J’ai croisé plusieurs personnes ce week-end qui m’ont avoué ne rien avoir compris à « cette histoire de BCE ».
C’est relativement normal, au vu des monceaux d’âneries déversés sur un sujet qui semble complexe, mais qui ne l’est en rien.
Mais comme l’a dit Mark Twain : « Si vous ne lisez pas les journaux, vous n’êtes pas informés ; si vous lisez les journaux, vous êtes mal informés ».
Heureusement, il y a les blogs…
À la base : un simple problème de prêt
Toutes ces histoires complexes se résument simplement en une histoire millénaire de créanciers et de débiteurs.
Comment marche un prêt de M. A (qui a de l’argent en trop) à M. B (qui en manque), en simplifiant ?
- Étape 1 : A prête son argent à B et B promet de le rendre à terme : A s’appauvrit temporairement et B s’enrichit temporairement ;
- Étape 2 : B dépense l’argent (investissement ou consommation)
- Étape 3 : 2 possibilités au terme
- Hypothèse 3-1 : B rend son argent à A : B s’appauvrit, A s’enrichit, retour à la situation initiale ;
- Hypothèse 3-2 : B fait défaut et ne rembourse pas A : A s’appauvrit définitivement, B s’enrichit définitivement, il y a donc eu un « don forcé » de A à B ;
Quand on arrive à la fin de la phase 2, il y a donc une chose de certaine : quelqu’un va obligatoirement perdre de l’argent pour rééquilibrer la situation temporaire de prêt.
Les dettes publiques
Le système des dettes publiques fonctionne de la même façon. Les contribuables B empruntent de l’argent aux riches épargnants A.
Et nous sommes proches de la fin de la phase 2.
Maintenant, nous allons personnaliser un peu, fictivement, pour comprendre ce qu’a fait la BCE jeudi.
Imaginons qu’une inconnue, que nous nommerons Liliane B., ait acheté en 2007 30 M€ d’obligations espagnoles, durée 10 ans, au taux de 4 % par an. Bien entendu, elle a oublié la règle que je répète souvent « Laissez suffisamment de temps à un État, et il fera défaut sur sa dette publique ».
Avec la défiance autour de l’Espagne, la valeur de ces obligations sur le marché n’est plus que de, par exemple, 20 M€. Perte théorique, car, si Liliane les garde jusqu’en 2017, et que l’Espagne est solvable à cette date, elle touchera bien 30 M€. Mais la valeur de marché d’une obligation dépend du taux d’intérêt d’origine, des taux actuels, de la durée restant à courir et, bien entendu, de la confiance dans l’émetteur.
Forcément, Liliane est actuellement inquiète pour son investissement. Dilemme : faudrait-il vendre les obligations et perdre 10 M€, mais pas plus, ou attendre encore 5 ans, et soit toucher les 30 si tout va bien, ou risquer de perdre beaucoup si l’Espagne faisait défaut.
Dans ce contexte, Liliane, heureuse femme, a par ailleurs régulièrement de l’épargne à placer (je n’ai pas précisé, mais elle fait évidemment partie des 5 % les riches, qui ont été les seuls à voir leur revenu médian augmenter en 2010). Elle a donc dû investir la semaine passée, et a, entre autres, acheté de la dette italienne.
Mais bien entendu, et très logiquement, elle a demandé un taux d’intérêt de 7 % et non plus 4 %, au vu du risque de défaut qu’elle estime être passé de quasi-nul à faible. Cela coute bien plus cher aux États, mais on reconnaitra que, pour un prêteur, ce n’est pas non plus Broadway, car il risque toute son épargne en cas de défaut. Vous devez bien vous en rendre compte, car j’imagine qu’aucun d’entre vous ne s’est précipité pour acheter de la dette espagnole à 7 % le mois dernier – c’est donc bien qu’il y a un problème de confiance quelque part…
C’est dans ce contexte qu’arrive Super-Mario de la BCE. Et il a fait une chose très simple. Il a indiqué qu’il allait tranquillement racheter les obligations espagnoles de Liliane, et quasiment au prix de 30 millions. Comme ça. Il est trop cool Mario, c’est le « petit frère des riches ». Car vous comprenez bien que, du coup, c’est la BCE qui va porter le risque de défaut de l’Espagne, pour les beaux yeux de Liliane.
C’est ça qu’a décidé la BCE, rien de plus. J’ai déjà précisé qu’il fallait oublier les histoires d’injections de liquidités ou de risque d’inflation, ce n’est pas du tout le sujet de ce qui se passe. Je rappelle que l’Eurosystème a déjà plus de 200 Md€ en stock d’obligations grecques, espagnoles et italiennes, et 1 000 Md€ de créances sur des banques en grandes difficultés. Et son capital est royalement de : 83 Md€. Tout va bien. Car si la BCE encaisse plus de 83 Md€ de pertes sur les 1200 Md€ (7 %, bilan ici p.235), les traités prévoient que ce sont les États qui doivent la recapitaliser, donc les contribuables, donc vous et moi.
Bref, Mario vient de sauver l’épargne de Liliane, et nous présentera la facture si ça tourne mal. Peut-on attendre autre chose d’un ancien de Goldman Sachs ?
Autre chose. La logique vendue aux ravis de la crèche, éditorialistes que je ne vais pas citer par charité et qui ont dit [première couche en VO, savourez]:
« La satisfaction des marchés, qui ont salué la décision de la BCE, ne doit pas masquer les questions qui subsistent. Economiquement, l’intervention de Mario Draghi s’apparente à une bonne dose de cortisone. Elle calme la douleur provisoirement, ce qui est indispensable. Mais il convient de poursuivre le traitement. […] Entourée de voisins qui se réforment tous dans la foulée de l’Allemagne, la France serait bien avisée de s’en inquiéter. […] Mais il conviendra un jour d’arrêter le traitement du docteur Draghi, car la situation devient politiquement intenable. […]Surtout, Mario Draghi s’est imposé comme le seul homme fort de l’Europe, l’ultime recours d’une zone euro à la dérive. C’est inacceptable pour l’équilibre démocratique du continent. La BCE est celle qui dicte la politique économique de l’Union, à son corps défendant. Les responsables politiques doivent reprendre la main.» [Le Monde]
« A Francfort, ce ne fut pas un «jeudi noir», mais un jour d’espoir ou plutôt d’immense soulagement. Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a prononcé une phrase qui vaut son pesant de milliards d’euros. Avis aux spéculateurs : la banque rachètera désormais «sans limite» de la dette des Etats de la zone euro. En économie, ce sont les banques centrales qui disposent de la force de dissuasion. Encore faut-il qu’elles veuillent bien s’en servir. Cette fois, le message est clair : quiconque jouera de manière «infondée» contre l’un des pays de la zone subira des pertes immédiates. Ce n’est plus une digue de papier qui protège la monnaie unique mais une puissance dotée d’une arme financière quasi atomique ! La France et les pays qui réclamaient à cor et à cri ce revirement stratégique de l’institution européenne auraient tort, pourtant, de se laisser griser par cette victoire. Et pas seulement en raison des multiples conditions imposées par Draghi en échange de l’usage possible de la force. La Banque centrale européenne ne pourra plus servir de bouc émissaire. La décision de la BCE redonne de l’air aux pays les plus en difficultés, comme l’Espagne ou l’Italie, mais remet aussi paradoxalement la pression sur plusieurs Etats-membres – en particulier la France – qui doivent plus que jamais faire la preuve d’une gestion résolue. Elle permet aux responsables politiques d’adapter enfin le modèle européen aux réalités d’un monde nouveau sans avoir un pistolet sur la tempe. En prenant toutes ses responsabilités à l’extrême limite de son mandat, la banque renvoie la balle dans le camp des politiques. » [Libération]
« La BCE s’est enfin décidée à mettre sa force de frappe pour lutter contre la spéculation qui a fait grimper les taux d’intérêt de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal et touche aujourd’hui (négativement) l’Espagne et l’Italie et (positivement avec des taux très faibles) des pays comme l’Allemagne et la France. […] Mario Draghi a précisé que la décision de créer l’OMT a été prise à l’unanimité moins une voix (celle de Jens Weidmann, le patron de la banque centrale allemande évidemment, désormais complètement isolé) et que son objectif est clair : créer « un filet de sécurité efficace pour éliminer totalement les risques extrêmes dans la zone euro ». Car de son point de vue, les taux d’intérêt payés par l’Espagne et l’Italie sont dus en partie seulement à l’état d’inquiétude quant à leurs finances publiques, le reste tenant à des craintes injustifiées des investisseurs sur l’avenir de la zone euro. Un constat juste : dommage d’avoir perdu 3 ans !» [Alternatives économiques]
Pour plus de saveur, deuxième couche, commentée (et à prendre parfois au deuxième degré) :
Le Monde : « La satisfaction des marchés, qui ont salué la décision de la BCE, ne doit pas masquer les questions qui subsistent. Economiquement, l’intervention de Mario Draghi s’apparente à une bonne dose de cortisone. {cynanure, cyanure, c’est un disciple du docteur Schwartzenberg} Elle calme la douleur provisoirement, ce qui est indispensable. Mais il convient de poursuivre le traitement. {Ouaip, comme on pourrait dire en médecine, ce n’est pas parce que le traitement ne marche pas qu’il ne faut pas continuer} […] Entourée de voisins qui se réforment tous dans la foulée de l’Allemagne, {Arzooo, baisser les zalaires, très booonne idée} la France serait bien avisée de s’en inquiéter. […] Mais il conviendra un jour d’arrêter le traitement du docteur Draghi, car la situation devient politiquement intenable. {putain de cons d’électeurs, va} […] Surtout, Mario Draghi s’est imposé comme le seul homme fort de l’Europe {yep sévèrement burné le Mario}, l’ultime recours d’une zone euro à la dérive {Rôôôô le petit père des peuples aisés, grand timonier de la finance internationale qui va sauver nos vies parce qu’il juste trop bon ce saint homme…}. C’est inacceptable pour l’équilibre démocratique du continent. La BCE est celle qui dicte la politique économique de l’Union, à son corps défendant. Les responsables politiques doivent reprendre la main.»
