Source : The Telegraph, le 21/04/2016

BARACK OBAMA

PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS

Le 23 avril 2016

En 1939, le président Franklin D. Roosevelt a porté un toast au roi George VI à la Maison-Blanche. “Je suis convaincu que la plus grande contribution de nos deux pays à la civilisation et au bien-être des peuples à travers le monde,” a-t-il dit “est le modèle que nous avons mis en place conjointement par notre manière de conduire les relations entre nos deux nations.”

Près de 80 ans plus tard, le Royaume-Uni reste un ami et un allié des États-Unis comme aucun autre. Notre relation particulière a été forgée par le sang versé ensemble sur les champs de bataille. Elle a été consolidée pendant la construction et le renforcement d’une structure pour faire progresser la prospérité et la stabilité en Europe, ainsi que notre vision démocratique autour du globe. Ceux qui, des cendres de la guerre, sont venus vers nous, ont eu la clairvoyance de créer des institutions et des mesures internationales afin d’assurer une paix durable : Nations Unies, OTAN, Bretton Woods, plan Marshall, Union européenne. Leurs efforts assurent une base à la démocratie, au libre marché, à l’État de droit, en offrant à l’Europe plus de 70 ans de relative paix et prospérité.

Aujourd’hui, nous faisons face à des épreuves – telles que terrorisme et agression, migrations et turbulences économiques. Ces défis, nous ne pouvons les relever que si les États-Unis et la Grande-Bretagne peuvent compter l’un sur l’autre, sur notre relation particulière, et sur les partenariats qui nous permettent de progresser.

Pendant ma visite à Londres, le Premier ministre Cameron et moi-même allons traiter toute la gamme de ces défis. Nous devons être résolus et adapter nos efforts à la prévention des attaques terroristes contre nos peuples, et continuer à avancer pour faire reculer la menace posée par l’État Islamique jusqu’à sa destruction. Nous devons travailler à résoudre les conflits politiques au Moyen-Orient – au Yémen, en Syrie et en Libye – pour ouvrir la perspective d’une plus grande stabilité. Nous devons continuer à nous investir dans l’Otan – pour être en mesure de répondre à nos engagements de l’Afghanistan à la mer Egée, et rassurer nos alliés qui ont raison d’être inquiets de l’agression russe. Et nous devons continuer à promouvoir une croissance globale, pour que nos jeunes puissent parvenir à plus d’opportunités et de prospérité.

Je me rends compte qu’il y a eu une quantité d’hypothèses – et un peu de polémiques – au sujet de l’opportunité de ma visite. Et je le confesse : je désire vraiment souhaiter en personne un bon anniversaire à la reine.

Mais je sais aussi que la campagne en cours est très animée. Mon pays traverse aussi la même chose. Et finalement, la question de savoir si le Royaume-Uni reste dans l’Europe est une question que les citoyens britanniques doivent décider par eux-mêmes.

Ceci dit, quand le président Roosevelt a porté un toast à notre relation particulière cette nuit-là, il a aussi fait la remarque que nous étions des amis sans crainte les uns envers les autres. Je dirai donc, avec la franchise d’un ami, que votre décision est d’un grand intérêt pour les États-Unis. Les dizaines de milliers d’Américains qui reposent dans les cimetières européens sont un témoignage silencieux de la manière dont notre prospérité et notre sécurité sont véritablement entremêlées. Et le chemin que vous déciderez de prendre fera écho chez la génération actuelle d’Américains aussi.

Tandis que les citoyens du Royaume-Uni se penchent sur leur relation avec l’Union européenne, vous devriez être fiers que l’Union européenne ait aidé à la diffusion des valeurs et des pratiques de la Grande-Bretagne – la démocratie, l’État de droit, l’ouverture des marchés – à travers le continent et à sa périphérie. L’Union européenne ne modère pas l’influence britannique – elle l’amplifie. Une Europe forte n’est pas une menace pour le leadership mondial britannique ; elle l’améliore. Les États-Unis voient comment votre voix puissante en Europe assure à l’Europe sa position forte dans le monde et maintient son ouverture vers l’extérieur et étroitement liée à ses alliés de l’autre côté de l’Atlantique. Donc les États-Unis et le monde ont besoin de votre énorme influence pour poursuivre leur marche – y compris en Europe.

