Source : Mémoire des luttes, Maurice Lemoine, 13-08-2017

PARTIE 3

Des dirigeants de l’opposition aux prélats (bien nourris !) de la Conférence épiscopale vénézuélienne en passant par le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), le grand ami de Washington Luis Almagro, monte un même cri : il faut d’urgence ouvrir un « canal humanitaire » pour permettre l’approvisionnement du pays en matériel et en produits médicaux. D’après Freddy Ceballos, président de la Fédération pharmaceutique du Venezuela, la dette de l’Etat envers le secteur serait colossale : plus de 5 milliards de dollars. En conséquence, les stocks de médicaments disponibles ne correspondent qu’à 15 % des besoins.

En mai 2012, sous Chávez, les mêmes acteurs dénonçaient déjà une coupe de 42 % des devises dans le secteur de la santé ; en 2013, ils annonçaient un niveau de pénurie de 40 % ; en 2014 de 60 %, en 2015 de 70 %. Ce à quoi, après examen des chiffres et statistiques, Pasqualina Curcio répond : « Ils ne correspondent pas au niveau d’importations enregistrés (…) et encore moins aux rapports financiers annuels des grandes corporations transnationales responsables de l’importation de ces produits. »

Ces « grandes corporations » reçoivent des devises à taux préférentiel, achètent les produits à l’extérieur et les vendent en bolivars tant au Système public national de santé (SPNS) qu’aux établissements privés. Alors que, de 2003 à 2014, l’importation de produits pharmaceutiques a connu en dollars une augmentation de 463 %, Henry Ventura, ex-ministre de la santé et actuel directeur de l’Ecole de médecine Salvador Allende, chiffres lui aussi en main, signalait en janvier dernier : « En 2004, les laboratoires ont reçu 608 millions de dollars sans qu’on note de pénuries. » En revanche, plus rien ne va lorsqu’ils obtiennent « un total de 3,2 milliards de dollars en 2013 et 2,4 milliards de dollars en 2014 [1] ». Raison pour laquelle, un an auparavant, alors député, il avait déjà exhorté la Procureure de la République Luisa Ortega à enquêter, « vu qu’on ne trouve plus de médicaments nulle part ». Semblerait-il sans grand résultat.

« Aucune des grandes corporations pharmaceutiques responsables de l’importation de 50 % des produits pharmaceutiques au Venezuela n’a enregistré des pertes, une diminution des bénéfices ou une chute des ventes durant 2015, note Curcio ; pas plus qu’en 2012, 2013 et 2014. » Des propos difficilement contestables car confirmés dans son ouvrage par la reproduction des rapports financiers des firmes en question – Abbott Laboratories C.A., Productos Roche, Novartis de Venezuela S.A., Bayer S.A., Pfizer Venezuela S.A., Sanofi-Aventis de Venezuela S.A., Merck S.A., etc [2].

Le 2 septembre 1973, neuf jours avant le coup d’Etat de Pinochet, les Chiliens pouvaient lire dans le quotidien Clarín : « “Grâce au travail volontaire, les samedis et dimanches, puis au travail de nuit, nous augmenterons la production du sérum dont notre pays a besoin”, affirment unanimement les 45 travailleurs du Laboratoire Sanderson, unique producteur de ce médicament vital au Chili », tandis que leur syndicat, se référant à la pénurie artificiellement créée par ce monopole, ajoutait : « Nous affirmons devant l’opinion publique que notre mouvement légitime (…) a pour objet la défense du pouvoir exécutif lorsqu’il entend réquisitionner les entreprises qui boycottent la production et qui sont vitales et stratégiques pour le pays [3]. »

Comparaison n’est pas raison ? En juin 2017, au Venezuela, les représentants de la Fédération des travailleurs de l’industrie chimique pharmaceutique (Fetrameco) accusaient les laboratoires Calox, Leti, Vargas, Behrens et Cofasa de diminuer leur production de médicaments prioritaires pour la population. De son côté, Richard Briceño, du syndicat des laboratoires Calox, dénonçait : « Ils utilisent la matière première pour fabriquer des produits vétérinaires et abandonnent l’élaboration des médicaments essentiels [4]. »

Au mois de février précédent, après une enquête des services de renseignements, plus de six tonnes de médicaments et de matériel chirurgical avaient été saisies dans deux habitations de Maracaibo (Etat de Zulia). Importés grâce aux dollars préférentiels, ils étaient destinés à partir en contrebande, comme le font d’énormes quantités détournées vers la Colombie.

Rien de plus démoralisant pour quiconque que d’être privé de ce qui rend la vie agréable – savon, déodorant, shampoing, dentifrice ou crème à raser. Quatre grandes entreprises contrôlent le marché des produits d’hygiène au Venezuela : Procter & Gamble, Colgate, Kimberly Clark et Johnson & Johnson. D’après leurs rapports financiers annuels, y compris ceux de 2105, aucune n’a enregistré de pertes ni de diminution des ventes. Entre 2004 et 2011, le firme Johnson & Johnson a reçu du gouvernement environ 2,8 millions de dollars par mois ; en 2014, elle en empoche 11,6 millions pour une même période, quatre fois plus que ce qu’elle recevait habituellement : tous ses produits manquent sur les lieux habituels d’écoulement.