Libération : « A Francfort, ce ne fut pas un «jeudi noir», mais un jour d’espoir ou plutôt d’immense soulagement {ouiii, pour la 46eme fois depuis le début de la crise – mais le journaliste de gauche apprend lentement apparemment. Généralement, au 274e foutage de gueule, il a compris, merci donc de prévoir un délai}. Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a prononcé une phrase qui vaut son pesant de milliards d’euros {tu l’as dit bouffi, mais c’est nous qui allons les payer}. Avis aux spéculateurs : la banque rachètera désormais «sans limite» de la dette des Etats de la zone euro {ouaiiii 147 882 141 Md€ il va acheter, c’est un dingue Mario la Saumure !!!!}. En économie, ce sont les banques centrales qui disposent de la force de dissuasion {Théorème démontré brillamment par Jean-Paul Pignouf en 1923}. Encore faut-il qu’elles veuillent bien s’en servir. Cette fois, le message est clair : quiconque jouera de manière «infondée» contre l’un des pays de la zone subira des pertes immédiates {Treeeeeeemble infââââme marché, ton ennemi héréditaire Mario que tu as longtemps salarié est lààààààà}. Ce n’est plus une digue de papier qui protège la monnaie unique, mais une puissance dotée d’une arme financière quasi atomique {Nous atterrirons dans quelques minutes à l’aéroport international d’Hiroshima. Merci de bien vouloir éteindre vos joints. La température au sol est de 416 °C et le temps est vraiment très très sec. Le commandant Draghi espère que vous avez réalisé un excellent voyage à bord de BCE Airways et espère vous retrouver bientôt pour une nouvelle monnaie unique} ! La France et les pays qui réclamaient à cor et à cri ce revirement stratégique de l’institution européenne {on a gagnéééé, Liliane est sauvvéeee} auraient tort, pourtant, de se laisser griser par cette victoire {bah ouaii, évidemment !!!! Une victoire facile contre l’Allemagne, il y a forcément un piège !!!}. Et pas seulement en raison des multiples conditions imposées par Draghi en échange de l’usage possible de la force {oui Mario, fais-nous mal, défonce-nous notre épargne, vas-y, grand fou}. La Banque centrale européenne ne pourra plus servir de bouc émissaire. La décision de la BCE redonne de l’air aux pays les plus en difficultés, comme l’Espagne ou l’Italie, mais remet aussi paradoxalement la pression sur plusieurs Etats-membres – en particulier la France – qui doivent plus que jamais faire la preuve d’une gestion résolue {Arzooo, baisser les zalaires, très booonne idée – bis repetita}. Elle permet aux responsables politiques d’adapter enfin {je t’en foutrais de l’enfin moi. Tiens, parlons “enfin” de l’avantage fiscal des journalistes, les 7 650 € d’abattement supplémentaire des revenus, mis en place dans le monde ancien de 1934} le modèle européen aux réalités d’un monde nouveau {cons d’électeurs qui ne veulent pas bosser 6 jours sur 7 sans protection sociale, va} sans avoir un pistolet sur la tempe {Pôôôôv États chous qu’ont juste fait 2000 Md€ de dette pour les distribuer à divers rentiers, ils ne vont quand même pas subir des conséquences !}. En prenant toutes ses responsabilités à l’extrême limite de son mandat {euh, Singapour, c’est l’extrême limite de la France ou pas ?}, la banque renvoie la balle dans le camp des politiques. {cons de politiques va ! Elle va même vous donner 12 balles dans la peau}»
Alternatives économiques : « La BCE s’est enfin {re-enfin, donc. 200 Md€ en stock, ça ne qualifiait donc pas pour un “enfin”} décidée à mettre sa force de frappe {BOOOOOOOM. Ci-git l’ancienne économie française} pour lutter contre la spéculation {c’est amusant cette pathologie consistant à croire qu’un emprunteur public qui gère ses finances comme un goret pour claquer de l’argent n’importe comment [Aéroports à quelques années du pic pétrolier ? Avions rafale ? Baisse de TVA dans la restauration ? Baisse de 3 centimes du litre d’essence ? Ronds-points ? ] et qui court au défaut semble avoir un DROIT absolu à ce qu’on lui prête de l’argent à pas cher. J’imagine que toutes ces personnes ont placé leurs économies en bons espagnols à 7 % du coup.} qui a fait grimper les taux d’intérêt de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal et touche aujourd’hui (négativement) l’Espagne et l’Italie et (positivement avec des taux très faibles) des pays comme l’Allemagne et la France. […] Mario Draghi a précisé que la décision de créer l’OMT {allez petit concours pour les lecteurs : trouvez une définition drôle à ce sigle en commentaire. Je propose « On Massacre Tout »} a été prise à l’unanimité moins une voix (celle de Jens Weidmann, le patron de la banque centrale allemande évidemment {évidemment… Comment compter sur un boche… ?}, désormais complètement isolé {Niark niark, bien fait le boche, bien fait !!!!}) et que son objectif est clair : créer « un filet de sécurité efficace pour éliminer totalement les risques extrêmes dans la zone euro » {bienvenue en EURSS, vous apprécierez notre presse critique et impertinente, toujours disposée à susciter le débat et la contradiction. On déplorerera seulement sa petite manie d’employer souvent le mot sécurité pour que le bon peuple ne réfléchisse pas}. Car de son point de vue {totaaaaalement impartial}, les taux d’intérêt payés par l’Espagne et l’Italie sont dus en partie seulement à l’état d’inquiétude quant à leurs finances publiques, le reste tenant à des craintes injustifiées {je dirais même plus : totalement injustifiées. L’Union Latine durera encore 1 000 ans d’ailleurs} des investisseurs sur l’avenir de la zone euro {sont cons les gens quand même, avec une telle zone de solidarité permanente quand même…}. Un constat juste : dommage d’avoir perdu 3 ans ! {bah ouais, tout ça à cause de quelques élus qui défendaient un minimum les intérêts de 90 % de la population, je t’enverrais tout ça au gniouf moi ! Oh Roooooobert, tu nous ressers une Tourtel ?}»
Au passage, je ne sais pas quel est l’handicapé mental qui a le premier employé des mots militaires pour la BCE – “bazooka” ou “force de frappe”. En tout cas, rassurez-vous, votre épargne est évidemment clairement du mauvais côté du bazooka, et va, en effet, finir par se faire atomiser avec cette gestion irresponsable (le mot « criminelle » m’a effleuré).
Parce que le plus drôle, après tout ça, c’est que, pour justifier ce hold-up, on veut nous faire croire ce magnifique conte pour enfants qui est que, une fois qu’on a rendu les 30 M€ à Liliane, sauvés par miracle par le crime monétaire draghien, elle va courir pour les re-prêter à 4 % à l’Espagne…
Amusant, non ?
Le flan
J’ai été dur, mais il y a plus drôle. C’est qu’en fait, il n’y a rien de bien nouveau, voire rien de nouveau du tout.
La BCE a DÉJA acheté des obligations de ces pays en 2010-2011, nous avons même régulièrement suivi ces achats sur le blog. La seule nouveauté est que Draghi a employé le mot « illimité ». Or, mis à part la connerie des commentateurs et l’abjection des décideurs financiers, je ne connais rien d’illimité sur cette planète. S’ils en rachètent 200 Md€ comme la première fois, ce sera déjà beaucoup vu la taille des bilans. Et comme cela a marché quelques mois la fois d’avant, il en sera de même ici.
Plus encore, pour bénéficier de ces achats, il faut que l’État ait demandé les aides du FESF. Ce qu’aucun État ne veut, préférant largement une manucure à la râpe à fromage ou un mois non-stop de récital de Mireille Mathieu.
Donc si cela se trouve, la BCE ne va juste rien racheter, et ces déclarations seront restées, comme d’habitude, au stade du flan…
Mais rassurez-vous, tout n’a pas été perdu. Entre jeudi et vendredi, les actions du Crédit Agricole et de la Société Générale ont augmenté de 16 % – les initiés ont donc atteint leurs objectifs de l’année…
Rions un peu
Ah, j’avais oublié de me griller aussi avec France 2 :
“La BCE est devenue l’acteur incontournable de la crise de l’euro, et son président donne une leçon aux responsables politiques européens. Avec ces seules solutions, il a sûrement plus fait pour sauver l’euro que les chefs d’État des 27 réunis, en 19 sommets de crise. “
Bien sûr…

Oups, on me signale dans l’oreillette l’existence de rumeurs insistantes faisant état de l’existence d’une presse en Allemagne :
« La boîte de Pandore a été définitivement ouverte au profit des pays criblés de dettes » [quotidien conservateur Münchener Merkur]
Il a « rompu avec un principe d’airain de la politique monétaire allemande », souligne le journal conservateur Die Welt. « Les Bourses jubilent, pour l’Allemagne c’est le cauchemar qui commence », ajoute-t-il, agitant le spectre de l’inflation et évoquant « la mort de la Banque centrale allemande », seule contre ce projet.
« D’abord il y a eu l’interdiction inscrite dans les traités de renflouer un pays membre qui a été transgressée, maintenant c’est l’interdiction à la BCE de financer la dette d’un État », déplore le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
La BCE « ouvre les vannes à liquidités au détriment des contribuables allemands (…) Le silence insoutenable de la chancelière face à ce scandale pourrait avoir des conséquences considérables sur les élections (notamment législatives) de 2013 », pronostique le Rhein-Neckar Zeitung.
Je suis méchant. Patrick Artus a réalisé une analyse intéressante à télécharger ici, et Arrêts sur Images, par la voix d’Anne-Sophie Jacques, donne comme d’habitude un bel exemple de probité journalistique [je vous recommande au passage de soutenir ce site indispensable en vous abonnant - c'est 3,5 € par mois]
Pour finir…
Toutes ces histoires de magouilles ignobles, et, plus largement de dettes publiques ou d’euro m’ont depuis longtemps rappelé cette scène mythique de Pinot simple flic. Que je me suis décidé à monter :
Ainsi, pour les économistes et autres commentateurs, l’euro, « Ça passe large ».
Et sur le papier, ils ont raison, ça passe du côté des économistes : il suffit de faire un seul modèle social dans la zone, de piquer une bonne partie de l’épargne des Français pour rembourser aux étrangers nos dettes et faire en sorte que les Grecs gardent l’euro, de supprimer 90 % du pouvoir des parlements pour les confier à des technocrates (mais attention, « apolitiques », hein, n’ayant fréquenté que les bons milieux apolitiques néolibéraux).
Mais pas de chance, du côté des peuples, ça ne passera jamais, il n’y a juste pas la place – ce qu’est apparemment incapable de comprendre un économiste idéologue actuel, pas plus que n’était lucide un économiste communiste en URSS…
Et bêtement, « il y a deux côtés sur une monnaie unique »…
P.S. : quand l’expérience aura lamentablement échoué, vous verrez d’ailleurs qu’ils expliqueront que c’est à cause du peuple qui n’a pas été à la hauteur de ses élites visionnaires – pathologie mentale classique des dirigeants faillis. Quand le building s’écroule, ce n’est évidemment pas à cause des plans foireux de l’architecte promis à l’échec certain, incapable de définir une stratégie victorieuse, non, c’est à cause de la gravité !

Ah bah voilà là c’est clair
merci Olivier !
Une question au passage puisque vous parlez de “l’expérience” monnaie unique. Dans votre prochain livre aborderez vous des pistes/solutions pour une/des nouvelles expériences pour notre future monnaie ?
Merci d’avance
“En tout cas, rassurez-vous, votre épargne est évidemment clairement du mauvais côté du bazooka, et va, en effet, finir par se faire atomiser avec cette gestion irresponsable (le mot « criminelle » m’a effleuré).”
Mais comment est ce que vous définissez “l’épargne” :
est ce l’ensemble des fonds que l’on a déposé en banque sans distinction ?
est ce uniquement les fonds investis en bons du trésors via des assurances vies?
est ce les billets planqués sous le matelas de tante yvonne ?
Parce que vu comment l’article est tourné, vous dites qu’on met en danger l’épargne des gens pour sauver l’épargne de liliane… hors les deux sont plus ou moins investis sur les mêmes supports et font partie du même système financier. Donc sauver l’un équivaut à sauver l’autre, et mettre en danger l’un met en danger l’autre.
Il y a quelque chose qui m’échappe.
Pas du tout. L’inflation ruine les deux. Le défaut est sélectif, et peut épargner 90 % des français… Genre, on ne rembourse que jusqu’à 70 000 €.
@olivier,
sauf que ce ne sont pas les ménages français qui sont les détenteurs des obligations publiques et bons du trésor (ou très rarement) mais ce sont les banques, sociétés d’assurance vie, fonds de pension, etc… les ménages étant leur créanciers ou leurs ayant-droit. Un défaut de ne serait ce que 30% des dettes publiques de l’eurozone (disons pour ramener le niveau d’endettement à 60% du pib qui est jugé “soutenable”) c’est plus de 3000 milliards de pertes pour le système bancaire et financier européen, c’est à dire beaucoup plus que leurs fonds propres. Donc cela entraîne aussi forcément un défaut des obligations des institutions financières privées, à cela s’ajoute tous les produits dérivés de ces dettes publiques et privées (CDS, interest rate swaps, etc…) dont personne n’a la moindre idée des conséquences (comme on l’a vu avec Lehman, sauf qu’ici c’est un défaut de plusieurs ordres de magnitude supérieur!).
Est il raisonable de croire que l’Etat aurait les capacités de contrôler tout ça et remettre de l’ordre tout en évitant un blocage complet du système bancaire et financier européen, voir même mondial?
De plus, juste histoire de compliquer les choses, la textes actuellement en vigueur font en sorte que l’Agence France Trésor ne peut pas identifier précisément les détenteurs des obligations publiques et des bons du trésor (étonnant, non?):
link to senat.fr
Dans ces conditions, comment organiser un “défaut sélectif” tel que tu le suggère tout en évitant un effondrement complet du système bancaire et financier?
Je pense que si on veut organiser un défaut intelligent, juste et démocratique, il va vraiment falloir réfléchir à la méthode et aux procédures législatives à mettre en place et pour le moment, on peut pas dire que j’ai vu grand chose qui s’apparente à cela, à part la proposition du Prof. Steve Keen (“modern debt jubilee”) qui est à mon avis la piste la plus intéressante que j’ai pu trouver sur le net.
Alors un défaut, oui, mais pas n’importe comment!
Le problème soulevé ici est très pertinent. Pour répondre à la question de qui va prendre cher dans les gents, il faudrait connaître qui possède la dette et sous quelle forme (assurance?titre?…??).
Apparemment personne ne sait le dire comme ça. Les banques seraient (c’est ce que j’ai cru comprendre) peu touchées. Ma question est de combien serait touchées les assurances pensions, les “riches” (top 5%), l’étranger,…? Et surtout, si on rentre dans un scénario de défaut de payement, il faut savoir que l’état ne pourrait plus recourir à l’emprunt. Donc, il faut une politique 0 déficit (ce qui devrait être obligatoire à mon humble avis, depuis longtemps)*.
* Je suis contre le déficit et contre l’idée d’avoir une dette quelconque. La masse financière des états est je pense suffisamment lourde pour financer les grands projets. L’emprunt est justifié comme réinvestissement productif… or la pension de mamy, ou les soins de santé ne sera jamais productif. Le public doit assurer le service, et le service est la plus part du temps non rentable.
Les dettes des états ressemblent vraiment aux sub-primes. Chaque année, on accepte que l’état réemprunte plus car il devrait avoir plus de thune l’année qui suit (ça marche tant que le taux d’emprunt est plus faible que le taux de croissance).
Ne vous billez pas.
