Source : Horizons et Débats, Denis Mukwege, 30-06-2017

«Nous vivons dans notre pays comme des étrangers» – la fête de l’Indépendance de la République démocratique du Congo est commémorée sous la menace d’une guerre civile

Discours de Denis Mukwege à l’occasion de la 57e fête de l’Indépendance du 30 juin 2017 à Kinshasa*

Un garçon en train de laver dans la rivière Kamatanda le minerai brut de cobalt prospecté dans la mine de cuivre et de cobalt de Kamatanda. 60% du cobalt extrait dans le monde provient du Congo. Environ 100’000 travailleurs vivent de l’extraction principalement manuelle du cobalt. Le travail des enfants dans les mines est à l’ordre du jour. (photo Keystone)

Chers compatriotes, Chère jeunesse, Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de participer à cette conférence qui revêt d’une grande importance pour tous les vrais amoureux de notre cher et beau pays. Cette manifestation traduit la volonté de notre jeunesse de sortir des sentiers battus afin de trouver des solutions originales aux différents problèmes accablant notre société aujourd’hui.
Chers compatriotes, votre présence en ce lieu témoigne de votre volonté d’arracher votre autonomie à un système d’oppression et de prédation qui asservit et paupérise tout un peuple. Vous exprimez votre soif naturelle et légitime de liberté, votre besoin existentiel d’indépendance qui vous a été confisqué depuis l’assassinat de notre héros national Emery Patrice Lumumba.
Chers compatriotes, nous aurions tant souhaité être à Kinshasa aujourd’hui avec vous, mais malheureusement, nous sommes bloqués à Paris et nous sommes dans l’incapacité d’arriver à Kinshasa pour cette commémoration. Je vous souhaite donc à tous une bonne fête de l’indépendance. Même si cette indépendance est encore à conquérir, nous devons la commémorer. L’indépendance comme la liberté se conquiert tous les jours. Nous devons être toujours prêts à la défendre. C’est notre liberté. C’est ça la dignité d’un peuple: «Etre libre à jamais».

S’approprier son histoire pour construire un avenir meilleur

La jeunesse congolaise a besoin de se mobiliser, de prendre son destin en main, d’arracher sa liberté et de se tracer un nouvel itinéraire. Bref, s’assurer qu’elle ne commet pas les erreurs des générations passées, erreurs dont le pays souffre gravement aujourd’hui. Pour ce faire, la jeunesse congolaise a besoin de s’approprier son histoire, de faire un travail de mémoire, de savoir d’où elle vient, de savoir quelles ont été les erreurs du passé afin de corriger l’itinéraire et prendre définitivement la bonne direction pour construire un avenir meilleur. Notre Hymne national, «Débout Congolais», est la charnière des deux époques qui caractérisent notre histoire et expliquent notre présent.
En effet, l’ancêtre de la RDC fut l’«Etat indépendant du Congo». Il fut créé par la fusion de plusieurs royaumes, plusieurs tribus qui habitaient l’actuelle limite de la RDC. Autant ces royaumes furent unis par hasard, par le sort, autant, l’artisan de cette fusion avait un autre objectif qui ne visait pas à fusionner les ethnies, mais plutôt à posséder l’espace qu’elles habitaient à cause de ses richesses naturelles. Autant tous les autres pays africains étaient des colonies appartenant aux pays colonisateurs, autant l’Etat indépendant du Congo appartenait à une personne comme une propriété privée.1
Mais il faut savoir que dans l’esprit des grandes puissances, à l’époque,2 le Congo devait être une zone de libre échange où toutes les puissances pouvaient faire des affaires librement. C’était la condition pour céder un si grand territoire de 2 345 000 km2 à une personne, le roi belge Léopold II qui a eu le «mérite» de négocier les frontières du Congo actuel. Il s’était présenté comme une force contre l’esclavage et un souffle civilisateur des indigènes congolais, mais il va succomber à la tentation de l’exploitation inhumaine des ressources naturelles du Congo et des Congolais. Cette attitude va choquer la conscience de l’humanité et ainsi le Congo va être cédé au royaume de la Belgique jusqu’en 1960. Malheureusement pour nous, après l’indépendance, nos différents présidents ont toujours géré le pays comme leur propriété privée, s’intéressant aux ressources naturelles et à l’enrichissement personnel et non au peuple.
Aujourd’hui, 100 ans plus tard, le coltan a remplacé le caoutchouc, mais le système d’exploitation est le même. Dans les deux cas, les congolais ont été massacrés par millions et aujourd’hui ce massacre continue. L’histoire dramatique du Congo se répète par manque de travail de mémoire. Nous avions donc été unis par le sort et cette unité doit être considérée aujourd’hui comme une opportunité et non comme une menace.
Nous pouvons constater que tous les ennemis du peuple congolais essaient depuis l’indépendance de nous démanteler, de balkaniser le Congo car ils savent qu’unis nous sommes invincibles, unis nous sommes plus que vainqueurs. En 1960, nous étions moins mélangés entre régions et malgré cela, la sécession katangaise avait échoué. Aujourd’hui, toute tentative de balkanisation est vouée à l’échec, car nous sommes plus mélangés et nous sommes en train de construire une identité nationale congolaise très solide.
Grâce à la politique de Mobutu prônant une gestion de l’administration publique par des personnes originaires des quatre coins du pays, le mélange des Congolais entre différentes régions s’était accéléré au point qu’aujourd’hui, nous avons tous dans une même famille, un oncle muluba, une tante mukongo, un neveu muswahili, une belle sœur mungala.3 C’est une famille congolaise seulement.
Nous sommes un peuple avec tout ce que ce concept implique à l’instar des Américains, des Canadiens, des Français et j’en passe. Comment casser ces liens qui se sont tissés sur une superficie 2 345 000 km2 entre 80 000 000 d’habitants pendant un siècle sans dégâts? Quiconque tente de balkaniser le Congo sur la base ethnique pour ses intérêts mercantiles, sa place est devant les cours et les tribunaux, car les pertes humaines seraient incalculables.
Nous sommes unis par le sort et notre diversité dans l’unité est une richesse immense. Notre salut, tout comme notre force pour construire un avenir meilleur, est dans l’unité. Mais la construction du Congo et la consolidation de notre indépendance passe par l’effort de tous. Il est utopique de penser qu’une classe de Congolais doit continuer à vivre dans l’extravagance des jets privés, des villas sur la Côte d’Azur, etc., alors que d’autres doivent travailler péniblement et manger en alternance, sans éducation, sans abris. C’est une forme d’esclavage moderne que nous ne pouvons plus continuer à accepter. Nous devons être unis dans l’effort pour mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’assujettissement du Congolais par un autre Congolais.

