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5.juillet.20135.7.2013 // Les Crises

[Censure] BNP et Crédit agricole : bons gagnants ou mesquins ignominieux ?

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Connaissez-vous Christophe Nijdam ?

« Ce quinquagénaire un brin guindé fait partie de la catégorie bien particulière des repentis. Analyste financier au sein du cabinet indépendant Alpha Value, Christophe Nijdam est aujourd’hui l’un des plus fins connaisseurs du monde bancaire et l’un des plus ardents partisans de la séparation des activités bancaires.

Il faut dire que la banque, il en connaît tous les secrets. Pendant plus d’une dizaine d’années, il a occupé des postes de direction au Crédit lyonnais, au CCF, puis à la direction générale du Crédit du Nord, à New York. “J’ai été parmi les acteurs de la financiarisation de l’économie”, reconnaît-il lucidement. De retour en France, au début des années 90, il décide de passer de l’autre côté en devenant analyste financier. “Mon expérience m’a permis de comprendre les ressorts de la crise de 2008.”

En juin 2012, sous sa plume, Alpha Value envoie à une centaine de clients institutionnels une note de recherche sur le sujet. “Cela m’a valu des inimitiés éternelles”, raconte-t-il, blasé.» [L’Expansion, juin 2013]

[gview file=”http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2013/06/expansion-06-2013.pdf”]

Je l’ai croisé deux fois, dans des débats. Personnage très calé, et très engagé. C’est lui qui a véritablement lancé dans les médias le débat technique sur la séparation des activités mi-2012. Ce qui lui a valu de parcourir les plateaux, et de faire régulièrement parler de lui, comme encore ici dans Trend :

[gview file=”http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2013/06/trends-06-2013.pdf”]

Je rappelle de nouveau qu’il ne fait que reprendre la position du FMI, de l’OCDE, de la plupart des prix Nobel d’économie de gauche comme de droite, oud ‘anciens PDG de banques anglo-saxonnes, comme vu dans le Verbatim que nous avons réalisé.

Précisons enfin que le cabinet AlphaValue est un cabinet français de recherche et d’analyse indépendant :

Crée en 2008 sur un modèle totalement indépendant, Alphavalue reste à ce jour la seule structure offrant, en termes de couverture, une alternative aux grands brokers européens, de nombre d’analystes et du nombre de clients. L’absence de service d’exécution permet de garantir la véritable indépendance d’opinion des analystes, ce qui est aujourd’hui un critère essentiel pour l’ensemble des clients d’Alphavalue.

Ce cabinet a été récompensé par le Grand Prix de l’Analyse Financière l’Agefi dans la catégorie “Meilleur cabinet indépendant de recherche”.

Pourquoi je vous parle d’eux, en soulignant qu’il s’agit d’un analyste très compétent dans un cabinet très compétent ? (naon, c’est bien une publicité gratuite !)

Eh bien car le tout récent article de l’Expansion précise :

« En guise de rétorsion, BNP Paribas l’a rayé [NdA : Christophe Nijdam] de sa liste officielle des analystes financiers et de tous les déjeuners de travail avec son “top management”.»

et que j’ai constaté que, sans doute aiguillonné par cet article, le Crédit Agricole venait juste de la retirer également de sa liste officielle de ses analystes :

Liste mars 2013 (32 analystes) :

Liste Juin 2013 (33 analystes) :

Vous noterez l’éviction d’Alphavalue, dont l’analyste était le seul a critiquer ouvertement la dangerosité de la banque universelle – j’imagine qu’il était plus urgent de faire rentrer un second analyste de Morgan Stanley et de la Société Générale ou de garder les 3 de Barclays (ça, ce sont des analystes amis !), on ne peut pas compter sur les analystes indépendants…

On imagine facilement les conséquences sur les analystes de ce genre d’intimidations, dignes du Parrain… Et donc sur l’information du marché (mais les grandes théories libérales d’information parfaite du marché cèdent rapidement le pas devant certains intérêts…).

On aurait pu s’attendre à mieux de la part de banques qui ont obtenu 100 % de leurs demandes – faut-il être de fichus mauvais gagnants (les Romains savaient au moins être magnanimes avec leurs adversaires de qualité)…

Mais bon, c’est peut-être une simple erreur – ou alors, c’est simplement que la morale de l’histoire est que ce sont les méchants qui gagnent à la fin, et que le héros courageux finit à Pôle emploi…

P.S. Aux dernières nouvelles, M. Nijdam est toujours référencé par la Société Générale et Natixis… (je vous tiendrai au courant si ça bouge…)

P.P.S. Edit 10/2013 : le Crédit agricole vient de réintégrer Christophe Nijdam dans la liste officielle… 🙂

61 réactions et commentaires

  • Surya // 05.07.2013 à 01h27

    Continuons donc de publier nos petites études qui dérangent en allant dépouiller les annexes de leurs infâmes slides publiées de manière trimestrielle :smiley-qui-vomit:

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  • Patrick Luder // 05.07.2013 à 01h53

    C’est un peu comme l’éviction de Delphine Batho.
    La politique française me fait de plus en plus penser
    à l’ancienne URSS ou à la Chine des années 80 …

    La mondialisation perd pied, elle se bat désormais contre sa propre chute, n’hésitant pas à utiliser les plus vils moyens pour durer encore un peu, pour essayer d’étouffer toutes ces voix discordantes. Et la presse aussi joue le jeu des puissants lobbys de toutes sortes, la presse mondialisée tombera, tout comme la grande finance et les marchés artificiels. L’humanité se cherche d’autres voies plus respectueuses, plus respectueuses de l’environnement de la biodiversité et des autres peuples, soit en dehors des gaspillages d’énergie brute et des grands courants internationaux. Mais l’humanité est encore accrochée au faible espoir que le changement viendra des politiques et des élus => Élites toujours plus controversés dont les régimes deviennent de moins en moins stables, prêts à basculer dans l’inconnu.

    Le changement, ce n’est pas pour maintenant, n’est-ce pas François? Il faut encore attendre un peu, que les peuples se soulèvent, que le troupeau se mette en route? Mais que faut-il encore pour déclencher les foudre de la foule?
    – un chômage supérieur à 1/3 de la population active? (on y est presque).
    – une nouvelle crise énergétique? (on y arrive).
    – une hyperinflation, mettant à nu nos économies et nos plans retraites?
    – une famine généralisée, montrant les faiblesse de la mondialisation?
    – une guerre des ressources non renouvelables? (peak everything)
    – un emballement du climat, avec toutes ses conséquences?
    Ou simplement la conjonction de toutes ces grandes crises à venir?
    Finalement tu avais presque raison François, le changement c’est presque maintenant …

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    • Incognitototo // 05.07.2013 à 02h30

      On voudrait penser que vous avez raison… malheureusement, les révolutions ne se produisent jamais quand les peuples sont à bout (sinon nombre de peuples l’auraient déjà fait), mais quand des classes émergentes en expansion sont bloquées dans leur accès au pouvoir… ou pour résumer les “phénomènes révolutionnaires” sont toujours une résultante de lutte des places, jamais du désespoir des peuples, même si on pourra à l’occasion manipuler ce dernier pour qu’il bouge…

      Un peu comme dans les entreprises autogérées, c’est toujours quand l’économique va bien (et qu’il faut se poser la question “quoi faire de tout ce fric”) que les structures explosent, jamais quand on fait face à l’adversité, où la survie du lendemain n’est pas assurée…

      Bref, je doute que même avec une aggravation de la crise nous ayons un “changement”… des émeutes, des troubles sociaux, des actes de désespoir et de colère, une montée des extrémismes, et même possiblement une résignation mortifère, mais un “changement” malheureusement, non.

