Source : Madaniya, René Naba, 04-07-2017

Robert Ford

Robert Ford: «Les États-Unis peuvent difficilement faire face à l’Iran en Syrie. Il est probable qu’ils se retireront, comme ils se sont retirés du Liban, en 1983, et de l’Irak, il y a dix ans».

Les rodomontades de Donald Trump sur la Syrie paraissent relever de la gesticulation diplomatique et la menace d’un nouveau bombardement de ce pays au prétexte d’un probable usage d’armes chimiques par le pouvoir baasiste paraît destiné à entraver le déploiement du Hezbollah sur le Golan et à compenser le revers psychologique majeur représenté par la jonction des frontières terrestres entre la Syrie et l’Irak, malgré l’obstruction américaine.
Cauchemar absolu des Israéliens, la présence dans le secteur du Golan de la formation paramilitaire chiite libanaise, à la stature pan-régionale depuis ses retentissantes victoires de Syrie, qui plus est à la jonction des trois frontières (Syrie-Jordanie-Israël), est vécue comme une réelle menace par l’État Hébreu, au point de réduire à néant ses efforts visant à sécuriser sa frontière nord. Par la destruction programmée des pays arabes du «champ de bataille»: Liban, Syrie, Irak, Palestine.

L’ÉCHEC DE LA COALITION ATLANTISTE SUR LE FRONT SUD DE LA SYRIE.

La coalition atlantiste pensait compenser la perte d’Alep, fin décembre 2016, par l’ouverture d’un nouveau front au sud de la Syrie, dans la perspective de la chute des deux places fortes djihadistes, Mossoul (Irak) et Raqa-Deir Ez Zor (Syrie). Mais la Syrie et ses alliés paraissent être parvenus à contre-carrer les plans des Occidentaux, en dépit de la présence de Britanniques auprès des forces jordaniennes et des Israéliens auprès des djihadistes sur le Golan. En dépit des raids israéliens contre les positions gouvernementales syriennes en soutien aux djihadistes en mauvaise posture.

Près de cinquante groupements djihadistes opéraient sur le front sud de la Syrie, davantage préoccupés à se faire la guerre pour le leadership de la zone qu’à combattre le pouvoir baasiste. Supplantés au poteau par les sympathisants d’Al Qaida, ce bouleversement a réduit à néant le projet américain d’introniser une direction «djihadiste modérée» (sic) à la tête de cette zone frontalière syro-israélienne, en guise de contrepoids à une éventuel ancrage du Hezbollah.

La guerre intestine des pétromonarchies du Golfe, notamment entre l’Arabie saoudite et le Qatar, -les deux principaux bailleurs de fonds des djihadistes-, la bouderie de la Turquie, davantage préoccupée par la progression kurde dans le nord de la Syrie, avec le soutien des États Unis, ont contribué à ce revers.

Pour aller plus loin sur ce sujet, à l’intention du lecteur arabophone ce lien,

La précédente démonstration de force de Donald Trump au prétexte chimique contre la Syrie, le 8 avril 2017, avait pour objectif principal de doter d’une stature internationale le président américain décrié depuis sa prise de fonction pour ses mesures xénophobes et populistes, notamment le «Muslim Ban» et construction d’un mur de séparation avec le Mexique. Et de lui donner l’occasion de se débarrasser à peu de frais d’un arsenal militaire désormais obsolète.

EMMANUEL MACRON DANS LE PIÈGE DU BOURBIER CHIMIQUE?

Dans un tel contexte aléatoire, l’engagement d’Emmanuel Macron de bombarder la Syrie dans l’hypothèse d’une nouvelle émanation de gaz chimique se révèle hasardeuse et problématique. Cette profession de foi pourrait le placer en porte à faux avec le nouveau cours qu’il a imprimé à la politique syrienne de la France. Et pis, à la merci de la moindre provocation, plombant le Jupiter de France dans le bourbier chimique syrien au début de son mandat, «à l’insu de son plein gré».

Robert Ford, l’ancien gauleiter américain auprès de l’opposition off shore syrienne, vient de souffler un vent de pessimisme sur les stratèges atlantistes par un constat formel:
«The game is over ! La fin de partie a été sifflée en Syrie. Barack Obama n’a pas laissé de choix à son successeur alors que Donald Trump est particulièrement désireux de réduire l’influence de l’Iran.

Telle est en substance le constat dressé par l’ancien ambassadeur américain en Syrie dans les déclarations au quotidien saoudien «Al Charq Al Awsat, dont le site Ar Rai Al Yom en publie de larges extraits sur ce lien pour le lectorat arabophone :

«Les États-Unis peuvent difficilement faire face à l’Iran en Syrie. Il est probable qu’ils se retireront, comme ils se sont retirés du Liban, en 1983, il y a 35 ans, après les attentats contre l’ ambassade américaine à Beyrouth et le PC des Marines dans le secteur de l’aéroport de la capitale libanaise. Comme ils se sont retirés de l’Irak, il y a une dizaine d’années».

L’ex diplomate américain affirme que l’Iran a les moyens de s’attaquer aux États-Unis en lui déclarant la guerre en Irak. Robert Ford parle d’un «défi diplomatique compliqué» de devoir dissuader Bachar Al Assad d’utiliser des armes chimiques et en même temps de dissuader l’Iran de frapper les forces américaines en Irak.

«Donald Trump veut réduire l’influence iranienne, c’est du moins ce que j’ai entendu dire d’un de ses conseillers, mais il est probable que le président ignore que la fin de la partie a été sifflée. Obama n’a pas laissé beaucoup de choix à son successeur pour atteindre ses objectifs».

«LES KURDES COMMETTENT LA PLUS GRAND ERREUR DE LEUR VIE EN PLAÇANT LEUR CONFIANCE DANS LES AMÉRICAINS».

Robert Ford dresse un tableau sombre des relations entre les Kurdes et les Américains: «Washington s’en sert pour libérer Raqqa (fief des djihadistes à l’est de Syrie). Ce que les Américains font aux Kurdes et un seulement un acte hideux mais de grande immoralité.

