OK, c’est clair :

  • des personnes, y compris anciens salariés de Charlie ,critiquaient fortement Charlie pour Islamophobie, en disant que cela allait faire monter les tensions
  • on a eu l’attentat barbare
  • “conclusion” : les gens avaient donc tort de dire ça, CQFD.

!!!

Pour Christophe Ramaux, la gauche radicale a eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de « Charlie »

Source : Le Monde, 09/01/2015

Une femme près d'une voiture de police, aux abords d'une mosquée à La Rochelle, le 9 janvier

Une femme près d’une voiture de police, aux abords d’une mosquée à La Rochelle, le 9 janvier

Christophe Ramaux, membre du collectif d’animation des Economistes atterrés, Université Paris-I

C’était finalement un testament. Dans un article de l’ensemble de sa rédaction publié le 20 novembre 2013 (dans Le Monde), Charlie s’élevait contre le procès en islamophobie intenté depuis longtemps par certains, en particulier à la gauche de la gauche. Un islamophobe, et il y en a, est un raciste. Un bouffeur de religions, et Charlie en était, n’est pas raciste. Il maudit toutes les religions et c’est bien son droit. Cibler uniquement l’islam, c’est cibler derrière lui certaines populations, les Arabes au premier chef. La rédaction de Charlie avait raison : en les accusant d’islamophobie, c’est un procès en racisme que d’aucuns s’autorisaient à son encontre. Une salissure ignoble pour ces dessinateurs et écrivains qui ont toujours eu l’antiracisme chevillé à la plume.

Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer que des dirigeants d’Attac, du NPA, des journalistes de Politis et d’autres – les uns et autres ont organisé avec les Indigènes de la République et Mediapart une Journée contre l’islamophobie le 13 décembre 2014 – aient pu alimenter cette infamie ? Comment expliquer que certains animateurs des Economistes atterrés aient rejeté la collaboration de Charb au prétexte qu’il était islamophobe ? Les Economistes atterrés – dont le spectre va bien au-delà de la gauche radicale – ont heureusement remis les pendules à l’heure et rendu ainsi hommage à Bernard Maris, leur oncle à tous. Leur collectif d’animation a décidé, après débats et contre l’avis de certains irréductibles, de publier un communiqué où il est fait explicitement mention de la laïcité.

Attac a décidé l’inverse. Son communiqué se refuse sciemment à mentionner la laïcité. On en est là : certains ont commis un précédent en accusant Charlie d’islamophobie. Après le massacre de la rédaction, ce précédent de trop appelait un sursaut. Nombreux dans la gauche de la gauche en sont conscients. D’autres s’acharnent dans l’aveuglement, en refusant de nommer la laïcité, ce pourquoi ceux de Charlie sont tombés. Ils proclament qu’ils sont « tous Charlie ». Au ciel, les principaux intéressés, fidèles à eux-mêmes, doivent en rire, mais en jaune amer. Comment expliquer cette dérive ?

Les musulmans peuvent-ils être réactionnaires ?

La réponse est dans le testament de Charlie. Sa rédaction s’interrogeait : au nom de quoi « la religion musulmane […] devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ? » C’est bien là le cœur du problème. Sans craindre le racisme pervers qui se niche ici, certains ne conçoivent pas que des musulmans, des immigrés ou enfants d’immigrés puissent être totalement réactionnaires, et même fascistes, au même titre que certains catholiques, protestants, juifs ou agnostiques. Plus de mille départs en Syrie, cela devrait alerter ceux qui n’ont pu envoyer que quelques dizaines de guérilleros en Amérique latine ou ailleurs.

Ceux-là continuent néanmoins à nier qu’une frange extrêmement minoritaire, mais signifiante, de la jeunesse trouve sa cause dans le fascisme djihadiste. Nommer la chose serait favoriser « l’islamophobie ». Comme si la masse des musulmans n’avait pas besoin d’être soutenue dans la lutte sans merci de « tous ensemble » contre le fascisme vert. Selon Edwy Plenel, grand contempteur de l’islamophobie, la question qu’il convient de poser est « pourquoi notre société produit-elle ces enfants-là » ? Juste question de prime abord. Oui le capitalisme néolibéral, l’austérité, engendre comme toujours, chômage, précarité et désespérance sociale. Mais cela ne suffit pas. La politique ne peut être rabattue sur l’économie et la sociologie. Elle a son autonomie, sa consistance propre. Les mêmes conditions sociales ne produisent pas les mêmes trajectoires. Les êtres humains ont d’abord une tête, vivent de représentation. Ils ont leur autonomie, leur responsabilité.

Dénier la responsabilité de ceux qui adhèrent à l’intégrisme radical, n’est-ce pas les nier un peu plus ? Et n’est-ce pas un narcissisme lui aussi pervers que de laisser entendre que « nous » sommes « aussi » responsables de cela ? La dite « société » n’est-elle qu’à accabler ? Aussi perfectible soit-elle, et elle l’est grandement, ne doit-elle pas aussi être défendue dans ses fondements mêmes – les valeurs républicaines dont la laïcité justement – face à ceux qui la violentent ? Au rassemblement de mercredi soir à Paris seuls « Charlie, Charlie » et « liberté d’expression » ont percé le silence de l’effroi. Quels seront les mots d’ordre des prochaines manifestations ? « Non à tous les fascismes dont celui des djihadistes » : c’est la seule trame susceptible de rendre véritablement hommage à la profondeur du combat de Charlie.