En 2014 encore, Procter & Gamble s’est vu octroyer au taux préférentiel 58,7 millions de dollars, 5,3 fois plus que ce qu’elle recevait entre 2004 et 2011 (11 millions de dollars). S’ils mentionnent les difficultés et incertitudes dues aux taux de change évolutifs (et parfois erratiques), ses rapports annuels n’enregistrent ni diminution des ventes ni pertes opérationnelles au Venezuela [5]. En juillet 2015, en plein marasme affectant les consommateurs, la firme publie ce communiqué : « Ces dernières années, la compagnie a fait dans le pays d’importants investissements destinés à augmenter la capacité locale de production et à offrir des innovations dans nos produits. Il en résulte que notre capacité locale de production a augmenté de plus de 50 % et que nous jouissons aujourd’hui d’une absolue préférence des consommateurs vénézuéliens, qui ont fait de nos marques les leaders dans les catégories où elles sont en compétition [6]. »

En ce qui concerne le papier hygiénique, on offrira ici un sujet d’enquête aux journalistes que ce sujet fascine et qui ont du mal à se renouveler : en 2014, l’entreprise responsable de son importation et de sa distribution, Kimberley Clark de Venezuela, a reçu 958 % de devises de plus que celles qui lui ont été assignées entre 2004 et 2011. On pourrait même suggérer un titre : « Qui a piqué les rouleaux ? » Voire une autre investigation : comment se fait-il que dans tous les restaurants, de la plus modeste « cantina » à l’établissement le plus luxueux en passant par les innombrables « fast food », on trouve sur toutes les tables, à profusion, des serviettes en papier ?

Comme celui de Chávez, le gouvernement de Maduro se caractériserait par une violente hostilité envers le monde des affaires. Pour preuve : en faisant approuver en 2011 (Chávez) une loi organique sur « les prix juste », le pouvoir impose un plafond aux prix des produits de première nécessité et, en établissant en février 2014 (Maduro) une marge bénéficiaire maximum de 30 % sur les biens et services vendus, il ruine les commerçants. Plus personne ne produit ni ne travaille, les prix étant désormais inférieurs aux coûts de production.

Vue sous un autre angle, on ne jurerait pas que l’occupation de la chaîne Daka en novembre 2013 a été totalement injustifiée : après avoir obtenu plus de 400 millions de dollars d’argent public de 2004 à 2012 pour importer des biens électrodomestiques à bas prix, cette chaîne présente à Caracas, Punto Fijo, Barquisimeto et Valencia surfacturait jusqu’à 1000 % ses produits. Quant aux problèmes du magasin d’électronique et d’audio-visuel Pablo Electronica avec les autorités, ils ont commencé à la même époque lorsque a été découverte une augmentation injustifiée – de 400 % à 2 000 % des prix.

Création du chavisme en 2003, les contrôles ont été longtemps limités aux produits de première nécessité. Le pas supplémentaire effectué par Maduro a eu pour objectif, outre la lutte contre les usuriers et les spéculateurs, de limiter l’inflation (la plus haute d’Amérique latine).

Petites ou moyennes, certaines entreprises ont effectivement des problèmes parce qu’en compétition, dans un contexte hyper-spéculatif, avec de puissants concurrents. De véritables monopoles très souvent. Mais, plus globalement, l’analyse des données de n’importe quelle firme, où qu’elle opère dans le monde, permet de constater que le taux de marge moyen se situe non à 30 %, mais autour de 10 % ou 11 %. Pour tout capitaliste, il s’agit d’un bon résultat. Les économistes néolibéraux devant d’ailleurs reconnaître que les marges bénéficiaires sont élevées au Venezuela, ils objectent que « c’est à cause du risque » – l’argument théorique de la spéculation.

Sur les quarante-deux marchandises mises sur le marché par Polar, seules quatre ont un prix « régulé » : la farine de maïs, le riz, l’huile et les pâtes alimentaires. Cela n’a pas empêché que, avant l’élection présidentielle d’avril 2013, l’ensemble de sa production, et non ces seuls produits, ait reculé de 37 % ; au moment de « La Salida » (2014), de 34 % ; avant les législatives de décembre 2015 de 40 % [7].

Pour importer, on l’a vu, les négociants doivent acheter leurs dollars au gouvernement. Nul ne niera ici que le processus bureaucratique complexe ou les changements de règles permanents constituent un casse-tête pour un individu normalement constitué [8]. Ni que la masse globale des devises à octroyer a diminué. Ce qui a provoqué – ou plutôt accentué – un marché parallèle sur lequel la monnaie américaine se négocie bien au-dessus du cours officiel.

