Très intéressante analyse d’Édouard Husson –  historien français, ancien directeur général de ESCP Europe, tirée de son blog.

Source : Blog d’Edouard Husson09/05/2017

République gaullienne? Non giscardienne

Charles de Gaulle, libérateur de la France et fondateur de la Vè République, doit être la figure tutélaire la plus citée de cette campagne électorale – comme des précédentes. Il y a là un paradoxe. La république refondée en 1958 n’aura été gaullienne que durant 18 ans (le gaullisme de droite des années 1958-1974 puis celui, de gauche, des années 1981-1983). Les 41 autres années (1974-1981) puis 1983 à aujourd’hui) ont été les années du giscardisme! Des années “libérales, centristes et européennes”, pour reprendre le slogan de campagne du candidat de la droite moderne en 1974.

En 1983, François Mitterrand abandonne toute perspective de politique économique fondée sur l’intérêt national au profit de la politique de peg du franc au mark: il renoue avec les années Giscard. Mitterrand, désormais, ne gouverne plus qu’au centre. Comme pour rendre plus visible la transition de l’éphémère gaullisme de gauche de 1981 à la politique qui suivra, Laurent Fabius, le premier ministre qui succède à Pierre Mauroy est un ancien du mouvement des jeunes giscardiens qui s’était rallié à Mitterrand faute d’obtenir la circonscription qu’il souhaitait à l’UDF. Puis Mitterrand met en oeuvre cette cohabitation que Giscard avait théorisée en 1978 sans avoir à la pratiquer; son Premier ministre Jacques Chirac (1986-1988) est rallié à un giscardisme sans Giscard qu’il pratiquera ensuite tout au long des douze ans de sa présidence (1995-2007). C’est pourtant bien François Mitterrand qui a définitivement scellé le pacte giscardien des élites en faisant adopter le traité de Maastricht, socle de la politique de tous ses successeurs.
Raconter l’histoire politique française à partir de 1992, c’est énumérer la longue liste des ralliés au programme giscardien quand bien même le fondateur du giscardisme était, la plupart du temps, tenu à l’écart. C’est même une caractéristique du giscardisme: Valéry Giscard d’Estaing, qui se définissait comme un président “mondialiste”, a toujours théorisé en avance sur les autres (comité pour l’union économique et monétaire; convention pour une constitution européenne) mais il a été, du fait de sa franchise, rejeté par les électeurs (1981, referendum de 2005). Il est revenu à François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, de mettre en oeuvre le giscardisme sans Giscard. Nicolas Sarkozy, par exemple, a inventé le Traité de Lisbonne en 2007 pour faire passer la constitution européenne rejetée en 2005.

Qu’est-ce que le giscardisme?

Libéral. Centriste. Européen.

Le libéralisme de Giscard est à entendre au sens américain du terme: progressisme. Cette version du libéralisme ne passe pas par l’apologie de la petite entreprise et de la rigueur éthique – ce libéralisme classique est allé rejoindre le mouvement conservateur après la Seconde Guerre mondiale. C’est le libéralisme d’après Wilson et Roosevelt, curieux mélange d’étatisme et d’individualisme. Inspecteur des Finances, Giscard a tracé le premier la voie paradoxale d’un Etat très interventionniste dans un monde sans frontières, cette quadrature du cercle imperturbablement poursuivie par nos classes dirigeantes depuis quatre décennies. Libéral progressiste Giscard l’a été aussi sur le terrain des moeurs, avec la loi Veil de dépénalisation de l’avortement, première d’une longue série de réformes dont la loi Taubira est le dernier exemple.

Centriste? Giscard a le premier rêvé de gouverner au centre, en se débarrassant aussi bien du gaullisme que du communisme, ces deux piliers de l’ordre d’après-guerre. Politiquement il a échoué, d’où sa défaite de 1981 face au double défi du RPR (encore) gaulliste et à l’Union de la Gauche. C’est Mitterrand qui eut la chance de pouvoir bénéficier du déclin du parti communiste et du ralliement de Jacques Chirac au giscardisme. Chirac lui-même, de tempérament radical-socialiste, finit par devenir un centriste non moins stoïque que François Mitterrand, survivant à une cohabitation de cinq ans avec Lionel Jospin et se faisant réélire avec 80% des suffrages exprimés contre Jean-Marie Le Pen. Nicolas Sarkozy avait senti combien la base du centrisme des années Chirac représentait une base fragile et il fit campagne résolument à droite, avant de gouverner dans la continuité de ses prédécesseurs.

Européen? Tous les présidents depuis Giscard l’ont été au sens de Jean Monnet. Au point d’imposer un véritable dogme et de tuer le débat politique sur la question de l’organisation du continent. Mitterrand fit le choix de l’unification monétaire européenne pour se maintenir au pouvoir; Chirac pensa qu’il ne pouvait pas  devenir président s’il ne se ralliait pas à l’euro (il avait fait faire dans un premier temps des affiches de campagne anti-euro pour le référendum de 1992). Sarkozy mit une énergie phénoménale, mais finalement vaine, à tâcher de réduire l’influence du Front National tout en défendant absolument la monnaie unique. Quant à Hollande, il oublia vite ses dénonciations de la finance pour se rallier à l’ordre euro-atlantique et  parrainer discrètement l’essor d’Emmanuel Macron.

Macron ou le giscardisme à l’état pur

S’il est un personnage politique qui devrait se réjouir de l’irruption d’Emmanuel Macron sur la scène politique et de son élection certaine le 7 mai prochain, c’est VGE. On ne s’étendra pas sur l’européisme exemplaire d’un candidat convaincu qu’il est possible de “relancer l’Europe”. Son libéralisme bon teint l’a amené à se présenter successivement comme le conseiller moderne de François Hollande, un ministre de l’Economie et des Finances dérégulateur puis le candidat d’un libéralisme fourre-tout, nouvelle incarnation du progressisme à l’américaine.

C’est en matière de centrisme que Macron semble être en mesure de réussir ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à mettre sur pied: être élu au centre. François Mitterrand ou François Hollande ont fait campagne à gauche pour être élu avant de gouverner au centre. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont fait campagne à droite avant de gouverner au centre. Macron, lui, a réussi à rassembler une coalition de socialistes modérés, de centristes et de déçus de François Fillon. Et comme les Français aiment donner à un président nouvellement élu une majorité, il est bien probable que Macron aura ce dont Giscard avait rêvé, une majorité au centre, née de l’effondrement des socialistes et des républicains.

“Deux Français sur trois” contre le giscardisme

Le giscardisme possède une caractéristique: il ne peut pas rencontrer l’assentiment d’une majorité de Français, sauf par malentendu. En 1974, Giscard fut élu par la droite gaulliste, contre le programme de l’Union de la Gauche. Aujourd’hui, Emmanuel Macron devrait devenir président de la République en pleine recomposition politique après d’être très intelligemment faufilé dans les instertices du jeu partisan. Mais exprimé à l’état pur, le giscardisme fait peur, habituellement: Giscard n’a pas été réélu en 1981; Jacques Delors, porteur d’un programme purement giscardien, n’a pas osé se présenter en 1995. Giscard avait mis toute son énergie à faire émerger une constitution européenne en 2005: le peuple français lui a signifié une nouvelle fois qu’il ne voulait pas de sa vision.