Contre le fascisme brun donc, mais aussi – et explicitement – contre le fascisme vert, car le déni de ce dernier nourri le premier. La gauche radicale reprendra-t-elle cette trame ? Espérons-le. Il y aura bien d’autres chantiers à défricher pour elle ensuite : celui du rapport à l’Etat, à la nation, à la démocratie y compris représentative, au pouvoir justement, à l’intérêt général, à la société même.

Il est minuit moins le quart pour la « génération » de mai 68. Charlie a été l’étendard le plus échevelé de cette génération. Qui l’eut cru ? Qui eut cru que ce soit par Charlie que cette « génération » fasse enfin le deuil de ses impasses ? Qui eut cru que Charlie soit élevé au rang de cause nationale, de deuil national, que résonnent par lui la rose et le réséda ? L’histoire prochaine de notre pays sera-t-elle aussi facétieuse que Charlie l’était ? Nous sommes peut-être « minoritaires » indiquait tragiquement le testament de Charlie. Pas sûr…


#JeSuisCharlie : que peut faire internet ? Beaucoup. Créons un million de “Charlie Hebdo”

Source : Le Nouvel Observateur, 09/01/2015

Qu’est-ce qu’un tweet va changer ? De nombreux internautes se posent cette question après l’attaque terroriste contre les locaux de “Charlie Hebdo”. Et beaucoup ne savent pas quoi faire de plus pour montrer leur soutien. Mais ce n’est pas vain, et il y a d’autres moyens de s’engager, comme l’explique notre Benoît Raphaël, fondateur de Trensboard.

Mobilisations de soutien à New York le 7 janvier

Des mobilisations de soutien se sont déroulées dans le monde entier, ici à New York le 7 janvier (RICHARD B. LEVINE/SIPA)

Je vais essayer de faire court. Il y a déjà eu tellement de messages Twitter, Facebook, de photos Instagram, de chroniques, de communiqués, de billets de blogs, d’interviews, de dessins, d’affiches brandies dans la rue, en silence d’abord, puis avec des chants, qu’il pourrait paraître inutile d’en rajouter, surtout moi. Qu’ai-je à dire de plus ?

Mais je pense que c’est bien. Autant l’infobésité peut parfois rendre l’information plus opaque, autant cette fois, il faut faire du bruit. Le contenu des messages a ici autant d’importance que leur capacité à créer une immense vague. Contre l’obscurité. Contre cet autre vent qui veut annuler la liberté, l’esprit frondeur, l’esprit de la France, et ces élans formidables d’empathie, de richesse d’expression, de partage et d’empowerment que je vois se libérer grâce à Internet depuis quelques années.

Mon premier sourire après une journée d’effroi

Le massacre opéré à Charlie Hebdo attaquait plusieurs symboles. Sans bien les comprendre. Sans les comprendre, au fond. Sans comprendre aussi que ces symboles, la liberté, la liberté de la presse, le courage, le besoin de sens, la nécessité de rire, la générosité, et la profonde humanité derrière la caricature féroce, font aussi partie de ce nouveau monde, autant que la haine, le désespoir et le repli sur soi.

Dans la nuit de mercredi à jeudi 8 janvier, à minuit, voici les mots les plus tweetés dans le monde, cartographiés par Trendsmap. C’était mon premier sourire, après une journée d’effroi :

Capture Trendsmap

(Capture Trendsmap)

Je parle en tant que journaliste, blogueur et entrepreneur, mais aussi en tant que citoyen. Un citoyen du monde, mais aujourd’hui profondément Français, Français comme un symbole, et qui ne s’est jamais senti aussi libre et optimiste depuis qu’il a rencontré Internet. Cette incroyable invention qui relie les gens, étend les libertés, augmente le savoir et l’empathie.

Investissons dans les médias

Alors que pouvons nous faire, nous, citoyens, nous internautes, forts de ce nouveau pouvoir, face à ce que certains Français ont appelé “notre 11 septembre” ?

 

Nous pouvons faire tellement. Tellement depuis que nous sommes connectés.

C’est la liberté d’expression qui a été attaquée. La liberté de la presse. Les médias. Et nous avons ressenti hier l’urgence d’être plus forts que jamais. La force, la diversité, l’indépendance des médias, c’est notre meilleure arme contre l’obscurantisme et le fanatisme.

Il faut investir dans les médias. Il faut les moderniser pour les rendre plus forts. Pour les rendre plus rentables. Et plus indépendants.

La force d’internet, c’est de multiplier

Il faut surtout que les citoyens que nous sommes participions à cette aventure : en les soutenant, en les challengeant mais avec affection. En finançant, via le crowdfuning, un maximum de projets médias, en nous abonnant aux médias, aux médias locaux, aux médias nationaux. En nous abonnant, bien sûr, à “Charlie Hebdo”. Et ils faut que les médias comprennent que leur meilleur soutien, ce sont les citoyens, qui sont tous internautes.