C’est comme pour les subprimes ou Madoff, cela va se résoudre naturellement tout seul…
@whereismymind,
“Les banques seraient (c’est ce que j’ai cru comprendre) peu touchées.”
les encours de crédit des banques auprès des administrations publiques c’est 3325 Milliards, un défaut de 30% c’est 1100 milliards de pertes, beaucoup plus que l’intégralité des fonds propres des banques de la zone euro. Alors peu touchées les banques? Toutes en faillite, oui.
@olivier,
les subprimes se sont réglé naturellement tout seul? Et c’était quoi les TARP, TALF, nationalisation d’AIG et les quelques milliers de millairds de dollars de transferts de dettes des bilans privés vers les bilans publics ou celui de la FED? Et le pire c’est que le problème n’est toujours pas réglé, on a juste repoussé sa résolution à plus tard!
oui, mais comme les Etats n’ont plus un fifrelin, ça va du coup se régler tout seul…
si l’explosion du système c’est ce que tu appelles “régler le problème naturellement”… perso, j’ai pas trop envie de vivre dans un pays où plus rien ne fonctionne, j’habite à la campagne et j’ai beau avoir mon petit potager, quelques réserves et suffisamment de bûches pour passer l’hiver, j’aime pas trop l’idée de voir des hordes de citadins affamés prêt à tout pour survivre.
Tu peux m’expliquer en quoi tu vas avoir des hordes de citoyens affamés quand une partie limitée de l’épargne des plus aisés va disparaître ?
Beaucoup de victimes de Maddoff sont venues par chez toi ?
pour les raisons que j’ai expliqué plus haut, un défaut public de cette magnitude entraînera l’effondrement complet du système.
Je suis quand même étonné que tu ne te rendes pas compte que le risque c’est la faillite systémique, les dettes publiques des pays émetteurs des monnaies de réserve sont la base qui soutient le système.
Toute la question est là : comment organiser un défaut sans risquer la faillite systémique. Et autant dire que pour le moment, les idées concrètes et précises sur la méthode a appliquer et les procédures législatives à mettre en place ne sont pas légion.
Et franchement, comparer ça avec Madoff qui était un fond entièrement cloisonné qui n’a engendré aucun impact systémique, ça m’étonne de toi. La comparaison c’est plutôt Lehman puissance 100 avec cette fois ci aucun Etat prêt à intervenir pour éviter l’effondrement complet du système bancaire.
Le risque n’est systémique qu’en apparence. Avec une loi, tu passes immédiatement les pertes du niveau banque vers l’épargnant final, en dénouant la première de son obligation.
Cela fait un we difficile, mais bon… Pas le choix, sinon, en effet tout s’écroule.
une loi qui dit quoi? que les pertes doivent être épongées par les épargnants? Merci, c’est sympa pour les actionnaires et les créanciers obligataires des banques.
C’est ce que tu appelles une solution juste?
Beaucoup de victimes de Maddoff sont venues par chez toi ?
Pôle emploi des Pyrénées orientales reçoit chauque jour un peu plus de familles espagnoles avec leurs valises…
Mais qui en parle?
Pardon, mais je ne suis pas d’accord.
- Pension de Mamie : ça se discute, mais la pension de mamie va permettre de faire vivre d’autres personnes (la mamie elle dépense son argent en général – quand la retraite n’est pas la même que la mamie de l’exemple bien sûr, notre fictive Lilianne B.). Des retours vers l’état arrive donc (TVA, charges sur les salaires des personnes qui auront ‘commercé’ d’une manière ou d’une autre avec mamie). Le solde pour l’Etat n’est donc pas positif, mais il entretien le tissu social et permet quelques emplois.
- La santé, là par contre je ne vois pas en quoi c’est une dépense non-productive : il n’y a qu’à seulement imaginer l’augmentation du nombre d’arrêts maladies et son coût à l’Etat dans le cas où le système de soin viendrait à être de plus en plus défaillant pour se faire une idée. Je passe également sur la valeur morale/éthique du financement des hôpitaux…
Et le nombre de cas où le système de soin permet de sauver la vie d’un salarié (quelque soit sa qualification/son salaire), qui pourra continuer à travailler encore quelques années de plus. Donc cotiser, participer à l’économie locale etc. etc.
Donc non, les retraites et les soins ne sont pas des dépenses improductives.
Cela me parait assez simple : l’emprunt (pour un état ou une entreprise) n’est justifié que si il s’agit d’un investissement permettant à terme d’avoir gagné plus avec que le montant du remboursement. Donc en effet la pension de mamy ne devrait pas être l’objet d’un emprunt sauf en cas des désiquilibre conjoncturel le temps de rétablir un équilibre. Car on ne peut laisser Mamy sans ressources en attendant !
Même raisonnement pour les emprunts pour améliorer la santé : si l’investissement réalisé avec l’emprunt permet de rendre les personnes soignées plus productives, alors il est justifié. Sinon, c’est un emprunt que paieront les “rembourseurs” qui peuvent ne pas être les profiteurs de l’investissement prématuré (les générations suivantes). C’est donc plus délicat mais envisageable tout de même. Un exemple : si demain il faut investir dans une innovation qui permet de réduire à terme le coût des soins et indemnisations des 100.000 victimes de l’amiante, il n’y a pas à hésiter. Et bien sûr il faut à l’avenir éviter de reproduire ce genre de connerie (utilisation de produits réputés dangereux), c’est à dire l’externalisation de coûr de certaines activités économiques.
Pour d’autres type d’investissement c’est plus délicat (aéroport Notre Dames des Landes, Grand Stade de Lille, J.O, “Pentagone” de Sarkozy, . . . ).
Mais ce qui compte surtout c’est la prévision de croissance attendu qui a était surestimée la plupart du temps depuis le premier choc pétrolier (en gros). L’on a cru au dogme de la croissance exponentielle ! Et certains y croient encore (ou font mine d’y croire via des baguettes magiques telle l’ “innovation”, comme si l’innovation, issue de la recherche fondamentale qui n’existe plus ou qui arrive à son terme dans certains domaines, n’avait pas été un des moteurs de la croissance depuis des siècles).
Cela étant tous les états se sont endettés depuis qu’ils existent, et c’est rarement cela qui a été la cause principale du chaos, les défauts ayant fréquemment partie d’une partie de la solution. Devons-nous nous apitoyer sur le sort des créanciers grecs qui ont dû renoncé à une part de leur placement ? Faut voir cas par cas, quel fût leur situation financière après. Combien se sont retrouvés, comme nombre de leurs congénères non créanciers, à la rue ? Le tout est dans la manière de faire pour éviter le chaos.
Pour éviter un effondrement complet du système bancaire il suffit de nationaliser toutes les institutions qui peuvent pas ne supporter la restructuration de la dette et de réduire drastiquement l’échelle pour ces institution financières salariale.
Et pour les produits dérivés les rendre inopérant, ils deviennent nulle te non avenues.
Le politique peut tout c’est une question de volonté, en 14-18 les gouvernements ont rompus avec l’étalon Or et le système c’est pas écroulé…mais les lois qui ont été appliquées ont été effectivement très dures…
si l’Etat nationalise les banques, ça veut pas dire qu’il garanti leurs dettes? Comment fait il si’l vient de faire défaut? Quand aux produits dérivés, la plupart sont OTC et hors de la juridiction nationale, je vois difficilement comment l’Etat peut décrêter leur annulation?
En 14-18 le Royaume Uni a suspendu la convertibilité or (au passage, de même que les USA en 1971) c’est à dire sont passés à un régime de monnaie fiduciaire, mais maintenant on y est déjà dans un tel régime, je vois difficilement comment on peut suspendre une quelconque convertibilité qui n’existe pas. Le système ne s’est pas écroulé en 14 ni en 71 mais ni le Royaume Uni ni les Etats Unis n’ont fait défaut, ils ont changé le système monétaire, maintenant on fait comment?
NON Olivier, si retenue sur l’épargne il y aura, elle sera beaucoup plus sournoise et invisible. On ne va pas risquer une révolution, il suffit (par exemple) de diminuer les retraites d’un bon tiers … il y a beaucoup plus d’argent dormant dans ce domaine, ou de diminuer le pouvoir d’achat de 10% c’est encore plus juteux …
Bonjour,
Il me semble que la BCE a indiqué 2 conditions au rachat de dette “illimité” :
- il faut que l’État ait demandé les aides du FESF
- les rachats de dettes devront être “stérilisés”
Je crois avoir lu que les moyens de stérilisation de la BCE sont justement “limités” et donc que les rachats de dettes ne pourront être “illimités”.
D’ailleurs je ne sais pas en quoi consiste cette stérilisation, comment elle est effectuée, au détriment de qui et de quoi. Pouvez-vous nous éclairer sur ce sujet ?
Merci.
Simple, quand la BCE achètera une obligation espagnole, elle vendra un autre titre.
Bien sûr “qu’illimité” est une fable pour journaliste naïf et opérateur de marché décérébré.
Illusion fatale. D’où vient la monnaie des riches épargnants A ? Sauf s’ils sont de faux-monnayeurs ou s’ils ont piraté les ordinateurs de la banque centrale, elle vient de l’État, monopole légal d’émission de la monnaie officielle de cet État (je parle ici de monnaies fiduciaires). Or, l’État, par une excentricité qu’il serait trop long d’expliquer, décide que cette monnaie n’est disponible qu’à la banque centrale et que moyennant un remboursement à intérêt.
Donc aucune économie avec ces règles de fonctionnement ne peut avoir pus de monnaie que de dettes, au contraire, il y a toujours les intérêts de la dette en plus du stock de monnaie, au minimum.
Donc, il faut qu’au moins une personne se dévoue pour faire du Ponzi, c’est à dire créer une dette qui ne sera remboursé que par de nouvelles dettes, pour que les autres puisse épargner sur ce flux financier initial.
Pour tout un tas de raisons très légitimes, c’est l’État qui prend le « risque » de se « surendetter » en sa propre monnaie, et d’amorcer ainsi l’économie. Par les mécanismes de la banque centrale, ça ne pose aucun problèmes ni de taux d’intérêt, ni de solvabilité, et par les mécanismes de stabilisateurs automatiques, ni d’inflation.
Si l’euro ne parvient pas à maîtriser ses dettes publiques, c’est en raison de l’arrangement institutionnel délibérément castrateur et dont l’échec pouvait être prédit depuis longtemps.
La réalité souvent est complexe, si c’est trop simple, c’est peut-être trop simple pour être vrai
Bilan agrégé des banques de la zone euro 03/2012 :
Prêts aux États : 1 000 Md€
Prêts à d’autres banques : 6 300 Md€
Prêts au reste du secteur financier : 1 230 Md€
Prêts aux entreprises : 4 700 Md€
Prêts aux ménages : 5 200 Md€
Total des prêts du secteur privé : 9 900 Md€
Total des prêts des banques : 18 600 Md€
=============================================================
Masse monétaire M1 de la zone euro 12/2011 : 4 800 Md€
Masse monétaire M3 de la zone euro 12/2011 : 9 700 Md€
La masse monétaire est donc environ égale à l’endettement du secteur privé, ce qui est logique car l’État n’emprunte pas auprès des banques, mais collecte simplement de l’épargne.
L’Allemagne est proche de l’équilibre budgétaire, et, bien entendu, sa masse monétaire continuera de croître grâce au secteur privé, nul besoin de l’État pour ça.
Comme quoi, pas la peine de se faire des noeuds au cerveau…
P.S. et on en commence pas des débats sans fin sur la monnaie, ce n’est pas le sujet ici, merci…
Bonjour.
Je n’arrive plus à retrouver sur le site de la BCE les encours de crédits en zone € ? Vous pourriez donner le lien ?
Sinon si j’en crois ceci on est à 10 000 milliards pour M3 et 5 000 pour M1
link to stats.ecb.europa.eu
@olivier,
“Prêts aux États : 1 000 Md€”
moi je lis
CREDIT to general government : 3325 Md€ (Juill.2012)
(ie, encours de crédit des IFM auprès des admin.publiques de la zone)
Pour l’utilisation du terme “bazooka” je crois que c’est Stéphane Soumier qui l’a utilisé en premier dans Good Morning Business
(ironie insde)
Comme la BCE prendra les pertes; c’est peut-être le moment d’acheter de l’oblig espagnole pour faire une jolie plus value le moment venu
Tout avait été vu par Friedman :
link to forbes.com
link to boursier.com
Bonjour Olivier. beau travail explicatif, vous permettez la compréhension de cette arnaque très simplement, et nous sommes de plus en plus nombreux à constater l’irréalité de toute cet argent (link to calebirri.unblog.fr) et qu’il suffirait de refuser la dette pour qu’elle “fonde” comme neige au soleil (link to calebirri.unblog.fr). Maintenant, une fois que nous serons très nombreux à “savoir”, qu’allons-nous faire : nous laisser embobiner comme à l’habitude, mettre toutes les têtes de ces types au bout d’une pique, ou prendre enfin nos responsabilités et faire cesser ce jeu de dupes ?
Et question subsidiaire : comment ?
une belle manif, attendre encore 5ans de nouvelles élections, un bankrun (ou la menace d’un bankrun ?) ….