En décembre 2012, 1 dollar s’échangeait légalement contre 4,30 bolivars et, au taux parallèle, contre 10 bolivars. En 2013, on passait de 6,30 bolivars au cours légal à 20 dollars au marché noir. Durant les deux derniers mois de 2014, le dollar « libre » était 28 fois plus haut que le dollar « gouvernemental ». A la veille des élections législatives du 6 décembre 2015, il culmine à prés de 900 bolivars pour un dollar, soit une augmentation de 8 900 % en a peine deux ans ! A l’heure actuelle, il atteint 5 000 bolivars (contre 10 au cours officiel) !

Faute de devises obtenues à travers les mécanismes d’Etat, des particuliers, en quête de valeur refuge, achètent des dollars sur le marché noir. De leur côté, certains acteurs économiques – essentiellement les petites entreprises – se voient dans l’obligation de se tourner eux aussi vers ce monde parallèle. Une fois leur marchandise achetée à l’étranger, ils établissent leur prix de vente : salaires, frais généraux et montant de la facture en dollars reconvertie en bolivars, mais en fonction du taux de change prohibitif, ce qui fait exploser la valeur finale du produit. Dans ce cas précis, on peut légitimement attribuer une part de la responsabilité de l’explosion des prix « à la crise » et à un gouvernement dépassé par les événements.

Toutefois, le phénomène ne s’arrête pas là, ce qui en rendrait les effets relativement limités. Il s’aggrave lorsque les importateurs majeurs, bien qu’ayant reçu des devises au taux préférentiel, calculent leurs prix… en fonction du taux illégal. Pour l’explosion de leurs de profits illicites, pour le plus grand malheur du consommateur, qui voit s’écrouler son pouvoir d’achat. Sachant par ailleurs que nombre de corporations, lorsqu’elles reçoivent cinq dollars du pouvoir, n’en utilisent qu’un pour l’importation, et spéculent avec les quatre autres sur ce marché mafieux. Leur « business » n’est pas de pourvoir le pays en aliments, nous explique-t-on, mais « d’acheter et de vendre des dollars, sous prétexte d’acquérir des aliments ».

Les difficultés deviennent définitivement insolubles pour les autorités quand, par ailleurs, le taux de change parallèle explose parce que manipulé.

Sur ce fameux marché, le taux de change a enregistré une tendance constante à la hausse de 1999 à juillet 2012. Mais, de 26 % en moyenne jusqu’à 2011, cette variation annuelle dérape de 2012 à 2015, passant à 223 % (423 % entre 2014 et 2015), affectant la consommation finale et les processus de production. « Les variations les plus importantes, note Curcio dans son ouvrage, ont été enregistrées en octobre 2012 (présidentielle de Chávez), décembre de la même année (élection des gouverneurs des 24 Etats du pays), avril 2013 (nouvelle présidentielle) et décembre 2013 (élections municipales). » A partir de la fin 2013, l’augmentation sera soutenue et disproportionnée jusqu’à janvier 2016 (les élections législatives perdues par le chavisme ayant eu lieu en décembre 2015).

« La valeur de la monnaie sur le marché illégal, dénonce Curcio, ne répond à aucun critère économique ni aux variables associées, ne correspond en rien à la réalité, mais obéit à une intention politique qui cherche la déstabilisation à travers la distorsion des marchés et de l’économie en général. »

L’instrument de cette guerre (pas vraiment) invisible s’appelle Dollar Today (DT).

 

Photographie : Maurice Lemoine

NOTES

[1] El Universal, Caracas, 29 janvier 2017.

[2] La Mano visible del Mercado. Guerra económica en Venezuela, op. cit (pages 101 à 106).

[3] Miguel González Pino et Arturo Fontaine, Los mil días de Allende, Centro de Estudios Públicos, Santiago, 1997.

[4] Últimas Noticias, Caracas, 6 juin 2017.

[5] P & G, 2015, Annual Report.

[6] « Comunicado de P & G », La Patilla, Caracas, 30 juillet 2015.

[7] El Telégrafo, Quito, 19 novembre 2016.

[8] On est ainsi passé en 2013 de deux taux de change (l’un officiel, l’autre au marché noir) à quatre taux de change (trois officiels et un au marché noir).

Source : Mémoire des luttes, Maurice Lemoine, 13-08-2017

 

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" le Président Maduro. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. [Lire plus]Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits. Au final, notre vision est que le peuple vénézuelien puisse choisir librement et démocratiquement son avenir, sans ingérences extérieures, et nous condamnons toutes les atteintes aux Droits de l'Homme des deux camps...

46 réponses à La « guerre économique » pour les Nuls (et les journalistes) par Maurice Lemoine – Partie 3

Commentaires recommandés

nightwings Le 25 août 2017 à 06h59

On comprend mieux les mains liés des gouvernements quand même les produits de base peuvent disparaître des rayons quand on réfléchit la mondialisation nous rend dépendant quel marge à un pays si du jour au lendemain les médicaments peuvent disparaître ou autre.