Et qu’il faut les rendre plus que lecteurs, il faut les rendre acteurs. Il y a plein de façons de le faire. Et encore plus à inventer.

Il faut aussi, chacun de notre côté, ensemble, créer des millions de “Charlie Hebdo”. C’est la force d’Internet. Celle de multiplier. Et celle de maintenir des voix, en les répétant ailleurs, à l’infini, quand on tente de les briser.

Des journaux à genoux

Et il ne faut jamais plier les genoux, comme disait Charb. Pas comme le “Daily News”, comme le “Telegraph”, qui ont surfé sur le buzz mais en floutant ou en cachant les couvertures controversées de “Charlie Hebdo”. Ultime insulte d’une profession qui se met à genoux. Tandis que les autres, médias, mais aussi la foule internaute, et celle dans la rue, brandissait ces mêmes unes dans un magnifique : “Même pas peur !”

OB : Ca crève les yeux que du coup la France a peur…

(Et si vous vous demandez qui est à l’origine de ce logo repris dans le monde entier, “Je suis Charlie”, il vient d’un internaute)


Plantu au secours de Charlie Hebdo après avoir “armé” ses assassins

Source : Caricatures&caricature, 11/01/2015

Caricature: Encore une provocation !!

Petit rappel : le 21 septembre 2012, Plantu faisait passer ce dessin en “une” du journal Le Monde. Il s’agit d’une caricature visant très clairement Charb, alors directeur de Charlie Hebdo, figuré en débile mental. Le contexte ? Quelques jours auparavant, Charlie Hebdo avait publié des caricatures mettant en scène Mahomet, réagissant à la polémique autour d’un film récemment posté sur Internet, L’Innocence des Musulmans. De nouvelles menaces de mort avaient été proférées de par le monde, contre l’hebdomadaire satirique dont certains dessinateurs (Charb notamment), étaient déjà sous protection policière.

Plantu s’était donc désolidarisé de ce journal qui défendait alors au péril de sa vie son droit à caricaturer les intégristes en général et Mahomet en particulier. Plantu, comme tant d’autres éditorialistes, responsables politiques ou “intellectuels”, avait à ce moment-là participé à la campagne de dénigrement contre Charlie, en parlant d’irresponsabilité. Il en appelait alors à l’autocensure, expliquant que Charb serait responsable des morts que “provoquerait” au Pakistan dans les jours qui suivraient, la publication dans son journal de caricatures visant Mahomet. Plantu renforçait alors le camp des intégristes et participait à l’isolement du journal, en en faisant une cible évidente et facile pour les terroristes.

Je ne connais pas d’équivalent dans l’histoire de la presse, d’un grand journal quotidien “démocratique” qui aurait publié en “une” une caricature contre un dessinateur inscrit sur la black-list des djihadistes du monde entier, constituant donc un objectif principal et public de leurs prochains attentats…

Quand comme Plantu on considère le dessinateur “responsable” de la possible instrumentalisation de ses propres dessins à des fins meurtrières, on ne publie pas en “une” d’un grand journal une caricature visant un dessinateur menacé de mort… Le site de Cartooning for peace présente d’ailleurs l’association comme ayant l’objectif de “soutenir les dessinateurs empêchés d’exercer librement leur métier ou dont la liberté est menacée”. Ca ne valait pas le coup de défendre Charb et Charlie contre les menaces d’attentats ?

Par son attitude et alors qu’il se présente comme “le” défenseur de la liberté d’expression et des dessinateurs victimes de menaces au travers le monde, Plantu a “armé” indirectement les assassins de Charb et de ses amis, comme les dessinateurs antisémites pendant la collaboration en France “armaient” ceux qui déportaient des juifs.

Comme l’indique François Forcadell sur son blog, Plantu se serait aujourd’hui engagé à trouver un financeur pour assurer la pérennité de Charlie Hebdo. La belle affaire ! Maintenant qu’ils sont presque tous morts, il serait devenu urgent de les soutenir ? N’est-ce pas, cher Plantu ? As tu au moins quelques remords ?

Guillaume Doizy

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici, ; nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

32 réponses à [Reprises] Ils ont eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de « Charlie » (!)

Commentaires recommandés

Chris Le 10 février 2015 à 02h02

Navrée, mais de Charlie, j’en ma claque ! Sans moi.

  1. Chris Le 10 février 2015 à 02h02
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    Navrée, mais de Charlie, j’en ma claque ! Sans moi.


  2. purefrancophone Le 10 février 2015 à 02h26
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    “Le racisme est une idéologie qui, partant du postulat de l’existence de races humaines1 considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d’autres”

    Je ne savais pas que l’Islam était une race !

