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15.janvier.201815.1.2018 // Les Crises

Churchill, Les Heures sombres : la fin du roman national britannique ? Par François Delpla

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Source : François Delpla, 04/01/2018

Un film de Joe Wright

http://www.imdb.com/title/tt4555426/

Darkest hour. Ce singulier multiplié et ce superlatif édulcoré par le titre français du film, « Les heures sombres », émanent des mémoires de Churchill. D’après ce livre largement diffusé il y aurait eu, au printemps de 1940, une seule heure noire pour l’Angleterre et le monde lorsque Hitler eut écrasé, à la mi-mai, les défenses françaises dans la région de Sedan. Elle serait survenue vers le 26 mai. Ce jour-là, un rapport rédigé par les chefs d’état-major est soumis au cabinet de guerre de cinq membres, dont Churchill a pris la tête deux semaines plus tôt :

This report, which of course was written at the darkest moment before the Dunkirk Deliverance ( ) I must admit that it was grave and grim. But the War Cabinet and the few other Ministers who saw it were all of one mind. There was no discussion. Heart and soul we were together. (1)
(Penguin Books 1985, t. 2, p. 79)

Ce rapport qui, à partir d’attendus peu encourageants, concluait de manière volontariste que l’aventure d’une continuation de la guerre sans la France pouvait être tentée, était donc censé n’avoir entamé en rien la résolution unanime des ministres. C’est Louis Aragon, plus tard, qui intitula Le mentir-vrai un recueil de nouvelles où la vérité, mal voilée, est perceptible à qui s’en donne la peine. Ici, c’est le rapprochement entre la noirceur avouée de l’heure et la farouche résolution prêtée à tout un chacun qui a de quoi intriguer.

Le film de Wright déchire ce voile à belles dents. Il met en exergue un duel qui, dès la veille de la nomination de Churchill, soit le 9 mai, l’opposait au ministre des Affaires étrangères Edward Halifax, et qui se poursuit jusqu’au 28, jour où une séance de la Chambre des Communes consacre la victoire du premier ministre.

Dès le 9 mai donc, soit à la veille non seulement de l’accession de Churchill au 10 Downing street mais de la grande offensive allemande sur le front de l’Ouest, on voit Halifax déplorer l’état de guerre et souhaiter qu’on en sorte par la négociation. Puis Churchill prononce son fameux discours inaugural, sans recueillir le moindre applaudissement. Et les nouvelles du front minent rapidement sa position. Halifax prend la tête de la fronde mais Chamberlain n’est pas en reste : tous deux conspirent pour renverser le gouvernement (dont ils sont respectivement le deuxième et le troisième personnage !) par une motion de censure. Churchill est obligé d’accepter que Halifax sonde Mussolini le 25 mai par son ambassadeur à Londres, Giuseppe Bastianini, sur l’éventualité qu’il joue les médiateurs. Puis, la situation se dégradant encore, le cabinet décide, le 28 mai, de rédiger une demande officielle de médiation au gouvernement italien. Churchill lui-même est alors en proie au doute : il se demande s’il ne faut pas arrêter les frais.
C’est alors qu’il prend le métro, pour la première fois. Reconnu et salué, il demande aux voyageurs « comment ils tiennent le coup » et ne recueille que des encouragements à continuer la lutte. Requinqué, il harangue avec succès les ministres non membres du cabinet de guerre, puis les Communes. Au terme de ce dernier discours, Chamberlain lève son veto et son mouchoir, signe convenu pour déclencher les applaudissements des députés conservateurs et Halifax conclut, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, que Churchill a « mobilisé la langue anglaise ».

Cette œuvre est une brèche énorme dans un mur épais. Churchill lui-même avait passé sous silence les divergences du cabinet, pendant la guerre comme il sied quand on veut mobiliser un pays, et ensuite pour sauvegarder 1) le prestige que son opiniâtreté solitaire de 1940, qui avait conduit à la victoire, valait au Royaume-Uni et 2) l’unité du parti conservateur, dont il entendait rester et dont il resta le chef, auréolé et intouchable du fait de cette victoire.

Les débats du cabinet, mis en forme dans des « minutes », sont accessibles aux chercheurs depuis 1971. Lesdits chercheurs ne se sont pas pressés d’exploiter lesdites minutes. Pendant deux décennies, même, ils se sont contorsionnés pour y retrouver à toute force une confirmation des mémoires de Churchill ! En 1990 enfin, John Lukacs les a lues sans œillères pour les besoins de son livre intitulé The Duel / The Eighty-Day Struggle Between Churchill and Hitler. Non content de mettre au jour la fronde de Halifax, il a tiré cette conclusion quasiment inédite et néanmoins incontestable : Hitler avait alors manqué d’un cheveu une victoire totale. Indifférent à la criaillerie qui dénonçait le retour à une « histoire faite par les grands hommes » au détriment de la beauté des descriptions structurelles, le grand historien américain d’origine hongroise a récidivé en 1999 dans Five Days in London / May 1940, un livre concentré sur la période du 24 au 28 mai. Ces deux ouvrages ont été abondamment traduits et sans doute largement lus, mais n’ont guère infléchi les analyses antérieures. Témoin, en particulier, les œuvres d’Ian Kershaw : dans son Hitler, en 2001, il passe rapidement sur cette crise sans lui attacher une importance particulière et dans Fateful Choices, en 2007, où il consacre à la décision anglaise de continuer la guerre un chapitre entier, il aseptise l’affaire en la réduisant à un débat de bonne compagnie où Churchill convainc Halifax grâce à la supériorité de ses arguments.

Soulevée, une chape de plomb peut très bien retomber et le devoir de tout amateur d’histoire est de faire en sorte que, désormais, la terrible solitude de Churchill au moment de la débâcle française soit reconnue sans circonlocutions. Pour y aider, il n’est sans doute pas inutile de signaler les erreurs historiques du film.

La plus importante porte sur Halifax. Autant il est vrai qu’après la percée de Sedan il met tout en œuvre pour arrêter la guerre (notamment en présentant à Churchill, au terme des débats du 27 mai, une démission qui, si elle était rendue publique, sonnerait le glas du gouvernement), autant il est faux qu’il ait parlé de négociation dès le 9. Il importe de bien cerner la logique de son comportement. Comme au temps de l’appeasement, il cherche un terrain d’entente avec l’Allemagne pour ne pas trop écorner les finances de son pays et sa capacité de faire face à des nécessités militaires qui sont loin de ne concerner que l’Europe. L’agression de Hitler contre la Pologne méritait bien une déclaration de guerre et, s’il entend limiter le coût du conflit, il n’est pas « pour la paix à tout prix ». Pendant toute la drôle de guerre, on ne le voit pas proposer au cabinet l’ouverture d’une négociation, comme il le fait ouvertement du 26 au 28 mai. C’est donc la récente dégradation de la situation militaire qui le meut. Jusque là il tolérait Churchill, à présent il le perçoit comme un panier percé, qui va dilapider en pure perte le patrimoine du Royaume.

Il importe aussi de comprendre pourquoi il refuse le poste de premier ministre, qui lui tend les bras le 9 mai. Il n’est pas vrai que les travaillistes aient refusé d’entrer dans un gouvernement dirigé par lui (le film ne le précise pas assez nettement), et la seule raison qu’il donne, « mon heure n’est pas encore venue », est obscure. On voit bien par ailleurs que Chamberlain continue à diriger le parti conservateur mais ceci n’est pas mis en rapport avec cela. En fait il y a une faille entre Chamberlain et Halifax, par où se glisse Churchill, et pour devenir premier ministre, et pour surmonter la crise déclenchée par la débâcle militaire sur le continent. L’ancien PM a insisté pour garder la présidence du parti conservateur, contrairement à toutes les traditions qui la réservent au PM en exercice. Halifax, étant lord, ne pourrait parler aux Communes et devrait recourir à un porte-parole… désigné par le président du parti, donc par Chamberlain. Il ne veut pas être un PM honoraire. C’est pourquoi il accepte Churchill comme une solution de transition en se disant que, si elle échoue, la question de la présidence du parti se reposera.

Halifax n’est donc ni un crypto-nazi, ni un lâche, mais seulement un homme à la fois ébloui et épouvanté par les victoires allemandes, et à court d’imagination pour les limiter, sinon par la diplomatie. De ce point de vue, il importe de se demander ce qu’il sait ou pressent des conditions de paix hitlériennes. Dans le film il calcule que c’est « l’intérêt de Hitler » qu’elles ne soient pas trop dures. Dans la réalité, on sait aujourd’hui que dès le 6 mai Berlin a donné une idée précise de ses futures conditions en cas de victoire, par l’intermédiaire de Dahlerus. Il siérait de ne plus perdre de vue ce dossier, mis au jour par John Costello en 1991 (après une esquisse imparfaite de Benoist-Méchin en 1956) et détaillé dans Churchill et les Français, ch. 12, en ligne : https://www.delpla.org/article.php3?id_article=377 .
Quant à Churchill, c’est très bien de le faire descendre d’un piédestal de héros inoxydable en le montrant en proie au doute… mais pas de cette façon-là. Pas en le faisant s’épancher devant n’importe qui et même dicter à une imaginaire secrétaire un message de capitulation, juste avant de se faire rafistoler le moral par le peuple dans un wagon de métro. Il avoue ses états d’âme fluctuants à un Colville, à un Eden… des semaines ou des mois après. Non seulement la scène du métro, comme le message capitulard, sont inventés, mais ces inventions brouillent fâcheusement les idées. Nous sommes en temps de guerre, et d’une guerre menée tambour battant par un maître de la surprise. L’information est rationnée et si le peuple réagit, c’est surtout en ouvrant de grands yeux ébahis, certainement pas en analysant la situation et en suggérant des solutions.