On comprend mieux l’allegence presque total au seul pays qui peut imposer ces restrictions unilatéralement, quel gouvernement chercherait à s’y opposer à moins d’être suicidaire (si pas préparé).

La mondialisation à cet effet d’avoir réduit l’autonomie des pays par la disparition de pans entiers des productions nationales.

  1. mûr Le 25 août 2017 à 06h20
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    En marge de cet article :

    Le gouvernement du président Trump envisage de prendre de nouvelles sanctions contre le Venezuela, parmi lesquelles la possibilité d’interdire temporairement aux banques sous législation états-uniennes de négocier de la dette vénézuélienne, selon une source au fait des discussions.

    [suite à cette nouvelle, la valeur des bons s’est effondrée, dit le titre de l’article]

    Le Crédit Suisse a déjà interdit à son personnel toute transaction sur le papier vénézuélien à cause du risque pour sa réputation, selon un rapport interne qu’a pu voir Reuters où il est dit que la banque ne veut pas être impliqué dans des opérations avec un gouvernement qui viole les droits de l’homme

    = https://dolartoday.com/precios-de-bonos-de-venezuela-caen-por-reportes-de-prohibicion-negociacion-de-deuda/ =

    Voir aussi l’article de Bloomberg (23 août)
    = https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-08-23/u-s-is-said-to-weigh-new-venezuela-sanctions-that-may-hit-bonds =

    Maduro a déclaré mardi que […] le gouvernement Trump cherche à créer un “blocus financier” contre le pays


  2. Catalina Le 25 août 2017 à 06h50
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    c’est sûr, la Suisse préfère commercer avec de grandes démocraties comme l’Arabie Saoudite…
    https://www.letemps.ch/suisse/2016/04/21/suisse-exportera-armes-vers-arabie-saoudite-conflit-yemen

    “La Suisse exportera des armes vers l’Arabie saoudite, en conflit au Yémen

    Le Conseil fédéral estime que le matériel exporté présente peu de risques d’être utilisé à des fins guerrières. La gauche est scandalisée”

    c’est sûr que les munitions, ça ne peut en aucun cas servir à des fins guerrières.


    • Daniel Le 25 août 2017 à 08h56
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      Oui je crois que les armes seront utilisées comme épouvantails dans les potager domestique. On parle meme d’ogive nucléaire, l’AK47 faisant de moins en moins d’effet…


  3. nightwings Le 25 août 2017 à 06h59
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    On comprend mieux les mains liés des gouvernements quand même les produits de base peuvent disparaître des rayons quand on réfléchit la mondialisation nous rend dépendant quel marge à un pays si du jour au lendemain les médicaments peuvent disparaître ou autre.

    On comprend mieux l’allegence presque total au seul pays qui peut imposer ces restrictions unilatéralement, quel gouvernement chercherait à s’y opposer à moins d’être suicidaire (si pas préparé).

    La mondialisation à cet effet d’avoir réduit l’autonomie des pays par la disparition de pans entiers des productions nationales.


    • Alfred Le 25 août 2017 à 08h18
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      Dans cas de la France le “progrès” est allé jusqu’à la disparition de la production de munition de guerre pour fantassins sur le territoire national. Les soldats devaient peut être recourir aux cailloux en cas de rupture ou destruction des stocks…. Heureusement récemment il etait question de pallier à cette stupidité (sous l’action de le drian, mais depuis que la défense est passée dans les mains d’europeistes je ne sais pas).


      • Philvar Le 25 août 2017 à 13h05
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        Maintenant la défense du pays, comme tout le reste, est assurée par micron et sa bande d’ahuris. La nouvelle race de penseurs et panseurs.


    • Pinouille Le 25 août 2017 à 10h29
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      “La mondialisation à cet effet d’avoir réduit l’autonomie des pays par la disparition de pans entiers des productions nationales.”
      Certes.
      Mais cette tendance génère des inter-dépendances qui contribuent aussi à la diminution des conflits dans le monde. Les économies des pays étant de plus en plus imbriquées, ces derniers ont de plus en plus à perdre à se lancer dans une guerre.


      • condamy Le 25 août 2017 à 15h41
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        Diminution des conflits dans le monde ? Apparemment,il semble que ce soit plutôt le contraire !!


      • Fabrice Le 25 août 2017 à 18h29
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        Vive en paix mais asservie serait le prix à payer ? je citerais un politicien célèbre “un pays qui sacrifie un peu de liberté pour avoir un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et finira par perdre les deux” si on remplace liberté par indépendance et sécurité par paix tout est dit


      • clauzip12 Le 27 août 2017 à 23h45
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        Que veut dire ou représente l’économie d’un pays européen?
        Il ne peut y intégrer,il me semble les multinationnales qui sont les piliers mondiaux dans la fabrication ou la distribution de certains produits.
        PAYS ne veut plus dire grand chose si ce n’est éventuellement un peu de culture spécifique.
        Nous sommes tous dépendants comme le Vénézuela des produits de première nécessités et le système néolibéral va poursuivre cette destruction économique locale et politique à son profit.
        Le système totalitaire va s’approfondir.
        Nous continueront à voter (pas toujours comme dans L’UE) mais ce vote n’aura aucune portée politique si ce n’est toujours plus néolibéral comme le macronisme.
        Le grand troupeau d’esclaves humain se constitue progressivement et très rapidement.
        Attention,demain TAFTA murit pour notre malheur!