    Une fois cela dit , j’en ai assez de lire et d’entendre Islamophobie pour Charlie ou autres caricatures et articles sur l’Islam et ses dérives .
    Personne ne se souviens que Charlie c’est attaqué à la religion Chrétienne encore plus intensément ? Parles t-on de Christianophobie pour autant ?Y a t-il eu des incidents ou des meurtres pour autant ?
    Le gros soucis depuis plus de 30 ans c’est que la laïcité a été bradée pour ne pas stigmatiser .Alors ne soyons pas surpris de ce qui se passe depuis des années dans notre pays .
    Il y a un travail important à faire pour que la religion Musulmane comme la religion Catholique se fonde dans la république et ne se remarque plus de façon à ne plus être “remarquée” Mais pour cela il faut aussi qu’elle ne cherche pas à se différencier .Il y a un juste équilibre à trouver .

    Et n’oublions pas que la laïcité n’est pas passée en un jour en France .Il y a eu de la résistance de la part de la religion Catholique et des croyants, mais aussi beaucoup de violence de la part de la république .Tout a fini par s’apaiser .
    Il est temps que les religions retournent dans l’espace privé et intime et QUE dans ces espaces là !
    La France est une république laïque qui laisse chacun croire ou pas , mais qui ne reconnait aucune religion .
    “Pays dans lequel l’Etat et la religion sont séparés, l’Etat est neutre sur le plan religieux et les citoyens bénéficient de la liberté de conscience.”


    • hdfc Le 10 février 2015 à 09h38
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      Certes musulman ce n’est pas une “race”. Mais quand vous avez dit ça vous n’avez rien dit quant au sujet du racisme latent que peut véhiculer CH. On ne peut certainement pas se limiter à fournir une explication d’ordre terminologique et renvoyer le débat dans le camp des “musulmans”, qui devraient s’adapter, considérés comme une catégorie limitée à un seul aspect confessionnel, ni même faire le parallèle avec les crises internes de la chrétienté.

      Car vous gommez assez facilement le facteur ethnique qui est très souvent, et bien plus que la seule religion, une cause “primaire”, une tendance lourde des conflits humains. C’est justement ce facteur ethnique qui explique par exemple que les critiques des catholiques français par CH n’éveille pas en France la même réaction que la critique des musulmans. Le fait que des blancs se moquent des croyances d’autres blancs, ne donnera tout simplement pas lieu au même ressenti, aux mêmes interprétations et sous-entendus, basés sur “la race”. Ne pas voir ou faire semblant de ne pas voir cette évidence est pour le moins surprenant ou du moins conforme à un certain conditionnement “antiraciste” des esprits formatés par le politiquement correct.

      Car la quasi-totalité des musulmans du monde ne sont ni blancs, ni européens ethniques. Ce n’est pas raciste que de le constater. En France, la notion de musulman y est même quasiment indissociable de celles d’arabo-africain, de maghrébin ou d’africain.

      Alors que dit la pratique récurrente d’une satyre violente de l’Islam, qui est faite par des journalistes qui sont, certes à leurs dépends, des stéréotypes de blancs de l’establishment majoritaire? Qu’insinue inévitablement cette raillerie permanente dans l’inconscient du peuple de souche – qui je vous le rappelle est en France majoritairement blanc ethnique – sinon une tendance à produire un amalgame, faisant inévitablement le lit d’une xénophobie qui se trouve déjà bien attisée par des circonstances économiques dégradées.

      Là se trouve l’irresponsabilité délétère de Charlie Hebdo, à moins que ce ne soit une volonté délibérée de jeter de l’huile sur un feu qui ne demande qu’à se transformer en brasier. Vous pouvez certes toujours vous réfugier derrière les concepts confessionnels et les problématiques de croyances. Mais ne soyez pas surpris quand vous verrez dans la rue se manifester l’expression brutale et terriblement simpliste, viscérale, du conflit ethnique. Certains savent très bien quelle mèche il faut allumer pour déstabiliser un pays multi-ethnique et ne s’embarrasse pas d’abstraction philosophique pour le faire.


    • Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 12h50
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      @purefrancophone : “Je ne savais pas que l’Islam était une race !” : mettez-vous un peu au parfum ou ne jouez pas le naïf. Il y a belle lurette que l’inexistence des races humaines est scientifiquement avérée. En conséquence de quoi, le mot, (dont l’existence est difficile à faire disparaître), a été utilisé pour d’autres catégories que celles des “races”.


    • Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 12h55
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      la laïcité a été bradée pour ne pas stigmatiser” : parce que tolérer le voile dans les écoles, vous appelez ça “brader la laïcité” ? Ce satané voile n’est qu’un bout de tissu sans aucune valeur symbolique ni religieuse. Si des nanas veulent (ou doivent) cacher leurs cheveux, c’est leur problème, pas celui de la République. “brader la laïcité”, comme vous dites, c’est quand la République commence à reconnaître les signes réputés religieux, que ce soit pour les tolérer ou les interdire.