«Les Américains se sont longtemps servis des Kurdes du temps de Saddam Hussein. Pensez vous vraiment que les Américains vont traiter l’UNION PATRIOTIQUE et aux Unités de protection du peuple (YPG), autrement dit les Kurdes de Syrie) d’une manière différente de celle employée à l’égard des Kurdes irakiens par Henry Kissinger, secrétaire d’État de Richard Nixon, dans la décennie 1970.

«Les Kurdes commettent leur plus grand erreur en plaçant leur confiance dans les Américains», a t-il estimé.

LA PLUS GRANDE FAUTE DE MA VIE: AVOIR LONGTEMPS PENSÉ QUE LES DIRIGEANTS SYRIENS RÉCLAMERAIENT UN SAUF CONDUIT POUR SE RÉFUGIER EN ALGÉRIE, EN RUSSIE OU À CUBA.

Robert Ford confesse que la «plus grande faute de sa vie est le fait d’avoir été convaincu jusqu’à fin 2013 que certains dirigeants syriens réclameraient un sauf conduit pour se réfugier en Algérie, en Russie ou à Cuba», ouvrant la voie à un «gouvernement de transition dirigé par le général Ali Mamlouk, chef du Conseil National de sécurité, ou Mohamad Dib Zeytoun, chef des Services renseignements, qui serait composé de personnalités indépendantes et des membres de l’opposition. Le tout placé sous la présidence de Farouk Al Chareh», le vice président sunnite de la République, mis à l’écart du pouvoir depuis quatre ans.

L’INTOXICATION DU JOURNAL LIBÉRATION À PROPOS DU GÉNÉRAL ALI MAMLOUK:

La mort d’Ali Mamlouk avait été annoncée au printemps 2015 par la presse britannique dans une opération d’intoxication destinée à démoraliser les troupes gouvernementales syriennes à la veille d’une offensive combinée des djihadistes depuis le Golan et le Front sud, le secteur Deraa, région frontière syro jordanienne.

Cette opération menée sous encadrement d’officiers jordaniens et israéliens avait tourné court par suite de la défaillance djihadiste sur le terrain. Des journalistes français généralement présentés comme étant de grands connaisseurs des affaires du Moyen-Orient ont repris l’information concernant Ali Mamlouk en mentionnant sa destitution et brodant abondamment sur les raisons de son éviction. De telles élucubrations, sur fond de présupposés idéologiques post coloniaux, expliquent pour une large part le désastre stratégique de la France en Syrie.

Sur ce lien, l’éviction du général Ali Mamlouk annoncé par des journalistes français prétendument spécialistes du Monde arabe: Jean Pierre Perrin et Hala Kodmani:

Robert Ford confesse une autre grave faute: «Je n’ai jamais imaginé que l’Iran et le Hezbollah engagent des milliers de combattants en Syrie. Jamais imaginé que le Hezbollah sacrifie sa réputation dans le Monde arabe pour voler au secours de Bachar Al-Assad. C’est là aussi une grave faute de ma vie», a-t-il conclu.

ROBERT FORD, LE BREMER DE SYRIE, FACE À UNE CAUCHEMARDESQUE OPPOSITION OFF SHORE SYRIENNE

Robert Ford, qui rêvait de transformer la Syrie en un «Etat failli» sur le modèle de la Libye multipliera les provocations et les coups de force contre le pouvoir baasiste, durant sa mission, au mépris des usages diplomatiques.

Robert Ford se voulait le Paul Bremer de Syrie, du nom du premier proconsul américain en Irak. Mais auprès d’une opposition syrienne off-shore, polymorphe, hydrique, sans âme, sans foi ni loi, cet ancien adjoint de John Negroponte en Irak, en sera son cerbère, la cornaquant constamment, la tançant plus de besoin, au point d’en faire la risée des observateurs internationaux et le désespoir de ses nombreux parrains (1).

La dernière prestation de Robert Ford à Istanbul, à la veille de l’ouverture le 22 janvier 2014 de la conférence de paix sur la Syrie (Genève 2) valait son pesant de pistaches d’Alep. L’hyper capé de la diplomatie américaine passait en revue ce jour-là les heureux préposés au cirque médiatique de Genève qui devait fixer pour l’éternité le lancement du processus de paix sur la Syrie, dans la pure tradition de la sélection du bétail. Entrevoyant Bourhane Ghalioune, il lui signifie le refus de son visa pour la Suisse.

Interloqué, plus vraisemblablement saisi de panique à l’idée d’être privé d’un per diem, le premier chef de l’opposition off-shore syrienne, à la prestation calamiteuse, se confond alors en supplique devant le garde chiourme des opposants atlantistes au régime Assad, pour l’autoriser à figurer sur la photo inaugurale. Il sera fait droit à sa requête après moultes supplications.

Le jeu en valait la chandelle. Il se dit dans les coulisses que le responsable d’un bataillon avait droit à deux millions de dollars de gratifications pour sa prestation.

L’adjoint de John Negroponte en Irak, le maître d’œuvre de l’opération «Contras» au Nicaragua visant à la déstabilisation du gouvernement sandiniste, a échoué en Syrie, comme auparavant Paul Bremer en Irak.

Toute son expérience diplomatique (Irak, Algérie, Bahreïn, Turquie), toute sa culture polyglotte (allemand, turc, français, arabe en sus de l’anglais) auront été de peu de poids face à deux poids lourds de la diplomatie syrienne qui lui tiendront la dragée haute dans les joutes oratoires des forums internationaux: Walid Al Mouallem, ministre des Affaire étrangères et Bachar Al Jaafari, représentant de la Syrie aux Nations Unies
Robert Ford a quitté le corps diplomatique en 2014. Il est chercheur à l’université de Yale et à l’Institut pour le Moyen-Orient basé à Washington.

