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15.juillet.202215.7.2022 // Les Crises

Au sein du parti Républicain, une guerre interne se prépare autour de l’hyperinterventionnisme

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Soixante-huit Républicains du Congrès ont voté contre la dernière tranche de financement de l’Ukraine. Bien sûr, c’était en partie un jeu anti-Biden, mais tout ceci va bien au-delà.

Source : New Republic, Jordan Michael Smith
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Rand Paul du Kentucky fait partie des 11 sénateurs Républicains qui ont voté contre un paquet d’aide à l’Ukraine le mois dernier.
AL DRAGO/AFP/GETTY IMAGES

Dan Caldwell était impatient d’aller en Irak. Fantassin dans le corps des Marines, enrôlé en 2005, il voulait vivre les mêmes expériences que ses prédécesseurs. Au moment où il a été déployé avec le 2e Bataillon, 1er Marines, des centaines de milliers de membres des services américains étaient déjà allés en Irak.

Caldwell n’avait pas de sentiments idéologiques forts quant au bien-fondé de la guerre en Irak. Il reste fier de ses expériences là-bas en tant que chef d’équipe d’infanterie, chef d’escouade et commandant de véhicule. Mais en 2014, il a été consterné lorsque l’EI a conquis le territoire où il avait servi, dans les provinces d’Al Anbar et de Ninawa. « Cela nous a fait prendre conscience que ce que nous faisions en matière de politique étrangère ne nous rendait pas plus sûrs – et à bien des égards, cela allait à l’encontre de cet objectif », se souvient-il. À ce moment-là, il avait quitté le corps des Marines après quatre ans et travaillait avec Concerned Veterans of America, dans un effort pour en finir avec ces « guerres sans fin » et l’adoption d’une politique étrangère moins militarisée. Il s’est associé à l’Institut Charles Koch, qui défend des politiques similaires, et travaille aujourd’hui pour Stand Together, l’une des organisations de l’Institut.

Après avoir plaidé pendant des années en faveur d’une réduction des engagements de l’Amérique à l’étranger, Caldwell est heureux de constater certains progrès. En mai, la Heritage Foundation, qui est depuis des décennies un bastion de la pensée conservatrice belliciste en matière de politique étrangère, a signalé un changement majeur dans les débats du Parti républicain sur la défense lorsqu’elle a modifié sa position sur la guerre de la Russie en Ukraine en exhortant les membres du Congrès à s’opposer à un projet de loi d’aide de 40 milliards de dollars. « Le montant est trop important, trop gonflé et manque totalement de stratégie », a écrit James Jay Carafano, vice-président de l’aile Sécurité nationale de Heritage.

Reflétant des sentiments similaires, 57 Républicains de la Chambre des représentants ont voté contre le programme d’aide à l’Ukraine, tout comme 11 Républicains du Sénat, dont Rand Paul, un anti-interventionniste de longue date, et Josh Hawley, un nouveau venu (*). Bien sûr, la simple partisanerie est à l’œuvre ici – les conservateurs se sentent à l’aise pour s’opposer à tout ce qu’un président du Parti démocrate voudrait faire. Mais cette division révèle également quelque chose de bien plus important : une puissante insurrection visant à bouleverser l’engagement de longue date du GOP [Grand Old Party, le Parti républicain, NdT] en faveur d’un internationalisme militarisé. Et elle pourrait bien réussir.

Heritage a longtemps favorisé le soutien du Congrès à des initiatives militaires bien plus coûteuses et imprudentes que l’aide à l’Ukraine. Il s’agit notamment de la guerre d’Irak (« La guerre la plus juste de l’histoire de la guerre moderne »), de l’Afghanistan (« Après avoir gagné la guerre, les États-Unis doivent consolider la paix ») et de la défense antimissile (où le groupe de réflexion a contribué à convaincre le président Ronald Reagan qu’il pouvait construire un tel programme impénétrable), parmi beaucoup d’autres.

Aujourd’hui, cependant, le président de Heritage, Kevin Roberts, présente des vidéos sur le thème « Comment éviter la troisième guerre mondiale », dans lesquelles Carafano et lui font l’éloge du rejet par Trump des aventures militaires du président George W. Bush et appellent à « une troisième voie entre isolationnisme et interventionnisme ». L’abandon de l’interventionnisme a suscité des critiques de la part des faucons qui restent attachés à des stratégies qui privilégient l’action militaire et la domination américaine dans le monde, malgré le triste bilan de cette approche.