Nous sommes nés égaux et nous devons l’être devant la loi

Il est inconcevable que nous ayons une légion de diplômés universitaires qui ne soit pas associés à l’effort pour l’indépendance économique de notre pays. Comment pouvons-nous dresser nos fronts longtemps courbés lorsque notre jeunesse vit un chômage endémique. Ne dit-on pas que le travail anoblit l’homme? Comment pouvons-nous être digne, quand nous vivons jusqu’à 40 ans sous le toit de nos parents par manque de revenu minimal garanti?
57 ans après l’indépendance, nos fronts sont toujours courbés, nous devons les dresser. C’est par la création d’emplois que notre jeunesse peut travailler dans un climat de paix, un climat favorable aux affaires, attirant les investisseurs, encourageant les startups. Ainsi, nous pouvons prendre le plus bel élan et pour de bon dans la conquête de notre indépendance effective. Pour y arriver, ce n’est pas l’ardeur qui manque au peuple congolais.
J’ai eu la grâce de visiter plusieurs pays du monde et de faire des conférences dans beaucoup d’universités. Quelle n’a pas été ma surprise en constatant que partout, nous avons des Congolais universitaires ou hautement qualifiés qui font leur travail avec ardeur et enthousiasme à la satisfaction de leurs employeurs. Et que dire de la femme congolaise, qui porte sa famille et le poids économique du pays sur le dos avec des moyens dérisoires!
Il n’y a aucun doute, nous sommes un peuple ardent et nous sommes capables de bâtir un Congo plus beau qu’avant par le labeur. Aujourd’hui, notre labeur profite plus aux autres qu’à notre pays. Nous avons besoin d’un sursaut patriotique pour que nos travaux pénibles, à l’intérieur du pays comme dans notre diaspora, ne puissent plus continuer à servir les intérêts égoïstes de certains groupes ou de certaines classes sociales, mais plutôt à ce qu’ils servent les intérêts des générations à venir. Ainsi, nous pourrons bâtir notre pays dans la paix et le faire plus beau qu’avant.
C’est dans la solidarité, aussi bien transversale que verticale, que nous devons travailler. Le revenu universel garanti et la couverture sanitaire universelle sont des notions acquises chèrement en Occident depuis quelques décennies seulement, mais ces notions de solidarité sont inscrites dans nos gènes, elles sont transcrites dans nos traditions. Ce sont ces notions de solidarité qui ont toujours fait la fierté de l’Afrique.
Abandonner la solidarité, c’est abandonner son identité africaine. Mais comment, alors, expliquer cet égoïsme croissant au Congo qui fait de nous un pays riche avec une population parmi les plus pauvres de la planète et des dirigeants qui vivent dans une opulence outrancière. Le contraste social est tout simplement révoltant.
Nous sommes devenus la risée du monde entier. Notre fierté d’être Congolais a été entamée, mais tout n’est pas perdu car notre capacité de sursaut et d’éveil patriotique peut faire la différence et nous restituer la dignité et la fierté perdues. Depuis 20 ans, notre souveraineté est constamment bafouée. Nous vivons chez nous comme des étrangers. Le choix que nous avons, c’est la résignation, l’exil, la prison ou la mort; ce n’est même pas un choix, c’est une contrainte, une situation qui nous est imposée.
Dans ces conditions, peut-on parler de la souveraineté d’un peuple? Absolument pas! Nous sommes un peuple humilié par nos voisins qui n’ont aucune considération à notre égard surtout lorsque nous devons aller chaque matin faire nos courses courantes hors de nos frontières puisque le Congolais ne peut tout simplement plus faire d’affaires dans son pays suite aux multiples taxes et tracasseries administratives qui paralysent les femmes commerçantes, les jeunes hommes d’affaire congolais ainsi que toute initiative locale laissant la place à une bande mafieuse vendant tous les produits de consommation courante et exportant nos ressources naturelles. Nous sommes réduits à être des consommateurs et les autres doivent importer et exporter pour nous. Ils font leur business sur le dos du pauvre Congolais.
Lorsque l’on évoque une enquête internationale sur les crimes commis sur nos frères du Kasaï ou quand il y a des sanctions sur les responsables ayant abusé des droits humains, c’est la seule fois que notre gouvernement évoque le principe de souveraineté de l’Etat congolais. Nos gouvernants oublient que la souveraineté doit respecter la définition d’un Etat, ce que nous avons cessé d’être depuis 1996. Si un Etat est «une personnalité morale de droit public, contrôlant un territoire bien identifié par des frontières, organisant un ordre social, juridique et politique pour un groupement humain relativement homogène mais attaché à un vouloir-vivre collectif et représenté par une autorité à qui a été confié le pouvoir de contrainte», qu’en est-il au Congo?
Depuis 1996, nos frontières sont perméables, les Etats, les groupes armés étrangers, les bandes maffieuses, les contrebandes et les éleveurs entrent et sortent à leur gré. Ils tuent et violent sans se gêner, brûlent nos villages sans que le pouvoir s’en émeuve. Cette personnalité morale devrait organiser un ordre social, mais au Congo, les gouvernants détruisent la cohésion sociale par les injustices, la corruption et toute forme d’antivaleurs qui sont en train de miner notre société.
C’est une véritable autophagie. L’ordre juridique est remplacé par les arrangements à l’amiable à cause des graves dysfonctionnements de notre système judiciaire. Nous avons de bonnes lois, mais leur mise en œuvre fait cruellement défaut. L’impunité règne dans tous les domaines.
Toutes nos institutions sont illégales et illégitimes, elles fonctionnent sans tenir compte de la volonté du souverain primaire exprimée dans la constitution, votée par referendum. La loi fondamentale a été mise entre parenthèse. Nous réclamons haut et fort le retour à l’ordre constitutionnel. L’opposition politique qui devrait faire vivre la démocratie, s’est fait rouler dans la farine par le pouvoir avant de la pulvériser par des manœuvres politiciennes. L’ordre politique n’existe plus. Les partis politiques de l’opposition doivent se ressaisir, se recomposer et définir une nouvelle stratégie pour assurer l’alternance démocratique. Qu’est-ce qui reste de la définition d’un Etat au Congo? Pas grand-chose hélas!
Il est visible à l’œil nu que notre cher Etat congolais est la cible systématique des ennemis du Congo, tant ceux de l’intérieur du pays que ceux de l’extérieur. Pourtant, une Nation forte, nous le sommes par notre histoire commune passée, notre volonté de vivre ensemble aujourd’hui et de rester unis demain. Les Congolais sont liés à leur nation et résistent à toute tentative de désintégration.
Avec toutes les bénédictions que Dieu nous a données, le Congo est un véritable don béni avec ses eaux, ses fleuves et ses rivières, ses terres arables, sa forêt, son sous-sol, et ses ressources humaines. Nous pouvons changer notre histoire, nous pouvons changer la perception que le monde a de nous. Nous pouvons surprendre ceux qui ont déjà parié sur notre disparition en tant que peuple. Nous pouvons désorienter les pronostics. La seule chose qu’il nous faut c’est croire en nous-même et choisir de bons alliés dans la refondation de notre Etat.
Nos aïeux et les pères fondateurs de l’indépendance se retourneraient dans leurs tombes, si on leur passait le film de ce qu’est devenu le Congo qu’ils nous ont légué après 57 ans de gestion chaotique. Nous trahissons Kimbangu, Lumumba, Kasavubu, Bolikango et les autres. Où est la moindre expression d’amour pour notre Congo? Nous agissons comme si nous étions des prédateurs de notre propre héritage, le Congo.
Nous avons tenu une seule promesse, c’est de peupler ton sol. De 14 millions d’habitants, nous sommes aujourd’hui 80 millions. Pari tenu puisque la natalité est en corrélation avec la pauvreté. Quel triste pari gagné. Oh, notre cher Congo, nous avons manqué à l’obligation d’assurer ta grandeur par la bassesse de nos actes inciviques. Le 30 juin,4 nous le fêtions sous un doux soleil, mais aujourd’hui, avec la déforestation, la destruction de notre environnement, nous le fêtons sous un soleil voilé par la poussière, un climat sulfureux. Nous avons désacralisé un jour immortel.
Alors que nos compatriotes Frank Diongo, Jean-Claude Muyambo et nos jeunes artistes récemment arrêtés pour avoir dénoncé les massacres de Beni et du Kasaï et tous les autres qui croupissent injustement en prison, le serment de la liberté que nous devrions léguer à notre postérité subit une grave entorse.
Debout Congolais! La liberté se gagne tous les jours! Et malgré toute ta souffrance, ta réserve d’énergie peut encore te permettre de te battre pour ta liberté comme se sont battus les pères de l’indépendance.
Debout Congolais! Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ta liberté et ton destin sont entre tes mains. Debout Congolais! •

* Transcription du discours diffusé par vidéo de Denis Mukwege à l’occasion de la fête de l’Indépendance du 30 juin 2017 à Kinshasa. La vidéo de 18 min. peut être consultée sur le site mentionné comme source à la fin du texte.