      • purefrancophone Le 10 février 2015 à 15h17
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        Crapeau Rouge ;
        Vous semblez méconnaitre les revendications des personnes qui portent le foulard ou le voile .Elles le font au nom de la religion dont elles se revendiques .
        Comment expliquer alors , et c’est du vécu , que ce morceau de tissus soit source de conflit dans les hôpitaux ? Refuser de l’enlever le temps d’un soin qui nécessite une asepsie rigoureuse au nom de la religion , vous appelez çà comment ? Une diversité vestimentaire ? Un accessoire vestimentaire ?
        Lisez “Bas les voiles” de Chahdortt DJAVANN , femme Iranienne exilée en France .Elle a écrit plusieurs livre passionnants .


        • luc Le 10 février 2015 à 20h58
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          si une femme refuse d’enlever son voile le temps d’un soin qui nécessite une aseptie rigoureuse, alors le soin en question ne se fait pas, j’appelle ça refuser un soin médical

          l’interdiction du voile est clairement une marque d’intolérance, si on a un peu de jugeotte…

          vous dites que vous voulez que la religion reste absolument dans la sphère privée puis vous nous parlez d’un livre qui a abordé ce sujet : encore une liberté d’expression à deux vitesses?


        • Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 22h31
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          Refuser de l’enlever le temps d’un soin qui nécessite une asepsie rigoureuse au nom de la religion , vous appelez çà comment ?” : et vous, vous appelez ça comment ? Ça pose évidemment un problème, mais aux soignants, pas à la République. Mais bon, on pourrait légiférer pour que le personnel médical ait le droit de forcer une femme à ôter son voile, y compris avec anesthésie, électrochocs et camisole…


          • purefrancophone Le 10 février 2015 à 22h47
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            La tolérance doit toujours être du même côté , mais surtout pas vers ceux qui se cognent au quotidien à des particularités pas toujours acceptable dans certaines actions .Alors qu’il suffirait de si peu pour que cela se passe bien


  3. François Le 10 février 2015 à 02h36
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    La “liberté d’expression”, la “liberté de la presse”, Les “médias”, ont été avalés depuis longtemps par le complexe militaro-bancaire. Avalés, digérés, puis restitués -selon le processus le plus naturel- sous la forme actuelle. Une forme olympique, si l’on en juge par l’ampleur de ses effets dans l’opinion.


  4. pucciarelli Le 10 février 2015 à 06h53
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    Bonjour. Le papier de M. Rameaux dit clairement et simplement ce qui pour moi s’apparente à une véritable explication après le drame Charlie. Avancer que l’islamophobie serait une forme de racisme, c’est raciste, car cela suppose que tout arabe est musulman, ce qui est faux. Tout citoyen d’origine maghrébine a le droit d’être considéré avant tout comme un individu, sauf à se déguiser pour revendiquer son appartenance religieuse, ce qui est vrai pour les hommes et pour les femmes. Car en France, cela est se déguiser, se grimer pour clamer une différence. C’est là sans doute l’une des origines de la détestation de l’Islam chez nombre de nos concitoyens. Ce qui me permet d’avancer qu’un maghrébin athée n’a que faire des caricatures de Mahomet comme moi de celles du pape. Cessons de prendre tous ces gens pour des demeurés, ils ont les leurs, nous avons les nôtres. Reste pourtant un fait, dont nul ne parle: quelles sont les raisons qui expliquent une telle présence musulmane dans notre pays? Les Musulmans ne sont pas des envahisseurs, ils nous ont rejoints avec l’accord des autorité françaises. Personne n’aborde le problème, qui me paraît essentiel. Nous avons de toute évidence du pain sur la planche.


    • kèsse Le 10 février 2015 à 09h35
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      “Avancer que l’islamophobie serait une forme de racisme, c’est raciste, car cela suppose que tout arabe est musulman, ce qui est faux.”

      Je me dois de vous dire que ce que vous dîtes est … mal senti … Se servir de l’approximation de l’usage d’un mot par les médias pour nier les amalgames réels que le racisme induit, c’est au minimum, maladroit. Cela écrase la richesse et le volume de la réalité sous un découpage sémantique. C’est ce type d’argument qui donne naissance au racisme anti-blanc et à son cortège d’apéro saucisson pinard.

      ” Ce qui me permet d’avancer qu’un maghrébin athée n’a que faire des caricatures de Mahomet comme moi de celles du pape.”
      Oui et non, cela dépend du contexte politique (période de propagation médiatique de l’islamophobie sous Sarkozy), de ses liens avec la communauté musulmane (une partie des amis ou de la famille musulmane), et de son ouverture à la politique – fin 2013, deux mois de mariage gay au infos permettent au gouvernement de faire passer un pack de compétitivité sans qu’on en parle, y a qu’à voir les effets, sur ce point la manif pour tous a agit comme un Troll, en empêchant le débat ; c’est aussi ce qu’impliquent les caricatures répétées de Mahomet par Charlie Hebdo, le pourrissement du débat ! Il est possible que le maghrébin athée ne se moque pas de tout ça, au même titre que le caucasien agnostique que je suis.