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      • dadone // 05.07.2013 à 10h01

        On voudrait penser que vous avez raison… malheureusement, les révolutions ne se produisent jamais quand les peuples sont à bout.

        Cette opinion partagée par de nombreuses personnes ne m’apparaît aller de soi.
        Sans parler des facteurs historiques comme la Commune de Paris ou je ne vois pas bien l’absence du peuple dans cette rébellion ou lors de la révolution française les sans culottes. Le monde d’aujourd’hui est en plus très différents, l’information circule beaucoup plus vite y compris sur les classes populaires.
        Donc préjuger d’un comportement passé pour en dé”duire un comportement future m’apparait peu fondé.
        maina
        On Ce qui manque à la rébellion c’est un eperpespectice

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        • chris06 // 05.07.2013 à 11h00

          @Dadone,

          Pour la révolution française ce que décrit Incognitoto est tout à fait exact puisqu’il s’agissait bien avant tout d’une révolution bourgeoise, celle du tiers Etat qui a su manipuler le peuple pour prendre le pouvoir.
          Certes, il y a bien eu quelques exemples de révoltes véritablement populaires comme la commune de Paris ou en Catalogne par exemple, mais elles furent toutes tuées dans l’oeuf justement parce qu’elles n’étaient pas basées sur la lutte des places car profondément anarchistes dans leurs aspirations.

          C’est un fait historique indéniable que toutes les révolutions qui ont réussi à renverser le pouvoir en place et à perdurer ont toujours débouché sur le remplacement d’une élite par une autre.

          La servitude volontaire est à la base de toutes les civilisations depuis que l’homme s’est sédentarisé et c’est bien plus qu’une révolution qu’il faudrait pour que ça change vraiment.

          En tous cas, c’est certainement pas dans la France d’aujourd’hui que ça va voir le jour, pays où il y a une nette majorité de personnes qui jouissent d’un privilège, petit ou grand, et qui ne sont pas prêtes à le perdre.

          Mais bon, rien ne vous empêche d’espérer.

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          • dadone // 05.07.2013 à 11h08

            @Chris06
            La révolution Russe rentre dans cette catégorie ?
            Je ne le crois pas.
            La révolution russe va vraiment contre les pouvoirs en place l’aristocratie et la bourgeoisie.
            En revanche un fait incontesté c’est que pour chaque révolution une élite en a remplacé une autre.
            Mais encore une fois, le passé ne préjuge pas de l’avenir.
            Sinon il n’y aurait jamais d’évolutions…
            Si le diagnostique qu’une classe ne doit pas en remplacer une autre est posé, il n’y a pas raison que l’on ne l’applique pas.
            Et c’est à mon sens la seule évolution/révolution qui vaille.

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          • chris06 // 05.07.2013 à 12h36

            non la révolution russe n’était pas une révolution bourgeoise mais elle a tout de même donné lieu à une lutte des places, comme le souligne Incognitoto, et au remplacement d’une élite par une autre.

            Le passé ne préjuge pas de l’avenir mais cela reste à démontrer qu’une société complexe (spécialisation du travail et multiplication des échanges) et organisée puisse se défaire de la servitude volontaire et batir une société réellement anarchiste. Mais force est de constater que le mouvement libertaire, obsédé par la révolution qui ne saurait tarder, n’a fait, en matière de théorie économique, aucun progrès réel depuis Proudhon, voire même pour ses courants utopistes a considérablement régressé (visions communautaires et retour à des problématiques d’économie domestique obsolètes).

            Les grandes révolutions ont toujours été basées sur tout un travail conceptuel en économie-politique et philosophique préalable (que cela soit la philosophie des lumières et le libéralisme à la fin du XVIIIeme ou le marxisme à la fin du XIXeme) et c’est bien cela qui manque aujourd’hui : c’est plutôt la faillite intellectuelle à gauche!

            Les gens ne vont pas abandonner le système actuel juste pour la promesse d’un monde meilleur car l’enfer est pavé de bonnes intentions.

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          • Gibbus // 05.07.2013 à 13h29

            @chris
            La révolution ne va pas générer la fin du système, c’est la mort du système qui va générer la révolution de nos modes de fonctionnement politique, économique (au sens noble) et éducatif (apprendre à être plus autonome)…
            L’infastructure (mode de production) fait émergé la superstructure (mode de pensé), Marx le matérialisme historique toussa, toussa…

            L’anarchie politique (autogestion) n’est rendu possible que par un mode de production le plus autonome possible (durable, local, direct), l’exacte inverse du mode de production capitaliste, c’est pour cela que le capital c’est autant attaqué via la mécanisation et l’agrochimie à l’agriculture traditionnelle vivrière…pour prolétariser les paysans…

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          • chris06 // 05.07.2013 à 14h08

            @Gibbus,

            ce qu’il y a c’est que tu es convaincu que le capitalisme va mourir de sa belle mort, moi pas. Le capitalisme a toujours su s’adapter (le capitalisme d’aujourd’hui n’est pas le même qu’il y a 50 ans ou 100 ans) et défendre ses intérêts quand ils étaient menacés par tous les moyens possibles (y compris 2 guerres mondiales et des guerres civiles). De plus, il n’a jamais autant dominé la planète qu’aujourd’hui et il n’y a guerre qu’en France et quelques autres pays européens et sud américains que des mouvements anti-capitalistes existent et à part quelques très rares exceptions (Bolivie, Venezuela) représentent une infime proportion de la population.

            ça, c’est la réalité mais toi, comme tous les anti-capitalistes, vous avez tendance à prendre vos désirs pour des réalités, et êtes aveuglé par cette obsession d’une révolution qui ne saurait tarder alors que le soutien populaire pour ces mouvements est ridiculement faible.

            Mais bon, comme je le dis plus haut, rien te t’empêche d’espérer.

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          • dadone // 05.07.2013 à 14h20

            @Crhis06
            Le capitalisme n’a pas survécu dans tous les pays.
            Après 14/18 la Russie s’est retiré.
            L’allemagne nazi suivra en 1933 (développement auto-centré)
            Après 1945, la chine et l’inde se sont retirés donc une majorité de la population mondiale après 45 n’était plus sous un régime capitaliste.
            Il est normal qu’après l’échec d’idéologie différentes, par un revirement, le monde entier s’est converti à ce régime et depuis une vingtaine d’années ce qui est fort peu.
            Mais l’avenir apparaît tellement sombre qu’il est inéluctable qu’il y ait des pays qui renonce à ce système.
            Donc ce n’est pas faire preuve d’utopie mais simplement de réalisme que de le dire.

            Le monde a heurté un iceberg en 2008, et depuis il coule lentement. L’argent qui a été injecté dans le système fait que le naufrage est plus long qu’il ne devrait.

            Egon von Greyerz

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          • chris06 // 05.07.2013 à 14h41

            @Gibbus,

            autant je pourrais imaginer qu’un mode de production le plus autonome possible pourrait être compatible avec une population mondiale dix fois moins élevée qu’aujourd’hui, autant cela me parrait parfaitement utopique avec une population de bientôt 9 milliards d’habitants qu’il s’agira de nourrir, loger, chauffer, habiller, distraire, éduquer, soigner, transporter, etc..
            De plus, cela supposerait que l’immense majorité de la population redeviennent des producteurs de biens (agriculteurs, artisans, ouvriers, etc…) et ça m’étonnerait fort que l’immense majorité de la population en ait le désir..