Dans les déclarations publiques de Heritage, le problème du projet de loi sur l’Ukraine était la situation économique du pays. « L’Amérique est aux prises avec une inflation record, la dette, une frontière poreuse, la criminalité et l’épuisement de l’énergie, et pourtant les progressistes à Washington donnent la priorité à un programme d’aide de 40 milliards de dollars à l’Ukraine », selon une déclaration de l’organe de lobbying du think tank. Mais même si Roberts tente d’imposer sa vision d’une troisième voie à Heritage, la pensée du statu quo reste bien ancrée dans l’organisation. Alors que certains se plaignent de dépenses inconsidérées, d’autres membres du personnel appellent à une augmentation des dépenses militaires et à la modernisation des coûteuses armes nucléaires.

L’économie était en bien pire état dans les premières années de la Grande Récession, après la crise financière de 2008. Mais à l’époque, Heritage critiquait le président Barack Obama pour sa politique étrangère « plus humble, plus modérée », son pragmatisme et son désir de se retirer d’Irak. Ainsi que sa réticence à recourir à la force militaire. Les engagements inabordables ou les dépenses inutiles n’étaient pas alors les priorités de Heritage. Au contraire, les préoccupations à ce sujet étaient considérées comme un signe de faiblesse, d’isolationnisme ou de manque de détermination à l’égard de l’exceptionnalisme américain.

La vérité est que Heritage et d’autres institutions et leaders républicains qui minimisent ou reviennent sur leurs positions en matière d’interventionnisme répondent à d’autres choses que les priorités économiques. Les Républicains s’accommodent des réalités de l’étranger. La montée en puissance de la Chine au cours des deux dernières décennies, alors que les États-Unis étaient préoccupés par des aventures militaires ratées en Afghanistan, en Irak et en Libye, ainsi que les centaines de milliers de vétérans et de contractuels américains tués ou blessés dans la « guerre contre le terrorisme » – tout cela a contribué à retourner la base conservatrice contre les notions autrefois dominantes du caractère indispensable des États-Unis dans les affaires mondiales. Ces développements, plus que les préoccupations fiscales, sont à l’origine d’une refonte de la politique étrangère chez les Républicains. « Il s’agit de bien plus que cela », déclare Russ Vought, ancien directeur de l’Office of Management and Budget de Trump, qui dirige un groupe de réflexion appelé Center for Renewing America (CRA).

Sous la direction de Vought, le CRA fait campagne pour mettre fin aux guerres sans fin, en ces termes exacts : « Au cours des dernières décennies, les États-Unis ont abandonné une approche de principe, lucide, de réalisme et de retenue à l’égard de l’interventionnisme », peut-on lire sur le site Web de l’organisation, qui utilise le type de langage qui était autrefois marginal dans le milieu conservateur et le Parti républicain. Le CRA s’oppose à l’élargissement de l’OTAN à la Finlande et à la Suède et rejette l’octroi d’une aide supplémentaire à l’Ukraine. Plus inquiétant pour les progressistes qui espèrent s’allier avec des conservateurs sceptiques à l’égard du militarisme, il y a un relent de nativisme dans l’avertissement selon lequel le plan américain d’accepter des réfugiés d’Afghanistan signifie « importer des centaines de milliers de personnes qui ne partagent pas les points communs culturels, politiques ou idéologiques américains [et] pose des risques sérieux à la fois pour la sécurité nationale et pour une cohésion sociale plus large. »

Trump a réussi à faire de cette combinaison de prudence militaire et de xénophobie un élément permanent (pour l’instant, en tout cas) de la politique conservatrice, d’une manière qui n’a pas encore été pleinement intégrée par la direction du Parti républicain. « Il y a un mouvement pour construire sur ce que la présidence de Trump a été », dit Vought. Trump reste très populaire auprès des électeurs du Parti républicain, et sa vision du monde en matière de politique étrangère a été adoptée par des personnes comme Tucker Carlson, l’influent animateur de Fox News qui a demandé au président Joe Biden de faire pression pour mettre fin à la guerre en Ukraine au lieu de la « prolonger à lui tout seul. »

