Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n’y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, l’obésité et l’espérance de vie.

Analyse du livre de Michel Desmurget : TV Lobotomie

Ce livre gagnerait sans doute le prix de la couverture la plus laide s’il existait, mais, malgré cette erreur de l’éditeur, il vaut tout de même la peine d’être lu. Michel Desmurget, chercheur à l’INSERM, dans TV Lobotomie. La vérité scientifique sur les effets de la télévision (Paris : Max Milo, 2011) nous propose rien de moins qu’une synthèse de tout ce que les scientifiques savent sur les liens entre la consommation télévisuelle et les attitudes, comportements, capacités, des êtres humains qui consomment de la télévision. Ce bilan scientifique, à partir de 4000 articles selon l’auteur, serait en fait effrayant. Plus on regarde la télévision,  plus on a regardé la télévision, plus on l’a fait jeune, plus on augmente toutes choses égales par ailleurs les probabilités d’événements défavorables pour soi-même  à tous les âges de la vie.  De fait, pour croire aux résultats cités de cette étude, il faut fondamentalement être accessible à la pensée statistique. Comme le montre, le “débat” organisé le 7 février 2011 autour de ce livre sur Europe 1 et la réaction d’une auditrice qui cite son propre cas de téléphagie ne l’ayant pas empêchée d’être, à l’en croire, un génie, c’est un point fondamental.

Ainsi, si l’on a accès au raisonnement en probabilité, typique en épidémiologie par exemple, Michel Desmurget établit à partir de la littérature disponible que :

a) “la télévision est un véritable désastre ontogénétique” (p.136) (conclusion du chapitre II La télé étouffe l’intelligence, p. 71-137), autrement dit des preuves solides existent que, toutes choses égales par ailleurs, le développement intellectuel des enfants se trouve profondément affecté par la consommation de télévision, avec un effet d’autant plus fort que la consommation s’effectue massivement très  jeune (dans les toutes premières années 0-3 ans). Des études montrent même qu’à cet âge précoce, le simple fait d’avoir la télévision allumée dans une pièce  sans la regarder aurait des effets sur le développement intellectuel. La raison profonde de cette déficience en matière de maturation de l’intelligence ne serait pas liée à la qualité déficiente (ou non) des programmes, mais à la nature non interactive de la télévision. Dans le fond, notre chercheur retrouverait dans la littérature savante contemporaine la vérité marxienne selon laquelle la vérité de l’homme (comme de tout animal) n’est autre que la praxis, et que la télévision constitue une forme extrêmement appauvrie d’(in)activité.  En tant que professeur d’université, je dois dire que la courbe historique des scores obtenues aux tests d’admission dans les universités américaines, corrélé avec un retard d’une vingtaine d’années avec la pénétration de la télévision dans les foyers  (p. 92),  m’a plutôt impressionné. L’auteur cite quelques exemples d’études ayant pu montrer que l’introduction de la télévision détraque les comportements enfantins, et qu’inversement, le sevrage télévisuel peut avoir des effets positifs assez rapides (si l’on valorise la réussite scolaire, le sommeil, le calme, etc.).

b) la consommation de télévision est un facteur déterminant d’augmentation des risques de santé suivants : obésité, tabagisme, alcoolisme, sexualité mal contrôlée chez les adolescents, et j’en oublie quelques autres dont la sénescence précoce (cf. chap. III, “La télé menace la santé”, p. 139-201). Sur le tabagisme par exemple, des études montrent que, pour des adolescents, le simple fait de voir des films plutôt anodins dans lesquels apparaissent massivement des cigarettes fumées par des acteurs sympathiques augmentent la probabilité de devenir soi-même fumeur. En conclusion, indirectement, la télévision tue purement et simplement, et, avant cela, coûte cher en dépenses de santé – mais rapporte beaucoup aux entreprises qui manipulent ainsi nos comportements.

c) Enfin, la consommation de télévision rend violent et /ou anxieux (chap. IV“La télévision cultive la peur et la violence”, p. 203-238). Pour l’auteur, sur le premier point, à savoir le fait de voir de la violence et de devenir en conséquence soi-même, toutes choses égales par ailleurs, plus violent et/ou indifférent à la violence, aurait atteint un tel point de consensus parmi les scientifiques que les recherches se sont ralenties sur ce point depuis quelques années. Inutile de continuer à prouver que la terre est ronde. Pour l’anxiété, due au visionnage massif de la télévision, elle s’exerce d’autant plus puissamment sur les plus jeunes esprits.

En résumé, à en croire l’auteur, la communauté scientifique se trouve sur les divers effets négatifs de la télévision dans un consensus semblable par son ampleur que celui que connaissait cette même communauté sur les effets cancérigènes du tabac  alors que l’industrie du tabac et ses affidés  et idiots utiles niaient encore farouchement tout lien – avec la même difficulté donc, à savoir que cette “vérité scientifique” n’arrive pas du tout à s’imposer  dans l’espace public. La plus grande partie des études citées se trouvent être nord-américaines, et l’on découvrira que, sur la foi de ces recherches, les sociétés savantes des Etats-Unis ont multiplié les avis sur les différents points évoqués, sans à ma connaissance aucun effet sur la civilisation télévisuelle de ce pays. Pisse dans ce violon, camarade savant, tu nous intéresses!

Cependant, bien que Michel Desmurget ne fasse pas la différence, il faut distinguer deux séries d’effets : le plus grave, celui du média télévision en soi, par la passivité qu’il implique et qui s’avère  en tout point imparable  dans ses effets à tous les âges de la vie (point a));  et les plus remédiables, ceux qui sont liés au contenu des programmes (incitation à la malbouffe, à la violence, etc.) (point b) et c)). On peut remarquer de fait qu’il existe déjà beaucoup de règlementations pour limiter ce qui est montrable à la télévision. Par exemple, aucun pays n’autorise à ma connaissance de la  vraie pornographie en clair sur des chaînes accessibles à tous; beaucoup de pays disposent d’un système de classification des œuvres selon  le degré de violence; des programmes pour enfants sont conçus et diffusées; on limite ou on interdit la publicité visant les enfants, etc. ; autrement dit, sur les points b) et c), on pourrait, à la limite, imaginer de règlementer en vue d’une télévision qui éviterait les principaux écueils repérés par la recherche. Cela serait sans doute un peu ennuyeux pour beaucoup de gens (plus de séries criminelles, plus de sexe suggéré, plus de fumeurs positifs, etc.) et ressemblerait aux recommandations en la matière de laVie (encore) catholique en 1968 – ou, au contenu de la télévision actuellement gérée par le Patriarcat de Roumanie. Comme le montre l’auteur avec soin (dans le premier chapitre I, p. 33-69), les enfants regardent en gros la même chose que les adultes; donc, à moins de supposer des parents devenus tous raisonnables et ne laissant voir à leurs enfants que ce qui est de leur âge, il faudrait revenir à un terrible degré de censure des programmes. (Dans le cas des Etats-Unis, le principe intangible de la liberté d’expression rend toute réflexion en ce sens largement caduque, mais en Europe, des avancées seraient possibles.)

En revanche, sur le point a), la télévision en soi (quelque soit le contenu) s’avère un désastre ontogénétique pour les enfants (et, accessoirement, tend à aider les adultes à devenir sénile avant l’heure), les perspectives d’action publique me semblent  plus limitées; de fait, l’objectif de l’ouvrage semble être bien essentiellement d’obtenir que les parents, prévenus par l’auteur, arrêtent de laisser la télévision à disposition de leurs jeunes enfants (cf. la conclusion en ce sens p. 246 : “pendant les cinq ou six premières années de vie, toute exposition audiovisuelle devrait être strictement proscrite par les parents tant la télévision trouble le sommeil, promeut l’obésité à long terme et interfère avec le développement intellectuel, affectif, physique et social de l’enfant.” ), et, ensuite, contrôlent strictement la qualité et la quantité de ce qui est regardé par ces derniers. Or, comme il croit pouvoir le montrer, ce sont les adultes eux-mêmes  qui veulent que les (très) jeunes enfants s’intéressent à la télévision (ou à des DVD) afin d’obtenir du répit dans la lourde tâche de l’éducation qui leur incombe. Bien que n’ayant pas d’enfants, cela m’a rappelé que des amis, n’ayant d’ailleurs pas la télévision chez eux pour des raisons fort semblables à celles invoquées par l’auteur,  amis avec lesquels je passais des vacances il y a quelques années, utilisaient sciemment en dernier recours la télévision (cachée jusque là dans un coin du logement)   pour paralyser littéralement leur chère progéniture, plutôt remuante par ailleurs, en cas de nécessité absolue (faire les bagages et le ménage à la fin du séjour). Cela m’avait plutôt amusé à l’époque que de voir cet effet de fascination – un peu le rayon paralysant des séries télévisées de mon enfance -, mais je me rends compte à la lecture de Michel Desmurget que là se trouve largement la clé du problème. Tous les adultes n’ont pas l’énergie pour interagir tout le temps avec  leur progéniture. Se passer de fait de la télévision supposerait une réorganisation des vies familiales.

Plus généralement, si l’on admet que Michel Desmurget, chercheur à l’INSERM, a fait correctement son travail de compilation et engage ainsi sa responsabilité de savant, on peut en tirer trois conclusions.

Tout d’abord, le peu de sympathie exprimée par quelques grands penseurs du siècle dernier à l’égard de la télévision, Karl Popper, Pierre Bourdieu, et Giovanni Sartori, pour citer des grands noms, semble recevoir une confirmation empirique forte de toutes ces études  si l’on partage l’idéal d’une humanité forte et adulte.

Ensuite, on possèderait là un exemple supplémentaire d’écart abyssal entre ce qu’exigeraient les résultats scientifiques et les pratiques socioéconomiques en vigueur. Bien qu’il ne l’ait pas calculé, l’externalité négative de la télévision comme activité sociale parait au total énorme – surtout si l’on compte les effets de long terme qui semblent étonnamment forts. Même si Michel Desmurget se montre très prudent dans ses interventions médiatiques en visant surtout à protéger les enfants d’aujourd’hui et à se présenter comme quelqu’un qui n’est pas contre la télévision en soi, la conclusion logique de son travail serait en fait une suppression pure et simple de la télévision, ou, tout au moins,  dans une société de liberté d’entreprendre, la fin de tout soutien public à cette activité économique nocive. Par exemple, si la télévision en soi creuse la tombe de la performance scolaire et nous promet en plus des générations d’obèses, il n’est peut-être pas nécessaire de financer cela sur fonds publics. Ou, du moins, pourrait-on se limiter à une seule chaine exempte de tout effet nocif par le contenu et ne visant que les plus de six ans. Bien évidemment, on  n’en fera rien! C’est là un aspect fascinant de nos sociétés, cette capacité à payer des gens pour savoir qu’on se détruit en faisant telle ou telle chose, tout en s’en souciant peu au total. Je pourrais aussi citer la prison comme institution criminogène, ou les deux roues comme cause de mortalité massive sur les routes. Mais, dans le fond, après tout, nous pouvons (encore) nous payer ces luxes.

Dernier point :  M. Desmurget nomme sans aménité aucune “pipeaulogue” les spécialistes des médias ou  les essayistes qui nient ou minimisent les effets qu’il décrit à la suite de cette littérature qu’il a dépouillé.  Son livre prend en effet parfois le ton d’un pamphlet, mais c’est sans doute un choix de sa part pour atteindre un plus vaste public qu’avec un rapport de synthèse et pour rendre le contenu moins austère.  Au delà des termes dépréciatifs utilisés à l’encontre de quelques-uns cités dans l’ouvrage, je suis confondu par la divergence entre les conclusions qu’il tire à partir de cette littérature, trouvée essentiellement dans les revues de médecine, d’épidémiologie, de psychologie, et ce que j’avais perçu comme le consensus présent des spécialistes des médias, qui insistent plutôt sur les filtres sociaux à la réception, sur le côté anodin de toute ces contenus.  Par exemple sur le cas de la violence et de la sexualité, l’écart me parait énorme. Il est vrai que le souhaitable que dessine en creux le consensus scientifique auquel se réfère Michel Desmurget ressemble fort à la bonne vieille morale éducative de la bourgeoisie  catholique du début du siècle dernier. L’auteur s’en défend et s’en amuse même parfois, mais il reste qu’il casse totalement le lien entre “progressisme” (entendu comme recherche de l’autonomie pleine et entière de l’individu) et “libéralisme culturel” (entendu ici comme extension du domaine du montrable). Finalement, cela voudrait dire que des films-culte comme Pulp Fiction ou simplement  Avatar sont porteurs de maux pour les jeunes qui en sont les plus friands consommateurs. Si la violence, le sexe et le tabagisme montrés aux masses adolescentes ne sont plus aussi anodins que cela, où va-t-on arriver ma brave petite dame? Chez Benoit XVI? Chez les talibans? Et puis, par ailleurs, si l’on n’a plus de faits divers bien gores pour le JT, de quoi peut-on parler alors? Où sera l’émotion?

Source : Bouillaud’s Weblog

 

P.S. Dans un autre registre, comme signalé en commentaire, je vous conseille le film Idiocracy (Planet Stupid “en français”, de 2007). Au 1er degré, ça ne vole pas super haut, mais au second, c’est une critique assez radicale et bien vue…

P.P.S. : et pour le coup, sans aucun rapport avec tout ça, je vous conseille vraiment d’aller voir au cinéma le film La famille Belier, c’est remarquable de sensibilité et une belle façon de commencer l’année… 🙂

122 réponses à [Vidéo] TV Lobotomie – La vérité scientifique sur les effets de la télévision

Commentaires recommandés

Macarel Le 02 janvier 2015 à 09h55

Dans le cadre de la lutte contre la lobotomie de la TV…

Albert Camus disait : “Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde.”

Alors en ce début 2015, nommons les choses par leur nom :

– Hollande et sa camarilla c’est la nouvelle droite.

– Sarkozy et sa clique c’est la nouvelle extrême droite.

Ne pas le faire c’est ajouter aux malheurs de la France.

Et je souhaite qu’en 2015, le PS et l’UMP explosent !!!

  1. vladimirK Le 02 janvier 2015 à 04h31
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    Je ne vous recommanderai jamais assez le film “Idiocracy” .
    http://www.imdb.com/title/tt0387808/

    Sous des couverts d’une comédie un peu graveleuse, la réflexion y est plus profonde qu’on ne l’imagine, et ce film illustre ce qui attend nos descendants, à savoir ce que dénonce Michel Desmurget.


    • Alberto Le 02 janvier 2015 à 11h53
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      Merci pour le conseil. “Idiocracy”, même avec ses imperfections, est vraiment réjouissant. Un film qui prône la lecture, l’écriture de vrais scénarios, l’intelligence. Rarissime et très drôle.


    • Varenyky Le 02 janvier 2015 à 12h41
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      Je me souviens bien de ce film dont j’avais oublié le titre “Idiocraty”
      Il y avait en effet un vrai message sur la domination et la bêtise grandissante aux Etats-Unis, sous la forme d’un film potache.
      Le problème de ce film c’est qu’il est encore trop optimiste, puisque c’est le moins idiot des idiots qui arrive au poste suprême, alors qu’aujourd’hui c’est le plus idiot des idiots qui est mis sur le siège.
      Nicolas Vial avait très bien illustré ce fait cet été avec son dessin de fauteuil trop grand pour François Hollande, ce qui lui a fait perdre son poste de dessinateur du Monde, d’ailleurs.


      • vladimirK Le 02 janvier 2015 à 16h05
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        Je ne sais pas si François Hollande et Barrack Obama sont idiots – après tout, il a fallu y arriver à leur place, et moi par exemple, je n’ai pas réussi – mais incompétents ils sont très certainement.

        Ça me rappelle les enfants de ma marraine (qui habitaient la région de San Francisco, et qui étaient/sont Républicains convaincus) qui avaient des badges avec la mention suivante : “ma mère m’a toujours dit que n’importe qui pouvait devenir président, maintenant je la crois”.

        Mais je rejoins votre argument


        • Louis Robert Le 03 janvier 2015 à 13h30
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          “… après tout, il a fallu y arriver à leur place…”?

          Ne croyez-vous pas que cela dit, il conviendrait de préciser:

          1. COMMENT ils y sont arrivés “à leur place”?

          2. que compte tenu de la réponse qu’en vérité l’on doit donner à 1, les meilleurs CHOISISSENT (font même en sorte) de ne pas “y arriver à leur place”?

          Chris Hedges: “Karl Popper also makes this point in “The Open Society and Its Enemies.” Popper has a great line, which I like: The question is not how do you get good people to rule. [Most people attracted to power are at best mediocre (which is Obama) or venal (which is George W. Bush).] ” — La question n’est pas de savoir comment on obtient des gens de qualité pour exercer le pouvoir. Comme l’affirme Karl Popper, la plupart de ceux qui sont attirés par le pouvoir sont au mieux médiocres (c’est le cas d’Obama) ou vénaux (comme George W. Bush).

          Presentation, Santa Fe

          http://www.truthdig.com/avbooth/item/chris_hedges_presentation_santa_fe_20120513


      • Kiwixar Le 02 janvier 2015 à 21h08
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        Ce film est surtout très optimiste parce qu’il décrit la situation dans 500 ans, alors que je pense qu’on atteindra ce stade de débilisation avancée bien avant en Otanie (100 ans?).