Dans ce monde compliqué et connecté, les défis auxquels fait face l’Union européenne – migration, inégalité économique, menaces de terrorisme et changement climatique – sont les mêmes auxquels font face les États-Unis et d’autres nations. Et dans le monde d’aujourd’hui, au moment où nous chérissons tous notre souveraineté, les nations qui exercent leur influence le plus efficacement sont celles qui le font par l’action collective qu’exigent les défis d’aujourd’hui.

Quand nous avons négocié l’accord historique pour empêcher de manière vérifiable l’Iran d’élaborer l’arme nucléaire, c’était une action collective, un travail collectif, avec les membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU et de l’Allemagne, qui a été mené à bien. Et le siège de l’Union européenne à la table des négociations a amplifié la voix du Royaume-Uni.

Quand l’accord climatique à Paris a eu besoin d’une impulsion, c’est l’Union européenne, épaulée par le Royaume-Uni, qui a en fin de compte aidé à rendre cet accord possible.

Lorsqu’il s’agit de créer des emplois, une croissance commerciale et économique conforme à nos valeurs, le Royaume-Uni bénéficie de son adhésion à l’Union européenne – à l’intérieur d’un marché unique qui fournit d’énormes opportunités aux Britanniques. Et le Partenariat Transatlantique Commercial et d’Investissement avec l’Union européenne fera avancer nos valeurs et nos intérêts, et établira les normes élevées pour les travailleurs dans les échanges et le commerce de l’économie du XXIe siècle.

Cette forme de coopération – du partage du renseignement et du contre-terrorisme à la construction d’accords pour la création d’emplois et la croissance économique – sera plus efficace si elle s’étend à travers l’Europe. C’est le moment à présent pour les amis et alliés de se serrer les coudes.

Ensemble, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont fait prendre le virage des siècles de guerre en Europe vers les décennies de paix, et ont marché d’un même pas pour rendre ce monde plus sûr et meilleur. Quel héritage remarquable ! Et quel héritage remarquable nous laisserons aussi lorsque, ensemble, nous relèverons les défis de ce jeune siècle.

Référendum sur l’Union européenne : soixante années de relations tendues

 

LA GRANDE-BRETAGNE A UNE RELATION ORAGEUSE AVEC L'EUROPE DEPUIS PLUS D'UN DEMI-SIÈCLE. ALAMY

LA GRANDE-BRETAGNE A UNE RELATION ORAGEUSE AVEC L’EUROPE DEPUIS PLUS D’UN DEMI-SIÈCLE. ALAMY

De la résistance à sa participation et des querelles sur sa contribution jusqu’aux différends sur la politique monétaire et ses menaces de départ, la Grande-Bretagne a eu un parcours difficile dans l’Union européenne

1957

Signature du Traité de Rome

La France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, les six membres fondateurs de la Communauté Économique Européenne, signent le Traité de Rome, mais la Grande-Bretagne se retire des premiers pourparlers.

1963

Veto français sur l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun

LE PRÉSIDENT FRANÇAIS CHARLES de GAULLE A MIS SON VETO À L'ENTRÉE BRITANNIQUE EN 1963

LE PRÉSIDENT FRANÇAIS CHARLES de GAULLE A MIS SON VETO À L’ENTRÉE BRITANNIQUE EN 1963

Avec son économie anémique, la Grande-Bretagne fait sa première tentative pour rejoindre le Marché commun, mais le président français Charles de Gaulle met son veto, accusant la Grande-Bretagne « d’une hostilité profonde » envers l’initiative européenne.

1973

La Grande-Bretagne rejoint la CEE

De Gaulle ayant quitté le gouvernement, la Grande-Bretagne est enfin autorisée à entrer dans la Communauté Économique Européenne, mais en moins d’une année appelle à une réforme majeure de la Politique agricole commune, tout comme au changement des méthodes de financement du budget.

1975

Référendum sur la CEE

HAROLD WILSON A TENU UN RÉFÉRENDUM À PROPOS DE L'ADHÉSION

HAROLD WILSON A TENU UN RÉFÉRENDUM À PROPOS DE L’ADHÉSION

Le gouvernement travailliste de Harold Wilson tient un référendum sur l’adhésion à la CEE, qui divise le parti, mais dont le résultat est que deux tiers des électeurs britanniques veulent y rester.

1983

Michael Foot est battu

Le dirigeant travailliste Michael Foot promet le retrait de la CEE dans son programme électoral, mais son parti est largement battu par les conservateurs de Margaret Thatcher.