Quelle est votre solution ?
Vous savez bien qu’en économie comme en toute chose le journaliste ne voit que des affrontements, des attaques ciblées, des frappes chirurgicales ou des dommages collatéraux. C’est ce qu’on lui a appris. Ca fait vendre. Enfin en théorie.
Toujours est-il que lorsque la BCE pointera son bazooka sur les marchés, il visera chirurgicalement. Et tant pis pour les morceaux de viandes qui seront devant. Z’ont qu’à pas contribuer comme des cons.
P.S: Vos commentaires sont plus crûs que d’habitude. ; )
P.S. je suis plus énervé que d’habitude…
Ah enfin, on retrouve notre pistolero à nous, le pourfendeur des inégalités, le zorro des créanciers !
Plus sérieusement, je trouve vos arguments toujours légitimes et votre style agréable mais j’ai toujours un doute. Je doute que tout cela engendre de l’inflation, je doute qu’il y ait des gentils pauvres et des mechants riches (et je suis pauvre), je trouve que ce que dit Jean Baptiste a qq interêt même si ça me laisse perplexe.
L’avenir viendra annihiler ces doutes, à voir dans quel sens !
Chapeau pour le boulot fourni
Cela fait 4 fois que j’écris que la mesure n’est pas inflationniste, elle va “juste” finir par faire sauter la banque (centrale)
Je n’ai jamais parlé de méchants riches, ils défendent leurs intérêts, ce qui parfaitement normal.
Ce qui ne l’est pas, c’est que personne en défende les vôtres…
Même pas nos gentils représentants qu’on a élus avec nos voix à nous ??
Ah!, c’est vraiment trop injuste !
Si les riches sont assez grands pour se défendre eux-mêmes … la majorité du peuple est si conne que cela pour se laisser mener ainsi par le bout du nez ?
@Pat’ : ben ouais, le peuple n’a pas – en moyenne – la même capacité et/ou curiosité intellectuelle que l’élite. Tant pis pour lui pourrait-on dire, y est pas obligé, à l’ère d’internet en particulier, de se gaver de TV en famille. Mais rien n’est fait non plus à l’école pour inciter les élèves à devenir des citoyens. L’histoire-géo a d’ailleurs était supprimé du programme de terminal par le précédent gouvernement (de droite !). Et l’histoire contemporaine, trop “politique”, est moins vue que la civilisation crétoise ou mérovingienne !!!! C’est pas par hasard tout de même, si ?
Fin de l’histoire-géo en terminale?
On passe l’évaluation en fin de première, comme pour la philo ?
Je parie que je suis assez désabusé pour avoir deviné juste …
Jusqu’où descendrons-nous ?
Oui tout à fait Fab, l’histoire-géo est passée en fin de première. Merci l’UMP. Je crois cependant que le nouveau gouvernement est revenu en arrière et va rétablir l’histoire géo en terminale.
A un moment, ils avaient supprimé au programme les fonctions continues en terminale.
Ils enseignaient la dérivabilité en un point, la dérivabilité d’une fonction.
Cependant ils n’enseignaient plus les fonctions continues en terminale !
Cela a été rétabli, je pense.
Ils imposent une méthode d’enseignement également à l’enseignant.
Exemple le calcul, la méthode 1 point final. Si la méthode 2 peut davantage correspondre à l’élève, tant pis.
Cela a peut-être changé ça aussi, imposer une méthode.
Ce n’est pas que Lilianne qui a gagné, vous vous trompez la dessus cher Olivier. La gauche jubile avec raison, parce que avec tout cet argent gratuit l’état va pouvoir se payer plus de fonctionnaires, donner plus d’aides au feignants, subventionner encore plus les zones de non droit pour avoir la paix sociale, payer ses chômeurs, garder des retraites bien grasses.
On aurait tort de penser que seuls les super riches sont dans la balance. C’est même la tout le vice de ce système d’avoir embarqué tout un tas de “client” dans le bateau étatique. Avant, quand il n’y avait pas de sécu et le reste, on n’avait qu’a taxer les riches.
Ca c’était avant. Aujourd’hui nous sommes dans une ère de clientélisme généralisé. Le nombre de personnes qui ne survivent que grâces aux aides de l’état est simplement faramineux. Aider les pauvres c’est bien, mais la, c’est le boat people qui est tellement surchargé qu’il va couler.
Le problème c’est qu’on a finit, a force de l’ampleur des aides, par introduire une course a la subvention (peu importe la forme qu’elle prends -niche fiscale, aide au logement, exemption de cotisation, optimisation fiscale, allocs en tout genre).
On est en train de finir de tuer le tissu productif. A quoi bon travailler si c’est pour enrichir uniquement les autres et crouler sous les impôts. L’économie grise se développe (et avec elle la criminalité) et ce n’est pas un hasard. C’est l’état de droit qui suinte en définitive
C’est bien pour rendre les choses plus explicite et ludique de prendre mémé Bettencourt, mais vous auriez du aussi citer Gaston retraité fonctionnaire, et Mourad chômeur aux allocs.
“Aider les pauvres c’est bien, mais la, c’est le boat people qui est tellement surchargé qu’il va couler.”
C’est vrai que le radeau de la méduse c’était mieux… On y sabrait à tour de bras.
[Modéré : on reste courtois - en revanche, arguments bienvenus]
J’ai été très courtoise, je n’ai plus le temps d’argumenter
Bonjour!
)? On peut gloser sur la taille idéale du secteur public, mais ceci doit découler d’un choix démocratique, et en tous cas pas des aprioris idéologiques de banquiers centraux.
Voici une petite interview du camarade Draghi, dans laquelle il explique que le modèle social européen est mort, et il prêche pour une plus grande flexibilité du marché du travail (quelle surprise!), tout en reconnaissant que cette flexibilisation est déjà à l’oeuvre pour les plus jeunes. Quand on voit le résultat sur les taux de chômage des jeunes, on ne peut qu’être consterné en lisant que Draghi préconise ces mesures dans le but de favoriser l’emploi (entre autres).
C’est du pur foutage de gueule, énorme, indigne. C’est normal pour un banquier central de tenir de tels propos? Il voudrait pas plutôt faire campagne et prendre directement le pouvoir, ou faire un joli coup d’état militaire bien dans la tradition, comme ça les européens seraient au courant? C’est encore le peuple par ses représenatants qui choisit son modèle social, ou bien c’est devenu les banquiers centraux? Il se croit où, le goldman-sachsiste? Il veut venir écrire directement le code du travail des pays européens?
link to ecb.europa.eu
Le seul aspect pour lequel je reconnais un peu de lucidité à M. Draghi, c’est l’analyse d’un conflit de générations larvé, avec des règles et des contraintes très différentes pour les jeunes, imposées par une génération qui a connu elle des conditions de travail incomparables. Sujet explosif et régulièrement passé sous silence.
Alors bon, en toute courtoisie, suggérer que “Mourad, chômeur aux allocs” soit en situation de placer judicieusement son éventuel capital dans des obligations “quasi-garanties” par la BCE, c’est un peu gros, non? Pour un fonctionnaire retraité, je ne sais pas, s’il était flic avant sa retraite, peut-être que les citoyens de l’époque où il officiait étaient contents de voir leur sécurité assurée par quelqu’un (j’aimerais juste rappeler qu’un fonctionnaire n’est pas forcément inutile par nature…
” Il voudrait pas plutôt faire campagne et prendre directement le pouvoir, ou faire un joli coup d’état militaire bien dans la tradition,”
C’est quand même plus simple, utile et moderne de prendre la Banque Centrale…
Je complète la réponse d’Olivier : “… avec les nouveaux chiens (économistes ou journalistes) de garde pour ne pas avoir besoin d’utiliser l’armée”.
@Raloul,
merci pour le lien, mais je trouve votre lecture de cette interview particulièrement biaisée:
“WSJ: Which do you think are the most important structural reforms?
Draghi: In Europe first is the product and services markets reform. And the second is the labour market reform which takes different shapes in different countries. In some of them one has to make labour markets more flexible and also fairer than they are today. In these countries there is a dual labour market: highly flexible for the young part of the population where labour contracts are three-month, six-month contracts that may be renewed for years. The same labour market is highly inflexible for the protected part of the population where salaries follow seniority rather than productivity. In a sense labour markets at the present time are unfair in such a setting because they put all the weight of flexibility on the young part of the population.
WSJ: Do you think Europe will become less of the social model that has defined it?
Draghi: The European social model has already gone when we see the youth unemployment rates prevailing in some countries. These reforms are necessary to increase employment, especially youth employment, and therefore expenditure and consumption.”
WSJ: quelles sont les réformes structurelles les plus importantes?
Draghi: En Europe, premièrement, il y a la réforme des marchés des produits et services. En deuxième, il y a la réforme du marché du travail qui devra prendre différentes formes suivant les pays. Dans certain d’entre eux, il faudra une plus grande flexibilité ainsi qu’une plus grande justice qu’aujourd’hui. Dans ces pays il existe aujourd’hui deux marchés du travail distincts: d’un côté pour les jeunes il y a une grande flexibilité avec des contrats de 3 ou 6 mois qui peuvent être renouvelés pendant des années. De l’autre il y a un marché du travail très inflexible pour la partie protégée de la population où les salaires suivent la séniorité plutôt que la productivité. Dans ce sens, les marchés du travail sont injustes dans cette configuration car ils mettent tout le poids de la flexibilité sur les jeunes.
WSJ: pensez vous que l’Europe deviendra moins le modèle social qui l’a défini?
Draghi: le modèle social européen est déjà en miettes quand on voit le taux de chômage des jeunes qui existe dans certain pays. Ces réformes sont nécessaires pour favoriser l’emploi, particulièrement chez les jeunes, et ainsi augmenter les dépenses et la consommation.
“C’est du pur foutage de gueule, énorme, indigne.”
En quoi ce qu’il dit plus haut est il du pur foutage de gueule?
Bien sût Mr Draghi est un philanthrope qui cherche à sauver les pauvres jeunes contre les méchants vieux. La ruse est éculée : opposer des pauvres aux moins pauvres pour que tous le monde soit rabaissé au rang de la première catégorie. On lutte contre le coût du travail mais pas contre le coût du capital, qui, en passant, nous a pété en pleine poire.
@norbix,
mis à part un bref interlude à la fin des années 70 / début des années 80 (principalement dû à la stagflation) la répartition de la valeur ajoutée entre travail et capital est restée stable pendant les cent dernières années. Je pense pas que ça soit une nouvelle réforme du marché du travail qui va changer cela, par contre cela pourrait avoir des conséquences sur la répartition de la valeur ajoutée entre travailleurs jeunes et moins jeunes, je ne vois pas en quoi c’est du pur foutage de gueule!
Bonjour!
Merci pour la traduction. Quand je lis: “il y a la réforme du marché du travail qui devra prendre différentes formes suivant les pays. Dans certains d’entre eux, il faudra une plus grande flexibilité ainsi qu’une plus grande justice qu’aujourd’hui.”, je lis bien: “IL FAUDRA UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITE“. Non, c’est plus clair en majuscules et en gras?
Je trouve dingue et “totally non-sense” de dire que le poids de la flexibilité repose actuellement sur les jeunes, de constater deux phrases plus loin que le chômage touche particulièrement les jeunes, et de préconiser dans la foulée qu’une réforme qui vise à davantage de flexibilité puisse être souhaitable, en particulier pour favoriser l’emploi. C’est pas un peu débile – ou purement idéologique – comme raisonnement, à moins qu’il y ait une subtilité que je ne comprenne pas?
J’y vois un nivellement par le bas du statut de salarié, voire même une tendance délibérée à vouloir démolir ce modèle social qui fait justement de l’Europe ce lieu dont rêvent des millions d’immigrés futurs potentiels. Que l’on brade ce modèle pour x raisons, ok pourquoi pas, même s’il me semble qu’il n’y a pas de raison objective, à part se mettre aux ordres de financiers qui en veulent toujours plus, d’une façon qui devient extrême; mais c’est un choix de société, politique, et ne doit sûrement pas être le fait de technocrates non élus, ou de gouvernements imposés de fait à des populations qui n’en veulent pas (Grèce, etc…). Sinon il y a quand même des risques que ça se finisse un peu mal, surtout quand les jeunes, dont je fais partie, se mettront vraiment en colère.
Comme je l’ai dit plus haut, je partage avec M. Draghi l’analyse selon laquelle il y a une injustice flagrante entre les générations, et c’est un sujet explosif. Mais j’ai l’impression que la “vision” de Draghi est qu’il faut “réparer” cette injustice en imposant la flexibilité à tout le monde, plutôt que de chercher à équilibrer la balance par le mouvement inverse, à savoir permettre à la jeune génération de bénéficier de conditions assez similaires à celles dont a bénéficié la précédente. Bien sûr, c’est totalement à contre-courant des tendances actuelles, mais on n’aurait pas besoin d’un virage à 180 degrés ces temps ?
