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1.février.20211.2.2021 // Les Crises

Covid-19 : La Nouvelle-Zélande en tête pour sa gestion, la France à la 73e place

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Source : abc.net.au – 28-01-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

De nouvelles analyses ont montré que la Nouvelle-Zélande a géré la pandémie de coronavirus plus efficacement que tout autre pays du monde. Le groupe de réflexion australien, le Lowy Institute, a rassemblé une multitude de données pour produire un nouvel outil interactif qui évalue la réaction au coronavirus de près de 100 pays.

Les chercheurs ont suivi le nombre de cas de COVID-19 dans chaque pays, ainsi que les décès confirmés et les taux de dépistage.

Si la Nouvelle-Zélande a pris la première place, elle a été suivie de près par le Vietnam, Taïwan et la Thaïlande, qui se sont classés respectivement deuxième, troisième et quatrième. La France se situe quant à elle à la 73e place. Les États-Unis ont été ravagés par la pandémie et languissent en bas du tableau, à la 94e place. L’Indonésie et l’Inde n’ont pas fait beaucoup mieux, se situant respectivement à la 85e et à la 86e place.

L’Institut Lowy n’a pas évalué la réponse de la Chine à la pandémie, invoquant le manque de données de tests disponibles au public.

Hervé Lemahieu, de l’Institut, a déclaré que l’enquête interactive a montré que les petits pays avaient généralement mieux réagi à la COVID-19 que les grands pays.

« Les pays dont la population est inférieure à 10 millions d’habitants se sont montrés plus agiles, en moyenne, que la majorité de leurs homologues plus importants pour gérer l’urgence sanitaire », a-t-il déclaré au podcast Coronacast de l’ABC. Plusieurs petits pays – dont Chypre, le Rwanda, l’Islande et la Lettonie – complètent la liste des dix premières nations.

Selon M. Lemahieu, ces données réfutent également la théorie selon laquelle les régimes autoritaires auraient géré la crise plus efficacement que les démocraties. « Les régimes autoritaires, en moyenne, ont mieux démarré – ils ont pu mobiliser des ressources plus rapidement, et les blocages sont venus plus vite », a déclaré M. Lemahieu. « Mais il leur a été plus difficile de maintenir cela dans le temps ».

En revanche, de nombreuses démocraties ont d’abord mal réagi à la pandémie avant de « s’améliorer remarquablement » après la première vague. Mais certaines grandes nations démocratiques – dont les États-Unis et le Royaume-Uni – n’ont ensuite pas su tirer profit de ces progrès parce qu’elles n’ont pas imposé de mesures sanitaires suffisamment strictes.

M. Lemahieu a déclaré que les pays en tête de liste comprenaient des démocraties libérales, des régimes autoritaires et hybrides, mais que tous bénéficiaient d’institutions efficaces. « La ligne de démarcation dans une réponse efficace à la crise n’a pas vraiment été le type de régime, mais la question de savoir si les citoyens font confiance à leurs dirigeants et si ces derniers président un État compétent et efficace« , a déclaré M. Lemahieu. « Et cela semble favoriser les pays ayant une population plus faible, des sociétés plus cohésives et des institutions plus compétentes ».

Il a ajouté que les pays riches avaient généralement géré l’épidémie plus efficacement que les pays pauvres, mais qu’ils avaient ensuite perdu leur avance à la fin de 2020, lorsque les infections ont à nouveau fait un bond dans des endroits comme l’Europe et l’Amérique du Nord.

« L’une des conclusions remarquables de cette étude est qu’il y a eu plus ou moins d’égalité entre les pays riches et les pays en développement, car les mesures nécessaires pour endiguer le virus ont été assez peu techniques », a-t-il déclaré.

Mais M. Lemahieu a prédit que les pays pauvres allaient bientôt perdre du terrain alors qu’ils luttent pour obtenir des vaccins COVID-19 pour leurs citoyens. « Avec la distribution inégale et la thésaurisation des vaccins, nous pourrions bien voir les pays riches prendre un avantage décisif dans les efforts de redressement de la crise », a-t-il déclaré. « Le monde en développement prendra encore plus de retard ».

Source : abc.net.au – 28-01-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


Indice de performance Covid – Analyse les réponses à la pandémie

Source : Lowy Institute

Quel impact la géographie, les systèmes politiques, la taille de la population et le développement économique ont-ils eu sur les résultats de COVID-19 dans le monde ?

Vue d’ensemble

Le coronavirus continue de se propager dans le monde entier avec plus de 90 millions de cas confirmés dans 190 pays et deux millions de décès à la mi-janvier 2021. Depuis près d’un an, les gouvernements et les sociétés se sont repliés sur eux-mêmes pour combattre un ennemi invisible, exposant ainsi les structures, les vulnérabilités et les priorités politiques concurrentes. La pandémie a également donné lieu à une « infodémie » de récits et de contre-récits sur les types d’États qui sont intrinsèquement les mieux adaptés pour combattre le virus.

Cette étude interactive explore comment près de 100 pays disposant de données comparables et accessibles au public sur le virus ont géré la pandémie à ce jour, suite à leur centième cas confirmé de COVID-19. Les pays ont été classés en grandes catégories – par régions, systèmes politiques, taille de la population et développement économique – afin de déterminer s’il existe des variations significatives entre les différents types d’États dans la gestion de la pandémie.

Certains pays ont mieux géré la pandémie que d’autres, mais la plupart des pays ne se sont distingués les uns des autres qu’en fonction de leur sous-performance. La gravité de la pandémie dans de nombreux pays a également beaucoup changé au fil du temps, les infections reprenant en de nombreux endroits qui semblaient pourtant avoir réussi à supprimer les premières flambées.

Aucun type de pays n’est sorti gagnant à l’unanimité au cours de la période examinée. Les variations entre les différents pays ont été beaucoup plus importantes que celles entre les grandes catégories de pays. Aucune théorie n’explique non plus de manière convaincante les différences observées dans les résultats nationaux, bien que certaines mesures sanitaires se soient avérées beaucoup plus efficaces que d’autres.

Toutefois, certains facteurs structurels semblent être plus étroitement associés à des résultats positifs. Par exemple, les petits pays (dont la population est inférieure à 10 millions d’habitants) se sont révélés plus agiles que la majorité de leurs homologues plus importants pour gérer l’urgence sanitaire pendant la majeure partie de l’année 2020.