D’où vient cette malédiction qui oblige, en temps ordinaire, le giscardisme à avancer masqué et le condamne, régulièrement, à une déculottée électorale (Mitterrand a perdu sa majorité en 1986 et en 1993; Chirac en 1997. Sarkozy n’ a pas été réélu en 2012. Hollande n’a pas osé se représenter en 2017)? C’est là que nous mettons le doigt sur le paradoxe d’une politique dont l’ambition a toujours été de rassembler (le “Deux Français sur trois” de Giscard; la “France unie” de Mitterrand; le “Ensemble tout est possible” de Sarkozy; la “France ensemble” de Chirac ou de Macron) mais qui ne réunit jamais durablement de majorité.

Dans “Démocratie française”, Giscard avait fait le pari de l’apaisement et de la démocratisation tranquille. Même après sa défaite, il a continué à croire à la possibilité de “rassembler deux Français sur trois” autour de son programme libéral, centriste et européen. Giscard n’a jamais traité la question de savoir si un tel programme était possible dans un monde caractérisé par l’étalon-dollar (ce que j’appelle l’ordre post-nixonien); il n’a semble-t-il jamais voulu prendre en compte l’impasse que représentait une politique de la monnaie forte dans un monde adonné au désordre monétaire et alors que la rigueur monétaire française n’était jamais suffisante pour l’Allemagne. Ni Giscard ni ses successeurs ne se sont jamais interrogés sur l’érosion constante des classes moyennes, base de la démocratie tranquille qu’ils appelaient de leurs voeux.

Emmanuel Macron sera élu selon toute vraisemblance par à peine plus du tiers des inscrits, au terme d’une forte abstention ou d’un vote blanc important de l’électorat.

Emmanuel Macron président ou le chant du cygne du giscardisme

Une fois élu, Emmanuel Macron connaîtra le même sort que ses prédécesseurs: au bout de quelques mois, les dures réalités de l’ordre occidental post-nixonien, cet euro-atlantisme dont la France ne peut déserrer l’étau, s’imposeront à lui. Les inégalités sociales continueront à croître. La France continuera à connaître une croissance molle, sans véritables créations d’emplois dans les secteurs de l’avenir ni sans marge de manoeuvre pour investir dans le secteur-clé, l’éducation. Il aura le choix entre la fuite en avant vers “plus d’Europe” et un immobilisme qui le minera à petit feu comme il a détruit le quinquennat de François Hollande.

La seule différence avec ses prédécesseurs tient sans doute à ce que l’euro éclatera durant son quinquennat. La monnaie européenne tient, contre tout réalisme économique, pour deux raisons: son insertion dans les réseaux financiers transatlantiques; et l’autorité de l’Allemagne. Or, ces deux piliers sont en train de vaciller. Confronté à une crise du dollar, Trump choisira de favoriser les facteurs centrifuges de l’union économique et monétaire pour accorder un répit, le dernier, à l’ordre post-nixonien; quant à l’Allemagne, de plus en plus minée elle-même par les inégalités sociales et de plus en plus détestée en Europe orientale et méridionale, elle aura de moins en de possibilité d’exercer un leadership en Europe. Or la France divisée politiquement et socialement qui apparaît de plus en plus clairement aux yeux du monde dans sa réalité ravagée ne sera plus d’aucun appui pour elle.

Emmanuel Macron aura peut-être le ressort pour penser le monde d’après. N’insultons pas l’avenir. Mais le plus probable est qu’il ne saura pas sortir des coordonnées du giscardisme, dont il est l’ultime représentant, le plus “chimiquement pur”.

Edouard Husson
Source : Blog d’Edouard Husson09/05/2017
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79 réponses à Macron, le dernier giscardien – par Édouard Husson

Commentaires recommandés

Arnaud de Sède Le 10 mai 2017 à 06h10

Il ne serait sans doute pas superflu de resituer l’ensemble de cette très pertinente analyse dans un contexte plus large, mieux susceptible de rendre compte de ce “changement dans la continuité” et en ne prêtant pas implicitement au “giscardisme” la vertu du parangon doctrinaire qu’il n’est pas. L’après-guerre a consisté en la conquête assez peu indirecte (large occupation militaire comprise) de l’Europe occidentale par les USA, après élimination physique du dangereux concurrent allemand, utilisé plus tard comme relais. Le gaullisme a constitué le seul petit obstacle à l’atlantisme conquérant; Deux tendances politiques se sont alors dégagées dans ce pays, si l’on fait abstraction du PCF qui n’a pas survécu à la décomposition de son mentor à partir des années 70: les atlantistes, SFIO et socialistes compris, et les autres. Giscard mais aussi Lecanuet avant lui, font partie de ce courant euro-atlantiste. La continuité Giscard-
Macron, c’est l’atlantisme, pas le giscardisme.

  1. Chris Le 10 mai 2017 à 02h51
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    Je n’avais jamais pensé à l’influence du giscardisme, focalisée que j’étais par l’omniprésence élective du PS (je classe Chirac parmi eux !). Comme quoi, on se laisse aisément manipuler par les étiquettes et discours pour masquer les réalités.
    Mais à lire cet article, oui c’est bien ça, son analyse colle.
    Sauf que récemment, Giscard a dit regretter la tournure qu’avait pris l’Union Européenne : gâtisme, dédouanement ou aveu tardif ? Sans doute les trois à des degrés divers !


    • AUSSEUR Robert Le 10 mai 2017 à 09h43
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      AUSSEUR Robert • il y a quelques secondes
      Avec les complicités des + nantis(e) = Les centrales syndicales se “mettraient” ? à défendre les intérêts des salariés(es) = : Les centrales syndicales , auraient-elles renoncé , à creuser , toujours + les écarts entre les salariés = à empiffrer + les salaires d’en haut = Conduisant à 55 % de la France en bas de + en + bas ! …….le collège 1 , la CGT (les autres organisations syndicales n’ont pas fait mieux : Bien au contraire !!! ) aux élections professionnelles , qui , suites aux grèves , surtout des salariés(es) du collège 1 , a TOUJOURS , négocié des majorations de salaires , calculées en % et donnant des chiquettes aux salariés du collège 1 = Les salaires des antis-grèves , proches des intérêts patronaux , et le collège majoritaire politique des cadres , votant pour les droites , mêmes extrêmes , de + en + de majorations , creusant les écarts de revenus , qui depuis la guerre , voient les écarts de revenus se creuser , vertigineusement ! Dans ce foutu pays , on ne compte que les policiers qui sont assassinés : La France d’en bas = assassinée , aussi , pourtant , par centaine /an !……Les hiérarchisation des accords , des accords sociaux d’entreprises ! = POUHAS ! =il leur faut hiérarchiser toujours + , il a “fallu” transférer des fonds : Comme les retraites complémentaires .Les logements HLM , amortis en 15 ans , sont pour les + anciens loués cher , depuis + de cent ans : Le Maire de la ville de Lyon = A donné une grande fête , il y a + de 5 ans : Pour fêter le centenaire d’un groupe HLM !


