au taux de participation ?


        • RGT Le 11 novembre 2016 à 11h19
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          Si c’est comme pour le BREXIT, avec les “jeunes” qui ont “massivement” voté pour le “remain” avec un taux d’abstention de plus de 60%, c’est sûr, ils se sont fortement mobilisés…

          Petit clin d’œil à Geoffrey 😉 :

          RGT, néo-abstentionniste pêcheur à la ligne depuis 1983.


  20. Ardéchoix Le 10 novembre 2016 à 10h45
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    Trés bonne analyse de R.GODIN .
    Produire plus et moins cher, peut être remplacé par produire mieux et innover. Mais innover demande du temps,de la recherche et du développement. Trois sujets qui donnent la chair de poule aux fonds de pension, ils veulent du court terme.
    Produire mieux, c’est garder les salariés et leurs donner en priorité de bonne rémunération par rapport aux actionnaires, alors là c’est clair ils ne veulent plus comprendre.
    L’argent par l’argent était roi, quitte à délocaliser basta. Depuis la crise, le système continu comme un canard sans tête. Le brexit et Trump viennent de dire Game-Over.


  21. rouille Le 10 novembre 2016 à 11h19
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    L’homme vivait sur son lopin de terre avec sa famille et son cheval. Ford lui a dit « laisse tomber tes patates et vient bosser sur mes chaînes de montage, des patates tu pourras en acheter autant que tu veux.» Le gars a bossé mais il a vendu son lopin et bouffé son cheval… Ford a bouclé l’estancot puis il est parti voir un chinois et lui a promis du riz autant qu’il en voulait! L’homme chercha un autre job mais les robots étaient pas d’accord et il avait pas un master en droit de la finance… Alors l’homme qui n’avait plus ni lopin, ni cheval, ni famille, ni boulot a déposé son bulletin de vote dans la boîte… et ensuite Jean-Marc Ayrault ” essaya de comprendre” la victoire de Trump! ^^


  22. totor Le 10 novembre 2016 à 11h20
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    L’édito merveilleux du Monde:
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/09/presidentielle-americaine-la-colere-a-gagne_5028039_3232.html

    “personne ne s’était fait le porte-voix des marginalisés de la mondialisation. Personne n’a été condamné pour la dévastation venue de Wall Street. Personne n’a anticipé les conséquences politiques d’un type de croissance qui met à mal la classe moyenne au sens large.”

    Et trois lignes plus loin:

    “Pour son malheur, Mme Clinton incarnait à la perfection la quintessence de l’élite politique américaine traditionnelle. A tort ou à raison, elle portait l’image du statu quo – même si elle avait le seul programme réalisable et solide.”

    En gros, le seul programme “réaliste” abandonne les laissés-pour-compte de la mondialisation, démolit les classes moyennes et laisse impunis les crimes de Wall Street. Bref, le TINA dans toute sa splendeur. Etonnez-vous après que ça en énerve quelques uns.


  23. chr$ Le 10 novembre 2016 à 12h03
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    Oui l’automatisation progresse depuis des dizaines d’années. Mais cette automatisation qui dans un premier temps permet d’importants gains de productivité (baisse des coûts de production) est quasi systématiquement recyclée en augmentation de la complexité du produit rendue nécessaire par le marché et source d’activité productrice supplémentaire en fin de compte : les normes plus restrictives, la concurrence, la recherche de performance poussent à proposer toujours plus pour le même coût.
    Soulevez donc le capot de votre voiture €6 et comparez ce que vous y voyez (sous le cache plastique) avec le contenu d’une voiture de même gamme des années 80 et vous comprendrez ce que je veux dire :
    L’automatisation des productions existantes permet l’augmentation de la complexité et/ou de la performance du produit à iso coût au final.
    Bien sur la courbe n’est quasi-jamais linéaire, cela se fait sur des années et avec un profil en dents de scie.
    Donc, non, l’automatisation n’est pas la source long terme du chômage de masse : Au contraire car elle permet de conserver des activités industrielles bien vivaces.


    • Wilmotte Karim Le 10 novembre 2016 à 13h06
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      Pour autant que je sache, toutes les études montrent que l’augmentation de productivité est LA source première (et de loin) de la destruction d’emplois dans l’industrie.

      Dans les (pseudo) 30 glorieuses, les gains de productivités étaient transformés en nouvelle production/consommation, singulièrement via les augmentations de la masse salariale. Le néo-libéralisme a cassé ce schéma (et il a été cassé parce qu’il était tombé en panne, cfr les années 70).