1984

Thatcher obtient un rabais de Bruxelles

BAGARRE SUR LA CONTRIBUTION : THATCHER OBTIENT UN RABAIS SUR LES CONTRIBUTIONS

BAGARRE SUR LA CONTRIBUTION : THATCHER OBTIENT UN RABAIS SUR LES CONTRIBUTIONS

Une victoire significative pour Mme Thatcher qui arrache un “rabais” par Bruxelles, après avoir menacé d’interrompre toute contribution parce que la Grande-Bretagne bénéficiait de bien moins de subventions agricoles que d’autres membres, particulièrement la France.

1990

Le Royaume-Uni rejoint le Mécanisme de taux de change

Le Royaume-Uni rejoint le Mécanisme de taux de change, 11 ans après son application pour harmoniser les systèmes financiers avant la création de la monnaie unique.

1992

Mercredi noir

Lors de ce qui est connu comme le Mercredi noir, la Grande-Bretagne est forcée de se retirer du mécanisme de taux de change européen, après avoir échoué à endiguer la spéculation acharnée sur les devises.

1997

Monnaie unique européenne

La Grande-Bretagne a déclaré qu’elle ne rejoindrait pas la monnaie unique pour la durée de cette législature, après son échec aux cinq tests de Gordon Brown.

1999

Le conflit sur le bœuf anglais

LA RÉACTION DE LA FRANCE À LA « VACHE FOLLE » ANGLAISE FAIT ECLATER DES RAPPORTS TENDUS DEPUIS LONGTEMPS

LA RÉACTION DE LA FRANCE À LA « VACHE FOLLE » ANGLAISE FAIT ECLATER DES RAPPORTS TENDUS DEPUIS LONGTEMPS

La tension monte à propos du boycott par la France du bœuf anglais pendant l’éruption de la maladie de « la vache folle ». Bruxelles pose un ultimatum à la France, mais le boycott ne sera pas levé avant plusieurs années.

2007

Le Traité de Lisbonne

Gordon Brown manque la cérémonie télévisée des dirigeants signant le Traité de Lisbonne, ce qui donne de plus grands pouvoirs à Bruxelles. Les pourparlers sur ce traité controversé ont pris deux ans, après l’abandon des projets de constitution officielle.

2011

Affrontement sur la taxation des banques

David Cameron se heurte à l’Europe sur des projets d’imposition des banques et de restrictions du secteur financier de Londres. Le Premier ministre promet de rapatrier des pouvoirs de Bruxelles.

2013

Cameron s’engage à un référendum

David Cameron promet un référendum « maintien ou sortie » de l’Europe, s’il gagne les élections législatives de 2015, ce qu’il a fait, et réaffirme son engagement d’un référendum avant la fin de 2017.

Février 2016

L’accord de référendum sur l’Union européenne

DAVID CAMERON A NÉGOCIÉ UN NOUVEL ACCORD POUR LE ROYAUME-UNI ET LAISSERA MAINTENANT LA PAROLE AUX CITOYENS

DAVID CAMERON A NÉGOCIÉ UN NOUVEL ACCORD POUR LE ROYAUME-UNI ET LAISSERA MAINTENANT LA PAROLE AUX CITOYENS

Source : The Telegraph, le 21/04/2016

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28 réponses à Barack Obama : En tant qu’ami, laissez-moi vous dire que l’Union européenne rend la Grande-Bretagne encore plus grande

Commentaires recommandés

BA Le 14 mai 2016 à 07h28

Mercredi 11 mai 2016 :

Le toit du Musée européen de Schengen s’effondre, tout un symbole.

Le plafond du Musée européen de la ville luxembourgeoise de Schengen, haut-lieu de l’intégration de l’UE, s’est effondré soudainement. Certains y voient une allégorie de la crise de la construction européenne.

http://www.rts.ch/info/monde/7716211-le-toit-du-musee-europeen-de-schengen-s-effondre-tout-un-symbole.html

  1. Chevrier Michèle Le 14 mai 2016 à 05h23
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    Rien n’est irréversible,si les Anglais(pour ce qu’il en reste) décident de sortir de l’UE, Obama sera obligé de se plier, relation de longue amitié ou pas, Obama ne sera plus Président, il est probable que Donald Trump lui succédera, il n’est pas pour l’UE, il fera sa politique comme il l’entend, de ce fait, il y aura de grands changements dans les pays émergents.