Le chef de la minorité sénatoriale, Mitch McConnell, est désormais ouvertement déterminé à écraser ce qu’il appelle le « petit groupe isolationniste du GOP, quelque peu encouragé par l’ancien président ». Mais en plaidant pour le projet de loi sur l’aide à l’Ukraine, il s’est senti obligé de répondre à plusieurs reprises à leurs préoccupations. « Il ne s’agit pas d’une quelconque aumône, a-t-il déclaré. Ce n’est pas de la charité dont nous nous occupons ici. C’est notre intérêt : aider les Ukrainiens. »

Les critiques de McConnell n’ont pas été convaincus. Juste avant le vote sur le paquet, Roberts a publié une déclaration déplorant que « des discours manipulateurs proviennent du Capitole ». Il a promis que « Heritage n’approuvera pas les tentatives du marécage d’utiliser la dernière crise du moment, en particulier lorsqu’il s’agit d’endetter davantage notre pays, de faire grimper l’inflation et de récompenser des intérêts spéciaux et même des bureaucrates étrangers avec l’argent de nos citoyens ». Roberts affichait sa bonne foi trumpienne en employant l’expression « le marécage », le terme fourre-tout de Trump pour désigner les acteurs et les institutions de Washington de toujours (comme, par exemple, la Heritage Foundation). Telle est la puissance de l’ombre que Trump continue de projeter sur le mouvement conservateur.

Pour des gens comme Russ Vought et Dan Caldwell, la bataille autour du projet de loi sur l’Ukraine n’est que le début de leurs efforts pour faire disparaître l’hyperinterventionnisme – et peut-être toute politique étrangère internationaliste – du GOP. C’est un défi de taille, compte tenu de l’attitude belliciste par défaut des principaux Républicains depuis des générations. Mais Trump a généré un autre type de conservatisme, plus nationaliste, opposé à toute activité à l’étranger et méfiant à l’égard des étrangers. Et il est clair que cette vision du monde trouve un écho dans la base conservatrice. Vought a affirmé : « C’est un grand combat qui s’annonce. »

(*) Cet article a initialement mal indiqué le vote de Tom Cotton sur le paquet Ukraine. Il l’a soutenu.

Jordan Michael Smith a écrit pour le New York Times, The Atlantic et le Washington Post.

Source : New Republic, Jordan Michael Smith, 13-06-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

RGT // 15.07.2022 à 08h58

Les choix politiques des républicains sont le problème des américains et je n’ai pas approuver ou a critiquer cette affaire qui ne concerne QUE les USA.

Par contre, là ou j’approuve en tant qu’étranger les positions de certains républicains, c’est au sujet de l’interventionnisme US sur toute la planète, interventionnisme qui n’apporte JAMAIS la paix mais sème le chaos et ajoute à chaque intervention une couche supplémentaire d’insécurité pour l’ensemble de la planète, USA compris d’ailleurs.

Les seuls qui profitent allègrement de ces guerres sont bel et bien les marchands de canons, comme ce fut toujours le cas chez les occidentaux depuis le début du XXème siècle, ainsi que les opportunistes qui se goinfrent en profitant de la misère engendrée par ces conflits : « dette de guerre », émigration massive permettant d’avoir une main d’œuvre à prix cassé, « reconstruction » plus que profitable en abusant de contrats sur-facturés, appropriation des ressources naturelles des vaincus, etc., etc.

Il faudrait que le concepts de « guerre juste pour des raisons humanitaires » soit strictement interdit par toutes les lois internationales et que celui qui l’invoque soit immédiatement traîné devant un VRAI CPI (pas une parodie de justice servant les intérêts occidentaux) pour crimes de guerre contre l’ensemble de l’humanité.

Certes, certains gouvernements sont loin d’être des « bisounours », mais si l’on réfléchit un tant soit peu on s’aperçoit que « nos » gouvernements « démocratiques » sont largement pires car ils font exactement la même chose mais en passant sous les écrans radar grâce à la propagande et la manipulation.

Les guerres ne profitent JAMAIS aux populations.
Par contre elles sont très profitables pour les dirigeants mais surtout pour leurs « mécènes » qui attendent un « retour d’ascenseur ».

21 réactions et commentaires

  • RGT // 15.07.2022 à 08h58

    Les choix politiques des républicains sont le problème des américains et je n’ai pas approuver ou a critiquer cette affaire qui ne concerne QUE les USA.