            Bien sûr quand on est convaincu que le système va exploser et qu’on s’imagine pour seul scénario possible un scénario à la Orlov, c’est ce qui risque d’arriver. Mais un tel scénario n’est compatible qu’avec une diminution drastique de la population, des milliards de morts, principalement dans les zones urbaines où se concentrent l’immense majorité de la population aujourd’hui et incapables de subvenir à leurs besoins vitaux de manière autonome.

            Pour moi, cela reste le genre de scénarios survivalistes à la mad max suite à un chaos, famines et une misère épouvantables que je ne souhaite à personne de vivre.

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          • chris06 // 05.07.2013 à 14h51

            @dadone,

            l’Allemagne nazie était capitaliste, de même pour l’Inde après 1945. Le capitalisme c’est la propriété privée des moyens de production, tu peux vérifier que c’était bien le cas dans ces deux pays. Certes, comme je l’ai dit précédemment, le capitalisme a connu différentes versions, le capitalisme sous l’Allemagne nazie n’était pas le même que celui d’aujourd’hui par exemple.
            Certes, certains pays on abandonné temporairement la propriété privée des moyens de production, la Russie et la Chine par exemple, mais on connait la suite et aujourd’hui ils y sont revenus et le capitalisme n’a jamais autant dominé la planète qu’aujourd’hui. Il est intéressant de remarquer que ce sont précisémment dans ces pays que les mouvements politiques anti-capitalistes sont les plus inexistants.

            Les mouvements politiques anti-capitalistes c’est même pas 2% de la population mondiale, mais bon, rien ne t’empêche d’espérer et continuer à prendre tes désirs pour des réalités!

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          • Gibbus // 05.07.2013 à 14h58

            @Chris
            “ça, c’est la réalité mais toi, comme tous les anti-capitalistes, vous avez tendance à prendre vos désirs pour des réalités, et êtes aveuglé par cette obsession d’une révolution qui ne saurait tarder alors que le soutien populaire pour ces mouvements est ridiculement faible.”
            Je ne suis pas obsédé, je suis convaincu qu’un système absurde fini par s’effondrer (comme le communisme l’a fait) comme tu l’es que le capitalisme est la forme ultime de mode de production et d’organisation économique… L’histoire nous dira qui a raison… C’est vrai que ceux que tu qualifies d’anticapitaliste n’ont pas de soutien populaire car ils sont tous communistes et que le communisme est aussi absurde que le capitalisme…
            Je pense malgré tout que le FN gagne malheureusement des suffrages grâce à un discours de plus en plus anti-libéral pour siphonner le vote ouvrier.
            Tu parlais de Proudhon, je pense que sa pensée est sous-estimée, peut-être qu’il y a dans son œuvre des pistes à explorer !!!

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            • Incognitototo // 05.07.2013 à 18h40

              @ Gibbus,

              Ha, Proudhon, Proudhon… Il se trouve que ce n’est pas un hasard, si j’ai fait un parallèle entre l’apparition des révolutions et la façon dont les entreprises autogérées perdurent tant que c’est difficile, et meurent dès que se pose le problème d’un partage des richesses, qui aillent au-delà du partage des emmerdes…
              Pour avoir dirigé et conseillé pendant 20 ans ce genre d’entreprises, j’ai, malheureusement, largement eu l’occasion de me confronter à leur nature non viable à terme…

              Voilà ce que j’en dis (entre autres) sur un de mes (anciens) articles…

              En 2005, seulement 36 196 salariés et 1 707 entreprises travaillaient en SCOP (pour mémoire : chiffre record en 1983 avec 40 423 salariés). Une des caractéristiques de ces entreprises, c’est qu’elles ont des taux de mortalités et de créations accélérés, avec une légère progression des créations ces dernières années,… Néanmoins, ce mouvement, que j’aime infiniment, représente une goutte d’eau dans l’océan économique. Pour l’anecdote : la dernière grosse SCOP du bâtiment, que j’ai connue et qui a coulé à Paris, était arrivée à un point où les ¾ des “gentils coopérateurs”, faut-il le rappeler tous sociétaires, arrivaient à 11 h sur les chantiers et partaient à 16h… Ils ont mis un an et demi à foutre en l’air une entreprise, autrefois florissante, qui a quand même réussi à tenir 15 ans, … un exploit…

              Et depuis toujours une question ne cesse de m’interroger : comparé à tous nos militants de gauche (disons environ 10 millions, si on élimine les “sociaux traîtres ” qui veulent juste gérer un peu plus équitablement le libéralisme), pourquoi sur ces 10 millions, seulement 0,4 % des personnes sont capables de mettre leurs idées en conformité avec leurs actes, dans leur vie ?

              Dans deux publications des années 60 et 70, écrites par des militants, dont malheureusement je ne retrouve ni les références, ni les noms dans mon capharnaüm de bouquins, deux contributions m’ont marqué (car, j’ai vécu les mêmes expériences), ce sont :
              – les angoisses dues au fonctionnement collectif et les risques psychologiques consécutifs au changement,
              – l’analyse qui était faite du ciment que représente, pour les membres d’un groupe, le fait de se trouver en situation de combat contre le reste du monde et a contrario, le danger absolu pour la cohésion du groupe de devenir… propriétaires immobiliers (!!!)…

              Contrairement, à ce qu’on pourrait croire, les SCOP que j’ai vu couler, l’ont quasiment toujours été, non pas au moment où elles faisaient la course aux contrats et aux financements sous peine de déposer leur bilan du jour au lendemain, mais au moment où celles-ci ont atteint une certaine prospérité. C’est à ce moment-là, que “subitement”, le partage des richesses et du pouvoir, commencent toujours à poser problème à ceux qui, justement ou injustement, se mettent à penser qu’ils méritent plus que certains autres de leur groupe (vous voyez le parallèle avec les révolutions ?)…

              Autant dire, qu’après ce type de “prise de conscience”, il ne faut pas attendre bien longtemps avant que les groupes éclatent.

              Alors, tant que les humains n’auront pas été au bout de leurs incohérences, je crains (et je déplore) que Proudhon ne reste qu’une utopie sans réalité…

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          • chris06 // 05.07.2013 à 15h10

            Le monde a heurté un iceberg en 2008, et depuis il coule lentement. L’argent qui a été injecté dans le système fait que le naufrage est plus long qu’il ne devrait. Egon von Greyerz

            plusieurs remarques:
            1. Egon von Greyerz n’a rien d’anti-capitaliste, à lire ses écrits, je le rangerais plutôt dans la frange libertairenne, anarcho-capitaliste et anti-socialiste.

            2. concernant la métaphore, un peu lassante tellement elle est devenue usuelle, pour décrire le monde depuis 2008, du Titanic, ceux qui en font l’écholalie oublient de préciser que le naufrage a causé la mort de plus de 80% des passagers. J’éspère juste qu’il n’en ira pas de même de la population mondiale.

            3. qu’est ce qui va faire en sorte que le naufrage ne dure pas encore des décennies, à savoir que les banquiers centraux continuent d’injecter les liquidités nécessaires pour faire perdurer le système aussi longtemps que possible, comme ce qui se passe au Japon depuis plus de quinze ans déjà?