D’autre part, les niveaux de développement économique ou les différences de systèmes politiques entre les pays ont eu moins d’impact sur les résultats que ce qui était souvent supposé ou rendu public. L’argument avancé par le politologue américain Francis Fukuyama, selon lequel la ligne de démarcation dans une réponse efficace à la crise n’est pas le type de régime, « mais la question de savoir si les citoyens font confiance à leurs dirigeants, et si ces dirigeants dirigent un État compétent et efficace », peut être vrai. En général, les pays moins peuplés, les sociétés cohésives et les institutions compétentes ont un avantage comparatif pour faire face à une crise mondiale telle qu’une pandémie.

Les facteurs systémiques seuls – la provenance régionale, le système politique, le développement économique ou la taille d’une société – ne peuvent pas expliquer entièrement les différences observées dans les réponses aux crises mondiales. Les résultats mettent en évidence certaines des forces et des faiblesses découlant de la manière dont les différents pays sont organisés pour faire face à un défi de politique publique de cette ampleur. Mais les choix politiques et les circonstances politiques du moment semblent être tout aussi importants dans l’élaboration des réponses nationales à la pandémie.

Mesure des performances

Afin d’évaluer les performances relatives des pays à différents moments de la pandémie, cet étude a suivi six mesures de COVID-19 dans les 98 pays pour lesquels des données étaient disponibles. La période examinée s’étend sur les 36 semaines qui ont suivi le centième cas confirmé de COVID-19 dans chaque pays, en utilisant les données disponibles jusqu’au 9 janvier 2021. Des moyennes mobiles sur quatorze jours des nouveaux chiffres quotidiens ont été calculées pour les indicateurs suivants :

Cas confirmés
Décès confirmés
Cas confirmés par million de personnes
Nombre de décès confirmés par million de personnes
Cas confirmés en proportion des tests
Tests pour mille personnes

Une moyenne de ces indicateurs a ensuite été calculée pour chaque pays au cours de chaque période et normalisée pour obtenir une note allant de 0 (la plus mauvaise performance) à 100 (la meilleure). Collectivement, ces indicateurs indiquent dans quelle mesure les pays ont bien ou mal géré la pandémie au cours des 36 semaines qui ont suivi leur centième cas confirmé de COVID-19.

De plus amples informations sur la méthodologie, le choix des indicateurs et les scores et classements individuels des pays sont disponibles à la fin de l’étude.

Régions

Bien que l’épidémie de coronavirus ait débuté en Chine, ce sont les pays de la région Asie-Pacifique qui, en moyenne, ont le mieux réussi à contenir la pandémie. En revanche, la propagation rapide de COVID-19 le long des principales artères de la mondialisation a rapidement submergé l’Europe, puis les États-Unis. Cependant, l’Europe a également enregistré la plus grande amélioration au fil du temps de toutes les régions – la plupart des pays de cette région ayant à un moment donné dépassé la performance moyenne des pays de l’Asie-Pacifique – avant de succomber à une deuxième vague de la pandémie, plus sévère, dans les derniers mois de 2020. Des confinements synchrones sur le continent européen hautement intégré ont réussi à étouffer la première vague, mais l’ouverture des frontières a rendu les pays vulnérables à de nouvelles flambées dans les pays voisins.

Pendant ce temps, la propagation de la pandémie n’a fait que s’accélérer dans une grande partie des Amériques (Nord et Sud), ce qui en fait le continent le plus touché au monde. De nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique ont réussi à stopper la progression initiale de la pandémie grâce à de solides mesures préventives. La situation régionale a fini par s’y aggraver, avant de se stabiliser à nouveau au second semestre 2020.

Systèmes politiques

Les outils permettant de contenir la propagation de COVID-19 – les ordres de rester à la maison, le confinement et la fermeture des frontières – ont été communs à la plupart des pays. Mais la manière dont les gouvernements ont convaincu ou contraint leurs citoyens à adhérer à ces mesures reflétait souvent la nature de leurs systèmes politiques.

Malgré des différences initiales, les performances de tous les types de régimes dans la gestion du coronavirus ont convergé au fil du temps. En moyenne, les pays ayant des modèles autoritaires n’ont pas eu d’avantage prolongé dans la suppression du virus. En effet, malgré un départ difficile et quelques exceptions notables, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, les démocraties ont enregistré un succès légèrement supérieur à celui des autres formes de gouvernement dans leur gestion de la pandémie au cours de la période examinée. En revanche, de nombreux régimes hybrides, tels que l’Ukraine et la Bolivie, semblent moins à même de relever le défi.

Taille de la population

La catégorisation des pays en fonction de la taille de leur population a révélé les plus grandes différences dans les expériences du défi COVID-19. Ces résultats restent valables même après avoir pris en compte les indicateurs par habitant pour évaluer les performances, ce qui minimise la probabilité d’un biais méthodologique contre les pays qui ont plus d’infections parce qu’ils ont une population plus importante. Le fait que les frontières intérieures soient souvent plus ouvertes et plus poreuses que les frontières internationales peut avoir facilité la propagation du virus dans les pays à plus forte population.

Au début de la pandémie mondiale, il n’y avait guère de différence perceptible dans les performances des pays en fonction de la taille de leur population. Cependant, les expériences entre les grandes, moyennes et petites populations ont divergé de façon marquée moins d’un mois après que les pays aient enregistré leur centième cas de COVID-19. Les petits pays de moins de 10 millions d’habitants ont constamment surpassé leurs homologues plus importants tout au long de l’année 2020, bien que cette avance se soit légèrement réduite vers la fin de la période examinée.

Développement économique

Il n’est peut-être pas surprenant que les pays ayant un revenu par habitant plus élevé aient disposé de plus de ressources pour lutter contre la pandémie de COVID-19 et aient obtenu de meilleurs résultats en moyenne que les pays en développement pour la plus grande partie de la crise à ce jour. Ce qui est plus surprenant, c’est que de nombreux pays en développement ont été capables de faire face au déclenchement initial de la pandémie et que les économies avancées, en tant que groupe, ont perdu leur avance à la fin de 2020 – avec une recrudescence des infections dans de nombreux endroits qui avaient apparemment réussi à supprimer les premières vagues de la pandémie.

Les pays riches ont été rapidement dépassés lorsque le virus est apparu. Les voyages aériens internationaux ont accéléré la transmission du virus depuis l’étranger dans ces pays. En revanche, de nombreux gouvernements des pays en développement ont eu plus de temps – et souvent un plus grand sentiment d’urgence – pour mettre en place des mesures préventives après que l’ampleur et la gravité de la crise mondiale ont été connues.