        C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce film est excellent et tellement grinçant : il montre des comportements ACTUELS d’une bonne partie de la population (ne pas savoir qu’il faut de l’eau pour faire pousser des plants) en faisant mine de mettre ça 500 ans dans l’avenir… alors qu’il y a déjà 10-30% des Zuniens qui ont atteint un niveau de crétinerie extrême, et l’Europe suit avec 10 ans de retard (bien sûr).

        Exemple ce gars capable d’utiliser un ordinateur et de conduire et qui croyait (et argumentait, sûr de lui) que l’Alaska est une île (sur les cartes des US ils n’incluent pas le Canada). Les exemples comme ça foisonnent (les gamins qui croient que le poisson est carré avec une tige en bois), je m’inquiète juste pour la maintenance des centrales nucléaires dans 50 ans, quand tout commencera à rouiller et que les intérimaires seront recrutés directement à la sortie de Walmart sur un QCM.


        • Bobillier Le 02 janvier 2015 à 22h46
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          les centrales nucléaires c’est comme les vieilles bagnoles. vous en avez besoin pour aller au boulot et vous êtes fauché… donc elle va bien tenir encore un peu…. si les freins ou la direction lâchent, si personne n’est en face, c’est vous que ça regarde….
          dans une centrale nucléaire si les barres de contrôle ne descendent quand ça chauffe trop ( pour les intimes on appelle ça “diverger”) ou que la cuve est pourrie, ça craint un peu plus!


        • Louis Robert Le 03 janvier 2015 à 13h42
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          Mon document préféré est celui-ci (un classique du genre!):

          “The less Americans know about Ukraine’s location, the more they want U.S. to intervene” — Moins les Américains savent où se trouve l’Ukraine, plus ils veulent y intervenir…

          http://www.washingtonpost.com/blogs/monkey-cage/wp/2014/04/07/the-less-americans-know-about-ukraines-location-the-more-they-want-u-s-to-intervene/


      • Archanonyme Le 02 janvier 2015 à 22h02
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        Je pense la même chose, j’ai peur pour l’avenir, il va bien falloir entretenir tout ces machines et j’ai peur que les gens ne sauront tout simplement plus le faire.

        Un bon exemple et de prendre un bouquin sur électricité de plus de 60 ans. La nous nous rendrons vite compte qu’en faite on est en régression par rapport aux savoir et méthodologie des nos ainés.

        Un autre mythe et que la deuxième guerre mondial fut une vielle guerre faite avec une technologie antérieur. Mais ce n’est pas la cas, la deuxième guerre mondial fut une guerre moderne, missiles, missiles filo-guidé, charge à quartz, bombe a sous-munitions, électronique de bord, joystick, radio, radar, pile a combustible. (faite des recherche sur le sujet)

        En 60 ans, nous n’avons pas beaucoup progresser, et nous ne somme même plus en mesure de retourner sur la lune (pourtant nos prédécesseur l’ont fait)


        • theuric Le 04 janvier 2015 à 00h40
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          En 60 ans nous n’avons fait que développer des technologies ayant, pour bases, tout le XIX° et première moitié du XX° siècle, depuis, nous pouvons observer que, hormis un approfondissement des découvertes fondamentales faites à ces époques, rien de nouveau ne s’est jusqu’à présent présenté à nous.
          Il est à remarquer que le moyen-âge avait pris un pli similaire où, certes, des technologies furent développées mais, à contrario, ce fut l’avènement de la renaissance qui permis des découvertes novatrices, avec certes quelques exceptions, dans le domaine bancaire notamment.
          Nous pouvons donc considérer notre époque comme étant un moyen-âge finissant et le tout début frémissant d’une nouvelle renaissance.


          • Georges Le 04 janvier 2015 à 20h59
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            @ Archanonyme et theuric.

            Rien de nouveau depuis 1950 ? ??J’ai besoin d’un argumentaire plus développé pour pouvoir acquiescer.

            La physique quantique n’ayant jamais été mise en défaut et ayant des résultats spectaculaires, pourquoi voudriez vous qu’elle soit rejetée, seulement pour pouvoir dire qu’il y a du nouveau ?

            Il y a des développements basés sur cette physique qui amènent des choses tout à fait nouvelles (que ça soit bon ou mauvais est un autre débat).

            Pas de nouveauté en biologie depuis 1950 ?

            Et ainsi de suite dans d’autres domaines.

            Une argumentation bien pesée et pas seulement une affirmation en une phrase ….est nécessaire pour qu’on puisse être d’accord ou contredire vos affirmations.
            ———
            Aller sur la lune a un coût. Une fois qu’on est allé sur la lune, quel intérêt d’y aller régulièrement ? Il faut un objectif précis pour pouvoir engager le programme.
            Actuellement, des expérimentations sont faites pour un voyage humain vers Mars, mais c’est pour pouvoir l’envisager d’ici une vingtaine d’années ou plus.
            Personnellement je n’y vois absolument aucun intérêt.
            Mais dire en une simple phrase qu’il y a une régression car nous sommes désormais incapables d’aller sur la lune, pour ma part ça nécessite une argumentation beaucoup plus étayée.


          • Archanonyme Le 05 janvier 2015 à 21h09
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            Certain type de matériaux ne peuvent être créer quand faible apesanteur. Disposé d’une base permanent lunaire autonome et ce qui est le plus rentable. Ne pas avoir coloniser la Lune est une erreur industriel, technologique, et militaire.

            Si nos scientifique sont si en avance depuis 50 ans pourquoi ne sont t-il tout simplement pas capable de le re-faire technologiquement ? Le premier alunissage réussis avec homme date de 1969, ça fait un bout de chemin ?


  2. Papagateau Le 02 janvier 2015 à 05h06
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    Citation :

    Cela m’avait plutôt amusé à l’époque que de voir cet effet de fascination – un peu le rayon paralysant des séries télévisées de mon enfance -, mais je me rends compte à la lecture de Michel Desmurget que là se trouve largement la clé du problème. Tous les adultes n’ont pas l’énergie pour interagir tout le temps avec leur progéniture. Se passer de fait de la télévision supposerait une réorganisation des vies familiales.

    Tout est dit : métro-boulot-dodo puis télé pour tous, si possible violent mais qui fini bien pour avoir le sentiment que quelqu’un nous protège. Par exemple, que Hollande nous protège de la crise mondiale, et qu’Obama nous protège du fascisme poutinien.
    On est formaté tout les soirs à faire confiance à un protecteur, à l’autorité.
    On est des enfants.


    • vladimirK Le 02 janvier 2015 à 06h32
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      et on n’a pas de TV parce que je suis trop radin pour ça.


    • Mido Le 02 janvier 2015 à 11h12
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      J’invite à relire Dostoïevski et son grand inquisiteur tiré des frères Karamazov.
      Le roman est certes épais comme les pages jaunes et blanches réunies mais contient des perles.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Inquisiteur


      • DUGUESGLIN Le 02 janvier 2015 à 11h53
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        Merci, je relis souvent des passages, je ne me lasse pas. Livre recommandé.


    • Jean Le 02 janvier 2015 à 16h33
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      Le problème n’est pas directement la TV qui fait nounou à cause du métro-boulot-dodo des parents.
      Le véritable problème est qui nous impose à ne plus être organisé en clan où il y avait toujours quelqu’un pour s’occuper des enfants (soit la mère, soit les grands-parents).
      On est contraint à travailler mari et épouse, alors que ça ne suffit pas forcément à vivre correctement.
      Les personnes qui élèvent les enfants (école et TV aux mains des dominants) sont extérieurs à la famille, donc peuvent prendre l’ascendant sur les enfants pour les manipuler autrement de ce que désiraient leurs parents.

      Nous somme comme la plèbe du temps de l’antiquité, et ceux qui dirigent : les patriciens, eux restent sous forme de clans, de réseaux, de tribus, de communautarisme dominant.

      C’est le principe de diviser (nous peuple) pour mieux régner et unir (leurs familles) pour conquérir (ou rester dominant).

      Forcément quand les dominants n’ont pas besoin de travailler (puisque le travail est fait par la plèbe moderne, leurs esclaves modernes), eux peuvent avec le temps disponible et cet esprit de clan, élever leurs enfants au mieux pour qu’ils maintiennent leur clan au même niveau de domination.


      • Jean Le 02 janvier 2015 à 17h15
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        complément :
        A nous, le Système aux mains des dominants nous interdit de former des clans sous prétexte d’égalité…

        – Mais les politiciens font des clans.
        – Les mafias font des clans.
        – Les multinationales malgré de soi-disant capitalisme libre concurrence libre échange, font des clans en rachetant d’autres entreprises plus faibles, ou en faisant de l’entente sur les prix quand ils ne peuvent pas s’acheter l’un l’autre.
        – Les étrangers font des clans (exemple les chinois qui viennent et demande de l’argent non pas à une banque, mais à leur clan, qui contrairement à une banque, sera plus souple qu’une banque pour que tout le clan y gagne).
        – Les jeunes des cités, sont rarement d’un haut niveau d’étude, mais même à leur niveau, ils ont compris que leur intérêt est de perpétuer les clans comme au pays de leurs grands-parents, pour être plus forts en groupe.

        Reste le peuple qui respecte ce que les dominants imposent, et ce peuple est divisé, individualisé, donc sans pouvoir, même pas localement.
        Et comme par le plus grand des hasard, c’est ce peuple qui sert de vache à lait, veau, mouton, pigeon…


        • P.Lacroix Le 02 janvier 2015 à 17h52
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          Bonjour
          Je suis d’ accord avec vos arguments.

          Je pense que le fait d’ avoir encouragé les deux conjoints d’ un couple à travailler n’ est pas innocent. Le prétexte de liberté financière de la femme a été un trompe l’ œil.
          Mais cela a permit d’ avoir plus de revenu à ponctionner.

          Je connais des femmes dans ma famille pour qui le travail en usine n’ était pas un plaisir ( en est- ce un pour les hommes ? ) et qui étaient conscientes du peu de gain économique, une fois la nourrice et les frais divers payés, et de leur peu de qualité de vie. Mais comme tout le monde………..


      • bleurp Le 02 janvier 2015 à 17h54
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        bonjour Jean,
        vous devriez revoir la video en entier,
        car j’ai bien l’impression que vous etes passé à travers du sujet.
        il parle d’un effet cognitif sur les plus jeunes principalement, ainsi que l’evolution sur :
        -les études
        -les comportements
        -les addictions
        à aucun moment, de ce que vous essayez de nous faire, maladroitement, part.


        • Philippe, le belge Le 02 janvier 2015 à 20h06
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          Cher bleurp,

          Jean commente l’article pas la vidéo…

          Je vous recommande donc de relire ces lignes -ci:
          “Cependant, bien que Michel Desmurget ne fasse pas la différence, il faut distinguer deux séries d’effets : le plus grave, celui du média télévision en soi, par la passivité qu’il implique … et les plus remédiables, ceux qui sont liés au contenu des programmes” et pour le problème le plus grave, l’auteur écrit encore ceci:
          “Or, comme il croit pouvoir le montrer, ce sont les adultes eux-mêmes qui veulent que les (très) jeunes enfants s’intéressent à la télévision … afin d’obtenir du répit dans la lourde tâche de l’éducation qui leur incombe”

          Moi-même, je trouvais dommage que l’auteur de l’article arrête son raisonnement là, donnant une impression moraliste envers les parents, alors qu’il aurait fallu aller jusqu’à dire que si bon nombre de parents font ce “choix” là, c’est parce qu’ils ne l’on plus vraiment, ce choix!

          La


          • Philippe, le belge Le 02 janvier 2015 à 20h34
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            complément:

            là où je prends quelque peu mes distances avec Jean c’est, d’une part , sur le sentiment qu’il laisse paraître d’une sorte de complot des “élites” là où je pense moi qu’il n’y a qu’une convergence d’intérêts économiques, un effet parmi d’autres du long processus de maturation de l’économie capitaliste. Conjoncturellement, les profits se font plus difficiles à acquérir, on reporte le problème entre autres sur les salaires tout en poussant à la consommation et à l’endettement, forçant ainsi les conjoints des travailleurs les plus modeste à commencer à travailler également et de plus en plus, là où les plus aisées le font moins, par choix et plus à la carte…

            Cette divergence ne m’empêche pas de faire le même constat par rapport à l’existence de différents “clans” mais de nouveau, principalement créés par convergence d’intérêts, sans pour autant rejeter l’idée que les plus puissants mettent des bâtons dans les roues des plus faibles…

            … comme de diviser pour mieux régner, ce que fait hélas Jean en mettant étrangers et jeunes des banlieues dans le camps des puissants en opposition avec le peuple! Ce qui revient également à ouvrir la porte à la dérive fasciste!


            • bleurp Le 02 janvier 2015 à 22h27
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              admettons
              mais il s’agit là d’une digression de l’auteur de l’article qui a pour objet la revue d’un livre.
              si nous commençons à réagir à l’opinion de quelqu’un sur un livre qu’on a pas lu..
              ça devient de la haute voltige intellectuelle..


            • Jean Le 03 janvier 2015 à 17h49
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              Il y a lutte des classe donc nuisance volontaire des dominants pour conserver leurs privilèges.
              En 2006 Warren Buffett qui se fait passer pour un philanthrope caritatif à aider les pauvres, déclarait dans un magazine non lu par le peuple (et à l’époque il n’imaginait pas qu’Internet deviendrait une archive mondiale rendant sa phrase accessible au peuple) : “Il y a une guerre des classes, d’accord, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui fait cette guerre, et nous sommes en train de la gagner”.

              De nos jours contrairement aux rois et empereurs du passé, les dominants ne peuvent plus dire ouvertement qu’ils sont les “patriciens” et que nous somme leur “plèbe”.
              Ils nous font croire à de la démocratie où nous serions soi-disant tous “patriciens” avec le droit de vote, mais quoi que l’on vote, droite ou gauche, ça ne profite qu’aux mêmes multinationales, à la finance (banques, assurances), aux oligarques et politiciens qui leur servent de chiens de garde.

              Ce n’est plus “conjoncturel” quand malgré des crises à répétition, de l’austérité, “il va falloir faire des sacrifices” (Balladur 1993),… Les 1% sont toujours plus riches et les 99% autres s’appauvrissent continuellement.
              Il y a donc une volonté pour garder ou accentuer cet état qui profite aux dominants.

              Les dominants ne forment pas des complots comme l’homme à la cigarette dans xfiles.
              Mais ils formes des clans (tribus, réseaux, cercles) qui sont reliés les uns aux autres comme les anneaux olympiques (toujours quelques un qui ont des alliances avec un autre réseau, un autre clan (liens familiaux, ou professionnels, commerciaux, peu importe).
              Ces clans dominants ne sont pas égaux, ils forment eux aussi une hiérarchie où par exemple une famille dominante depuis 3 siècles à plus de pouvoir que le nouveau riche genre Niel ou Drahi sur seulement leur génération.
              Il n’y a pas d’ordres donnés, mais comme pour nous le principe du “politiquement correct” qui est de l’auto-censure.
              Le fait pour un clan dominant inférieur de chercher à imiter les clans dominants supérieurs, revient à l’équivalent de recevoir un ordre.

              Pour ce qui est des jeunes des cités, je ne dis pas qu’ils sont au même niveaux que par exemple les politiciens ou les multinationales.
              Mais qu’en formant un clan, une tribu dans leur cité, ils sont un cran au dessus des citoyens ordinaires de leur cité, qui se conforment à l’individualisme égalitaire.
              Et si ces cité sont des zones de non-droit, c’est bien que le principe de clan permet de dominer.
              Un guetteur à 500 eur par jour est supérieur à un citoyen honnête qui touche 500 eur par mois en travaillant à mi-temps.
              La grosse berline allemande du chef de cité ne sera pas incendié, contrairement au millier d’autres véhicules des citoyens honnêtes individualistes égalitaires.

              La différence est de l’ordre de la surface de territoire dominé.
              Pour des jeunes de cité, c’est juste leur cité.
              Pour des politiciens condamnés et avec de multiples affaires en cours, c’est de l’ordre de la ville entière, du département, de la région, du pays ou du monde.

              Coïncidence ou pas, Cahuzac, Thévenoud, Sarkozy, Balcany,… font parti de clans et la justice ne les punis pas beaucoup apparemment ?
              Alors que Bert Yvette “Mamie Loto”, DANS AUCUN CLAN, sans casier et sans enrichissement a du mettre fin à ses jours, puisque la justice l’a condamnée à 6 mois et 135.000 eur à rembourser sur sa retraite de 612 eur, pour avoir aider des handicapés, des enfants malades et des familles dans le besoin.
              http://www.youtube.com/watch?v=RJg0E9qNKn0&t=2m54s


        • Jean Le 03 janvier 2015 à 16h31
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          Bonjour Bleurp, je connais très bien cette vidéo que j’ai participé à mon humble niveau à mettre en lien depuis plus de 2 ans sur différents sites.
          Je ne remets pas en cause la très bonne analyse sur la TV par Michel Désmurget.

          Ce que je veux faire comprendre, c’est qu’il faut remonter à la source des problèmes, si non on perd du temps et ça ne change rien.