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          • chris06 // 05.07.2013 à 15h20

            @Gibbus,

            Je ne suis pas obsédé, je suis convaincu qu’un système absurde fini par s’effondrer

            Le problème c’est que c’est un raisonnement circulaire :
            hypothèse: le capitalisme est un système absurde
            donc forcément il finira par s’effondrer.
            Depuis Marx et Proudhon, ça fait maintenant près de 150 ans qu’on entend la même rengaine. Non seulement il ne s’est pas effondré mais aujourd’hui il n’a jamais autant dominé la planète.

            Quand aux pistes proudhoniennes à explorer, rien ne t’empêche le faire, mais reviens moi quand tu aura fait le travail pour bâtir un système alternatif qui tienne la route et pas seulement des yakafokon et des bonnes volontés, ok?

            Perso, je pense que le capitalisme libéral va continuer à se renforcer dans les décennies qui viennent, car c’est le seul système qui tienne la route, tout le contraire de ce que tu penses, on verra bien qui aura raison!

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          • Gibbus // 05.07.2013 à 15h34

            @Chris
            Répond-moi honnêtement (si tu le veux bien) aux questions suivantes :
            Crois-tu que la croissance est infinie ?
            Le capitalisme peut-il survivre sans croissance ??

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          • chris06 // 05.07.2013 à 15h34

            @Gibbus,

            concernant l’autre psittacisme qui devient lassant à force d’être répété, que le FN est en progression constante, je ferais simplement remarquer qu’il a fait 17% au premier tour des présidentielles de 2002 et 18% dix ans plus tard.

            Pour moi, cela reste un épiphénomène auquel les anti-systèmes accordent beaucoup plus d’importance qu’il n’en a vraiment et je persiste à penser que la probabilité pour que le FN arrive un jour au pouvoir en France est quasiment nulle.

            Il est bien sûr plausible qu’il soit de nouveau un jour au deuxième tour des présidentielles mais avant qu’il réunisse les 30% des suffrages qui lui ont manqué en 2002 pour gagner la majorité, va falloir attendre très très longtemps si le rythme de progression actuel n’est que de 1% par décennie… 300 ans!

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            • Incognitototo // 05.07.2013 à 15h58

              @ Chris06,

              Il manque une hypothèse dans ta vision exacte : c’est si la droite “historique” est accumulée à faire alliance avec le FN pour garder ses places… Alors, tous les scénarios deviennent possibles, même ceux qui ont vu l’arrivée d’Hitler au pouvoir avec une minorité de voix… Et on voit bien qu’il y a au seing de l’UMP une tendance lourde à lorgner du côté du FN… En cas d’éclatement de l’UMP (et vu les derniers développements, c’est une possibilité), ce n’est plus 18 % que le FN fera, mais 30… et il sera le premier parti de France !… Je te laisse imaginer la suite… surtout face à une gauche toujours incapable de faire bloc, même sur ses fondamentaux…

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          • chris06 // 05.07.2013 à 15h46

            Crois-tu que la croissance est infinie ?

            non, il n’y a rien d’infini. La croissance est bornée mais personne ne peut dire si on est proche ou loin de cette limite vu que personne ne peut prédire quel sera l’état de nos connaissances scientifiques et techniques dans 20 ans, 50 ans ou 100 ans. Il y a de nombreux futurs et scénarios envisageables voir l’échelle de Kardashev pour plus de précisions.

            Le capitalisme peut-il survivre sans croissance ?

            oui, pour une période beaucoup plus longue que tu ne sembles l’imaginer. Voir par exemple le Japon qui a une croissance quasi nulle depuis plus de quinze ans.

            De toutes façons, tant qu’il y aura compétition entre nations et entre les humains parmi elles pour les ressources naturelles disponibles, le capitalisme survivra . Et c’est vrai que le gâteau ressources disponibles aille en croissant ou en diminuant.

            Le capitalisme, comme l’histoire a démontré, est le système le plus résilient qui existe. Le communisme beaucoup moins et le reste c’est du blabla.

            PS: quand je parle de capitalisme je parle bien entendu d’économie mixte car je ne suppose pas que l’intégralité des moyens de productions soient privés. Les biens publics resteront le domaine de l’Etat.

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          • dadone // 05.07.2013 à 16h02

            @Gibbus

            Crois-tu que la croissance est infinie ?

            La croissance est structurellement impossible depuis le milieu des années 1970
            Confondre la croissance et le progrès est une profonde erreur que commet Chris06 et beaucoup d’autres.
            La croissance est même la source des dysfonctionnements économiques car elle implique une création monétaire continue.
            Lire pour le comprendre : http://lois-economiques.fr/main_page.php?page=article-croissance.html
            et consulter le Wiki associé pour approfondissement (Proudhon est analysé dans le Wiki).

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          • Gibbus // 05.07.2013 à 16h04

            @Chris
            On ne peut pas être d’accord!!! Mais je respecte ton point de vue, moi je pense que sans croissance il n’y a plus de revenu du capital et donc plus de capitalisme possible!! Mais c’est vrai que le japon n’est pas endetté à 200% du PIB et n’imprime pas à tour de bras pour ce solvabiliser!!

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          • chris06 // 05.07.2013 à 18h45

            @Incognitoto,

            un éclatement de l’UMP, possible, ne serait que le retour à la situation antérieure, RPR + UDF et ces deux partis, en termes de politique économique sont fondamentalement opposés au FN qui est pour un retour au franc. Je vois difficilement, même dans ce scénario, comment le FN passerait, par miracle, de 2 députés à une majorité parlementaire!

            Même dans les pays où la situation économique est beaucoup plus dégradée qu’en France (eg Grèce, Espagne, Portugal), ce sont toujours les deux partis traditionnels qui gouvernent et ça m’étonnerait fort que ça soit différent en France.

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            • Incognitototo // 05.07.2013 à 19h05

              @ Chris06,

              Bah, les alliances de la carpe et du lapin, c’est quand même pas une nouveauté dans la politique politicienne… y a qu’à voir EELV qui n’en peut plus de se trouver des “bonnes raisons” de rester dans ce gouvernement, alors qu’ils n’y ont strictement rien à y faire…

              Ce que tu oublies (encore 😉 ), c’est que 50 % des sympathisants UMP ( http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/13/alliance-ump-fn-municipales-sympathisants_n_3430595.html ) sont pour une alliance avec le FN et que peu leur importe que les programmes (notamment économiques) soient totalement incompatibles…
              Combien de défaites un politique peut-il supporter, sans résister à la tentation de faire des alliances contre nature ?… L’histoire nous dit : pas beaucoup… et donc, les constats d’Amsterdamer et la question qu’il pose, plus bas, sont tout à fait d’actualité et pertinents…

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          • chris06 // 05.07.2013 à 18h55

            @dadone,

            La croissance est structurellement impossible depuis le milieu des années 1970

            la croissance mondiale est le produit de la croissance démographique mondiale et de l’augmentation du niveau de vie des habitants tous deux dus aux gains de productivité, or sur ces deux paramètres il y a bien eu croissance depuis 1970 et pas qu’un peu et pas que monétaire. Le développement des technologies de l’information (telecom, informatique, internet), de la robotique et des bio technologies sont en grande partie ce qui explique cette croissance mondiale des 40 dernières années qui a été de l’ordre de 3% net d’inflation par an.

            Structurellement impossible dis tu? M’étonne pas que l’article que tu as indiqué en lien ait été refusé par tous les médias, il est truffé d’erreurs, c’est toi qui l’a écrit?