Source : Madaniya, René Naba, 04-07-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

52 réponses à Syrie : The game is over ! Une prophétie de Robert Ford, par René Naba

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 12 juillet 2017 à 05h59

Il n’est pas sûr que la coalition atlantiste, parfois appelée “la communauté internationale” mais ne représente pas les peuples, tire les leçons de son échec.
Ce qui est certain, c’est que les pays du Golfe, eux, l’ont tiré.
L’alliance Liban, Syrie, Irak, Iran en est la démonstration.
Les étatsuniens sont de faux amis. Ces utilitaristes se sont dévoilés à force de monter les peuples les uns contre les autres, de les trahir, de jouer un double jeu, triple, quadruple et plus si affinités.
La gouvernance mondiale qui dirige l’Amérique étatsunienne et prend les peuples en otage, perd sur tous les plans.
La Russie qui respecte les souverainetés se montre une amie fiable qui préfère le partenariat plutôt que la soumission. Elle devient l’espoir du vrai monde libre, alors que la gouvernance mondiale et ses vassaux européistes voulaient nous convaincre de l’inverse.
La voie est ouverte: “sans retour aux souverainetés face à la gouvernance mondiale, il n’y a ni amis, ni liberté”.

  1. DUGUESCLIN Le 12 juillet 2017 à 05h59
    Afficher/Masquer

    Il n’est pas sûr que la coalition atlantiste, parfois appelée “la communauté internationale” mais ne représente pas les peuples, tire les leçons de son échec.
    Ce qui est certain, c’est que les pays du Golfe, eux, l’ont tiré.
    L’alliance Liban, Syrie, Irak, Iran en est la démonstration.
    Les étatsuniens sont de faux amis. Ces utilitaristes se sont dévoilés à force de monter les peuples les uns contre les autres, de les trahir, de jouer un double jeu, triple, quadruple et plus si affinités.
    La gouvernance mondiale qui dirige l’Amérique étatsunienne et prend les peuples en otage, perd sur tous les plans.
    La Russie qui respecte les souverainetés se montre une amie fiable qui préfère le partenariat plutôt que la soumission. Elle devient l’espoir du vrai monde libre, alors que la gouvernance mondiale et ses vassaux européistes voulaient nous convaincre de l’inverse.
    La voie est ouverte: “sans retour aux souverainetés face à la gouvernance mondiale, il n’y a ni amis, ni liberté”.


    • Nicolas Le 12 juillet 2017 à 07h00
      Afficher/Masquer

      La gouvernance mondiale gagne sur tous les plans en finançant toutes les parties en guerre.


      • ledufakademy Le 14 juillet 2017 à 03h11
        Afficher/Masquer

        la gouvernance mondiale vient de manger son chapeau au G20.
        C’est bon çà.


    • calal Le 12 juillet 2017 à 08h44
      Afficher/Masquer

      oui,je crois de plus en plus que nous (peuple occidentaux) devrons beaucoup a poutine: il a mis un terme amha a la mondialisation unipolaire connu sous le nom d’imperialisme americain. grace a poutine,le grand capital a a nouveau un “ennemi” ou plutot devrai je dire un rival. meme si la russie n’est plus communiste,le regain de puissance que poutine a redonne a son pays va amha forcer le grand capital a etre moins gourmand et moins outrancier. ce qui va peut etre le convaincre de ne pas achever la classe moyenne occidentale.il peut penser qu’il va en avoir besoin pour lutter contre les russes,ou plutot contre “tout ce qui ne lui est pas soumis”.
      le risque de guerre “chaude” augmente en contrepartie. le fait que la clinton n’a pas ete elue est une tres bonne chose. peut etre que le vote “france insoumise” va se justifier egalement si on suppose que melanchon est “prorusse” et “anti imperialisme”. et ce d’autant plus si le fn renonce a la sortie de l’euro.


      • Delacourt Le 12 juillet 2017 à 17h04
        Afficher/Masquer

        Ben oui c’est connu la Russie n’est pas capitaliste et défend les pays à disposer de leur souveraineté!! Belle lecture de l’histoire opérée par un aveugle!!! Vous êtes tellement anti-américain (et parfois à raison) que vous préférez un dirigeant autocratique et théologiste qui met en prison des personnes juste parce qu’elles s’opposent à lui ou qu’elles sont homosexuelles à des dirigeants certes stupides mais qui laissent les uns et les autres s’exprimer et vivre selon leurs envies. L’ennemi de mon ennemi n’est pas toujours mon ami.
        Je comprends bien les reproches faits aux américains (même si cette politique est liée à leur leadership et non à leur nature, tout pays en situation de leadership va manipuler la géopolitique pour maintenir sa position) mais de grâce être anti-américain n’a aucune valeur d’émancipation si votre modèle est la Russie de Poutine qui est corrompue et aux ordres aussi “du grand capital”. Croire que Poutine s’oppose aux Etats-Unis sur le fond est une erreur de débutant!
        Défendre Poutine face à Trump revient à préférer avoir le cholera plutôt que la grippe. Personnellement je préfère être en bonne santé!!


        • Roman_Garev Le 13 juillet 2017 à 07h38
          Afficher/Masquer

          “qui met en prison des personnes juste parce qu’elles s’opposent à lui ou qu’elles sont homosexuelles”
          Il faut vraiment être en bonne santé mentale pour affirmer ceci !
          Pouvez-vous nommer des opposants emprisonnés en Russie pour leur oposition et des homosexuels emprisonnés pour leur homosexualité ? On est curieux…
          Il ne suffit pas de raconter des fables, il faut aussi en donner des preuves.