          • Homère d'Allore Le 07 janvier 2015 à 11h43
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            A propos de “Mamie Loto”, on voit la stupidité ou la duplicité des conseillers en communication de Guimauve le Conquérant.

            L’homme au scooter pouvait facilement regagner 2 à 3 points de popularité en usant de la grâce présidentielle pour cette vieille dame. Dans les couches populaires, cette action qui ne coûtait pas cher aurait été appréciée et pouvait faire oublier les “sans dents” de Trierweiler

            Et bien, au château, ils n’y ont même pas pensé ! Ou pire, ils ont considéré que ça ne valait pas la peine car la cible n’était pas la bonne.

            Soit parce qu’ils sont vraiment trop éloignés du ressenti du peuple, soit parce qu’une stratégie prévoit d’ores et déjà que ces catégories sociales se doivent de voter FN en 2017.


  3. DONO Le 02 janvier 2015 à 07h30
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    Le vrai souci réside probablement dans la divulgation des effets nocifs de la télé par le plus puissant des médias: la télé!!! Les masses nient ou ignorent le fait car elles ne sont et ne seront pas informées à ce sujet…
    Lorsque vous évoquez les conséquences de l’exposition prolongée aux écrans (TV, jeux vidéos et ordi en général)…peu semblent réellement convaincus au point d’en soustraire leur(s) enfant(s)…ou eux-mêmes.
    Je rappelle aussi l’importance du co-facteur alimentaire [ hypoglycémie (qui excite, s’oppose à la concentration) généralisée en rapport à une alimentation industrielle hyper-sucrée très rentable et basée sur la propagande commerciale principalement télévisuelle]….


    • vladimirK Le 02 janvier 2015 à 16h07
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      Vous faites bien de parler des jeux vidéos, car de nos jours la télévision a tendance à être remplacée par les tablettes numériques.

      Est-ce mieux ? Je ne suis pas sûr.


      • chasseur de dragon Le 02 janvier 2015 à 18h30
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        Les jeux vidéos, quand il ne sont pas sur-pratiqué, augmentent les capacités de focus attentionelle (en particulier les FPS qui sont très exigeant pour le joueur en terme ressource attentionelle), en d’autre mots ils serait plutot bon pour les capacités intelectuelles.

        A l’inverse, le switch fréquent entre différent type de média (la radio allumé tout en surfant sur les-crises.fr avec une vidéo youtube dans une autre fenetre en discutant sur Whatsapp sur son Iphone), serait désastreux pour ces mêmes capacité de focus attentionel.

        Pour plus d’info je vous conseille ce TED (qui est sous titré en francais):

        http://www.ted.com/talks/daphne_bavelier_your_brain_on_video_games?language=fr#t-367553


        • madake Le 03 janvier 2015 à 02h29
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          Le tedtalk de Daphné Bavelier est excellent, je me suis empressé de le faire suivre à mes enfants, lorsque je l’ai découvert, l’un était dans la dynamique médiazappeur.
          Le point remarquable que retiendront les parents, de son étude, est la surestimation de la performance, de ceux qui pratiquent, l’étude tronçonnée entre leçon, Facebook, chat, musique.
          Ils sont persuadés d’avoir bien réussi l’évaluation, ou l’exercice, dont les résultats s’avérent médiocres…
          Manifestement, si nous avons la capacité d’éxécuter plusieurs tâches simultanément, ça n’est pas notre mode d’exécution le plus performant, et donc ça n’est, sans doute, ni la méthode d’apprentissage la plus efficace, ni la plus rapide.


      • Citoyen Le 03 janvier 2015 à 17h15
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        Non, effectivement, internet-médias sociaux-jeux,etc…ne change rien à l’affaire.
        Idem les livres.

        Certains ne lisent que les romans de gare, les histoires sentimentales…etc…
        Les gens sont TRÈS conservateurs et ne cherchent – et trouvent – QUE ce qui CONFORTE leurs HABITUDES.

        La faiblesse intellectuelle structure leur comportement. Plus on est faible (sur tous les plans) plus on cherche à CONFORTER ce que l’on connaît.

        Société TRES conservatrice et le DETERMINISME SOCIAL ( de classe) est patent.

        Ce qui est dit dès le début de sa présentation.

        Dans les milieux de haute bourgeoisie, la télé n’a JAMAIS été une priorité, (ou jeux vidéo, pc, etc..) car c’est le signe de l’aliénation (comme la consommation) populaire.

        Les dominants n’ont pas besoin de cela…pour vivre, eux.
        Ce que j’ai observé dès l’enfance à l’école.

        Petits enfants, nous avions débattu à la maison avec parents éclairés du besoin de télé. Astucieusement, ils nous ont proposé des activités amusantes, constructives (voyages, excursions, nature, sports, théâtre, amis, livres, jeux, peinture, affection, etc…) à la place.
        Nous avons évidemment choisi de jeter la télé qui nous semblait affreusement morte, en comparaison. Pour nous, la télé, c’était comme vivre dans un cimetière.

        Et appris à résister à la pression sociale des autres enfants conformés qui tentaient de se moquer du fait que “vous n’avez même pas de télé” (Ce à quoi nous leur exposions les centaines d’activités non enchaînées dont nous disposions à la place. Le temps, ce luxe de classe dominante.)
        Résultat, à l’école, (et à la maison) notre cerveau a fonctionné de plus en plus rapidement, et l’assimilation intellectuelle était favorisée.
        Effectivement, l’explication du dessin se voyait, Nous dessinions (encore mieux que ce qui est présenté ici) à l’âge de 5 ans de façon beaucoup plus développée. Les autres, faisaient ces gribouillis-pattes de mouche. Cerveau tué par le déterminisme de classe sociale.

        Le déterminisme de classe sociale est effectivement la base du contrôle. Ce dont nos parents ont tenu à nous informer également. Tu ne te vantes pas car tu es issu d’un endroit privilégié sur le plan intellectuel, socio-culturel.

        Si ce n’est la télé, l’Eglise le faisait avant. Troupeaux sont sous contrôle.

        Cependant, la capacité logique est affectée sérieusement par la télé/médias. Des milliers de gens ne pensent pas, ils n’ont que des opinions, le contraire de la connaissance. Ils opinionnent et en sont fiers, en plus. Et chassent en groupes toute information. Les dégâts sont là et la démocratie est en jeu, puis qu’ils ne peuvent débattre sinon en meute.

        Le secret de la domination est là.
        Voir l’allégorie de la Caverne de Platon (ne cherchez pas à les attirer vers la lumière, ils se rebelleront contre).

        La télé ou internet sont des outils-instruments qui confortent la domination. Libres, les gens n’y cherchent rien. Sinon leurs habitudes à ne pas renverser.
        Rien de neuf donc.


  4. FifiBrind_acier Le 02 janvier 2015 à 07h49
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    “Parce que la télé n’est pas interactive”. En voilà une drôle d’idée…
    Je n’ai pas le souvenir que les livres soient interactifs ?
    Ni que les générations qui ont lu plein de polars aient fabriqué des hordes d’assassins?

    La question me semble ailleurs.
    Dans la construction des interdits, la base de l’éducation socialisante de la famille.
    Elle est rendue difficile dans une société qui demande tout et son contraire:
    apprendre à contrôler ses instincts et à respecter les autres, tout en étant confrontés sans cesse à la publicité, à la soit disant avant garde artistique, dont les “people”, qui toutes vivent grassement de la transgression de ces mêmes interdits et propulsent constamment une morale de la transgression et de la satisfaction des désirs immédiats.

    De quoi devenir schizophrènes…

    Cf La pieuvre publicitaire
    http://sd-1.archive-host.com/membres/up/176500305363848344/dossierLapieuvrepublicitaire.pdf

    Ce sont les programmes ou les tunnels publicitaires qui transportent le mieux les messages de ce monde marchand du désir immédiat à satisfaire? La publicité qui utilise les apports de la psychanalyse en loucedé, me semble bien plus dangereuse que les programmes, parce qu’elle s’adresse en flux continu à l’inconscient.

    Film PSYWAR de Scott Noble
    https://www.youtube.com/watch?v=2xuoa7tF-x8

    Combien de parents peuvent faire de l’éducatif en flux continu pour contrer ce déferlement?
    C’est sans doute ce qui explique que les parents les plus malins suppriment carrément les deux, les programmes et la pub, au moins à la maison.

    C’est d’ailleurs ce que font les familles de la Silicon Valley, qui tiennent leurs enfants loin des écrans.

    http://www.express.be/business/fr/technology/pourquoi-steve-jobs-et-cie-ont-garde-leurs-enfants-eloigns-des-ipads/207897.htm


    • Maxime Riché Le 02 janvier 2015 à 10h36
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      ” “Parce que la télé n’est pas interactive”. En voilà une drôle d’idée…
      Je n’ai pas le souvenir que les livres soient interactifs ? ”

      -Ce fait est mis en avant dans l’argument a)Développement cognitif
      Dans ce paragraphe il est dit “dans les toutes premières années 0-3 ans”
      Et dans la synthèse “pendant les cinq ou six premières années de vie”

      Or on ne commence à lire qu’à 5-6 ans. Les livres non interactif ne sont donc lu qu’à la toute fin de la période jugé ici sensible. Leur influence sur le développement cognitif n’est donc pas comparable.

      -L’expression “Parce que la télé n’est pas interactive” ne résume pas fidèlement les arguments développés dans la conférence où ils sont plus nombreux, détaillés et scientifiques.

      ” Ni que les générations qui ont lu plein de polars aient fabriqué des hordes d’assassins? ”
      J’imagine qu’il existe surement une différence d’influence entre :
      -Lire une histoire d’un meurtrier / Jouer un meurtrier
      -Imaginer l’action / voir l’action de manière de plus en plus réaliste grâce au progrès technique
      -Lire le détail de 4 meurtres dans 1 livre / Jouer à assassiner 100 personnes par heure et cela plusieurs heures par jours
      -Lire des personnages fictifs s’assassiner / Assassiner d’autres avatars de joueur humain sur les jeux en ligne (MMORPG)


      • visiteur Le 02 janvier 2015 à 14h00
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        Je renchéris.

        Il y a de cela quelques années, j’étais tombé sur un article résumant les résultats d’une étude épidémiologique. Les conclusions étaient inquiétantes : le degré de consommation télévisuelle jusqu’à l’âge de trois ans était fortement et positivement corrélé avec la prévalence de l’autisme.

        L’hypothèse (à l’époque pas encore systématiquement étudiée) était que les très jeunes enfants doivent impérativement manipuler des objets afin que leur cerveau et leurs facultés psycho-motrices se développent correctement. La télévision ne stimule pratiquement que les centres de la vue par l’observation passive d’images à deux dimensions. Moins on se confronte matériellement (avec les 5 sens) à l’environnement réel dans le jeune âge, plus le risque de voir le développement de certaines zones cérébrales demeurer atrophié augmente, ce qui expliquerait certaines formes d’autisme.


        • Caramba! Le 02 janvier 2015 à 14h37
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          Bonjour visiteur,
          Je suis spécialisé dans l’autisme et j’aimerai apporter une nuance à vos propos.L’autisme existait bien avant l’invention de la tv et les recherches continuent pour déterminer à quoi ce syndrôme est dù.J’aurai aimé que vous ayez un lien car je doute énormément de l’aboutissement de ce genre de recherche et du rapport entre les deux. il serait étonnant que la tv entraîne un autisme car elle est justement un puits de sons, de couleurs, de lumière, de stimulis en tous genres.
          les gens naissent autistes en général.Et même en profitant de toutes les stimulations étant enfant de l’environnement, resterons autistes.L’autisme n’est pas une maladie.Il n’y a pas un autisme mais de nombreux autistes.
          Les pistes de recherche sont nombreuses.

          En revanche, il y a un cas où un enfant non porteur du syndrôme autistique au développement normal, privé brutalement de stimulis extérieurs peut régresser et développer des comportement autistiques et même se laisser mourir, c’est l’hospitalisme.


          • visiteur Le 02 janvier 2015 à 15h58
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            C’était une étude à la Cornell University, il y a de cela plusieurs années. Une recherche dans une base de données médicales devrait fournir des résultats pertinents.


      • Laurent Le 02 janvier 2015 à 15h37
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        Bonjour Maxime,

        En réponse à votre analyse: “J’imagine qu’il existe surement une différence d’influence entre :
        -Lire une histoire d’un meurtrier / Jouer un meurtrier
        -Imaginer l’action / voir l’action de manière de plus en plus réaliste grâce au progrès technique
        -Lire le détail de 4 meurtres dans 1 livre / Jouer à assassiner 100 personnes par heure et cela plusieurs heures par jours
        -Lire des personnages fictifs s’assassiner / Assassiner d’autres avatars de joueur humain sur les jeux en ligne (MMORPG)”

        Votre opposition livre/jeu vidéo est absurde, car vous confondez le canal de transmission et l’information elle-même, le dépassement/apprivoisement de la pulsion par le jeu, et le fait d’être influencé par des images ou des descriptions. Ce n’est pas le support qui crée la pulsion, mais l’environnement social. Ce n’est pas un livre ou un jeu qui va induire un trouble du comportement, mais le “terrain” dans lequel la psychologie de l’individu va entrer en contact avec ce livre ou ce jeu. Heureusement d’ailleurs, sinon nous serions tous des sociopathes.

        Ceci étant dit, des questions se posent sur l’appétence à la violence qui se développe dans nos sociétés. Cette appétence est-elle un moyen de transcender les pulsions de violence qui gisent en nous (effet positif), ou sont-elles le symptôme de rapports inter-personnels de plus en plus violents (effets négatifs)?

        Quelqu’un de tout à fait lucide se demanderait peut-être: et si c’était un mélange des deux?

        Bien à vous.


    • Vincent Le 02 janvier 2015 à 10h50
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      Je vais faire me faire l’avocat du livre, même si je pense que l’argument de la télévision non interactive prend du plomb dans l’aile* :
      – on choisi son livre, pas la programmation télé
      – lorsqu’on lit un livre on a le choix de faire une pause et de reprendre plus tard. Si on n’a pas tout suivi ou retenu, on peut revenir en arrière dans le livre.

      Le flux d’information est contrôlé par le lecteur, l’interaction est ‘dialoguée’ entre le livre et le lecteur contrairement à la télévision et son spectateur (même lorsque celui-ci insulte son poste 😉 ).

      * c’est en effet moins vrai maintenant avec les replay et la multitude de chaines, on n’est pas encore au niveau d’interactivité du PC, mais les “Box” (à ce que j’en sais) permettent plus qu’à l’époque de la télé de papa.


    • astelan Le 02 janvier 2015 à 10h56
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      Le livre est interactif car il faut transformer une série de phrases en représentations mentales (imagination)


      • Surya Le 02 janvier 2015 à 12h29
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        Et surtout les images dynamiques venant d’un écran ne mobilisent sans doute pas du tout les mêmes centres que des images statiques (les pages) qui nécessitent un autre effort de décodage.


        • boduos Le 02 janvier 2015 à 19h36
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          on est tous d’accord sur la multinocivité de la télé,alors que fait-on?
          dans beaucoup de famille d’enseignants,de hauts fonctionnaires,de grands bourgeois ,de la vieille noblesse,l’usage de la tété est strictement limité notamment pour les enfants.
          l’État ,qui se soucie parait-il de notre pensée morale a tout les coins de rue ,ne régule ni les programmes,ni les horaires ni ne conseille efficacement les parents.
          l’État s’inquiète du paiement de nos retraites dans 20 ans mais ignore quel sera l’état de santé des cotisants(ou non cotisants pour maladie) dans le même temps.
          il ne reste que la société civile qui puisse se prendre en main .c’est partiellement fait par exemple par Farida belgoul (je ne me prononce pas sur le fond)mais ce petit bout de femme prouve qu’on peut sensibiliser une population de parents d’elève.
          j’ai personnellement découvert dans divers stages de management que nous ne savions pas manager (motiver)nos propres enfants alors que les ressorts de l’éducation procèdent des mêmes méthodes.On devrait passer un CAP de parents …et,trêve de plaisanterie ,organiser ces sensibilisations des parents .


          • Bardamu Le 02 janvier 2015 à 20h42
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            Il existe un outil pour palier l’inaction de l’Etat. Il est en vente libre mais ceux qui l’ont utilisé dans des endroits stratégiques ont eu maille à partir avec les vigiles, il n’est pas très cher, il est disponible en France. Il existe même un modèle pro plus puissant.
            Quel est cet outil ?
            La réponse en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=cGvgbjICiQk


          • theuric Le 04 janvier 2015 à 01h01
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            Tiens, c’est tout nouveau ça, après avoir transformé les pays en entreprise, voilà que la même chose se fait pour la famille.
            Pourquoi pas manager son chien, pendant que vous y êtes.
            Mais quelle est donc cette manie de taper sans cesse sur l’Amérique et à toute fin reprendre ses propres termes?
            Alors, sommes-nous oui ou non une colonie U.S..
            Si non, parlez français comme tout le monde.
            Sauf si vous êtes scientifique, bien entendu, l’anglo-américain ayant remplacé le latin.


      • Philippe Le 02 janvier 2015 à 16h16
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        de plus, on lit a son rythme, là ou la télé se comporte comme une chaine d’assemblage.


    • Pierre C Le 02 janvier 2015 à 15h21
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      J’ignore si vous avez récemment vu des dessins animés ??