Eden, justement : il y a sur lui à redire. On le voit souvent aux côtés de Churchill et approuvant ses choix. Là, le film me semble trop conformiste. Il a été compromis dans l’appeasement, il est ambigu lors de cette crise (dont curieusement il ne dit presque rien dans ses mémoires) et ne sera jamais très proche de Churchill même si, lorsqu’il récupère les Affaires étrangères en décembre aux dépens de Halifax, il apparaît vite comme son dauphin… et lui succédera effectivement, en 1955 ; il est un peu à Churchill ce que Pompidou sera à de Gaulle, celui qui prolonge l’épopée en l’embourgeoisant.

Une dimension manque complètement dans le film : la dimension répressive. Churchill ne peut pas, pour des raisons d’équilibre politique, mettre Halifax en prison sous une accusation de défaitisme, mais il fait un exemple en incarcérant Mosley, chef du parti fasciste britannique, et plusieurs centaines de ses partisans, à partir du 23 mai, en vertu d’une loi adoptée le 22 sous l’égide de Chamberlain et d’Attlee. Voilà qui nous éloigne d’Ian Kershaw et de ses discussions entre gentlemen au sein du cabinet !

Le traitement de la conversation Halifax-Bastianini du 25 mai vers 17h mérite autant le compliment que le blâme. C’est très bien d’en parler, alors que cet événement capital reste ignoré du grand nombre. Mais le Secretary for Foreign Affairs est ici plus épargné qu’épinglé. Le film le montre obtenant l’autorisation du cabinet pour cette ouverture vers un allié de l’ennemi, alors qu’en fait il outrepasse considérablement un mandat qui, à la réunion de cabinet du matin, autorisait seulement la poursuite d’une conversation entre diplomates de second rang, sur des sujets subalternes et non sur la perspective d’une conférence de la paix ! D’autre part, Halifax, dans la vraie vie, ment le lendemain en prétendant que Bastianini a parlé le premier d’une conférence, alors que c’est lui : à l’écran, il échappe à ce reproche.
(L’affaire est exposée au chapitre 12 de Churchill et les Français -lien ci-dessus- et le procès-verbal est en annexe https://www.delpla.org/article.php3?id_article=553 )

La fiction a tous les droits, et le commerce a son mot à dire. Quelques bons mots de Churchill, étalés sur cinq ou six décennies, sont ici regroupés pour pimenter le spectacle, parfois de manière bien fâcheuse. Ainsi la fameuse apostrophe “je suis aux toilettes et ne peux m’occuper que d’une merde à la fois”, dont la victime était, avant 1914, un jeune député venu s’excuser au lendemain d’une altercation, est ici adressée à Lord Privy Seal : heureusement, le public ne saisit pas spontanément que le titre de Lord du Sceau Privé est alors porté par Clement Attlee, le leader travailliste dont le soutien est indispensable… et nullement acquis d’avance ! Dans un film, d’autre part, il est bon d’avoir des rôles féminins et ici il y en a deux, aussi peu ancrés l’un que l’autre dans la réalité historique : la secrétaire Elizabeth Layton, recrutée en 1941 et moins proche du PM que la plupart de ses assistants masculins, et Clementine Churchill, qui voyait surtout son mari le week-end aux Chequers. La célèbre lettre où l’épouse conseille au PM d’être plus patient et moins cassant avec ses collègues est casée après sa première colère contre une Miss Layton décomposée, et passe pour une aide amicale voire pour un joyau de l’amour conjugal… alors qu’elle date du 27 juin 1940 et ne fait qu’ajouter aux difficultés du Vieux Lion pour convaincre ses collègues de continuer la guerre, déjà immenses en mai et redoublées en juin après l’armistice franco-allemand.

Car la plus grande erreur que pourraient commettre des spectateurs qui se fieraient trop à ce film serait de croire que l’ovation reçue le 28 mai (non point aux Communes mais lors de la réunion des ministres) avait clos le débat. Tout ce que Churchill obtient ce jour-là de ses collègues du cabinet de guerre, c’est que la discussion sur la médiation italienne soit suspendue jusqu’à ce qu’on connaisse le nombre des soldats évacués par Dunkerque. Et ce que Churchill obtient le 4 juin en magnifiant cette évacuation, bien aidé par Mussolini dont la volonté d’entrer en guerre s’est entre-temps affermie, c’est que la question soit oubliée. Elle n’a donc pas été tranchée, jamais, et il est logique qu’elle se pose à nouveau quand la France abandonne la lutte. Le véritable tournant se produira le 3 juillet ou plutôt le 4, quand l’affrontement sanglant de Mers el-Kébir avec la marine française, survenu le 3, fait l’objet d’un discours churchillien qui retourne des Communes initialement perplexes, le premier qui soit ovationné par les députés : voilà qui donne enfin un peu d’air à la politique de lutte à outrance.

En résumé, ce film a l’immense mérite de mettre le doigt sur un fait aussi essentiel que méconnu, la solitude de Churchill au sein des élites britanniques, dans son option antinazie résolue, entre le 10 et le 28 mai 1940, qui a pour corollaire (insuffisamment souligné) le fait que Hitler a failli remporter alors une victoire décisive. Il a le défaut de ne pas montrer suffisamment la redoutable habileté du coup porté par l’Allemagne et la solidité de sa position, qui allait lui permettre encore de côtoyer la victoire pendant plusieurs semaines.

_________________________________________
(1) La traduction française (Plon, 1947, t. 3, p. 93) est convenable : « Ce rapport qui fut, cela va sans dire, écrit à l’heure la plus noire, avant le sauvetage de Dunkerque ( ) était grave et sombre. Mais le cabinet de guerre et les quelques autres ministres qui en eurent connaissance étaient tous du même avis. Il n’y eut pas de discussion. De coeur et d’âme nous étions à l’unisson. »

Source : François Delpla, 04/01/2018

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Commentaire recommandé

Ando // 15.01.2018 à 11h47

Sans Churchill l’issue du conflit aurait sans doute été la même en Europe, a savoir une victoire écrasante de l’Union soviétique. La cible ultime de l’Allemagne était bien alors les grands espaces russes et ses colossales réserves de matières premières propres à servir de base à son liebensraum. Allemands comme Soviétiques savaient bien que le pacte était pour les seconds le moyen de gagner du temps et pour les premiers la solution temporaire permettant de securiser sa frontière orientale afin d’avoir les mains libres pour vaincre France et Grande Bretagne et alors seulement attaquer l’Union. Du reste, la stratégie ouest-européenne à cette époque avait pour but d’orienter les appétits de conquête du Reich vers la Russie soviétique, espérant ainsi gagner la paix a l’ouest.

89 réactions et commentaires

  • Homère d’Allore // 15.01.2018 à 06h50

    Merci. J’ai appris par cet article que le fameux discours aux Communes du 13 mai 40 n’avait pas été acclamé comme je le pensais.

    A propos de ce dernier:

    http://www.themessagecompany.fr/blog/du-sang-de-la-sueur-et-des-larmes-de-winston-churchill-une-rhetorique-implacable-pour-une-guerre-sans-merci

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  • Fritz // 15.01.2018 à 07h46

    Oui, le destin du monde a hésité en ces jours de mai 1940. “Soixante jours qui ébranlèrent l’Occident”, la formule du collaborateur Benoist-Méchin sonne juste. Hitler lui-même aurait regretté de ne pas avoir exploité toutes les occasions qui se présentèrent en ces journées cruciales où un monde s’écroulait.

    Les dissensions du Cabinet britannique ont également joué pour la permission donnée à de Gaulle de lancer son appel à la BBC, le 18 juin 1940. Chamberlain s’est prononcé pour cette permission, alors qu’il était le chef de la politique d’apaisement avant mars 1939, comme quoi rien n’est simple.

    Une fois n’est pas coutume, je saluerai à la suite de M. Delpla le Premier ministre Churchill, ce représentant de l’oligarchie britannique, qui a accumulé par ailleurs crimes et compromissions. Les Dardanelles en 1915, l’admiration de Mussolini, le mépris de Gandhi, le choix des bombardements incendiaires sur les quartiers ouvriers des villes allemandes, la soumission de l’Angleterre aux États-Unis, le partage de l’Europe orientale en zones d’influence avec Staline, le choix de la guerre froide contre l’URSS…

    Il reste que sans Churchill, Hitler aurait gagné la partie en 1940. Ni Roosevelt, ni Staline lié par le pacte, ni un quelconque officier français revanchard n’auraient pu entraver la domination nazie sur le continent.

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    • Sandrine // 15.01.2018 à 10h37

      Au passif de Churchill il y a aussi cette histoire controversée du Bengale.

      “sans Churchill, Hitler aurait gagné la partie en 1940”
      Ce n’est pas si évident que cela ; En effet, il y avait le Japon – qui a attaqué les USA indépendamment des plans son « allié » européen.
      Tot ou tard la guerre se serait mondialisée.