La nature relativement peu technique des mesures sanitaires utilisées jusqu’à présent pour limiter la propagation du virus, y compris les mesures de confinement à grande échelle, a peut-être créé des conditions plus équitables entre les pays développés et les pays en développement dans la gestion de COVID-19. Malgré cela, le déploiement inégal des premiers vaccins contre COVID-19 pourrait donner aux pays riches un avantage décisif dans les efforts de redressement de la crise, et laisser les pays pauvres lutter plus longtemps contre la pandémie.

Classement des pays

Ce tableau fournit une comparaison classée des performances moyennes dans le temps des pays dans la gestion de la pandémie COVID-19 dans les 36 semaines suivant leur centième cas confirmé du virus. Au total, 98 pays ont été évalués, sur la base de la disponibilité des données pour les six indicateurs utilisés pour construire cet indice.

Les résultats peuvent être triés par rang ou par ordre alphabétique.

Pour visualiser le classement complet, cliquez ICI

Source : Lowy Institute

Commentaire recommandé

Pievert // 01.02.2021 à 13h03

La conclusion remarquable, c’est que les petits pays souverains, responsables sont plus efficaces. C’est à peu près l’inverse de la doxa globaliste qu’on nous impose depuis 30 ans, où seul les très gros comptent. En outre, je constate qu’en mars 2020 l’Allemagne a bien géré en faisant confiance à ses landers. Mais en automne, à l’inverse elle a délégué à la commission européenne pour le vaccin et le résultat est désastreux. Je suppose que le covid n’est qu’un révélateur des dysfonctionnements des superstructures, éloignées des peuples et donc aussi des responsabilités.

94 réactions et commentaires

  • Ives // 01.02.2021 à 07h26

    Quand on voit les évolutions des courbes, les incertitudes de mesures, que l’épidémie n’est pas terminée, elle n’est pas un peu précoces l’étude? Même si les conclusions semblent quand même frappées du coin du bon sens.
    Je me demande d’ailleurs, si la grande différence entre ce qui réussissent et ce qui échouent n’est pas justement l’utilisation du bon sens plutôt que l’utilisation de chiffres non maitrisés.

      +18

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    • Berk // 01.02.2021 à 17h59

      Pour « le coin du bon sens », autant lire un peu la méthodologie. Les petits pays font mieux que les grands ? Vraiment ?

      « An average of the rankings across the six indicators was … » calculated.
      « Une moyenne des rangs obtenus pour les 6 indicateurs a été … » calculé.

      Regardons les indicateurs en questions: (1) Confirmed cases- cas confirmés, (2) Confirmed deaths – morts confirmés, (3) Confirmed cases per million people, (4) Confirmed deaths per million people, (5) Confirmed cases as a proportion of tests, (6)Tests per thousand people.

      (1) et (2) avantagent naturellement les petits pays car ils ne rapportent pas le score à la population totale: 1 pays de 2 habitants avec 1 seul malade et 1 seul mort obtient un très bon score sur ces 2 métriques. Aussi petit soit les coefficients de (1) et (2), ces deux indicateurs offrent un avantage aux petits pays. C’est très embarrassant quand le seul résultat positif de l’étude est … tadaaa … l’avantage dans la gestion pour les petits pays.

      On est à la frontière de la science … du mauvais côté. Et encore une fois, les économistes devrait s’abstenir de l’ouvrir en terme de science, de mathématiques … et aussi (souvent ?) en économie.

        +18

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      • Vercoquin // 02.02.2021 à 00h23

        Effectivement, les deux premiers indicateurs sont basés sur des valeurs absolues alors que les autres le sont sur des valeurs relatives. On ne peut pas mélanger des taux avec des quantités. Surtout si on veut faire des comparaisons entre des pays de tailles différentes.
        Le candidat doit refaire sa copie.
        Et peut-être en tirer d’autres conclusions, ou peut-être pas.

        Il me semble que notre Méprisant de la République a fait la même confusion le mardi 24 novembre 2020 en fixant l’objectif de 5000 nouvelles contaminations par jour. Objectif fixé pour le 15 décembre.
        Or, le 24 novembre, il y a eu « environ » 200 000 tests dont 13 700 positifs. (taux 6.8%)
        Puis, on a poussé les gens à se faire tester, en vue des fêtes de fin d’année.
        On en arrive donc à 700 000 tests le 23/12/2020 dont 16 600 positifs ( taux 2.4%).

        Il est désolant de constater
        – Incompétence de nos dirigeants
        – Jour après jour, l’objectif (stupide) des 5000 cas nouveaux alimente les débats et est répété par les experts, ministres, journalistes, économistes, médecins, et autres grands savants.
        – Aucun d’entre eux n’a l’intelligence de corriger. Personne ne connait le taux objectif.
        Je crois bien que tous sont adeptes du principe énoncé par Luc Ferry: « Les maths, ça ne sert à rien ».
        Ma conclusion, c’est qu’on est dirigés par des « lamentables ».

        V.

        PS, J’ai trouvé ça: https://www.facebook.com/herve.abjean/

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    • Hippocampe // 02.02.2021 à 09h19

      A propos de courbes, d’incertitudes et de mesures, à quand, sur les-crises, une lecture/étude critique documentée et chiffrée sur les résultats de l’étude du grand professeur Ioannidis de Stanford qui, au lieu de juger de la « nature » des pays et gouvernements, se contente, en scientifique, de comparer les « actions », et dont la conclusion limpide est que les actions de contrôle ne servent à rien?
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/eci.13484

        +6

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      • Incognitototo // 03.02.2021 à 16h00

        Des réponses à vos questions sur cette étude biaisée qui compare des choux et des navets : https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-le-confinement-est-il-inefficace-comme-l-affirme-une-etude-de-l-universite-de-stanford-02-02-2021-8422724.php

        Personnellement, ce qui m’interroge surtout ce sont les motivations de tous ces nouveaux gurus qui du haut de leur « autorité » racontent n’importe quoi, avec des arguments réfutables par n’importe quelle personne ayant gardé un minimum de logique (et de raison).

        Soit, ils savent qu’ils disent des bêtises et ce sont des criminels qui devraient être enfermés.

        Soit, ils sont persuadés que ce qu’ils disent est vrai, et dans ce cas nous sommes face à des cas qui devraient surtout intéresser les professionnels de la santé mentale.

        Et il ne faudrait pas oublier dans ce genre d’histoire la responsabilité des médias qui sans aucun recul critique donnent des tribunes à ces charlatans.