Source: http://fondationpanzirdc.org/docteur-mukwege-discours-de-commemoration-du-57eme-anniversaire-de-lindependance-de-la-rdc/

1 Roi Léopold II. de Belgique
2 Conférence de Berlin, 15/11/1885–26/2/1886
3 Ces termes spécifiques se rapportent aux principales régions du Congo ayant chacune sa propre langue originaire.
4 Il s’agit du 30 juin 1960.

Bilan désastreux

Dans un communiqué du journal en ligne mo.be, l’abbé Clément Makiobo, directeur national de la «Commission Justice et Paix» de la «Conférence épiscopale nationale du Congo», s’exprime au sujet du bilan désolant de l’actuel gouvernement Kabila:
«L’ère Kabila (2007–2016) n’est guère synonyme de grandes réussites: l’Est du pays reste déchiré par l’insécurité causée par différents groupes armés. De plus, la dévaluation du franc congolais appauvrit beaucoup de gens. L’infrastructure et les services de base comme l’enseignement et les soins de santé sont parmi les plus mauvais au monde, et malgré tout cela, le clan Kabila s’est enrichi de façon in­imaginable. […] L’enrichissement de la famille Kabila, en une période de 10 années, dépasse de loin celui réalisé par Mobutu en 32 ans.»

Source: www.mo.be/fr/actualit/il-n-y-plus-que-l-insurrection-populaire-pouvant-amener-le-changement-au-congo

Graves violations des droits de l’homme dans les territoires en conflits, perpétrés tant par des milices que par des soldats et des policiers congolais

«2800 violations des droits de l’homme ont été commises de janvier à juin 2017, a révélé mercredi 26 juillet à Kinshasa le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) José Maria Aranaz au cours de la vidéo­conférence de presse de l’ONU tenue entre Kinshasa et Goma (Nord-Kivu).
Selon José Maria Aranaz, 884 assassinats ont été documentés dans les territoires affectés par les conflits, 210 victimes des violences sexuelles, toujours dans les mêmes zones en conflit et 430 violations liées à l’espace démocratique.
Le BCNUDH précise que les agents étatiques sont responsables de 58% de toutes ces violations dont 25% attribués à ceux de la Police nationale congolaise (PNC).
Dans ce tableau, 591 victimes d’exécution extrajudiciaire l’ont été par les agents de la PNC contre 527 par les Forces armées de la RDC.

Source: Radio Okapi, 27/7/17

Source : Horizons et Débats, Denis Mukwege, 30-06-2017

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55 réponses à Appel urgent adressé aux Congolais, par Denis Mukwege

Commentaires recommandés

Duracuir Le 31 août 2017 à 08h03

Pauvre Congo.
Martyrisés par les Belges dans le pire expérience coloniale de l”histoire moderne. Enfin, libres, ils redressent la tête, élisent démocratiquement Lumumba qui va tâcher de mettre en place un état moderne digne de ce nom.
Problème, Lumumba est trop proche de Moscou pour plaire aux US et trop proche des intérêts de son peuple pour plaire aux franco-anglais.
“On” assassine Lumumba et on met le terrible dictateur Mobutu. Mobutu est trop proche des Français, ça ne plait pas aux anglo-US. Alors on vire Mobutu et on met Kabila.
“le libérateur” anglo-programmé Kabila initie une période joyeuse qui fait 10 000 000 de morts, surtout avec l’aide des anglo-programmé du Rwanda.
Donc l’auteur peut dire ce qu’il veut, la politique de ce pays ne lui appartient pas. Et s’il prend son destin en main et qu’il se met à contrarier, ce sera regime-change ou scénario serbe-irak-Cote d’ivoire-Libye-Syrie.

  1. calal Le 31 août 2017 à 07h00
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    toujours une honte de voir ces pays qui possedent des richesses et qui pourtant s’enfoncent dans la pauvrete. pourquoi n’y a t il pas une revolution communiste dans ces pays?


    • Alfred Le 31 août 2017 à 07h43
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      Pour les mêmes raisons qu’il n’y en a pas eu chez nous, en encore plus violent. Ça a été le travail de bien des tueurs d’empêcher cette chose d’advenir. Vous croyez que ça va mal et “pof” c’est la révolution ?


      • Alfred Le 31 août 2017 à 08h03
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        Il me semble que quand le Che a rencontré Kabila père en essayant de faire la révolution au Congo il l’a trouvé peu efficace et surtout intéressé par ses petites affaires. Ce dernier a su sagement s’occuper jusqu’à ce que les Américains aient besoin de quelqu’un bien plus tard. Révolution ?…. La malédiction des ressources et la “disparition” des purs et durs ça suffit à assurer la continuité.


    • Duracuir Le 31 août 2017 à 09h58
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      Il y en a eu une, elle s’appelait Lumumba. ça ne convenait pas aux occidentaux. Lumumba assassiné, vive Mobutu, tyran sanguinaire.


      • fanfan Le 31 août 2017 à 12h29
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        Le Parti lumumbiste unifié (Palu) du patriarche Antoine Gizenga, 91 ans, a menacé dimanche de remettre en cause son alliance avec la Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir en RDC. En cause : la défaite surprise de son candidat à l’issue de l’élection des gouverneurs dans son fief de Kwilu, dans l’ouest du pays.
        http://www.jeuneafrique.com/469035/politique/rdc-kabila-et-gizenga-en-instance-de-divorce/

        Sortie fin octobre, l’autobiographie du docteur Denis Mukwege, “Plaidoyer pour la vie”, est à la fois un récit de la catastrophe humanitaire qui sévit dans l’est de la RDC depuis quinze ans et un réquisitoire politique à destination d’un gouvernement qui s’obstine dans le déni.
        http://www.jeuneafrique.com/371532/societe/rd-congo-plaidoyer-vie-denis-mukwege-denis-mukwege/


        • fanfan Le 31 août 2017 à 12h31
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          Le film de Thierry Michel et Colette Braeckman, “L’Homme qui répare les femmes”, ne sera pas projeté à Kinshasa. Le ministre de la Communication a refusé l’autorisation car l’oeuvre contiendrait, selon lui, des attaques “injustifiées” envers l’armée.
          “Il gêne tout le monde. Il gêne tous les groupes rebelles de quelque obédience qu’ils soient. Il gêne même les autorités de son pays », disait de lui Thierry Michel sur les ondes de la RTBF en mars 2015. Et de conclure : “Je crois qu’elles trouvent qu’il ne donne pas une bonne image du pays. Mais il donne une image réelle”.
          http://www.jeuneafrique.com/261577/politique/rdc-film-de-thierry-michel-denis-mukwege-interdit-de-projection-a-kinshasa/


        • Interimlover Le 01 septembre 2017 à 20h48
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          J’espère que vous ne voyez pas, dans cette opportune rupture de Gizenga, un acte patriotique? Ce sinistre individu est l’une des plus vastes crapules produites dans l’Histoire de ce pauvre pays… A son bilan : que de sang versé, que d’accointances avec des bandes de fous furieux (les “Simbas”, par exemple) qui d’ailleurs éventrèrent plus de noirs que de blancs…ou, plus récemment (et plus accessoirement au regard du reste) : que d’argent détourné bien entendu!