Ceux qui disent « on n’a pas les moyens » doivent m’expliquer pourquoi on a les moyens de sauver des banques de la faillite ou le capital de rentiers, mais pas ceux de garantir une vie correcte aux citoyens.
Bonjour!
Pendant qu’on y est:
link to contreinfo.info
A réfléchir…
@Yoananda écrit “A quoi bon travailler si c’est pour enrichir uniquement les autres et crouler sous les impôts”
C’est vrai cela. D’ailleurs, le sort de “non travailleurs” est tellement enviable que je te suggère de laisser ta place à un des 4 millions de chômeurs. Je suis sûr qu’il y en a au moins un qui sera intéressé et cela fera 2 heureux de plus : toi, qui envie les chômeurs, et le chômeurs qui gagnera un peu plus que les minima sociaux et/ou se sentira utile à la société au lieu de se faire c…. devant sa télé à longueur de journée.
J’oubliais : Seul la moitié des personnes ayant droit au RSA l’on réclamé, soit 1,3 millions de personnes !!!! Salauds de pauvres.
Autre chiffre : 5% de la population française étaient allocataires de minima sociaux dont 2% pour le RSA (resp. 3,5 millions dont 1,3 millions) en 2009.
Source : Protection et aide sociale, paragraphe Allocataires de minima sociaux, INSEE.
Question : comment cela se passe dans des états non providence tels les USA ? L’économie se porte mieux ?
Bravo Christophe! Et d’autres.
Je rajouterai que moins de 50% des chômeurs sont indemnisés par les ASSEDIC, certains autres doivent se contenter, pour une durée limitée, d’environ 470€ par moi pour (sur)vivre. Alors honte à ceux qui tiennent des discours stigmatisant à l’égard de ceux que j’appelle “privés d’emploi” donc privé du droit de vivre correctement. Ceux qui peut-être favorisent cette situation et même l’aggravent en jouant au grand casino! Je me souviens avoir une discussion avec des connaissances anglaises possédant une maison près de chez moi qui me disaient: ” ah, c’est comme en Angleterre, les aides sociales sont trop élevées alors ça n’incite pas les gens à travailler!” Dans le même temps ils sont capable d’écouter des journalistes leur énumérer le nombres d’emplois qui disparaissent tous les jours!
Ras le bol de ces discours minables!
“privés d’emploi”
Excellent
Ras le bol de ces discours minables!
Hélas ces discours ne traduisent que des faits réels
J’ai une expérience personnelle véridique a verser au dossier .
Le dispositif CESU ( chèque emploi) très souple permet très facilement de proposer un emploi pour des aides à domicile , en particulier pour les retraités ( des improductifs .. selon des intervenants ci dessus !!)
J’avais un emploi assez régulier , proposé sur un site d’annonces web. Je n’ai pas eu beaucoup de réponses . J’ai proposé cet emploi à un père de famille de 6 enfants considérant qu’il devait avoir la priorité et payé correctement au dessus du SMIC
Tout c’est bien passé pendant 2 mois jusqu’au jour ou il m’a déclaré
” je viens de Pole EMPLOI , ils m’ont dit que vu mon nombre d’heures chez vous , j’avais droit au chômage .”
Il m’a demande une attestation correspondante en m’indiquant
“” en travaillant je perds tous mes avantages ( Loyer pris en charge par la CAF – Plus de CMU etc ..) et somme toute je vais gagner un peu moins … mais sans travailler , en restant chez moi
Détail complémentaire ” il m’a fait comprendre qu’en étant chômeur il accepterait de continuer a venir travailler si je ne le déclarais plus en CESU
CE que j’ai REFUSE catégoriquement
C’est cela la réalité .tout en précisant qu’il ne faut pas mettre tous les demandeurs d’emploi dans le même sac !!
Je plaindrai les chômeurs le jour où ils viendront participer aux manifs des salariés, forts de leurs 5 millions de bataillons. Où se cachent-ils ? Pourtant de nombreux retraités y ont participé. L’individualisme à outrance a élevé un “lumpenproletariat”, qu’il faudra rééduquer d’une manière ou d’une autre au lieu d’acheter la paix sociale à bon compte sur le dos du salarié. Sinon je suis en colère que mes impôts subventionnent les banksters plutôt que des emplois pour jeunes et moins jeunes dnas des secteurs utiles à la société et que la sphère marchande ne peut satisfaire à part au prix d’un lance-pierre.
Il ne faut pas confondre solidarité, redistribution, assurance, et état et tout mélanger dans une sorte de gloubiboulga “c’est l’état qui doit résoudre tous les problèmes de tout le monde sinon ça veut dire qu’on est pas humain et qu’on à pas de coeur”.
D’abord, il y a les associations. La solidarité passe aussi par elles. Et d’ailleurs elles font un meilleur boulot (parce que ce sont des gens motivés et non forcés) que l’état en général. (bon l’état les finances aussi mais soit)
Le chômage, a la base, c’est une assurance. Que ce soit l’état qui la finance ou les travailleurs eux même, que je sache, le débat n’est pas clos. L’argument “t’as qu’a te mettre au chômage” n’est pas la question. La question c’est qui paye et combien, quel montant. Je ne discute pas le principe même du chômage ! Non mais je rêve … C’est quoi ces arguments en bois, totalement basés sur l’émotionnel, genre “toi t’es le méchant et moi je suis la gentille princesse parce que dans les film de Wall Disney c’est comme ça”.
La redistribution, c’est encore autre chose. Elle ne doit pas forcément être systématisée. Redistribuer une partie des fruits de mon travail envers les gens avec qui je partage des choses (valeurs, histoire, langue, idéaux, objectifs, rêves) pourquoi pas. Mais dans ce cas, j’estime qu’au minimum j’ai mon mot a dire. Je sais qu’il y en a qui sont les champions pour décider d’être généreux avec l’argent des autres.
Ensuite se pose la question du mandat de l’état. Qu’il se mêle de tout parce que maintenant on n’a plus d’église pour le faire à sa place, je ne suis pas d’accord sur le principe. Cette infantilisation devient ridicule. Avec des abus hallucinant :
je discutais avec une employée des HLM qui était tout fière de me dire que grâce a son travail, quelqu’un qui ne travaillait pas était mieux logé que quelqu’un qui travaillait …
Et puis il y a le problème des fonctionnaires. Je ne suis pas contre le principe. Mais a un moment, il faut arrêter de se voiler la face : on paye plus, le service se dégrade.
[Modéré],
il faut voir les conséquences : pour sauver tous ces avantages on est en train de piller la planète, de mettre les grecs en esclavage, etc…
Pour assurer confort aux fonctionnaires, [Modéré], ça oblige l’état a sacraliser la dette. Après c’est sûr, c’est la faute aux vilains marchés, et a mémé Bettencourt !
Le “privé d’emplois” n’a qu’a créer son entreprise et se sortir les doigts … personne ne l’en empêche. Pourquoi tout devrait lui tomber tout cru dans la bouche ?
Complètement puérile comme argumentation, c’est du déterminisme social. (Ce sont les pauvres qui sont à l’origine de la misère et ce sont les fainéants qui fabriquent le chômage)
Quant à l’illusion de l’autoentrepreneuriat… C’est la casse déguisée du code du travail et la mise en compétition des salariés, ce qui entraîne du dumping salarial et du dumping social qui nuisent à l’absorption de la production, qui à terme, détruisent les emplois et fabriquent des chômeurs fainéants !!
Merci d’atterrir
Qui paye le salaire du salarié ? l’entreprise dont le patron n’est que le responsable ( souvent sur son patrimoine privé )
Quand l’entreprise n’a plus de clients , que ses produits ne se vendent plus , qu’il n’ y a plus assez de recettes suffisantes pour payer les dépenses dont les salaires et les charges sociales qui vont avec ?
Que FAUT-il Faire ? Prendre un décret pour interdire les licenciements ?
Bonjour,
Je tire ma révérence.
Je constate que ce sont toujours les mêmes personnes qui se font censurer.
Adishatz.
Version Sapir :
link to l-arene-nue.blogspot.fr
A priori la suite aujourd’hui…
Excellente explication ! J’en reproduit le début dans mon blog. Bravo Olivier, dommage que tu n’aimes pas l’épistémologie.
Bonjour!
).
Merci pour ce billet très simple et très clair, ça fait du bien d’avoir des textes très accessibles qui sont susceptibles d’intéresser un large public. Ca me paraît justifié pour le blog économique français le plus lu actuellement; tout le monde n’a pas la patience de lire les textes de Lordon, qui sont pourtant très intéressants aussi, mais largement moins accessibles. C’est aussi sympa de pouvoir recommander ces billets à des gens non passionnés par l’économie, mais ravis de comprendre un peu mieux ce qui se passe en réalité.
De plus, ce billet permet de voir à quel point les journalistes, et par extension le pouvoir médiatique, traite d’une façon trompeuse la question des actes de la BCE. Faut-il en penser que ces journailstes soient incompétents, ou trompent-ils délibérément le public? Je penche personnellement pour la deuxième option, et c’est grave. Alors quand on voit la propagande qui essaye de démontrer que d’autres pays (Russie, etc..) sont forcément terribles en matière de liberté de presse, et que nous sommes forcément des modèles de rectitude et d’honnêteté journalistique, ça fait sourire. Heureusement qu’il reste internet et les blogs…
Intéressant, la notion de crime monétaire. Bien sûr, toutes les options choisies par la BCE restent légales, bien qu’indéfendables d’un point de vue moral (c’était qui l’abruti qui voulait moraliser le capitalisme?)
Avoir installé un personnage tel que Draghi à un poste clé représente déjà une sorte de trahison. Les politiques sont donc en totale collusion avec les intérêts du monde de la finance, que ce soient les pouvoirs exécutifs ou législatifs (d’ailleurs la faiblesse du parlement européen, seul organe directement élu par les citoyens, est aberrante).
Enfin, ça ne peut plus durer ainsi très longtemps, les peuples en ont ras le bol de ces turpitudes. Si les pouvoirs politiques sont englués et totalement mouillés dans le coup, qu’il n’y a pas de moyens légaux de contrer les prédateurs intéressés par le pactole que représente la civilisation européenne (j’entends, la quantité astronomique de fric à se faire en pressurant le citron européen…), et que le pouvoir médiatique est aux abonnés absents pour mettre la pression sur les autres acteurs, ça veut dire que nous sommes dans une forme de système totalitaire. Beaucoup plus subtil que les totalitarismes du XXème (ils sont pas fous, et ont “tiré les leçons”
Une sorte de “totalitarisme tranquille”, plus proche du “meilleur des mondes” que de “1984″, avec l’appui du système médiatique que Neil Postman a superbement décrit dans un ouvrage que je recommande à tout le monde: “Se distraire à en mourir”. Je ne veux pas faire de pub indûment, ces ouvrages cités entre guillemets aident à comprendre la situation actuelle.
Alors, que pouvons-nous faire? Oui, quelles sont les solutions?
L’URSS a été un système totalitaire qui pu, à un certain moment et face à des échecs trop importants, s’effondrer par une décision du pouvoir central et laisser place à autre chose dans un certain calme (oui je sais il y a eu une forme de coup d’état de la part d’Elstine, etc… lire “la stratégie du choc” pour les détails), mais j’entends par là qu’il n’y a pas eu de guerre civile avec des miliers de morts. Je ne suis pas sûr que le système totalitaire qui se met en place en Europe, s’il persiste, pourra être démantelé sans violence. Je l’espère et le souhaite de tout mon coeur, mais quand je vois la répression des manifestants en Grèce, je me demande…
Il ne faut pas perdre de vue non plus qui sont les ‘patrons’ des journalistes. Que ce soit TV, radios ou papier.
Sans oublier le fait qu’eux aussi, du moins les ‘grands’, les têtes de gondoles, les ‘stars’ vivent un peu dans leur bulle, hors des réalités, avec de confortables salaires… la place est bonne et ils veulent la garder.
Et pour certains, je pense qu’il y a une bonne dose d’incompétence et/ou de “jemenfoutisme”
Le niveau pitoyable de la campagne était une belle démonstration de foutage de gueule et d’incompétence / connivence politiques/(grands)médias.
“Enfin, ça ne peut plus durer ainsi très longtemps, les peuples en ont ras le bol de ces turpitudes.”
encore un bel exemple de dissonance cognitive…
Près de trois français sur quatre espéraient une intervention de la BCE: link to latribune.fr
Comme quoi, y’a du pain sur la planche si on veut que les français comprennent ce qui est vraiment dans leur intérêt!
Les français sont d’accord avec Super Mario, mazette v’là qu’on est mal barrés.
Bonjour!
Pas très étonnant, vu la “pertinence” des médias quant aux agissements de la BCE. La propagande est très efficace de nos jours. Lisez Neil Postman à ce sujet, c’est édifiant.
Ceci dit, je ne suis pas très fan des sondages. Si vous aviez posé la question: “En avez-vous ras le bol des turpitudes de vos dirigeants politiques et économiques?” quelle aurait été la réponse à votre avis, avec quel pourcentage? ou “Approuvez-vous la collusion entre le monde de la finance et les politiques?” ou encore mieux: “En avez-vous marre d’entendre parler de la crise de l’euro tous les jours?”