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    • William // 15.01.2018 à 11h18

      Hum, …. Prenons un peu de recul.

      Hitler voulait la domination politique de l’Europe continentale, une monnaie forte basée sur le mark, une armée européenne contre la menace (vraie ou fausse) de Moscou, une relation amicale avec les musulmans, la destruction du christianisme, ….et l’asservissement son ennemi héréditaire (la France)…..

      J’arrête là, parce que ça ressemble trop à l’union européenne…. (Sauf pour l’hymne européen….ah, non, zut, ça a aussi été composé par un Allemand).

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      • Karim Wilmotte // 15.01.2018 à 19h04

        Un chrétien qui voulait la destruction de sa religion?
        Lui qui se vivait Christ au fouet?

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        • Fritz // 15.01.2018 à 19h22

          Hmmm… Le christianisme d’Adolf Hitler, comment dire…
          On pourrait évoquer aussi ces fervents chrétiens : Heinrich Himmler, Reinhard Heydrich, Martin Bormann.

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          • Barbier // 17.01.2018 à 06h03

            Euh….Après les juifs en tant que peuple et religion, cela aurait été au tour du christianisme et du pape à passer à la trappe. Et oui, le Reich de 1000 ans, la nouvelle religion pagano-nazifiante pour conduire das Volk, les théoriciens comme Himmler ou Heydrich y croyaient dur comme fer.
            D’ailleurs un certain nombre de vrais catholiques résistants se sont retrouvés dans les camps.

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            • Karim Wilmotte // 17.01.2018 à 11h05

              Parce qu’ils étaient résistant.
              Hitler fait explicitement référence au Christ.
              Il n’est PAS un payen (que sont certains de son cercle).

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            • Sandrine // 18.01.2018 à 09h23

              H. Fait référence au Christ, mais ce sont des références bien particulières en rupture profonde avec l’esprit du christianisme. Les églises traditionnelles s’y sont trompées au début, mais elles ont assez rapidement compris le danger que représentait cette subversion insidieuse.
              Il ne faut pas perdre de vue non plus la dimension tactique de la chose : H. ne veut pas se mettre à dos les chrétiens – en courant ainsi le risque d’être assimilé aux communistes athées.
              H avait certainement un tempérament mystique; mais il méprisait le christianisme, pas assez “viril” et “dominateur” à son gout. Il a dit à de nombreuses reprises qu’il lui préférait de loin l’islam ou le bouddhisme.

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    • Ando // 15.01.2018 à 11h47

      Sans Churchill l’issue du conflit aurait sans doute été la même en Europe, a savoir une victoire écrasante de l’Union soviétique. La cible ultime de l’Allemagne était bien alors les grands espaces russes et ses colossales réserves de matières premières propres à servir de base à son liebensraum. Allemands comme Soviétiques savaient bien que le pacte était pour les seconds le moyen de gagner du temps et pour les premiers la solution temporaire permettant de securiser sa frontière orientale afin d’avoir les mains libres pour vaincre France et Grande Bretagne et alors seulement attaquer l’Union. Du reste, la stratégie ouest-européenne à cette époque avait pour but d’orienter les appétits de conquête du Reich vers la Russie soviétique, espérant ainsi gagner la paix a l’ouest.

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      • rem31 // 15.01.2018 à 12h59

        En étudiant sérieusement le déroulement de la seconde guerre mondiale, on en déduit, si l’on est objectif, que les deux mâchoires de la tenaille, est et ouest, ont été nécessaires pour venir à bout de l’Allemagne nazie.
        Mais il y aura toujours, des personnes, par conviction idéologique qui affirmeront de manière manichéenne :
        Que les alliés occidentaux sont les grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale.
        Ou que l’URSS aurait pu, seule, remporter une victoire écrasante.

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        • Karim Wilmotte // 15.01.2018 à 19h06

          Il y a aussi des chercheurs anti-soviétiques qui ont étudié la question et concluent sur la certitude de la victoire finale soviétique.

          Mais bon, peut-être qu’ils ont étudié “peu sérieusement”, allez savoir.

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        • Ando // 15.01.2018 à 19h13

          Les Alliés seuls, sans l’URSS, en y mettant le prix humain, auraient pu certainement vaincre l’Allemagne. Mais il se trouve que c’est l’URSS qui la fait. Il n’y a jamais eu deux tenailles. En juin 1944 le Reich était virtuellement vaincu, plus rien ne pouvait s’opposer à la poussée irrésistible des armées soviétiques vers le cœur de l’Allemagne. Il faut le redire :de 40 à 45 les pertes au combat de l’armée rouge ont compté pour 78% des pertes alliees, les pertes de la wehrmacht ont été subies à 80% sur le front russe et le total des pertes étasuniennes en Europe ne dépasse pas 220.000 hommes y compris les victimes de maladies soit moins de 2% du total des pertes alliees. La guerre froide étant terminée nous pouvons nous permettre d’être plus honnête avec l’histoire.

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          • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 00h46

            VICTOIRE DE L’ARMEE ROUGE, MAIS…

            L’armée rouge aurait vaincu la Wehrmacht même sans les Alliés pour les raisons suivantes :

            – L’URSS avait plus de ressources – du pétrole par exemple.
            – L’armée rouge est l’armée la plus moderne de son temps intellectuellement (Sviétchine, Triandafillov & Co vont beaucoup plus loin que Fuller, Guderian, de Gaulle, sans parler des Bradley & autres Patton)
            – Elle est la seule qui produit en très grand nombre des matériels de guerre terrestres qui rivalisent plus ou moins avec ceux des nazis.
            – Ses soldats sont animés d’une haine proportionnelle aux crimes commis sur son territoire (quinze millions de civils, hommes, femmes et enfants tués). Ca compte beaucoup.

            Dans les faits, c’est elle qui a vaincu la Wehrmacht. Cependant, sa victoire n’est pas écrasante du tout ; c’est un calvaire : même dans les ruines de Berlin, les Soviétiques avancent mètre par mètre, au prix fort.

            Sans l’aide des Etats-Unis et du Royaume-Uni, cette victoire aurait été plus qu’un calvaire : un purgatoire dont l’Union soviétique ne se serait pas relevée ; d’où l’énergie animale déployée par Staline pour susciter un second front… et le canaliser, avec Roosevelt, dans la bonne direction : la France.

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            • christian gedeon // 16.01.2018 à 18h44

              personne ne conteste l’immense sacrifice des russes…mais le problème,comme toujours,sont les opinions définitives du style c’est l’union soviétique qui a vaincu les nazis,et quasiment elle seule.ce n’est pas vrai. les nazis ont ^perdu sur le front de l’est à cause de la bravoure russe ET de la destruction massive par les aviations britanniques et américaine de l’industrie de guerre allemande. La défaite allemande de Stalingrad est à cet égard un cas d’école.Pas assez d’avions pour ravitailler,pas assez de chasseurs pour protéger les ravitailleurs, pas assez de munitions,de vivres,de carburant.

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            • Karim Wilmotte // 17.01.2018 à 11h14

              1- Il ne s’agit en aucun cas de seulement la bravoure russe: quid de la production, du système politique et social, permettant la guerre totale?

              2- Les destructions massives de l’industries allemandes ne se VOIENT PAS dans les données. Le seul moment où ces destructions deviennent réellement efficace… c’est quand les soviétiques démolissent le groupe d’arme centre.

              3- Stalingrad est un cas d’école, et la démonstration de la montée en puissance de l’armée rouge: lors de l’offensive allemande vers le caucase, les soviétiques ont évité l’écrasement en repliant leurs forces hors de portée de la tenaille.

              Ils ont fixé les Allemands sur un point stratégique vital (Stalingrad verrouillant les accès vers le Caucase, et évitant une contre-attaque soviétique sur les flancs des armées déployées au sud).

              Les problèmes logistiques allemands étaient connu de ceux-ci avant même l’invasion. Ce qu les problèmes logistiques allemands n’expliquent pas, c’est la colossale production de guerre soviétique.

              Au final, vous ne “contestez” pas…

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            • Sandrine // 17.01.2018 à 11h26

              “colossale production de guerre soviétique”. Sans doute.
              Mais pour etre plus juste par rapport à ce tableau glorieux, il faudrait quand même souligner que Staline n’a pas lésiné sur la dépense en “matériau humain” non plus…
              Un exemple sur Stalingrad : la 6e armée de Paulus a été décimée (Seuls 2% des plus 300 000 hommes rentreront en Allemagne, pertes conséquentes à la captivité comprises)
              Mais les pertes de soldats soviétiques pendant cette bataille seront deux fois plus importantes et un nombre à peut près égal (au nombre total de soldats allemands présents) de civils soviétiques périront également.

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          • Charles-de // 16.01.2018 à 03h56

            Je suis pour ma part convaincu qu’il y a bien eu DEUX bases à la tenaille, curieusement les mêmes qu’a dû affronter Napoléon : l’Angleterre et la Russie. Comme quoi les données de la géographie commandent souvent l’Histoire.
            Sans par exemple la marine britannique, qui tenait Gibraltar, Malte, Chypre et le canal de Suez, la Méditerranée aurait été une Mare nostrum allemande. Sans compter tout l’Empire derrière. Ça compte un peu tout de même.

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            • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 14h40

              TEHERAN

              “Je suis pour ma part convaincu qu’il y a bien eu DEUX bases à la tenaille, curieusement les mêmes qu’a dû affronter Napoléon : l’Angleterre et la Russie”.