          Le ranch où il vit retranché vaut le détour… Je ne comprends pas qu’on prête encore la moindre importance à cette ***** (autocensure).


  2. Tine Le 31 août 2017 à 07h20
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    Pas de révolution communiste ? Nous sommes dans l’archétype du neolibéralisme décomplexé et meurtrier : “60% du cobalt extrait dans le monde provient du Congo”
    Quelle tristesse. …. des millions de morts. ….


  3. L'Africain Le 31 août 2017 à 07h51
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    Quelle tristesse de voir ce pays immense et riche de ses ressources mais aussi de son climat et de sa fertilité, livré aux bandes armées, aux pillages en toute légalité par les compagnies minières canadiennes, australiennes, pour ne parler que d’elles.
    S’en suit une violence quotidienne, souvent mise en scène également par le pouvoir qui s’en sert pour demeurer en place. Mais aussi une corruption quotidienne, à tous les étages de la population. Les détenteurs d’armes et de pouvoir en usent pour leur sauvegarde personnelle. Ainsi, il est courant de se faire rançonner par des policiers dans Kinshasa. Mieux vaut changer de trottoir lorsqu’on risque de les croiser.
    Enfin les forces onusiennes (Monusco) se contentent de compter les morts surtout sans intervenir.
    Dans le pays voisin, la Centrafrique, des habitants m’ont raconté que les forces onusiennes prennent parti dans les conflits, voire pillent aux côtés des Selekas.
    Franchement, lorsqu’on considère le Congo, ses distances immenses, l’inaccessibilité de certaines régions (par manque de voies de communication), la violence quotidienne à la fois issue des bandes armées et du pouvoir, la déstabilisation organisée par certains voisins, … on se dit qu’il n’est pas forcément né celui qui fera de ce pays une région prospère, sûre et agréable à vivre.


  4. Rhubarbe Le 31 août 2017 à 07h57
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    Le Congo doit être un des pays le plus riche de la terre en ressources précieuses tant minérales que végétales et animales. C’est pas donné a tout le monde, mais j’imagine que c’est aussi ce qui cause sa perte. Les spoliateurs ne veulent pas d’un état fort capable de dire non a leur colonialisme, quant aux dirigeants … C’est les mêmes que nous en pires, ces derniers n’étant pas forcés par une histoire et une constitution de procurer services publics, soin et éducation : tout dans leurs poches !


  5. Duracuir Le 31 août 2017 à 08h03
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    Pauvre Congo.
    Martyrisés par les Belges dans le pire expérience coloniale de l”histoire moderne. Enfin, libres, ils redressent la tête, élisent démocratiquement Lumumba qui va tâcher de mettre en place un état moderne digne de ce nom.
    Problème, Lumumba est trop proche de Moscou pour plaire aux US et trop proche des intérêts de son peuple pour plaire aux franco-anglais.
    “On” assassine Lumumba et on met le terrible dictateur Mobutu. Mobutu est trop proche des Français, ça ne plait pas aux anglo-US. Alors on vire Mobutu et on met Kabila.
    “le libérateur” anglo-programmé Kabila initie une période joyeuse qui fait 10 000 000 de morts, surtout avec l’aide des anglo-programmé du Rwanda.
    Donc l’auteur peut dire ce qu’il veut, la politique de ce pays ne lui appartient pas. Et s’il prend son destin en main et qu’il se met à contrarier, ce sera regime-change ou scénario serbe-irak-Cote d’ivoire-Libye-Syrie.


    • fanfan Le 31 août 2017 à 10h57
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      En janvier 2014, le département d’Etat des États-Unis reconnaît son implication dans le renversement et l’assassinat de Patrice Lumumba
      http://www.larepublica.es/2014/01/estados-unidos-reconoce-su-implicacion-en-el-derrocamiento-de-lumumba/


      • Lysbeth Levy Le 31 août 2017 à 14h51
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        Les Usa, la France et la Belgique et divers services spéciaux dont le MI6, le Mossad le corps a été découpé et brûler dans de l’acide selon “son thanatopracteur” homme de main, belge : http://www.bondamanjak.com/jai-decoupe-lumumba-video/ Et c’est ainsi que les “grands de ce monde” s’associent pour tuer un homme dangereux parce qu’il ne voulait plus jouer à l’homme de paille et servir son peuple.


        • Duracuir Le 31 août 2017 à 15h45
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          Le liste est longue. Très longue. Et les assassins principaux sont toujours les mêmes trois ou quatre nations prédatrices.


    • fanfan Le 31 août 2017 à 11h01
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      Harana Paré – “Nous donnons ici quelques exemples français à savoir: Elf-Total-Fina, Bolloré, Bouygues, Lafarge, Générale des Eaux. Ces groupes participent activement au démantèlement des structures publiques d’encadrement social des États du pré-carré français en Afrique. Ici le contrôle des sources d’énergies par les groupes pétroliers français en Afrique centrale a fait plus de 100.000 morts au Congo. Ce qui nous fait dire que les morts congolais sont plutôt des morts du capitalisme et non de guerres ethniques. A cela, il faut ajouter l’instabilité structurelle entretenue en RDC-ex Zaïre, le pillage organisé de ses ressources par les multinationales occidentales en lien avec les élites locales, depuis l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961. Ces opérations de prédation n’épargnent aucun pays ou secteur: les télécommunications, les forêts, l’eau, l’éducation, la santé, tout y passe, conjugué avec des contrats de ventes d’armes et le soutien aux divers satrapes au pouvoir….
      http://www.madaniya.info/2016/06/26/guerres-crises-politiques-afrique-lecture-historicisee-non-ethniciste/


    • LH Le 31 août 2017 à 15h48
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      “Martyrisés par les Belges dans le pire expérience coloniale de l”histoire moderne”

      Sur quoi vous basez vous pour énoncer cette assertion?


      • Interimlover Le 31 août 2017 à 20h27
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        J’allais le dire, car c’est pour le moins caricatural.

        Certaine propagande anglo-saxonne est passée par là…


      • fanfan Le 31 août 2017 à 21h04
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        Les crimes de la Belgique coloniale au Congo. Devoir de mémoire par Eric Toussaint (29 octobre 2007) :
        http://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=2922

        “Il pleut des mains sur le Congo”, éditeur Magellan @ Cie : http://www.editions-magellan.com/livres/il-pleut-des-mains-sur-le-congo/
        http://information.tv5monde.com/afrique/Il-pleut-des-mains-sur-le-congo-lethnocide-colonial-belge-oublie


      • fanfan Le 31 août 2017 à 21h23
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        Plus académique… réquisitoire implacable contre les violences infligées aux Congolais sous Léopold II

        Félicien Cattier, professeur à l’université Libre de Bruxelles, “Étude sur la situation de l’État indépendant du Congo”, 1906 : https://archive.org/details/tudesurlasituat00cattgoog
        et
        Le père jésuite Arthur Veermersch, professeur à l’université catholique de Louvain, “La Question congolaise”, 1906 : https://archive.org/details/laquestioncongol00verm

        “Maintenir l’ordre dans la colonie-modèle. Notes sur les désordres urbains et la police des frontières raciales au Congo Belge” (1918-1945). Lauro, Amandine. (2016) Policing New Risks in Modern European History. DOI: 10.1057/9781137544025_4
        https://chs.revues.org/1292?lang=en


        • Interimlover Le 01 septembre 2017 à 12h36
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          Fanfan, sans intention aucune d’avoir raison sur la question, simplement vous dire que je connais tout autant de sources, institutionnelles ou non, qui affirment l’à peu près contraire de celles que vous proposez (à charge comme à décharge, l’historiographie sur la question est des plus copieuses).