          +2

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    • pascal // 04.02.2021 à 12h03

      il n y a ni cuba ni Venezuela ni Haiti…car ils ont totalement reussi….grace aux medecins cubains….rodés par leur action contre Ebola…
      ni le Laos et cambodge zero morts….car ils ont beneficiés de la reponse rapide du Vietnam….rodés aux epidemies des 10 dernieres années

        +5

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      • pascal // 05.02.2021 à 03h15

        taiwan Corée Japon Thailande…. reponse rapide + tracage serieux contacts+ isolement obligatoire strict des contacts + isolement avec d excellentes condition de vie( repas+suivi medical+soins. ..) + surveillance pendant isolement + ….comme cuba Venezuela Haiti….Vietnam = reussite

          +1

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  • Kiwixar // 01.02.2021 à 08h56

    Les humains (y compris les Français) peuvent être disciplinés s’ils ont confiance dans leurs dirigeants et dans les informations qu’on leur fournit. Je suis persuadé qu’il y a une relation directe, dans tous les pays (y compris Chine) entre la confiance qu’a la population dans leurs dirigeants, et les résultats dans la lutte contre cette épidémie.

    Diminuer le nombre de lits d’hôpital en pleine épidémie, ainsi que les moyens médicaux (hors pognon pour BigPharma) montre que la clique macronarde est criminelle. S’en défier est légitime.

      +20

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    • bogdan // 01.02.2021 à 10h42

      (bis) ça n’est quand même pas E Macron qui a diminué les lits en 3 ans (même s’il n’a pas inversé la tendance) Car ce n’est pas un problème de lit mais un problème de personnel autour du lit. Et ça, ça commence avec R Bachelot.

      Les français n’ont jamais été disciplinés. il n’y a qu’à voir le respect des limitations de vitesse. C’est un comportement « latin ».

      L’état chinois qui vous empêche de prendre le train/avion parce que vous n’êtes pas en règle sur le plan de vos impôts, alors oui, cela amène le citoyen chinois à obéir. Mais certainement pas parce qu’il a confiance …

        +1

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      • VVR // 02.02.2021 à 16h22

        ça n’a pas commencé avec Bachelot: Avant et après elle, le personnel médical augmente tous les ans, sans interruption. Mais il aurait fallu, quelques années avant Bachelot, augmenter le numerus clausus pour pratiquement doubler le personnel médical en une décennie, car les besoin de la population augmentent eux très vite.

        Personne ne l’a fait: pas de nouveau budget pour la formation, nouvelles fac trop petites avant même la fin de la construction, et ordre des médecin qui freine au nom de la qualité. Et malgrés tout, ça augmente, mais lentement, trés lentement, si lentement que ça va a peine compenser les départs à la retraite, avec un « trou » prévisible dans les années qui viennent.

        Alors il a fallu improviser: hospitalisation a domicile pour les cas psychiatriques (ce qui est souvent un progrès), multiplication des interventions en ambulatoire (mais c’est aussi parce que les progrès de la chirurgie l’on rendu possible), et multiplication des EHPAD pour supprimer des lits de soin long (qui étaient devenu au fil du temps des lits de gériatrie qui petit a petit bouffaient tous les autres services, pour des cas ou la médecine ne pouvait de toute façon pas faire grand chose).

        Le paradoxe, c’est qu’on a surtout fermer des lits pour optimiser le travail des médecins et soigner plus de gens. Mais l’hyper optimisation résiste généralement très mal à l’imprévu.

          +1

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  • James Whitney // 01.02.2021 à 08h59

    Quelques interrogations. Le Royaume Unis, l’Italie et la France ont à peur près la même population. Dans la liste du LOWY INSTITUTE citèe l’Italie est 59e, le Royaume-Uni est 66e et la France 73e. Mais selon l’université Johns Hopkins (site https://coronavirus.jhu.edu/map.html) on trouve pour le nombre de décès le Royaume-Uni 106 K, l’Italie 88 K et la France 76 K respectivement. Et alors ?

    Et aussi, certains pays figurent sur la liste Hopkins mais pas sur la liste Lowy, entre autres le Cuba, le Venezuela. Donnés pas fiable ?

      +8

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    • red2 // 01.02.2021 à 11h59

      On pourrait la jouer à la Macron et faire remarquer que l’Italie comme le RU ont des densités de population beaucoup fortes que la France… Et que donc ce n’est pas de leur faute si ils font pire que nous! puis pas comparable d’abord ! Et puis Paris c’est dense aussi!
      https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-comparer-la-france-avec-la-nouvelle-zelande-n-a-aucun-sens-selon-emmanuel-macron-20210130
      Ok mais alors : Auckland ? et Sydney ? Et Séoul ? Et Tokyo ?… C’est pas dense ça comme endroit ? Bref tout ça c’est du blabla, les pays qui ont pris les choses aux sérieux, en prenant en compte leurs particularités s’en sortent c’est tout. Ceux qui font n’importe quoi, naviguent a vue s’en rien comprendre à rien avec des incompétents aux manettes ne s’en sortent pas…

        +4

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      • bogdan // 01.02.2021 à 12h34

        vous ne citez que des capitales d’îles.

        Donc vous démontrez (par l’absurde) que la situation est meilleure dans les îles que dans les pays continentaux.

          +1

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        • Galvan // 02.02.2021 à 01h07

          Et le Vietnam c’est une ile peut être ? Avec près de 96 millions d’habitants, et 331 000 km2 (comparés à 547 000 km3 pour la France et ses 67 millions d’habitants), c’est un super cas d’école qui démontre exactement l’inefficacité de nos gouvernants nationaux, englués dans une UE qui n’en fini pas de s’enfoncer dans le lobbying et la corruption au détriment des fonctionnement démocratiques.
          Pauvre France … vivement que l’on fasse comme les Anglais et que l’on « se tire de ce merdier » puis reconstruire des alliances basées sur le respect de la souveraineté nationale et des intérêts stratégiques nationaux partagés.
          Il est grand temps de dégager l’oligarchie de la gestion des affaires de l’état. La France n’est pas une entreprise du CAC 40.

          En complément, je suis certain que le manque de confiance envers le gouvernement Français est pour beaucoup dans les résultats peu glorieux. E. Macron a beau se penser légitime, ce qu’il est techniquement parlant en raison des règles électives actuelles, mais il n’a pas été élu par une majorité des inscrits. Le nombre des votes blancs, nuls et des abstentions a une signification qu’il faudrait commencer à prendre en compte : On ne peut pas donner confiance à un pays, quand une minorité de personnes (43% des inscrits au second tour de la présidentielle, face à M. Le Pen …) vous ont élu.
          Et je ne parle même pas du premier tour …

            +10

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          • pascal // 04.02.2021 à 12h12

            le vietnam etait rodé a la gestion des epidemies car le vietnam a subi des epidemies ces 15 dernieres années…
            Cuba et ses medecins…etaient au front Ebola…donc ils ont reussi chez eux et au Venezuela et Haiti ou ils sont allés….