              Les faits confirment votre impression : les minutes de Téhéran montrent d’une manière éclatante que c’est comme cela que le voient Staline, Roosevelt et les plus grands généraux de ce dernier. L’osmose entre les deux hommes dans la capitale iranienne – au grand désespoir du “Lion de Downing Street” – en est l’expression la plus remarquable. A la côture de la conférence, les Unes de la presse britannique clament que la stratégie soviéto-anglo-saxonne est désormais coordonnée, et c’est vrai.

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            • Sandrine // 16.01.2018 à 14h45

              Oui, d’ailleurs, jusqu’en 43, c’est à dire avant Téhéran, Staline n’a pas éliminé l’option de négocier une paix de compromis avec les Allemands – il n’est pas du tout persuadé qu’il va pouvoir les écraser, bien au contraire (meme après Stalingad)

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            • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 14h51

              MARE NOSTRUM

              “Sans […] la marine britannique, qui tenait Gibraltar, Malte, Chypre et le canal de Suez, la Méditerranée aurait été une Mare nostrum allemande. Sans compter tout l’Empire derrière. Ça compte un peu tout de même”.

              Encore exact, à la nuance près qu’en Méditerranée, Londres redoute moins la Kriegsmarine que la Regia Marina, plus puissante. La “Mare Nostrum” restera effectivement, jusqu’au dernier jour de la guerre, l’un des deux Schwerpunkte globaux de la politique britannique, l’autre étant le couple golfe du Bengale-mer de Chine méridionale, autre antienne géopolitique inoxydable.

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      • Fritz // 15.01.2018 à 17h19

        L’URSS a effectivement vaincu Hitler, mais dans le cadre d’une coalition où le rôle des Anglo-Américains ne peut être nié (bombardements stratégiques, campagne d’Afrique, débarquements successifs). De même qu’en 1812-1814, la Russie du tsar Alexandre a vaincu Napoléon dans le cadre d’une coalition où les Espagnols insurgés, les Anglais, les Prussiens et les Autrichiens ont joué leur rôle.

        Personnellement, je pense que ni l’URSS à elle seule, ni l’Occident à lui seul ne pouvaient battre l’Allemagne nazie, dont la plus grande erreur fut d’accepter la guerre sur deux fronts.

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        • tepavac // 15.01.2018 à 23h07

          Je me le demande Fritz, car si nous prenons un peu de recul, on dénombre quelques faits qui ne peuvent pas passer sous silence.

          En premier la crise de 29 aux Etats Unis laissant le pays aux aboies, le “lobbying” et le parrainage des élites nazi, le peu d’empressement d’aider les “alliés”, le carnage des villes européennes, l’aide apporté aux nazi en fuite, l’utilisation de ces mêmes nazi en Europe en Amérique latine même après la guerre.

          Il n’y à qu’un seul pays qui a tiré profit de ces 60 millions de mort, et c’est l’Amérique.
          Ils ont gagné et comme c’est un pays qui vit très au dessus de ses moyens, qu’il est exceptionnellement énergivore et gaspilleur, alors il recommence, avant hier l’Europe, hier l’Asie, aujourd’hui le moyen orient, demain????

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          • Charles-de // 16.01.2018 à 04h38

            Et AUCUNE DESTRUCTION MATÉRIELLE sur le territoire américain, mis à part Hawaï et Pearl Harbour en décembre 1941.

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          • moshedayan // 19.01.2018 à 22h20

            Vous avez raison, mais ah ! ou à quoi bon toutes ces querelles sur Qui est le vainqueur réel de la 2e SGM ?
            Puisque, sauf erreur de ma part, dans les écoles, collèges surtout et lycées français on enseigne maintenant que Staline et Hitler c’est “quasiment la même chose!” sous le jargon “totalitaires”. D’ailleurs, on ajoute “Staline à la veille de sa mort était antisémite” et certains professeurs en rajoutent une couche (ceux de la “gauche caviar” souvent). Et finalement le grand vainqueur, ouf ! ce sont les Etats-Unis. Et les millions de morts de soldats soviétiques – c’est perte et profit avec les victimes du goulag ! Stéphane Courtois a déclaré récemment sa joie d’une telle écriture de l’histoire en France.
            Voilà mon écoeurement devant ce qu’on m’a dit (programme validé par l’Education nationale en France).
            Les Américains, les Anglais et les Soviétiques se sont sacrifiés et aucun n’a démérité, tous valent le respect.
            C’est aux Français honnêtes de réagir et de lutter contre ces autres Français qui se parent facilement de mots sur la “Résistance” et oublient les raisons de la Défaite de 1940 et ont approuvé cette réécriture honteuse de l’histoire de la 2e GM. [modéré]

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        • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 01h05

          USAAF

          “[…] le rôle des Anglo-Américains ne peut être nié (bombardements stratégiques, campagne d’Afrique, débarquements successifs)”

          Les bombardement stratégiques américains aident considérablement l’armée rouge, malgré leur moindre efficacité au sol que ceux des Britanniques, car ils constituent les seules opérations aériennes alliées qui parviennent à imposer à la chasse diurne allemande la bataille d’usure qui contribue à abattre cette dernière. La supériorité aérienne de la Luftwaffe à l’Est s’en ressent au profit de l’armée rouge, dont l’aviation – on l’oublie voire on le cache, donne du fil à retordre aux Experten à partir de l’hiver 1942-1943.

          Quant à l’Afrique, les quelques dizaines de divisions des deux camps qu’elle mobilise ne pèsent pas significativement à l’échelle européenne. Il s’agit essentiellement d’une voie de garage suscitée par Churchill au corps défendant des Etats-Unis.

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        • Charles-de // 16.01.2018 à 04h01

          Quand Hitler demandait aux foules allemandes : “Voulez-vous la guerre totale et radicale ?” les gens hurlaient IA ! Eh bien, ils l’ont eue!

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        • Alexis TK27 // 16.01.2018 à 14h25

          (suite)
          Le coût en ouvriers, ingénieurs, matières premières etc. de la défense allemande contre les bombardiers britanniques était énorme. Si Berlin avait pu dépenser ces ressources pour produire davantage de chars, blindés, chasseurs, camions et autres équipements pour la Wehrmacht et la Luftwaffe sur le front de l’Est, elles auraient été BEAUCOUP mieux équipées, et ce dès 1942 au plus tard. Etant donné que malgré tous leurs efforts, leur courage et leurs sacrifices les Soviétiques n’ont réussi que de peu à contenir l’avance allemande en 1941-42 avant de la faire reculer à partir de 1943, il est très probable que cet équipement très supérieur aurait donné la victoire à l’Allemagne à l’Est en 1942 ou 1943.

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          • Pierre Bacara // 17.01.2018 à 01h48

            LE COUT DE LA FLAK

            “Le coût en ouvriers, ingénieurs, matières premières etc. de la défense allemande contre les bombardiers britanniques était énorme”.

            C’est exact. Les canons antiaériens de 88 mm qui défendent les villes allemandes contre les bombardiers lourds de la RAF sont les mêmes que ceux qui servent au front comme canons antichars.

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        • Alexis TK27 // 16.01.2018 à 14h26

          (suite et fin)
          La réalité de l’aide britannique en 1941-43 n’est pas “jolie” certes, parce que le bombardement de masse de civils allemands n’était pas une belle action chevaleresque – le meurtre de civils ne l’est jamais. Mais ce bombardement était bien indispensable à la victoire sur le Reich : il a forcé les planificateurs allemands à consacrer à la défense aérienne d’énormes ressources industrielles qui ont manqué à leur guerre à l’Est au moment où il était encore envisageable qu’ils l’emportent.

          Je recommande sur le sujet l’excellent livre de Bernard Schnetzler “Les erreurs stratégiques du IIIème Reich pendant la Seconde Guerre mondiale” https://www.babelio.com/livres/Schnetzler-Les-erreurs-strategiques-du-IIIe-Reich–Pendant-l/42244

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          • Sandrine // 16.01.2018 à 14h31

            J’espère que vous etes conscient que votre logique (enfin la logique que vous prêtez aux Anglais) est exactement la meme que celle des responsables NS : la fin justifie les moyens, il faut etre dur si l’on veut gagner… qu’importe la mort de quelques civils par rapport à la grandeur de l’objectif final…

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            • Alexis TK27 // 16.01.2018 à 16h09

              Non, ce n’est pas la même.

              Les nationaux-socialistes allaient bien plus loin que “la fin justifie les moyens”. C’était leur définition de “la fin”, leurs objectifs en somme, qui étaient le principal problème, soit l’extermination de toutes races réputées “inférieures” et la production d’un “surhomme” par multiplication des “bonnes variantes” et élimination physique des “mauvaises” : l’espèce humaine transformée en cheptel aux mains de quelques expérimentateurs fous. Les témoignages sur les conversations de Hitler et des autres dirigeants nazis indiquent qu’en cas de victoire, la machine à exterminer ne se serait même pas arrêtée devant le peuple allemand (les familles avec un seul membre ayant une maladie héréditaire devaient être éliminées, dans l’espoir de faire disparaître le gène)

              La nécessité d’actes objectivement criminels pour empêcher ce futur d’advenir est une nécessité dure. Mais historiquement vérifiée.