Ce serait intéressant, non?
P.s.: les mécanismes des ventes pyramidales et des spirales d’engagement font recours justement aux dissonances cognitives, et massivement.
Rebonjour!
Par ailleurs, l’énoncé de la réponse affirmative à la question est assez drôle: “Il faut que la Banque centrale européenne intervienne pour aider les pays en difficulté, car sinon ces pays chuteront et entraîneront dans leur chute toute la zone euro”
Si les sondeurs avaient énoncé: “Il faut que la Banque centrale européenne intervienne pour aider les rentiers en difficulté, car sinon les gens qui ont spéculé sur la dette d’états risquent de subir des pertes”, j’ai comme la vague impression que les résultats auraient été un poil différents…
pouvez vous me dire où vous avez vu que c’était l’énnoncé de la question posée dans ce sondage?
Bonjour!
C’est ici:
link to bva.fr
Il est téléchargeable en pdf en haut à droite.
Imposer sa norme par les sondages me parait être le pire gouvernement de ce monde stérilisé – ils le croient les louf d’en haut… Sauf que c’est eux les stériles !!!!! – et le meilleur moyen de révolter tout les non sondés… C’est à cause de ces pipeauteurs que j’ai revendu ma télé, excédé par toute la propagande qui noie la bande passante sous son auto-publicité et son auto-satisfaction, par tous ces traine-patins de journaleux rivés à gauche, enfin au centre, bref dans un monde imaginaire tel que l’on rêvé tous nos aristos par la suite rétrécis par le haut, par ses hommes politiques si MENTEURS !!!!! qu’ils réussiront un jour par nous faire voter pour le fn comme on espère De Gaulle bis, politiques si réticents sur leurs avantages acquis – relisez ceux qui veulent cumuler et ne pas soumettre leurs indemnités, sans oublier leur système de retraite qui se fout d’être à l’équilibre – le peuple paiera… Trop souvent entendu ces derniers temps – si vous voulez contribuer à la retraite de ces VOLEURS SANS TALENTS libre à vous, moi c’est de plomb que je rêve, celui qu’on donne aux traitres !!!!! – BREF !!!!! LES SONDAGES C’EST PAS LA VOIX DU PEUPLE !!!!!
)
C’est pas vous qui reprochiez à un commenteur de s’ériger en “voix du peuple” justement ? Quand ça vous arrange vous n’hésitez pas à la proclammer ici ou là…
Bref, la propagande c’es toujours l’autre quoi…
On dirait du Staline…
ça vous étonne vraiment tant que ça que le peuple, dqns son immense majorité, est favorable à l’intervention de la BCE?
Aussi, pour que cela soit clair, personellement, je n’y suis pas favorable.
Je ne m’érige donc pas comme “la voix du peuple”. Je reproche effectivement à pas mal de commentateurs de confondre leur opinion personnelle avec celle du peuple sans avoir le moindre élément permettant de le corroborer. Ce n’est pas mon cas ici.
Moi je vous demande QU’EN SAVEZ VOUS ?????? Après mille personnes interrogées, vous vous croyez autorisé à parler pour les 64 autres millions de français ? Donc je truque les sondage et par un résultat faussé j’impose mon point de vue comme celui de tout le monde ? SU-PER-DE-MO-CRA-TI-QUE !!!! Berruyer award pour cette manipulation du pouvoir au nom du peuple… Quant au peuple, “qu’ils paient” nous disent-ils les incapables d’avoir fait un budget à l’équilibre depuis 30 ans – bien payés tous ces cadres à Bercy et leurs potes ministres… Sauf que là en pleine crise, faire le jongleur et tomber ça va être un peu plus violent pour tout le monde qu’en pleine prospérité… Si demain je n’ai plus de salaire et laissé à l’abandon par ceux qui se targuent de (mal) diriger en mon nom, qu’est ce qu’ils vont prendre !!! Moi je ne prétends pas parler au nom du peuple, quoique j’accueille entre 100 et 150 personnes par jour, de tous bords et que je me fais une idée de ce que pensent mes concitoyens… Ils sont pas encore prêts à se révolter, mais l’euro… Le sentiment d’avoir été floué est largement partagé…
Quant aux sondages, je persiste et signe, c’est de la manip d’opinion ni plus ni moins, un autre instrument pour asservir les peuples… Peut être les journaleux incitent vos sondés à espérer de l’aide de Super-Mario, mais s’il se plante ? Où va aller la confiance trahie ? En quoi va-t-elle se transformer ?
Et les menteurs se succèdent, après des programmes auxquels ils tournent le dos une fois élus – le karscher de sarko, la croissance de hollande… Saupoudrez de chomage aggravé… D’une affaire d’intéret public/privé – au hasard Lazard-Montebourg-Pulvar ou tous les conjoints des ministres casés au gouvernement pendant… Facile, en ce moment lisez le canard enchainé, c’est scandale sur scandale, mais comme c’est la gauche, ça n’est pas repris par les médias gauchisés… Ah si c’était la droite !!!
Comprenez, pas plus je ne pointerai du doigt un chef d’entreprise qui gère bien sa boite, embauche, fait des bénéfices et ramasse du pognon, je ne dirais mot sur les abus commis par nos élus S’ILS FAISAIENT TOURNER LA MACHINE “FRANCE”!!! Mais à part parader devant les médias… Qu’on les guillotine tous, je ne verserai pas une larme…
Tiens, Olivier a aujourd’hui un nouveau billet qui fait aussi référence à un sondage sur l’intervention de la BCE auprès des allemands. Vous lui donnez aussi un Berruyer award pour “manipulation du pouvoir au nom du peuple”?
Derrière le patriotisme fiscal voulu par F. Hollande dans son discours télévisuel, j’ai peur qu’il faille entendre la confiscation pure et simple par l’etat des biens des français.
Que ce soit les comptes libellés en euros, l’or ou d’autres actifs… j’ai bien l’impression que les vampires des hautes sphères se préparent à nous sucer jusqu’à la moëlle pour éviter la mort de leur système socialiste, système permettant de conserver le pouvoir et de diriger la vie de millions d’hommes.
Il y a presque 2 ans jours pour jours j’avais publié une étude sur l’état des finances de la France. Certes, c’est un travail d’amateur qui contient quelques approximations / erreurs. Ceci dit, l’avantage c’est d’être facilement compréhensible et sans langue de bois pour masquer les difficultés.
La tableau qui en ressortait était que l’état était ruiné : patrimoine qui fond plus vite que les glaces arctiques, capacité a lever des impôts saturée, et comptes truqués.
link to yoananda.wordpress.com
Il était donc inévitable que la tentative de putch fiscal nous tombe dessus.
Mais aujourd’hui se pose la légitimité des impôts, ou du moins de leur volume :
* on paye plus d’impôts pour un service de l’état de moins en moins bon, a tous les niveaux
* de quel droit ils peuvent décider de manière arbitraire d’augmenter ou diminuer autant
* ils n’assurent plus leur rôle de redistribution et d’investissement et maintient de l’infrastructure
Donc je pense que nos dirigeants qui ne sont pas véritablement élus, puisque seule une minorité a voté pour eux, et encore sans être forcément d’accord avec tout le programme qu’ils n’appliquent pas de toute manière !
Pas de taxation sans représentation !
Pour ma part, je ne me sens pas du tout représenté.
Votre focalisation sur les fonctionnaires me semblent inutile, mais cela vient peut-être du fait que pour moi c’est le plein emploi qui prime. Le système économique que nous connaissons a privilégié une économie basée sur le secteur privé (depuis 30 ans disons). Non seulement les promesses du plein emploi n’ont jamais été tenu mais il a provoqué la pire crise économique depuis 1929.
Je suis focalisé sur un message, le temps d’une démonstration. Parce que je souhaite montrer les dérives de l’état. Si on permet ces dérives au nom du plein emplois, ce n’en sont pas moins des dérives. Un pays n’est pas limité à son état, a moins que tout le monde soit fonctionnaire, mais ça, ça serait du communisme. Il ne faut pas oublier “les autres”. Et de toute manière, même avec un état obèse, ça n’empêche pas le chômage de monter en flèche. Donc … il faut en tirer les conclusions qui s’imposent.
Les dérives de l’état depuis 30 ans ont été de sponsoriser le secteur privé à coup de milliards parce que celui-ci était le seul capable de créer de la croissance économique et de l’emploi selon le nouveau paradigme. Ce qui, de mon point de vue, est un échec.
Le plein emploi n’a jamais existé! Une économie capitaliste ne peut se passer d’un minimum de 4 à 6% de chômeurs. N’avez-vous donc jamais entendu parler du NAIRU?
Alors quand le plein emploi sera possible, et seulement là ce moment là (mais faut pas rêver!), on pourra reprocher à un privé d’emploi d’être un feignant (comme j’ai pu le lire précédemment).
Le “privé d’emplois” n’a qu’a créer son entreprise et se sortir les doigts … personne ne l’en empêche. Pourquoi tout devrait lui tomber tout cru dans la bouche ? le prémaché ne suffit pas, il faut du pré digéré maintenant ?
Si ce n’est pas un feignant bien sûr. Ou un incapable. Puisque selon toi Etoile du Berger (oui oui on t’a reconnu) c’est si important d’avoir un emplois. Dis moi pourquoi ce devrait être a un autre de le fournir.
Dernière solution, si l’emploie est si important : l’état pourrait embaucher les gens plutôt que de leur payer le chômage. Non ?
Ce genre de discours culpabilisant et haineux envers ceux qui pensent différemment peine a masquer la pauvreté argumentaire.
@yoananda« Le “privé d’emplois” n’a qu’a créer son entreprise et se sortir les doigts … personne ne l’en empêche. Pourquoi tout devrait lui tomber tout cru dans la bouche ? le prémaché ne suffit pas, il faut du pré digéré maintenant ?
Si ce n’est pas un feignant bien sûr. Ou un incapable. Puisque selon toi Etoile du Berger (oui oui on t’a reconnu) c’est si important d’avoir un emplois. Dis moi pourquoi ce devrait être a un autre de le fournir.
Bonjour, je ne suis pas grrr, je sais faire face seule à toute situation même les plus difficiles.
Oui bien sûr c’est important d’avoir un emploi en France, pour être inséré(e) socialement, pour ne pas être marginalisé(e), pour pouvoir donner un avenir à notre enfant.
Le Travail c’est la Santé !
Des « privés d’emplois » se lancent justement dans la création d’entreprise et personne ne leur mâche le labeur à fournir.
Ce qui me gêne dans vos propos, c’est le mauvais traitement que vous leur attribuait à savoir les traiter de fainéant ou d’incapable. Pour percevoir la lueur d’une possibilité, il faut regarder le contexte, l’ensemble du sujet, vous n’avez pas connaissance des facteurs externes, internes qui peuvent freiner ou impacter l’être humain que vous traitez de fainéant ou d’incapable.
Je souhaite rectifier une parole que vous m’attribuez (c’est bien vous parlez à ma place cool), je n’ai aucunement cité quelque part, que forcément quelqu’un d’autre doit lui fournir un travail cependant nous avons trois solutions :
-soit l’individu trouve un employeur (implique quelqu’un d’autre lui fournit l’emploi)
-soit l’individu devient son propre employeur.
-soit les deux.
Je connais de nombreuses personnes qui sont parties dans cette aventure, la création d’entreprise et ce sont battus avec courage, tous ont fermé leur entreprise sans faillite car ils ne pouvaient pas se rémunérer.
Pour créer une entreprise, il faut un projet rentable, établir un business plan et regarder le seuil de rentabilité pour voir si le projet et viable ou suicidaire.
Toutefois la création d’entreprise est en hausse en 2012 52 329 entreprises enregistrées soit une hausse de +8,4%(source insee), boostée par les auto-entrepreneurs 30.377 en données brutes.
Cf. définition d’un auto-entrepreneur
link to insee.fr
Cf. création d’entreprise
link to lentreprise.lexpress.fr
@yoananda Dernière solution, si l’emploie est si important : l’état pourrait embaucher les gens plutôt que de leur payer le chômage. Non ?
« Le privé d’emploi » a cotisé en travaillant pour toucher le chômage, on ne lui paye pas.
@yoananda Ce genre de discours culpabilisant et haineux envers ceux qui pensent différemment peine a masquer la pauvreté argumentaire. »
Où ai-je fais un discours dans ce billet? Et un discours haineux ?
Pour la pauvreté argumentaire, et bien oui, hier j’ai bien précisé, je n’ai plus le temps d’argumenter donc l’argumentaire était inexistant.
Surtout que vous aviez déjà évoqué ceci auparavant, je m’étais donnée la peine de répondre et d’argumenter, vous reparlez de la même chose en redondance.
Cordialement.
@Yoananda : mais bon sang mais c’est bien sûr : 4 millions de chômeurs => 4 millions d’entreprises. Et il fabrique quoi pour vendre à qui ? Tu connais le taux d’entreprises viables durablement ?