              +2

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  • José Bobo // 01.02.2021 à 09h37

    Plus le temps passe et plus il s’avère que le facteur climatique est sans doute le plus important de tous. Comment se fait-il qu’une telle étude, qui se veut presque exhaustive, le néglige aussi complètement ?

      +6

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    • Aldred // 01.02.2021 à 10h26

      Il existe des études sur le sujet. Par contre je n’ai pas encore aperçu d’étude sur la corrélation entre le nombre de morts « par coronavirus » et la « solvabilité » des populations concernées.

        +6

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  • nanann // 01.02.2021 à 09h43

    On ne peut pas comparer la France et la Nouvelle-Zélande. C’ est une île donc les arrivants sont beaucoup mieux contrôlés. Par ailleurs, la densité de population n’ a rien à voir et les contacts sont beaucoup plus ténus, 5 millions d’ habitants pour un territoire qui fait la moitié de la France. Je ne veux pas dire pour ça que la France a bien géré la crise…

      +9

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    • red2 // 01.02.2021 à 12h02

      Des frontières,on peut les contrôler…Même si on n’est pas une ile! C’est ce que font la majorité des pays du monde. On faisait d’ailleurs ça très bien avant 1995!

        +11

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      • Logique // 01.02.2021 à 12h44

        Vous ne pouvez pas contrôler la frontière entre la France et la Suisse. Rien qu’à Genève 80’000 pendulaires viennent chaque jour y travailler et en repartent le soir. Ou alors il faut faire intervenir l’armée. Ce que la Suisse a fait un temps.

        A propos, que sont devenus les Français partis aux sports d’hiver pendant les vacances de Noël-Nouvel An? Ils étaient menacés de quarantaine à leur retour… Ça a fait pschiiiitttt…. bien entendu.

          +4

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        • red2 // 01.02.2021 à 14h51

          Et vous croyez que ça se passait comment avant Schengen ? Par ailleurs l’armée gère les frontières de la Nouvelle-Zélande depuis juin dernier.
          https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200617-nouvelle-zelande-coronavirus-controle-frontieres-armee-covid-19-cas-importes

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          • Tarkovsk // 03.02.2021 à 12h22

            Pour être Franco-Suisse je peux vous dire que avant 1995 c’était pas non plus un filtrage si imposant que ça…
            Et réussir à dire qu’il est aussi facile de contrôler les frontière d’un pays comme la France qui a 6 pays frontaliers plus des milliers de kilomètres de frontière terrestre avec la nouvelle zélande qui a juste à controler ses aéroport faut vraiment être de mauvaise foi…

            Enfin pour l’étude en question vouloir comparer l’islande et l’inde c’est à la limite du ridicule!

            Sans parler de la phrase qui parle du Tsunami aux USA alors qu’il y a autant de mort qu’en europe…

            D’ailleurs ça pourrait être intéressant d’avoir une review sur l’Inde OB 😉

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            • red2 // 04.02.2021 à 11h40

              On a quelques villes à cheval sur la frontière (Bâle et Genève pour le frontière franco suisse) qui sont des points particuliers à gérer à part. Prendre ces exemples non representatifs pour dire que l’on ne peut pas fermer nos frontières, elle est là la mauvaise foi! Pour le reste 200 douaniers suffiraient probablement à fermer la frontière Franco-Espagnole qui fait 623 km…

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  • vdvthom // 01.02.2021 à 09h44

    bonjour à tous, je trouve les conclusions un peu précipitées étant donnée que nous ne sommes pas encore sortie de cette triste période. A ce jour la France regarde la troisième vague un peu de haut en l’esquivant tant bien que mal, alors que nous sommes peut être comme en février 2020 ou l’Italie se prenait la première vague de plein fouet et que nous la regardions en pensant y échapper. Il y a quand même de grande (mal)chance que d’ici mars prochain la 3em vague se fracasse sur ce beau rocher France.

    Ensuite, juger la réussite d’un pays face au virus via le seul prisme du nombre de décès, contaminations , tests et personnes confinées me semble un peu restrictif. En effet, combien de décès par retard de diagnostics, par dépression auront nous ? les violence conjugales et à l’enfance en augmentation, le nombre de faillites et de chômeurs, la scolarité de nos enfants impactée, le recul de nos libertés ….

    Je pense qu’il ne faut pas voir la réussite d’un pays que par rapport à sa prise en charge sanitaire, mais bien d’un point de vue plus global..

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    • Le Minotaure // 01.02.2021 à 22h44

      Globalement les pays qui réussissent la gestion sanitaire réussissent également mieux sur le plan économique et social. Les mesures rigoureuses pour tuer dans l’oeuf la circulation du virus cobduisent au final à moins de contrainte pour la populatuon. Ce qui contre-intuitif mais logique. La Corée du Sud ou le Vietnam ferment tout pour une ou deux semaines dès que quelques dizaines de cas sont détectés. Ça leur évitent des dizaines de milliers de morts et ma plupart du temps les bars et les écoles restent ouverts.

      Nos gouvernements accumulent au contraire les demi-mesures (couvre-feux, fermetures des bars et restaurants,des théâtres, des universités, confinements bancal actés au dernier moment) qui s’installent dans le temps et se révèlent au final dix fois pires que des mesures plus strictes appliquées précocement.

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  • yack2 // 01.02.2021 à 10h01

    Bon tu vires de l’enquête, Chine,Cuba,Venezuela,Nicaragua….Pour conclure que les régimes autoritaires( à leurs yeux) n’ont pas fait mieux….et que les petits pays s’en sorte mieux…en virant la Chine…

    Que du sérieux!!! Il n’en reste pas moins que la France est dans les choux

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  • BayBee // 01.02.2021 à 11h43

    Est ce que lfait d’être un état insulaire favorise la lutte contre le covid ? on peut penser que oui, mais qu’en est-il en définitive de façon chiffrée ?

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    • Patrick // 01.02.2021 à 12h53

      l’état insulaire implique non seulement isolement facile mais en général des conditions climatiques un peu particulière.
      Il faudrait aussi s’intéresser à l’état de santé général , je ne suis pas sur qu’il y ait un fort taux d’obésité au Japon, contrairement aux USA ou à certains états d’Amérique du Sud.

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  • Maxime // 01.02.2021 à 12h06

    Pendant que les médias s’écharpent sur la question (sans intérêt) du c’est quiqui a mieux géré la crise, pas un mot sur l’élevage intensif des visons et autres, qui apparaît pourtant de plus en plus comme étant la véritable cause du problème!