      • chr$ Le 10 novembre 2016 à 13h52
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        Vu de ma modeste expérience, toutes les usines qui ont le plus amélioré leur productivité ont pu conserver, voir augmenter l’emploi local. Qui plus est l’automatisation nécessite de promouvoir de simples ouvriers/opérateurs en régleurs et conducteurs de machines, qui justifient de meilleurs salaires.

        Par contre, toutes les usines qui n’ont pas pu augmenter leur productivité faute d’accord d’investissement on fini par fortement réduire leurs emplois.

        En effet, une usine non compétitive finit toujours par le payer par une baisse de sa production en raison de pertes de marché ….

        La source de destruction d’emplois dans l’industrie est donc la Non-Compétitivité des usines. L’automatisation permet au contraire de poursuivre les efforts de compétitivité nécessaires au maintien des emplois. A condition bien sur que cette automatisation puisse se faire et ne soit pas sabordée par une délocalisation en pays low-cost….


        • Karim Wilmotte Le 11 novembre 2016 à 19h39
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          “toutes les usines qui ont le plus amélioré leur productivité ont pu conserver, voir augmenter l’emploi local. ”

          Ben oui… localement.
          Mais la productivité globale implique moins d’emplois (à toute autre chose étant égal par ailleurs).

          Imaginez qu’il y a 10 usines qui produisent 100 000 voitures chacune pour un marché de 1 000 000 au total.

          Vous augmentez la productivité d’un facteur 10. Vous devez doubler le nombre d’emplois et doubler les salaire (soit, facteur 4). Mais vous fermer 9 usines…
          Vous avez donc, à toute autre chosé étant égale par ailleurs, une perte de 6 sur la masse salariale (salaire*nombre de salarié).

          Les usines de votre expérience qui ont investit ont fait fermer les autres.
          Et si on avait investit dans toutes, on produirait beaucoup plus: mais pour vendre à qui?


      • charlie bermude Le 10 novembre 2016 à 14h01
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        Par productivité , il faut prendre garde à ne pas tomber dans le réductionnisme du discours ambiant . il existe une productivité d’entreprise ( déjà assez douteuse , parce que ne sont pas toujours , et d’ailleurs de moins et moins , les improductifs qui sont licenciés, d’une part ; d’autre part consacrer 20% du budget à la pub ou au rachat d’actions ?) ET une Productivité sociale ( dépenses d’état , frais sociaux généraux , écologiques , etc .
        Les questions financiéres et monétaires y doivent beaucoup plus que la productivité d’entreprise mais là il s’agit d’un probléme politique et social où les abonnés sont abscent, ou autistes .


  24. chr$ Le 10 novembre 2016 à 12h05
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    Quand on met des ouvriers/techniciens/ingénieurs bien de chez nous en concurrence avec leurs collègues Mexicains, Marocains, Turcs, Chinois, Indiens etc …. Là on a un vrai problème, car l’écart de coût est tel que la destruction industrielle devient inéluctable.
    exemple vécu : comment un ouvrier US peut-il être concurrentiel avec un Mexicain qui travaille 50h @ 100$ /sem TCC ?
    Aussi la semaine de travail pour tous ces pays est de 6J …. chez nous c’est 5J non ?
    Mr Clinton nous a vendu le NAFTA dans les années 90s en expliquant qu’à terme le Mexicain allait voir son salaire rejoindre celui de son collègue US et qu’un équilibre bénéfique serait trouvé alors…..résultat en 2016 le Mexicain est toujours à 100$/Sem sur 6J…..et n’achète toujours pas les voitures neuves qu’il fabrique…
    Plus près de chez, nous la Pologne qui est devenue LE centre de production des composants automobile en UE est toujours au niveau quasi-zéro de son marché automobile véhicules neufs (300K/an !!!). L’ouvrier Polonais roule donc en occasion importée, ou va à vélo.
    Le seul avantage des délocalisations est donc bien un EBITDA bien plus juteux pour les actionnaires, mais certainement pas un effet de richesse sur les acteurs productifs dans les pays dits low-costs.
    Quand on voit un Mr Macron proposer la baisse des charges comme solution, on se dit que l’on nous prend vraiment pour des idiots…..
    La solution est donc bien un retour aux bonnes vielles barrières normatives et tarifaires, ce que « the Donald » semble prôner. A voir maintenant si ils vont le laisser faire.