      • AUSSEUR Robert Le 10 mai 2017 à 09h53
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        Et que penser de cet autre soutient macroniste = le raffarien = avait été invité par le congrès du bureau international du travail , tenu quelque part en Afrique …..Cet anti France d’en bas = avait grimpé à la tribune de ce congrès MONDIAL …….Pour y vociférer que le monde ouvrier , en France était constitué de fainéants = Si on lui appliquait le principe du miroir ……? = Quelle iimage , ce miroir nous renverrait-il ? = Sans aucun doute = rien de très ragoutant ! Nous avons ce monde , encore une fois aux pouvoirs, sans partage , pour nous y perpétrer leurs iimmondes ……..?


    • Chat noir Le 10 mai 2017 à 11h48
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      Je vais vous dire un secret les sans dent ont élu un clone, issus des gènes de, pompidou , giscard, Sarkozy, Hollande. Bien sur cette information n’est pas une blague car elle doit être pris avec le plus grand sérieux et est le résultat du travail intensif concerté de plusieurs éminents scientifiques au travers le monde.


    • UltraLucide Le 10 mai 2017 à 12h26
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      Macron est en effet un véritable avatar de VGE sur bien des plans, et il va tenter de retarder autant que possible l’éclatement de l’Euro et l’effondrement de l’UE en plaçant la France encore plus dans l’orbite de l’Allemagne, afin de tuer tout débat contradictoire sur le IV ème Reich neo-bismarckien.
      De même en politique étrangère il va coller autant à l’Empire étatsunien que ses prédecesseurs, avec une oreille attentive aux désideratas allemands.
      Les français croient massivement à la magie de l’extrême-centre, il va bien se garder de les en dissuader.
      D’autant plus que son élection signe l’échec évident des idées souverainistes au sein de l’électorat français. Le souverainisme identitaire ne s’impose pas et il est même en panne.
      Ce sera cinq ans de léthargie mortifère pour une vieille nation désormais en danger de mort.


      • Jean Aymard Le 10 mai 2017 à 17h49
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        Le vrai problème des idées souverainistes, ce n’est pas qu’elles soient minoritaires dans l’opinion, c’est qu’elles sont éclatées dans des courants antagonistes. Et même, à plus forte raison, incarnées majoritairement dans leur composante à droite par le FN qui est un véritable repoussoir électoral. Entre un FN qui suscite le rejet à droite comme à gauche, une France Insoumise impensable pour tout électeur de droite, le vote souverainiste est éclaté et dans l’impossibilité de faire une majorité rassembleuse.
        On voit ici que Macron a réussi à aggréger une majorité disparate grâce au centrisme, même en étant minoritaire. Il faut donc réussir à créer une force souverainiste qui ne soit pas marquée par les extrême, donc, non repoussante ni pour la gauche ni pour la droite, et qui permettrait ainsi de rassembler sur un consensus de retour à l’indépendance nationale. Compter sur le FN ou la FI pour le faire n’est que miroir aux alouettes.


        • Walty Le 10 mai 2017 à 19h18
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          Bravo c’est bien cela qu’il faut à notre pays et c’est en cela que je voyais l’UPR très utile
          Une autre analyse est disponible sur ce lien:
          http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8556


        • UltraLucide Le 10 mai 2017 à 21h52
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          Ce que vous dites est vrai, mais il demeure que le souverainisme ne fait pas recette dans l’électorat, qu’il soit “de droite” ou “de gauche”. Quand aux centristes, ils se placent toujours dans le sens du vent…..
          Je pense même qu’il n’existe aucun consensus clair sur ce que cela doit recouvrir comme décisions immédiates et prioritaires que devrait prendre un gouvernement souverainiste arrivant au pouvoir en France. UE? Euro? Frontières? Otan? Budget? Justice? Migrants? Islam? Identité? Réindustrialisation? Sans consensus global, aucun front souverainiste de peut se dégager en France.
          Or, interrogez deux responsables politiques, deux commentateurs, deux économistes, tous se disant souverainistes, vous aurez six réponses comportant plusieurs volets incompatibles entre eux. Deux seront favorables à la sortie de l’Euro et de l’UE, alors que trois proneront une réforme de l’un et l’autre, certains refuseront d’aborder la question clé de l’Islam, d’autres nieront la nocivité de la mainmise allemande sur l’Europe, etc…
          La france se laisse glisser sur la pente de la facilité et du laisser-faire. OK. Attachez vos ceintures……


          • Max Le 11 mai 2017 à 13h17
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            Ce n’est pas si divisé que cela. En effet, les trois prônant une réforme de l’euro ou de l’UE ne sont alors pas en faveur de la souveraineté nationale.
            Concernant les autres sujets : immigration, nucléaire ou divers sujets sociétaux, c’est bien pour ça que le positionnement de l’UPR me semble justement ^étre le bon: Il ne s’agit pas de questions de toute première importance (par rapport à la souveraineté et la démocratie), il ne font donc pas partie de la plateforme programmatique; nous laisserons les français trancher ses sujets par referendum.


    • RGT Le 11 mai 2017 à 21h43
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      Et dire que j’avais trahi ma conscience (pour la seule fois de ma vie) en 81 en me rendant dans un urinoir isoloir pour balayer le giscardisme, et vivre un “vrai changement social”.
      J’ai été servi.

      Ne comptez surtout pas sur moi pour aller dans 5 ans voter (s’il tient jusque là) CONTRE ce nuisible. Vous pouvez toujours vous brosser.

      D’ailleurs, plus je vieillis plus je suis persuadé que l’animal le plus nuisible qui n’ait jamais existé, c’est bien l’homme.
      Surtout les “grands hommes” adulés par leurs congénères.

      J’ai plus de considération pour les cancrelats que pour les politiciens professionnels car ces arthropodes, quand ils ne viennent pas piller nos garde-mangers, nous débarrassent réellement de la m**** qui s’accumule dans la nature.
      Et qu’ils servent AUSSI de nourriture à de très nombreuses espèces qui égayent nos campagnes.

      Ce qui n’est pas le cas des politiciens professionnels.
      Même les asticots n’en veulent pas… Pas fous les asticots !!!


  2. Gordion Le 10 mai 2017 à 03h58
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    Comme à son habitude, M. Husson nous livre une analyse claire. Et sa parfaite connaissance du monde germanique et de sa mentalité nous éclairé beaucoup sur l’Europe, l’euro et les relations franco-allemandes.


  3. Ricrac Le 10 mai 2017 à 05h18
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    Passionnant de lire cette analyse fine et historique de la situation. Le parallèle Macron/Giscard est sidérant de réalisme. Macron né sous Giscard, incarne bien le giscardisme d’un 21ème siècle libéral et décadent.
    Bayou sera t-il son Premier (et dernier) Ministre ?
    À suivre…


    • grumly Le 10 mai 2017 à 19h01
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      Ça me rappelle un graffiti sur un mur à Clermont-Fd. Il est resté des années, c’était écrit “jeune giscardien, tu es vieux”. Je trouve que ça s’applique bien à Macron.


    • Oblabla Le 10 mai 2017 à 19h01
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      Macron n’est pas un libéral, c’est un étatiste !
      Il va falloir s’arrêter d’utiliser le mot libéral ou libéralisme sans savoir ce que cela signifie.