    • Pinouille Le 25 août 2017 à 10h36
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      “quel marge à un pays si du jour au lendemain les médicaments peuvent disparaître ou autre.”
      J’ai cru comprendre que c’est face à ce risque que la Grèce a finalement décidé de se plier aux exigences de la Troika. Une sortie de l’euro aurait impliqué une dévaluation continue du nouveau drachme. Aucune entreprise étrangère n’aurait accepté de continuer à vendre ses produits (médicaments, notamment) à la Grèce avec un tel risque.


      • Papagateau Le 25 août 2017 à 21h03
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        Il reste toujours le payement au comptant et en euros. Donc le problème est ailleurs…

        Quand la balance commerciale n’est pas déficitaire, le commerce reste du troc amélioré.


    • V_Parlier Le 25 août 2017 à 13h39
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      Vouloir être autonome et désobéissant envers les USA sans avoir préparé son autonomie en matière d’industrie stratégique de base (santé, énergie, alimentaire) c’est tout de même du travail d’amateur. Le Venezuela c’est finalement un peu comme une social-démocratie européenne…


      • Catalina Le 25 août 2017 à 17h22
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        vous avez raison, mais il est fort probable que l”empire n’aurait pas laissé faire, de toute manière.


  4. Pinouille Le 25 août 2017 à 10h19
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    Si je ne me trompe pas, cette série d’articles prétend sans en apporter la preuve (qui le pourrait?) que l’économie du Vénézuéla est déstabilisée par les USA via des mécanismes de création de pénurie orchestrés par les société privées.

    N’est-il pas plus simple (rasoir d’Ockham) de considérer que la baisse des revenus pétroliers du pays a induit une baisse de confiance généralisée dans le bolivar qui se dévalue à grande vitesse. Tout acteur économique ayant tendance naturelle à vouloir maximiser son profit, il se détourne donc du marché officiel pour vendre au marché noir en dollar. Tendance accentuée par le fait que plusieurs secteurs de l’économie ont été cadenassés par des fixations de prix rendant le commerce officiel peu profitable. Tendance favorisant aussi la corruption.

    Dans ce cas de figure, la responsabilité du marasme est toute autre…


    • Demoralisateur Le 25 août 2017 à 11h34
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      On voit bienq ue tout ceci va au delà de la simple perte de confiance. Il y a une claire manipulation des marchés. Causer la pénuerie pour initier la révolte, ce n’est pas très jeune. Les minotiers de Paris causé la pénurie de pain dans Paris en …. 1789.
      L’économie n’est pas un hasard ou un fait naturel, c’est un fonctionnement politique. Quand on est riche à souhait, on peut accepter de voir ses revenus diminuer pour un temps afin de gagner en pouvoir.

      La même combine marche avec les états: on baisse les impôts des riches, oh mon dieu! Les caisses sont vides! On va devoir couper dans la sécurité sociale.
      Même combat: c’est une question de pouvoir, jamais d’argent.


      • Pinouille Le 25 août 2017 à 12h05
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        “L’économie n’est pas un hasard ou un fait naturel, c’est un fonctionnement politique”
        Je pense tout l’inverse (et croyez bien que je ne suis pas pour autant un libéral).
        Ce sont avant tout les besoins individuels qui cadrent la façon dont les individus produisent et échangent: rien de plus naturel que l’activité économique.
        La politique sert bien évidemment à encadrer/normaliser ces pratiques pour éviter les excès en tous genres (loi de la jungle).
        Mais quand la politique contraint trop cette activité naturelle, elle peut déclencher des réactions: fixer le prix du pain à un montant rendant sa fabrication trop peu rentable amène inéluctablement les boulangers à orienter leur production vers d’autres produits (Charité bien ordonnée commence par soi-même).
        Plus généralement: contraindre trop l’économie globale à l’échelle d’un pays génère obligatoirement un marché noir, la corruption, le trafic,etc.
        Cela ne discrédite pas les tentatives probables de pénurie de l’extérieur, mais il ne faut pas minimiser la part de responsabilité du gouvernement Vénézuélien.


        • Opps' Le 25 août 2017 à 13h10
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          Tu as du courage de rappeler quelques évidences au milieu du grand courant consistant , sous prétexte de “lutter contre le deux poids 2 mesures”, “à présenter tous les faits” , mais forcément d’abord tous ceux qui excusent , voire sanctifient presque ce régime , puisque l’autre interprétation est défendue par l’ensemble de tous les médias de tous les pays depuis toujours …

          Ceci dit les tentatives de pénuries de l’extérieur ne sont pas “probables” comme tu le dis, mais certaines.
          Mais elles ne doivent pas cacher le fait fondamental qu’une économie ‘administrée’ c’est à dire où le pouvoir décrète la “Valeur” des choses , est vouée à la déliquescence sauf s’il est un régime carrément totalitaire.
          Et le problème du régime vénézuélien c’est qu’il reste dans un entre-deux qu’on ne peut défendre qu’en invoquant ‘ses bonnes intentions initiales’ et qu’en dénonçant les vilénies du reste du monde, forcément pourri.