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          • chris06 // 05.07.2013 à 19h02

            @Gibbus,

            je pense que sans croissance il n’y a plus de revenu du capital et donc plus de capitalisme possible!

            non, pourquoi? Même si on suppose que le partage de la valeur ajoutée entre capital et travail reste stable, sans croissance il y a toujours environ 35% de la valeur ajoutée qui revient au capital. Cette part ne croît pas mais il n’y a pas de raisons qu’elles devienne nulle à moins d’exproprier les capitalistes. De nouveau, c’est un raisonnement circulaire (tu supposes que le capitalisme est impossible pour arriver à la conclusion qu’il est impossible).

            Quand au Japon, oui, il a un endettement public qui a beaucoup cru ces dernières quinze années et qui est à plus de 200% du pib, mais l’endettement total, public + privé, est lui resté stable à environ 400% du pib (l’endettement privé diminuant d’autant que l’endettement public augmentait). Et c’est ce qui risque fort de nous arriver et je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher!

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          • chris06 // 05.07.2013 à 19h21

            @Incognitoto,

            50% des électeurs UMP plus le FN on est toujours loin des 50% plus une voix nécessaires pour remporter les présidentielles. Quand aux législatives, même si on suppose qu’il y ait une alliance dans certaines circonscriptions entre le nouvel RPR (la moitié la plus à droite et prête à s’allier avec le FN) et le FN cela n’explique toujours pas comment le FN va parvenir à passer de 2 députés à la majorité parlementaire? Sauf à penser que tous les candidats de ce nouvel RPR se désistent, comme par miracle, pour le candidat FN, mais là, c’est vraiment une hypothèse qui ne tient pas la route.

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            • Incognitototo // 05.07.2013 à 19h40

              @ Chris06,

              Autant, je pense que tu as probablement raison pour les présidentielles… autant pour l’AN, je demande à voir ce qui se passera (à cause de notre stupide système “démocratique”), si du fait des divisions de la droite et des compromissions de certains de ses élus, ainsi que de la bêtise de la gauche et d’une possible marée abstentionniste, le FN sort en tête dans une majorité de circonscriptions… Le scénario d’une majorité FN à l’AN, ou du moins majoritaire avec la frange la plus à droite de l’UMP ne me paraît pas du tout impossible… d’autant que le niveau de crispation des citoyens a encore largement de quoi prospérer d’ici 2017…

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          • dadone // 06.07.2013 à 09h42

            @chris06

            il est truffé d’erreurs,

            Lesquelles ?

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        • dadone // 05.07.2013 à 22h45

          Structurellement impossible dis tu? M’étonne pas que l’article que tu as indiqué en lien ait été refusé par tous les médias, il est truffé d’erreurs,
          Lesquelles ?

          la croissance mondiale est le produit de la croissance démographique mondiale et de l’augmentation du niveau de vie des habitants tous deux dus aux gains de productivité, or sur ces deux paramètres il y a bien eu croissance depuis 1970 et pas qu’un peu et pas que monétaire. Le développement des technologies de l’information (telecom, informatique, internet), de la robotique et des bio technologies sont en grande partie ce qui explique cette croissance mondiale des 40 dernières années qui a été de l’ordre de 3% net d’inflation par an.

          Précisions (qui aurait su être un évidence, mais bon…)
          Je parle de croissance dans les pays développés.
          Et ce que tu dis c’est faux.
          Si la croissance appauvri les pays à quoi elle sert ?
          Il y a eut de la croissance en Espagne et le résultat ?
          Il y a eut de la croissance aux Us avec les subprimes et le résultat ?
          Je peux multiplier les exemples à l’infini.
          Et l’informatique c’est en grande partie un fléau.

          Enfin, je répondais à Gibbus pas à toi.
          On a suffisamment communiqué sur cet aspect (richesse bornée, croissance à crédit, etc..) et je n’ai plus de temps à perdre.
          Reste dans tes certitudes, je ne peux plus rien pour toi.
          Si t’est un temps soit peu curieux va sur le site donné en référence et dresse un argumentaire à charge et envoie à l’auteur. qui visiblement ne demande que cela…
          Si c’est crédible je pense qui le mettra sur le site.
          Mais moi, ce n’est pas mon affaire….

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          • chris06 // 06.07.2013 à 10h19

            @dadone,

            une partie de la croissance des pays développés a été obtenue à crédit (bulles diverses, immobilier, etc…) et devra être rendue (d’où la dépression déflationniste qu’a vécu l’Espagne par exemple ces 5 dernières années). Mais si tu prend un pays comme l’Espagne par exemple, toute la croissance des 40 dernières années n’a pas été uniquement due à la bulle de l’immobilier (qui elle s’est manifestée particulièrement ces quinze dernières années) mais aussi aux gains de productivité réels et aux nouvelles technologies dont je parle plus haut.

            Ton assertion, que la croissance est structurellement impossible dans les pays développés depuis 40 ans est fausse.

            De toutes façons, pour ta gouverne, le capitalisme est mondialisé et se contre fou de savoir si la croissance est dans telle ou telle partie du monde, c’est la croissance mondiale qui importe pour les entreprises capitalistes.

            Quand aux certitudes, je pense plutôt que c’est de toi qu’elles émanent, je ne suis certain de rien, toi, tu affirme être certain que la croissance est structurellement impossible depuis 40 ans, que nous avons déjà atteint les limites de la croissance, que le capitalisme est condamné, que le dollar est mort, etc…

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          • dadone // 06.07.2013 à 10h33

            @Chris06
            L’article n’a jamais dit que la croissance s’était arrêtée, il dit même le contraire.
            Il faut lire quant même.
            L’article dit simplement que passé un certain seuil il n’ y a plus de croissance servant à enrichir un pays.
            Si on veut continuer la croissance alors celle-ci génère de l’inflation.
            Si on veut combattre l’inflation alors il y a une montée des inégalités.
            Alors je répète ma question :
            Où cet article est truffées d’erreurs ?

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      • Mathieu // 05.07.2013 à 10h08

        C’est intéressant comme commentaire, ça donne une bonne grille de lecture. Vous pouvez développer? Ou donner des références de travaux/analyses qui vont dans ce sens-là? Merci.

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        • dadone // 05.07.2013 à 10h21

          C’est une analyse perso, je n’ai pas de référence particulière.
          Mais on n’est pas dans de l’économie mais dans de la sociologie.
          Tout comme nombre d’observateurs tout le monde est très étonné de la passivité des peuples face à des souffrances dont ils ne sont pas responsable comme en Grèce par exemple.
          Il y a forcément des pistes d’explication, c’en ai une tentative.
          Et je pense que pour la Grèce, le peuple est conscient que sortir de l’Euroland et dénoncé les dettes ce ne sera pas une promenade de santé.
          LIre l’analyse sur cet aspect dans paragraphe Grèce.
          http://www.lois-economiques.fr/Wiki-lois-economiques/mediawiki-1.20.5/index.php?title=Crise_mondiale_-_Etat_des_lieux#La_Gr.C3.A8ce

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        • alfred // 05.07.2013 à 11h16

          La liste des références sur les facteurs de déclenchement d’une révolution serait interminable. De fait aucune n’a réussit qui n’ait impliqué une élite aspirant à en remplacer une autre.
          Une référence certes partiale mais accessible, rapide et agréable à regarder serait l’historien Henri Guillemin: Les séries sur la révolution et sur la commune par exemple (sur youtube). Ma préférée reste celle sur napoléon où son humour pince sans rire est hilarant.