    • pascalcs Le 11 novembre 2016 à 02h53
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      Et encore, vous ne considérez que l’aspect salarial. La plupart des pays qui ont accueilli la production industrielle délocalisés fonctionnent également avec des normes de securite et environnementales qui n’ont rien a voir avec celles que cette même industrie se voit obligée d’observer dans les pays qu’elle fuit.
      L’asphyxie des populations asiatiques dans un air irrespirable et vivant sur des sols contaminés pour longtemps rentrent dans l’équation du profit néolibéral mais pas dans les règles du commerce international. Le jeu est donc totalement biaisé sous couvert de “diminution considérable de la pauvreté dans le monde” prise pour alibi de réussite depuis la mise en place des théories néolibérales de libre échange.


  25. Stef1304 Le 10 novembre 2016 à 14h08
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    Rien de garanti pour l’instant dans la victoire des aspirations des classes populaires ( et la partie de la classe moyenne qui est en train de décrocher ), auquel Trump a sut donner une voix ( de façon temporaire ? ).
    Si Trump est cohérent avec ses électeurs, la lutte politique ( en terme plus châtié, on dirait la réforme… Ou encore, par exemple, le retour à un capitalisme industriel, etc… ) contre cette machine devenue folle ( le turbo capitalisme financier débridé ) et son bras politique qu’est Washington ne fait que commencer.
    Or la difficulté pour Trump ( l’outsider milliardaire, mélange de Lepen & de Tapie américain ? ) à faire valoir ses positions à Washinton est à la mesure des enjeux. En fait, la difficulté paraît quasiment insurmontable ( du moins, avant l’accident financier de trop ? ) et le projet quasi utopique.

    Un point de vue sur la façon de relever authentiquement le défi ( en supposant que Trump en ait réellement la volonté et la lucidité )
    Source: http://www.dedefensa.org/article/le-president-trump-face-au-triomphe-du-candidat-trump


  26. interlibre Le 10 novembre 2016 à 16h21
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    Bernie a proposé à Trump de travailler avec lui. Je rêve bien sur mais si une telle chose devait arriver ça serait historique et magique. La pierre tombale officielle du système, d’ailleurs autant l’état profond us pourrait laisser Trump en se mordant les lèvres mais une telle chose les ferait devenir totalement hystériques.


    • Chris Le 10 novembre 2016 à 16h56
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      Au printemps 2016, Trump avait tweeté à l’intention de Bernie Sanders, de le prendre sur son ticket.
      Provocation, opportunisme, moquerie ?
      Perso, je pense qu’il lui tendait une perche car c’était l’époque où Bernie pourtant bien parti, se faisait déposséder de ses votes par la mafia Clinton/Podesta inquiète de son succès. Autant récupérer les meilleurs dans son camp.
      Dommage que Sanders ait basté… pour un plat de lentilles…


      • charlie bermude Le 10 novembre 2016 à 19h41
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        Bernie a trahi . Trump lui a tendu une perche , sans conviction à mon avis . C’est pas grave , dictature du prolétariat c’est usé jusqu’à la corde , on passe au socialisme , le vrai qui n’a rien à voir avec l’imagerie qui a été élaborée , jusqu’à aujourd’hui . La gauche va devoir se secouer , çà va lui faire du bien .


        • Shuppy Le 10 novembre 2016 à 21h37
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          « Donald Trump a exploité la colère d’une classe moyenne en déclin, qui est malade et fatiguée de l’économie de l’establishment, de la politique de l’establishment et des médias de l’establishment. Les gens sont fatigués de travailler plus longtemps pour gagner moins, de voir les emplois correctement payés partir en Chine et dans d’autres pays à bas salaire, de constater que les milliardaires ne paient aucune taxe fédérale sur le revenu et de ne pas pouvoir offrir l’université à leurs enfants – tout ceci alors que les très riches deviennent encore plus riches.
          Si M. Trump est sérieux pour mener des politiques qui améliorent les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi et d’autres progressistes sommes prêts à travailler avec lui. S’il poursuit ses politiques raciste, sexiste, xénophobique et anti-écologique, nous nous y opposerons vigoureusement. »

          Bernie Sanders


  27. Eric Bure Le 11 novembre 2016 à 15h00
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    Les boute-feux actuels disent que Trump est la victoire du mâle blanc…en oubliant de préciser le poids relatif des blancs aux USA (…).
    Ces boute-feux n’ont pas lâché l’affaire et tente un clivage dangereux aux USA.
    Cette élection n’est pas finie,


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