          A la limite en effet il vaut peut-être mieux que ce gouvernement manipulateur survive un certain temps , pour aller plus loin dans l’incohérence économique et que son peuple le sanctionne tout naturellement par le suffrage universel qui fonctionne encore … à condition toutefois que ce régime n’en biaise pas éternellement les résultats au motifs d’un complot du reste du monde !


        • Philvar Le 25 août 2017 à 13h20
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          Pinouille ! Ne serait-ce pas se disqualifier un pneu en affirmant ” Je pense tout l’inverse ” et en l’argumentant avec : “quand la politique contraint trop cette activité…” Tant, de nos jours l’économie est entièrement gérée par le politique !


          • Pinouille Le 25 août 2017 à 13h45
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            J’ai du mal à vous suivre.
            Considérer que l’économie puisse être une activité naturelle n’est pas antinomique avec le constat (que je ne fais pas forcément) qu’elle est de nos jours entièrement gérée par le politique.
            Je serais tenté de dire qu’actuellement la tendance générale (exception: Venezuela, notamment) est plutôt au libéralisme à tout crin. C’est à mon sens l’inverse d’une gestion de l’économie par le politique.


            • Alfred Le 25 août 2017 à 14h30
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              Vous vous faites avoir par la progande des oligarques. L’économie actuelle qualifiée de libérale est tout à fait dirigée et orientée dans un sens choisi. Il s’agit d’une économie de fausse concurence et de rente (positions dominantes, corruption, “partenariats” public privé, normes et contrôles oruentes, aides public selectives, submersion publicitaire, etc….). Il faut être sérieusement naïf pour croire qu’il y a réellement un match dans nombre de secteurs.


            • Pinouille Le 25 août 2017 à 15h48
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              @Alfred
              Définition d’économie libérale: Système économique dans lequel les agents économiques (entreprises, individus) ont la liberté de vendre et d’acheter des biens, des services et des capitaux.
              A ma connaissance, j’ai encore le choix des achats que je fais (orientés par la pub, certes…): courses, maison, voiture, services, loisirs, placements, etc.


            • Pinouille Le 25 août 2017 à 16h07
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              @Alfred bis
              J’essaye d’aller dans votre sens.
              Le politique oriente bien évidemment l’économie avec les outils à sa disposition: subventions, interdictions, contrats, etc…
              Mais cette orientation n’est pas obligatoirement malsaine et destinée à spolier le pauvre au profit du riche. Le politique a aussi comme soucis d’être réélu et a un certain sens de l’équilibre budgétaire.
              Tout ceci en tout cas ne remet pas en question le caractère libéral de notre économie.


            • bobo1414 Le 26 août 2017 à 10h21
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              dans une economie qui serait liberal la privatisation des bénéfices avec la mutualisation des pertes serait totalement impossible a mon avis ce n est pas le cas dans notre economie actuellement


        • Demoralisateur Le 25 août 2017 à 14h31
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          Il n’y a pas une économie mais des économies, et c’est totalement politique. Chaque économie dépend de ses structures sociales. Il n’y a pas que les économie de marché dans la vie. Il y a aussi des économies sans marché et sans monnaie du coup. Ca n’a rien de naturel, c’est une construction sociale et donc politique.
          La politique (ce qui ne veux pas dire l’état, et encore que ça dépend de “qui” est l’état) coordonne l’économie, du début à la fin.
          N’est marchandise que ce qui est considéré comme tel. L’éducation en france n’est pas marchande ou peu, elle est gratuite. La santé, encore en majorité également.


      • Opps' Le 25 août 2017 à 18h59
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        On taxe trop la richesse et … pfioutt, elle disparaît sans qu’on ait pu la saisir parce qu’on ne sait pas la préempter , et alors là , plus de riches , mais aussi plus d’investisseurs , alors on charge l’Etat de la mission d’épargner un minimum ou de faire venir de la liquidité , soit en empruntant , soit en créant de la monnaie , mais comme l’Etat ne sait pas investir correctement et qu’il est prisonnier de sa démagogie , les choses tournent mal et on se retrouve soit à faire une politique de droite , soit endetté , soit avec une monnaie dévaluée …
        Bon , mais pourquoi pas ?


    • TC Le 25 août 2017 à 11h48
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      Sans apporter de preuves, certes pour le Venezuela et pour le moment mais Lemoine pointe justement du doigt les trop grandes similitudes avec le Chili pour lequel des papiers déclassifiés ont clairement établi les faits, à savoir que ce sont bien les USA qui ont financé la déstabilisation économique de ce pays à cette époque.