    • Le déserteur Le 10 février 2015 à 10h02
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      ” se déguiser pour revendiquer son appartenance religieuse, ce qui est vrai pour les hommes et pour les femmes. Car en France, cela est se déguiser, se grimer pour clamer une différence”
      Eh, je trouve cela insulant de tra tcela ne me gêne pas, moi,
      Ne pensez-vous pas que nous sommes tout autant, voire plus, ” déguisés” par les oripeaux que nous proposent nos temples marchands… N’est-il pas plus opportun de lutter contre les méfaits du capitalisme plutôt que se focaliser sur les religions ? Je suis athée cependant, mais il me semble que l’on se trompe de combat….


    • Charles Le 10 février 2015 à 10h14
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      “Les Musulmans ne sont pas des envahisseurs, ils nous ont rejoints avec l’accord des autorité françaises. ”

      Les Français en ont aussi bien profité, hein ! Qui acceptait de trimer pour que dalle dans les exploitations agricoles ou le bâtiment français dans les années 60-80 ? Qui ne voulait pas payer ses produits au supermarché trop cher et était bien content que des immigrés acceptent des conditions d’existence, de travail et de paie qu’il aurait pour sa part trouvé scandaleuses si on les lui avait imposées ?

      Contrairement à ce que vous sous-entendez, l’ensemble des Français est partie-prenante dans cette venue des immigrés, quels qu’ils soient. Il faudrait un peu regarder en face notre propre comportement : on ne peut pas vouloir à la fois avoir des esclaves sous-payés qu’on traite comme des sous-hommes pour contenter les patrons et les consommateurs ET refuser d’en subir les conséquences. Notre confort passe avant tout, notre mode de vie passe avant tout.

      C’est se voiler la face que de se prétendre vertueux. Une énorme partie de la population française refuserait de bosser comme le font les immigrés, et les patrons veulent une main-d’œuvre docile, sous payée, qui n’ira pas se mettre en grève pour un oui ou pour un non. Il y a là une coalition d’intérêts. Si les Français avaient occupé en masse les boulots dédiés aux immigrés, nul doute qu’ils se seraient mobilisés pour obtenir des avantages insupportables aux patrons en termes de paie, de durée du travail, de pénibilité, etc. Le lobbying patronal a toujours poussé les gouvernements qui se sont succédé à n’être pas trop regardants sur l’immigration et les conditions d’embauche faites aux immigrés. Le taux élevé de sans-papiers en témoigne.

      Tant que la couleur de peau (Européens du Sud) pouvait se fondre dans la masse et l’ascenseur social fonctionnait, le système a relativement bien roulé, les secondes et troisièmes générations réalisant le rêve des parents et des grands-parents qui avait émigré. À présent, il se grippe car la crise a rendu les places trop chères pour faire massivement place aux enfants d’immigrés dont la couleur de peau signale l’origine, qui restent nombreux sur le carreau, étant devenus des boucs émissaires commodes du chômage, de la stagnation sociale, de la précarité, etc.


      • luc Le 10 février 2015 à 20h43
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        il faut bien comprendre que l’immigration maghrébine en france qui s’est faite de force, elle est issue d’un programme précis visant à afflaiblir la nation française en premier objectif

        il y a eu la même chose au 20 siècle avec l’angleterre (inde et pays voisins) et l’allemagne (turquie)

        non ce n’est pas écrit ainsi dans les livres d’histoire, qui font appel à la naïveté

        les buts de ces immigrations forcées massives de population de cuture radicalement différente, ils sont :

        – de “diviser pour mieux régner”

        – de donner l’impression aux gens d’appartenir à une plus grande communauté que la nation : l’europe, le monde, afin qu’ils laissent s’imposer les dirigeants de cette europe et de ce monde…


    • Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 13h11
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      Avancer que l’islamophobie serait une forme de racisme, c’est raciste, car cela suppose que tout arabe est musulman, ce qui est faux.” : et alors ? Le drame de CH ce n’est pas une question de mots mais de morts. Alors oui, si vous voulez, ils n’étaient pas “racistes” à CH, mais islamophobes certainement. Ça ne change strictement rien au problème de fond. En revanche, l’on voit bien que Ramaux cherche à noyer le poisson en portant le débat sur le racisme et non pas sur l’islamophobie.


    • Wilmotte Karim Le 10 février 2015 à 14h17
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      “Avancer que l’islamophobie serait une forme de racisme, c’est raciste, car cela suppose que tout arabe est musulman, ce qui est faux.”

      Quel importance que ce soit faux? Il n’y a pas de races au sein du genre humain.
      Donc, il n’y a pas de racisme?

      Pour nombre d’islamophobe, c’est bien une “(proto-)race” (dont la représentation est en construction).
      Quand ils pensent à Islam, ils pensent à des catégories de populations précises réduites à leurs origines. Essentialisée selon leur religion… pris comme une origine. On est dans le ridicule… mais quand on a Caroline Fourest comme tête de gondole…

      Que ces représentations soient fantasmagoriques ne change rien à l’existence des ces représentations!