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            • Sandrine // 17.01.2018 à 10h26

              « Les NS allaient bien plus loin »
              C’est évidemment ce qu’on nous ressasse aujourd’hui à longueur d’antenne… Pour bien nous persuader qu’il n’y avait pas de doute possible : les alliés étaient du coté du bien sans doute possible, comme Indiana Jones dans sa dernière croisade.
              Comme dit Chomski pour savoir ce qu’est un crime de guerre ou contre l’humanité, il faut d’abord se demander : est-ce que les Américains l’ont fait. Si la réponse est non, alors là oui on peut etre sur que c’est un crime inouï, abominable et imprescriptible

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      • Pierre Tavernier // 16.01.2018 à 00h09

        Un détail …
        Lebensraum et non liebensraum.
        Lebensraum = espace vital
        Liebensraum (suivant le même principe de construction de mot) veut dire : espace d’amour.

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        • Charles-de // 16.01.2018 à 03h44

          Je l’avais remarqué. Comme quoi UNE seule lettre peut tout changer !

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        • Charles-de // 16.01.2018 à 04h04

          Peut-être ont-ils voulu créer ce Liebensraum en inventant l’Union européenne?

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      • Alexis TK27 // 16.01.2018 à 14h24

        C’est l’Union soviétique qui a de très loin contribué le plus à la victoire contre le Troisième Reich. Ce ne sont pas les chiffres de ses pertes – énormes – qui le prouvent, mais ceux des troupes allemandes et de l’Axe qu’elles a détruites. En très gros, l’Allemagne a perdu 4 millions de tués au combat pendant la deuxième guerre mondiale… dont 3,4 millions sur le front de l’Est, et 600 000 à l’Ouest, entre le coût de la campagne de 1940 et celui de 1943-45.

        Mais l’URSS n’aurait pu l’emporter seule. Non seulement le contrôle de la Méditerranée par l’Empire britannique était nécessaire pour bloquer l’accès du Reich aux matières premières du Moyen-Orient, surtout les bombardements britanniques sur l’Allemagne l’ont empêchée de concentrer toute sa puissance matérielle contre l’Union soviétique.

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    • Rochette // 15.01.2018 à 17h32

      Pouvez vous préciser de quel officier revanchard il s’agirait. Merci

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      • Charles-de // 16.01.2018 à 04h07

        Certainement de Gaulle qui a donc été dégradé et condamné à mort pour n’avoir pas accepté l’étrange défaite.

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  • Jujube // 15.01.2018 à 07h52

    C’est dur à dire mais il n’avait pas tort Halifax, depuis deux siècles, à coups d’arbitrage de coalitions et d’audace, l’ Angleterre dominait le monde. En 45 elle était réduit au niveau de puissance moyenne, ruinée, et définitivement assujettie à uncle Sam.

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    • rem31 // 15.01.2018 à 13h10

      En 1940, l’Angleterre était déjà une puissance en déclin qui ne dominait plus le monde depuis la fin de la première guerre mondiale.

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      • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 01h14

        LA FRANCE ET LE ROYAUME-UNI EN 1940

        Effectivement, la victoire franco-britannique de 1918 est une victoire en trompe-l’oeil. La France en sort exténuée, le Royaume-Uni assommé : les ors de l’ère victorienne ont été recouverts de la boue de la Somme. La diplomatie franco-britannique de l’entre-deux-guerres, critiquée ad nauseam a posteriori, reflète la conscience qu’ont les dirgeants des deux pays des conséquences de la Grande Guerre. Chamberlain et Daladier lâchent la Tchécoslovaquie à Munich, brutalement pour l’un et tristement pour l’autre, parce qu’ils savent – et l’avenir leur donnera raison – que la puissance de leurs nations ne survivra pas à une seconde guerre contre l’Allemagne. Les minutes de Munich sont implacables sur ce point.

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        • moshedayan // 22.01.2018 à 09h41

          “lâchent la Tchécoslovaquie à Munich […}] parce qu’ils savent – et l’avenir leur donnera raison” Votre jugement est à complètement à l’opposé du mien :
          1. Les Tchécoslovaques apprécieront encore aujourd’hui : avec une armée bien formée, une ligne de défense et des chars skodas performants (et un tissu industriel).
          2. De 1936 à 1938, la Wehrmacht était inférieure aux armées alliées (même si tactiquement d’un niveau supérieur).
          Ne serait-ce pas une tendance en France d’abandonner l’Europe centrale à l’Allemagne – Mittel Europa ?? de se laisser aussi dériver dans le délire britanno-otanien vers la Baltique?? en laissant la Grande-Bretagne ambitionner vers les Etats baltes contre la Russie. Dérive stupide qui ne mène à rien, la Grande-Bretagne n’a pas plus à faire dans cette région que la Belgique, qu’elle reste en Mer du Nord ce sera bien assez !
          Leçons de l’Histoire : la Russie -URSS était prête à aider la Tchécoslovaquie (frontière commune vers Oujgorod) avec la France, si… (prouvé dans des archives)

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  • max // 15.01.2018 à 08h26

    Un pays, une nation s’apprécie dans la durée.
    L’Angleterre, la France, l’Allemagne ou l’Espagne sont devenus des seconds couteaux malgré toutes leurs guerres gagnées ou perdues.
    Les deux guerres mondiales ont fortement accéléré le déclin de la Grande-Bretagne, on peut dire la même chose pour la France napoléonienne ou son destin ne s’est pas joué à Austerlitz mais a Waterloo, via la campagne de Russie.
    La Grande-Bretagne est l’exemple typique d’un pays qui a gagné les deux guerres mondiales au coté des USA et de l’URSS mais qui est devenu puissance secondaire a contrario de la Russie qui malgré des saignées a conservé son rang.
    Le principal pays responsable de l’effondrement britannique fut les USA mais personne ne le dit.
    Dans un pays en perdition, l’Angleterre a besoin d’icones Churchill est l’une d’elles.

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    • Charles-de // 16.01.2018 à 04h14

      Le pays qui en AIDE un autre qui a un coup dur devient le MAÎTRE puisqu’il a été le plus fort.
      Rome avec César qui aide les Gaulois à chasser les envahisseurs helvètes. Les USA qui font pencher la balance en Europe dès 1917. Etc.

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      • Alfred // 16.01.2018 à 20h50

        On peut citer le contre exemple de l’aide française aux rebelles americains…

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      • Stratophile // 17.01.2018 à 00h47

        En l’occurrence, l’aide des Etats-Unis était non seulement militaire et matérielle mais surtout, ce qui revient au même d’un autre point de vue, financière. L’endettement colossal de toutes les puissances européennes, quel que soit leur camp pendant le conflit, a consacré la domination irrécusable de l’Oncle Sam qui devait rester le créancier de l’Europe pendant des décennies au cours desquelles il a pu maintenir et accroître sa puissance dans tous les domaines. Ce qui n’est d’ailleurs pas étranger à la suprématie incontestée (et parfois insoupçonnée) des banquiers au sein de l’Etat profond, à côté des industriels et des militaires…

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  • J // 15.01.2018 à 08h31

    Il y avait depuis longtemps un lobby pro-allemand et même pro-nazi en Grande-Bretagne (y compris un parti nazi déclaré). Il avait même occupé un temps le trône en la personne d’Edouard VIII (mais est-ce bien pour une histoire de mariage inacceptable qu’il a été forcé d’abdiquer ?).

    Il parait quand même que, devenu Duc de Windsor, l’ex-Roi a été chargé, au début de la guerre, de réaliser un audit de l’armée française (il avait les compétences requises). Il en a fait plusieurs exemplaires, un pour le haut commandement britannique, un pour le haut commandement français, normal jusque-là, mais il y en aurait eu un pour le haut commandement allemand…

    Plus anecdotique mais certain, et significatif, on a vu récemment une photo de l’actuelle Reine, alors âgée de 9 ans, et sa soeur, faisant joyeusement le salut nazi sur demande de leur oncle et Roi (on ne peut bien sûr pas le leur reprocher à elles).

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  • LBSSO // 15.01.2018 à 08h41

    “Comme au temps de l’appeasement, Halifax cherche un terrain d’entente avec l’Allemagne pour ne pas trop écorner les finances de son pays et sa capacité de faire face à des nécessités militaires qui sont loin de ne concerner que l’Europe”.
    “Halifax n’est donc ni un crypto-nazi, ni un lâche, mais seulement un homme à la fois ébloui et épouvanté par les victoires allemandes, et à court d’imagination pour les limiter, sinon par la diplomatie”
    F Delpla

    “Bien que le système nazi ait profondément choqué l’opinion britannique, je n’étais pas aveugle à ce qu’Hitler avait fait pour l’Allemagne et à la réalisation de son point de vue de garder le communisme hors de son pays”. Halifax
    (extrait de son journal.Il avait été envoyé par Chamberlain en Allemagne en 1937)

    Pas “crypto-nazi” Halifax ? Je l’ignore. Complaisant , certainement.Et cette citation de son journal n’est pas le seul argument allant en ce sens…

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  • Jujube // 15.01.2018 à 10h08

    Hitler s’était étranglé de rage et d’incompréhension quand il reçu la déclaration de guerre anglaise. Pourtant, le deal était clair, la GB laissait les nazis éradiquer le communisme. Ça avait marché en Italie, en Allemagne puis le deal avait continué en Espagne. En Tchécoslovaquie, et la Pologne n’était qu’une formalité avant l’URSS. Hitler n’avait ni plan ni intention de guerre avec la France et encore moins la GB. Il était certain que l’intérêt stratégique GB était l’Entente avec l’Allemagne. Il y a cru jusqu’au bout. On peut vraiment dire que la GB s’est sacrifiée pour lutter contre le nazisme

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    • Alfred // 15.01.2018 à 10h47

      Je ne suis pas certain que la Grande Bretagne se soit sacrifiée pour lutter contre le nazisme. Je pense qu’au fond elle s’est sacrifiée pour que rien (et surtout pas l’Allemagne nazie) ne puisse constituer une puissance continentale à même de concurrencer l’autre puissance continentale que sont les USA. On est complotiste ou on ne l’est pas 😉
      Ce n’est qu’une demi-blague ceci dit car si une partie de l’histoire s’écrit dans les cabinets diplomatiques et ministériels l’autre partie s’écrit dans les conseils d’administration et de familles (à partir d’une certaine surface financière s’entend).