      Je viens de passer qqs. jours dans la famille .
      Je n’avais plus vu de dessins animés depuis l’enfance de mes enfants.
      Je n’ai personnellement plus de téléviseur depuis 10 ans
      C’est hallucinant de violences .


      • Vasco Le 02 janvier 2015 à 20h23
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        Et les scénarios de plus en plus pauvres. Il n’y a rien d’instructif sur le plan culturel ou des valeurs.


    • Alae Le 02 janvier 2015 à 16h44
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      “Parce que la télé n’est pas interactive”. En voilà une drôle d’idée…
      Je n’ai pas le souvenir que les livres soient interactifs ? ”

      Non, @FifiBrind_acier, mais les livres ne donnent que des mots et laissent l’imagination faire le reste, alors que la télé (tout comme le cinéma) impose son interprétation visuelle des mots et étouffe l’imagination.
      C’est la raison pour laquelle, quand je tiens à un bouquin, je ne vais jamais voir son adaptation cinématographique : supplanter les images de ma tête par celles (toujours moins bonnes que les miennes) d’un réalisateur lambda, non.
      Sans être interactif, tout bouquin oblige à une gymnastique mentale, alors que la télé induit une passivité qui confine à l’hypnose. Je ne sais plus où j’avais lu que, comme la télé plonge le spectateur dans un état semi-hypnotique, la personne perd ses défenses et devient très perméable aux messages et incitations dont elle est littéralement bombardée. Exeunt, l’imagination et l’esprit critique…

      On peut rappeler aussi que toutes, absolument toutes les incitations de la télé fonctionnent comme de la pub ; par mimétisme, les spectateurs auront tendance à reproduire les comportement vus. D’où, par exemple, les petites jeunes filles qui, à 14 ans, s’habillent comme les starlettes de la télé-réalité et mâchent le même bubble-gum, ou le fumeur qui tend inconsciemment la main vers son paquet à la vue d’une personne qui fume sur l’écran – c’est d’ailleurs la raison de l’interdiction de la cigarette sur les plateaux de télé. Dommage, ils ont oublié la violence, le langage approximatif, les looks mal adaptés à la vraie vie en société et le sexe (je parle d’enfants exposés à tout cela, bien sûr).

      @lemoine001 (commentaire de 10h13, plus bas)
      Il y avait des enfants citadins avant l’arrivé de la télévision. Elle n’est en aucune façon une fatalité pour les gosses des villes : il y a le square du coin, la bibliothèque municipale, la piscine, la patinoire, les cours de sport, de musique, etc, plus les bois et forêts des environs le week-end avec les parents.
      Aucun besoin de les abrutir sous prétexte de manque d’espace.


    • bleurp Le 02 janvier 2015 à 18h39
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      Oui la télé n’est pas interactive
      Et Oui un livre l’est par l’implication active du lecteur et sa participation à une imagerie mentale.
      dès lors, votre “la question me semble ailleurs” tombe complètement à plat.
      que douze personnes aient topé votre participation est incompréhensible.
      car ce n’est pas le sujet de la vidéo, et sa finalité explicative d’une somme scientifique.
      il ne s’agit pas d’une opinion, mais d’un constat.
      en particulier, s’agissant des jeunes enfants, ou il démontre l’effroyable diversion que propose la télévision en tant que detour de l’attention, dans la construction, ou la perte de construction, d’un processus cognitif.


    • chasseur de dragon Le 02 janvier 2015 à 19h31
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      ““Parce que la télé n’est pas interactive”. En voilà une drôle d’idée…
      Je n’ai pas le souvenir que les livres soient interactifs ?”

      La télévision et la radio ne sont pas interactif.
      La lecture, les jeux et les jeux vidéos le sont.

      L’argument neuro-cognitif est le suivant:

      On peut divisé l’attention en deux: l’attention interne et externe.
      L’attention interne peut etre comprise comme l’attention volontaire, je décide de porté attention a un élément de mon environnement. Ce processus est relativement lent et couteux en ressource.

      L’attention extrene peut être comprise comme non volontaire, quelque chose dans mon environnement attire mon attention. Ce processus est très rapide et beaucoup moins couteux que le premier.

      D’un point de vue évolutionniste, l’homme a beaucoup uttilisé le premier processus (l’attention volontaire) et beaucoup moins le deuxiemme. Le premier est uttilisé pour apprendre (je dois me concentré pour faire du feu, inventer une lance, comprendre comment les objets interagisse entre eux etc..), le deuxiemme pour survivre (detecter rapidement une proie ou un prédateur).

      Ces processus sont des réseaux en partie distinct au point de vue neurobiologique.

      Lors du développement, le jeune humain doit être pensé comme une machine à apprendre (pas que le jeune d’ailleur). Il a donc besoin de développer en priorité son processus d’attention interne et pas son processus d’attention externe (les parents assurants ses besoins).

      Les ressources attentionnelle dont dispose l’enfant sont extremement limité par rapport à celle de l’adulte. Le développement de ces ressources est lent et se fait dans l’interaction avec l’environnement, autrement dit par l’usage de l’attention volontaire.

      La télévision est néfaste au développement des capacité attentionelle en ce sens qu’elle sur-active le réseau d’attention externe, au depend de l’attention interne.

      La lecture est bénéfique en ce sens qu’elle requiere de l’attention volontaire, je dois me concentré pour lire.

      La télévision est donc non-interactive en ce sens qu’elle capture l’attention, qu’elle active principalement le processus d’attentions externe et quasiment pas celui d’attention interne.

      La lecture est donc intéractive en ce sens qu’elle active principalement le processus d’attention interne et quasiment pas celui d’attention externe.

      CQFD


    • Serge Le 02 janvier 2015 à 23h03
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      Dénoncer les méfaits d’une technologie en soi ,indépendamment du contenu et de la façon dont on en fait usage ,ne me semble pas pertinent .
      Vous pouvez faire la même critique avec le cinéma,or il y a quand même quelques oeuvres cinématographiques et des auteurs .
      Avec le même couteau,vous pouvez soit assassiner votre voisin ,ou vous faire une bonne tartine beurrée .
      Bien sûr,la télé semble induire d’autre rapport de l’individu avec le média ,certains comportements etc …
      Mais si elle était conçue autrement et avec d’autres programmes ,si elle ne proposait pas ce même FLUX continu de mélasse ,elle pourrait être un moyen parmi d’autres ,d’élévation et de grandissement .
      Vous dites que devant la télé,on est passif ,mais le fait d’être passif en apparence n’est pas ce qui compte.Ce qui compte pour l’intellect,c’est le travail réel du cerveau .
      Le “bougisme” est ce qu’il y a de plus plus nocif à l’activité cognitive .
      Je l’ai déjà dit ,jusqu’en terminale math élem ,je ne prenais aucune note.Dans un silence religieux ,je suivais les démonstrations magistrales écrites à la craie par le professeur sur le tableau .A la fin du cours ,tout était dans la boîte (crânienne) .et j’en savais bien plus et pour la vie,que nos têtes blondes contemporaines qui font des “activités” soit disant ludiques ,pour soit-disant “apprendre autrement” .
      Car en réalité,si mon corps était bien passif ,m’isolant de la contingence ,mon cerveau,lui était en pleine activité,concentré sur le merveilleux enchaînement logique qui me faisait refaire par enchantement ,exactement le même chemin que les Euclide et les Pascal ,des siècles après .
      Après tout,c’est la même chose quand vous lisez Platon .
      Bien sûr,je ne propose pas que la télé fasse des cours magistraux de maths.
      Mais si le contenu de ses émissions induisaient la même mise en branle du cerveau,incitant la curiosité ,l’interrogation pour aller également vérifier ou compléter en lisant aussi des livres ,utiliser d’autres moyens de savoirs ou de artistiques ,ce débat n’aurait pas lieu d’être .
      Mais ça,ce n’est pas pour demain !


      • Serge Le 02 janvier 2015 à 23h27
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        J’ajoute qu’à d’autres moments où le sujet est le “réceptacle” d’un média ,d’un conférencier,d’un professeur, certaines activités dites “manuelles” sont aussi excellentes pour le développement ,parce qu’elles requièrent la même concentration conceptuelle .La menuiserie par exemple .Le mathématicien Emile Borel proposait au début du 20° siècle de l’inclure dans l’enseignement des mathématiques .Des vraies sciences expérimentales (“des leçons de choses” on disait dans le temps) .
        En outre,elles apprennent à l’enfant qui croit naturellement que le monde est construit autour de lui et pour lui ,la modestie et l’humilité nécessaire à affronter la dure réalité de la vie .
        Il n’y a rien de pire que l’on laisse croire à l’adolescent ,que tout est à portée de main par la seule puissance d’une machine .
        “Mon petit bonhomme , si tu veux grimper au sommet des Drus ,il n’y a pas de téléphérique pour ça !”


  5. lemoine001 Le 02 janvier 2015 à 07h53
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    Ouais ! il parait difficile d’isoler les effets d’un objet quelconque de ceux d’une multitude de facteurs qui agissent eux aussi. Je lis qu’une vingtaine d’années après l’introduction de la télévision, les universités américaines ont vu le niveau des étudiants baisser. En France nous avons eu la même chose (aux dires des professeurs) à la fin des années soixante. Seulement cela a coïncidé avec l’arrivée de classes d’âge plus nombreuses, plus populaires, plus souvent immigrées. Ces classes avaient subi des classes surchargées, des programmes constamment revus, des pénuries alimentaires pour les plus âgés (on donnait à boire un verre de lait à chacun le matin – pour ce qui me concerne ce n’était pas un luxe mais un vrai besoin). Enfin, il y avait chez certains professeurs une véritable répulsion pour ces nouveaux étudiants qu’ils se faisaient fort de faire échouer. Je me souviens d’un doyen qui le premier jour nous a fait savoir qu’à la fin du trimestre l’effectif aurait fondu de moitié, qu’il serait réduit au quart à la fin de l’année et qu’à peine 10 % aurait un diplôme. Il ne semblait nullement lui venir à l’esprit que sa tâche était de tout faire pour éviter cela !
    Et puis, pourquoi la télévision serait-elle plus nocive que le cinéma ? Le livre aussi exerce parfois un effet de fascination et modifie profondément l’imagination – on a dit que la lecture pouvait être un vice impuni – sans doute non sans raison chez certains lecteurs obsessionnels). Qui n’a pas croisé de ces adolescents malingres et boutonneux, perdus dans leurs pensées, incapables de partager un jeu et qui se réfugiaient dans la lecture (dans ce cas cause ou effet ?)


    • Alae Le 02 janvier 2015 à 17h40
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      @lemoine 001
      “Et puis, pourquoi la télévision serait-elle plus nocive que le cinéma ?”

      Effectivement, elle n’est pas plus nocive sinon en ce que le film s’arrête, et que vous devez sortir du cinéma et retrouver l’air libre. Comme il faut d’ailleurs souvent un certain temps pour se dégager mentalement du film, l’effet d’hypnose est évident. La télé, c’est pareil à cela près qu’elle peut être allumée en continu.

      Je vous re-cite, “Le livre aussi exerce parfois un effet de fascination et modifie profondément l’imagination – on a dit que la lecture pouvait être un vice impuni – sans doute non sans raison chez certains lecteurs obsessionnels.”

      La lecture peut être obsessionnelle, comme tout le reste. Le sport, l’art, les sciences, etc (jusqu’à la botanique, la philatélie ou l’ornithologie incluses), comptent tous leurs passionnés…
      Ensuite, tous les livres ne sont pas recommandables à tous. Là aussi, la discrimination s’impose.

      A vous, “Qui n’a pas croisé de ces adolescents malingres et boutonneux, perdus dans leurs pensées, incapables de partager un jeu et qui se réfugiaient dans la lecture (dans ce cas cause ou effet ?) ”

      Quand un enfant ou un ado est replié sur lui-même au point de refuser les autres, la réponse est ailleurs que dans une simple obsession de la lecture. Vous écrivez vous-même qu’ils “se réfugient dans la lecture”.
      Reste à savoir de quoi ils se réfugient.


    • madake Le 03 janvier 2015 à 05h33
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      @lemoine001
      En fait n’est-ce pas mettre le char avant les bœufs que de crtitiquer le livre, via une phrase qui le résume et sur des tournures interprêtées?

      D’une part, il existe une passivité vis à vis du petit écran, qui diffère du cinéma, en ce que la séance n’est pas interrompue par la pub, que les séances ne sont pas subies quotidiennement, et les durées d’exposition sont moindres, et ne racolent pas le spectateur après les coups de théatre pour mieux l’imprégner.
      D’autre part, la séance de cinéma est précédée de publicité, la séance, contrairement aux émissions télé, n’est pas conçue et créée pour y insérer la pub (cf les ruptures de plans, post point d’orgue, qui émaillent les séries, et mettent en évidence ( car la l’€uropub n’est pas encore aussi envahissante que l’USpub) que le réalisateur à monté en ménageant la fenêtre publicitaire là où elle sera la plus efficace, et profitable.

      J’ai découvert il y a bien 18 mois cet ouvrage et la vidéo de l’exposé, outre Quiévrain de Michel Desmurget, j’en ai exploré de nombreuses références, qu’il a pris, en tant que scientifique, le temps d’annoter et d’en citer systématiquement les références. Elles sont aisément trouvables pour la majorité sur le net.
      J’en ai pour ma part vérifié une grande part.
      Elles sont en grande majorité explicitées, et les protocoles en sont décrits. Comme le rappelle M Desmurgets, les données sont corrigées par catégorie socio-professionnelles et par classe d’âge, de niveau d’études, etc…
      Elles mettent à une majorité écrasante, au point d’être pesantes par le nombre, (mais c’est la disproportion entre les très nombreuses études avec des abords très différents de la problématique télé, qui vont dans ce sens) le doigt ou cela fait mal.
      Il faut reconnaître à M Desmurgets, s’il donne son avis, d’avoir tenu à présenter de façon exhaustive les différents avis. Mais les avis à contrario, cités et documentés sont bien faibles, et souvent émanent de partie prenantes pro-télé ou subventionnées par des organismes ou entreprises impliquées.

      Quand à moi, ce qui a conforté ma conviction, c’est autant le livre que la lecture des différentes études citées ou non sur le sujet. Un point crucial étant le fait que la télé, expose dès l’enfance à un nombre vertigineux d’actes de violence, agression, meurtre, viols, etc…
      A ce stade, la question n’est plus du tout, comme le soulignent l’auteur et moultes études, de savoir si la télé induit des comportements violents.
      Ce stade et dépassé depuis belle lurette, car les études comportementales sont implacables.
      On est passé au stade suivant :
      La question est de quantifier cet effet de la banalisation de la violence et des comportements d’agression, et d’en affiner les mécanismes.
      Les neuro-sciences sont devenues un graal pour le publicitaires.

      De plus, chacun peut douter de ce que bon lui semble.
      Mais, objectivement, les enfants apprennent différentes disciplines à l’école, souvent pas aussi bien que les parents le souhaiteraient, mais comme les enfants se trouvent arriver à l’adolescence en passant plus de temps devant la télévision que devant leurs profs. Lorsque l’on quantifie les dizaines de milliers d’actes de violence explicite auxquels la télé les expose, vouloir nier que cette violence, ne nourrit pas leurs rêves et leur imaginaire, et ne facilite pas le passage à l’acte, est un combat d’arrière garde, et déjà largement exploité contre vents et marées par certains “experts”.
      Le pseudo argument de la catharsis ne tient pas.
      La surcharge des classes par de nouvelles populations, est un élément, à prendre en compte, en France, mais non décisif. l’analyse de la situation américaine de l’époque l’évacue.
      Lire tv lobotomie, permet de comprendre la démarche et les interrogations de l’auteur, vous remarquerez que souvent il a partagé vos interrogations.


    • J Le 27 mars 2015 à 16h13
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      D’autres commentateurs ont déjà réagit à votre critique du livre et autres activités pouvant être pratiquées de façon obsessionnelles, je me conterai donc de réagir au premier paragraphe de votre intervention.

      La beauté (et non, ce n’est pas de la magie) des maths, et notamment ici des statistiques, c’est qu’on peut isoler l’influence des différents paramètres. En particulier, on peut quantifier cette influence. Ça s’appelle de l’analyse de corrélations, et c’est autrement plus complexe (et fiable) que les simples observations du type “les gamins qui ont grandi dans les années 60 ont étudié dans des classes surchargées”. C’est peut-être vrai, mais ça n’enlève rien à l’influence de la TV.

      Quand M. Desmurget dit que les études scientifiques incriminent la TV, en particulier dans le développement des enfants, c’est bien parce que cet effet est prouvé. Personne ne nie l’influence d’autres paramètres (origine sociale, qualité des programmes scolaires, etc). Mais dire que la TV pourrait être innocente, c’est faire l’autruche et c’est volontairement rejeter les milliers (oui, oui, milliers, je n’exagère pas) d’études scientifiques qui disent le contraire.


  6. Eristite Le 02 janvier 2015 à 08h20
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    J’ai lu ce livre il y a quelques mois, une petite merveille que je me suis empressé d’offrir à plusieurs membres de ma famille qui ne comprennent pas que la télévision est un fléau, et ce, pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, je vous conseillerais de lire aussi (avant ou après “TV Lobotomie”), les livres “Petits traités de manipulation à l’encontre des honnêtes gens” ainsi que “Influence et manipulation”, avec ces 3 livres dans les mains, nous pouvons déjà apercevoir ce qui se passe dans notre société.

