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9.février.20159.2.2015 // Les Crises

[Reprise] “Résistons à l’esprit de guerre”, par Dominique de Villepin

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Résistons à l’esprit de guerre

Nous sommes aujourd’hui sidérés par le déchaînement de violence froide et calculée qui a tué douze personnes et grièvement blessé tant d’autres, qui visait à réduire au silence un organe de presse par la liquidation méthodique de toute sa rédaction pour intimider la liberté elle-même. Ils sont morts parce qu’ils étaient journalistes, morts parce qu’ils étaient libres, morts pour ce qu’ils représentaient. Nos forces de l’ordre ont payé un lourd tribut à la protection de la sécurité de nos concitoyens.
Le pays fait face, uni, à l’attentat terroriste le plus meurtrier depuis près de deux siècles, par des manifestations spontanées de solidarité.
La tentation est grande dans ces moments de recourir à des formules martiales. L’émotion est intense,mais l’intelligence de ce qui se passe est indispensable.

Une peur construite pour nous enfermer tous

La France glisse lentement dans un climat de guerre. Une guerre étrange qui ne dit pas son nom. Une guerre qui efface les frontières entre dehors et dedans. A l’intérieur semblent s’imposer des images, des postures, des logiques de guerre civile larvée. Le terrorisme change de visage.Les réseaux de poseurs de bombe semblent avoir laissé place aux loups solitaires qui eux-mêmes cèdent aujourd’hui le terrain àune nouvelle violence, des commandos aux méthodes mafieuses et aux équipements militaires se fixant pour but d’éliminer des cibles symboliques représentant la démocratie et la liberté. Ce n’est plus la terreur chaotique, c’est la peur organisée, construite pierre à pierre pour nous enfermer tous.

A l’extérieur, nous voyons se cristalliser de mois en mois la ligne de front cauchemardesque d’une guerre de civilisations opposant l’Occident à l’Islam, sous les traits déformés et monstrueux de l’islamisme. Les interventions occidentales font système : elles semblaient des opérations indépendantes, mues par des ambitions diverses ; elles ont abouti à un résultat unique, l’émergence d’un ennemi djihadiste insaisissable et l’effondrement des Etats et des sociétés civiles de la région. Nous le savons, d’autres opérations s’annoncent : en Libye, que l’opération de 2011 et l’implosion depuis cette date a transformée en repère terroriste du Sahara ; au Sahel et en particulier au Nigeria, aux confins du Cameroun et du Tchad où Boko Haram étend son emprise barbare. Mais ces guerres nourrissent toujours de nouvelles guerres, chaque fois plus grandes, chaque fois plus impossibles. Elles nourrissent le terrorisme chez nous en promettant de l’éradiquer. Car on ne viendra à bout du djihadisme là-bas et du terrorisme ici qu’en apportant des solutions concrètes aux crises du monde musulman, qui sont à la fois des conflits territoriaux, sociaux, politiques, économiques,que nous simplifions en ne regardant que le symptôme islamiste.

L’esprit de guerre est un piège. C’est un engrenage qui nous conduit chaque jour davantage vers une guerre hors de tout contrôle. Notre devoir est de résister à l’esprit de guerre au nom de nos valeurs démocratiques. La seule victoire que puissent espérer les fanatiques, c’est de nous convaincre que nous menons une guerre totale. C’est de nous mener dans l’impasse de la force que nous croyions être un raccourci.

Nous avons trois adversaires redoutables à affronter.

Il y a d’abord, le plus évident, les terroristes. Nous ne pouvons tolérer que des assassins de masse circulent encore dans le pays et que les apôtres de la haine sèment leurs paroles impunément. Tous les moyens de l’Etat de droit doivent être mis en œuvre pour les appréhender et les traduire en justice. Nous devons améliorer les dispositifs de prévention, de surveillance et de protection des lieux sensibles, empêcher la radicalisation notamment dans les prisons. Face à un ennemi sans frontières, il ne peut y avoir de lutte efficace qu’à travers une coopération policière et judiciaire sans cesse renforcée, à l’échelle de l’Europe mais également avec les autres pays concernés. Là où il y a vingt ans il n’y avait que quelques foyers terroristes, aujourd’hui le monde entier est concerné.