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      • Fulsi // 16.01.2018 à 01h17

        Empecher une puissance continentation de se constituer oui. Mais pas pour la raison que vous dites, a savoir, concurrencer les USA. Les anglais ont toujours voulu empecher une fusion politique de l’Europe continentale car il l’a voit d’un mauvais oeil pour leur independance/empire; et ce bien avant que les USA comptent dans le jeu. Pas de besoin d’etre complotiste l’histoire le dit explicitement, de Napoleon a l’UE en passant par la creation de la Belgique

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      • Charles-de // 16.01.2018 à 04h27

        La politique SÉCULAIRE de l’Angleterre a été D’EMPÊCHER coûte que coûte une UNITÉ CONTINENTALE EUROPÉENNE.
        50 ans de guerre contre Louis XIV, qui lui ont rapporté entre autres Gibraltar.
        23 ans de guerres contre la France révolutionnaire et Napoléon.
        1ère guerre mondiale contre l’Allemagne.
        2ème guerre mondiale encore contre l’Allemagne.
        Ensuite essai de torpiller de l’extérieur le Marché Commun en créant l’AELE de libre échange, puis de l’intérieur en réussissant à supprimer la protection douanière dans l’Union européenne.

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    • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 01h32

      “[…] le deal était clair, la GB laissait les nazis éradiquer le communisme […]”

      Bien que le Royaume-Uni partage avec la Grèce le sinistre honneur de faire partie des adversaires considérés par Hitler comme honorables, il n’y a pas de deal entre Londres et Berlin.

      Hitler veut les ressources naturelles d’Europe de l’Est comme l’on montré les historiens allemands, et il veut bien laisser la haute mer – il n’a guère le choix – aux ploutocrates anglais. La stratégie britannique est immuable : celle d’une thalassocratie commerciale et financière qui raisonne à l’échelle planétaire et à l’échelle européenne. A l’échelle européenne, il s’agit d’empêcher toute hégémonie, que ce soit celle d’Hitler ou de celle de Napoléon. A l’échelle planétaire, Londres voit le monde à travers le prisme de Panama, Gibraltar, Suez, Aden et Malacca, le reste n’étant que bavardages. Les Américains s’occupent de Panama, les Anglais du reste (d’où la violente déconvenue des HMS Prince of Wales et Repulse en décembre 1941).

      Pour les Royaume-Uni, il n’est pas question de laisser les nazis dévorer l’Europe, et Hitler peut bien penser ce qu’il veut.

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    • Paloma // 16.01.2018 à 02h50

      Je suis d’accord Hitler tenait en grande estime les anglais et était sur de pouvoir s’entendre avec eux, ill pensait même coloniser, après la victoire, ce qu’il appelait le sous peuple russe avec les anglais

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  • fox 23 // 15.01.2018 à 10h22

    Halifax, comme la plupart des politiques anglais, mais aussi français avaient comme seul credo la lutte comme le communisme, c’est l’explication de toutes leurs décisions.
    De Gaulle, dans ses Mémoires cite, lors d’un dîner chez Blum début 40, la question posée.Le seul problème était de savoir, au printemps si Hitler allait se diriger sur Paris ou sur Moscou, tous les efforts occidentaux l’encourageant à prendre le chemin de l’URSS.
    Ce n’était pas de l’idéologie, juste bonne pour mobiliser les gogos mais, comme représentants des grandes entreprises et trusts internationaux, ils voyaient dans cette lutte, si elle réussissait, le moyen de récupérer les investissements réalisés sous le tsar par leurs mentors et perdus depuis l’arrivée des bolcheviques.

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    • Karim Wilmotte // 15.01.2018 à 19h08

      Pendant la guerre d’hiver, les alliés étudiaient une intervention en Finlande.

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      • Fritz // 15.01.2018 à 19h43

        Certes… mais finalement, les Occidentaux n’ont pas déclaré la guerre à l’URSS, alors que l’Armée Rouge a envahi la Pologne deux semaines après la Wehrmacht. L’invasion du 1er septembre 39 fut un casus belli, mais pas celle du 17 septembre.

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        • Karim Wilmotte // 15.01.2018 à 21h58

          Non, c’est la préparation de la guerre.
          Qui est le fait de Paris et Londres.

          Et soyons sérieux, la Pologne était déjà écrasée.

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  • Louis Robert // 15.01.2018 à 10h32

    La grandeur est toujours affreusement solitaire.

    Devant l’abîme comme devant la mort, on est seul.

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  • d’Aubrac // 15.01.2018 à 10h52

    Deux écueils à éviter dans la prise de pouls de l’Histoire :

    – celui des récits officiels largement hagiographiques et ou unanimistes;

    – celui des récits largement idéologiques et systématiquement et exclusivement adossés à des causes économiques et sociales.

    François Delpla nous livre ici un superbe exemple du poids de la trivialité humaine et des calculs rien moins qu’idéalistes dans l’enchainement et la cristallisation des évènements.

    En rupture avec les écoles historiques droguées aux sciences sociales, il donne toute sa place au facteur humain. S’agissant de Winston Churchill, on voit qu’entre le 10 et le 28 mai 40, il fut déterminant.

    Et l’on est sans doute en droit de trembler à l’idée que le roi George VI, suivant sans doute sa propre inclination et celle de la “haute société”, eût très bien pu nommer Lord Halifax Premier Ministre après la démission de Chamberlain le 10 mai.

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    • Fritz // 15.01.2018 à 23h39

      D’accord avec vous. Et que l’on soit d’accord ou non avec leurs analyses, on peut au moins lire ce que disent Lukacs et Delpla, c’est la teneur du billet proposé.

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  • openmind // 15.01.2018 à 11h26

    Comment peut-on réfléchir à tout cela sans évoquer la lute des Thalassocraties (GB et USA) contre les empires terrestres (France de Napoléon, Allemagne nazie et Russie impériale ou communiste)?

    La GB était le cul entre deux chaises: contrôle du continent par son alliance avec la France mais grosse frayeur avec le pacte germano-soviétique.

    Que faire pour ne pas sombrer? Se soumettre à l’oncle Sam ou négocier avec Hitler-Staline?

    Et là, le choix est évident, la négociation avec Hitler aurait réduit la place de la GB en Europe à rien du tout puisque le modèle de la grande Europe était alors dictée par les Nazis, suprématisme aryen ( proche de l’arrogance anglaise sur les populations colonisées) mais le modèle économique et bancaire était contraire pour ceux qui connaissent Schacht et là les élites anglaises ont jeté leur mouchoir(cf Chamberlain) et ont compris que leur intérêt était vers Wall Street et non vers Berlin et sa banque centrale en or massif… ” qui paye commande”

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  • Ardechois // 15.01.2018 à 11h35

    Certaines vérités ne sortent que très tard…quand elles ne paraissent plus trop embarrassantes…Au fait qui était avec Chamberlain à Munich????(Qu’espéraient donc nos “représentants” de la part des Nazis???seulement la Paix???)(Qui assistait aux Jeux olympiques de Berlin en 1936????(avec nombreux saluts nazis????)…Pourquoi l’Angleterre a-t-elle attaqué notre flotte à Mers el Kébir sinon par manque de confiance en nous?????
    Qui est entré dans la guerre par force car c’est l’Allemagne qui l’a déclarée ,en 1941???????Qui a cherché à négocier depuis Alger avec le gouvernement de Vichy?????(par l’intermédiaire de Darlan???)
    Tant qu’on ne répond pas à ces questions on ne peut rien comprendre de la guerre de de 1940-45(

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    • tepavac // 15.01.2018 à 23h28

      Merci d’avoir mit les pieds dans le plat Ardechois,
      Rien n’est plus horripilant et navrant que ceux qui qui dissertent sur des paroles “diplomatiques” tout en ignorant superbement les faits.
      Cela ressemble à du “fake-news” inconscient, à la solde d’une histoire apocryphe et où le verbiage ne sert qu’à cacher le sordide de la situation passée, présente et à venir.

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    • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 01h40

      MUNICH

      “[…] qui était avec Chamberlain à Munich ?”

      De tous les témoins de Munich, le plus brillant et le plus cruel est – de mon humble point de vue – le Tchécoslovaque Hubert MASARIK (prononcer MASSARJIK), brillant diplomate de 1919 à 1941 et auteur du livre “Le dernier témoin de Munich”. Ses analyses sur les équilibres géopolitiques de la première moitié du XXe siècle sont d’un niveau impressionnant.