    Tout d’abord, la télévision détruit l’imagination. Qui n’a pas déjà eu le malheur de lire un livre après avoir vu un film, et de se retrouver avec les acteurs ou les paysages du film lors de la lecture. Extrèmement dérangeant. À cause de ça, pour ma part -mais je ne pense pas être le seul- je ne peux plus lire le seigneur des anneaux, ni Harry Potter, et avec beaucoup de mal Fight Club.

    Ensuite, la télévision est réellement un outil de manipulation à grande échelle. Dans le livre “Influence et Manipulation”, il y a l’explication des “rires rajoutés” dans les séries à 2 balles. Le rajout de ces rires permet de manipuler le comportement des personnes qui regarde la série par mimétisme et ainsi faire rire les personnes alors que la scène peut ne pas être drole du tout. Tout se base sur la preuve social qui nous dis d’aller vers une certaine cohérence et de faire ce que les autres font.

    Alors, effectivement, pour les rires… Ce n’est pas forcement “très grave”, dans le sens ou ce n’est qu’un rire. Maintenant, admettons que ce soit l’utilisation massive d’arme à feu. Regardez le nombre de film, et/ou série qui utilisent des armes à feu. Rajoutons à cela une éducation plus que douteuse, et nous avons une société sclérosé par des individus qui veulent tous avoir le dernier AR15. Idem pour le sexe, idem pour la drogue.

    Je ne dis pas non plus que la télévision est la cause de tous nos problèmes, mais qu’elle est en grande partie la cause de certains de nos troubles de sociétés. Un autre livre, “On achète bien les cerveaux: la publicité et les médias”, parle très bien de cette manipulation et des publicités qui sont mises à certains moment pour pousser le consommateur à avoir le désir de l’acheter.

    Bref. Ce qui me rend dingue dans cette histoire, c’est qu’il y a de nombreuses études sur le sujet de la manipulation sociale, mais aussi des effets néfastes de la télévision sur l’humain en général, et que ces études, financé dans un premier temps par les grands comptes, ne se retrouvent pas dans le domaine publique et encore moins étudier à l’école/collège/lycée.

    Pendant que j’écris ces lignes, je pense aussi au livre de Gustave Le Bon, “Manipulation des foules”, qui est disponible gratuitement sur le net et qui parle déjà très bien pour l’époque (1895), de la manipulation des foules, alors que la télévision et la radio n’était pas encore présente.


    • Vincent Le 02 janvier 2015 à 11h10
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      Merci pour ce commentaire, particulièrement sur la question du mimétisme.

      Cette méthode de manipulation fonctionne également beaucoup pour la radio : j’ai grandit dans la génération Skyrock des années 90 et vivant à l’époque dans un milieu loin de toute cité sensible dite ‘populaire”, il y avais cependant beaucoup de jeunes de ma génération (bien français ruraux également) qui parlaient avec des formulation et un accent “caillera”. A l’époque c’était du aux animateurs radio. Maintenant c’est également à la télé.

      Ce qui me semble être le plus dangereux socialement sur cette question du mimétisme, ce sont les émissions de téléréalité “les anges de la téléréalité”, “les chti”, “les marseillais” où l’on pousse des générations de prépubères à voir comme leurs idoles des jeunes écervelés trainer tout en ne pensant qu’au cul, à la séduction bas de gamme, la frime et l’oisiveté, dans un monde où tout est donné, dans un luxe de pacotille et les paillettes, un monde où on apprend à être méchant et égoïste. École de la misère sociale.


      • Eristite Le 02 janvier 2015 à 14h09
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        Oui, mais le mimétisme n’est pas mauvais en soit, c’est ce que font les grands groupes sous couvert de liberté d’expression, libéralisme ou je ne sais quel autre absurdité de ce comportement humain. “Influence et Manipulation” parle très bien de ces méthodes et donne des exemples simples. Quand j’ai lu ce livre je n’ai pu faire que le parallèle avec ce qui se trouve à la télévision ou à la radio et plus généralement les médias.

        Ce qu’il y a de relativement grossier dans ce genre d’émission, dans tous les cas, c’est qu’ils choisissent la simplicité d’actions et se basent donc sur des modèles fontionnels pour manipuler la masse. La technique du mimétisme est souvent utilisé dans le domaine de la publicité, montrer des gens heureux avec quelque chose d’inutile, même si seulement 30 ou 40% des personnes sont influencés par ça, ça fait toujours 30 ou 40% de consommateur réceptif à ce genre de connerie.

        Il y a aussi d’autres méthodes que j’ai trouvé inquiétante qui peuvent très bien sortir du cadre des médias, typepiquement l’engagement et la cohérence. Ces 2 thèmes sont extrèmement dangereux. La cohérence se retrouve aussi dans le domaine des médias, justement avec le mimétisme. Par contre, l’engagement est beaucoup plus sournois. Selon le livre en question, une personne qui écrit quelque chose, un engagement par exemple, a plus de chance de respecté cet engagement dans l’avenir que quelqu’un qui le dit oralement. Ce qui est encore plus choquant… C’est que ça s’applique aussi pour le vote. Si une personne vote pour un partis tiers (par exemple), il pensera avoir fait le bon choix et défendra ce choix jusqu’au bout. J’ai fais le rapprochement avec les pro-européens, qui ont votés pour la constitution et sont pour une “Grande Europe”. Ou plus récemment les “socialistes” qui ont pu voté pour Hollande et qui ne se rendent pas compte à quel point ce gouvernement est similaire au précédent.

        Bref. Si vous n’avez pas encore eu tous vos cadeaux de Noël, je vous recommande vivement de lire ces 3 livres:
        – petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens (http://www.amazon.fr/Petit-trait%C3%A9-manipulation-lusage-honn%C3%AAtes/dp/2706118857)
        – Influence et Manipulation (http://www.amazon.fr/Influence-manipulation-Comprendre-m%C3%A9canismes-techniques/dp/2876918749)
        – Psychologie des foules (http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/psychologie_des_foules_Alcan/Psycho_des_foules_alcan.pdf)

        Et pour répondre à @Vincent, les générations qui arrivent risquent d’être vraiment influencé par les comportements de ces “crétins irresponsables”. Et pas seulement les émissions de téléréalité, il n’y a qu’à regarder les informations (que je ne regarde plus depuis plusieurs années), et qui influencent grandement la population. Le 20H est à mon avis aussi dangereux, voir plus dangereux que les émissions de téléréalité, car ce sont des personnes majeures et actives qui sont manipulés par ça. Cela explique en grande partie pourquoi autant de politiciens/investisseurs veulent controller les médias -et accessoirement avoir la main sur internet.


        • theuric Le 04 janvier 2015 à 01h34
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          Il est, en effet, difficile de se déjuger, c’est comme un arrache cœur.
          Mais ne vous en faites pas, ce ne sont pas seulement les peuples ou les adhérents à un parti politique qui peuvent en souffrir, ceux qui assènent les mensonges de toutes sortes, dont ceux ayant trait à l’économie ou aux problèmes géopolitiques, sont tout autant placés devant cette logique implacable qui veut que tout mensonge structuré et continuel finit par être cru par le menteur lui-même, ou par sa progéniture.
          Alors, imaginez le choc que sera la disparition de fait du néolibéralisme par une faillite universelle.
          Il fut dit que, lors de la crise de 1929, il y eut moins de suicidés chez les spéculateurs de l’époque qu’il n’en s’y dit dans nombre de livre d’histoire.
          Je crois que bientôt il y en aura bien plus que l’histoire futur n’en dira.


  7. Caramba! Le 02 janvier 2015 à 08h26
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    Bonjour,

    On ne peut pas comparer la télévision à la lecture ou au cinéma.
    à la lecture, parce qu’ un enfant doit d’abord savoir lire.Mettre un enfant devant un livre ouvert n’a aucun impact sur l’enfant, il ne sait pas lire et regarde l’objet.
    Mettre un enfant devant la télé, il est harcelé de stimulis:bruits, images, couleurs….
    Le livre ne prends pas tout l’espace comme le fait la tv, surtout que bcp de gens allument leur poste sans même être devant, juste pour une “présence”, et ceci dès qu’ils entrent chez eux.
    c’est pas moi qui le dis, ce sont les gens que j’ai interrogés.

    On ne peut pas comparer au cinéma, le cinéma, il faut y aller, il n’est pas omniprésent à la maison.Le cinéma c’est un film en général pas des séquences pubs en veux-tu en voilà.
    La lecture et le cinéma, c’est un choix, on ouvre un livre, on va au cinéma.
    La tv, elle, une fois allumée, déverse un flot initerrompu d’images, de sons, que vous ne choisissez pas, même en changeant de chaîne, les deux heures de pubs quotidiennes vous harcèlent sans que vous les choisissiez vraiment.
    On se concentre sur un livre, sur un film qu’on a choisit, cela n’a rien à voir avec le flot ininterrompu d’images et de sons qui sortent du poste tv.Dans un film à la tv, vous êtes à un moment donné harcelé par la pub., que vous ne choisissez pas…….


  8. eric le goff Le 02 janvier 2015 à 09h29
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    oui , très bien , certainement …. mais il peut aussi y avoir un temps pour les leçons , les devoirs , les jeux et les promenades avec les parents , les discussions devant un beau livre ……on élève des enfants ou on les met comme le chien à la niche , pardon devant la télé ….quant à celui qui aura passé sa vie devant la télé ? il risque fort de faire de même avec ses propres gosses ….l’histoire de la grenouille dans la casserole sur le feu qui chauffe doucement …. Darwin ??


  9. esope Le 02 janvier 2015 à 09h29
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    Existe-t-il des recherches analogues sur l’effet sur les enfants des jeux vidéo et des smart-phones ?


  10. pierre9459 Le 02 janvier 2015 à 09h53
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    J’ai lu ce livre il y a quelques temps déjà.
    Mais il est vrai que ça fait déjà 13 ou 14 ans que j’ai jeté la lucarne à blaireaux …
    Quasi 4 heures de télé par jour pour certains, beaucoup plus pour d’autres ….
    La machine à café le matin, c’est la série télé de la veille ou le football.
    Je pars au boulot à 5h30 le matin et en descendant l’escalier, je peux voir le bloc HLM d’en face, à peine à 20m. Il y a 5/6 personnes déjà levées et…..les télés clignotent ….
    Grave…


  11. Macarel Le 02 janvier 2015 à 09h55
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    Dans le cadre de la lutte contre la lobotomie de la TV…

    Albert Camus disait : “Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde.”

    Alors en ce début 2015, nommons les choses par leur nom :

    – Hollande et sa camarilla c’est la nouvelle droite.

    – Sarkozy et sa clique c’est la nouvelle extrême droite.

    Ne pas le faire c’est ajouter aux malheurs de la France.

    Et je souhaite qu’en 2015, le PS et l’UMP explosent !!!


    • arthur78 Le 02 janvier 2015 à 17h13
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      Pas tout a fait d’accord avec toi @macarel, pour moi :

      Hollande et sa camarilla c’est rien
      Sarkozy et sa clique c’est rien

      et quand je dis rien, je ne pense pas au vide bouddhiste qui comme chacun sait est plein ….


      • Macarel Le 03 janvier 2015 à 10h05
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        Du “rien” qui nous pourrit bien la vie quand même !


        • theuric Le 04 janvier 2015 à 01h45
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          Bon, le gouvernement de Monsieur Hollande est de droite, quand à icelui, si, comme je le pense, il est tel que je l’ai décrit, il nous sauvera notre cul.
          Sinon, il sera renversé, il ne peut y avoir de demie-mesure lorsque je pense à ce qui va advenir.
          Mais cette notion gauche-droite à l’ancienne va bientôt exploser parce qu’elle représente ce qui va sous peu disparaître et que je nomme l’économisme dogmatique, plaçant l’économie au-devant de toute autre considération, un texte fut publié ici montrant et démontrant la même chose.
          Et, au risque de me répéter, ne nous reste plus que le républicanisme, le bonapartisme et l’anarchie, sous divers formes.


  12. merio Le 02 janvier 2015 à 09h57
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    Moi je vois un dessin d’enfant est pas des dessins d’enfants,c’est le dessin d’un enfant de fils de dessinateur contre un dessin de fils de banquier!


    • madake Le 03 janvier 2015 à 05h38
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      Non, ce sont des exemples venant d’enfants différents.


  13. lemoine001 Le 02 janvier 2015 à 10h13
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    Il faut bien voir que la télévision n’est qu’un aspect du changement du cadre de vie. Quand j’étais enfant nous vivions dans une petite ville de basse Normandie. Tous les enfants jouaient dehors. Il y avait de vastes terrains en friche. Nous allions faire du patin à roulette sur une petite place. Je l’ai revue récemment : elle est devenue le parking de la mairie, toujours encombrée.
    Nous avons eu la télévision quand nous avons déménagé dans la région parisienne comme de nombreux français. Mes frères et sœurs plus jeunes ne pouvaient pas jouer dehors (trop de voitures, pas d’espace etc.). L’été quand nous étions au bord de la mer, nous n’avions pas la télé et nous ne nous en rendions même pas compte !
    Les enfants d’aujourd’hui sont encore plus confinés. Ils ont des “activités” c’est-à-dire qu’ils ne peuvent se baigner, faire du sport ou du vélo que dans le cadre de clubs et dans les endroits et le cadre prévu pour cela. Leur consommation d’écrans n’est qu’un symptôme des empêchements qui contraignent leur vie.


    • Caramba! Le 02 janvier 2015 à 10h37
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      Pour ma part, je n’avais pas de télé jusqu’à ce que mes gosses me disent:on a l’air cons à l’école parce qu’on sait pas de quoi parlent les autres….est-ce qu’on pourrait avoir la télé?
      J’ai donc sacrifié à leur demande.Cependant, c’est moi qui choisissais les programmes, les informations étant interdites.Je privilégiais les reportages animaliers, les dessins-animés et je m’asseyais avec eux.
      Nous habitons à la campagne et très souvent d’eux-mêmes, ils décrochaient de l’écran pour aller jouer dehors.
      Les temps de tv étaient restreints.
      Pas de tv les soirs d’école, seulement le mercredi après-midi, (s’il y avait un truc acceptable) le Samedi et le dimanche à raison de deux heures par jours, pas plus.Sinon, on étaient les champions de jeux de société.
      Quand on travaille, il est difficile de donner de la quantité de temps auxx enfants, cependant, on peut leur donner une heure d’attention de qualité pleine et entière chaque jour.
      Ils ne m’ont jamais demandé plus de tv mais plus de jeux, de randos, de baignades,ect .J’ai peut-être eu de la chance?


      • lemoine001 Le 02 janvier 2015 à 15h31
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        Je n’ai jamais interdit les informations si violentes et biaisées qu’elles puissent être. Elles donnent lieu à des conversations utiles pour la compréhension du monde. Et puis je me souviens quand je suis arrivé en région parisienne. J’étais en seconde. Nous lisions le misanthrope de Molière. J’avais derrière moi un élève très brillant. Il parlait de jésuites, il faisait référence à la guerre d’Algérie (terminée depuis peu) et moi qui venais d’une région où il paraissait impossible de ne pas aller à la messe, je ne savais pas ce que c’était qu’un jésuite. Je découvrais qu’une guerre avait eu lieu dont je ne savais rien. J’étais le total crétin et je me sentais écrasé de honte. En plus, j’avais un vocabulaire d’une pauvreté affligeante, je ne connaissais ni les acteurs, ni les grands sportifs (ni même parfois les sports), ni les choses à la mode, rien de ce qui venait des États-Unis ou de Grande Bretagne. J’avais peut-être vu en tout et pour tout une dizaine de films. La bibliothèque du collège d’où je sortais comptais environ cinquante volumes sans intérêt. Le seul dont j’ai gardé un souvenir était “qu’elle était verte ma vallée”. Alors je pense que pour l’effet de la télévision, il faut peut-être relativiser. Trop c’est dangereux, on le sait même sans étude scientifique. Mais pas du tout, c’est peut-être excessif. En tout cas je suis sûr que d’avoir grandi sans télévision n’a pas fait de moi un génie !


    • Vincent Le 02 janvier 2015 à 11h19
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      En effet quand on a plusieurs enfants en région parisienne, ça peut devenir vite très difficile, voire insupportable.
      On peut regretter que la télévision soit utilisé comme camisole, mais tant que les parents ne sont pas pleinement conscients de sa dangerosité, il est difficile de leur jeter la pierre.


    • oscillation Le 02 janvier 2015 à 13h36
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      J’ en voudrais pour preuve, en effet, que les normes dans le bâtiment imposent un ratio de surface de parking par mètre carré de surface habitable, mais toujours que dalle pour les mômes ; donc, pour les responsables de ces normes, la voiture vaut plus qu’ un enfant ; belle mentalité !


      • Bardamu Le 02 janvier 2015 à 20h24
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        Je sais que dans certaines communes un lotisseur doit réserver un espaces pour les aires de jeu d’enfants au sein du lotissement.
        Je ne sais pas par contre si c’est un choix de la commune, si c’est une recommandation qu’on est libre de suivre ou pas, ou une obligation.