        • Philou Le 13 juillet 2017 à 07h50
          Afficher/Masquer

          Cher Delacourt, vos présupposés de pro-américain primaire sont invalidés par les faits :
          – il vous sera bien difficile de donner des preuves concrètes d’un “autocratisme” systématique de Poutine en matière de justice, ceux qui s’opposent à lui sont des oligarques corrompus ou des stipendiés d’associations occidentales de manipulation idéologique. Il est élu régulièrement à une large majorité et a le soutien de plus de 80 pour cent de la population. Politiquement, c’est un modéré qui tient en lisière le nationalisme grand-russe. Chez nous, un Macron, rejeton de la finance oligarchique, a les pleins pouvoirs, au moins autant que Poutine, grâce à 16 pour cent des Français en âge de voter.
          – …/…


          • Philou Le 13 juillet 2017 à 07h51
            Afficher/Masquer

            ../..
            les USA sont naturellement, essentiellement, fondés sur le meurtre (génocide des premiers occupants, guerres coloniales et néocoloniales constantes et monstrueuses, ex. Irak : 1, 5 M morts) et l’exploitation des hommes (esclavage, immigrants, pays subjugués par le dollar et les décisions impériales) et des ressources de la planète.
            – si Poutine est un choléra (qu’on peut soigner avec de bons antibiotiques), les USA sont le cancer terminal de l’humanité sur tous les plans (liberté des peuples et des individus, désastres financier, écologique et culturel, etc.).
            – la Russie de Poutine maintient, face à l’empire du chaos, les principes de Nation, d’indépendance, de non-intervention et de respect du droit international, cela seul suffit à en faire un pays respectable et même à suivre, sur ces principes gaulliens d’évidence…


      • ledufakademy Le 14 juillet 2017 à 03h13
        Afficher/Masquer

        Désolé , mais tu n’as pas tout compris … qui dirige le monde …


        • jeremie_rouge Le 17 juillet 2017 à 10h06
          Afficher/Masquer

          la société marchande capitaliste, qui va de pays en pays suivant ses interets financiers bien compris.
          Croire que les baronies souvrenistes vont y changer grand chose, est faire preuve d’une curelle naiveté.
          la seule chose qui peut y changer quelque chose, est une education a l’humanisme sur la terre entiere, autant dire que ca va prendre du temps…..


    • jeremie_rouge Le 17 juillet 2017 à 10h02
      Afficher/Masquer

      que d’utopie placé dans ce souvrenisme, qui a reigné durant des siècles…

      ne pas vouloir reconnaitre les contradictions fondamentales de nos modele economique dit capitaliste est deja faire 95% de l’erreure finale.

      Mais bon si la solution est dans les Baronies locales souvraines…

      puis croire que l’imprérialisme n’est pas dans l’essence des sociétés marchandes, quelle naiveté.


  2. Nicolas Le 12 juillet 2017 à 06h16
    Afficher/Masquer

    “Ce que les Américains font aux Kurdes et un seulement un acte hideux mais de grande immoralité.”
    Il manque des mots dans cette phrase?


    • DUGUESCLIN Le 12 juillet 2017 à 06h23
      Afficher/Masquer

      ” n’est pas seulement un acte hideux, mais de grande immoralité”


      • RGT Le 12 juillet 2017 à 08h11
        Afficher/Masquer

        Le bon terme n’est pas immoral mais amoral.

        Les USA se foutent royalement de la morale, comme tous les gouvernements de la planète.

        Si les gouvernements se souciaient réellement de morale la vie des “sans dents” s’en trouverait totalement transformée.

        La seule morale qu’un gouvernement soutient, c’est une morale pervertie basée sur des faits biaisés, et permettant de faire avancer son agenda auprès de sa propre population et de celle de ses “alliés” (de circonstance).


        • Daniel Le 12 juillet 2017 à 15h45
          Afficher/Masquer

          “Les USA se foutent royalement de la morale, comme tous les gouvernements de la planète.”

          Au-delà du bien et du mal. Relire Nietzsche qui fait constamment l’éloge de la guerre et d’un empire européen. Il voit la Russie comme une menace qui pourrait souder les autres pays européens. Nietzsche: le premier nationaliste européen.

          J’ai la naïveté de penser que la Russie ne se “fout” pas de la morale. Chacun sait que Poutine est imprévisible. Pourquoi? Parce qu’il fait ce qu’il dit.


  3. Fritz Le 12 juillet 2017 à 06h31
    Afficher/Masquer

    La défection de Farouk al-Chareh, vice-président syrien, avait été annoncée par les médias le 16 août 2012, au moment où Laurent “bon boulot” Fabius prédisait “des défections spectaculaires à la tête du régime syrien “. Mais il n’en a rien été.

    En 2011 déjà, nos médias avaient annoncé la défection de Mme Lamia Chakkour, ambassadeur de Syrie en France, et son ralliement à “l’opposition”. C’était… comment ils disent, déjà ? Ah oui : une “fake news”.

    https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/lamia-chakkour-ambassadrice-de-syrie-a-paris-dement-lannonce-de-sa-demission-apparue-mardi-sur-la-chane-france-24?id=3195161 (au passage, remarquez la poupée atlantiste Vanessa Burggraf remerciant pour son “courage” la fausse Lamia Chakkour)

    Pendant des années, nos gouvernements se sont amusés avec la Syrie comme s’il s’agissait d’un jeu de guerre et de mensonge. Mais la réalité finit toujours par se venger.


  4. Toubib53 Le 12 juillet 2017 à 08h21
    Afficher/Masquer

    “Dans un tel contexte aléatoire, l’engagement d’Emmanuel Macron de bombarder la Syrie dans l’hypothèse d’une nouvelle émanation de gaz chimique se révèle hasardeuse et problématique.”

    Parce qu’il y aurait une manière propre et éthique de tuer les gens ???
    Tuer avec des gaz sarin ou autre c’est donc répréhensible …
    Tuer avec des bombes traditionnelles ce serait plus propre ?
    Tuer avec des bombes à l’uranium soit disant appauvri c’est mieux ??? la radioactivité ne ferait donc pas de victimes pendant des années …..
    Tuer au fallacieux prétexte d’instaurer “la paix” ou “la démocratie” serait donc louable ???
    Tuer par la famine provoquée par des actions dites “humanitaires” ou “libératrice” du joug d’un dictateur serait donc éthique ????

    Rien ne justifie de massacrer des populations entières avec des guerres iniques qui nous sont vendues comme justes avec force manipulations médiatiques, pseudo-experts, pseudo-philosophes, pseudo-humanitaires MAIS vrai et réel bénéfice pour la haute finance internationale


    • Dominique Le 12 juillet 2017 à 10h27
      Afficher/Masquer

      « Tuer avec des bombes à l’uranium soit disant appauvri c’est mieux ??? la radioactivité ne ferait donc pas de victimes pendant des années »

      Bonjour. Le problème des bombes à l’uranium (réellement) appauvri (en isotope 235) n’est pas la radioactivité, mais sa toxicité par inhalation ou absorption, comme celle du plomb ou du mercure. Cette toxicité n’a pas été prise en compte par les militaires qui n’ont pas eu la présence d’esprit d’imaginer que lorsqu’une bombe explose, les éléments la constituants se retrouvent pulvérisés et donc susceptibles d’être ingérés. Les militaires sont à la fois très imaginatifs pour tuer et très distraits lorsqu’il s’agit des dommages collatéraux.