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        • Colin // 05.07.2013 à 11h36

          Effectivement, c’est un axe d’analyse important en sociologie du changement social. Alexis de Tocqueville disait déjà au XIXe siècle: “Ce n’est pas toujours en allant de mal en pis que l’on tombe en révolution. Il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne les sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège. Le régime qu’une révolution détruit vaut presque toujours mieux que celui qui l’avait immédiatement précédé et l’expérience apprend que le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d’ordinaire celui où il commence à se réformer. Il n’y a qu’un grand génie qui puisse sauver un prince qui entreprend de soulager ses sujets après une oppression longue. Le mal qu’on souffrait patiemment comme inévitable semble insupportable dès qu’on conçoit l’idée de s’y soustraire »

          C’est l’idée de frustration relative, qui indique qu’une révolution a souvent lieu quand les attentes de progrès de la population deviennent supérieures à la progression réelle. Ce mécanisme a été analysé par des sociologues comme James Davies ou Ted Gurr.
          Il permet d’expliquer effectivement de multiples élans contestataires (voir le Brésil aujourd’hui par exemple), mais comme souvent en sociologie il n’explique pas tout (le Front Populaire par exemple).

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      • dadone // 05.07.2013 à 10h09

        Maintenant on peut s’interroger sur inefficacité des protestations de type occupy Wall Street.
        Mon hypothèse est que personne n’a de propositions concrètes à faire.
        Autrement dit on dénonce mais on fait quoi ?
        Et c’est là principalement que le bas blesse car tout réforme en profondeur fait effondrer le système (comme pour feu l’URSS, Gorbatchev a essayé on a vue le résultat).
        Et comme personne ne veut être responsable de l’effondrement et bien c’est la passivité qui prévaut et on attend qu’il s’effondre de lui même.
        La nature à horreur du vide et donc la perspective du chaos provoque un état de sidération de la part du peuple.

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      • Amsterdammer // 05.07.2013 à 13h00

        Il est en effet à craindre que, si révolution il y a, celle-ci ne soit du type Révolution Nationale, avec les ‘islamo-basanés’ dans le rôle de boucs-émissaires et paratonnerre de la bourgeoisie à la crise qui menace ses positions sociales.
        On l’a vu dans les crises systémiques précédentes, celle qui préluda à la Grande Guerre, et celle qui préluda à la Encore Plus Grande : la haine de l’autre comme meilleur rempart contre la révolution sociale…

        Les perspectives sont très sombres.

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  • BIGGLOP // 05.07.2013 à 02h23

    En écho, le peuple égyptien nous montre l’exemple.
    Le président élu démocratiquement se voit ”révoqué” par les citoyens (avec le soutien de l’Armée, de la police) pour sa gestion calamiteuse de l’Etat.
    En cette matière, ils sont en avance sur nous, ce qui inquiète les dirigeants des ”démocraties occidentales”.
    Nous devons arrêter de subir les TINA et agir par une désobéissance civile non violente :
    – ne laisser que le strict nécessaire sur les comptes bancaires.
    – n’acheter que l’essentiel pour vivre.
    – refuser l’impôt, comme négocier avec les petits commerçants des échanges HT en provisionnant la TVA
    http://www.la-boutique-militante.com/desobeissance/82-petit-manuel-de-desobeissance-civile.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau

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    • bizbee // 05.07.2013 à 09h12

      Il faudrait qd mm vous demander qui finance de l’armée égyptienne…
      Ce n’est pas le peuple qui vient de renverser Morsi, c’est bien l’armée…
      Pq Morsi à échouer ?…Qd Mubarak s’est fait mettre dehors ;
      1) une bonne partie des réserves d’or égyptien ont disparues
      2) les subventions US (très importantes) et occidentales se sont taries
      3) mm les russes rechignaient à leur envoyer du blé

      Donc attention à la tendance franco-française anti-régime musulman de tout poil à ne pas faire d’erreur d’interprétation sur ce qui se passe là-bas.

      D’un point de vue personnel, la démocratie à géométrie variable, qui voudrait se justifier en disant que les égyptiens n’étaient pas “mûrs” lors de l’élection de Morsi, ce n’est pas mon truc.

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    • geoffroy_BLK // 05.07.2013 à 09h35

      @BIGLOPP
      Pour l’instant ça ressemble plutôt à l’armée qui fait tomber un président élu démocratiquement…
      Je doute que l’humanisme et l’amour de la démocratie soient les vrais moteurs des événements en cours…

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    • dadone // 05.07.2013 à 10h35

      En écho, le peuple égyptien nous montre l’exemple.

      C’est malheureux de lire cela.
      1 Par ce que l’armée a des privilèges exorbitants qui pompent le peu de richesse qu’a le pays et qu’elle entend conserver ces privilèges. Peu importe le gouvernement.
      2. L’Egypte est un cas désespéré.
      L’Egypte n’a tout simplement pas les moyens de faire vivre sur son sol de manière décente 85 millions d’habitants. C’est impossible. L’Egypte est dans un processus Malthusien et le chaos sera la seule manière de réguler une population trop nombreuses.

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      • jducac // 05.07.2013 à 14h44

        @ dadone Le 05 juillet 2013 à 10h35

        L’Egypte est un cas désespéré.
        L’Egypte n’a tout simplement pas les moyens de faire vivre sur son sol de manière décente 85 millions d’habitants. C’est impossible. L’Egypte est dans un processus Malthusien et le chaos sera la seule manière de réguler une population trop nombreuses.

        Je partage votre avis sur ce sujet. Le premier problème auquel est confrontée l’humanité vient de son appauvrissement en énergie facilement extractible. Or l’énergie est ce qui permet d’alimenter et de perpétuer la vie.

        L’Egypte devenue importatrice de pétrole alors qu’elle en exportait antérieurement doit se reconvertir, tout comme d’autres pays qui consomment sur leur territoire plus que ce qu’ils sont capables d’en extraire et qui de ce fait s’endettent et s’effondrent.

        C’est ce qui arrive aussi aux pays d’Europe du Sud. C’est ce qui arrive aussi à l’humanité entière qui est confrontée à un problème de physique et de biophysique global, lequel relève plus du domaine d’expertise des ingénieurs que de celui, bien moins rigoureux et beaucoup plus démagogue, des hommes du verbe que sont les gens de la politique et des média, les uns et les autres étant surtout de coupables manipulateurs de foules inconscientes de ce qui leur arrive.

        Ce serait aussi le domaine d’expertise des économistes rationnels, dont vous faites partie. Mais ils sont englués dans ce qui tient lieu d’énergie (l’argent, la monnaie, la finance) et qui n’en est pas, puisqu’il s’agit de vues de l’esprit, d’artéfacts, d’équivalents manipulables, donc susceptibles de tromperie.
        Un stock d’€uros ou de dollars ne vaudra jamais autant qu’un stock (un capital) de pétrole, de blé, ou même d’êtres vivants travailleurs, en mesure d’extraire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Il ne faut pas oublier que travail et énergie s’expriment dans les mêmes unités.

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  • Christophe Vieren // 05.07.2013 à 06h44

    OK pour ne laisser le strict minimum sur nos comptes. OK pour vivre simplement. Mais pas OK pour ne pas payer les impôts. Je suis fier d’en payer (précision : je suis aux alentours des tranches 30-41%). Et ce même si une part (1, 2, 3, …, 5%) est gaspillée (grand stade de Lille, EPR, Ayraultport, PPP, cumul des mandats, . . . ).

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  • Ankou78 // 05.07.2013 à 06h53

    Encore une couche, la coupe est pourtant déjà largement pleine!

    Pitoyable!

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  • fabien775 // 05.07.2013 à 08h52

    Moi président….. Quel décalage en le discours et l’action. Mais pour qui voter maintenant sans tomber dans les extrêmes?