      • Ozie Le 11 mai 2017 à 12h20
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        En effet le néolibéral ou ultralibéral qu’est Macron n’est pas un libéral au sens original du terme qui consiste principalement à vouloir limiter l’action de l’état à sa fonction régalienne.
        Il entend utiliser le pouvoir de l’état, bien au delà de ses pouvoirs régaliens, pour le renforcement des inégalités.
        Cette confusion entre libéralisme et néolibéralisme ou ultralibéralisme est trop fréquente.


  4. Arnaud de Sède Le 10 mai 2017 à 06h10
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    Il ne serait sans doute pas superflu de resituer l’ensemble de cette très pertinente analyse dans un contexte plus large, mieux susceptible de rendre compte de ce “changement dans la continuité” et en ne prêtant pas implicitement au “giscardisme” la vertu du parangon doctrinaire qu’il n’est pas. L’après-guerre a consisté en la conquête assez peu indirecte (large occupation militaire comprise) de l’Europe occidentale par les USA, après élimination physique du dangereux concurrent allemand, utilisé plus tard comme relais. Le gaullisme a constitué le seul petit obstacle à l’atlantisme conquérant; Deux tendances politiques se sont alors dégagées dans ce pays, si l’on fait abstraction du PCF qui n’a pas survécu à la décomposition de son mentor à partir des années 70: les atlantistes, SFIO et socialistes compris, et les autres. Giscard mais aussi Lecanuet avant lui, font partie de ce courant euro-atlantiste. La continuité Giscard-
    Macron, c’est l’atlantisme, pas le giscardisme.


    • Gabriel Galice Le 10 mai 2017 à 09h01
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      Le giscardisme ne serait-il pas la version française de l’atlantisme ?


    • Patrick-Louis Vincent Le 10 mai 2017 à 10h41
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      Je suis d’autant plus d’accord avec cet article que j’ai dit la même chose dans un commentaire précédent, en 3 lignes.

      Concernant “Macron, c’est l’atlantisme, pas le giscardisme”, je ne vois pas très bien, car le giscardisme, c’est l’européisme, et l’européisme c’est l’atlantisme.


  5. Homère d'Allore Le 10 mai 2017 à 07h01
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    Si il faut une généalogie à ce courant de pensée, on peut remonter à la régence de Philippe d’Orléans et à son Premier ministre, l’abbé Dubois.

    – alliance anglaise et acceptation du déclin français.
    – le pouvoir du monde de la finance (système de Law)
    – une certaine liberté de moeurs.


    • Sandrine Le 10 mai 2017 à 09h28
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      Gizot, parangon de la monarchie de juillet : “Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne”
      L’épargne : c’est la politique de l’Euro fort qui profite essentiellement aux épargnant et aux retraités allemands
      Le travail : c’est surtout l’enrichissement par le travail sous-payé des autres


    • Sam Le 10 mai 2017 à 13h47
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      L’or et l’argent arrivaient par bateaux entiers, le commerce triangulaire se mettait en place, et les nations catholiques s’effondrent devant l’essor du monde anglo-saxon, protestant. Finalement, le gallicanisme est une forme de capitalisme catholique, d’où l’effet “liberté de moeurs”, j’imagine.
      Les français avaient de toutes façons choisi leur camp le jour de la St Barthelemy…

      Je pense que le courant “encyclopédiste” serait une autre origine du Macron, bourgeoise et pré-laïque avec déjà des économistes bien à eux qui travaillaient l’outrance sociale avec beaucoup d’emphase.


    • pat Le 11 mai 2017 à 22h01
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      ah oui d’où la fameuse contine (contrepèterie)
      “il court il court le furet dubois”!!!!!


  6. Macarel Le 10 mai 2017 à 07h20
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    “La seule différence avec ses prédécesseurs tient sans doute à ce que l’euro éclatera durant son quinquennat.”

    Comme cela l’on évitera la question de la sortie de l’euro en 2022 !


    • P. Peterovich Le 10 mai 2017 à 09h34
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      “sans doute à ce que l’euro éclatera durant son quinquennat.”

      Le “sans doute” est une réserve fort sage. Si l’euro est parvenu à survivre pendant 8 ans, pourquoi ne tiendrait-il pas 5 ans de plus ? J’avoue ne plus compter les prédictions d’éclatement de l’euro qui, toutes, se sont avérées fausses. Il y a un culte de la monnaie forte qui s’est répandu dans les populations européennes et qui les amène à tout sacrifier au maintien de celle-ci. L’exemple le plus frappant est celui de la Grèce et du déculottage de la gauche de la gauche locale…

      Quel pays prendra le risque de sortir unilatéralement de l’euro, sachant que cette sortie entraîne un chaos économique et monétaire à côté duquel la crise de 2008 est une gentille pantalonnade ? Un tel choix ne peut être fait que contraint et forcé par un impératif supérieur commandant de sacrifier le fragile équilibre établi depuis 2010. Je vois difficilement en quoi cet impératif pourrait consister.


      • Macarel Le 10 mai 2017 à 09h39
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        C’est vrai, l’exemple grec est là, qui nous montre qu’un peuple est prêt à endurer les plus extrêmes souffrances sociales pour conserver cette monnaie des riches qu’est l’euro.

        Le fétichisme de la monnaie ne doit pas être sous-estimé.


        • moshedayan Le 11 mai 2017 à 12h53
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          D’accord avec vous,
          tout tient parce que l’euro est un “refuge économique” une assurance-vie. Si l’an prochain (ou après) l’euro s’effondre en 3 semaines -effondrement de sa valeur, paralysie des bourses et des mouvements financiers pris de panique. Ce sera un château-de-cartes dans l’opinion. Le retour au Franc deviendra même une urgence, car l’Allemagne n’aura plus aucune “solidarité”. Dans un tel scénario, même les Européistes se reconvertiront à toute allure pour se maintenir, comme maintenant avec des “macronistes” de la dernière heure. Pitoyable L’autre possibilité, c’est les fonds monétaires des BRICS, mais là la chute de l’euro sera plus lente.


      • Pascalcs Le 10 mai 2017 à 12h25
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        Il n’y aura pas de “choix de sortir de l’Euro”. Les marchés forceront le choix à coups de taux d’intérêts intenables pour la victime. Pour l’instant, la surface du lac est – à peu pres – tranquille et navigable, la BCE passant son temps à tirer des fusées anti-grêle. Cela ne durera pas ad vitam eternam.


        • Kikool_ch Le 10 mai 2017 à 12h44
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          Oui mais pour jouer à ce jeu là il faut deux participants. L’emprunteur, s’il est acculé peut aussi faire défaut. Il y a de nombreux exemples historiques…


        • P. Peterovich Le 10 mai 2017 à 14h07
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          Pourquoi cela ne peut-il durer ad vitam aeternam ?


          • gryzor Le 10 mai 2017 à 19h13
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            Parce que le déséquilibre s’accroit avec le temps, regardez le solde TARGET2 : 923Milliards d’euros épargnés par les européens du sud (en gros) auprès de la seule Bundesbank.
            C’était déjà l’objet d’un billet ici en 2012, cela n’a fait qu’empirer : https://www.les-crises.fr/soldes-target2/

            Ce pourrait bien être l’Allemagne qui sortira pour se protéger.