    J’espère qu’on aura bientôt une suite sur ce thème sur ce blog!

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  • Gilles // 01.02.2021 à 12h31

    Je ne comprends pas à quoi peut bien servir ce genre d’étude », et encore moins pourquoi elle est publiée sur ce site : C’est complètement biaisé et ne présente, à mes yeux, aucune valeur.
    1- comment peut-on, dans une même liste, comparer la Nelle Zélande , pays insulaire de 5M hab., avec le Vietnam, pays continental de 95 M d’hab. ? ou avec Chypre, 1,2 M d’hab. ou L’Islande, 0,35 M d’hab. ?

    2- Peut-on comparer des pays aussi différents s’agissant de leurs climats respectifs?

    3- Placer l’inde en 86° position alors qu’elle affiche une mortalité de 114 décès /million d’hab. et placer la France 73° avec 1130 décès/million d’hab ??? 10 fois plus de décès ?

    4- Un biais idéologique ? la liste ne parle pas de Cuba (18.87/1M) ou du Venezuela (41.18/1M) ? La Chine est absente pour « manque de données » ?

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    • Incognitototo // 01.02.2021 à 20h34

      Quels réels biais ? En réalité, sauf pour quelques rares cas contextuels d’isolement et/ou de spécificité climatique (comme le Groenland et quelques rares autres pays) aucun particularisme – qu’il soit politique, culturel, géographique, démographique, et cetera – ne peut expliquer à lui seul que des pays réussissent mieux que la France dans leur maîtrise de l’épidémie.

      En fait, le seul point commun de tous les pays qui ont rendu leur vie à leur population, c’est d’avoir appliqué, à quelques détails près, exactement les mêmes stratégies de lutte :
      – tests massifs de la population (pour isoler les malades),
      – traçage drastique et efficient, en amont et en aval, des contaminés
      – après un seul confinement généralisé, isolement des malades et au coup par coup de quartiers
      – filtre des arrivants dans le pays avec test obligatoire et/ou quatorzaine,
      – unités de soins Covid spécialisées et isolées physiquement du reste des hôpitaux pour les soins aux malades avec des mesures drastiques de désinfection de tout ce qui rentre ou sort de ces lieux,
      – discipline de la population pour les gestes barrières et le port du masque,
      – et cetera, et cetera.
      Tout ça, faut-il le préciser, en anticipant les problèmes, avec une réactivité fulgurante, un niveau d’alerte très bas (la Nouvelle-Zélande a reconfiné Auckland avec seulement 59 cas), et des dispositifs mis en place qui ne font pas les choses à moitié (par exemple, 80 % des Français sont dans l’incapacité d’utiliser le dispositif « TousAntiCovid » du fait de la technologie choisie), et surtout sans mentir à leur population.

      Aussi, très clairement, si les vaccins qui arrivent nous sortent de cette crise dans quelques mois, à l’évidence, ça ne sera pas grâce aux actions de ce gouvernement et/ou de nos élus locaux qui sont vraiment en dessous de tout.

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      • VVR // 03.02.2021 à 13h17

        Exemples de biais:
        – ils mélangent des chiffre absolus et des chiffres relatifs dans le même indicateur, ce qui n’a absolument aucun sens et favorise naturellement les petits pays (moins de monde, moins de cas, moins de morts).
        – ils mélangent des pays en pleine transition démographique à des pays en crise de natalité avancés sans la moindre pondération. Et vous admettrez qu’il n’y a aucun mystère à ce que la mortalité soit basse quand 85% de la population à moins de 55 ans.
        – Pour analyser, ils constituent des groupes arbitraires, et tirent des conclusions à partir des moyennes alors qu’au sein de chaque groupe il n’y pas même la trace d’une homogénité.

        On pourrait presque penser qu’ils sont partis de la conclusion, et ont bricolé le reste autour (ce qui venant du Lowry institute ne serait même pas étonnant).

          +3

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        • Incognitototo // 04.02.2021 à 15h29

          Oui, bien sûr, mais ce que je voulais pointer, c’est que peu importe les biais de cette étude. En réalité, les pays qui ont réussi à maîtriser l’épidémie ont tous appliqué les mêmes solutions (à quelques détails près) et en conséquence, les particularismes que nous pourrions relever pour certains n’entrent absolument pas en ligne de compte pour expliquer leur réussite. Ce sont les moyens qu’ils ont utilisés qui sont déterminants, pas le fait qu’on puisse chipoter sur la non-équivalence de leurs régimes politiques, de leur démographie, de leur situation géographique, de leur culture, et cetera…
          Alors cette étude a beau être largement imparfaite, elle apporte cependant des éléments pour comprendre notamment comment la France est en dessous de tout.
          D’ailleurs les chiffres relatifs (ramenés proportionnellement à la taille de la population) aggravent les constats pour la France, voir mon commentaire plus bas.

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      • pascal // 04.02.2021 à 12h24

        oui c est la rapidité de la reponse dés les premiers cas…et le serieux dans l application des mesures que vous avez enumérés….qui ont fait la difference….. le vietnam Corée Thailande Taiwan…avait deja subi ces 15 dernieres années des epidemies….et les medecins cubains ont gerés Ebola d’ ou leur succés a Cuba Venezuela Haiti…..facteur historique…..de savoir faire contre les epidemies

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        • Incognitototo // 04.02.2021 à 15h53

          Vous savez à la suite du début d’épidémie de SRAS en 2002-2003 et des alertes successives relatives aux grippes aviaires, 3 rapports, commandés par les autorités sanitaires, ont été produits pour faire le bilan de ces crises, et mettre en place un plan qui permettrait de faire face à de nouvelles crises.

          J’ai lu ces rapports ; tout y est dit ; tout est prévu : quoi faire, comment, avec quels moyens, et cetera ; et nous aurions pu faire aussi bien que tous les pays que vous citez qui ont réussi, si nous les avions simplement appliqués.

          Mais non ; c’est ça un des mals français, ces rapports ont été enterrés, personne n’a suivi leurs prescriptions et notre gouvernement a agi (et continue d’agir) en dilettante, en improvisant, en faisant n’importe quoi…

          C’est ça qui me met le plus en colère, nous n’apprenons jamais rien et nous sommes même trop cons pour copier ce qui a réussi ailleurs.

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  • Pievert // 01.02.2021 à 13h03

    La conclusion remarquable, c’est que les petits pays souverains, responsables sont plus efficaces. C’est à peu près l’inverse de la doxa globaliste qu’on nous impose depuis 30 ans, où seul les très gros comptent. En outre, je constate qu’en mars 2020 l’Allemagne a bien géré en faisant confiance à ses landers. Mais en automne, à l’inverse elle a délégué à la commission européenne pour le vaccin et le résultat est désastreux. Je suppose que le covid n’est qu’un révélateur des dysfonctionnements des superstructures, éloignées des peuples et donc aussi des responsabilités.