    Par contre, là ou j’approuve en tant qu’étranger les positions de certains républicains, c’est au sujet de l’interventionnisme US sur toute la planète, interventionnisme qui n’apporte JAMAIS la paix mais sème le chaos et ajoute à chaque intervention une couche supplémentaire d’insécurité pour l’ensemble de la planète, USA compris d’ailleurs.

    Les seuls qui profitent allègrement de ces guerres sont bel et bien les marchands de canons, comme ce fut toujours le cas chez les occidentaux depuis le début du XXème siècle, ainsi que les opportunistes qui se goinfrent en profitant de la misère engendrée par ces conflits : « dette de guerre », émigration massive permettant d’avoir une main d’œuvre à prix cassé, « reconstruction » plus que profitable en abusant de contrats sur-facturés, appropriation des ressources naturelles des vaincus, etc., etc.

    Il faudrait que le concepts de « guerre juste pour des raisons humanitaires » soit strictement interdit par toutes les lois internationales et que celui qui l’invoque soit immédiatement traîné devant un VRAI CPI (pas une parodie de justice servant les intérêts occidentaux) pour crimes de guerre contre l’ensemble de l’humanité.

    Certes, certains gouvernements sont loin d’être des « bisounours », mais si l’on réfléchit un tant soit peu on s’aperçoit que « nos » gouvernements « démocratiques » sont largement pires car ils font exactement la même chose mais en passant sous les écrans radar grâce à la propagande et la manipulation.

    Les guerres ne profitent JAMAIS aux populations.
    Par contre elles sont très profitables pour les dirigeants mais surtout pour leurs « mécènes » qui attendent un « retour d’ascenseur ».

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    • Yann // 15.07.2022 à 17h30

      Madame MacMichu, après avoir vu le dernier TopGun, décide d’investir ses économies dans des actions Lockheed-Martin.
      -Fait-elle partie des vilains mécènes ?
      -Profite-t-elle de la guerre si l’action monte?

        +3

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  • Hiro Masamune // 15.07.2022 à 08h59

    Et à part arrêter les frais, ils ont des solutions pour arrêter le massacre ? Non ? Ben il feraient mieux de ne rien dire, vu que dans le même temps Biden vient de gaffer sur l’Iran, ils s’en foutent, il va virer les sanctions sur les livraisons d’armes à l’Arabie pour quelques BPJ de plus de la part de MBS, ils aplaudissent, ça veut aussi re-livrer des F16 à la Turquie : ça le GOP dit pas non … quelle cohérence.
    J’ai l’impression de voir mon petit cousin de 6 ans en train de perdre au Monopoly et qui veut plus jouer… c’est meugon tout plein quand ça fait ça à 6 ans en famille mais quand ça a 60 ans passé et que ça se veut diriger un pays c’est moins mignon.

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    • calal // 15.07.2022 à 09h43

      c’est le grand jeu brics contre otan avec des rumeurs :
      – l’arabie saoudite et d’autres petromonarchie ainsi que la turquie seraient tentes de rejoindre les brics (marre d’etre paye en promesses sur le futur par des pays occidentaux vieillissants et scleroses? )
      – la turquie,le liban,la syrie,la grece,l’italie et israel se battent pour l’exploitation des champs de gaz le long de la cote mediterraneene: l’iran menacerait israel de bombardement sur les plateformes d’exploitation si le liban ne pouvait les exploiter egalement et cela juste au moment ou l’europe doit acheter du gaz a tout prix mais pas a des membres des brics…

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      • 6422amri // 15.07.2022 à 12h48

        L’iran vient de refuser a la Russie la livraison de drones, ce qui indique que ce pays est incapable de produire ou de renouveller le matériel matériel détruit en Ukraine, les sanctions comme je l’avais mentionné précédemment a long terme fonctionnet toujours.

        L’Iran a réaffirmé par la même occasion sa volonté de rester neutre dans ce conflit.

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        • Jean // 15.07.2022 à 16h29

          @6422amri,

          L’iran, dont la production de drone est anecdotique et d’une technicité inférieure à celle de la Russie, a simplement annoncé que la Russie n’avait pas besoin d’elle pour produire les drones qu’elle utilise. Je trouve que votre habitude de déformer systématiquement la réalité dans un seul et unique sens particulièrement suspecte, c’est la marque du fanatisme qui a toujours des conséquences terribles pour les gens raisonnables. Votre narrative n’est pas celle du gouvernement américain, elle va encore plus loin dans la négation de la réalité… jusqu’au ridicule et c’est sans doute ce qui explique que vos scénarios ont été refusé par Hollywood.