Je ne parle évidemment pas des personnes qui n’ont pas, et ils sont nombreuses, la capacité d’être chef d’entreprise, ni même autoentrepreneur (superbe invention pour démanteler le salariat et leurs organisations syndicales) !
Au fait, c’est quoi ton entreprise ? Peut-être cela donnerait une idée à de nouveaux concurrents, ex-chômeurs. Merci d’avance pour eux.
Et si tu veux, en privé, je te décris le parcours d’un beau-frêre, licencié à 45 ans parce que handicapé du dos, plus capable d’exercer son métier de conducteur de clark. Je te ferais la liste de toutes les démarches, entretiens, lettres, déplacements, … qu’il a fait durant 5-6 ans pour … ne pas trouver de travail. Une exception sûrement !!!!!! Je rappelle également que les indemnisations chômage sont de durée (très) limitée. Les connais-tu au moins ?
Copie d’un message mal positionné.
Le “privé d’emplois” n’a qu’a créer son entreprise et se sortir les doigts … personne ne l’en empêche. Pourquoi tout devrait lui tomber tout cru dans la bouche ?
Complètement puérile comme argumentation, c’est du déterminisme social. (Ce sont les pauvres qui sont à l’origine de la misère et ce sont les fainéants qui fabriquent le chômage)Quant à l’illusion de l’autoentrepreneuriat… C’est la casse déguisée du code du travail et la mise en compétition des salariés, ce qui entraîne du dumping salarial et du dumping social qui nuisent à l’absorption de la production, qui à terme, détruisent les emplois et fabriquent des chômeurs fainéants !!
Yoananda
Dans l’article que tu cite :
Dette nette de la France = 20% du PIB.
S’il y a un chiffre significatif (avec le déficit commercial), ce doit bien être celui là : la dette nette. Qui nous en parle ?
Remerciement
Pour une fois que je comprends.
Merci
Olivier a beaucoup simplifié, mais il est allé a l’essentiel. Son coté pédagogue devrait être reconnu d’utilité publique !
De mon point de vue, j’aurais aimé voir la notion de garantie ou de collatéral traité … ainsi que celle de circulation … mais c’est déjà bien d’avoir les premiers pas expliqués correctement.
ah non ! ça c’est moi qui l’ai dit le premier (que ce blog devait être reconnu d’utilité publique),
Merci
Oui mais bon, c’est allez long, et j’ai mis des liens vers des analyses plus fines
Vous êtes à peu près tous gentils et compétents,défenseurs des pauvres–donc aussi de moi–
ce dont je vous remercie.
M’enfin ,que vous a fait cette suave Liliane pour lui en vouloir à ce point ???
PFFF !!! Que de la jalousie bien sûr !!
Je n’en veux à strictement personne
Merci de ce billet explicite, Olivier.
Vous avez le don de permettre l’analyse contradictoire sur des sujets brûlants.
Juste une question que je me pose. Si j’ai bien tout suivi et compris, le rachat”illimité” et suivant les conditions énoncées, se fera sous mode de stérilisation.
Comme, on ne veut pas d’inflation, je comprends qu’on ne veut(peut?) pas créer de monnaie supplémentaire.
La question est donc, où la BCE va t-elle aller chercher l’argent?
N’y a t-il pas un risque certain de voir les investissements du secteur privé diminué au pro rata de la “stérilisation” des avoirs financiers?
il va simplement vendre des titres qu’il possède déjà, ce qui ne va pas être bon pour le secteur privé – mais l’économie réelle, le financiarisme s’en moque…
C’est là que je ne suis plus d’accord !
Dans un premier temps, il va se passer tout ce que tu dis, Olivier, et l’inflation sera raisonnable.
Mais dans un second temps, l’économie réelle sera tellement mal en point que la tentation de remettre un peu d ‘inflation – puis un peu plus – sera grande quitte à passer au dessus des traités…d’autant que même l’Allemagne sera atteinte et donc prête à mettre un peu d’eau dans son vin.
Ce genre de crise s’est toujours résolue par de l’inflation à échéance plus ou moins longue…il serait très surprenant que nous y échappions cette fois-ci.
Merci pour cet article et pour m’avoir fait découvrir les citations de Mark Twain, je penses que les suivantes devraient vous convenir.
Attention, spoiler ‘^^ : “Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques.”
“Il y a deux cas dans lesquels un homme ne devrait pas spéculer en Bourse : quand il n’en a pas les moyens et quand il en a.”
“Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage.”
“Il est étrange de constater que le courage physique est très répandu alors que le courage moral est si rare.”
Je ne comprends pas comment une banque centrale peut être en faillite par manque de monnaie dont elle est l’autorité ultime ? Que les états la recapitalise en ponctionnant l’épargne, augmentant la fiscalité, etc… est une solution, et celle prévue par les traités, je l’entends. Mais techniquement, ne peut-elle pas créer toute simplement cette monnaie nécessaire ?J’imagine que cela ne sera pas sans conséquence, j’essaie juste de comprendre ce qui est possible de ce qui ne l’est pas.
“La BCE peut-elle faire faillite?“
Encore heureux que la BCE ait quelques barrières pour ne pas pouvoir monétiser sans limite … encore que ce serait peut-être un solution pour enfin ouvrir une discussion de fond sur le système monétaire ;o)
Haaa, c’est bien ce que je pensais avoir compris !! Merci
Par contre, je pensais aussi avoir compris que la BCE ne pouvait pas prêter directement aux états, mais que le marché secondaire lui était accessible. Dans l’article, il est dit que non… ma foi…
Goldman Sachs ? Cékiça? Veut pas parler. Veut pas savoir. Veut rien dire: link to acrimed.org
Et ceci : link to crayondenuit.com
Donner une explication d’ensemble d’un problème économique ou financier ça ne se fait pas!
La manière normale d’expliquer les choses c’est de choisir un point de vue qui permette de démontrer que la solution qu’on a choisi est la bonne (en général que des sacrifices seront nécessaires pour rétablir la situation.)
Un exemple de cette règle consiste à se lamenter sur le coût des matières premières quand l’euro est faible et de mettre en avant la difficulté d’exporter quand l’euro est fort: ça permet de conclure dans les deux cas que des sacrifices seront nécessaires.
Avec ce qu’un citoyen normal comprend de l’économie et des finances – autrement dit tant qu’il n’a rien à répondre à “c’est impossible, l’argent nécessaire n’est pas disponible” – la démocratie proche de l’illusion.
Certes, mais il faut bien trouver une solution à court terme.
Une solution à quoi : au fait que tous les jours les Etats, même l’Allemagne, dépensent plus qu’ils ne gagnent, et ne peuvent effectuer ces dépenses qu’en s’endettant. Et pour la plupart des Etats, le solde est négatif avant même la prise en compte des intérêts de la dette. Même un défaut de 100% ne résoudrait donc pas le problème : il faudrait toujours s’endetter pour boucler les fins de mois.
solution a) augmenter les impôts : c’est en cours, mais cela ne sera fructueux que s’il reste un peu de croissance
solution b) réduire les dépenses : c’est en cours, mais on ne peut pas le faire trop brutalement si on veut préserver un peu de croissance (et de paix sociale)
A ce stade, en additionnant a et b, on ne bouche toujours pas le trou, donc il faut continuer à s’endetter. A emprunter. A trouver des prêteurs.
Or il est difficile de trouver des prêteurs si on leur explique qu’ils ne seront jamais remboursés.
En restant dans le cadre de la solidarité européenne, je ne vois pas bien ce qui pouvait être fait autrement à court terme (on parle de payer les salaires de fonctionnaires tous les mois, par ex., ou encore de verser les différentes allocations. Le court terme est vraiment à court terme).
Le pari de la politique économique européenne actuelle me semble être le suivant : retour à l’équilibre des comptes, à un rythme rapide mais pas trop destructeur de la croissance, pour s’attaquer ensuite à la dette. Ceci fait (2016 ou 2017), se posera la question du défaut, car les intérêts d’emprunt (“le service de la dette”) pèsera trop lourd dans les budgets des Etats, au détriment d’autres dépenses plus utiles.
Le défaut explicite, même sélectif, me paraît très peu probable :
- c’est une mesure que les créanciers visés vivent mal ; or ils ne sont pas sans influence pour l’empêcher
- garde-fou des CDS : le défaut actionnerait les CDS, et ferait exploser le système mondial d’assurance, ce qui ne serait pas une très bonne idée (on l’a évité pour la Grèce, je sais).
Restera donc inéluctablement le défaut par l’inflation. Endettés à taux fixe, les Etats verront progressivement le poids du service de la dette baisser dans leurs budgets, et retrouveront des marges de manoeuvre pour créer de nouvelles dépenses.
Je table sur une dizaine d’années (2016/17 à 2026/27 avec une inflation de 8 à 10%, “sous contrôle”).
Ce scénario me paraît d’autant plus incontournable que c’est le seul à se faire “en douceur”, car son effet est progressif, il permet aux uns et aux autres de s’habituer. Il n’y a pas de rupture brutale qui mènerait on ne sait où (émeutes, guerres).
N’oublions pas les autres éléments de contexte. Ce blog s’appelle “les crises” : peak oil, parc nucléaire vieillissant, changement climatique et multiplication des évènement climatiques extrêmes avec les dégâts qui s’en suivent, déséquilibre croissant des démographies européennes (vieillissement), raréfaction de l’eau potable, etc…
On ne peut pas tout faire pèter d’un coup !
Si on veut se placer sur un terrain politique, plutôt que de dénoncer le fait que la politique de la BCE revient une fois de plus à privatiser les profits et nationaliser les pertes (*), il me semble plus important de donner à chacun les moyens de prendre les bonnes décisions dans le contexte qui se dessine (à savoir se protéger de l’inflation).
(*) ce qui est vrai, mais encore une fois que pouvait-on faire à très court terme pour trouver l’argent du salaire des fonctionnaires et des allocations ? Il aurait fallu faire autrement depuis des dizaines d’années, sauf que ça n’a pas été fait et que c’est aujourd’hui qu’il faut faire quelquechose.
Bruno, juste un rappel …
La croissance (du produit intérieure brut) est en déclin depuis 40 ans et devra continuer par un moment de décroissance, le temps de s’adapter aux limites des ressources naturelles et des ressources fossiles. L’humanité avec sa démographie galopante, devra se tourner vers une autre manière de mesurer sa vivabilité.
A la croissance quantitative, il faut opposer une croissance qualitative …
Quelques remarques par rapport à votre commentaire :
- La France doit trouver 150 milliards d’euros pour atteindre l’équilibre budgétaire, c’est tout simplement énorme et ça passera obligatoirement par une casse sociale
- Pour que l’inflation puisse “rembourser” la dette, il faudrait qu’il y ait encore un tissu productif en France, ce qui n’est pas gagné
- Mettre en place une politique de remboursement par l’inflation, c’est ouvrir la boîte de pandore car nous ne maîtrisons pas du tout le prix des matières premières, l’existence même de la France dépend de fournisseurs extérieurs, il ne faudrait pas l’oublier et on le voit déjà avec l’inflation réelle qui n’est pas de 2%
Bref, ces solutions pouvaient fonctionner dans un monde où la France était un “grand” pays, désormais nous sommes décadent et totalement dépendant de l’extérieur.
Je pense pour ma part que nous assistons plutôt à la mondialisation des niveaux de vie qui se fait obligatoirement à notre dépend et qui a simplement été masquée par l’endettement.
En soit c’est une bonne chose puisqu’à terme on peut penser qu’un équilibre sera trouvé entre les ressources de la terre et les besoins humains.
” En soit c’est une bonne chose puisqu’à terme on peut penser qu’un équilibre sera trouvé entre les ressources de la terre et les besoins humains. “
Tout à fait d’accord. Espérons juste que les nantis que nous sommes accepterons PACIFIQUEMENT cet équitable et inévitable partage. Le temps du monde fini commence, écrivait Paul Valery en 1931 il y a plus de quatre vingt ans : “L’humanité est à un croisement : un chemin mène au désespoir, l’autre à l’extinction totale. Espérons que nous aurons la sagesse de savoir choisir.”,Woody Allen. J’espère qu’il existe une3e voie que d’aucun appellerait la simplicité heureuse.
Un petit lien vers un dessin de Kroll qui m’a bien fait rigolé
link to mediatheque.lesoir.be
merci merci ! Ca discute de ce sujet séparation des banques chez vous, non ? Une loi est en préparation ? Aidez-moi, les belges, svp
C’est un peu notre monstre du Loch Ness. Il réapparait à chaque problème financier. Alors on en discute, puis on en discute….
Cela a été le cas lors de l’affaire FORTIS et de nouveau le cas lors de l’affaire du holding DEXIA.
A noter que la Belgique a repris la banque DEXIA Belgique(appelée BELFIUS, aujourd’hui) et que celle-ci doit limiter ses activités aux opérations traditionnelles d’une banque.