      Sachant cela, vous pensez vraiment que les USA n’ont toujours rien à voir dans la crise que traverse le Venezuela, ce pays dont on a appris qu’il recélait les plus grandes réserves de pétrole au monde ? Le rasoir d’Ockham ne serait-il pas plutôt dans ce cas la convoitise et la cupidité ?


      • Catalina Le 25 août 2017 à 13h10
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        euh …,,,,,????? le fait que des gens planquent les produits, c’est pas une preuve ça ? c’est Maduro qui fait son schysophrène ?


      • Pinouille Le 25 août 2017 à 14h11
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        Les USA participent certainement à mettre de l’huile sur le feu: c’est dans leur intérêt.
        Mais ils ne sont pas pour autant responsables de la politique Vénézuélienne qui a axé 90% de son économie sur le pétrole, le rendant donc dépendant des importations avec un Bolivar qui ne vaut plus rien (car le pétrole ne rapporte maintenant plus grand chose), de la corruption à tous les coins de rue et un marché noir qui se développe tout naturellement en réaction aux contraintes gouvernementales (la convoitise et la cupidité se retrouvent partout, et particulièrement chez les affamés). Ce bilan me paraît plutôt imputable à Chavez et Maduro.
        Je serais heureux d’être convaincu du contraire… Mais la gauche doit aussi profiter de ce genre d’évènements pour faire son autocritique (et s’améliorer) plutôt que de se défausser sur le sempiternel méchant de service.
        On connaît tous les travers d’une société trop libérale. Il est bon de temps en temps d’analyser les travers d’une société trop étatique…


        • Ellilou Le 25 août 2017 à 17h56
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          C’est amusant comme l’autocritique est toujours recommandée à la “gauche”(pour son bien, évidemment) et jamais à nos chères, très chères sociétés capitalistes?


        • tchoo Le 25 août 2017 à 18h50
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          En l’occurrence l’économie du Venezuela n’est pas assez étatique, les chiffres enoces dans cet article doivent être vérifiable. Ils mettent en évidence un comportement des acteurs économiques nettement dirigés contre le pays. Seul l’ état peut remettre de l’ordre. Mais peut le gouvernement doit il commence par mettre de l’ordre dans ses propres institutions (cf le sort du proc general)


        • JBB Le 26 août 2017 à 22h18
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          C’est quoi les travers d’une société trop libérale ? La plus proche de chez nous c’est la Suisse et chaque fois que j’y suis allé ça avait l’air plutôt sympa.


    • Raoul Le 25 août 2017 à 12h12
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      Le rasoir d’Ockham ne marche pas sur les activités humaines. Les êtes humains ont a capacité de déguiser leurs actes, d’user de tromperie, de subterfuges. Si vous appliquez le rasoir d’Ockham pour élucider un crime, vous allez inculper le suspect le plus évident – pourquoi chercher ailleurs ? – et pas forcément le coupable.

      Il faut utiliser le rasoir d’Ockham, là où il s’applique bien, c’est-à-dire dans le domaines des sciences exactes.

      Pour les activités humaines, ce qui marche bien, c’est de rechercher à qui profite le crime. Pour le Venezuela, la déstabilisation profite à l’oligarchie qui possède l’essentiel du pays et ne veut rien lâcher. Celle-ci est ouvertement soutenue par les États-Unis qui voient d’un mauvais œil tout gouvernement un tant soit peu progressiste. Cela n’a rien de nouveau et tous les pays d’Amérique latine ont été, à un moment de leur histoire, victime des manœuvres des États-Unis.

      Les preuves, on les aura peut-être un jour, comme pour le Chili.


    • Fabrice Le 25 août 2017 à 18h12
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      De mémoire quand Chavez à mis en place son programme le prix du pétrole était bien inférieur à celui actuellement (même en integrant l’inflation)donc le prix n’est vraiment pas la principale cause, agravant peu être.


  5. James8 Le 25 août 2017 à 11h09
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    Faute de devises obtenues à travers les mécanismes d’Etat, des particuliers, en quête de valeur refuge, achètent des dollars sur le marché noir.
    bullet force


    • Gwen Le 25 août 2017 à 12h09
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      ils feraient mieux d acheter du terrain, des graines, conserves et armes, ca serait plus utile…..


      • Pinouille Le 25 août 2017 à 14h12
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        Acheter… Avec des dollars? Des Bolivars?
        La boucle est bouclée.