Il est urgent de tarir tous les financements de l’extrémisme islamiste en France, notamment venant de pays du Moyen-Orient. C’est dans ce but que, ministre de l’intérieur, j’avais proposé de réformer le financement des constructions de lieux de culte musulman par une Fondation des œuvres de l’islam permettant de réduire les financements étrangers, et permettre ainsi l’épanouissement d’un islam de France.

Perte des repères démocratiques

Il y a un second ennemi, c’est la peur. Le sentiment d’une violence imprévisible, omniprésente et soudaine suscite un désir de sécurité qu’il sera impossible de combler. L’expérience nous l’enseigne, les attaques terroristes favorisent le renoncement aux valeurs démocratiques, le souci de notre sécurité nous disposant à sacrifier les libertés de tiers, chez nous ou à l’étranger. La spirale de défiance créée aux Etats-Unis par le Patriot Act et la légitimation durable de la torture ou des détentions illégales a aujourd’hui plongé ce pays dans la perte de repères moraux. Nous avons vu le vertige de la guerre civile en Algérie durant les années de plomb. Nous voyons de plus en plus de pays qui ont peur, qui s’emmurent, qui s’éloignent des valeurs démocratiques.

Il y a un troisième ennemi aujourd’hui, c’est le rejet. Notre pays se crispe de jour en jour. élites se tournent chaque jour davantage vers des discours de division et d’exclusion permettant tous les amalgames. L’Histoire nous enseigne que lorsque les digues sautent, le pays risque l’effondrement. Si nous aimantons la violence, c’est parce que nous sommes divisés, faibles, repliés sur nous-mêmes ; un pays blessé qui perd son sang. Les polémiques littéraires, les démagogies partisanes, nous montrent que l’enjeu n’est pas tant de nous sauver des autres, d’invasions ou de remplacements supposés, mais de nous sauver de nous-mêmes, de notre renoncement, de notre narcissisme du déclin, de notre tentation occidentaliste et suicidaire.

Dans l’épreuve, chacun d’entre nous a un devoir à accomplir. Agissons avec responsabilité, sang-froid et dans l’unité, ripostons par l’exemplarité démocratique, redevenons ce que nous sommes, des républicains qui croient au dialogue, à la force de la culture et de l’éducation et à la paix.

Dominique de Villepin (Ancien Premier ministre)

Sources: www.lemonde.fr, 8/1/2015


Dominique de Villepin: «“Je suis Charlie”, ça ne peut pas être le seul message de la France»

Par Vincent Tremolet de Villers Publié le 19/01/2015

FIGAROVOX/EXTRAITS-L’ancien premier ministre appelle de ses vœux un traitement ciblé et impitoyable de la menace terroriste mais refuse le terme de guerre et les visions «globalisantes».

«La France est en guerre», a dit Manuel Valls…

Nous sommes face à un choix. Soit la logique de guerre, en considérant qu’il n’y a qu’un front continu, de l’extérieur jusqu’à l’intérieur. Nous choisissons alors la surenchère militaire, l’exclusion de ceux qui ne pensent pas comme nous sans pour autant penser comme nos ennemis. Cela signifiera, ici comme là-bas, toujours plus de guerre. Soit nous choisissons la fidélité à nous-mêmes. Nous gardons à l’intérieur le cap de nos repères républicains en rassemblant et en unifiant, et nous gardons à l’extérieur nos repères gaullistes, qui sont une politique de sécurité nationale mais dans le souci du monde, la recherche de solutions et l’esprit de dialogue. Face au drame qui l’a frappée, la France a montré une grande dignité. La mobilisation nationale et populaire a été un sursaut impressionnant. Le peuple a choisi d’instinct la fidélité à la France. Ce dernier choix me paraît être à la fois le plus juste et le plus protecteur.

Pourquoi?

Le terrorisme nous tend un piège. Il veut nous pousser à la faute, et la faute, c’est la guerre. Il vise à créer des amalgames et à fédérer des sensibilités différentes, en s’appuyant sur des sympathies, un sentiment d’humiliation, de rejet. Ainsi il peut élargir sa base au-delà des plus radicaux. Notre intérêt est donc d’éviter l’engrenage de la force. L’idée d’un unique front extérieur signifierait que la situation serait la même en Libye, en Syrie, en Irak, au Mali. Or ce sont des théâtres d’opérations différents qui exigent une approche fine. Chaque guerre appelle une nouvelle guerre. À l’agenda se dessine une nouvelle intervention militaire en Libye ou encore au Nigeria. Chaque guerre augmente l’image d’une guerre globale, celle d’un conflit de civilisation entre Occident et Islam, et donc le pouvoir d’attraction de l’ennemi djihadiste. La violence exerce un phénomène d’aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, en contestation, cela crée le sentiment d’une mission, d’un statut, d’une reconnaissance. L’enjeu de la lutte contre Daech, c’est d’empêcher la constitution de territoires du djihad offrant un refuge à tous les apprentis terroristes. C’est le vide des États faillis qui la rend possible. Il faut une mobilisation de tous les États de la région pour réduire les fractures identitaires entre chiites et sunnites, entre Iran et Arabie saoudite.