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  • caliban // 15.01.2018 à 14h24

    Dès que les yankees d’Hollywood se mêlent d’Histoire on touche le fond.

    Personnellement je ne vois jamais ces films qui me dégoûtent au plus haut point : qu’a-t-on besoin de faire du spectacle avec l’Histoire ? Cette critique vaut également pour certains documentaires historiques qui scénarisent l’Histoire. Des scientifiques s’échinent à établir des faits historiques, à les lier et les expliquer … pourquoi fictionner ?!

    A quelques exceptions près (exemple : https://www.youtube.com/watch?v=zwrAQC5lVKo), l’Histoire filmée est une hérésie.

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    • Ardechois // 15.01.2018 à 14h45

      Entièrement d’accord avec vous ,en précisant cependant qu’il ne faut pas être trop naïf et que les films dits historiques cachent souvent une certaine propagande et que les omissions ou glorifications ne sont pas des erreurs….Dans le petit texte qui précède le vôtre ,j’ai par exemple abordé la question de l’attaque anglaise de Mers el Kébir….Il n’y a dans cet évènement rien de très glorieux par contre il y a une question fondamentale qui a dû alimenter de nombreux débats ,interventions “d’espions” ,ce dont les films dits historiques raffolent or silence Silence absolu ,épisode inconnu de la plupart ,c’est totalement révélateur du silence organisé ,pas de hasard!!

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      • François Delpla // 17.01.2018 à 07h52

        Il serait bon, pour une meilleure compréhension du nazisme et de sa guerre par les gens concernés, c’est-à-dire la totalité des Terriens, que soit saisie l’occasion de ce film et que la discussion se concentre sur les toutes premières semaines du premiership churchillien.

        De ce point de vue, si Stalingrad et Dresde sont hors sujet, tel n’est pas le cas de Mers el-Kébir, qui fait partie intégrante de la séquence initiale.

        Le tournant se produit non pas le 3 mais le 4 juillet, quand 1) la Maison Blanche accueille mal l’ambassadeur de France venu pleurnicher sur les genoux de Roosevelt; 2) Churchill, qui n’en menait pas large au début de son discours devant les Communes, reçoit à la fin sa première standing ovation.

        Jusque là, le pouvoir de nuisance de Halifax était intact et s’exprimait notamment par une guérilla inlassable contre le mouvement gaulliste.

        D’autre part, Hitler, qui attendait auparavant la chute de Churchill comme celle d’un fruit mûr, comprend avec effroi qu’elle devient imprévisible tandis que l’entrée en guerre des Etats-Unis devient moins improbable. Il décide alors de l’opération Barbarossa (attaquer l’URSS au printemps suivant quel que soit l’état de ses rapports avec Londres), commence à préparer les esprits de ses généraux le 13 juillet et leur annonce une décision ferme le 31. (à suivre)

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  • François Delpla // 16.01.2018 à 10h53

    merci à tous les commentateurs

    le seul crime, dans le débat historique, est le silence

    le rôle de Halifax commence tout juste à être expliqué au grand public mais ce film est, à cet égard, très perfectible

    si Chamberlain avait été aussi solidaire de lui que dans cette pellicule, nous parlerions un sabir d’allemand et non d’américain… si nous étions nés et si on nous laissait la parole !

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    • tepavac // 16.01.2018 à 16h41

      Mr Delpla, laissez nous vous vous remercier pour cet aperçu de l’histoire qui révèle toute l’ambiguïté de l’être humain, lorsque confronté aux crises majeures, il s’en remet davantage à son instinct qu’à sa raison.
      Raison, avouons-le, qui disparait souvent face à l’horreur sidérante de la guerre. Simplement parce que peu l’envisagent comme une réalité prochaine, parce que nous ne sommes jamais assez préparé pour cela, parce que c’est contraire à tous enseignements que l’on nous inculque depuis l’enfance.

      Merci aussi pour ceux qui comme moi, possèdent peu de connaissance sur le sujet.

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    • Fritz // 16.01.2018 à 16h47

      Merci pour vos travaux comme pour votre intervention sur ce blog, M. Delpla.

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  • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 16h12

    CAPITULATION SANS CONDITION

    “[…] paix de compromis avec les Allemands […]”

    A aucun moment de la période d’état de guerre, les Soviétiques ou les Etats-Unis ne souhaitent de paix de compromis avec Hitler. Staline veut une Allemagne vaincue, tenue sévèrement en laisse, et totalement édentée ; Roosevelt veut une Allemagne prospère, un partenaire commercial de première force, donc dirigé uniquement par de nouveaux venus très bien disposés à l’égard des Etats-Unis. Seul Londres, toujours méfiant vis-à-vis de potentiels déséquilibres stratégiques en Europe, voudrait bien tempérer les ardeurs soviétiques et états-uniennes à l’égard de l’Allemagne et ménager celle-ci mais, à partir de Téhéran, Staline et Roosevelt écoutent moins Churchill, mis en minorité.

    Les paix séparées avec l’Allemagne n’existent que dans les craintes respectives des ennemis d’Hitler, chacun redoutant, à Moscou et à Washington, que l’autre n’y recoure. Dans la pratique, chacun, de son côté, se bat dans l’esprit d’une victoire totale.

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    • Sandrine // 17.01.2018 à 09h08

      Les historiens sont divisés sur la question. Avant Téhéran, rien n’est clair (coté soviétique en tout cas, pour les US je ne sais pas). Staline ne sait pas s’il peut vraiment compter sur ses alliés occidentaux.

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      • Pierre Bacara // 17.01.2018 à 15h56

        L’ALLEMAGNE, ROOSEVELT ET STALINE

        “Avant Téhéran, rien n’est clair ([…] pour les US je ne sais pas)”.

        Le sujet cardinal de Téhéran n’est pas la politique de Londres, Moscou ou Washington vis-à-vis de l’Allemagne mais l’ouverture du second front. Ce débat orageux empoisonne les relations américano-britanniques depuis qu’au printemps 1942, Staline a fait amèrement observer qu’il avait cent-soixante-dix divisions d’Hitler sur le dos quand les Anglo-Saxons en affrontaient trois. Il resté le sujet qui fâche lors de toutes les grandes conférences (Casablanca, Washington, Québec) et le demeure à Téhéran.

        Quant à la décision de Roosevelt d’entrer en guerre contre le Reich, elle est prise en juillet 1941 lorsque Winston Churchill puis Harry Hopkins le persuadent que les Russes ne vont pas se laisser faire face à Hitler. Or, dans l’esprit du Sphinx, un engagement à plusieurs centaines de milliards aux côtés de l’Union soviétique n’a de sens que si ses dividendes sont palpables, à savoir une position stratégique dominante en Europe de l’Ouest. Un tel résultat exige mécaniquement la destruction sans appel de l’Allemagne nazie.

        La décision n’est pas prise à la légère : Roosevelt a sur son bureau des centaines de rapports que ses conseillers tricotent depuis 1939, et la montée au créneau de Churchill et Hopkins est la goutte d’eau qui le fait pencher du côté de la guerre.

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  • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 22h04

    BOMBARDEMENTS STRATEGIQUES ET INDUSTRIE ALLEMANDE

    “[…] la destruction massive par les aviations britanniques et américaine de l’industrie de guerre allemande”.

    Les destructions infligées à l’industrie de guerre nazie sont surtout le fait de l’aviation stratégique AMERICAINE et non britannique. Les raids du Bomber Command de la RAF ont pour finalité l’anéantissement des VILLES allemandes et de leur POPULATION, l’industrie étant une cible secondaire. Sir Arthur HARRIS, grand patron du Bomber Command, synthétisera cette stratégie dans une phrase cinglante : “il faut six mois pour reconstruire une usine, vingt ans pour faire un nouvel ouvrier”.

    Les raids américains, quoique menés au moyens de bombardiers lourds dont la capacité d’emport est moindre que celle de leurs équivalents britanniques, sont menés uniquement de JOUR et sont donc globalement plus précis. Ils permettent de cibler certains quartiers industriels, chose malaisée avec les raids nocturnes de la RAF mieux adaptés au ciblage d’agglomérations entières.

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  • Pierre Bacara // 16.01.2018 à 23h56

    BOMBARDEMENTS STRATEGIQUES ET STALINGRAD

    ” […] les nazis ont perdu sur le front de l’est à cause de la bravoure russe ET de la destruction massive par les aviations britanniques et américaine de l’industrie de guerre allemande. La défaite allemande de Stalingrad est à cet égard un cas d’école.Pas assez d’avions pour ravitailler,pas assez de chasseurs pour protéger les ravitailleurs, pas assez de munitions,de vivres,de carburant”.

    C’est inexact.

    Alors que la poche de Stalingrad vit ses dernières heures, les Alliés viennent à peine de décider de leur Combined Bomber Offensive (CBO) stratégique contre l’Allemagne – l’une des grandes décisions de la conférence de Casablanca. Le premier raid stratégique américain contre l’Allemagne a lieu contre Wilhelmshaven le 27 janvier 1943. Quant aux raids britanniques qui, eux, ne sont pas nouveaux, leur efficacité est alors quasiment nulle – si l’on excepte évidemment la dimension psychologique des programmes géants d’évacuation de civils des villes allemandes.