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          • 6422amri // 15.07.2022 à 16h46

            Nullement en plus. Le communiqué de l’Iran sur sa neutralité dans ce conflit ne laisse place a aucun doute. Que la Russie s’adresse a l’Iran pour obtenir des drones et détourner les sanctions indique bien sa dépendance envers les entreprises situées en-dehors de la Russie pour son secteur militaire, ne vous en déplaise.

            L’Iran a aussi de multiples raisons pour ne pas offrir son support, elle désire la fin des sanctions qui lui coute 200 milliards de $ us de revenu par année..et la Russie n’est pas trop pressée de voir revenir sur le marché..un autre compétiteur. Le ministre Lavrov s’est inquiété des sanctions supplémentaires américaines qui pourraient frapper tous les investissements russes en Iran…

            En passant l’Iran se plaint de la concurrence sur les secteurs de l’énergie et de l’acier de la politique de dumping de la Russie a la recherche de devises..en Asie..principalement envers la Chine..

            Un scénario concocté a Hollywod….

            Je suis habitué à la citation sur Hollywood..destiné comme un gamin dans une cour d’école a ridiculiser ceux et celles qui ont le malheur de poindre vers des faits.

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            • Jean // 15.07.2022 à 17h21

              « Que la Russie s’adresse a l’Iran pour obtenir des drones… »

              Allo ? Ceci n’est pas la réalité, c’est juste une affirmation illogique et ridicule faite à des fins politiques. En mars de cette même année c’est la Chine qui livrait des armes à la Russie et, là aussi, il n’était pas bien difficile de trouver cela absurde. Il est quand même étrange que votre crédulité n’aille systématiquement que dans un seul sens. Le fanatisme à la particularité de court-circuiter le bon sens.

              « Il y a dix ans, les forces armées russes possédaient moins de 200 drones, et aujourd’hui ce chiffre s’élève à plus de 2000, et chaque année, elles sont réapprovisionnées de 300 pièces. En outre, l’industrie de la défense russe mène des travaux de R&D sur l’application de l’intelligence artificielle (IA) aux drones, avec l’ambition de leur permettre de fonctionner en formant des « essaims de drones » unifiés dans les zones de combat. Des sources affirment que cela a déjà été testé en 2020, lors de l’exercice militaire Kavkaz-2020. »

              Source : https://www.lrt.lt/en/news-in-english/19/1648450/russia-was-lagging-behind-in-drone-capabilities-but-is-now-catching-up-comment

                +11

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          • Jean // 15.07.2022 à 17h23

            Le Washington Post remarque que les déclarations de Sullivan sur la livraison de drones à la Russie par l’Iran tombent à un moment étrange, ce qui laisse entendre qu’elles ont été faites à des fins purement politiques qui n’ont rien à voir avec la Russie.

            « Cette révélation intervient alors que le président Biden se prépare à partir pour le Moyen-Orient, où il devrait s’entretenir avec des alliés clés sur une politique régionale unifiée à l’égard de l’Iran. Les tensions entre Washington et Téhéran se sont encore aggravées ces dernières semaines, dans un contexte d’échec des négociations nucléaires et de recrudescence des attaques à la roquette et au drone contre les installations militaires américaines au Moyen-Orient, menées par des milices armées et financées par l’Iran. »

            Source : https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/07/11/iran-drones-russia-ukraine/

            PS : Il n’y avait pas non plus d’armes de destruction massive en Irak.

              +6

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    • 6422amri // 15.07.2022 à 13h07

      L’iran vient de refuser a la Russie la livraison de drones, ce qui indique que ce pays est incapable de produire ou de renouveller le matériel matériel détruit en Ukraine ou le amtériel qu’il est incapable de produire. Les sanctions comme je l’avais mentionné précédemment fonctionnent toujours et dans ce cas, le secteur militaire, il a suffit de 5 mois.

      L’Iran a réaffirmé par la même occasion sa volonté de rester neutre dans ce conflit.

      Ni l’Arabie Saoudite, ni la Turquie, ni surtout les Pays du Golfe n’ont la moindre intention de rejoindre les BRICS, je n’ai jamais rien lu ou entendu sur ce sujet, comme l’affirme un commentateur en réponse au vôtre. Quels sont les sources ?