          Et j’ajouterai que mon expérience du terrain m’a appris, sur l’affaire congolaise et sans argument d’autorité aucun, à me défier de cette espèce de “légende” noire entourant l’Histoire “coloniale” (en l’espèce : le grand mot que voilà…) belge, voire même léopoldienne.

          Démographie pré-Stanley, “mains coupées”, prétendu enrichissement de la métropole belge (les chiffres disponibles sont sans appel : sinon pour quelques familles, ce fut un gouffre financier)… : on modère vite ses opinions sur la question, sitôt libéré d’une part de certaine culture (pour moi absurde) de la culpabilité et de la repentance à outrance, et de l’autre d’une propagande certaine (l’anglo-saxonne ayant été la plus puissante…comme souvent).


    • christian gedeon Le 31 août 2017 à 16h49
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      Si j’ai bien compris c’est la faute des belges,et des anglos…au cas où vous ne l’auriez pas remarqué il y a des congolais au Congo…responsables de rien bien évidemment,coupables de rien non plus…et arrêtez donc de faire de Lumumba un saint auréolé…il avait aussi sa face sombre,voire très sombre,et n’était pas le “choisi ” de tous les congolais,loin s’en faut… s’il vous plaît parlez des congolais comme vous parleriez des français,et pas comme d’un peuple sans intelligence et sans possibilités,y compris de faire le pire…réaction typique de neo colonialiste qui fait du neo colonialisme sans le savoir,comme M. Jourdain faisait de la prose…


    • Raoul C, Le 01 septembre 2017 à 04h37
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      «Pauvre Congo.
      Martyrisés par les Belges dans le pire expérience coloniale de l”histoire moderne.»

      C’est faux pour ce qui est du Congo belge. C’est la légende noire des Anglo-saxons cela (genre Hochschild et extrapolations démographiques ridicules avec des populations comptées 2 fois).

      Il y a eu des abus fort regrettables sous le régime de l’État indépendant du Congo, mais quand le Congo a été repris par la Belgique en 1908 (Léopold II s’y étant ruiné alors qu’il avait promis qu’il n’en coûterait rien), la Belgique a massivement investi au Congo. Lisez les journaux de voyages de l’époque, par exemple ceux de la Croisière noire, les Français sont très plaisamment surpris du travail entrepris au Congo. Lisez les pages qui relatent leur entrée à Stanleyville après être passé par l’Oubangui-Chari.

      En 1960, le Congo belge est un des États connaissant une des croissance économique les plus importantes au monde, des universités s’ouvrent, les hôpitaux et dispensaires sont très nombreux, la population croît très rapidement (on fait mieux comme « pire expérience coloniale).

      Aujourd’hui le niveau de vie par habitant n’a toujours pas atteint celui de l’indépendance. Il est vrai à cause des guerres dans l’Est (profitant de ce désordre, le Rwanda pille le Congo) mais ce déclin était déjà entamé dans les années 70.


    • Leroy Pierre Le 02 septembre 2017 à 17h49
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      Il est indécent de jongler ainsi avec les millions de mort. Comme si chaque année le Congo-Zaire additionnait 1 million de mort de plus du fait de la guerre et des massacres, l’équivalent de mortalité de vietnamiens morts durant toute la guerre du Vietnam. Inadmissible et manque de respect total d’un pays, d’un peuple et de l’histoire. A cultiver le mensonge, nous allons perpétuer la tragédie du pays …

      A moins que vous ne parliez de mort naturelle.


  6. Leila Le 31 août 2017 à 08h16
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    Le Kivu, la région des grands lacs (Burundi, Rwanda, Congo)…est convoité par tous. La France com dab, les US, Israël…sont très impliqués dans ce merdier. Ils mentionnent ces puissances étrangères, sans les nommer.
    Les ventes d’armes de ” papadi “, (J-C Mitterrand…papa m’a dit) grand pote de Habyarimana le président rwandais tué dans un accident (peut être) dans un avion.

    https://www.youtube.com/watch?v=sIaLxUiR9BQ

    Les décideurs politiques sont décidément des crétins car ils ont définitivement plombé les relations à l’Afrique…Le discours de Macron ne va pas arranger les choses.


  7. Ditsia Le 31 août 2017 à 09h14
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    Chers compatriotes ,vous posez tous des diagnostics infaillibles mais quelles solutions apportons nous pour sortir de cet impasse ?


    • Pinouille Le 31 août 2017 à 15h54
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      J’ai bien peur qu’en l’absence de réponse à votre question, il ne reste que la consternation devant ces constats accablants.
      Je crains aussi que l’enfant congolais en photo ci-dessus ne se satisfasse guère de notre consternation; d’autant moins s’il lui arrivait de comprendre que son exploitation sert plus ou moins directement notre confort, donc notre temps libre passé à nous informer pour nous consterner de son sort…
      Il existe une grande variété de réactions possibles à notre l’échelle individuelle qui vont du désintérêt total à la tentative de révolution. La mode ici est de maudire le système ultralibéral/capitaliste. Mais statistiquement parlant, aucune ne changera le sort de cet enfant.
      Nombreux trouvent un équilibre en s’occupant de leurs proches.


    • Alfred Le 31 août 2017 à 20h27
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      Vous pouvez commencer par changer d’équipement électronique (téléphone et autre gadget) le moins souvent possible si vous ne pouvez pas vous en passer.


  8. fanfan Le 31 août 2017 à 11h39
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    “Le Rapport Brazza, Mission d’enquête du Congo”, rapport et documents (1905-1907) de Mission Pierre Savorgnan de Brazza / Commission Lanessan. Préface de Catherine Coquery-Vidrovitch. Le passager clandestin, 2014.
    http://lepassagerclandestin.fr/catalogue/les-transparents/le-rapport-brazza.html

    Félicien Challaye, compagnon de Brazza, publia “Le Congo français” en 1906 dans les Cahiers de la quinzaine de Péguy. En 1935, il constate que la population du Congo français était estimée à 20 millions en 1911 et qu’en 1931 on ne l’estime plus qu’à 2.5 millions !
    André Gide put constater en 1926 que les mesures prises pour éviter le portage, construction de routes et du chemin de fer, ne firent qu’accroître le travail forcé. L’exploitation du coton s’ajouta à celle du caoutchouc. Épidémies et famines firent des ravages – André Gide, “Voyage au Congo” suivi de “Le retour du Tchad”, Idées/Gallimard (longtemps disponible en librairie)

    Le secret sur les archives d’État est lié à des crimes d’État…


    • fanfan Le 31 août 2017 à 11h47
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      En 1905, pour tenter de faire taire les rumeurs et calmer l’impatience des autres puissances coloniales de la région, les autorités françaises se sentent obligées de dépêcher sur place une mission d’inspection.