    Les bombardements stratégiques alliés n’ont pas d’impact sur l’issue de la bataille de Stalingrad.

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  • Barbier // 17.01.2018 à 06h27

    Concernant cette période tragique et la bataille d’Angleterre, la RAF fait le taf renforcée par les pilotes tchèques et polonais + radar mais vu le rouleau compresseur de la Luftwaffe et sa stratégie (cibler les aéroports militaires et l’appareil industriel anglais dont les ports), et bien la RAF finit en flux tendu sur les rotules avec un taux d’attrition élevée malgré la récupération de ses pilotes abattus sur son sol. Et c’est le bombardement plus symbolique qu’autre chose de Berlin le 25/08/40 qui “sauve” l’Angleterre. En effet, comme au plus fort du pouvoir germain, les anglais arrivent quand même à bombarder Berlin, cela fait mauvais effet pour la propagande nazi et l’équipe de tarés suffisants aux commandes et cela entraîne un changement de la stratégie gagnante du début. Et le début du véritable Blitz pour les villes anglaises(Coventry). A quelques semaines prés, l’Angleterre aurait été obligé par les questions de logistiques/ravitaillement et la pression des u-boote se précisant, de dire “pouce” on discute et la puissance de sa marine n’y aurait rien changé. Bon après Churchill est loin d’être un saint, demandez à De Gaulle….

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  • François Delpla // 17.01.2018 à 07h54

    (suite)

    Ces deux dates sont connues, ou plutôt devraient l’être, depuis 1947, date de la mise à la disposition des tribunaux de Nuremberg du journal du général Halder. Mais ce pot de terre se heurtait, et se heurte toujours, au pot de fer des mémoires de Churchill. Car autant nous ne serons jamais trop reconnaissants au Vieux Lion pour nous avoir débarrassés du nazisme, autant il faut être d’une ferme sévérité quant à sa façon de raconter la chose.

    Il avait un besoin vital, pendant comme après la guerre, que sa “bataille d’Angleterre” ait été le tournant de celle-ci. Je développerai ce point si on me le demande. Or si on tient compte du journal de Halder, elle n’était qu’une DIVERSION.

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  • François Delpla // 17.01.2018 à 07h55

    (suite de suite) Le tournant, le vrai et, d’une certaine façon le seul, c’est Mers el-Kébir. Et l’un des intérêts de le déplacer de quelques semaines en aval, vers le combat aérien victorieux dans le ciel anglais, est bien d’aider à jeter le voile sur le différend avec Halifax. Si on remet l’histoire sur ses pieds, le jeu de Hitler apparaît plus clair et plus simple : il n’a tout simplement pas varié depuis l’époque de Mein Kampf, il reste ce raciste frénétique et obsessionnel pour qui les Anglais sont des cousins en supériorité raciale avec les quels il faut se partager la réduction en esclavage et le contrôle des peuples inférieurs. Et l’Allemagne ne cherchera son expansion que vers les pays slaves, qui ont le double avantage d’être racialement méprisables et de n’avoir guère intéressé l’impérialisme britannique. (à suivre encore)

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    • Barbier // 18.01.2018 à 06h34

      Mers-el-kébir, c’est le sauve qui peut général coté anglais et plus précisément coté Churchill alors que quand même l’armée française s’est “sacrifiée” à Dunkerque pour que l’allié anglais puisse continuer la lutte. Et oui il faut bien des bras pour manier les armes donc 300000 bonhommes réembarqués à la vaille que vaille. Le matériel peut toujours être remplacé.
      C’est le coté “monstre froid” de Churchill car l’armistice prévoyait le maintien de cette flotte en Algérie Française et c’était une caution pour le futur gouvernement français (maigre je vous l’accorde). De même que la fameuse flotte de Toulon qui se saborda en nov 42 après le début de Torch en Afn et la violation de la ligne de démarcation par les allemands et l’occupation de la zone libre. Donc penser que la flotte française se serait ralliée aux nazis sur ordre du gouvernement de Vichy est pure spéculation de la part de Churchill. Il pare au plus court pour préserver la place de number one de la Navy et vu que l’Angleterre se retrouve vraiment toute seule à cette période là. Méga-effet négatif dans la population française et un fait ntoire fabuleux pour tous les collaborationnistes français et la propagande de Vichy. Montoire c’est en Octobre 40….

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      • François Delpla // 18.01.2018 à 18h26

        Parmi les préjugés les plus indéracinables sur MeK, l’idée que Darlan avait obtenu un aménagement de l’article de l’armistice sur la flotte, autorisant les navires à rester en Algérie -alors que le texte les obligeait à rallier Brest. Il y a toutes sortes de gloses expliquant que Churchill avait cette information et l’avait cachée à ses ministres et/ou à ses amiraux, etc. Sans doute êtes-vous victime de l’une d’elles, alors que c’est faux : Hitler, comme cela lui arrivait souvent, laissait de l’espoir, voire promettait, mais rien n’était venu et c’est bien toujours l’article 8 qui avait force de loi aux yeux du monde, aucun écrit ne l’ayant amendé.

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        • Barbier // 19.01.2018 à 06h27

          De toute façon, le 20 juin, la bataille de France est pliée. Et 15 j plus tard les anglais décident de neutraliser au mieux l’escadre de mers-el-kébir , au pire de la détruire car entre 2 maux,on choisit le moindre et donc tant pis pour les français. Il faut coûte que coûte rendre inopérante une partie de la flotte française pour éviter tout débarquement en Angleterre. Et Churchill dans toutes ses discussions avec De Gaulle lui a toujours bien fait comprendre que la France à ses yeux n’existait plus et qu’il n’était qu’un supplétif dans le pire des cas ou un partenaire lambda dans les autres. Après les carriéristes et les opportunistes sans foi ni loi , il y en a eu et il y en aura toujours.(Darlan, Laval,Bousquet….)

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          • François Delpla // 20.01.2018 à 08h52

            “Churchill dans toutes ses discussions avec De Gaulle lui a toujours bien fait comprendre que la France à ses yeux n’existait plus et qu’il n’était qu’un supplétif dans le pire des cas ou un partenaire lambda dans les autres. ”

            Voilà qui appelle de sérieuses nuances ! Voir l’accord du 7 août, le discours en français à la BBC du 21 octobre, le forcing de Churchill pour que Roosevelt, jetant les bases de l’ONU en 1943, ne piétine pas la France, etc.

            La lèche elle-même que Churchill fait à l’adresse de Weygand voire de Pétain, surtout pendant les semaines suivant le renvoi de Laval le 13/12/40, prouve que pour lui la France, cela compte encore un peu.

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  • François Delpla // 17.01.2018 à 07h56

    Si on prend conscience de ces données, on comprend mieux que la réédition de Mein Kampf indispose un certain nombre d’auteurs qui ont fait ou font carrière dans le cadre intellectuel des mémoires de Churchill. (à suivre)

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  • François Delpla // 17.01.2018 à 07h57

    (fin) Cela dit, au sujet de la journée de Mers el-Kébir elle-même, il convient de préciser une chose : les 1275 morts français or so, s’ils ont un effet très bénéfique sur l’âme hitlérienne (Donnerwetter ! le pantin anglais de la Juiverie devient aussi cruel et sans scrupule que moi ! vite, jouer ma dernière carte contre Staline tant que je le tiens !), n’étaient pas du tout au programme. L’amiral Somerville avait carte blanche pour rendre les navires français inutilisables avant la nuit… et c’est seulement à l’approche de celle-ci, vers 17h, que Churchill ordonne d’en finir. Entre-temps, l’amiral français Gensoul jouait la montre depuis 9h du matin pour atteindre précisément la nuit sans casse. A 9h il avait purement et simplement refusé de recevoir tout émissaire et tout message britannique. La seule attitude rationnelle de Somerville aurait été alors de dire que le délai de 6h prévu dans son message tombait et qu’il allait tirer dans un délai permettant seulement aux Français d’évacuer les navires. Cf. mon livre sur la question, écrit en liaison étroite avec le président de l’association des victimes, qui m’a dit que j’avais “donné un sens à la mort de son père”.

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  • Ardechois // 17.01.2018 à 19h51

    Je croyais que c’était Hitler qui avait déclaré la Guerre aux USA,et non l ‘inverse ..Déclaration dans le but de s’allier le japon contre l’URSS qui aurait eu à combattre sur deux fronts…Déception pour Hitler et énorme erreur de sa part..
    ça ne change en rien le problème Les USA ont tenté par l’intermédiaire de Darlan de négocier avec Pétain et l’Allemagne et ne sont intervenus sérieusement qu’au moment où ils ont compris qu’ils laissaient toute l’Europe,,royaume uni excepté, à portée de Staline..

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  • Spartel // 20.01.2018 à 22h09

    Un temps a toujours posé une réelle question : Pourquoi les panzers divisions se sont-elles arrêtées et qui en a donné l’ordre? Dans quelle mesure peut-on dire que le conflit entre Halifax et Churchill n’est pas une ruse de guerre pour la GB, et ainsi réembarquer leurs troupes encerclées à Dunkerque ?
    Un lecteur peut-il éclairer cet épisode. merci.

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    • Karim Wilmotte // 21.01.2018 à 01h00

      Parce que la logistique allemande ne suivait pas, et qu’il fallait réorganiser?

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