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    • Ankou78 // 05.07.2013 à 09h12

      Excellente question, merci de l’avoir posée ……….

      Comme UMP=PS=Finance=Menteurs la réponse va être difficile!

      Et l’autre f.. qui s’énerve à vouloir revenir nous escroquer! La place est bonne!

      Mes parents disaient: “on ne sait plus à quel saint se vouer”

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    • step // 05.07.2013 à 09h36

      la est la question !

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    • Incognitototo // 05.07.2013 à 15h44

      Hé oui, l’éternelle question qui me taraude depuis au moins 30 ans… tant l’offre politique n’est pas du tout à la hauteur des enjeux…
      Il n’y a pas d’alternative politique crédible en France… Pour faire une analogie médicale, ma perception des tendances est que face à un cancer, il y a actuellement 2 courants trans-partis qui s’opposent en France :
      – celle de l’UMPS (auquel il faut maintenant ajouter EELV) qui pense que ça va s’arranger tout seul, et même parfois qu’il n’y a pas de cancer… et qui utilisent de l’aspirine quand les symptômes deviennent vraiment trop visibles…
      – celle des souverainistes/nationalistes et même internationalistes (tous les “extrêmes”, même si je ne confonds pas la droite et la gauche) qui pensent qu’il faut couper l’organe… quitte à se passer de ses fonctions, et sans résoudre les causes premières qui ont provoqué le cancer (qui de fait s’installera ailleurs)… mais qui prennent aussi d’autres manifestations pour des cancers (quand ils se trompent d’ennemi : capitalistes, banquiers, patrons, Arabes, Roumains, et cetera), alors que ce n’en sont pas…
      Et j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’offre politique qui penserait qu’il y a cancer, et qu’on peut cependant garder et guérir l’organe par des thérapies appropriées… c’est-à-dire une vision des problèmes qui ne confond pas les effets avec les causes, et qui pas plus ne penserait que c’est en supprimant la cause visible qu’on résout les causes et les effets cachés…

      C’est ça notre drame, il n’y pas d’offre politique crédible parce qu’il n’y a pas de consensus sur la méthodologie thérapeutique à appliquer, celle du rien actuel, face à celle du “on casse tout”, tandis que celle du un “pas après l’autre” n’arrive jamais à émerger…

      Je ne vois plus qu’une solution : Olivier, Président ! Et je plaisante à peine en disant ça… en attendant, on va continuer à voter pour le moins pire, puisque c’est la seule possibilité que nous laisse notre soi-disant “démocratie”…

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  • MichelD // 05.07.2013 à 10h34

    Alternative Politique: le tirage au sort. Pas parfait, évidemment, rien ne l’est, mais la méthode supprime nombre des inconvénients qui empoisonnent le système.

    D’autre part, il me semble voir souvent l’idée sous-jacente que le système capitaliste est bon, mais que ce sont les humains qui ne le sont pas. C’est exactement le mode de pensée de tous les idéologues – c’est d’ailleurs la définition du mot: faire passer l’idéologie avant les réalités.

    Le communisme n’était pas parfait, le capitalisme ne l’est pas non plus. Le tirage au sort Politique non plus. Les principes, c’est bien, encore faut-il ne pas se faire aveugler par leur beauté abstraite.

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    • hema // 05.07.2013 à 12h23

      @dadone
      Comment naissent les révolutions ?
      Je crois que tu es dans le vrai , pour qu’il y ait révolution viable, il faut non seulement que le chaos s’aggrave , mais en plus, qu’il y ait une solution de rechange et une classe dirigeante prête à en assumer la responsabilité , quite à en profiter. Ceci est plutôt un fait hisorique, et n’est pas inéluctable , mais….
      En fait , il y a beaucoup de mouvements plus ou moins prêts (theoriquement) à sortir du système de façon positive, ils sont plutôt proches à mon sens) des tendances écologistes, malheureusement, si on prend au sein de cette tendance ceux qui son prêts à en assumer les conséquences, ils sont déjà beaucoup moins nombreux (en exeption, je pense en France, au mouvement des colibris de Pierre Rahbi), et si on cherche, dans cette fraction lucide, ceux qui sont prêts à prendre un leadership, il n’y a plus personne, ce n’est pas un refus de prendre des responsabilités, c’est la conviction ( à mon sens réaliste) que chacun doit prendre sa part au sein d’un collectif organisé et démocratique.

      En résumé, tant que nous serons des veaux consentants, pas de grand espoir à attendre d’une continuation de la crise, son aggravation amènerait plutôt un reponse fascisante et complètement à coté de la plaque.

      Pour une solution “souhaitable”, il faudrait:
      -un éveil des consiences à la sauce “Krishnamuti”
      -un passage à l’action (à l’échelle où on peut) à la sauce “Pierre Rahbi”
      -un regroupement des intiatives constructives le plus large possible
      -qui provoquera un éveil des consciences plus large et plus de passage à l’action, ect…

      Une remarque sur ce que je viens d’écrire, l’éveil des consciences, n’est pas forcément un préalable au passage à l’action, (beaucoup de gens font de la prose sans le savoir), et je pense aussi qu’il suffirait d’un arrêt du matraquage médiatique pour que beaucoup de conscience s’eveillent “naturellement”.

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      • dadone // 05.07.2013 à 13h18

        @hema
        Le problème est que le système n’est pas réformable.
        Tout est à refaire dans ce système, tout.
        Qui va prendre donc la responsabilité de faire la première réforme qui engendrera le chaos ?
        C’est tout le problème.
        Il est inextricable.
        Et je ne connais aucun mouvement digne de ce nom qui a une vision de ce qu’il faudrait faire et certainement pas les écologistes qui n’ont toujours pas compris que le gâchis vient de la production/promotion et pas de la consommation.

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        • hema // 05.07.2013 à 14h55

          @dadone

          En parlant de tendance écologiste, je ne parlais pas bien sur du parti officiel, qui me semble bien “à la peine”.

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  • Julian // 05.07.2013 à 11h53

    Asselineau s’adresse aux classes moyennes “éduquées”. Il le fait d’ailleurs très bien et souvent avec pertinence, talent et courage. Mais son discours reste abstrait et trop “intello” pour des strates populaires moins bien formées. Il ne “mord” pas sur cet électorat. (Il l’a amèrement constaté à Villeneuve sur Lot).

    Il n’y a rien de péjoratif dans ce constat.

    Des deux grands partis qui s’adressent au peuple ( j’entends sous ce terme les classes moins favorisées que les classes moyennes) quel est l’état des lieux ?

    – l’un des deux partis, ambiguë sur nombre de sujets, est devenu presque inaudible à ces couches populaires et ne séduit plus que des milieux bobos et intellos, ou de vieux militants progressistes chevronnés (Il s’agit du Front de Gauche). Il est en perte vertigineuse et peut exploser prochainement… le “PC municipal” ayant impérativement besoin de conserver quelques villes moyennes (pour se financer et survivre) donc contraint de passer des alliances avec le PS.

    -l’autre (le néo-FN) est en progression continue. C’est lui qui désormais a l’oreille des classes moins favorisées que les classes moyennes, souvent en perdition d’emplois , de repères, et tout simplement d’avenir
    Ce néo-FN a commencé, depuis quelques années, un aggiornamento avec le tandem MarineLP/ Florian Philippot (transfuge chevènementiste).
    Parviendra-t-il à éliminer la vieille garde pétainiste, factieuse, et xénophobe et à se recentrer sur un républicanisme “compatible” ?
    C’est toute la question.