      On peut confondre désir et réalité.

      Les 2 membres les plus importants de cette association sont des ennemis mortels, l’Inde et la Chine. L’Inde est associé avec les USA. l’Australie, l’Inde, le Japon dans le groupe QUAD dont le seul but est de contrer la Chine. Une alliance militaire avant tout…Il y a encore peu de temps les armées de ces 2 pays se sont affrontées a coup de baton et de pierres dans l’Himalya a 6000 mètres d’altitude, plus de 70 décès. De chaque côté on construit des bases militaires a 5000 mètres d’altitude et on a déplacé des forces considérables sur les frontières. Des amis vraiment ?

      Pour la Turquie il ne s’agit nullement de livrer des F16 mais de faire passer la flotte existante au Bloc 4, une opération de maintenance.

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      • Lt Briggs // 15.07.2022 à 13h33

        « Les 2 membres les plus importants de cette association sont des ennemis mortels, l’Inde et la Chine.  »

        Vous savez, les ennemis mortels, ça va ça vient… Regardez la France et l’Allemagne. Ou bien… les USA et la Chine, ennemis jurés de 1949 jusqu’à la visite de Nixon à Pékin en 1972.
        Il est vrai qu’officiellement, la Russie est bien isolée. Dans la réalité c’est autre chose. Vous dites que l’Iran est « neutre ». Mais un pays n’est jamais totalement neutre. L’État islamique, entité condamnée par toute la communauté internationale (au premier sens du terme pour une fois), vendait sans problème le pétrole extrait des puits qu’il contrôlait.
        Ce qui était vrai du temps de l’URSS depuis 1949 (date de sa première bombe) l’est toujours sous la Russie : ce pays est intouchable militairement. Son régime peut certes s’effondrer, mais ça viendra toujours de l’intérieur, jamais de l’extérieur.

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        • 6422amri // 15.07.2022 à 13h52

          Racontez ce que vous voulez. La réalité d’un conflit majeur entre la Chine et l’Inde n’est pas du domaine de la fantaisie cinématographique.

          Il a fallu 5 mois pour que la Russie, qui dépendait pour sa défense, de plus de 2000 composants et de plus de 400 entreprises situées partout dans le monde, dont certaines en Ukraine, se trouve paralysée.

          J’ai fourni SUR ce site les références exactes, entreprises, composants, le type de matériel, personne n’a osé me contredire.

          Dans la réalité c’est autre chose pour la Russie. Vous avez des faits ? Je lis le russe, Rostat, Kommersant les blogues des ultra-nationalistes russes (qui reprochent à l’armée russe son incapacité, etc). La Chine a interdit son espace aérien aux flottes commerciales russe,a refusé de fournir des pièces de rechange, etc. ce pays craint les sanctions américaine, n’a pas oublié que trump d’un trait de plume a détruit Huawei..
          La principale usine russe de production de chars est a l’arrêt pas de composants étrangers essentiels (opto-électronique par exemple fournie par Sagem).

          Poutine vient de prendre un décret qui l’autorise a forcer les entreprises a travailler pour la défense, lui donne le droit de mobiliser les salariés,de supprimer les vacances, les ressources. La raison principale invoquée ? Les sanctions..qui ont totalement détruit tous les circuits d’approvisionnement de ce pays, l’incapacité d’entretenir le matériel et de le renouveler pour les composants étrangers, la nécessité de développer des composants de substitution,

          La Douma a passé un budget supplémentaire a la fin de la troisième semaine de Juin pour l’opération spéciale, plus de 11 milliards de $ us. uniquement pour ce mois, cette guerre coûte a la Russie 1 milliard de $ us par jour en coûts directs…J’ai donné les sommes en $ us…

          Je suis un ancien militaire, officier, diplômé de l’Ecole Navale.