    • Astatruc Le 14 mai 2016 à 11h44
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      Même si Trump n’est pas pour l’ue, l’économie américaine a fait tous ses plans avec l’ue et son avenir repose sur le partenariat avec l’ue, annexée de fait aux usa.
      Trump ou un autre ne pourra pas changer un projet qui était dans les cartons m^me avant la naissance de cette ue mortifère.L’ue, c’est pas pour les peuples européens qu’elle a été construite, c’est pour que les usa puissent avoir le contrôle de toute l’économie européenne,enfin, que les truts américians aient la toute puissance.


  2. BA Le 14 mai 2016 à 07h28
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    Mercredi 11 mai 2016 :

    Le toit du Musée européen de Schengen s’effondre, tout un symbole.

    Le plafond du Musée européen de la ville luxembourgeoise de Schengen, haut-lieu de l’intégration de l’UE, s’est effondré soudainement. Certains y voient une allégorie de la crise de la construction européenne.

    http://www.rts.ch/info/monde/7716211-le-toit-du-musee-europeen-de-schengen-s-effondre-tout-un-symbole.html


  3. Pampita Le 14 mai 2016 à 10h03
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    Depuis qu’Obama a fait ce commentaire, le camp du Brexit a le vent en poupe dans les sondages : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/05/un-concert-et-un-exit.html
    Quoique vassaux de l’empire, les Britanniques ont très mal pris l’ingérence grossière du suzerain dans leurs affaires internes. Les partisans du Bremain (rester dans l’UE) sont en fort recul.
    Le château de cartes européen est de plus en plus bancal…


    • vlois Le 14 mai 2016 à 16h19
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      Obama, un peu comme la campagne de 2005, où tous les pouvoirs médiatiques et politiques s’y sont mis, à la sortie, ils ont perdu le scrutin même si Sarkozy et les parlementaires nous l’ont fait comme d’habitude. Donc ma question est : est-ce qu’un Brexit par référendum peut être annulé par le Parlement britannique ? Où est-ce que le Royaume-Uni nous donnera une leçon de démocratie ? Démocratie française où le demos est absent et où on voit que même le brouillard de magie concernant la transmission de souveraineté du peuple par la représentation élue tends à s’évanouir pour laisser place à la vérité crue.


      • Astatruc Le 14 mai 2016 à 16h58
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        oh, ils ont bien une sorte de 49;3 dans les cartons ou une magouille pour compter les votes, si oblabla dit qu’ils ne sortiront pas, ils ne sortiront pas.point.


        • sissa Le 14 mai 2016 à 18h11
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          Si le brexit ne gagne pas avec une majorité de 75%, il referont le référendum jusqu’à ce que la réponse obtenue soit celle qu’ils désirent.


  4. Nerouiev Le 14 mai 2016 à 10h06
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    Encore un nouveau discours de retape. Il est passé maître dans ce genre et si un chef d’Etat américain est obligé d’en passer par là c’est que l’UE se fissure de partout, tant le ciment est loupé dès le départ.


  5. FDM Le 14 mai 2016 à 10h20
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    Bonjour,

    Ha mais cela ne s’arrête pas là, regardez enfin lisez plutôt;

    Si Obama voit un “peuple d’Europe”, pourquoi pas nous ?

    https://fr.express.live/2016/05/09/si-obama-voit-un-peuple-deurope-pourquoi-pas-nous/

    C’est très révélateur de la pensée Ango saxonne, un gouvernement fédéral, une langue (l’anglais) un peuple et un projet, un seul, une vaste zone de libre-échange sans racines, sans culture, sans diversité et donc sans avenir !

    Bon WE.


    • vlois Le 14 mai 2016 à 16h21
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      C’est une pensée impériale associant le séculier et le religieux,. Attention, sur ce dernier point la religion peut-être laïque et universaliste comme la “destinée manifeste” américaine et les célèbres Charlie cathos zombies de Todd.


  6. Laetizia Le 14 mai 2016 à 11h14
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    Si Obama se déplace et fait une “amicale pression” sur son allié britannique pour qu’il ne choisisse pas le Brexit, quelles sont ses motivations ?
    1) l’U.E. est un atout pour l’Europe
    2) l’U.E. est un atout pour les U.S.A.


  7. LBSSO Le 14 mai 2016 à 11h59
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    Président Obama :
    ” C’est le moment à présent pour les amis et alliés de se serrer les coudes.”
    Ah bon ?! Coups de coudes plutôt non ?