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    • Alfred // 01.02.2021 à 15h20

      C’est un secret bien gardé mais vous serez toujours plus libre dans un petit pays dont le pouvoir n’est pas trop éloigné de vous que dans un empire… à condition que ce petit pays survive à l’empire. Ce qui est une grosse condition.

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    • Dominique65 // 01.02.2021 à 15h45

      Il est temps qu’on s’aperçoive que la santé est du domaine régalien.

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    • Berk // 02.02.2021 à 09h29

      Hélas, votre conclusion, aussi plaisante soit-elle à mes oreilles, repose sur des prémisses défectueux: l’étude est viciée, voir mon commentaire en haut …

      Je rajouterai qu’un modèle linéaire pour la qualité de gestion en fonction de l’incidence et du nombre de tests effectués à quelque chose de comique. Je le placerai peut-être lors d’une conf.

      Je suggère aux apprentis chercheurs qui ont pondus l’étude de faire tourner un réseau de neurones pour obtenir exactement l’ordre souhaité entre pays … Après tout, ces spécialistes en géo-économie du sud-est asiatique ne devraient pas s’arrêter en si bon chemin … Très belle figures …

        +2

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  • Incognitototo // 01.02.2021 à 16h39

    La France 73e sur 100 pays ???

    Mais, prenons plutôt la totalité des états reconnus par l’ONU = 197
    Pour le nombre de morts cumulé pour 100 000 habitants (du plus faible au plus important), la France est à la 174e place ! Elle serait avant-dernière (neuvième) si on regroupait les pays par décile, des meilleurs aux plus mauvais.
    Pour le nombre de malades cumulé pour 100 000 habitants (du plus faible au plus important), la France est à la 169e place ! Idem que précédemment en classant par décile.

    Bref, la France est dans le septième décile sur 100 pays, mais dans le neuvième décile sur 197…

    La réalité, c’est que ce gouvernement n’est même pas capable de copier correctement ce qui s’est fait (et continue à se faire) dans les pays qui ont rendu leur vie à leur population et qui maîtrisent l’épidémie.
    Tout est fait en dépit du bon sens, sans rien faire correctement et à fond, sans rien anticiper, en prenant des mesures totalement incohérentes… au point qu’on est en droit de se demander si ne rien faire du tout aurait vraiment fait beaucoup plus de dégâts (on se situe entre la Suède et la Suisse pour le nombre de morts, 2 pays qui n’ont pas fait grand-chose, du moins au début)…

    Pauvre France, qui se croit encore 6e puissance mondiale, qui blablate, mais ne sait plus agir.

      +13

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    • Le Minotaure // 01.02.2021 à 22h55

      Même si je suis globalement d’accord avec vous, l’énorme biais de ce classement est le décompte des malades.

      France 65 000morts covid en 2020, mais surmortalité de « seulement » 50-55k.

      Pologne 29 000 décès Covid en 2020, mais surmortalité colossale de 80 000.

      La Russie 57 000 décès en 2020 mais 180 000 de surmortalité.

      Et les chiffres partiels qu’on a au Brésil, en Argentine ou en Inde (entre autres) laissent penser à des écarts encore plus importants.

        +4

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      • Incognitototo // 01.02.2021 à 23h47

        Vous avez raison : il est évident que les moyens pour dénombrer les cas de Covid et les morts ne sont pas rigoureux dans tous les pays (y compris en France d’ailleurs), et même parfois totalement pipeautés à des fins de propagande politique.

        Cependant, si on reclassait tous les pays pour lesquels on peut démontrer qu’ils n’ont pas tout comptabilisé, ça ne changerait pas grand-chose au classement final. Même en gagnant 10 places, pour le nombre de morts par 100 000 habitants, la France serait toujours dans l’avant-dernier décile. Il faudrait démontrer qu’au moins 20 pays ont pipeauté leurs chiffres (volontairement ou involontairement) pour la faire progresser d’un seul décile… C’est possible, mais il n’en resterait pas moins que ses résultats resteraient vraiment minables, même pas à la hauteur de certains pays du tiers monde.

          +2

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  • Ali // 01.02.2021 à 19h35

    alors ?

    pas un mot sur le Japon , ou j’ai loupé ?

    que penser de ces sites qui sont invisibilisés ou inaccessible ! depuis vindows, exemple le site européen recensant les effets secondaires ?

    la france est à la rue tout simplement paarcequ’on n’investit plus dans le soin depuis des années

      +3

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  • dubreuil // 01.02.2021 à 20h06

    Vu la qualité des travaux statistiques de Olivier Berruyer, je suis un peu déçu que l’étude soit relayée telle qu’elle sans commentaire ni mise en garde. Pour ma part un simple rcoup d’oeil à la méthodologie me fait dire que le choix d’utiliser des totaux de cas et morts, et pas uniquement des totaux par millions pénalise les grands pays. Typiquement l’Inde sort avec une mauvaise évaluation, alors que c’est le pays qui est le plus impressionnant par sa capacité à avoir maîtrisé a partir de septembre une épidémie très largement déclarée.

    Tout est dès lors faussé, notamment les comparaisons grands et petits pays.

      +5

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    • Berk // 02.02.2021 à 10h04

      Tout à fait. C’est décevant. Voir mon commentaire plus haut. A noter que le modèle est sans doute ajusté pour coller à un ordre pré-établi … Les auteurs interviennent fréquemment en géo-économie du sud-est asiatique. Bref … Une publication nulle qui ne fait pas honneur à Les Crises.

        +4

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  • Ernesto // 02.02.2021 à 00h44

    C’est un peu facile d’accuser la bureaucratie et la technostructure en roue libre d’être responsables de tous les maux qui accablent notre système de santé. Mais c’est dédouaner trop facilement la responsabilité des politiques aux affaires qui eux, fixent les grandes orientations stratégiques (toujours moins de dépense publique), auxquelles doivent obéir les administratifs. Les directeurs d’hôpitaux, ceux des ARS ne sont pas des soignants mais de purs gestionnaires, yeux rivés sur les statistiques, chargés avant tout de réduire les coûts : moins de lits, moins de médecins, moins d’infirmières, moins de masques, moins de respirateurs, moins de médicaments, moins de vaccins, et de rentabiliser au maximum l’offre de soins avec par exemple les tarifs à l’activité.