  14. Plume Le 02 janvier 2015 à 10h33
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    Nous étions de gros dévoreurs de télévision, puis nous avons vu notre fille cadette (7 ans à l’époque) commencer à devenir de plus en plus agressive et impertinente. Nous avons décidé avec mon mari de lui couper la télévision. Choqués, nous avons découvert que notre fille s’est retrouvée immédiatement en état de manque physique exactement comme une junkie en sevrage. Il a fallu attendre un mois pour que les effet se dissipent. C’est là que nous avons réellement compris les dangers de la télévision et ce que nous pensions être un arrêt momentané et visant surtout notre cadette est devenu un arrêt définitif pour toute la famille. Nous nous en portons tous beaucoup mieux.


    • FifiBrind_acier Le 02 janvier 2015 à 10h57
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      Plume,
      Ce qui serait intéressant à comprendre, c’est l’origine de l’impertinence.

      A mon avis, elle vient surtout de la publicité qui utilise largement la transgression des interdits et le narcissisme:
      ” C’est facile “; ” Vous avez le droit”; “Vous le méritez bien”; ” Vous serez plus que les autres”; ” Vous avez tous les droits”; “Vous aurez plus”; “Vous serez plus”; ” Vous serez au dessus des autres”; “Vous aurez tout de suite…” ; ” Que du plaisir!” et jamais de contraintes…

      C’était clairement expliqué par ” le temps de cerveau disponible”:
      https://www.youtube.com/watch?v=-BZzirTcF6w

      La télé n’a pas pour but d’instruire, mais de divertir pour rendre le cerveau disponible à Coca Cola.
      On ne peut dire plus clairement que c’est une entreprise commerciale de décervèlement.
      Sans parler de l’enfumage politique, mais c’est un autre sujet….


      • Plume Le 02 janvier 2015 à 12h09
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        Notre conclusion était bien la même en y ajoutant aussi tout un côté de violence “normale”. Par contre, nous pensons que la publicité n’était pas la plus important facteur dans les réactions de notre cadette, mais plutôt les dessins animés dont elle se gavait. Avec le recul et de nouvelles clés d’analyse, je vois nettement mieux les effets pervers de ces programmes pour enfants. On devient toujours plus intelligents après coup.


        • Vasco Le 02 janvier 2015 à 20h45
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          Je pense aussi que les dessins animés inspirés dans cette culture mangas sont particulièrement néfastes aux enfants et ce d’antan plus que ces enfants sont jeunes.


        • Spipou Le 02 janvier 2015 à 23h25
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          Si on analyse soigneusement les dessins animés, il faut remarquer que, par souci de réduction des coûts probablement, et depuis très longtemps (c’était déjà le cas quand j’avais une dizaine d’années, bien avant la popularisation des mangas en Europe, je pense à la série Satanas et Diabolo), la plupart des dessins animés, issus ou non des mangas, n’ont plus rien à voir avec ceux de Disney : seule la partie “active” de leur corps bouge : la bouche quand ils parlent, les jambes quand ils marchent, etc.

          Nous n’avions pas la télé quand j’étais gamin, et cette espèce de déstructuration du corps m’avait immédiatement choqué quand j’étais chez des copains qui avaient la télé. J’étais habitué à Disney, chez qui les personnages sont entièrement en mouvement, et chez qui le mouvement même est un mode d’expression.

          Faites l’expérience : regardez 5 minutes un Disney ou un Tom et Jerry quelconque, puis regardez 5 minutes un dessin animé contemporain, la différence saute aux yeux.

          Je serais curieux de savoir si des études ont été réalisées sur le résultat de cette animation partielle. En ce qui me concerne, je vois toujours ça comme une déstructuration corporelle, et une perte d’expression abyssale.


          • jeanpatrick Le 03 janvier 2015 à 22h25
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            c’est vrai ce que vous dites, c’est plus économique pour une maison de production soit pour les images que pour le montage les dessins animés contemporains. On perd moins de temps pour la réalisation mais on perd de qualité de perception.


  15. H. Le 02 janvier 2015 à 10h44
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    Bonjour,

    Meilleurs voeux à tous en ce début d’année. Sur le sujet du billet, je recommande la lecture du livre “Neuro-esclaves” de Marco Della Luna et Paolo Cioni sorti chez Macro Éditions (critique disponible sue Enquête et Débat).

    Bonne journée


  16. RGT Le 02 janvier 2015 à 11h07
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    J’étais tombé sur la vidéo de la conférence de Michel Desmurget il y a plus de 2 ans, et elle n’a fait QUE confirmer les choix que j’ai faits il y a plus de 35 ans…
    Et pourtant la “télé” était beaucoup moins intrusive à l’époque qu’aujourd’hui.

    J’habitais encore chez mes parents et j’ai d’un coup compris que la “boîte à cons” était un magnifique outil de manipulation, d’endoctrinement ET d’abrutissement…

    Il faut dire que j’avais été préalablement “initié” par mon grand-père qui, déjà dans les années 60/ début 70 refusait déjà la télé car il avait senti que c’était un appareil dangereux..

    J’ai donc simplement cessé de la regarder et je me suis juré de ne jamais avoir de télé chez moi… Ce qui est le cas depuis. J’ai donc “tout plein de temps libre” pour rencontrer des personnes intéressantes, pour lire, pour me renseigner et m’informer.
    Rien que du bonheur !!!

    Mes enfants ont été élevés “sans”, ce qui a nécessité un gros investissement de la part de mon épouse et de moi-même. Mais comme nous n’avions pas de “téloche” ça n’a pas été si difficile que ça.

    Le problème principal lorsque nous rendions visite à des personnes qui possédaient un téléviseur était la fascination de la “boîte à images” qui “aspirait” littéralement mes enfants quand ils étaient petits.

    J’ai aussi eu de nombreux conflits avec les enseignants lorsque mes enfants sont revenus avec des “zéros” pour travail non fait, simplement parce qu’ils ne pouvaient pas regarder des émissions TV à la maison.
    A force de bagarres incessantes, j’ai réussi à faire infléchir les enseignants qui ont annulé ces notes et je les ai forcé à montrer lesdites émissions en classe ou à leur donner un autre travail personnel, au prétexte qu’aucune loi n’impose d’avoir de téléviseur à son domicile (j’ai été catalogué comme “parent pénible” mais je m’en fous).

    Une partie du temps qu’ils ont passé à ne pas être “scotchés” devant la télé a été utilisé à développer leur esprit critique.

    Je peux vous garantir que lorsque je vois le résultat, je pense avoir au moins partiellement atteint mon but.
    Ils ne regardent pas la télévision, ont des occupations beaucoup moins passives, et surtout ils “pensent différemment” de la majorité de leurs copains car ils réfléchissent en présence d’une info ou d’une affirmation en essayant de se faire leur propre idée en consultant des informations de sources différentes (surtout opposées).
    Et face à une affirmation, leur première réaction est “prouve-moi que c’est vrai”… Et ça n’est pas facile car ils attendent un argumentaire “béton” et sans faille.

    En 2000, ils ont été parmi les premiers à être “connectés” à l’ADSL, mais avec une “formation préalable” pour leur éviter les pièges (ils cherchaient des infos qui les intéressaient et nous allions avec eux pour les consulter et en discuter)…

    Puis les vannes ont été ouvertes en grand quand leur esprit critique a été suffisament développé.

    C’est sûr, nous avons eu l’époque des chaussettes ou des chemises “amidonnées”, mais c’est normal. Pendant qu’ils allaient sur “Grosnibs.com” leurs copains regardaient en cachette des cassettes VHS qui circulaient sous le manteau. Et ils ont vite compris que la “vraie vie” était quand-même largement plus intéressante que l’observation passive.

    On peut très bien vivre heureux et épanoui sans “télé”, ils en sont la meilleure preuve.
    Et je pense (j’espère plutôt) qu’ils ne sombreront pas du “côté obscur de la Force”…

    En tout cas c’est bien parti.
    “L’investissement” en valait réellement la peine.


  17. Bardamu Le 02 janvier 2015 à 11h13
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    Bonjour à tous,

    J’ai lu et apprécié ce livre il y a plusieurs mois même si à la fin on a envie de dire à l’auteur, “ok, on a compris” tant les études se succèdent et se ressemblent.
    Plus de télé depuis… je sais plus. Et encore, nous avions une 30cm caché dans un placard devant lequel il fallait rester debout. Comme le dit le journaliste : notre enfant et déconnecté de la vraie vie. Il a beaucoup lu (et ça nous a couté cher), elle n’a pas de page facebook, ne passe pas sa vie à caresser son smartphone et fait des études supérieures (là c’est plus lié à la csp). En effet il ne faut pas tout mettre sur le dos de la télé, il écrit très mal et fait plein de fautes (c’est comme pour la pollution et les substances cancérogènes, il est difficile d’isoler l’effet de la seule télé).
    Je précise, pour ceux qui n’auraient pas lu le livre que les comparaisons (dont celles des dessins) se font “tout choses égales par ailleurs”.

    Je remarque, chez les autres, que cette lucarne a un effet hypnotique qui empêche qu’on l’éteigne même quand il ne s’y passe rien d’intéressant (et que j’y suis sensible), que les quelques très jeunes gamins qui y sont confrontés, s’ils ne sont pas totalement aconnassis, présentent pour le moins des troubles du comportement sérieux et que chez les adultes qui la pratiquent je ne vois pas de livres sur les étagères. Et pour eux :
    – Hollande et DSK sont de gauche,
    – Mélenchon est un dangereux bolchévique qui ne retire le couteau d’entre ses dents que lorsqu’il passe à la télé,
    – que Zemmour est un mec vachement érudit et qu’il ose, lui, malgré l’ostracisation médiatique dont il fait l’objet (je vous commande son passage à ONPC du 4/10/14 où sa nullité saute aux yeux),
    – qu’on vit au dessus de nos moyens et que c’est là l’origine de la dette,
    – qu’il faut casser la gueule à ce chien d’El Assad et ce démon de Poutine,
    – que les chômeurs c’est que des fénéants profiteurs (bon, ça c’est moins vrai depuis que gens sont personnellement touchés),
    etc…


  18. O FJ Le 02 janvier 2015 à 11h26
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    souvenons nous :
    en 2012, était publié par “République française, défenseur des droits” : Rapport 2012 consacré aux droits de l’enfant – Enfants et écrans : grandir dans le monde numérique.

    Ce rapport donna lieu à de nombreux articles dans les medias vantant les vertus d’un usage contrôlé des écrans par les enfants et même petits enfants. Bref, on rassurait les parents sur l’usage des écrans, y compris comme nounou (CF. histoire racontée ci-dessus par OB)
    Pour ma part, la règle est la suivante : télé proscrite avant l’âge de 3 ans ; usage parcimonieux avant l’âge de 7 ans (l’âge de raison) et de plus toujours en présence des parents.


  19. Michel Ickx Le 02 janvier 2015 à 11h38
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    Je suis tout à fait d’accord avec Caramba. La différence essentielle de la télévision est le défilé constant des images qui ne proviennent pas de l’imagination du spectateur. Elles peuvent même entretenir sans le support de la parole ou de la musique.

    En lisant, on crée ses propres images mentales. Cela a un effet positif sur la créativité qui opère à partir de l’image mentale avant même l’apparition des mots. L’exemple de nombreuses inventions le prouve. Cela explique aussi la déception fréquente lors que l’on voit le film d’un roman après avoir lu le livre.

    On cite souvent le cas de Kékule ce chimiste Allemand qui est à l’origine de la découverte des molécules cycliques du benzène. Cette structure de molécules en « longue chaîne » est à l’origine des polymères, base d’une nouvelle branche de la chimie organique et particulièrement du secteur des matières plastiques. Kékulé a raconté avoir vu en rêve des serpents qui se mordent la queue ce qui l’a amené à découvrir de telles structures moléculaires. De nombreux inventeurs et artistes utilisent ces images mentales pour créer.

    Mais il y a plus : une expérience citée par Derrick de Kerchove du programme McLuhan de l’université de Toronto, je ne me souviens plus si dans un de ses livres ou au cours d’un séminaire, montre à quel point le spectateur de la télévision est un récepteur passif et inconscient de l’impact nerveux physique de ces images toutes faites.

    On installe le sujet dans un fauteuil confortable devant l’écran avec, sur l’un de accoudoirs, un « joystick » qu’il peut actionner pour indiquer des réactions positives ou négatives en fonction des scènes visionnée.
    On enregistre son éléctroencéphalogramme pendant la session. On projette ensuite des séquences prises au hasard dans des programmes télévisés avec un mélange d’images, certaines violentes ou désagréables, mais pas d’avantage que ce que l’on voit habituellement.

    A la fin de la session on demande au sujet combien de fois il a actionné le levier pour signifier, soit sa satisfaction soit sa répulsion. La réponse est invariablement qu’il n’en a pas eu le temps, mais que de toute façon il n’a pas ressenti des émotions particulièrement fortes.

    On lui montre alors le diagramme de ses ondes cérébrales. Il constate que, à son insu, des images fortes et violentes ont provoqué des variations extrêmes sur son système nerveux au niveau physique. Cela semble démontrer que la télévision se substitue à ses propres images, agissant directement sur son état physique sans que le néocortex n’en prenne conscience.
    Donc relative indifférence au niveau conscient, mais profondes altérations au niveau du système nerveux.


  20. Laetizia Le 02 janvier 2015 à 11h41
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    Le robinet de la télé qui abêtit ; le haschich bientôt légalisé? bien qu’il altère le fonctionnement du cerveau de façon irréversible lorsqu’il a été consommé jeune. Ces deux poisons ont néanmoins une image festive, agréable, désirable, scintillante. Et les gouvernements de tous bords ne font pas grand chose pour les combattre et améliorer la santé publique. Pas de campagne proclamant “éteignez la télé” comme celle qui nous répétait “les antibiotiques, c’est pas automatique”.
    L’on peut imaginer que les politiques préfèrent gouverner des citoyens abêtis, abrutis, plus maniables et dociles. Les gouvernants se sentant dépassés par la complexité, préfèrent que du côté des citoyens, il n’y ait pas d’opposition : ça, c’est fait.


    • Chris Le 02 janvier 2015 à 13h41
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      Oui, ils préfèrent des citoyens abêtis, c’est plus facile.


  21. Michel Le 02 janvier 2015 à 11h45
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    Internet aussi rend idiot : selon Nicolas Carr, le fait de passer plusieurs heures par jour devant un écran en surfant sur Internet est en train de modifier notre cerveau, la concentration devient plus difficile, la tendance à zapper de plus en plus vite d’un sujet à un autre favoriserait un raisonnement superficiel.
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/05/est-ce-que-google-nous-rend-idiot_1203030_651865.html


    • ajave Le 02 janvier 2015 à 13h10
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      Si zapper rend idiot je propose de creuser le sujet de la télé avec un ouvrage méthodologique : «outils d’évaluation d’ouvrages à contenu scientifique» (http://cortecs.org/materiel/outils-devaluation-douvrages-a-contenu-scientifique/). Les auteurs y décrivent une méthode pour l’évaluation des ouvrages scientifiques et l’appliquent à… TV Lobotomie de Michel Desmurget.


      • madake Le 03 janvier 2015 à 11h46
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        Dont je me permets de retranscrire ici la
        “Conclusion :

        Le livre TV Lobotomie est paru en 2011. Nous le pensons porteur d’importants enjeux sanitaires et sociaux. Indépendamment du fond, la rigueur méthodologique déployée par Michel Desmurget dans cet ouvrage à destination du grand public nous est apparue exemplaire.

        Comme nous avons pu le souligner, L’enfant et les écrans, paru en 2013, a été vivement critiqué par une partie de la communauté scientifique 20 [23]. Nous rejoignons en tout point leur analyse. Avec L’Enfant et les écrans, nous obtenons une énième démonstration du fait qu’être une autorité scientifique ne peut constituer un gage suffisant de qualité de l’information délivrée.

        Maintenant, nous ne pouvons qu’encourager le lecteur à évaluer ces deux ouvrages par lui-même.

        Nelly Darbois et Albin Guillaud”


  22. Auster Paul Le 02 janvier 2015 à 12h05
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    Et Internet ? Sur lequel vous vous êtes toutes et tous connectés …. !

    ” L’Internet est si grand, si puissant et si inutile que pour certaines personnes, c’est un parfait substitut à la vie ” (Andrew Brown)


    • PIPO Le 02 janvier 2015 à 13h23
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      Bonjour et bonne année 2015 à tout les-crisiennes et les-crisiens .fr et bien sur à olivier et toute son équipe. Vous avez été un rayon de soleil dans ce monde de fous, que 2015 soit l’année d’une nouvelle conscience des peuples, et ce sera en partie grâce à vous.

      On parle de télé, d’internet, mais ce sont des outils comme les livres, les conférences etc…
      ce ne sont pas les outils qui manipulent mais bien des personnes qui les utilisent en connaissance de cause.
      Le problème c’est eux, leur mentalité et pas les outils.


      • oscillation Le 02 janvier 2015 à 14h20
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        Bonne année PIPO et à tous.