      Telle est l’origine de la dernière mission en Afrique de Pierre Savorgnan de Brazza, partie le 5 avril 1905 de Marseille, qui entraîna la mort de l’explorateur, le 14 septembre 1905, à l’escale du retour à Dakar. Le rapport qui fut rédigé par le ministère à partir des archives de la mission, jugé explosif, ne fut jamais publié. Il fut oublié et on le crut perdu…

      Le rapport Brazza met en lumière un système inefficace, coûteux pour l’État et surtout à l’origine d’abus massifs et intolérables. Il montre le poids exercé par les intérêts privés sur la politique coloniale. Il prouve que l’administration française ne pouvait ignorer ces dérives, qu’elle les tolérait et que, dans une certaine mesure, elle les couvrait.


    • Raoul C, Le 01 septembre 2017 à 04h44
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      «En 1935, il constate que la population du Congo français était estimée à 20 millions en 1911 et qu’en 1931 on ne l’estime plus qu’à 2.5 millions !»

      Personne ne sait combien de gens y habitaient avant les premiers recensements. Les chiffres pour le Congo belge utilisé par des gens comme Hochschild utilisent des approximations très douteuses. Si j’ai bonne mémoire, le territoire n’ayant pas été complètement recensées dans les années avant 1914, le nombre de gens rencontrés le long du fleuve Congo par Stanley avec des gens parfois comptés deux fois… L’Afrique en 1900 ayant eu environ 120 millions d’habitants (à cause des maladies endémiques) il est très peu probable que le Congo (belge) ait eu les 15 millions mentionnés par Morel. Le pays était infesté de maladies (la cuvette du Congo est malsaine) et soumis aux razzias des esclavagistes omanais de Zanzibar.

      Au XIXe siècle, la population congolaise était sans doute bien inférieure à 10 millions d’habitants. A titre de comparaison, la Rhodésie du Sud (ex-Zimbabwe), dont le territoire représente près d’un quart de celui du Congo, recensait à peine un demi-million d’habitants à la même époque.

      Un lien :

      http://www.lalibre.be/debats/opinions/le-congo-sous-leopold-ii-realite-et-fiction-51b8833ae4b0de6db9aa1459


  9. diox Le 31 août 2017 à 12h21
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    Toutes les richesses du Congo sont exploitée par les étrangers, europe, us, asie. Le peuple se contente de grossir les rangs des chômeurs. Le pays vit sous perfusion permanente d’aides étrangères en échange du silence des opposants. Aides largement détournées par la corruption pour finir dans le comptes en banque dans des paradis fiscaux. Le chaos et le désordre est savamment orchestré pour que le pays garde son image de pauvre petit malheureux qui à besoin de l’aide internationale. Cela fait un bon moment que le dollar à remplacé le franc CFA.


    • Interimlover Le 31 août 2017 à 20h43
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      “Par les étrangers”? Si vous saviez le nombre de fois où des Congolais m’y ont proposé d’associer ma signature, souvent rien de plus, à des histoires de trafic d’or, de diamants… A chaque fois que je refusais, je passais d’évidence pour un imbécile…et il est probable qu’ils n’aient pas eu tort, tant de blancs se sont sans difficulté enrichis de la sorte.

      Certaines scènes du documentaire néerlandais “Enjoy your poverty” disent long de la responsabilité première de bien des Congolais – “peuple” que j’aime profondément…mais au sein duquel prédominent court-termisme et ostentatoire…


  10. fanfan Le 31 août 2017 à 14h03
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  11. fanfan Le 31 août 2017 à 14h04
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    Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir, régir : autant de moyens employés par les multinationales pour faire et défaire les lois et asseoir leur domination sur nos régimes politique et économique. Faire la somme d’une société pétrolière comme (…) c’est faire la cartographie de cette institution qui domine nos sociétés en ce début de XXIe siècle : http://ecosociete.org/livres/de-quoi-total-est-elle-la-somme

    « Nous n’avons pas besoin des multinationales. La solution, c’est leur dissolution », Alain Deneault en entretien avec Olivier Petitjean de Basta! (5 juin 2017)
    https://www.bastamag.net/Nous-n-avons-pas-besoin-des-multinationales-La-solution-c-est-leur-dissolution


  12. fanfan Le 31 août 2017 à 14h08
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    Introduction du livre Dette et extractivisme écrit par Nicolas Sersiron, ancien président du CADTM France. Ce livre est sorti sur papier aux éditions Utopia en octobre 2014. Il est possible de se le procurer soit en librairie soit de le commander sur ce site au prix de 8 euros.
    Les 5 chapitres sont publiés séparément au courant de l’été 2017.

    Le système dette, que la majorité des lecteurs du site commence à bien connaître, est mis en lien avec l’extractivisme. Il est en effet un des plus puissant leviers du pillage des ressources naturelles qui enrichit un petit nombre d’actionnaires, appauvri et désespère la grande majorité de l’humanité et détruit notre biotope. Au fil de la publication des chapitres, nous verrons comment le réchauffement climatique et l’extinction des espèces vivantes en forte accélération, l’acidification des océans, la destruction des grands massifs forestiers, sont des conséquences directes des deux systèmes dette et extractivisme.
    http://www.cadtm.org/Dette-et-extractivisme,15002


  13. Catalina Le 31 août 2017 à 14h16
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    Le Conflit au Congo: La Vérité Dévoilée –
    https://www.youtube.com/watch?v=NMtgHzXZnIg


  14. Lysbeth Levy Le 31 août 2017 à 14h18
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    Pour plus d’informations sur le Congo et les divers responsables de ce génocide, lire Patrick Mbeko et Boniface Musuvali ou charles Onana, Pierre Péan : http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/seul-le-silence-des-gens-honn-tes-permet-au-chaos-de-triompher Evidemment les “autorités” du “decodex” vous dirons que ces auteurs de sont pas crédibles, avec l’imposition de la “VO de l’histoire”, ou tout a commencé après l’affaire du Rwanda avec Paul Kagamé le héros du “monde libre” https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/rd-congo-02-aout-1998-les-crimes-195617 D’après ces auteurs dont P. Péan il y aurait eu pas moins de 9 millions de morts congolais et le massacre continue !https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/rd-congo-qui-veut-vraiment-le-195883 Suivre ces auteurs qui mettent à jours les informations est terrible, au vu des nombreux massacres en cours, depossession des terres, dépeuplements, avec l’aide d’escadrons de la morts venus du Rwanda et d’autres pays complices. de boniface musuvali ! Dernier livre publié : « Les Massacres de Beni – Kabila, le Rwanda et les faux islamistes », voir https://www.amazon.fr/dp/152170399X


  15. Un_passant Le 31 août 2017 à 18h26
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    J’adore les commentaires qui critiquent le capitalisme quand jusqu’en 1989, le contexte était celui de la guerre froide, ce qui rend la question un “chouia” plus complexe et nettement moins manichéenne.

    Si le communisme rendait les peuples heureux… le monde entier ne pourrait que célébrer l’existence et la réussite d’une URSS mondiale… qui n’existe pas et dont on oublie un peu vite son endettement colossale qui a participé à sa chute. Endettement étrange pour un régime qui était assis sur les ressources parmi les plus variées et les plus complètes aux monde.

    Ça en dit long sur ceux qui étaient aux commande et sur le système économique lui-même.