  5. Vallois Le 10 février 2015 à 09h34
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    “Il maudit toutes les religions et c’est bien son droit”…
    Le problème est que pour l’avoir emprunté plusieurs fois, j’avais une forte suspiscion du contraire, ils défendaient une idéologie contre toutes les autres. Il y a un non-dit, ils portaient une idéologie, d’inspiration néo-conservatrice, et pour moi cette idéologie a une forte inspiration religieuse.
    Alors pour parodier, a-t’on le droit de maudir toutes les idéologies dont celle de Charlie ?

    Et finir par insulter tout le monde sauf lui de fasciste, à bout d’arguments solides pour étayer sa démonstration, j’ai fini par décrocher, là on n’est plus dans son esprit Charlie. Il ne convaincra que le convaincus.


  6. samuel Le 10 février 2015 à 10h03
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    L’Athéisme peut-il ce définir autrement que par une peur (une phobie) des religions, son geste premier permettant un certain agnostique donc un sécularisation du religieux?
    Sérieux olivier, la guerre en Irak c’est Charlie?, la thèse du guerre des civilisations (auquel je ne souscrit pas) c’est Charlie?, le chômage des banlieue c’est Charlie?, le “ils n’ont pas voulue de nous, qu’il reste chez eux” du Français moyen par rapport à l’Algérie (et il est dommage qu’on n’en soit encore là) c’est Charlie?
    La probabilité d’un tel évènement existait malgré ces caricatures (c’est un peu comme cette pièce de théatre de Giraudoux:”la guerre de Troie n’aura pas lieu”, certains évènements sont en germes partout et un épiphénomène en déclenche un).
    Cela ne sert pas à grand chose, un athée ne peut pas blasphémer. (mais il faut évidement limiter les tensions)


  7. Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 13h04
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    Je comprends strictement rien au texte de Ramaux. C’est moi qui décline ou c’est lui qui s’exprime mal ?


  8. Guadet Le 10 février 2015 à 13h16
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    OK, c’est clair :

    – Des terroristes islamistes assassinent des journalistes et des dessinateurs qu’on accusait d’islamophobie

    – Donc les victimes étaient bien islamophobes

    – Donc le problème est l’islamophobie et le racisme des Français (la preuve, beaucoup ont osé dire “Je suis Charlie”). Le racisme des Français est tellement fort, sans équivalent dans le monde, que la France est le seul pays où règne l’apartheid sans qu’il y ait jamais eu besoin de lois de ségrégation.


  9. PasUneBrebis Le 10 février 2015 à 14h01
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    “Contre le fascisme brun donc, mais aussi – et explicitement – contre le fascisme vert, car le déni de ce dernier nourri le premier. La gauche radicale reprendra-t-elle cette trame ? Espérons-le.”

    100% d’accord avec M. Ramaux.

    Mais pas d’accord avec la logique de votre introduction, M. Berruyer.. J’en ai une autre :

    – Charlie Hebdo affirmaient lutter contre le fascisme islamiste par des caricatures mais en retour étaient accusés d’islamophobie, de racisme
    – ils sont assassinés par des fascistes islamistes
    – Charlie Hebdo continuent d’affirmer lutter contre le fascisme islamiste
    – conclusion : ce sont des islamophobes, des racistes. CQFD.

    A quel moment va-t-on croire Charlie Hebdo quand ils disent qu’ils ne sont pas islamophobes ? Et qu’en tant que journal satirique et iconoclaste, ils attaquent simplement les symboles, les valeurs sacrées, les dogmes des croyances dominantes ? Ceux de l’islam y compris.


  10. georges glise Le 10 février 2015 à 14h25
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    la liberté d’expression ne doit être limitée d’aucune façon, sauf atteinte aux personnes, ce qui concerne les tribunaux civils. elle est un élément fondamental de la laicité. si caricaturer mahomet est une atteinte aux pratiquants de l’islam, alors caricaturer le pape est une atteinte aux catholiques italiens en particulier, dessiner un poireau serait une atteinte aux adeptes de la religion du poireau rédempteur!!! l’adhésion à une religion est du domaine privé, la liberté d’expression et la laicité sont de l’ordre public, car ce sont des valeurs fondamentales de la république.


  11. Milsabor Le 10 février 2015 à 15h15
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    La démocratie française ce n’est pas que « la liberté », c’est « liberté, égalité, fraternité ». Il y a trois pieds. C’est comme un tabouret, si vous n’en enlevez qu’un seul, ça se casse la gueule. La liberté d’expression ne devrait pas aller sans l’égalité d’expression ni sans la fraternité d’expression. Les trois termes se soutiennent, se contiennent et se limitent réciproquement. Ceux qui disent que la liberté d’expression ne doit pas connaître de limite sont d’accord avec ceux qui opèrent la liberté d’exploiter les autres sans limite. Il faut appeler les choses par leur nom : le libéralisme extrême. C’est juste une modalité particulière d’expression du désir de puissance.


  12. Pat Le 10 février 2015 à 20h42
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    “Un islamophobe, et il y en a, est un raciste. Un bouffeur de religions, et Charlie en était, n’est pas raciste. Il maudit toutes les religions et c’est bien son droit.”
    C’est surtout la dernière phrase qui me fait tiquer .. L’athéisme ou l’agnostisme est une forme de religion, si si, en tout cas pour moi !
    Il faudrait donc que Charlie maudisse y compris les athées et autres agnostiques. Ce qu’ils ne font pas !
    Toujours avec mon postulat de base, ils maudissent donc toutes les religions sauf la leur …. Mouais.
    C’est quoi la différence avec les intégristes des autres religions ?
    Vraie question, attention, pas du tout une provoc gratuite.