        J’ apporterait une nuance technicienne à l’ outil télévision ; celui-ci est en effet une lampe dont la lumière localisée exerce, comme par exemple la simple lumière d’ une bougie, un réel effet hypnotique sur beaucoup de forme de vie: la lumière attire l’ être vivant (insectes, poissons, lapins, “téléspectateur”).

        C’ est la raison pour laquelle, il serait utile de réduire la luminosité et le contraste de n’ importe quel écran (une source lumineuse), par rapport à la luminosité ambiante de la chambre de l’ habitation, en jouant sur les réglages de luminosité et de contraste de l’ écran de visualisation (télé, PC, tablette, etc…), afin de minimiser cet effet hypnotique. (l’ écran idéal serait celui qui n’ émettrait aucune lumière, il utiliserait la luminosité ambiante).

        A celui-ci s’ ajoute l’ effet hypnotique virtuel du au montage des plans cinématographiques (ou vidéos, peu importe). En effet, ayant appris dans un caméra-club les rudiments de la narration cinématographique par le montage de ses “plans” (un “plan” est une prise de vue brute de filmage et enregistrée sans coupure), voici une liste grossière de la durée “académique” d’ un plan en fonction de sa “grosseur” (la “grosseur” d’ un plan est sa valeur de “zoom”):

        – très gros plan (un nez, une bouche), moins d’ une seconde ;
        – gros plan (un visage), quelques secondes (de 1s à 5s) ;
        – plan large (un homme entier), plus d’ une dizaine de secondes ;
        – un paysage, 30s à une minute.

        La règle de base est que la durée d’ un plan varie, en fonction de l’ information qui est contenue dans l’ image. Lorsque cette durée est inférieure à cette règle, l’ esprit devient “captif” du montage (une pub, une annonce, un clip, un documentaire, un film, etc…), parce que l’ “oeil” humain n’ arrive pas à lire l’ information visuelle contenue dans ces plans montés à la queu-leu-leu.

        Le cerveau n’ arrive plus à suivre et devient stressé par ce “rythme” imposé et donné au montage ; il y a obligation de suivre le “débit” cinématographique, pour ne pas être “largué” dans la narration ; donc, il y a risque de manipulation ainsi.


  23. Louve Bleue Le 02 janvier 2015 à 12h39
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    Ah non ! Ne critiquez pas le film AVATAR ! Faut peut-être avoir un certain regard sur ce que nous zieutons, les écrans et autres.


  24. Krystyna Hawrot Le 02 janvier 2015 à 12h59
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    Pour moi Internet se rapproche plus d’une bibliothèque vivante que de la télé justement parce qu’on est interactif! On cherche, on choisit, on répond à des messages…on écris des messages.
    On peut se publier soit-même et être lu même si aucune maison d’édition ne veut vous éditer!

    Et les campagnes politiques, y compris internationales, c’est sur internet qu’elle ont pu se faire, pas sur la télé!
    Certes, il y a aussi parfois de bons films ou reportages de la télé que je regarde sur internet, certes, il y a l’aspect écran d’internet qui est dangereux – passé 23h si je continue à regarder des écrans, je suis sure de ne pas pouvoir dormir.
    Certes aussi les politiques, le pouvoir et l”‘oligarchie économique mettent en oeuvre leur manipulation et le propagande aussi et surtout sur internet.

    Mais on a au moins une marge de réaction, avec la télévision on ne peut rien faire; qu’elle meurt!


  25. Vincent Le 02 janvier 2015 à 13h14
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    C’est comme tout en fait, n’importe quel “outil” peut s’utiliser soit par dépendance soit par acquit de conscience.
    (TV,Jeux vidéos,Sport,Cigarette,Fast Food,Religion,Sexe,SmartPhone,etc …).
    Subissons nous, ou sommes nous acteurs ?

    Parce qu’en fait, souvent l’idée de base est plutôt bonne. C’est ce que l’on en fait qui ne va pas (les utilisateurs et les acteurs)

    Alors évidemment un gamin ne peut-être que spectateur et absorber ce qu’on lui montre; c’est au parent de prendre conscience de la toxicité produite lorsque l’on nourrie trop l’enfant à telle ou telle chose (TV,Jeux vidéos,etc…).

    Les sociétés de marketing sont tellement douées pour rendre les gens dépendants.
    Mais s’il n’y a pas de marketing, il n’y a pas de ventes, donc pas de croissance au bout du compte, donc pas d’emploi.


    • Crapaud Rouge Le 02 janvier 2015 à 16h07
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      prendre conscience de la toxicité produite” ne suffit pas, l’exemple du tabac le montre bien. Et pourquoi dire “C’est comme tout en fait” puisque ainsi vous gommez toute spécificité à l’objet en question ? Autant que je sache, personne ne passe des heures à regarder sa machine à laver ou à faire le café…


  26. Chris Le 02 janvier 2015 à 13h38
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    Etant de toujours une personne sensible à la violence psychique et physique, je n’ai jamais tellement apprécié la TV. Contenus trop frivoles, idiots, mercantiles, manipulés, pub. à ch..r, bref l’éloge de la médiocrité et de la sommation des cons (ou consommation, si vous préférez).
    Au point que, fin cinquantaine, j’ai carrément enlevé cet appareil de mon espace privé. Par contre mon compagnon s’en gave de 19 à 2 heures du matin. Quand je lui demande ce qu’il a regardé, il est incapable de s’en souvenir : ça m’épate… et m’inquiète à la fois !
    Toutefois, je regarderais bien un film de temps à autre : je déteste les salles de cinéma où le son est assourdissant. Quand j’y vais, je mets des boules Quies, idem dans les discos !
    Je préfère de loin la lecture. J’ai le temps de réfléchir, d’établir des liens avec d’autres lectures/événements, d’en débusquer les incohérences ou similitudes et d’ajuster une nouvelle représentation. C’est très enrichissant et satisfait pleinement ma curiosité aigüe du monde et sa compréhension.
    Je ne sais pas pour vous, mais croiser des parents promenant leur bébé avec une tablette en face à face, m’angoisse, voire me hérisse.
    Ça me fait penser aux élevages industriels de poules avec lumière rose et musique, expériences tentés dans les années 70/80, mais abandonnées car trop chères. Installations spécifiques, conso supplémentaire de courant, temps passé : le consommateur ne fait pas la différence entre un poulet stressé ou cool, d’autant plus que le processus d’abattage compromet amplement le résultat !
    Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas TV !
    Einstein n’avait pas une bonne opinion de la propagation des techniques d’information : Je ne me souviens pas texto, mais en gros il disait que ça allait produire des générations d’imbéciles.
    Le même qui disait : “placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité !” Je trouve l’image limpide.


  27. andy8 Le 02 janvier 2015 à 13h49
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    Cet article m’a quelque peu démoralisé: mes enfants ont vu la télévision moins que la moyenne les premières années , mais je réalise que c’était trop
    Il est indéniable que le niveau scolaire a fortement baissé ( j’ai passé le bac en 1974 ) , la télé est une cause plus importante que je ne pensais


  28. Beatrix Le 02 janvier 2015 à 15h22
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    Bonjour Olivier,
    Bonjour les Commentateurs,

    Bien que hors sujet à priori,
    Je profite de ce début d’année pour partager avec vous le message de paix lancé par le théologien allemand Eugen Drewermann à Berlin, le 13.12.2014, lors de la manifestation pour la paix et contre la guerre.

    Certains l’ont peut-être lu. A moins que ce discours ait déjà été publié ici, sur votre site et qu’il m’aurait échappé.
    Dans le cas contraire, sa diffusion va faire revivre cet immense espoir de paix dans le cœur des peuples d’Europe-le-Continent, de l’Union et des Russies. Je le crois, notre continent – particulièrement l’Union Européenne – aurait pu jouer un rôle extraordinaire dans le dialogue avec le Moyen-Orient et l’Asie, comme charnière de toutes les cultures, de tous les modes de pensée et de toutes les ingéniosités dans l’organisation de la macro-économie comme dans le développement de la recherche technologique, scientifique et sociale.
    A ce titre, l’Union Européenne a volé la chance à l’Ukraine de devenir cette charnière essentielle, garantie de paix, vecteur de progrès et route vers les rencontres mondiales.

    Cette période qui a commencé par des troubles est, malgré tout, une opportunité unique en plus d’un siècle d’histoire pour donner à ce Continent un tournant heureux. Il faut juste de la volonté politique. Pour cela, les peuples peuvent encore jouer un rôle déterminant et peser de leur poids s’ils se sortent du grand gel dans lequel leurs dirigeants les a plongés, afin de braver les artifices juridico-policiers et les interdits d’accès aux droits fondamentaux de l’homme et de sa société.

    Original auf deutsch:
    http://friedenswinter.de/wp-content/uploads/2014/12/141215_rede_eugen_drewermanns_in_berlin_13122014.pdf
    (…)
    “Wir haben keinen Grund in einem Bündnis länger zu verbleiben, das seine kriminellen Machenschaften und Absichten so offen ausspricht wie das derzeit geschieht. Wollen wir wirklich von Herrn Stoltenberg uns sagen lassen es müssten
    die Europäer ihre Militärausgaben auf 2 Prozent des Bruttosozialproduktes steigern? Wir haben unter Adenauer 1963 als Bundesrepublik West
    versprochen, es würden 0,7% des Bruttosozialproduktes eingesetzt werden für
    Entwicklungshilfe. Niemals ist es in all der Zeit auch nur zu 0,4% gekommen. Und abkassiert haben wir aus den Schuldenzinsen der Entwicklungsländer das Fünfundzwanzigfache. Niemals war die Not der Dritten Welt ein
    wirkliches Motiv dieser Art von Politik. Aber nun das Fünffache, 2% des Bruttosozialprodukts für Rüstung ist das Ende und die Perversion der Weltverantwortung. Herr Gauck, wir sind gegen den Krieg, weil jeder Krieg sich richtet gegen das, was Weltverantwortung bedeuten würde, und die Lüge lassen wir uns nicht beibringen wir würden wegschauen, bloß weil wir endlich hinsehen!”

    En français ici:
    http://www.mondialisation.ca/les-allemands-se-mobilisent-contre-la-guerre-et-contre-lotan/5422368
    (…)
    “Nous n’avons aucune raison de rester plus longtemps dans une alliance qui annonce ses agissements et ses intentions criminels aussi ouvertement qu’elle le fait ces temps. Voulons-nous vraiment nous faire dire par Monsieur Stoltenberg [Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN] que les Européens devraient augmenter leurs dépenses militaires à concurrence de 2% du produit national brut? Sous Adenauer, en 1964, nous avons promis que la République fédérale occidentale consacrerait 0,7% de son PIB à l’aide au développement. Pendant tout ce temps l’aide n’a jamais atteint que les 0,4%. Et nous avons encaissé vingt-cinq fois cette somme grâce aux intérêts sur la dette des pays « en voie de développement ». Jamais les besoins du tiers monde n’ont été le véritable motif de cette sorte de politique. Mais maintenant, avec le quintuple, soit 2% du PIB consacrés à l’armement, c’est la fin et la perversion de la responsabilité mondiale. Monsieur Gauck, nous sommes contre la guerre parce que chaque guerre va à l’encontre de ce que pourrait signifier la responsabilité mondiale, et nous ne nous laissons pas convaincre de détourner les yeux, parce que nous regardons enfin ce qui se passe!”
    http://www.mondialisation.ca/les-allemands-se-mobilisent-contre-la-guerre-et-contre-lotan/5422368

    A toutes et à tous, je souhaite pour 2015 que tout roule comme chacun le désire.

    Marlene-Beatrix DUPRAZ


  29. téléphobe Le 02 janvier 2015 à 17h18
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    De plus c’est comme la drogue, ce n’est pas gratuit, il faut payer pour avoir sa dose – gare aux fraudeurs qui essaient d’échapper à la “redevance*” (quel joli nom), ils sont poursuivis par des fonctionnaires zélés qui considèrent qu’il est impossible de s’en passer.

    *Le terme redevance est la traduction recommandée en France pour l’anglicisme royalty.

    La case à cocher sur la déclaration d’impôts sur le revenu en dit long… très long ;o)


  30. chasseur de dragon Le 02 janvier 2015 à 17h29
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    Bonjour, quelqu’un aurait il la source de l’image qui compare les enfants avec 3h de tv par jour versus – d’1h par jour?

    Les différences me paraisse assez extreme, on dirait des dessins d’enfants de 7-8 ans versus des dessins d’enfants de 4-5 ans. Mais peut etre que je me trompe, donc la source svp.

    merci


    • J Le 27 mars 2015 à 17h03
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      Oui, ça vient d’un article (en allemand), publié dans une revue qui a l’air d’être prévue pour les pédiatres (d’après mes rudiments d’allemand). Je peux clairement me tromper, mais on ne dirait pas que ce soit une revue avec comité de lecture, telle qu’on en trouve normalement dans le monde de la recherche, c’est plus de la “vulgarisation” (qui reste quand même destinée à des médecins). L’étude a probablement fait l’objet d’autres publications, mais honnêtement, je n’ai pas cherché.

      Winterstein, P., & Jungwirth, R. J. (2006). Medienkonsum und Passivrauchen bei Vorschulkindern: Risikofaktoren für die kognitive Entwicklung. Kinder-und Jugendarzt, 37(4), 205-11.


  31. bleurp Le 02 janvier 2015 à 18h23
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    merci Olivier de faire découvrir cette vidéo, que personnellement je connaissais dejà.
    beaucoup ici ont le livre, et c’est un véritable plaisir que de permettre aux autres d’y avoir accès, au regard de la popularité de votre blog.

    je suis en revanche un peu étonné de lire certains commentaires, s’essayant au détournement politique, ou sociétal, balançant quelques prêches pour leur paroisse, alors que Michel Desmurget s’en tient lui à l’aspect scientifique dans cette vidéo, l’animant tant bien que mal face à son auditoire.

    pour finir, comme il touche un aspect sur le langage très intéressant, mettant en parallèle la perte que procure la télévision sur celui ci, en rapport celle que perdrait un enfant de haut potentiel d’education s’il était élevé dans une famille à pauvre niveau d’éducation, je ne résiste pas à vous poster ce lien de Franck Lepage sur la culture et l’éducation de la jeunesse.
    https://www.youtube.com/watch?v=9MCU7ALAq0Q
    bon spectacle car c’est à se tordre.

    NB,
    personnellement, la télé je ne l’ai plus depuis 15 ans, et c’est un vrai bonheur, sinon que j’aimerai que les controleur de la redevance me lache la grappe, chaque année, à venir fouiller chez moi, pour voir ou je la cache…!


  32. PaulP Le 02 janvier 2015 à 18h43
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    Agad’ la Télévision et pis do’


  33. purefrancophone Le 02 janvier 2015 à 19h48
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    Après avoir écouté cette conférence et étant une professionnelle de l’enfant , je confirme tout ce qui est dit .
    Cette conférence devrait être diffusée aux futurs parents , pourquoi pas dans le cadre des cours de préparations à l’accouchement .Ce serait une mesure de protection de l’intérêt des enfants à venir !!!
    J’y ajouterai une mise en garde des jeux vidéos qui peuvent également apporter les mêmes effets que la télévision .
    Retour à la lecture , les jeux de société qui apprennent la stratégie aux enfants et aussi perdre face à un autre.
    Et puis tout simplement le jeu de base comme les briques , les morceaux de bois , les poupées dinettes et autres , petites voitures qui permettent aux enfants de faire fonctionner leur imagination , leur créativité .
    Le rêve est important pour le développement du cerveau .

    Malheureusement la télévision sert de nounou aux enfants .Trop de parents ne prennent plus leur rôle, pourtant si important ,au sérieux .


    • chasseur de dragon Le 02 janvier 2015 à 21h06
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      “J’y ajouterai une mise en garde des jeux vidéos qui peuvent également apporter les mêmes effets que la télévision.”

      Non, les jeux videos n’apportent pas les memes effets que la télévision. Les jeux vidéo, pratiqué de maniere raisonable, augment les ressource attentionnelle, augmente les capacité de controle executif, augmente les capacité en attention divisé et augmente meme l’acuité visuel!!

      Si on reprend l’idée de Desmurget, ce serait du au fait que les jeux vidéo ne sont pas passif mais actif. En d’autre terme ils solicitent le réseaux attentionel intrinseque et non extrinseque, contrairement à la television.