            +2

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          • Lt Briggs // 15.07.2022 à 14h22

            « La principale usine russe de production de chars est a l’arrêt pas de composants étrangers essentiels (opto-électronique par exemple fournie par Sagem). »
            « Les sanctions..qui ont totalement détruit tous les circuits d’approvisionnement de ce pays, l’incapacité d’entretenir le matériel et de le renouveler pour les composants étrangers, la nécessité de développer des composants de substitution »

            Personne sur ce blog n’a nié les difficultés rencontrées par les Russes, me semble-t-il. Après, il y a les faits… et la prospective. Libre à vous de voir la Russie à genoux. Ce pays a subi une invasion d’une ampleur et d’une barbarie exceptionnelles en 1941 et a su redresser la barre en très peu de temps. Vous sous-estimez la capacité de résilience des Russes de façon grotesque.
            A vous lire, les sanctions américaines marchent, la Russie est au bord du précipice. Il suffit d’envoyer encore plus d’armes, encore plus d’Ukrainiens au front, de renforcer encore plus les sanctions, et Moscou avouera sa défaite sous peu…
            Le résultat, c’est qu’il y aura encore plus de victimes ukrainiennes, encore plus de quartiers rasés, encore plus de famine liée aux difficultés d’exportations de céréales. Et les Ukrainiens n’auront pas repris un pouce de terrain, bien au contraire.

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          • JPP // 16.07.2022 à 19h43

            Avez vous entendu hier des informations intéressantes lors d’une longue interview sur LCI de l’émminent Jirnov, ex espion du KGB, dont il est Colonel de réserve, diplomé de l’ENA où il est entré, parainé par Valerie Pécresse, réfugié politique en France, pays qu’il était chargé d’espionner, viscéralement anti Poutine et n’ayant aucun mot empathique pour le pays qu’il a servi mais qui est prêt à reprendre du Service si une Russie communiste renait et l’appelle. Cet homme très brillant et actuellement quasi vedette des plateaux télé, qui a fréquenté directement Poutine alors officier du KGB, connait absolument tout sur l’Histoire de la Russie, sur tous les détails de son administration, de son économie, de son armée et de ses chefs, et parait très informé au jour le jour de l’évolution détaillée du conflit ukrainien. Lors de son entretien il a paru confirmer que la Russie Poutinienne était passée en économie de guerre depuis sans doute 10ans y consacrant des sommes énormes au détriment de la population russe et que la Chine lui fournissait actuellement l’électronique dont elle avait besoin. Intox d’un agent double ou réalités ?

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            • toto // 18.07.2022 à 14h35

              Si il passe sur tout les plateaux de TV c’est que c’est du chiqué, un agent médiatique rien de plus.
              Etre de l’ENA ca veut dire qu’il fait de la politique donc il n’est pas neutre.
              Colonel de réserve cela ne veut rien dire c’est juste un titre.
              Le KGB c’était il y a 30 ans, depuis tout a changé et pas qu’en Russie.
              La Russie n’a au contraire qu’investis minutieusement depuis ces années d’où un budget excédentaire.
              Le Su57 et le T14 viennent a peine d’entrée en production et pour des séries limitées pour le reste ce n’est que de la modernisation.
              Après le personnage n’est pas trés serieux, une Russie communiste !! a coté Poutine est presque un pro-occident alors ….

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  • Urko // 15.07.2022 à 10h38

    Trump avait volontairement renoncé à déclencher le moindre conflit armé pendant sa mandature avec un argument simple : toutes les guerres dans lesquelles les USA se sont engagées, sous saint Obama et le gentil Clinton comme sous le méchant bush, ont coûté fort cher, n’ont pas eu les résultats escomptés et ont distrait les États-Unis des vraies menaces existentielles sur leur leadership, à savoir l’émergence de la Chine qui tranquillement, se développait sous le radar tandis que les GIs faisaient des rodéos de la mort en Irak, allaient massacrer des innocents ici, d’autres là et que la CIA fomentait des coups d’État déguisés en révolutions de couleur qui n’aboutissent souvent qu’à élever les niveaux de déséquilibre dans le monde. Sans doute ne s’agissait il pas que d’une vision simpliste et imbécile : l’interventionnisme US présente sûrement des avantages d’après ses thuriféraires et leurs commanditaires mais la contrepartie semble exorbitante au point qu’il paraisse aujourd’hui probable que tout pris en compte, cet interventionnisme doit cesser dans l’intérêt des Etats Unis eux-mêmes.