    Le communisme ou le socialisme ne marchent pas et ne marcheront pas car le problème est infiniment plus profond, complexe et touche à la nature humaine, humain qui reste un animal opportuniste guidé par son instinct de survie. Et n’étant pas Levi-Strauss, je ne développerai pas.


  16. LH Le 31 août 2017 à 18h59
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    Et moi j adore ceux qui parlent de communisme en prenant l URSS comme exemple. La simple lecture de Marx permet de ne plus faire ce genre de parallèle ridicule.


    • Un_passant Le 31 août 2017 à 19h54
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      J’évoque l’URSS parce que c’était la zone, sur le papier, qui avait le plus de chances que ça marche. Si vous ne comprenez pas ça…

      Reste que si on étend à l’échelle mondiale, je cherche toujours un pays où le socialisme ou le communisme n’ont pas échoué lamentable et/ou viré discrètement leur cuti pour y laisser propriété privée et un degré significatif, si même restreint à l’échelle locale, de capitalisme (quitte à faire dans la complète hypocrisie, j’ai quelques exemples en tête).

      Là. J’ajouterai, le communisme ne serait cohérent que si Marx avait compris la monnaie, ce qui n’est pas le cas, il suffit de voir la solution prônée. Il n’a vu que l’Industrie et s’est fourvoyé sur la sociologie, l’anthropologie et la monnaie et ça fait beaucoup.

      Se réclamer de Marx est totalement anachronique, mieux vaut s’intéresser à la théorie du chaos appliquée à la sociologie et l’économie, problème, ça révèle que les solutions radicales toutes faites, c’est du vent.


      • Alfred Le 31 août 2017 à 23h01
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        Pour du vent vous en connaissez un rayon. “La théorie du chaos appliquée à la sociologie et à l’économie”… Tout à fait Thierry. La “sensibilité aux conditions initiales” est assez simple en fait: si tu vois le monde orpheline à Kinshasa la théorie te prédit assez justement que tu sera probablement prostituée jeune. Si tu vois le jour en tant que garçon dans la noblesse britannique t’as une chambre ce raisonnable de finir banquier.
        Cela n’a que peu d’utilité pratique alors que la vision sociologique de Marx est non seulement loin d’être un fourvoiement mais elle est en plus pleine de conséquences pratiques. Ainsi nous sommes tous les deux des “petits bourgeois” (au moins à l’échelle du monde) et cela conditionne notre rapport au monde.
        J’entends bien que votre propos est plus large et je vous trolle mais que ne voyez vous que tous les reproches que vous faites au communisme peuvent vous être retournés? Le capitalisme? Corrompu et “communiste” en douce. Sans parler de la “compréhension” de la monnaie ou de l’anachronisme d’Adam Smith… enfin on cherche un pays où le capitalisme ne soit pas un échec patent qui aille droit dans le(s) mur(s) en klaxonnant gaiement.


      • LH Le 31 août 2017 à 23h43
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        Je précise que je vous rejoint en partie sur votre phrase de conclusion, même si ça serait de mon point de vue à nuancer:

        “le problème est infiniment plus profond, complexe et touche à la nature humaine, humain qui reste un animal opportuniste guidé par son instinct de survie”

        Ensuite, Vous dites que “c’était la zone, sur le papier, qui avait le plus de chances que ça marche”. Rien n’est moins sûr. Y avait- il réellement une lutte des classes aussi poussée qu’elle ne l’était en Europe de l’Ouest à la même époque? Peut on réellement comparer les structures socio-économique des pays de l’est avec ceux de l’Ouest à cette époque? Pour que “ça marche”, il faut la masse du peuple aux commandes, avec la force des armes sous peine de se faire écraser à la première révolte. En outre, jamais il n’a été question d’État, encore moins d’un état au parti unique.

        Je le répète, une simple lecture du tome I du capital permet d’éviter les erreurs que vous commettez sur ce qu’est le communisme tel que Marx l’a présenté.

        Et si exemples du communisme il y a à faire, préférer plutôt la commune de Paris de 1871 ou les quelques tentatives qui ont égrainé lors de la guerre civile espagnole. Mais dans tous ces exemples, ça n’a jamais été que très localisé à l’échelle du monde.


        • Un_passant Le 01 septembre 2017 à 09h19
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          Le communisme se fourvoie du fait qu’il n’a pas compris que la source des maux, ça n’est pas la lutte des classes mais bien avant, le concept même de monnaie (et ses corollaires : fixation des prix, thésaurisation).

          Je n’ai pas toujours été aussi sévère vis-à-vis du communisme, seulement, à bien analyser, je me suis rendu compte qu’il ne marchera jamais du fait de l’existence même d’une monnaie centrale (et de la monnaie tout court).

          Pourquoi l’URSS aurait pu réussir le communisme (à la nuance près de cette question de monnaie)? Parce qu’elle avait toutes les ressources pour s’affranchir d’une contrainte que l’on appelle balance commerciale : elle a le potentiel pour être auto-suffisante (aspect qui explique pour beaucoup l’attitude américaine et qui n’est jamais ou rarement évoqué).

          Marx exprime une vision fondé sur son enfance occidentale dans la bourgeoisie industrielle européenne, ça a déformé toute son analyse.


        • Un_passant Le 01 septembre 2017 à 10h11
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          Je complète un point qui me semble aussi essentiel : la question de l’organisation. En plus de la monnaie, il y a ce problème de la prise de décision, des principes d’organisation, la vulgaire logistique. Cette simple question entraîne à elle seule des effets pervers que le communisme est incapable de solutionner.

          La meilleure preuve? Tous les échecs de la démocratie dans des domaines que la démocratie avait pourtant vocation à résoudre (du point de vue des prises de décision).

          La meilleure solution, disons la plus plausible, c’est une économie aussi locale que possible et le système qui le permet le mieux reste le capitalisme pour peu que les gens prennent et assument leurs responsabilités, en refusant d’aller au plus simple, au plus trivial, au plus facile (ce qui me semble assez mal barré, surtout dans le triple contexte : métropolisation, mondialisation, robotisation).


          • Alfred Le 01 septembre 2017 à 12h52
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            Merci d’avoir pris la peine de développer vos arguments qui sont assez convaincants.
            Au passage je ne suis pas certain d’avoir trouvé un auteur bien convaincant au sujet de la formation des prix autrement que par le rapport de force (ce qui rend sa pertinence à la question de classe).
            Je vous rejoins sur beaucoup de points cependant (“autonomie” possible de l’ex urss et des us, taille de l’échantillon et prise de décison démocratiqe, solution la plus “aisée” locale avec baisse des “besoins”..).


            • Un_passant Le 01 septembre 2017 à 13h55
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              Penser lutte des classes c’est oublier les capacités de production et la demande : un produit difficile à produire et très demandé vaudra très cher, un autre produit peu demandé et facile à produire ne vaudra rien. Indépendamment de toute question de classe sociale.
              Ensuite il y a les valeurs artificielles de “mode” (ou de marque), là encore, ça n’est pas la lutte des classes,mais essentiellement le conformisme de tribu (au sens marketing).
              Les prix ne sont jamais exclusivement la valeur ajouté.En fait, l’analyse des prix montre que la main d’oeuvre est souvent secondaire comparée aux taxes, aux contraintes de transport, aux normes etc.
              Au détour d’un article, j’avais lu que la part de main-d’oeuvre dans le prix hors TVA reste stable dans le prix final, quelle que soit l’époque.
              Anecdote marquante c’est un cas évoqué chez L’Oréal, d’un produit vendu quatre fois plus cher que ce que la marque prévoyait juste parce que sinon, les clientes n’auraient pas acheté.