      Je vous conseille vivement ce TED sur les jeux videos et les neuroscience (il est sous-titré en francais).

      http://www.ted.com/talks/daphne_bavelier_your_brain_on_video_games?language=fr#t-367553

      De plus si vous etes educatrice je vous recommende également cette review tout a fait serieuse sur le jeux video en tant qu’outils pedagogique.

      http://0-files.eric.ed.gov.opac.msmc.edu/fulltext/EJ1043955.pdf

      Biens a vous


  34. jeanpatrick Le 02 janvier 2015 à 20h08
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    je suis réalisateur video, cameraman, monteur de mes films. Je travaille sur le langage visuel, auditif, parlé et non, et j’appellerai tout cela le langage des perceptions, si nous voulons comprendre ce langage ce n’est pas avec notre raison que nous y réussirons mais avec nos perceptions. Et pour cela nous devons nous voir et nous sentir avec nos sensations, nos émotions et en comprendre leur sens. Le cinéma n’a pas été inventé seulement pour nous divertir ou nous émouvoir, mais aussi pour nous voir comme nous sommes, dans le bien et dans le mal. Quand avons-nous eu vraiment la possibilité de nous observer avec une caméra sans vouloir apparaitre mais seulement etre? Je n’ai plus la tv depuis 4 ans, j’ai trois enfants de 6, 4, et 2 ans qui la regardent, seulement, quand quelquefois ils sont chez leurs grand-parents; pour les films ayant eu une formation cinématographique je suis donc très attentif dans le choix , en fonction de leur age aussi. Eux-memes me font comprendre si le film ou le dessin animé leur plait ou non. Je leur montre des courts-métrage de Chaplin, Buster Keaton, “Les temps modernes” plait beaucoup au grand. Mais aussi des extraits les plus comiques de “Chantons sous la pluie”, les frères Marx, “Mary Poppins”. Lorsqu’ils regardent Chaplin ou Keaton ils savent que ce qu’ils voient est réel, Chaplin et Keaton faisaient réellement, physiquement leurs gags, et puis surtout les cadres sont fixes et l’enfant a le temps pour voir ce qu’il se passe dans le cadre. Au contraire des films d’aujourd’hui qui vont très vite soit dans les cadres que dans le montage. Cette rapidité empeche l’enfant non seulement de voir mais aussi de percevoir et donc nous risquons que nos enfants deviennent des analphabètes du voir et sentir (sentir avec le corps, sentir avec les oreilles). Cela fait 40 ans que je travaille dans ce secteur, et j’observe souvent comment les gens regardent la tv, comment ils se retournent instinctivement quand il y a une tv à porté de leur regard. Ou bien comment se transforment leurs regards quand ils sont scotchés devant l’écran. Ne parlons pas des enfants comment ils se transforment: plus agressifs, plus nerveux, plus agités. Pendant 6 ans j’ai présenté une rétrospective de films dans une maison de Paix, géré par un pretre, où j’essayais de conduire les personnes à voir plus avec leurs perceptions que leur raison, vouloir comprendre un film rationnellement n’est pas correct car le langage cinématographique est un langage de sensations, émotions, perceptions et donc nous devons le comprendre avec le meme langage: nos perceptions, nos sensations et nos émotions. Et c’est là qu’intervient l’incompréhension sur certaines images qui font scandale: et nous obtenons une mauvaise lecture des soi-disants professionels de la communication. Connaitre ce langage nous aiderai à connaitre le langage de la tv et nous pourrions l’éviter pour ne pas etre contaminé.


  35. Papagateau Le 02 janvier 2015 à 21h17
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    Oliver Stone accuse la CIA d’avoir fomenté le conflit en Ukraine.

    http://www.lexpress.fr/culture/cinema/oliver-stone-accuse-la-cia-d-avoir-fomente-le-conflit-en-ukraine_1636694.html

    Le débat fait rage, ceux qui peuvent poster peuvent y aller.


  36. Spipou Le 02 janvier 2015 à 21h50
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    Je n’ai pas encore lu l’article, mais le dessin se suffit à lui-même !

    Ca me rappelle une étude statistique réalisée par deux économistes américains, peu suspects de “gauchisme”, Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner, auteurs de Freakonomics et SuperFreakonomics, livres grand public mais que je recommande à tout le monde, car basés sur le raisonnement logique et la statistique (je n’ai lu que le deuxième, mais je lirai le premier dès que j’aurai le temps et les sous pour me l’offrir), qui abordent des sujets aussi divers que les sièges de sécurité pour les enfants en voiture, l’hygiène hospitalière, le réchauffement climatique…

    Voici la base de l’étude, je cite de mémoire : dans les tout débuts de la télévision, certains états américains s’étaient déjà équipés de réseaux de télévision, d’autre non. Le gouvernement fédéral a alors imposé un moratoire pour prendre le temps d’établir des normes techniques unifiées sur tout le territoire des Etats-Unis. En résultat, il s’est écoulé un laps de temps de quelques années pour l’accès à la télévision entre les états “avec télévision” et les états “sans télévision”. Les auteurs ont étudié les statistiques de criminalité dans les deux avec grosso-modo 20 ans d’écart, c’est-à-dire le temps pour que les bambins téléspectateurs et non téléspectateurs soient devenus de jeunes adultes, et ils ont trouvé un résultat surprenant : TOUS les états “télévisés” avaient un taux de criminalité supérieur, de 15% si ma mémoire est bonne, à celui de TOUS les états “non télévisés”, sans exception. D’autre part, on ne peut pas accuser, au début des années 50, la violence des programmes aux heures où les enfants n’étaient pas couchés !


  37. jeff93 Le 02 janvier 2015 à 21h51
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    La télé nuit aussi gravement à la santé de la démocratie. Pour preuve : la parfaite corrélation entre les temps de passages à l’antenne et les résultats aux élections !

    http://notre-epoque.fr/2014/08/les-medias-votent-pour-nous-1-leffrayante-correlation-entre-temps-de-parole-et-resultats-aux-elections/


  38. Spipou Le 02 janvier 2015 à 21h55
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    Petite précision, les résultats étaient sans rapport avec la densité de population, le taux d’urbanisation, etc., des états concernés !


  39. Jacques Le 02 janvier 2015 à 22h15
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    Superbe conférence! “Les-crises” démarre l’année à un niveau très élevé! Moi qui n’ai jamais aimé la télé, j’ai bu du petit lait.


  40. Georges Le 02 janvier 2015 à 22h57
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    Bonsoir à tous et bonne année, merci à OB ainsi qu’à beaucoup de commentateurs qui m’apprennent beaucoup de choses.

    Une remarque de logique (pour certains commentaires) : la négativité de la télé ne peut pas être mise en parallèle avec le livre. En effet, le livre pourrait également s’avérer négatif à sa façon, ça n’aurait aucune influence sur les conclusions de l’étude sur la télé. Les deux choses sont indépendantes. Et ce n’est pas soit l’un soit l’autre.

    Autre remarque de logique (pour certains commentaires) : c’est une étude statistique, c’est à dire que les cas particuliers contraires à la conclusion ne contredisent nullement l’étude.

    Une chose récurrente qui me gêne, sur beaucoup de choses.

    C’est l’accusation systématique “du pouvoir”.
    J’aimerais que plus souvent on indique que les gens, c’est à dire nous tous, avons une grande part de responsabilité dans nos choix.
    Il me semble que sans ça, on répand presque à notre insu une certaine forme de fatalité.
    Et aussi, on peut se complaire dans la critique, mais au moment critique, rester en fait du côté que l’on s’est plu à critiquer longuement.
    Notre complaisance dans la critique renforce le pouvoir, puisqu’on laisse croire à l’absence d’option.

    Bref, de la responsabilité, des actes !!!!!

    Comme signalait quelqu’un sans électricité par adéquation avec ses analyses : EdF ne vient pas vous mettre une mitraillette dans le dos pour vous obliger à appuyer sur l’interrupteur.

    Et il me semble, que dans la situation actuelle, marquer son choix, c’est refuser tout simplement la télé. Que ça soit l’outil en soi ou l’utilisation qui en est proposée par les gens à pognon, c’est une autre discussion. Il y a une télé actuelle, qu’est-ce qu’on en fait.

    Bref, on a le choix, et les parents ont la responsabilité pour leurs enfants.

    Avec la psychologisation à outrance de l’éducation, on a bloqué l’esprit “de position” des parents en les faisant douter de tout afin qu’ils suivent les conseils de spécialistes (et si on se réfère à des spécialistes, il est toujours possible de trouver des avis contradictoires).
    C’était peut être le contre coup de l’autoritarisme malsain qui prévalait beaucoup trop auparavant.

    Mais suite aux problèmes, on en revient, en fait on évolue, et on s’aperçoit que le fait d’avoir une position est tout aussi important si ce n’est plus, que la position elle-même (sans tomber dans les extrêmes évidemment).
    Dit d’une autre façon, ce n’est pas tant la question de “quel est le meilleur choix” qui importe mais le fait de choisir. C’est un peu curieux, puisque le choix pourra s’avérer anormal avec une connaissance “dans 50 ans”, mais le fait d’avoir assumer sa position de parent avec les éléments en sa possession aura été le plus important.
    D’un autre point de vue, ce n’est pas curieux du tout puisque “le meilleur choix” ne peut pas exister, seul peut exister “le choix qu’on pense le meilleur”. On essaie de chasser la subjectivité pour avoir la certitude, mais c’est impossible, on est obligé de composer avec.

    Toutes les évolutions éducatives étaient, selon mon point de vue, absolument nécessaires. Pour les esprits chagrins, on pourrait citer des comportements de l’adulte vers l’enfant, avant l’ère de la télé, totalement inacceptables avec les connaissances d’aujourd’hui.
    Est-ce que cette évolution est venue grâce à la télé, je ne pense pas, mais je n’en suis pas sûr. Toujours est-il que ces évolutions ont eu lieu durant la même période.

    Quelques trucs en vrac :

    Lorsque les gens s’étonnent de ma non-possession de télé (notez la bizarrerie de la phrase), je réponds calmement. La télé, c’est certainement très bien et en fait depuis le temps que je ne la regarde pas je ne peux pas vraiment savoir si elle est bonne ou mauvaise, mais comme tout le monde, je n’ai que 24h par jour et je n’ai pas le temps pour la regarder (avant je critiquais, ça faisait un peu exotique, ça faisait sourire et ça n’amenait très certainement à rien).

    Si ça fait très longtemps que vous n’avez pas vu la télé, et que vous vous retrouvez dans une situation sociale “devant la télé”, il est intéressant de regarder durant quelques minutes avec la grille suivante : peu importe la pseudo-présentation qui est proposée, n’essayez pas de la suivre, mais suivez l’enchaînement des images, des commentaires. Personnellement, j’y ai découvert une agressivité énorme dans la forme (rapidité de succession des images et des concepts développés), y compris sur une émission sur les animaux qui dans le fond n’avait rien d’agressif.

    Si vous écoutez la présentation de la météo, répétez à voix haute tout ce qui est dit. Vous vous apercevrez de la vitesse d’élocution absolument hallucinante. En écoutant simplement, vous ne vous en rendez pas compte.

    Sur le commentaire usuel disant : “tout ce que tu manques à la télé”, il est facile d’y répondre, je ne sais pas faire deux choses en même temps, et si je regarde la télé, c’est que je ne fais pas autre chose. Si vous voulez être un peu lourd, il est possible d’y rajouter : mais si quelqu’un ne sait pas quoi faire de son temps, s’il s’ennuie, c’est bien qu’il regarde la télé si ça lui plait.

    Bref, je ne suis plus anti-télé, je suis simplement non-télé pour moi-même, télé que je n’ai jamais eu à jeter puisque je ne l’ai jamais eu (mais elle était à la maison lorsque j’étais enfant).

    Mais j’admire la prise de conscience de ceux qui ont réussi à s’en défaire.

    Spécialement pour OB :
    Je pense que je n’ai jamais eu la télé car lorsque j’étais enfant ou adolescent, j’ai vu René Dumont invité par Duhamel, et c’était du vrai direct. René avait fait un film qui était présenté en début d’émission pour illustrer la suite de l’émission. A la fin du film, il se lève, révolté, outré, car on lui avait censuré son film, et il s’en va, en direct (depuis, je pense qu’il n’y a plus d’émission en direct, les émissions dites en direct sont en léger différé, quelques minutes). Le présentateur, Duhamel, en direct, désormais tout seul, essaie tant bien que mal de se dépatouiller avec la situation, je me rappelle de ses grands yeux ébahis.
    Par la suite, Duhamel avait été présenté comme un grand original, puisqu’il allait au travail en solex.
    Cela m’a profondément marqué et mon rejet de la télé doit venir de là. Si quelqu’un arrive à trouver la date exacte, je lui serai reconnaissant, ça me permettra de savoir à quel âge j’ai été marqué.
    Pour en revenir à OB, j’ai vu la vidéo dans laquelle, relativement à l’Ukraine, vous montrez des documents. En la voyant, j’ai de suite pensé que vous aviez très certainement marqué très positivement et durablement de jeunes esprits.

    De la vérité, de la vérité, de la vérité, il en restera toujours quelque chose.


  41. Isary Le 03 janvier 2015 à 12h28
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    Bonjour,

    Est ce que de ” passer deux heures par jour” a lire tous les commentaires du site ” les crises” sur ma tablette,c’ est mauvais pour ma sante???

    Cette question est incontournable…et il y tous les autres sites que je frequente et qui m’ apportent enormement de ” nourriture intellectuelle”.

    Quelqu’ un,ici, a t-il une idee du nombre de telerecalcitrants,teleallergiques,teleintolerants dans
    notre pays?


    • J Le 27 mars 2015 à 17h15
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      Lire des commentaires, c’est un peu différent. C’est écouter les arguments d’autres personnes, et les comparer, les agréger, les malaxer, les approuver ou au contraire les détruire, pour au final forger sa propre opinion. On est bien loin de la lobotomie !

      Par contre, le côté écran/luminosité/mauvaise posture au dessus de la tablette/etc, c’est probablement pas idéal !


  42. lon Le 04 janvier 2015 à 16h56
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    Comme me disait un gros investisseur , plus on descend dans l’échelle sociale plus l’écran est grand…
    Lui-même ne regarde pas la télé, ni ses enfants , ni la majorité des enfants de la haute bourgeoisie française que j’ai et que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans mes activités professionnelles : sont trop occupée à se former, s’éduquer, depuis tout petits, pour pouvoir prendre les places qui leur reviennent dans l’ordre des choses ; comment pourrais-je exprimer l’étonnement total que j’ai pu ressentir, moi qui vient d’un milieu semi prolo, devant certains visages d’anges où la beauté, la finesse et l’intelligence témoignaient d’un héritage physique et spirituel exempt d’angoisses de fin de mois et de passions triviales, et qui alignaient à 24 ans des CV bourrés de Masters , doctorats, et autres MBA obtenus dans des universités prestigieuses d’outre-atlantique ? Ceux-là n’ont pas perdu leur temps devant la télé, et leurs parents et tout leur milieu ont veillé à ce qu’il en soit ainsi .
    Bien plus bas dans la chaîne alimentaire, la télé occupe les mômes et pour les adultes fait office à la fois de liant social et de neuroleptique léger . Il faut pour s’en rendre compte observer l’angoisse et le malaise de gens privés de télé pour des raisons techniques par exemple , ou qui débarquent dans leurs locations de vacances et que la télé du studio/chambre d’hôtel/appartement ne marche pas .
    Dommage pour un média si prometteur au départ . Internet prend le même chemin .


  43. Deres Le 05 janvier 2015 à 15h10
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    Ma petite pièce à l’ouvrage.

    1) Oui, la télévision est le moyen ultime de ne pas avoir les enfants sur le dos, surtout les enfants uniques qui sinon jouent tout seul et sont donc très demandeurs de leurs parents.
    2) Les programmes disponibles sont très pauvres. Même les programmes soi-disant éducatifs sont en fait très pauvres en apprentissage. Le pire est la télévision elle même avec ses plages de pubs pour jouets incessantes et ses changements d’âge cible en permanence. Les “films animés” contiennent souvent trop de violence et très peu d’éducation voir d’explications tout court. Bien souvent, on se rend compte que les enfants ne comprenne presque rien aux histoires beaucoup trop longues et complexes pour eux.
    2) Les programmes “interactifs” de type Dora sont juste pitoyables et les enfants même en bas âge ne réagissent pas car ils savent déjà que l’on ne socialise pas avec des objets … On les prend en fait un peu pour des idiots ! Exactement la même chose avec un adulte et les mêmes enfants déborderont d’enthousiasme et d’énergie.

    Attention toutefois au biais sociologiques et d’activités :
    1) un enfant regardant 3 heures la télévision par jour au lieu de dessiner sera moins fort en dessin sans que cela soit directement causé par la télévision. Ce serait pareil avec 3 heures de chansons avec ses parents attentifs à la place du dessin … le jeu est une forme d’entrainement et 3 heures par jour est une sacrée carence.
    2) La diminution de l’exposition à la télévision est peut être en partie associé au niveau social plus élevée des parents qui serait alors plus attentifs à l’éducation de leurs bambins. Les effets constatés pourraient donc être plus causés par le niveau social que le niveau d’exposition à la TV lui même.


    • J Le 27 mars 2015 à 17h27
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      Quelques petites remarques sur les biais relevés:

      1) Pour le test du dessin de bonhomme, j’ai jeté un œil rapide à l’article original, ce n’est pas la qualité du dessin ou du trait qui est évalué, mais ce qu’il contient : est ce que la tête du personnage est plus petite que le corps ? est-ce qu’il a des cheveux, un nez ? est-ce que les yeux sont des points, des ronds, une forme plus complexe ? est-ce que le personnage a un cou, des oreilles, des mains au bout des bras ? Plus que le dessin à proprement parler, c’est la représentation que l’enfant se fait du personnage qui compte.

      2) L’influence du milieu social est indéniable. Mais des études ont été faites pour éliminer ce biais: à milieu social équivalent, les enfants biberonnés au petit écran se développent effectivement moins bien que ceux qui en ont été privés. M. Desmurget le mentionne à un moment dans la video, ça ne doit pas être trop compliqué de retrouver l’info dans son livre.


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