Mais, comme il y a toujours un mais, on accepte des exceptions à cette règle…
Ce n’est pas demain la veille qu’on votera, en Belgique, une séparation des activités bancaires entre le traditionnel et le “reste”.
Je travaille dans la gestion de fortune. Tous mes clients qui ont un patrimoine supérieur à 10 millions d’€ environ n’ont aucun titre d’Etat en portefeuille et très peu d’obligations bancaires.
Ce n’est peut-être pas significatif mais j’ai quand même bien l’impression qu’un défaut “sélectif” toucherait bien davantage les français moyens que les 5% les plus riches stigmatisés ici et ailleurs.
Ce n’est nullement le cas général. Et il n’y a aucune stigmatisation.
Il y a comptablement des pertes à passer sur les patrimoines et ne perdront du patrimoine que ceux qui ont du patrimoine…
Olivier, nous ne sommes pas dans une opération comptable. Et de quel patrimoine parles-tu ? personnes physiques ou personnes morales ou Etats ? Immobilier, actions et obligations , collections, comptes bancaires ?
Je vois la réalisation d’un mini séisme ainsi : la BCE ne pourra plus fourguer ses actifs pourris, elle devra simplement les liquider par une monétisation directe, ce qui conduira simplement à une perte de valeur de l’Euro, avec quelques inconvénienets et quelques avantages …
Si une débandade générale devait avoir lieu, il n’y aurait simplement aucune règle, sinon le chacun pour soit.
@olivier,
quelle différence y a t’il avec un impôt sur le patrimoine?
L’Etat veut économiser 30% de sa dette? C’est facile, il lève 600 milliards d’impôts sur la fortune. C’est génial, il suffisait d’y penser, n’est ce pas?
Oui, je suis d’accord.
Reste à trouver les 289 députés qui votent ça et pour transférer 400 Md€ à l’étranger…
Inflation et défaut, les 2 seuls impots qui visent les étrangers (dans les conditions actuelles).
J’ai compris.
Electoralement gagnant.
Aussi amorale et aussi peu généralisable que la politique allemande d’excédent commercial (si j’ai bien compris ce que dit Olivier à propos des Allemands).
@Chris : non, il ne suffisait pas d’y penser. Il suffit d’une volonté politique de le faire. Mais évidemment faut pas trop compter sur nombre de nos députés/sénateurs dont le patrimoine serait touché (à moins qu’il s’auto exempte !). Rendons plus progressifs les droits de succession. Et que ceux qui veulent expatrier leur patrimoine, et leurs héritiers avec, qu’ils le fassent. L’idéal serait bien évidemment de faire cela de manière coordonnée au niveau européen. Ca viendra, ca viendra si le peuple arrive à ne pas tomber dans le piège de la division (actifs vs retraités, public vs privé, français vs immigrés, manuels vs intellectuels, jeunes vs quadragénaires et plus, corps intermédiaire vs les autres, … car El pueblo jamas sera vincido.
Tout faux cher Monsieur, car ceux qui ont vraiment du patrimoine l’ont déjà mis à l’abri en Franc Suisse, US Dollar, Or, Immobilier, terres agricoles…. En revanche les classes moyennes et populaires qui ont placé leur épargne en assurance-vie, PEL, Livret A ou Populaire, ou sur n’importe quel compte bancaire se trouveront eux ruinés; et après eux toute l’économie, ce qui aura pour effet de mettre à la rue la moitié ou le tiers de la population active. Enthousiasmante perspective…
C’est dingue, je me demande qui possède alors les 3 500 M d€ de produits financiers en France…
Vous êtes drôlement mieux informé que l’INSEE en tous cas, chapeau.
link to insee.fr
Les chiffres que vous mentionnez datent de 2010. Entre-temps beaucoup de choses ont pu changer dans la répartition du patrimoine des plus riches. Par ailleurs, ils reprennent l’ensemble de patrimoine et pas du tout exclusivement les produits financiers; et encore moins, au sein des produits financiers, les obligations d’Etats européens. Votre référence ne prouve donc rien.
Renseignez-vous auprès des professionnels et vous verrez que les plus riches ont quasiment éliminé leur exposition aux titres d’Etat des pays d’Europe du Sud (y compris la France). S’ils sont prêts à quitter la France pour échapper à l’impôt, croyez bien qu’ils n’ont clairement aucun scrupule à liquider leurs Bons du Trésor; surtout qu’à 2% on ne peut pas dire que l’attractivité de ce produit soit faramineuse.
L’envolée du Franc Suisse, de l’Or, des terres agricoles ainsi que la très bonne résistance de l’immobilier en France ne sont d’ailleurs que la conséquence de cette défiance des plus riches à l’égard des titres d’emprunt d’Etats du Sud. D’ailleurs, ne restent exposé à ceux-ci que les “acheteurs forcés”: essentiellement banques centrales, compagnie d’assurance, banques et fonds de pension et “derrière eux” les petits porteurs des classes moyennes et populaires à travers les produits d’épargne dans lequel ils sont investis (PEL, Livret A, Assurance Vie…).
dans le chapitre, salauds d’electeurs, on invente toujours le futur aux US:
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Le retour bientot du régime censitaire ?
Quand on suggère que le contribuable sera mis à contribution si la BCE risque de sauter, on nous répond souvent : Ce risque n’existe pas, il suffit à la BCE de créer de la monnaie. le seul risque est d’affaiblir l’euro. Qu’en est-il ?
1/ je rappelle que la monnaie est une dette de banque, vous m’expliquerez comment vous sauvez une structure en fonds propres négatifs en augmentant ses dettes..
2/ peu importe, les traités indiquent que les Etats recapitalisent.
De toute façon, si on approche de ça, l’euro est évidemment mort et la BCE aussi.
Merci de votre réponse. J’avais fais cette remarque sur le blog de Jean Quatremer et m’était fais renvoyer dans les cordes. J’aurai l’air moins bête la prochaine fois….
Tout à fait d’accord, la cause est entendue. D’ici là, dites moi si je me trompes, mais la banque CENTRALE européenne n’est pas une banque commerciale comme les autres, non ? Elle a certes un bilan, mais en tant qu’autorité ultime de la monnaie, qui plus est indépendante, elle peut décider de créer toute la monnaie qu’elle veut pour racheter ces obligations. vrai ?
Où va-t-on se situer entre une création monétaire farfelue qui détruit la monnaie et un rachat LIMITÉ d’obligation pour respecter la contrainte de stérilisation. Telle est la question d’après moi.
Pour le reste, je suis d’accord. Il s’agit là d’une gigantesque bouée de sauvetage lancée à tous les possesseurs de ces obligations et une incroyable concentration de pouvoir à la BCE. Cela va forcer tous les états à ratifier les traités en cours et cela va fournir à la BCE un moyen de pression incroyable sur les états car elle a désormais tous les outils nécessaires pour fixer les taux d’emprunts de chaque pays.
Non, ça n’est toujours pas clair pour moi. Quand est-ce que ça saute? La BCE a une contrainte comptable quelconque permettant de la déclarer en faillite et donc de devoir la recapitaliser? Ou c’est juste qu’elle va manquer très vite d’actifs à revendre pour stériliser ces achats d’obligation?
La petite manipe de la BCE est destinée à essayer d’éviter une crise systémique (krach du marché obligataire) et de répartir le risque entre les BCN (et leurs pays respectifs). Mais si un pays sort de la Zone Euro cela ne … (Ah pardon, on me dit que cette option n’est pas envisagée) …
Ne serait ce encore que de l’enfumage ?
Ou passe-t’on déjà à l’enfarinage ?
Les pays surendettés ne peuvent pas tenir leurs échéances … qu’à cela ne tienne, SuperMariole nous à trouvé un tour de passe-passe qui va permettre la continuation (encore un peu) de la folle chevauchée … Yepeee !!!
Bon allons-y alors, continuons de confier nos assurances-vie, nos prévoyances retraites et nos investissements aux mains des “professionnels” de la finance qui nous ont conduit dans ce marasme … de toute manière on ne peut rien faire, et comme on dit que l’argent de fait pas le bonheur => soyons heureux !!!
Et placer son argent dans une banque “éthique”, n’est-ce pas une bonne idée ? Risquent-ees la faillite au même titre que les autres ? Prennent-elles les mêmes risques que les banksters ? Pas de spécialiste des banques sur ce blog pour m’éclairer ?
Salut Christophe, Une banque éthique ne l’est qu’à un certain point. Voir http://www.bas.ch Si elle peut choisir ses déposants et ses emprunteurs, elle ne peut strictement rien faire sur les marchés monétaires, l’imbroglio est total !!! Et une banque doit quand même vivre, même BAS doit faire du bénéfice, peut-être juste de manière mois exagérée
Si tu veux combattre le système (et un peu te protéger) retire tes avoirs assurances-vie et prévoyance vieillesse, et investis-les dans une structure permettant de vivre mieux dans 20 ou 30 ans => à tes risques ;o)
àPat’ : oui bien sûr aucune banque, ni aucun état, …. n’est infaillible. Mais puisque l’idée est de séparer banque de débot et banque d’affaire, pour rendre les premières plus sûres, j’imagine que ces banques éthiques, et en tout cas la NeF sont plutôt des banques de dépôt que d’affaires. Donc moins sujet à faillite, non ? Outre que mon argent placé est plus en sécurité que dans un bas de laine chez moi, il sert à des projets de développement soutenable. Et si le taux d’intérêt suit l’inflation, c’est largement suffisant pour disposer d’un matelas suffisant pour assurer une formation – de plus en plus chère, LRU oblige – à mes enfants.
Quand à la structure que tu me proposes comme alternative, de quelle type de structure parles-tu ? Si le risque est le même et qu’il faut en plus travailler pour la monter, cela ne m’intéresse pas trop.
??? commentaire tronqué d’une partie centrale, je recommence la publication (simple copié-collé à partir de Word).
La petite manipe de la BCE est destinée à essayer d’éviter une crise systémique (krach du marché obligataire) et de répartir le risque entre les BCN (et leurs pays respectifs). Mais si un pays sort de la Zone Euro cela ne … (Ah pardon, on me dit que cette option n’est pas envisagée) …
Ne serait ce encore que de l’enfumage ?
Ou passe-t’on déjà à l’enfarinage ?
Les pays surendettés ne peuvent pas tenir leurs échéances … qu’à cela ne tienne, SuperMariole nous à trouvé un tour de passe-passe qui va permettre la continuation (encore un peu) de la folle chevauchée … Yepeee !!! Toujours moins de salaires et toujours plus d’impôts et de taxes, c’est ainsi que nous finirons tous : tondus jusqu’à l’os !
Bon allons-y alors, continuons de confier nos assurances-vie, nos prévoyances retraites et nos investissements aux mains des “professionnels” de la finance qui nous ont conduit dans ce marasme … de toute manière on ne peut rien faire, et comme on dit que …
L’argent ne fait pas le bonheur => alors soyons heureux !!!
Merci Olivier pour ce décorticage;
j’ai également trouvé l’explication ci-dessous des plus limpides :
“(…)La Banque centrale européenne en annonçant qu’elle rachèterait des titres de la dette des états est censée faire un geste d’aide dans leur direction. C’est une lecture très superficielle de ce qui est en train de se passer. En fait la BCE achète ces titres de dette souveraine sur le « second marché ». Ce « second marché » désigne non pas un lieu mais un type d’acquisition. Dans ce cas, la BCE rachète aux banques privées les titres de dette que celles-ci possèdent après avoir prêté aux états souverains. Donc rien ne change dans le circuit de financement. La BCE continue de prêter aux banques privées à 1% et celles-ci continuent de prêter à 7%, 8%, 9% et même 17% aux Etats. Puis la Banque centrale rachète leurs titres de dette aux banques privées. Si l’on veut bien y réfléchir avec attention, on peut considérer que c’est surtout une bonne affaire pour les banques privées. En effet elles se débarrassent de titres d’emprunt qu’elles considèrent elles-mêmes comme menacés de ne pas être payés. Car si elle prête à un taux aussi élevé aux Etats concernés, c’est bien parce qu’il y a une « prime » pour le risque de ne pas être payé. En revendant ces titres d’emprunt « pourris » à la Banque centrale européenne, on peut considérer que les banques vendent du « papier » suspect contre de l’argent bien réel et garanti par la BCE. C’est là une première raison de ne pas prendre les vessies pour des lanternes. En rachetant des titres de dette sur le « marché secondaire » la BCE permet surtout aux banques d’assainir leurs comptes. (…)
source : le blog de JL Mélenchon (link to jean-luc-melenchon.fr)
ben voyons, et quand leurs finances seront assainies, on est sur qu’ils (nous épargnants) vont pas aller spéculer sur la faillite du Bangladesh! c’est vraiment se foutre de la race humaine humaine ce système! va pas faire de vieux os.
EXCELLENT Olivier ton analyse de “Mario Draghi pour les nuls” !!!
Amitiés.
Marc
Eh … mais j’y songe … c’est nous les nuls !!! (bien d’accord)