      • Chris Le 12 juillet 2017 à 14h18
        Afficher/Masquer

        Distraction ? Il ne vous est venu à l’esprit que, pour un Etat, les militaires font partie de la logistique de guerre ?


      • Olivier MONTULET Le 12 juillet 2017 à 18h07
        Afficher/Masquer

        Rappel: Ce sont les USA qui détienne le plus grand stock d’armes chimiques et bactériologique, d’armes nucléaires aussi et encore au phosphore blanc ce sont eux aussi les seuls à avoir jamais utilisé la bombe atomique et cela par deux fois … et sans raison stratégique ou utilité militaire (le Japon était déjà vaincu). […]


        • Olivier MONTULET Le 12 juillet 2017 à 18h08
          Afficher/Masquer

          […] Ce sont aussi les USA qui ont bombardé le plus de villes et de populations civiles, tuant le plus grand nombre d’innocent. Ce sont notamment les USA qui ont tué et détruit le plus lors de leur intervention tardive (lorsque leurs intérêts économique et financiers ont été mis en périls, jusque là il commerçaient et finançaient les nazis) dans la seconde guerre mondiale , y compris dans les pays envahis par les nazis. Leur bombardement sur l’Allemagne, inutiles d’un point de vue militaire, ont rasé quantités de métropole allemandes et leurs habitant au point que certaine mauvaises langue (du moins pour la bien “pensence”) peuvent affirmer que l’holocauste, si réel qu’il est, a été exagéré ou du moins instrumentaliser pour occulter les ravages humains perpétrés par les USA. (rappelons aussi que ce sont les Russes qui ont gagné la guerre contre les nazis et non pas les alliés).[…]


          • Olivier MONTULET Le 12 juillet 2017 à 18h09
            Afficher/Masquer

            […] par ailleurs ce sont les occidentaux sous le joug US (et son phobique maccarthisme) qui ont initié la guerre froide en créant l’OTAN bien avant le pacte de Varsovie. Ce sont toujours les USA qui ont initié la course à l’armement nucléaire. Ce sont encore les USA qui ont déstabiliser le plus d’état par des opérations secrètes partout dans le monde en commençant par Cuba et l’Amérique centrale et du sud, mais aussi l’Afrique et tout l’Orient. Rappelons le Vietnam aussi.Tous cela il perpétuent aujourd’hui encore en utilisant des bases militaires imposées partout dans le monde. La Russie, même soviétique, n’a jamais été aussi immonde que les USA et de loin. Il est temps de réécrire l’histoire autrement que selon la propagande occidentale.


      • ledufakademy Le 14 juillet 2017 à 03h17
        Afficher/Masquer

        … viens faire un tour à la DGA : tu nous trouveras les “militaires” , chez Thales aussi si tu veux.
        L’ignorance est la pire des choses.


    • Crapaud Rouge Le 12 juillet 2017 à 10h31
      Afficher/Masquer

      @Toubib53 : Ce n’est pas une question de morale mais de tactique. Annoncer un engagement en cas d’utilisation d’armes chimiques vous met “à la merci de la moindre provocation”, c’est une grosse erreur dont Obama avait déjà fait les frais : on s’étonne que Macron ait pu la répéter.


  5. Laurent idlas Le 12 juillet 2017 à 08h28
    Afficher/Masquer

    Robert Ford parle d’un «défi diplomatique compliqué» de devoir dissuader Bachar Al Assad d’utiliser des armes chimiques et en même temps de dissuader l’Iran de frapper les forces américaines en Irak.

    Dissuader Bachar Al Assad d’utiliser des armes chimiques?
    On nous prend vraiment pour des cons…


    • Fritz Le 12 juillet 2017 à 08h42
      Afficher/Masquer

      Amusant. « Robert Ford parle d’un “défi diplomatique compliqué” (…) dissuader l’Iran de frapper les forces américaines en Irak. »

      Imaginons le symétrique : « Mohammad Javad Zarif parle d’un “défi diplomatique compliqué” (…) dissuader les États-Unis de frapper les forces iraniennes au Mexique » (ou au Canada)


    • Rene Naba Le 13 juillet 2017 à 06h48
      Afficher/Masquer

      C’est la même rengaine entonnée par le tandem maléfique de sinistre mémoire Hollande Fabius: i Obama avait bombardé la Syrie nous n’en serions pas là,oubliant que les Anglais (le parlement avait bridé Cameron) et les russes sur la manipulation djihadiste à propos des armes chimiques de Ghoutta. Seymour Herch avait révélé cette manipulation dans un papier “the rat line et the red line”. Mais les éditocrates français continuent d’imputer au pouvoir baasiste la responsabilité de l’usage des armes chimiques. les fausses légendes ont la vie dure;.


  6. Marin Le 12 juillet 2017 à 09h33
    Afficher/Masquer

    Où sont les preuves que Bachar al Assad a usé d’armes chimiques ??? Désinformation….


  7. UnKnown Le 12 juillet 2017 à 09h56
    Afficher/Masquer

    Je pense qu’il est un peu prématuré de dire à ce stade que les USA trahissent les Kurdes: L’apport en matériels militaires modernes des USA aux YPG et SDF est considérable, sans parler des bases aériennes américaines situées en territoire Kurde Syrien, ainsi qu’une solide installation dans le Kurdistan Irakien (avec piste bitumée et installations en dur).
    Tout dépendra cependant de la réaction des Turques, qui en cas d’attaque sur le bastion kurde syrien de l’ouest, risquent une nouvelle fois de mettre les USA devant leurs incohérences diplomatiques.