          • LH Le 01 septembre 2017 à 16h26
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            Je vais arrêter de répondre, mais encore une fois, non c’est faux l’URSS n’était pas prête de “réussir le communisme”. Parler de monnaie ou de balance commerciale ou autre c’est ne pas s’attaquer à l’essence même du communisme.

            Personne d’autre que Marx n’a réussi jusqu’à présent à analyser et expliquer en détail le fonctionnement de notre économie capitaliste, de manière aussi complète. Les quelques arguments que vous avancez pour les opposer à la lutte des classes ont déjà été démontés un à un par Marx (revoir les livres Philosophie de la Misère et la réponse de Marx Misère de la philo).

            L’essence même des prix est constituée par la valeur ajoutée. Vos exemples de l’Oreal où les “modes” ne constituent que la crème fraîche sur votre tarte aux pommes, ça n’en change pas la nature. C’est d’ailleurs ce qui crée nombre de bulles qui éclatent en période de crise. Tout ce qui est sur ou sous estimé en termes de prix se réajuste toujours au bout d’un certain temps, avec des conséquences +/- importantes.

            F. Cousin résume très bien les choses avec son “À bat la démocratie, à bat l’argent, à bat l’Etat”


            • Un_passant Le 01 septembre 2017 à 18h27
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              On ne sera jamais d’accord. Alors effectivement, restons en là. Dommage que vous ne vous rendiez pas compte qu’en disant “aussi complète”, vous admettez que son analyse est incomplète et de facto, ses solutions… caduques.


  17. Chris Le 01 septembre 2017 à 12h23
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    Résumons le problème de l’Afrique, terre coloniale et maintenant néocoloniale.
    17 déc. 2016 – L’Afrique distribue 78 milliards par année au reste du monde Agence Ecofin
    http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/1412-43209-depuis-plus-de-20-ans-l-afrique-distribue-78-milliards-par-annee-au-reste-au-monde
    Entre 1980 à 2012, les volumes de capitaux qui ont quitté l’Afrique ont été plus importants que ceux qu’elle a reçus, apprend-on d’un rapport publié le 5 décembre 2016 par le Global Financial Integrity. Au total, ce sont 1712,5 milliards $ que le continent a perdus, soit en moyenne 78 milliards $ par an.

    15 déc. 2016 – Contentieux des etats africains face au multinationales
    http://www.jeuneafrique.com/mag/379453/economie/contentieux-etats-africains-face-aux-multinationales/
    « Il est de moins en moins concevable que les fameuses clauses de stabilité fiscale, demandées par tous les investisseurs pour les grands contrats dans les pays en développement, lient les États jusqu’à la fin des temps, sans possibilité pour ces derniers de légiférer et de revenir dessus quand l’environnement économique, politique et social évolue », fait valoir l’avocat Sébastien Bonnard, du cabinet Brown & Rudnick, qui a travaillé notamment pour les États sénégalais et guinéen.

    https://www.youtube.com/watch?v=v27k4yWZDoM


    • Un_passant Le 01 septembre 2017 à 13h08
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      Quelle est la part des potentats locaux qui détournent les aides internationales, organisent la contrebande et dépensent des millions et/ou les placent en Suisse?
      L’auteur de l’article le mentionne lui-même, ça n’est pas que la faute des multinationales. Prenons un autre exemple moins controversé, ailleurs, bien plus à l’Est, qui définit les lois, siège à l’assemblée et possèdent les conglomérats de l’industrie de l’huile palme, les mêmes et personne ne leur met le couteau sous la gorge.
      On critique les multinationales occidentales mais en réalité, elles n’ont même pas besoin de forcer politiciens à faire dans la corruption. Ils l’organisent eux-mêmes puisqu’ils sont les premiers à en profiter, à bâtir des fortunes en millions sinon milliards de dollar grâce à ces détournements.
      Une partie des critiques contre les occidentaux ont été organisées par les corrpmpus eux-mêmes pour se dédouaner


      • Interimlover Le 01 septembre 2017 à 19h46
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        …et tout l’édifice est pyramidal…

        Restons en RDC, sa police… Un agent y gagne officiellement (ça n’a guère dû changer) 50USD/mois.

        L’Etat-providence n’existe par ailleurs pas (ou plutôt plus) : frais de scolarité chiffrés, dans la “Cité” même, à des milliers de dollars par an et par enfant…la moindre dépense de santé atteint des montants extravagants…bulle spéculative insensée, stimulée tant par la présence de la MONUSCO que par la rapacité (d’ailleurs absurde – plupart des logements “occidentalisés” restent vides!) de propriétaires qui, de toute façon, n’y voient pour bonne part qu’une forme de blanchiment…bonne part des produits alimentaires (dont vivriers, un comble!) importés au prix fort…opportunisme “brin” parasitaire de la famille élargie (et je dis cela avec toute la considération que j’ai pour des formes plus traditionnelles de solidarité intra-familiales)…

        Le tout bien considéré : s’en sortir sur place, avec 50USD/mois??? Racket, corruption et détournements sont inévitables…et ce d’autant plus que, à chaque étage de la police : le supérieur fixe des objectifs réguliers à atteindre!

        Budgets alloués au développement, coopération internationale (laquelle est déjà une monstruosité)? Le processus est identique : d’étage en étage, Ministère ou ONG locale, le volume des gouttes prélevées diminue à mesure qu’elles percolent (schématiquement : le N°1 prendra 50%…le N°2 50% de ces 50% restants…et ainsi de suite jusqu’aux ultimes sous-fifres)…

        Ce pays est profondément gangréné, foutu.


    • Un_passant Le 01 septembre 2017 à 13h15
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      D’ailleurs, les chinois font maintenant l’objet de critiques similaires. Comme par hasard. Pourtant il n’y a pas le précédent colonial.


      • Interimlover Le 01 septembre 2017 à 19h54
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        Sur le coup, ceux-là mettent toutes les chancelleries occidentales d’accord : les Chinois les font de conserve ch… :o)

        L’air de rien, attention qu’ils sont là pour durer ; charters réguliers pleins de Chinois des campagnes à l’arrivée…mais exclusivement de produits divers au retour…

        Le plus fascinant : les usines et latifundias, loin des regards et grands axes, qu’ils développent… Dans les grandes villes, j’ajoute : ils opposent désormais une concurrence féroce aux Congolais au registres même des petits boulots…


  18. Nicolas du 13 Le 06 septembre 2017 à 00h34
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    là pour le coup vous vous êtes fait mystifier
    qui est le Dr Denis Mukwege ? faut-il lui offrir une tribune de plus au moyen de ce site ?

    je vous invite à consulter cet article récent de la presse congolaise :

    FUMEE BLANCHE POUR LA RDC A PARIS : Mukwege nominé Président de la transition par Macron !

    http://www.lemaximum.cd/fumee-blanche-pour-la-rdc-a-paris-mukwege-nomine-president-de-la-transition-par-macron/

    et pour ceux qui sont pressés :

    http://www.lemaximum.cd/wp-content/uploads/2017/09/MUKWEGE-CHEZ-MACRON-696×464.jpg

    franchement vous fourvoyer à ce point ?

    Je vous invite aussi à consulter les ouvrages , interventions , articles des journalistes belges Tony Busselen et Luc Michel , vous aurez un autre son de cloche sur la RDC .


  19. Nicolas du 13 Le 06 septembre 2017 à 00h43
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