            Mais plus on “avance”, plus on est “en marche”, et moins je crois que les européiste nous laisseront sortir par le haut, avec un choix. Je crois que nous sortirons par l’explosion.


            • tepavac Le 10 mai 2017 à 22h05
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              J’ai lu ceci; “La création d’un «poste de ministre de l’Economie et des Finances» de la zone euro, «qui aura la responsabilité du budget de chaque Pays», fait partie des principales propositions d’Emmanuel Macron”

              Ne regardant pas la télé, je l’aurais raté. Seulement pourquoi nul ne parle de ce carton sur une des libertés fondamentales de notre entente entre Citoyens, l’article XIV de la Déclaration ?

              Je tien à rappeler que cette Loi constitutionnelle fût acquise par le sang pour en finir avec le racket d’une classe qui s’octroyait tous les désirs sur une autre qui ne faisait que subir cet immonde asservissement.

              Enlever ceci, c’est enlever tout espoir de la maitrise de son destin. C’est se remettre volontairement entre les mains d’une minorité qui ne regardera jamais que ses intérêts.
              J’avoue être sidéré par le silence sur un tel sujet et surtout de l’apprendre via RT.

              Ps, très bon billet, les commentaires s’en ressentent.


            • moshedayan Le 11 mai 2017 à 16h33
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              Epargnés” veut dire donc des réserves auprès de la Bundesbank et non de l’endettement, expliquez-moi ?
              Si c’est cela, cela voudrait dire aussi que la “compétitivité allemande” repose bien sur l’euro actuellement.
              Je ne comprends pas tout. Merci de vos éclaircissements.


      • GUS Le 10 mai 2017 à 16h05
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        Il ne s’agit pas de sortie de l’€, mais de son éclatement, les parties prenantes constatant qu’elles n’arrivent plus à faire tenir ce bousin.


    • Bruno Le 10 mai 2017 à 10h19
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      Je pense que l’on se sortira pas de l’euro. On sera sorti de l’euro, soit par un accident financier, soit par les allemands.


  7. Macarel Le 10 mai 2017 à 07h24
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    Maintenant Macron se fait fort de remettre l’Europe en marche !

    Bientôt, il va être celui qui va remettre le monde “en marche” !

    Cet homme ne doute de rien.

    “En marche” ? Mais en marche vers quoi ? Le précipice ? suivi par les moutons de Panurge ?


    • Philippe30 Le 10 mai 2017 à 07h48
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      Marche ou crève telle est sa devise.

      Il veut libérer l’esprit d’entreprise …
      Nous allons devoir devenir entreprenant …

      L’esprit sous jacent est une précarisation des travailleurs

      Le retour au travail à la tache du 19 ième siècle avec l’obligation de cotiser sans pouvoir bénéficier des prestations.
      Le chômage pour tous mais au deuxième refus de travail plus de chômage

      La dernière de la loi anti travail avant le départ de la ministre est le passage de la durée de chômage allongé à partir de 55 ans seulement et non plus 50 ans et la réduction de cette durée de 36 mois à 30 mois.

      Ca c’est l’apéritif de la loi anti travail , le cuisinier du MEDEF arrive avec le plat de résistance qui risque d’être pour le moins indigeste , les CRS vont avoir du travail dans les mois à venir ….

      Philippe


      • Cédric Le 12 mai 2017 à 01h22
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        je peux vous assurer que le coup de la rupture du chomage apres le deuxieme refus (à combien de kilometre ? ) passe très bien auprès….des retraités.

        “bande de faignants”


    • Alfred Le 10 mai 2017 à 08h48
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      En marche au pas pour les médias…. une deux une eux “macron l’histoire incroyab d’un homme qui s’est fait tout seul (contre toute attente même)” une deux une deux


    • gil Le 10 mai 2017 à 10h57
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      C’est l’europe de Merkel qui va mettre Macron en marche. Pas l’inverse !

      Cordialement


      • Kikool_ch Le 10 mai 2017 à 12h48
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        Ha, c’est exactement ce que je me dis depuis un moment. il sera au mieux suffisamment habile pour parvenir à le masquer pour un temps.


    • Eric83 Le 10 mai 2017 à 13h54
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      @Macarel
      En Marche vers plus toujours plus de mondialisation et d’européisation; comprendre plus de chômage, plus de précarité, plus de pauvreté pour le peuple Français.

      Sur RTL ce matin, après les élections présidentielles, une petite chronique fort intéressante a été diffusée. Il est fort fort dommage pour le peuple Français que cette chronique et surtout les débats qu’elle aurait pu/dû susciter n’ait pas été diffusée pendant la campagne présidentielle d’avant 1er tour.

      Comme le dit le chroniqueur les délocalisations dans le secteur des services passent en dessous des radars politico-syndicalo-médiatiques. Tiens, on se demande pourquoi ? ( C’est bien entendu très ironique ).

      http://www.rtl.fr/actu/conso/banques-francaises-silence-on-delocalise-7788472304


  8. Macarel Le 10 mai 2017 à 08h00
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    “Macron, le président du vieux monde”

    https://reporterre.net/Macron-le-president-du-vieux-monde

    Un vieux monde qui s’est donné un visage jeune, pour mieux abuser des électeurs crédules et naïfs.
    Beaucoup auront la gueule de bois dans les cinq ans à venir.

    L’incubateur de candidats du vieux monde, doit déjà “incuber”, le/la futur(e) candidat(e) de ce vieux monde pour 2022. Il suffira de lancer la campagne promotionnelle du nouveau “produit”, 2 ou 3 ans avant 2022. Car il fort probable que l’héritier de Hollande, qui va amplifier la politique de ce dernier, sera très vite carbonisé, comme son “père spirituel”

    Cette politique continuant à nourrir “la bête immonde”, celle-ci continuera à croître et prospérer, de sorte qu’en 2022, “ils” pourront la réutiliser comme repoussoir pour que le vieux monde se perpétue 5 ans de plus. Nous aurons en 2022, un nouvel épisode de psychodrame national, où une nouvelle campagne hystérique médiatique, appellera à “sauver la République”.


    • Eric83 Le 10 mai 2017 à 14h09
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      Aucun répit pour les chiens de garde du Monde.

      “Editorial : l’étrange procès en légitimité fait à Emmanuel Macron”.

      “A l’exception du plébiscite en faveur de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2002, aucun président de la Ve République n’a rassemblé sur son nom la majorité des inscrits”.

      Le résultat des votes pour Chirac contre JLM n’est pas spécifié alors qu’il l’est ensuite dans l’article pour chacune des autres élections.
      La manipulation de cet “éditorial” est aussi visible que risible car LA seule élection à comparer à celle de 2017, en terme de résultats des votes, est bien sûr celle de 2002 et aucunement les autres.