    Même nos politiques commencent à s’interroger (sincèrement ?):

    “Plusieurs événements récents ont mis en lumière la tendance des juridictions et administrations américaines à prétendre sanctionner des personnes physiques ou morales étrangères pour des faits survenus hors du territoire américain : cela va de l’amende record payée volontairement par une de nos grandes banques à l’administration américaine (…)

    aux conditions du rachat d’Alstom par General Electric sur fond de poursuites américaines pour corruption internationale contre des cadres d’Alstom,

    en passant par les réclamations du fisc américain contre des Français vivant en France mais nés aux États-Unis et donc « Américains accidentels » (…)”

    Ecrit noir sur blanc sur le site de l’Assemblée Nationale !
    (Mission d’information commune sur l’extraterritorialité de certaines lois des États-Uni. Président de la mission M. Pierre Lellouche (Les Républicains) et rapporteure Mme Karine Berger (Socialiste ).
    http://www2.assemblee-nationale.fr/14/missions-d-information/missions-d-information-communes/mission-d-information-commune-sur-l-extraterritorialite-de-la-legislation-americaine/a-la-une/reunion-constitutive-du-mercredi-2-mars-2016


    • francois marquet Le 14 mai 2016 à 12h35
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      « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »
      François Mitterand
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Mitterrand


    • Kiwixar Le 14 mai 2016 à 14h18
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      Avoir une nationalité donne certains droits mais aussi des devoirs, par exemple le service militaire dans certains pays (2 ans en Corée du Sud). Les citoyens américains ont cette particularité qu’ils sont assujetis à l’impôt aux US même s’ils n’y sont pas résidents. Ceci n’a rien de choquant : c’est un choix souverain des USA concernant les obligations qu’ont leurs citoyens vis-à-vis de leur pays. Les binationaux peuvent cesser cette contrainte en abandonnant leur citoyenneté US, ce qui se fait de plus en plus.

      Par contre, être prudent avec la notion assez large (et abusive à mon sens) pour le FISC américain de “US person” qui peut inclure (il me semble) des dirigeants/actionnaires français de filiale US d’entreprise française et résidents fiscaux en France.


  8. Maurice Le 14 mai 2016 à 12h59
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    Avec des “amis” de cette nature, la notion d’ennemis “extérieurs” (à quoi?) n’a plus aucun sens, quel que soit l’angle d’où l’on considère la géopolitique!


    • Pierre Le 14 mai 2016 à 17h04
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      Mon Dieu, protégez moi de mes amis ! Mes ennemis, je m’en charge… 🙂


  9. bon scott Le 14 mai 2016 à 16h51
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    “vision démocratique autour du globe”

    et que dire alors des actions militaires conjointes des USA et Grande Bretagne pour faire la guerre en Irak et au moyen orient…

    Ils pratiquent les mêmes politiques de fermeture. L’Angleterre à Calais et les USA par le mur contre les migrations de mexicains latinos en Californie.

    encore et toujours des beaux discours


    • Pierre Le 14 mai 2016 à 17h08
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      Depuis 2007, je crois malheureusement que nous n’avons plus de leçons à donner…enfin quand je dis nous, ce sont bien sûr de nos gouvernants dont je parle, bien sûr.


  10. sissa Le 14 mai 2016 à 18h16
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    Voilà un beau discours qu’il faudra ressortir la prochaine fois qu’on nous expliquera que l’union européenne fait contrepoids aux Etats-Unis et que ceux-ci la craignent…


  11. Lea_ Le 14 mai 2016 à 19h56
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    “Et le Partenariat Transatlantique Commercial et d’Investissement avec l’Union européenne fera avancer nos valeurs et nos intérêts, et établira les normes élevées pour les travailleurs dans les échanges et le commerce de l’économie du XXIe siècle.”

    Le tout est de savoir si nos travailleurs européens seront-ils, eux aussi, obligés de porter des couches au travail comme le font des salariés américains.

    “D’après l’étude de l’ONG britannique publiée mardi, “la grande majorité” des 250’000 ouvriers du secteur avicole américain “dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates”, en “claire violation des lois américaines de sécurité au travail”.
    Ils “luttent pour s’adapter à ce déni d’un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d’assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux” et risquent “de graves problèmes de santé”, martèle l’étude.”
    source: http://www.rts.ch/info/economie/7719802-prives-de-pauses-toilettes-des-salaries-americains-portent-des-couches.html?rts_source=rss_t


  12. Andrae Le 14 mai 2016 à 20h49
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    Ensemble, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont fait prendre le virage des siècles de guerre en Europe vers les décennies de paix, et ont marché d’un même pas pour rendre ce monde plus sûr et meilleur. Quel héritage remarquable Bwwaaaah…

    Obama est allé en Angleterre pour faire appui à Cameron selon la demande pitoyable et assez désepérée de Cameron (selon plusieurs journaux GB, mais qui sait.)