    • ploi Le 10 février 2015 à 22h02
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      Donc selon vous, il n’y a aucune possibilité de n’appartenir à aucune religion?

      Donc par exemple, un bébé. Comment on fait pour savoir de quelle religion (ou secte, ça dépend de où il naît) il fait partie?


    • Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 22h51
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      L’athéisme ou l’agnostisme est une forme de religion” : la locution “est une forme de” permet d’affirmer absolument tout et n’importe quoi, comme, par exemple : “le moustique est une forme de crocodile”. Je ne caricature pas, vous avez pondu une phrase aussi absurde que mon exemple.


      • step Le 11 février 2015 à 00h20
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        meilleure formulation :

        la religion qui conchie les autres religion est une religion. Elle a ses symboles (charlie), ses prêtres et même ses martyrs. Elle cultive le déni de l’intelligence potentielle des autres mythologies et assure à ses adeptes la certitude d’être un peuple élu au dessus de la médiocrité des autres croyants. Dois je continuer ? Comme quoi on peut très bien faire cette analyse sans “forme de”.


      • Pat Le 14 février 2015 à 22h36
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        Mais bien sûr !! Débattons sur les idées en attaquant la forme ! Qu’est ce que c’est constructif !
        La locution ‘est une forme de ‘ permet surtout de rejoindre deux concepts. Après l’utilisation qui en est faîte est, il est vrai, sujette à débat.
        Aucune envie de débattre sur le fait de savoir si le moustique est une forme de crocodile.
        Par contre, l’athéisme prétend qu’il n’y a aucun dieu, sans aucune preuve ni aucune théorie argumentée.
        Ce qui est totalement comparable avec les croyants quelque soit leur religion. Et donc ‘une forme de’ religion ne vous en déplaise.

        P.S. : Step le fait mieux que moi ^^


  13. Crapaud Rouge Le 10 février 2015 à 22h44
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    Intéressant blog sur Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot Jean Bauberot, historien, rappelle les principes de la laïcité selon la loi de 1905. Dans cet article, http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot/300911/elisabeth-badinter-et-la-laicite-lepenisee, il écrit :
    1) l’Article II “permet d’inscrire dans les dépenses publiques les «services d’aumônerie destinés à assurer le libre-exercice du culte dans les établissements publics, tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons». L’armée ne tardera pas à être ajoutée à cette liste.
    2) “un député déclara: «Le respect de la liberté de conscience conduit au respect mutuel des croyances et non à la prohibition des manifestations extérieures du culte sur la voie publique».
    3) “Lors des débats parlementaires sur cette loi de séparation des Eglises et de l’Etat, les députés refusèrent massivement un amendement voulant interdire le port du vêtement ecclésiastique dans l’espace public.

    Il ressort que la loi de 1905 n’est pas du tout prohibitive mais permissive, y compris dans l’espace public. Elle vise la coexistence pacifique de toutes les religions, sans discrimination aucune, afin de garantir l’ordre public : elle ne cherche pas à réprimer, (des comportements ou le prosélytisme), mais à prévenir les conflits.


  14. reneegate Le 11 février 2015 à 01h21
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    Il ne faut surtout pas oublier le contexte. Une caricature quelle qu’elle soit qui apparait après un édito de Val, un mensonge de Fourest et un appel à la guerre de BHL, n’aura pas la même signification que lorsqu’elle était publiée dans un journal réellement satirique,indépendant et incontrôlé tel que Hara-Kiri. Pour moi le problème est là (Val, Fourest, BHL).
    Mais comme je suis taquin, j’ai vraiment été déçu par ces gars qui n’avaient “peur de rien” sauf “de leur avenir professionnel” et de leur patron (dixit Charb se désolidarisant du licenciement de Siné). Ca fait beaucoup : accepter les ignobles et donc les compromis, jouer perso et taper sur les plus faibles …. Décidément Charlie c’était pas mon truc avant de soulever le tapis, alors après la grande manipulation pour moi c’est pire que Minute.


  15. Margot Le 11 février 2015 à 10h31
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    Pourquoi vouloir perpétuer la pensée “Je suis charlie” pour en faire la nouvelle idéologie des “lumières”. Faudra-t-il définitivement considérer que ne pas conchier toutes les religions est un signe de déficience mentale et ne pas blesser celles et ceux qui les pratiquent un refus inconscient de vivre dans une république laïque. Alors poursuivons dans la bonne humeur “résistante”. C’était tellement drôle de voir Mahomet une bombe sur la tête ou sodomisant une chèvre. Et peu importe si leurs auteurs étaient d’une droite “dure” que les soutiens CH, BHL et consorts auraient en d’autres circonstances conspués, puisque les ennemis de nos ennemis sont nos amis….


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