    • Fidel c. Le 12 juillet 2017 à 10h53
      Afficher/Masquer

      Hélas, les YPG ont bien été instrumentalisés par les US contre leurs mercenaires jihadistes. Sans doute leurs cadres le savaient. Mais pas les malheureux combattants qui se sont sacrifiés contre leurs ennemis…eux-mêmes armés par leur “allié” commun. Ne pas oublier que les YPG sont la branche syrienne d’un PKK d’obédience marxiste-léniniste (même si cette organisation est devenue par la suite une entreprise mafieuse qui a intérêt à la poursuite d’une prétendue lutte qui n’est même plus soutenue par les Kurdes de Turquie, intérêt qui coïncide avec ceux de l’Etat turc).
      Pour la Région autonome du Kurdistan en Irak, les choses sont différentes puisqu’ils est question d’institutions kurdes reconnues dans le cadre de la constitution irakienne. Reste à voir la perspective du référendum kurde sur l’indépendance du Kurdistan irakien en septembre prochain…


      • daniel Le 13 juillet 2017 à 00h53
        Afficher/Masquer

        Quelques affirmations hasardeuses concernant les Kurdes de Syrie.
        Où sont vos preuves ? Des références S.V.P.

        Les YPG ne sont pas une branche du PKK. Le PKK n’est pas “d’obédience marxiste-léniniste”. Le PKK n’est pas une entreprise maffieuse. Le PKK est soutenu par la population Kurde et par la diaspora. Le PKK “tâcle” sérieusement les forces armées Turques et lui inflige des pertes sérieuses. Il ne pourrait se maintenir sans l’assentiment de la population, où il est comme un poisson dans l’eau.D’après l’ONU, les forces turques commettent des abus “sérieux”, graves et répétés contre la population Kurde. Elles détruisent des quartiers entiers dans les villes et profanent les cimetières du PKK, que la population reconstruit; une preuve du soutien…


        • Fidel c. Le 13 juillet 2017 à 10h48
          Afficher/Masquer

          Je suis d’origine kurde de Turquie, milite dans un mouvement politique qui privilégie la paix et non les armes, et je connais très très bien les méthodes du PKK, notamment en Turquie en et Europe (à l’instar de certains juges d’instruction chargés d’instruire des dossiers de trafics d’armes et de drogues, rackets et violences…). Je suis désolé mais je crois que vous avez une vision très “à côté de la plaque” de ce mouvement, qui ne tolère aucune dissidence et qui a déjà procédé à des assassinats internes. En turquie, des journalistes indépendants ont mis en évidence depuis longtemps leurs liens avec le MIT. Quant aux destructions dont vous faites état, ce ne sont que les tristes conséquences logiques et prévisibles de la stratégie suicidaire suivie par le PKK consistant à armer de pauvre adolescents et à les pousser à l’insurrection armée dans des centres-villes, attitude suicidaire qui a massivement dégouté les Kurdes de Turquie, qui n’aspirent, cher Monsieur, qu’à la paix et au développement économique, à l’exact opposé des intérêts du PKK dont le rôle consiste à déstabiliser le pays kurde. Le PKK vit du ressentiment kurde, il a donc intérêt à entretenir ce ressentiment. Allez faire un tour à Diyarbakir, vous serez éclairé.


          • daniel Le 13 juillet 2017 à 13h31
            Afficher/Masquer

            méthode expéditive du PKK: http://ekurd.net/pkk-assassination-kani-yilmaz-2016-11-12 Noter la date Février 2006.

            Pour avoir une idée de la guerre des forces turques contre les Kurdes:
            https://twitter.com/AriMurad_
            Avant la reprise des combats contre les Kurdes, le bilan s’établit à 400000 Kurdes expulsés, tous droits non reconnus, 4000 villages détruits -jusqu’au cimetière- et de 40000 à 50000 morts.


          • daniel Le 13 juillet 2017 à 13h40
            Afficher/Masquer

            Pour la période actuelle, les forces turques ont expulsé 300000 kurdes des villes Kurdes de Turquie et des quartiers entiers – souvent historique- ont été rasés, au point que l’ONU s’en est ému. Les villages de tentes , érigés à la périphérie de ces villes ne sont pas tolérés. Le nombre de responsables Kurdes en préventive est difficile à établir, sans doute plus de 1200 élus en prison. Demirtas risque un total de 140 ans! Des responsables au niveau communal ont été jugés: 21 ans infligés pour l’exercice de la liberté d’opinion.
            Bref, les Kurdes veulent vivre en paix, selon leurs idées et leur culture mais Erdogan ne le veut pas.


            • Fidel c. Le 13 juillet 2017 à 17h32
              Afficher/Masquer

              Evidemment que la réaction de l’Etat turc est extrêmement brutale. Mais elle est prévisible vis-à-vis du PKK. Ce parti, c’est l’ennemi des Kurdes: il est un instrument au service de l’Etat turc, et chaque fois qu’il entreprend des actions militaires sur le territoire kurde, c’est la désolation garantie pour les pauvres populations civiles. Il faut également arrêter d’assimiler ce mouvement armée mafieux à l’ensemble du peuple kurde. Il y a une multitude d’organisations politique kurdes, dont certains cadres ont été assassinés par le PKK, qui milite pour une solution pacifique et démocratique. Quand le PKK ou le HPD parle de démocratie, nombreux sont les Kurdes à en rire. Car la culture démocratique est absolument absente dans ce mouvement, au contraire du culte de leur “leader”.