  6. fanfan Le 25 août 2017 à 13h37
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    “Paradis fiscaux et souveraineté criminelle”, Alain Deneault, la Fabrique, Paris, 2010
    Un renversement de perspective : les paradis fiscaux ne sont nullement un ailleurs de la finance, où fuiraient des capitaux alimentant des économies parallèles et marginales. Ce ne sont pas des bas de laine offshore, mais des entités souveraines, des repaires criminels où se concentre la moitié du stock mondial d’argent. Criminels, les paradis fiscaux le sont au sens strict : l’argent accumulé est au service des clans mafieux, des cartels de la drogue, des trafiquants d’armes, de ceux qui s’enrichissent par le pillage des pays pauvres. Mais en outre (surtout ?), les États dits «de droit» sont largement soumis aux manoeuvres des paradis fiscaux : financement des partis politiques, contrôle des investissements, corruption des dirigeants.
    Il en résulte que la «lutte contre les paradis fiscaux» est une comédie : listes noires devenant grises, règles de bonne pratique soumises au bon vouloir des acteurs offshore, secret bancaire bien protégé.
    «Affamer l’État “de droit”. Caricaturer le fisc. Organiser offshore la prédation économique du Nord et encore plus aisément du Sud. Corrompre les dictatures du Sud et financer les campagnes électorales du Nord. Déréglementer le peu de mesures publiques qui tiennent. Tel est le programme de l’époque.» Tels sont les sinistres effets des paradis offshore. (4ème de couverture)
    http://ecosociete.org/livres/offshore


  7. JBB Le 25 août 2017 à 15h56
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    Personnelement je trouve que ces articles montrent bien que le socialisme ne peut pas marcher. Il faudrait que tout le monde soit gentil, mais comme ce n’est pas le cas, il faudrait que le gouvernement puisse tout contrôler. On voit bien ici que dès que la situation a empiré le chacun pour soi a vite pris le dessus. Les reglements et les prix imposés favorisent le marché noir qui nourrit les mafias et la corruption.


    • Pinouille Le 25 août 2017 à 16h12
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      @JBB
      Tout à fait d’accord avec vous. Cela résume très bien mes propos précédents.
      Seul bémol: je remplacerais “socialisme” par “étatisme” dans votre première phrase.


      • doudoutes Le 25 août 2017 à 16h55
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        Trop étatique… trop libéral… l’équation semble difficile à résoudre.
        Imputer la faute de la situation actuelle à Chavez et Maduro, les agents économiques ne faisant que leur boulot de commerçant, du profit avec la marge de manœuvre que leur laisse l’État, c’est un point de vue. Tout miser sur les revenus pétroliers pour soutenir un État, oui, c’est peut-être une faute.
        Mais il ne faudrait pas non plus sous-estimer la force des corporations pour toujours et encore augmenter cette marge de manœuvre jusqu’à, jusqu’à…

        “Le Fascisme devrait plutôt s’appeler Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoir du marché.” B. Mussolini


      • Alfred Le 25 août 2017 à 17h08
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        @ jbb et pinouille je ne sais pas si vous vous rendez compte que l’on peut totalement renverser vos arguments (société libérale non étatique possible si “tout le monde il était gentil”, “mais comme ce n’est pas le cas,” …etc…).


        • JBB Le 25 août 2017 à 23h03
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          Et oui même dans les sociétés les plus libérales il reste un état qui s’occupe du respect du droit des citoyens ( police, justice et armée ).


    • Catalina Le 25 août 2017 à 17h29
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      les centaines de milliers de pauvres qui ont eu accès à l’éducation seront sans doute d’accord avec vous…
      ” Education : La conquête de ce droit universel 
a été une véritable révolution

      En moins de treize ans, le Venezuela est passé de la misère éducative à une véritable révolution. Chavez a fait sienne la visée de Simon Bolivar : il n’est pas possible de changer de modèle social, politique, économique, et de transformer une société entière sans changer l’éducation. Celle-ci est devenue un droit universel. Il est inscrit dans la Constitution bolivarienne. Une frénésie éducative s’est emparée du pays, déclaré officiellement depuis la fin 2005 « territoire libre d’analphabétisme ». Une prouesse qui, au terme d’une campagne de deux ans, a permis à environ 2,5 millions de personnes d’apprendre à lire et écrire. Enthousiaste, le chercheur argentin Atilio Boron avait alors déclaré que ce programme allait fabriquer des « millions de chavistes pour dix générations ». L’école vénézuélienne d’avant Chavez était considérée par l’Unesco comme 
« un désastre ». Elle a incorporé depuis des millions d’élèves issus de familles pauvres 
qui jusqu’ici en étaient exclus.”

      https://www.humanite.fr/education-logement-economie-le-bilan-positif-de-chavez


    • tchoo Le 25 août 2017 à 18h57
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      Je pense qu’il doit contrôler Le devenir de ce qu’il donne.Controler, vérifier, demander des comptes aux sociétés privées qui distribuent les produits de nécessité et veiller à ce que celles ci restent dans un strict fonctionnement commercial en dehors de tout comportement criminel ou politique
      Conclure à partir de ce pays que le socialisme (mauvais mot ) ne fonctionne pas et un peu spécieux


  8. tchoo Le 25 août 2017 à 18h41
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    Comment, pourquoi la révolution bolivarienne n’a pas cherché à contrôler la distribution des produits. Dans la mesure où l’état fourni les devises aux entreprises il semble normal qu’ il est un droit de regard sur l’ utilisation des ces fonds


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