Retrouvez la suite de l’entretien ici (abonnés) ou dans Le Figaro du 20 janvier.

Source : LeFigaro



Dominique de Villepin : “Le rôle militariste… par FranceInfo, le 20/01/2015

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Chris // 09.02.2015 à 11h43

Si Obama ne veut pas la paix, Poro et Yats non plus. C’est aussi simple que ça.
Donc concentrons-nous sur la politique étasunienne qui veut raser la Russie et se ré-approprier ses richesses via les transnationales pour pivoter sur l’Asie. La paix en Ukraine n’est pas pour demain !
Aujourd’hui, Merkel est à Washington venue prendre ses ordres et s’excuser d’avoir dit “pas de livraisons d’armes”, mais continuez-les !…
Inch Allah !
Dommage que la psychopathie ne tue pas ses malades. Sinon les peuples pourraient être heureux et en paix.

14 réactions et commentaires

  • vérité2015 // 09.02.2015 à 01h59

    Ce soir tir d’un missile balistique(carrément on voit que Porochoco veut faire la paix..)sur DONETSK(à confirmer une usine chimique)

    FLASH: missile ballistique sur DONETSK(usine chimique,à confirmer):https://www.youtube.com/watch?v=ZuQ5EPnSE_4

    Grads de LPR avec Graham Phillips:
    https://www.youtube.com/watch?v=Nppq7vJnDF0

    https://twitter.com/GrahamWP_UK

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    • Chris // 09.02.2015 à 11h43

      Si Obama ne veut pas la paix, Poro et Yats non plus. C’est aussi simple que ça.
      Donc concentrons-nous sur la politique étasunienne qui veut raser la Russie et se ré-approprier ses richesses via les transnationales pour pivoter sur l’Asie. La paix en Ukraine n’est pas pour demain !
      Aujourd’hui, Merkel est à Washington venue prendre ses ordres et s’excuser d’avoir dit “pas de livraisons d’armes”, mais continuez-les !…
      Inch Allah !
      Dommage que la psychopathie ne tue pas ses malades. Sinon les peuples pourraient être heureux et en paix.

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    • Gaïa // 09.02.2015 à 19h46

      Aujourd’hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n’y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. Ce système a été sérieusement affaibli, fragmenté et déformé. Les organisations internationales et régionales de coopération politique, économique, et culturelle traversent également des temps difficiles.

      Oui, un grand nombre des mécanismes actuels visant à assurer l’ordre mondial ont été créés il y a très longtemps, y compris et surtout dans la période suivant immédiatement la Seconde Guerre mondiale. Permettez-moi de souligner que la solidité du système créé à l’époque reposait non seulement sur l’équilibre des forces et les droits des pays vainqueurs, mais aussi sur le fait que les « pères fondateurs » de ce système se respectaient mutuellement, n’essayaient pas de mettre la pression sur les autres, mais tentaient de parvenir à des accords.

      L’essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l’intensité de la concurrence naturelle entre les nations.

      Je suis convaincu que nous ne pouvions pas prendre ce mécanisme de freins et contrepoids que nous avons construit au cours des dernières décennies, parfois avec les plus grands efforts et difficultés, et tout simplement le détruire sans rien reconstruire à sa place. Sinon, nous serions laissés sans instruments autres que la force brute.

      Ce que nous devions faire était de procéder à une reconstruction rationnelle et de l’adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales.

      Mais les Etats-Unis, s’étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n’en voyaient pas le besoin. Au lieu d’établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l’ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond.