            • daniel Le 14 juillet 2017 à 00h22
              Afficher/Masquer

              Voici quelques titres concernant les villes Kurdes de Turquie pour 2016:
              “Dozens of civilian casualties reported as Turkey intensifies bombardment of Kurdish town”
              “Turkey assassinates three Kurdish female activists in Şırnak”
              “Turkish army bombs Kurdish town of Cizre, three children killed”
              “Turkey unjustifiably killed 130 people in Kurdish southeast: Human Rights Watch”
              “At least 1,700 people killed since end of Kurdish peace process in Turkey: Crisis Group”
              “UN report details massive human rights violations against Kurds in Turkey”
              “Turkish army storms Kurdish town in an alleged ‘anti-terrorism’ raid »
              ” Turkey arrests 67 Kurdish politicians on terrorism charges”
              “Human Rights Watch condemns Turkey’s crackdown on Kurds and opposition media”


            • daniel Le 14 juillet 2017 à 00h24
              Afficher/Masquer

              …/… suite
              “Turkey prevents evacuation of Kurdish civilians from war-torn Cizre
              More than 100,000 Kurds displaced due to Turkish military campaign in Şırnak, Diyarbakir”
              “Turkey arrests nine Kurdish politicians for condemning military campaign”
              Et du 5 Avril 2016
              “Erdogan: No room for dialogue with Kurds”

              Il n’est nullement question du PKK mais du peuple Kurde et de ses représentants élus qui supportent ces exactions sans fin et d’une violence extraordinaire. En fait, sous prétexte de PKK, la Turquie mène une guerre sur son sol contre les Kurdes, juste bon à être réprimés et assassinés. Un cœur Kurde véritable ne peut être que boulversé par cette violence.
              Les Kurdes n’ignorent pas le destin des Arméniens, mais aussi d’autres minorités ( Coptes, Grecs, autres Chrétiens d’orient, Yézidis et Alévis) qui ont été massivement réprimés au début du 20.ième siècle, jusqu’en 1923. C’est pourquoi les plus lucide soutiennent Le PKK, de la même façon que les Français les plus lucides soutenaient la Résistance française en d’autre temps.


  8. Ubu Le 12 juillet 2017 à 09h57
    Afficher/Masquer

    Bien, maintenant qu’ils ont foutu la m….. dans ce coin, ils vont changer de front.., Asie du sud-est par exemple, ou Indonésie, mer de chine, et pourquoi pas l’Inde…, combien de chiites là-bas ?
    De toute façon, ils ne savent (peuvent?) pas s’arrêter, , ce sont des toxicomanes de la guerre, il leur faudra nécessairement attaquer ailleurs, même par groupes interposés. Maintenant on les connait !


    • Daniel Le 12 juillet 2017 à 15h49
      Afficher/Masquer

      Somalie? Là bas pas beaucoup de risques de s’en prendre une sur la tronche.


  9. cording Le 12 juillet 2017 à 11h01
    Afficher/Masquer

    Les Kurdes ne sont pas si naïfs que cela, ils ont de la mémoire. Ceux d’Irak ont bien profité de l’agression étatsunienne en 2003 pour établir dans le nord un état quasi-indépendant. Pourquoi n’en serait-il pas autrement des Kurdes de Syrie malgré les volontés turques. Le PKK agit de part et d’autre de la frontière. En symbiose avec les YPG et le PYD ou parti de l’union démocratique kurde considéré comme la branche syrienne du PKK.


  10. aleksandar Le 12 juillet 2017 à 12h58
    Afficher/Masquer

    “Les rodomontades de Donald Trump sur la Syrie paraissent relever de la gesticulation diplomatique”. Non, ces gesticulations sont a usage interne. Il serait quand même bien que nos grands ” intellectuels” arrêtent de prendre Trump pour un idiot.
    La frappe sur la base aérienne d’Al-Shayrat, du cinéma ! Trump sourd aux doutes des services de renseignement ? Non, il les ignore volontairement et en place pour la photo !
    Comparez avec celle d’Obama dans la salle d’opération lors de l’assassinat de Ben Laden. Ce monde vit d’image et Trump le sait.
    La fausse nouvelle d’un possible attaque chimique, du théâtre ! Probablement averti d’une nouvelle fausse attaque chimique, il vend la mèche. Surprise, incompréhension, dénégations, et un voile de suspicion jeté sur toute nouvelle annonce d’attaque chimique.
    Une parfaite opération « Info Ops ».
    Prendre son ennemi pour un imbécile est toujours une faute


  11. Christian gedeon Le 12 juillet 2017 à 13h10
    Afficher/Masquer

    M. Naba est un homme passionné et de grande conviction. Ses analyses stratégiques sont fondées et sa connaissance. Des arcanes de cette guerre,ou plutôt de ces guerres,sans faille. Mais la passion peut parfois faire passer dans le wishfull thinking ,et. Pire encore dans l’anachronisme . Les circonstances de ce qui s’est passé au Liban dans les années 80 et les conséquences induites,n’ont rien à voir avec les circonstances actuelles,sinon que les successeurs des acteurs sont les mêmes,ou presque. Le Liban n’avait pas vraiment d’intérêt stratégique,ni meme tactique pour les US. il en est tout autrement aujourd’hui ´hui pour l’Irak et dans une bien moindre mesure pour la Syrie. NOn,les us ne quitteront pas l’Irak de sitôt … it is obvious mon cher Watson. la ,René commet une erreur d’analyse énorme,mais compréhensible compte tenu de son engagement. J’en profite pour dire qu’il y a deux semaines,j’ai réagi à un article alarmiste sur le problème Qatar /Arabie saoudite en disant qu’il n’allait rien se passer,rien du tout. Et il ne passe rien du tout,en fait… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ou presque. Cher M.Naba,prenez le temps…. Et rappelez vous que si vous restez assis assez longtemps au bord de la rivière ,vous verrez passer le corps de votre ennemi….mais les US sont en Irak pour longtemps très longtemps.


    • Rene Naba Le 12 juillet 2017 à 14h48
      Afficher/Masquer

      M Gédeon, désolé de vous faire remarquer que vous êtes totalement hors sujet. Vous ergotez de longues lignes sur le Liban alors que j’en ai pas fait mention dan ce papier. C’est le propre d’une pensée diffluente. cela se soigne pour peu que l(‘on prenne conscience de cette pathologie.

      De surcroît, je n’ai fait que rapporter les propos de M. Robert Ford, le grand vaincu de la guerre de Syrie avec Bandar Ben Sultan, sans la moindre analyse de ma part.

      C’est bien Robert Ford qui parle du retrait américain du Liban en 1983 et cela fait l’objet de la manchette du journal arabe. .