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/10/l-etrange-proces-fait-a-emmanuel-macron_5125432_3232.html?google_editors_picks=true


  9. Macarel Le 10 mai 2017 à 08h01
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    Sauver la République, mais assassiner la Démocratie et repousser aux calendes grecques une vrai révolution écologique (plus on attend, plus les phénomènes de dégradation de l’environnement seront irréversibles). Quand sortirons nous de ce cercle vicieux ? Par le bas ? Lorsque “la bête immonde” finira par accéder au pouvoir ? Par le haut ? En refondant notre république et donc notre démocratie, mais aussi en remettant en cause notre mode de vie, comme y appelait la FI de Mélenchon ?

    Je préfèrerai l’issue par le haut, mais vu la zizanie qui existe à gauche, l’on peut craindre le pire.


  10. wuwei Le 10 mai 2017 à 08h19
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    “Laurent Fabius, le premier ministre qui succède à Pierre Mauroy est un ancien du mouvement des jeunes giscardiens qui s’était rallié à Mitterrand faute d’obtenir la circonscription qu’il souhaitait à l’UDF.”
    C’est ce qu’on appelle un homme de convictions. Mais le P”S” de Mitterrand, homme de droite s’il en fut, en regorge tant qu’il est difficile de tous les citer. Bourdieu parle ici vers 8’30” de Ségolène Royal et de Hollande. Le son n’est pas très bon.

    https://www.youtube.com/watch?v=Sj3r48hMnw0


  11. BA Le 10 mai 2017 à 08h22
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    Lundi 1er mai 2017, le grand journal anglais The Guardian publiait cet article ahurissant :

    « J’ai déjeuné dans un café parisien avec un journaliste qui a passé toute la campagne présidentielle française à dénigrer le candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon, dans un journal hebdomadaire de centre-gauche respecté (même si déclinant), et à vanter les mérites du centriste Emmanuel Macron. Je lui ai demandé s’il y avait eu un effort délibéré des intellectuels français et des politiciens dominants pour créer un deuxième tour de l’élection présidentielle entre Macron et la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. “Pourquoi cette question, bien évidemment ! », a-t-il rigolé. “Nous y avons travaillé pendant un an.”
    Compte tenu du côté manifeste de cette stratégie, je ne prétends pas avoir révélé un grand secret. Pour autant, il est agréable de savoir que je n’étais pas paranoïaque. »

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/may/01/emmanuel-macron-french-voters-marine-le-pen


  12. yann Le 10 mai 2017 à 08h27
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    Je ne suis pas d’accord avec Husson sur l’inexorable explosion de l’euro. Si l’on pouvait y croire il y a deux ou trois ans c’est beaucoup moins vrai maintenant. Les purges libérales en Espagne et en Italie ont fonctionné, ces pays ont maintenant des excédents commerciaux au prix d’un chômage dramatique. Il n’y a plus que la France comme grand pays à accumuler des déficits ce qui devrait se régler avec les purges de monsieur Macron. À cela s’ajoute la dévaluation récente de l’euro qui est revenu à 1.1$ pour un euro. Un taux qui permet une légère reprise de la zone y compris en France. Il n’y a donc aucune raison de penser que l’euro explosera naturellement. La seule chose qui puisse y mettre fin c’est une volonté politique claire.

    http://lebondosage.over-blog.fr/2017/05/l-eurosuicide-continue.html


    • P. Peterovich Le 10 mai 2017 à 10h19
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      “ces pays ont maintenant des excédents commerciaux au prix d’un chômage dramatique”

      D’où le fait que la France se leurre si elle escompte une solidarité latine contre l’Allemagne puisque les Espagnols et Italiens ont avalé la potion amère de la dévaluation interne, contrairement à la France, et que le maintien de leurs excédents commerciaux suppose précisément que la France reste déficitaire.

      La France n’a pas d’alliés en Europe.


    • P. Peterovich Le 10 mai 2017 à 11h33
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    • lephil Le 10 mai 2017 à 19h55
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      Soit nous passons dans un système fédéral soit la zone Euro explosera.
      Pour passer dans un système fédéral il faut que l’Allemagne accepte un important transfert de richesse.
      L’Allemagne l’acceptera si les pays de la zone Euro se réforment et fassent des économies très importantes en particulier sur le social et acceptent la mobilité pour leurs jeunes.
      Seule la France n’a pas commencé à tailler sérieusement dans le social pour cause l’électorat socialiste serait directement impacté.
      Pour l’instant les socialistes taillent timidement dans le lard c’est à dire les classes moyennes pour la plus part issues de la fonction publique soit en retraite où en activité.
      Macron va devoir mettre la pression sur ces classes moyennes encore gagnantes du système économique Français => salaire et travail garantie à vie / bien de consommation à faible cout (fabriqué en chine pour faire simple) résultat une épargne confortable et des biens immobiliers
      bénéficiant de la bulle immobilière en résumé les bataillons de la mondialisation heureuse qui ont voté pour Macron.
      En résumé ça va grincé des dents dans les chaumières, surtout que l’Allemagne a toujours été méfiante envers les Français trop volatiles pas assez sérieux avec une population vieillissante et donc retraité je pense qu’elle tiendra les mêmes propos que dans la fable la cigale et la fourmi.
      Macron fera tout pour les convaincre car un état fédéral permettrait aux socialistes de pouvoir continuer à arroser financièrement ses actuels électeurs et les futurs qui vont rentrer dans le pays pas sur qu’il y arrive…


      • yann Le 10 mai 2017 à 20h16
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        En fait ce n’est pas tout à fait vrai. Techniquement si tous les pays membres équilibrent leurs comptes extérieurs, il n’y aura pas besoin de transfert. Le problème c’est que le différentiel d’inflation, de démographie et de structures politiques et économiques fait que dans le cadre de l’euro les seules variables d’ajustement sont les salaires et le taux de chômage. Pour rester dans l’euro il faut 25% de chômeurs en Espagne, 15% en Italie, en France ce sera sans doute entre les deux. Si le fédéralisme est absolument impossible comme va s’en apercevoir Macron, un équilibre basé sur une grande souffrance sociale est tout à fait atteignable. Maintenant qu’est que cela donnera à terme politiquement? C’est une autre histoire. On a vu que les grecques acceptent des horreurs sans réagir, quid des français?


        • P. Peterovich Le 11 mai 2017 à 10h19
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          “Si le fédéralisme est absolument impossible comme va s’en apercevoir Macron, un équilibre basé sur une grande souffrance sociale est tout à fait atteignable”.

          Petite question : est-ce que, même si la souffrance sociale ne provoque pas l’éclatement (ce qui est possible, si on généralise l’exemple de la Grèce), elle n’est pas appelée à provoquer des mouvements de population importants à moyen et long terme ?


          • yann Le 11 mai 2017 à 12h40
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            Bonne question. Cela a déjà commencé dans les pays du Sud, l’Espagne, et le Portugal sont redevenus des pays d’émigration. On peut tout à fait imaginer une France qui verrait des millions de personnes partir de son territoire. C’est d’ailleurs probablement ce que souhaite l’Allemagne en déclin démographique. Attirer chez elles quelques millions de Français ne serait pas pour lui déplaire. La France se transformerait ainsi en une espèce de Mezzogiorno européen pendant que l’essentielle de la population irait vivre en zone germanique.