    D’un côté, des groupuscules (UPR, DlR etc) ou un FdG de moins en moins crédible, certes utiles au débat public mais non opérationnels en termes électoraux et d’alternative gouvernementale

    D’un autre côté, un parti post-xénophobe dont on ignore s’il parviendra à complètement muer.

    D’une côté une impasse.
    De l’autre une inconnue.

    Certains de mes amis ou relations (jacobins, progressistes et/ou gaullistes) pensent qu’il faut massivement investir le néo-FN (faire du bon vieil entrisme) car il manque encore cruellement de cadre. Cette irruption ne pouvant que favoriser l’aggiornamento en cours et déboucher sur l’éviction des vieux démons.

    Je reconnais ne pas encore avoir tranché cette question.

    Une autre solution , confortable (et honorable cela va de soi) : regarder passer les trains.

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  • luci2/29 // 05.07.2013 à 11h57

    Euh…!!!
    l’armature “TINA” soutenant “la structure” donne de très sérieux signes de défaillances multiples à tous les niveaux…
    [ A bord du Titanic il en a été de même tout juste avant l’anéantissement final… ]
    Aaah ..!!! ces “structures” viciées à la base par des “matériaux” douteux, rongées par des nielles et autres rouilles, sciemment entretenues par d’inexpertes ou des mains perverses ,animées de malignité….ne peuvent–grâce à la science physique…et “Au Ciel”…— que se désintégrer de façon spectaculaire une fois atteints les soubresauts pré mortem.

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  • chris06 // 05.07.2013 à 13h49

    Des deux grands partis qui s’adressent au peuple ( j’entends sous ce terme les classes moins favorisées que les classes moyennes)

    c’est une définition pour le moins particulière du peuple, sans doute un reliquat de l’époque longtemps révolue ou la société comportait deux classes, une immense majorité de prolétaires et une petite minorité de bourgeois. Le phénomène marquant du XXeme siècle c’est l’émergence d’une classe moyenne représentant aujourd’hui la majorité de la population (salariés du public et du privé en CDI, professions libérales, commerçants, petits rentiers, retraités propriétaires de leur logement) et qui a tendance à préférer se ranger du côté des élites pour leurs choix électoraux, car elles garantissent la pérennité de leurs privilèges. Ce sont eux qu votent pour l’immense majorité d’entre eux pour les partis de gouvernement (UMP PS inclus les centristes) et qui ont représenté les deux tiers des suffrages exprimés lors du premier tour des dernières élections présidentielles.

    UM/PS//bayrou Le Pen ratio
    2012 65% 18% 3,6
    2007 66% 10% 6,6
    2002 43%

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    • Julian // 05.07.2013 à 14h54

      J’entends bien chris 06.
      Mais vos chiffres, pour valides qu’ils soient, masquent une réalité : la progression ( hors la Présidentielle) de l’abstentionnisme et du vote blanc et nul.
      Progression qui traduit une forme de sanction “douce” des partis de gouvernement (PS-UMP-Centristes).

      C’est le comportement électoral futur de ce groupe de non-votants ou de votants nuls, de plus en plus hostile et réfractaire aux partis de gouvernement qui interroge.

      Motivé par les conséquences de plus en plus douloureuses de la prétendue politique de résorption des déficits, ce groupe finira-t-il par basculer dans un vote “dur” ? (ce que les dernières législatives partielles accrédite sérieusement).

      De sorte que la question des questions me semble se poser ainsi :

      Lors des prochaines législatives (qui, ne le perdons pas de vue, peuvent être anticipées à la suite d’une grave secousse à l’intérieur de la Majorité ou autre), et même lors des Européennes de Juin 2014, la mobilisation d’abstentionnistes pour un vote “dur” combinée à une sévère défection des “classes moyennes” ( de plus en plus touchées par les effets des politiques restrictives prônées par TOUS les partis de gouvernement) ces circonstances peuvent bel et bien placer le Front National EN TÊTE devant l’UMP et le PS.

      On imagine l’onde de choc. Surtout dans la formation doctrinalement la plus hétéroclite, l’UMP.

      On peut mettre sa tête dans le sable. On devrait plutôt réfléchir à cette occurrence.

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  • Crapaud Rouge // 06.07.2013 à 07h52

    BNP et CA paient des analystes pour avoir des avis opérationnels, non pour voir leur structure et leurs principes contestés. Quand on engage un conseil, ce n’est pas pour qu’il démolisse le cadre dans lequel il intervient. Et s’il a raison au fond, alors raison de plus pour le virer, sinon c’est reconnaître ses torts, ce que personne ne sait ni ne veut faire. De plus, on ne peut demander à ces gens, qui s’en mettent plein les fouilles avec le plus parfait cynisme, de faire “amende honorable” : ce serait le “monde à l’envers” ! 🙂

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    • Incognitototo // 06.07.2013 à 13h47

      Bé, ça dépend de ce qu’on attend de son docteur… soit qu’il délivre juste des diagnostics symptomatiques et des ordonnances, soit qu’il traite la personne dans sa globalité et n’hésite pas à intervenir sur les problèmes structurels qui produisent les maladies…
      Cela dit, c’est sûr que le messager est toujours celui qui va payer pour les mauvaises nouvelles… c’est partout pareil…

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    • NetCrusader // 06.07.2013 à 17h41

      Les analystes qui couvrent BNP ou Crédit Agricole ne sont PAS payés par ces banques (sauf les analystes qui travaillent dans les sociétés de bourse, filiales de ces mêmes banques, comme Exane pour BNP et — avant d’être récemment cédée — Chevreux pour Crédit Agricole) mais par leurs employeurs. Certes, la plupart ont un conflit d’intérêts car pour pouvoir organiser des “roadshows” pour les dirigeants de ces banques, ils ont intérêts à être dociles. De même pour ce qu’on appelle le “corporate access”.

      Ce qui différencie une boîte indépendante comme Alpha Value, c’est qu’ils ne vivent ni de commissions de brokerage, ni de fees pour les roadshows et autres corporate access, mais seulement des abonnements payés par leurs grands clients institutionnels. Donc, pas de conflit d’intérêts et du coup une plus grande indépendance de leurs analystes (payés par Alpha Value, pas par BNP ou les autres!). Mais c’est bien ce qui est insupportable pour certains car ils n’ont plus prises sur ces analystes. Alors la censure ou le boycott sont les seuls moyens de tentative de mise au pas qui leur restent. C’est petit, mesquin, médiocre.

      Merci d’attirer notre attention sur ce type de situation qui ne grandit pas la réputation de ces banques ni de la Place de Paris, qui n’a vraiment pas besoin de cela en ce moment…

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  • Lavandou // 07.07.2013 à 11h57

    Pour avoir une idée de ceux qui agissent vraiment en matière bancaire il faut absolument voir et écouter les vidéos du colloque Paradis fiscaux : quel rôle pour la France ? organisé par La Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires http://www.stopparadisfiscaux.fr/ le 14 juin 2013 au Palais Bourbon (Assemblée Nationale)
    A votre avis les banques méritent-elles d’être dans le collimateur ?
    Par exemple, dans la vidéo http://www.dailymotion.com/video/x11bead_25-transparence-pays-par-pays-colloque-paradis-fiscaux-quel-role-pour-la-france-juin-2013_news#.Udk3c20Sq_1 , qui mérite d’être écoutée intégralement on y découvre que le président de BNP ment sous serment aux parlementaires en commission d’enquête du sénat sur l’évasion fiscale (8mn34/18mn43)

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