      Vous conjecturez et extrapolez sur des éléments sans apport avec le texte. Ne vous érigez pas en juge mais conformez vous à l’analyse du contenu. Le texte, le contexte et le prétexte. Cette règle cardinale explique ma longévité professionnelle, menée avec la seule passion du professionnalisme, ce qui est loin d ‘être votre cas.


      • christian gedeon Le 13 juillet 2017 à 12h47
        Afficher/Masquer

        Mais si vous en avez fait mention…enfin! C’est bien vous qui prévoyez le départ des troupes américaines d’Irak en faisant le parallèle avec leur départ du Liban après les attentats,non? Relisez vous,M. Naba. Et m’agresser est idiot. Est ce que je vous agresse moi? Et puis arrêtez donc de faire une fixette sur Israël,coupable de beaucoup,mais très loin d’être coupable de tout,n’est ce pas? Ou alors considérez vous les “arabes ” comme des crétins,victimes de tout et responsables de rien? je crois que c’est là un point qui nous différencie fondamentalement.


        • Rene Naba Le 13 juillet 2017 à 18h22
          Afficher/Masquer

          Faire mention ne signifie pas l’assumer mais le rapporter. C’est Robert Ford bien Robert Ford qui annonce le retrait des Etats Unis de Syrie, comme auparavant du Liban et de l’Irak. Si vous êtes arabophone cliquez sur le lien et vous verrez que cela figure en manchette. Je n’ai pas la prétention de prévoir quoique ce soit encore moins un retrait américain quelconque. Dans ce papier, je le répète, je n’ai fait que rapporter les propos de Robert Ford. Est ce clair?
          Encoure une fois épargnez moi vos jugements hâtifs. Si vous preniez connaissance de ma production journalistique depuis quarante ans, vous saurez que je n’ai jamais épargné les Arabes, leur faisant assumer pleinement la responsabilité de leurs échecs Au fait, que vint faire Israel là dedans. Encore une digression.. cela devient grave.


    • Rene Naba Le 12 juillet 2017 à 19h40
      Afficher/Masquer

      M. Gédeon, il est ahurissant de lire sous votre plume que le Liban ne présentait pas d’intérêt stratégique pour les Américains. La guerre du Liban a été une guerre de dérivation à la normalisation égypto-israélienne, un abcès de fixation pour les états arabes hostiles à la pax americana dans la zone.Enfin, une tentative de créer une patrie de substitution aux palestiniens sur les débris du Liban en compensation de la phagocytose de la Palestine par Israel. Alexander Haig à l’époque secrétaire d’état de Ronald Reagan, avait justifié l’invasion israélienne du Liban en 1982 par cette phrase “Le port de Beyrouth doit rester à l’Occident'” et son homologue saoudien, en écho surenchérissait;Beyrouth doit cesser d’abriter des voyous”, en référence à la fonction tribunicienne de la capitale libanaise. La guerre du Liban est demeuré un souvenir vif dans ma mémoire. Je l’ai couverte de bout en bout comme beaucoup d’autres guerres.J’en parle en connaissance de cause.


      • Christian Ged Le 14 juillet 2017 à 15h27
        Afficher/Masquer

        En connaissance de cause? Et couverte de”bout en bout”? Êtes vous un surhomme? Je connais bien des compatriotes qui s’interrogent encore aujourd’hui sur bien des épisodes de cette ou plutôt de ces guerres,tout comme moi…mais vous,vous êtes sûr de votre fait. Que dire de plus…rien en fait. Ave César,ceux qui ne savent pas te saluent.


    • aleksandar Le 13 juillet 2017 à 13h37
      Afficher/Masquer

      Le moyen orient est comme les glaciers, il absorbe les étrangers et puis fini par les rejeter d’une manière ou d’une autre.Ce sera le cas des américains. L’inutilité , l’ennui ou la volonté politique de Trump dont à l’opposé de certains je ne doute pas. Le temps est son allié.
      Comme ce sera le cas d’Israël en train de se faire dévorer de l’intérieur par la dermographie suite à ses rêves d’expansion.50 ans, 100 ans c’est si peu a l’échelle du temps arabo-persan.
      Ainsi est le moyen orient, on s’adapte, on se fond dans la masse , tout en gardant ses particularités, sa religion, ou on disparait.


  12. Fox 23 Le 12 juillet 2017 à 16h33
    Afficher/Masquer

    Je pense quand même que tous nous devons rester vigilants. Depuis des lustres, les terroristes US (dixit Noam Chomsky) sèment la mort et la misère sur notre planète.

    Les multiples revers que leur vanité leur fait encaisser ces dernières années ne peut que les rendre plus dangereux et imprévisible, le fait d’avoir un président nullissime étant un facteur aggravant !


    • martin Le 12 juillet 2017 à 19h47
      Afficher/Masquer

      Franchement, on ne voit plus très bien comment les américains vont pouvoir empêcher leur éjection à court terme du terrain proche-oriental.

      Leur défaite au sud(près de la frontière jordanienne) combinée à leur défaite au nord (Alep) laisse le champ libre aux 3+1 pour déployer une immense tenaille autour du centre-est de la Syrie. Les choses vont bon train de ce côté.

      D’autre part, la situation de la coalition en Irak va devenir de plus en plus inconfortable, coincée qu’elle sera entre une Syrie revenue à la vie et un Iran équipé par les russes.

      Attaquer l’Iran ou la Syrie serait peut-être une solution pour eux et leurs alliés, mais s’ils choisissent cette option, je leur souhaite bon courage! Ils ne le feront pas, c’est beaucoup trop dangereux et coûteux.

      Bref, game over en effet.


  13. Nanker Le 17 juillet 2017 à 10h42
    Afficher/Masquer

    Une intox à « Libé » quelle surprise! Nan je blague!

    Quant à Hala Kodmani elle n’était pas plus tard que ce matin sur « France Inter » à nous “expliquer” la situation syrienne.

    George Bernard Shaw disait qu’il fallait changer les hommes politiques et les couches des bébés régulièrement, et ce pour la même raison. On pourrait ajouter “et les soi-disant spécialistes de la Syrie”? (Hala Kodmani, Jean-Pierre Filiu, François Burgat).


Charte de modérations des commentaires