  13. Nerouiev Le 10 mai 2017 à 08h42
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    Si l’on en juge par la création des young leader par VGE et mis en place en 81 sous Mitterrand, on comprendra parfaitement ce fil rouge et par là même la racine de ces enchaînements jusqu’à aujourd’hui. Dans ce fil rouge il y a aussi Attali qui aujourd’hui nous a révélé Macron. Quant à VGE il semblerait que pour ses 90 ans il ait fait une sorte de mea culpa lors de son dernier voyage en Russie.


  14. Olposoch Le 10 mai 2017 à 08h58
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    Hier soir sur France Inter en pleine macronmania un invité a fait la comparaison avec un autre personnage ni droite ni gauche 100% business qui a créé son parti et à été élu au pouvoir… Sylvio Berlusconi…


    • P. Peterovich Le 10 mai 2017 à 11h12
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      Lequel a été dégagé par l’Allemagne et la France lorsqu’il a eu quelques velléités d’envoyer paître l’Euro(pe), pour être remplacé par le vrai clone de Macron, lequel a pour nom Matteo Renzi…


    • Kilsan Aïtous Le 12 mai 2017 à 08h10
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      Oui, et puis quand Sylvio drague une jeunette de 15 ans, il a quand même des ennuis, alors que quand Brigitte drague un jeunot de 15 ans, on est prié d’admirer.


  15. P.Lacroix Le 10 mai 2017 à 09h31
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    Bonjour

    J’ ai lu, il y a quelques temps, le livre de Norman Palma et Edouard Husson, justement, ” le capitalisme malade de sa monnaie “. J’ avais trouvé ce livre éclairant, et je pense l’ avoir déjà conseillé ici. Je renouvelle le conseil pour ceux qui pensent que l’ euro va perdurer !

    Je trouve que ce Monsieur est très clair, et cet article est bienvenu pour quelqu’ un qui a voté pour la première fois aux présidentielles en 1981.


  16. christian gedeon Le 10 mai 2017 à 09h51
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    Pour rester beaucoup plus terre à terre,les “giscardismes “supposés ou réels qui se sont succédé, ont tenu le haut du pavé par la “volonté populaire”,puisqu’ élection après élection,le bon peuple a systématiquement remis au pouvoir,et parfois avec d’ahurissantes majorités nationale, régionales et locales les mêmes. Systématiquement.Tout comme s’est poursuivie sans faiblir l’étonnante complicité entre “patronat” et syndicats “majoritaires” pour dézinguer l’industrie française,avec quelques comédies syndicales de ci de là(la dernière en date Florange et son James Bond Martin),et quelques promesses de reclassement patronales vite oubliées(la même que celle de macron chez Whirlpool). Les peuples ayant décidément la mémoire très courte,tout le monde a oublié la foire aux préretraites,le golden parachute du pauvre,qui ont couté la peau des fesses,parallèlement aux embauches massives dans le secteur public,sous les applaudissements des syndicats,et le ricanement du “patronat”.Giscardisme ou pas giscardisme,le bon peuple de France a participé nolens volens et “à l’insu de son plein gré” à sa mise en précarité et à la destruction des fleurons de son industrie…en chantant L’internationale,applaudi par le bon patronat ricaneur(ls bénéfices pour nous,les pertes pour l’état,youpi)et les syndicats enchantés par le sécurisation de leurs troupes de choc dans “le public”…la vraie vérité,elle est là,et nulle part ailleurs,même si çà ne plaît pas,même si çà dérange.


  17. Macarel Le 10 mai 2017 à 09h55
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    Le simulacre de démocratie auquel nous avons été convié lors de cette présidentielle, nous montre encore une fois, s’il en était besoin, que le pouvoir n’est pas entre les mains de ceux qui déposent un bulletin dans l’urne, mais du côté de ceux qui contrôlent la “planche à billets”.
    Ou dit autrement, du côté de ceux qui ont le pouvoir de création monétaire, c’est à dire les banques.
    Et surtout que l’on ne me parle pas de complotisme, c’est un fait constatable de scrutin, en scrutin.
    Les campagnes électorales, et les votes qui les clôturent, sont un rituel auquel sont conviées les populations, mais ce rituel n’est fait que pour entretenir la “fiction démocratique”.
    Alors soit, nous sommes en République, et la moindre des choses c’est qu’un minimum de droits individuels soient respectés (d’ailleurs la seule chose à laquelle nous ayons droit : c’est de façon récurrente “sauver la République”) : comme la liberté d’expression et d’opinion. Mais pour le reste notre destin se décide hors de tout débat démocratique.
    Comment définir ce type de régime ? Pouvoir ploutocratique autoritaire, “despotisme autoproclamé éclairé”, mâtiné d’un zeste d’illusion démocratique ?


    • christian gedeon Le 10 mai 2017 à 10h38
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      Donc, c’est la faute aux autres ou à pas de chance,hein? je m’inscris complètement en faux. Ou alors,il faut croire que le citoyen est un abruti…parce que,quand il est dans l’isoloir,rien ne l’empêche de voter comme il l’entend,n’est ce pas? maintenant,sil vote “mal “,c’est son problème. Et qu’il ne vienne pas pleurnicher le jour d’après.le peuple écoute les médias? tant pis pour le peuple. On n’oblige personne à être débile.Le discours qui consiste à dire,c’était joué d’avance est insupportable,anti démocratique au possible.Il est fort probable qu’aux prochaines législatives,MLP n’ait qu’une minuscule poignée de députés,si elle en a. JLM en aura,peut-être,un pue plus,et encore,ce n’est pas écrit.Si “les gens ” ne votaient pas comme des moutons,ils pourraient avoir un vrai poids. ils ont à leur disposition un outil. Ce n’est pas l’outil qui est en cause,mais la manière dont ils se servent,n’est ce pas?


    • Cédric Le 12 mai 2017 à 01h24
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      L’important c’est que la majorité croit vivre en démocratie.

      Après tout, on a le choix !


  18. some Le 10 mai 2017 à 10h08
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    mis à part l’utilisation du mot centriste qui m semble bien peu appropriée, ce texte tente d’expliquer des rapports de force par le biais de courants idéologiques.

    Il y à là quelque chose qui m’échappe.


  19. R=C Le 10 mai 2017 à 10h47
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    Je pense que cette chanson résume très bien : https://www.youtube.com/watch?v=sUzfUYSGuMQ


  20. Staeubli Le 10 mai 2017 à 10h57
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    C’est marrant, je me disais justement que Giscard était le dernier grand président que nous ayons eu. En effet, il a toujours semblé vouloir placer l’intérêt général avant ses intérêts personnels ou les intérêts de ses copains. C’est un homme très intelligent mais assez naïf, je pense qu’il se rêvait dans la succession de Jean Monnet ou Schuman mais ne se rendait pas compte du monstre qu’il était en train de créer. Son projet d’union un peu utopique il l’a laissé aux mains des requins et des arrivistes qui en ont fait ce que nous subissons aujourd’hui.


  21. Sam Le 10 mai 2017 à 10h59
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    Intéressant. Mais c’est étrange d’en parler comme s’il s’agissait de gens honnêtes, alors que l’on a atteint des pics de corruptions hallucinants lors de cette campagne, et que in fine, il s’agira de gaver des actionnaires en vendant tout ce qui peut l’être encore (les soldes ?) tout en tenant un discours navrant de type orwellien. Tout cela est faux, mensonger, corrompu, mais nous devrions continuer à en parler comme d’un centrisme, libéralisme, européisme ?