      La Guerre Froide a pris fin, mais elle n’a pas pris fin avec la signature d’un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d’un nouvel ensemble de règles et de normes. Cela a créé l’impression que les soi-disant « vainqueurs » de la Guerre Froide avaient décidé de forcer les événements et de remodeler le monde afin de satisfaire leurs propres besoins et intérêts. Lorsque le système actuel des relations internationales, le droit international et les freins et contrepoids en place faisaient obstacle à ces objectifs, ce système été déclaré sans valeur, obsolète et nécessitant une démolition immédiate…

      Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l’assaut impitoyable du nihilisme légal. L’objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l’autel de l’opportunisme politique.

        +3

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      • Gaïa // 09.02.2015 à 19h49

        Suite:

        Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l’emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc…

        Demandons-nous à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu. Peut-être n’avons-nous pas de véritables raisons de nous inquiéter, de discuter et de poser des questions embarrassantes ? Peut-être que la position exceptionnelle des États-Unis et la façon dont ils mènent leur leadership est vraiment une bénédiction pour nous tous, et que leur ingérence dans les événements du monde entier apporte la paix, la prospérité, le progrès, la croissance et la démocratie, et nous devrions peut-être seulement nous détendre et profiter de tout cela ?

        Permettez-moi de dire que ce n’est pas le cas, absolument pas le cas.

        Un diktat unilatéral et le fait d’imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d’États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

        Extraits du discours de Poutine sur l’ordre mondial durant la dernière séance plénière de la XIe session du Club Valdaï le 24 octobre à Sotchi. Lire l’intégralité de ce discours sur ce site.

        http://sayed7asan.blogspot.fr/2014/10/vladimir-poutine-sur-le-nouvel-ordre.html

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        • Gaïa // 09.02.2015 à 20h05

          Il y a des éléments pertinents dans son discours bien que je rejette sa défense de la paix pour laisser la voie libre au libéralisme . Ce qui est à mon avis un peu contradictoire.

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          • boduos // 09.02.2015 à 23h05

            un peu léger ses explications sur le Qatar
            dommage qu’il ne mette pas son talent à expliquer pourquoi ces gouvernements finissants,en échec,préfèrent susciter le vieux réflexe “tous derrière le chef” lorsqu’on déclare une guerre.
            en politique ,on peut être nul ,lâche,parjure,influençable,infidèle…..capitaliser tous les défauts mais la guerre, …une bonne guerre, la der des der et le bon peuple oublie tout .
            c’est pas 20% de mieux pour 17 morts ,là c’est le panthéon ,la descente des champs Élysées ,la consécration.
            Expliquer cela ,ce serait faire passer l’auditeur derrière la scène,dans les coulisses de Faust et de machiavel.

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  • Serge // 09.02.2015 à 03h04

    De Villepin essaie de garder une posture à minima gaulliste sur les affaires étrangères .Dans ce sens ,il est un peu plus respectable que les autres membres du sérail et de sa famille politique .
    Mais je ne suis évidemmment pas d’accord avec le troisième point : Le “remplacement” n’est pas “supposé” ou “soit-disant”,il est visible à l’oeil nu .Faut être atteint de myopie idéologique ou de mauvaise foi,pour au moins ne pas le constater .
    Mais comme bien sûr ce fut aussi le résultat de sa politique en tant que premier ministre,il ne peut pas se désavouer .
    De Gaulle ,le vrai ,lui ,ne me contredirait pas .Il doit se retourner dans sa tombe de voir ce que son cher pays est devenu .Et ceci sur tous les plans ,malheureusement .

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    • Chris // 09.02.2015 à 11h47

      Le “remplacement” est tout simplement inscrit dans la Constitution Européenne, le fameux traité de Lisbonne. Et fait suite au plan Kalergi imaginé à la fin du XIX siècle par un timbré du même nom et dont la fondation distribue tous les 2 ans un prix de récompense.
      Si je me souviens bien, l’Allemagne bonne élève a eu ce prix en 2011, puis l’UE en 2013 en la personne d’un Barroso tout giron de recevoir cet honneur.