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  • JNNT // 15.07.2022 à 11h53

    Ces milliards de dollars d’aide militaire sont-ils un don gratuit ? J’en doute fort. Ces sommes sont majoritairement des crédits que l’Ukraine aura à rembourser. En 50 ou 100 ans. Pas de problème : le pays est solvable en matières premières. Zelensky fait massacrer son armée, détruire ses infrastructures et soumet son pays à un esclavage par la dette pour plusieurs décennies, tout cela pour une guerre que l’Ukraine ne peut pas gagner et qui était parfaitement évitable, simplement en appliquant les accords de Minsk. Et ce pitre sinistre est portraituré en héros par les médias ! Et les euro-nouilles se pressent de prendre des sanctions contre la Russie qui causeront une récession catastrophique en Europe ! Et personne en France pour défendre l’intérêt national qui fait de la Russie un allié ! Cela ressemble à un mauvais rêve tellement c’est stupide. L’influence des USA est à ce point déterminante qu’elle peut nous imposer le suicide s’il est conforme à leurs intérêts.

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    • Jean // 15.07.2022 à 17h48

      @JNNT,

      => « Ces sommes sont majoritairement des crédits que l’Ukraine aura à rembourser. »

      Sauf que dans quelques mois l’Ukraine n’existera plus en tant qu’Etat dans ses frontières actuelles comme l’a dit Medvedev. C’est les citoyens des pays généreux donateurs qui auront a payer la facture.

      => « Cela ressemble à un mauvais rêve tellement c’est stupide. L’influence des USA est à ce point déterminante qu’elle peut nous imposer le suicide s’il est conforme à leurs intérêts. »

      Je comprends la réaction des politiciens corrompues ou victimes de chantages moins celle de nos compatriotes incapables du moindre bon sens, sur ce sujet et sur bien d’autres. C’est comme s’ils étaient hypnotisés par la narrative médiatique et dans l’incapacité de réfléchir par eux-même. Ces zombies sont nombreux et ils sont le boulet qui nous entraine au fond de l’abime. Nous creusons notre tombe avec un tel enthousiasme que le chaos est inévitable.

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  • Grd-mère Michelle // 15.07.2022 à 12h10

    Malgré les récriminations qu’elles suscitent immanquablement, ces traductions de diverses opinions US sont utiles pour construire un vrai « lobby » citoyen qui pourrait sûrement influer sur les politiques et établir un équilibre salutaire entre les Nations… à condition de grandir…
    À rappeler, l’Initiative Citoyenne Européenne qui se prononçait contre le projet d’Accord de Libre Échange (commercial-TTIP) avec les USA (et surtout contre la manière « confidentielle » de négocier ce type d’ALE): une pétition qui a récolté plus de 3millions de signataires, même pas examinée par la Commission UE(pour des questions « administratives »), mais qui a fort probablement influencé l’Administration Trump dans son sursaut « protectionniste » qui a conduit à l’abandonner.
    La plupart des citoyen-ne-s US « haut-placé-es », « responsables », sont des descendant-e-s des aventuriers qui ont envahi le continent américain depuis 500ans, et leur inconscient reste profondément marqué par un mélange d’admiration et de jalousie à l’égard des cultures plus anciennes(et plus « conséquentes »).

    Mais c’est quand même des USA qu’est venu le slogan (un peu oublié…):
    MAKE LOVE, NOT WAR! à l’époque de la guerre du Vietnam, initialement répandu par des artistes, ces gens « qui ne servent à rien »(et qui, dans la « maison bleue » de San Francisco, avaient « jeté la clef »).

      +4

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    • Suzanne // 16.07.2022 à 10h05

      Toutes ces initiatives citoyennes et ces volontés de grandir et influencer les politiques n’ont strictement aucune importance si les gens ont piscine le jour des élections.
      Pour l’instant, à part la révolution, le seul minuscule moyen qu’on a ce sont des parlementaires.

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      • Grd-mère Michelle // 16.07.2022 à 13h33

        Oui, bien sûr, il faut voter, mais aussi continuer à s’intéresser continuellement à la politique que pratiquent les gens que nous avons élu-e-s(et que NOUS rétribuons), ne pas les lâcher d’une semelle…

        La seule vraie révolution(et le seul principal progrès), c’est l’entente cordiale et la Paix, comme de privilégier l’être sur l’avoir, aux niveaux individuel et collectif.
        « Lorsque l’humanité sera enfin sage,
        nous passerons de la compétition dans l’individualisme
        à l’individualité dans la coopération. » Colette Magny en 1963

        Pour qu’une initiative, un mouvement, s’agrandisse, ne pas hésiter à recourir aux « mantras », aux « slogans ».
        Ce que la publicité, arme fatale du capitalisme, applique au jour le jour, à chaque seconde!

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