    Les USA s’en fichent complètement de l’Europe, sauf: que le centre et la périphérie ne deviendront jamais proche de la Russie, ou de la Chine. (Pour la Pologne, les Baltiques, etc. c’est dans la poche, mais les plus puissants ont encore quelques maigres cartes à jouer..)

    Du point de vue d’Obama il faut donc apporter support à l’UE, un exercise un peu vide, fatiguant – bon, si les pays Européens étaient indépendants ils ne seraient pas manipulables / controllables de la même facon, mais à la fin, peu importe.

    La France pourrait devenir la Grèce (eh oui) l’Allemagne de toute manière est acquise, et c’est cela qui compte.

    L’économie, les exportations, échanges, comptent peu pour les 15% – 1% la banque-finance-assurance est en tout cas controllée par les USA.


    • Pierre Le 14 mai 2016 à 21h03
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      Je crois que les américains ont lu “après l’empire” d’Emmanuel Todd et en ont tiré les les leçons bien mieux que nos lamentables dirigeants européens…mais cela n’engage que moi…


  13. PatrickLuder Le 15 mai 2016 à 06h20
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    Ensemble, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont fait prendre le virage des guerres exportées pour des décennies de zizanie et ont marché d’un même pas pour rendre ce monde plus profitable et meilleur pour nous. Quel héritage remarquable ! Et quel héritage remarquable nous laisserons aussi lorsque, ensemble, nous relèverons enfin les défis de ce jeune siècle, que représentent la préservation et du partage des ressources, le respect des peuples, la sauvegarde de la biodiversité et des actions concrètes pour la lutte contre le réchauffement climatique … oh oui, quel héritage remarquable nous laisserons aux enfants du monde !


  14. Boubanka46 Le 15 mai 2016 à 08h58
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    Obama venant en personne donné son avis, n’est pas sans rappeler les dirigeants soviétiques s’adressant aux pays “satellites” “frères”. Je pense que la messe est dite. Toute la machine de guerre d’influence médiatique, qui va alterner menaces à demi mots et promesses de lendemains meilleurs. Le résultat est connu d’avance un “non” au brexit qui sera accueilli par des cris de soulagements surjoués.


  15. Phil Le 17 mai 2016 à 19h07
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    Brexit : “La City hurle avant d’avoir mal”, analyse Éric Zemmour
    http://www.rtl.fr/actu/international/brexit-la-city-hurle-avant-d-avoir-mal-analyse-eric-zemmour-7783261750


  16. Friendly Le 18 mai 2016 à 17h18
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    C’est vraiment le discours du totalitarisme de la pensée perverse américaine. Hitler en d’autres mots avait un discours qui avait le même sens: Suprématie de la race = suprématie de notre modèle (culturel, économique, législatif,…), modèle nazi à imposer au monde = modèle anglo Saxon qui a été imposé au monde et que nous devons perpétuer, destruction de çeux qui s’opposent à notre extension = ceux qui pensent comme nous et qui vivent avec nos valeurs, sont nos amis, les autres sont nos ennemis et nous les détruiront par des révolutions de couleurs…


  17. Emmanuel Le 18 mai 2016 à 23h44
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    Ces derniers mois j’ai bcp voyagé, en Europe notament. L’anglais est de toute evidence la langue universelle. Une langue, en plus de vehiculer des mots, vehicule une culture. C est un cheval de Troie. L’Europe entiere est en train de subir une colonisation extremement puissante, puisqu’elle est culturelle. Je ne sais pas si tout le monde comprend ce que cela veut dire. Cela veut tout simplement dire que nous seront chaque jour un peu plus des americains.


  18. Frexit Le 19 mai 2016 à 01h20
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    A quand le Frexit?
    Je dis ça, je dis rien…
    Par contre l’Incroyable directeur du renseignement Americain dévoile son plan pour contrôler l’Europe !
    https://www.youtube.com/watch?v=qM8nYBnlBmU
    Alors je me dis que les mainstreams de l’outre manche font leur boulot d’informer, car se genre de vidéo sur TF1 20h serait un missile dans les esprits des Français.
    Qu’est que vous voulez les anglais on toujours un coup d’avance sur nous.


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