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  • Serge // 09.02.2015 à 03h08

    “C’est le vide des états faillis qui la rend possible”.
    Tout à fait .Mais faillis par qui ,je vous le demande ?…

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    • Chris // 09.02.2015 à 11h50

      Faillis par une Europe supranationale voulue par les USA, lors de la signature du Traité de Rome. L’Allemagne d’alors modifia le protocole proposé par De Gaulle qui lui voulait une Europe des Nations

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  • theuric // 09.02.2015 à 14h03

    Monsieur Valls nous avait affirmé que que nous étions en guerre.
    La belle affaire, voilà encore un américanolâtre voulant se rejouer un 11 Septembre: Bush Valls, même combat.
    Le même, aidé en cela par son alter-ego, Monsieur Macron, l’homme qui ne manque pas d’air, veut que les postiers fassent passer le permit de conduire à des quidams dont la formation aurait été faite par des loueurs de voiture.
    Un jour nos deux génies des States voudrons que des bonnes-sœurs donnent des cours d’éducation sexuelle.
    Tout cela est ridicule!
    Comment, Monsieur De villepin, pouvons-nous accorder le moindre intérêt à ce que peuvent dire ces deux hommes?
    Et puis, si je puis me permettre, cessez votre discours en demi-teinte, vous n’êtes plus un homme politique du sérail que vous, en vrai, vilipendez: de vos amis et de vos idéologies anciennes vous n’en dites rien mais n’en pensez pas moins!
    Si tant est, entourez-vous de jeunes et formez-les ou, pour le moins, dites ce que vous pensez, les médiats, pour vous, vous seront acquis, contrairement à ce qu’il peut en être pour Messieurs Mélenchon et Asselineau.
    Mais surtout, cessez de vous mentir, vous nous seriez d’un plus grand secours.
    Je dois rajouter que ce qu’il fut dit d’une France en guerre n’est ni dirigée vers l’E.I. qui se charge très bien, seul, de son auto-destruction, voyez ce qu’il s’est passé avec cet aviateur jordanien et de la réaction de ses concitoyens.
    Ni à propos de l’Ukraine, définitivement abandonné par les U.S.A., même si ces derniers donnent encore le change, et l’Europe suivra…
    Non, il fut demandé à notre Premier Ministre de déclarer cela pour préparer la population à l’effondrement d’une économie qui, de plus en plus, montre une fragilité annonçant son anéantissement. prochain, ainsi que des terribles répercutions que cela produira.
    Allez, Monsieur De Villepin, vous connaissez mieux que personne la comédie du pouvoir pour vous y être frotter à vous en donner des rougeurs.
    Êtes-vous déjà conscient que ce pouvoir n’a plus de centre au sein des banques et dans les pays offshores?
    J’en suis convaincu.
    Vous savez aussi bien que moi qu’en ce cas elle revient naturellement aux mains des cabinets ministériels et sur les bancs de l’Assemblée-Nationale.
    Alors, Monsieur De Villepin, prenez-en acte et soyez, sur la place publique, ce que vous êtes devenu en votre fort intérieur, un réel bonapartiste en tant que le gaulliste que vous êtes en vrai.
    Vous savez aussi que rien ne peut être au-dessus du politique, hormis le peuple souverain.
    Il n’est qu’à vous mais il n’est plus que temps, les jours passent et le monde change vite, très vite, et personne ne vous attend.
    Je suis de gauche qui considère que des personnalités telle que vous sont nécessaires à une droite de rigueur démocratique et pas de ces pauvres gens qui soient s’enfoncent dans des jeux de pouvoir ineptes, soient font semblant de s’écarter d’une idéologie néolibérale et d’une union tout en voulant conserver de toute force les prébendes qu’ils en tirent.
    J’eusse aimé, Monsieur, que vos paroles portent plus loin et plus haut.
    Et puis, n’avez-vous pas quelques petites revanches que vous conservez au frais?

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    • Anne // 10.02.2015 à 14h30

      Asselineau, est un type on ne peu plus du sérail : énarque et inspecteur des finances, je ne crois pas à un type comme ça.

      Je vais me faire incendier par plus d’un(e) car j’ai remarqué qu’ici, il y en a beaucoup qui voudraient faire sa propagande ici même….heureusement elle est tempérée par les modérateurs.

      Je pense que les promesses n’engagent que ceux qui les croient… qu’il faudrait des gens plus jeunes et d’une autre espèce : pas Asselineau et pas Mélanchon.

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      • mianne // 10.02.2015 à 15h59

        Je ne suis pas du tout pour Asselineau et son parti, mais son historique de la façon dont les Américains nous ont enfermés, au fil des décennies et au final par les traités européens, dans une situation d’esclavage financier et otanesque à leur bénéfice , est parfaitement éclairant. La suppression des liens par la modération avec cette conférence sur youtube sur qui gouverne la France manque à notre information. Dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain

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