  22. hardy Le 10 mai 2017 à 11h26
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    Remarquable article d’analyse .
    Les causes produisant toujours les mêmes effets, il est absolument impératif de comprendre la rupture des açores de 1971 avec en maitre indubitable et stratège notre ami VGE (voir le remarquable article d’Eric Le Boucher et Thierry Walrafen sur les souvenirs de VGE).
    COntre qui le stratège VGE et son indubitable intelligence luttait il ??? à vrai dire un seul et unique apparait : Rueff, il serait d’ailleurs interessant de poser la question à VGE si tant est qu’il puisse ou qu’il veuille nous donner son avis sur les intrigues de palais pour ostraciser la marine à voile que représentait soit disant l’opinion de Rueff ???.
    Relativement facile dans les conditions d’alors de faire passer un homme au crépuscule de sa vie pour un homme du passé.


  23. Alain Coligny Le 10 mai 2017 à 11h29
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    Je crois revivre 1974 et l’élection de Giscard. Il était beau, intelligent etc.
    Une première différence : la candidature de ce dernier était soutenue par le “capitalisme national”. Le C.N.P.F. était ouvertement giscardien. Cette-fois-ci c’est la capitalisme mondialisé qui a monté la candidature de Macron. Le capitalisme national est quasiment mort : voir l’actionnariat des entreprises soit-disant françaises du CAC 40.
    La seconde différence est que Giscard avait une longue expérience de la politique : il était le neveu d’un parlementaire, Jacques Bardoux, et avait été au cabinet d’Edgar Faure en 1955, puis, député, puis ministre.


  24. wuwei Le 10 mai 2017 à 13h26
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    L’UE du giscardisme dans ses oeuvres. Que du bonheur pour le grand patronat, en particulier Allemand. Pourtant ils y en qui non seulement essayent de sauver cette Europe, mais en plus d’accentuer son pouvoir.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-europe-de-l-est-piegee-dans-un-modele-a-bas-couts-salariaux-708463.html


  25. Jean Le 10 mai 2017 à 15h30
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    Faire le lien entre Giscard et Macron, je n’y aurai jamais pensé.

    Un article original sur les élections.

    Présidentielle : le seul pays où Marine Le Pen est arrivée en tête est…
    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/05/10/35003-20170510ARTFIG00199-presidentielle-le-seul-pays-o-marine-le-pen-est-arrivee-en-tete-est.php


  26. wuwei Le 10 mai 2017 à 17h29
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    Le texte est intéressant mais si vous n’avez pas le temps ou l’envie de le lire allez directement en bas. Le “camembert ” concernant le vote de dimanche dernier montre bien le peu de soutient populaire dont bénéficie Macron. N’hésitez pas à le diffuser car dans les jours et les semaines qui vont précéder les législatives : les médias, les éditorialistes, les instituts de sondage et la caste qui soutient le freluquet va se déchainer afin, comme pour les présidentielles, d’en faire l’alfa et l’omega de toute chose.

    http://www.revue-ballast.fr/soyons-peuple-manque/


  27. BA Le 10 mai 2017 à 18h28
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    Le vrai visage de Macron :

    Comment Macron m’a séduit, puis trahi.

    https://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde


  28. Betty Le 10 mai 2017 à 22h42
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    Peut-être serait’il souhaitable qu’une explosion de l’euro se produise avant d’être confronté à l’épineuse question: “Nous estimons que le déficit entraîné par le Brexit (Brexit gap) dans le
    budget s’élèverait à environ 10 milliards d’euros par an.” “Nous nous attendons
    à un marchandage difficile étant donné que le Brexit renforcerait probablement les divisions existantes entre les contributeurs nets et les bénéficiaires nets du budget de l’UE.” Analyse à prendre (ou pas) avec du recul: Institut Jacques Delors – Berlin

    http://www.agefi.fr/sites/agefi.fr/files/fichiers/2017/01/brexitbudgetue-haasrubio-ijd-jdib-jan17.pdf


  29. tepavac Le 10 mai 2017 à 23h02
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    Après avoir lu le billet et tous les commentaires, c’est la première fois que je comprend avec autant d’acuité, la grande similitude du processus intellectuelle, entre ce qui se passe actuellement et l’idéologie nazi.
    C’est même trop évident, c’est la même prose qui à conduit à l’eugénisme et de l’eugénisme à l’idée folle de la conquête du monde, en passant par la solution finale.

    Étape après étape cet esprit malfaisant élague tout ce qui gène à son ambition maladive.

    La Sureté individuelle et collective, garantie par la Constitution, l’un des quatre piliers qui cimente la Nation est en train de se fissurer sous les coups de cet ennemi implacable qui se présente avec le masque de la liberté et du mondialisme.
    Et on y peut rien!
    Comment un tel venin à t-il pu s’emparer des esprits contemporains, pourtant éduqué par l’expérience passée,et ont-ils pu succomber comme le firent naguère les populations d’avant 39 ?

    Sommes nous maudit et condamné à répéter inlassablement ce même drame?


  30. BEOTIEN Le 11 mai 2017 à 03h17
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    Juste… excellent ! N’y manque que sa définition de “l’ordre post-nixonien”, dont ont bien une idée ceux qui se souviennent de l’abandon en 71 de la convertibilité du $ (“notre monnaie, votre problème”) mais qui mériterait que l’on sache la nature exactes des pouvoirs et contraintes qui en découlent de son point de vue.


  31. Marcelin Le 11 mai 2017 à 07h55
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    Macron est un giscardien pur souche. C’est une évidence depuis le début de sa campagne, et c’est au fond ce qui le rend à la fois inquiétant et rassurant.

    Rassurant car ces gens-là sont généralement des technocrates compétents qui ne foutent pas le pays en l’air en cinq ans en changeant d’avis chaque semaine comme Sarkozy.
    Inquiétant car leurs idées un peu foireuses nées dans le sillon de la haute bourgeoisie (seule matrice de laquelle de telles idéologies peuvent naître) ont une mauvaise tendance à très vite les déconnecter du peuple.

    C’est d’ailleurs pour ça qu’à la fin, ces gens là ne finissent pas seulement détestés : ils finissent surtout oubliés.

    D’ailleurs c’est qui François Hollande ?


  32. Shirmek Le 12 mai 2017 à 05h31
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    Macron, le dernier giscardien, c’est mon ami et bien plus encore !


  33. Yoann Le 15 mai 2017 à 20h35
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    Mais au final… n’est-ce pas logique ? Personne ne gouverne seul, et le centrisme est au final la ligne naturel ou converge les différentes idées de l’ensemble du peuple.

    On serai un régime parlementaire je serais persuadé qu’il en sortirait des lois et un gouvernement centriste.

    Au final on en revient toujours sur une question plus large : la représentation en démocratie. Il me parait logique que personne ne se sente représenté dans une démocratie, et assez logique au final que le centre règne, car ni la droite ni la gauche ne peuvent rencontrer l’assentiment d’une majorité de Français, sauf par malentendu.


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