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    • Patrick // 02.02.2021 à 10h20

      « . Les directeurs d’hôpitaux, ceux des ARS ne sont pas des soignants mais de purs gestionnaires » ben oui !! la bureaucraties et la technostructure mises en place par nos énarques et la clique de tous nos hauts fonctionnaires.
      Bilan : Toujours plus de pognon injecté dans tous ce système et toujours moins de pognon qui arrive sur le terrain.
      Le service public ça signifie le public au service de cet caste.

        +2

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      • RV // 04.02.2021 à 12h17

        Non, toujours moins de pognon injecté pour que justement on puisse condamner les services public au motif d’un dysfonctionnement tel est bien la stratégie de ces gestionnaires qui ne sortent pas de nulle part mais de décisions politiques.

          +2

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  • Ernesto // 02.02.2021 à 01h30

    « Ce n’est ni moral ni immoral, le fournisseur vend à celui qui paie, c’est tout ! ». Implacable logique de l’économie marchande (la santé doit-elle être une marchandise comme les autres?) et du fric avant tout. Sauf que là on parle de virus qui tue, de pandémie qui touche les populations de la planète entière, les riches comme les pauvres. Course à l’échalote pour sortir le vaccin en premier, rafler l’essentiel des commandes, servir les plus riches d’abord, les plus pauvres s’il en reste et peuvent payer ! Et s’asseoir enfin sur un gigantesque tas d’or qui enfle démesurément.

    Big pharma était déjà gavé de thunes (aides publiques, CICE, CIR), mais Sanofi , fleuron national, n’est pas prêt à sortir son vaccin, il verse 4 Mds d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2020 , en même temps il se débarrasse de 400 emplois, pour l’essentiel des chercheurs, les labos de recherche passent de 11 à 3.

    Il faut en finir avec cette gabegie, les vaccins qui peuvent sauver des millions de vie, doivent devenir un bien public mondial accessible à tous, il faut restreindre voire interdire le brevetage et les droits de propriété intellectuelle les concernant.

    Le Conseil de l’Europe vient d’adopter une résolution en ce sens : il est urgent de passer des paroles aux actes !

      +5

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    • Patrick // 02.02.2021 à 10h18

      « un bien public mondial accessible à tous »
      et on vivra dans les arbres et sera copains avec les oiseaux. 🙂

      c’est gentil d’affirmer ça , et on fait comment ? on passe une moi ou un décret en France pour l ‘imposer aux Chinois, aux Indiens et aux Américains .
      A noter quand même que les Russes avaient proposé de partager leur vaccin avec le reste du monde , il semblerait que cette idée ait été rejetée par le « monde libre ».

      Le monde est ce qu’il est , et on ne va pas le changer comme ça , alors on fait avec.

      Le CICE et le CIR ne sont pas des cadeaux , juste un moyen d’atténuer les effets d’une trop forte pression sur les entreprises si on ne veut pas les couler définitivement.
      Il n’y a plus de raison valable de laisser une usine ou un centre de recherche en France , c’est la-dessus qu’il faudrait commencer à travailler.

        +0

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  • Exeuds // 02.02.2021 à 09h44

    Quid de la dernière publication par Ioannidis de Stanford? Encore un article biaisé de par son interprétation (Et non il n’y a pas eu UNE épidémie et des rebonds mais des épidémies, c’est l’avantage du vivants ça s’adapte et ça perdure..) et pour le coup, la mobilisation des soignants doublés d’une prise en charge précoce, a été, je pense, la meilleur des stratégies. Si on rajoute a cela des médecins qui ont sut se mobilise sur une médecine de guerre donc empirique, on comprend mieux aussi l’évolution de certaines zones. Ce serait peut être intéressant de croiser ce genre de données avec les moyens a dispositions selon ces memes zones.

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    • Le Minotaure // 02.02.2021 à 14h21

      L’étude de Stanford prend la Corée du Sud d’une part, la Suède d’autre part pour les comparer à des pays qui ont confiné.

      C’est déjà assez étrange parce qu’on peut difficilement mettre la Corée du Sud et la Suède dans la même catégorie. Le premier pays a l’une des politiques sanitaires les plus strictes et proactives du monde, tandis que l’autre est connu pour sa stratégie d’immunité collective. L’un a très peu de morts, l’autre a un des pires taux de mortalité de la planète.

      Il est évident que la Corée du Sud réussit mieux que les pays qui ont confiné puisqu’elle a depuis le départ pris la pandémie au sérieux et mis en place une politique de contact tracking. Aucune nécessité de confinement généralisé quand on se donne les moyens de ne pas laisser le virus circuler, quand on ferme par exemple toutes les écoles de Séoul dès que quelques dizaines de cas sont détectés dans la capitale.

      La Suède d’autre part a des résultats comparables à ceux de la France et de l’Espagne C’est déjà calamiteux pour ces deux derniers pays, ça l’est encore plus pour la Suède qui a des conditions de départ bien plus favorables (densité de population, mode de vie, écart relatif des mouvements de population mondiaux). Évidemment l’étude de Stanford ne compare pas la Suède à ses voisins nordiques, qui ont appliqué des mesures beaucoup plus strictes et ont eu 5 à 10 fois moins de morts pour un bilan économique comparable et même meilleur.

        +4

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  • Ernesto // 02.02.2021 à 19h22

    Le service public ça signifie être au service du public et non pas au service d’une caste. Celle que vous dénoncez, qu’elle soit constituée d’énarques ou de hauts fonctionnaires, ne fait qu’exécuter ce que lui ordonnent de faire les politiques au pouvoir. Or, ces derniers, sont tous des libéraux pur sucre, qui sabotent volontairement la sphère publique pour ouvrir un boulevard au privé. Voilà la réalité que vous essayez d’occulter. Le « deep state » n’est qu’une invention cousue de fil blanc pour tenter de dédouaner les responsables de politiques criminelles au service exclusif des intérêts privés.

      +4

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  • Ernesto // 02.02.2021 à 19h43

    « Il n’y a plus de raison valable de laisser une usine ou un centre de recherche en France, c’est la-dessus qu’il faudrait commencer à travailler ». C’est ça, oui ! Et la France finira de devenir un parc à schtroumpf où les visiteurs regarderont derrière des grilles des millions de chômeurs retournés à l’âge de pierre. A qui les capitalistes partis s’exiler pour faire encore plus de fric vendront-ils leur camelote marchande ?

    Votre aveuglement idéologique, votre haine de tout ce qui est public, vous conduisent à énoncer des énormités dont vous ne semblez même pas avoir conscience ! Votre conception du monde et de l’économie est proprement effrayante.

      +4

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