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15.janvier.202115.1.2021 // Les Crises

Après le bannissement de Trump, « make social networks great again »

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La Chute – par Laurent Chemla

Source : Blog Mediapart

Même si l’exemple de Trump est sans doute le pire possible quand il s’agit de s’interroger sur la toute-puissance des réseaux sociaux face à la liberté d’expression, son éviction de pratiquement toutes les plateformes nous donne l’occasion d’élargir le débat bien au delà de sa très triste personne, et j’essaie dans ce qui suit d’en profiter pour proposer quelques pistes de réflexion.

Le « TrumpBan » – la fermeture des comptes de Donald Trump sur la plupart des réseaux sociaux connus du grand public – a fait beaucoup parler en bien comme en mal ces derniers jours. On a même pu voir les mêmes qui réclamaient encore il y a peu la censure sans juge de la haine en ligne par les plateformes telles que Twitter (la très peu fameuse « Loi Avia ») s’inquiéter que Twitter puisse décider sans juge de censurer l’un des plus grands semeurs de haine de ces décennies. Sans doute ne s’attendaient-ils pas à ce que leur souhait s’applique aux puissants.

Passons.

Le débat sur la protection de la liberté d’expression n’est pas neuf, évidemment. L’arrivée d’Internet a rendu possible l’accès à ce droit fondamental à tout un chacun, et nos lois – pensées en un temps où seuls quelques-uns (journalistes, politiques, hommes et femmes « publics ») avaient accès à ce qu’on nommait encore des « mass medias » – n’ont jamais été prévues pour garantir ce droit, ni pour limiter ses dérives dès lors qu’il est ouvert à tous. Quelques ajouts modernes ont tenté d’y remédier (LCEN en France, par exemple) mais force est de constater que les dérives sont toujours très présentes, et sans doute trop rarement punies.

Soyons clairs : le cas de Trump ne peut pas – en aucun cas – servir de base de reflexion à ce débat. Sa situation de président et la gravité de sa dérive fasciste, sont bien trop extrêmes pour servir de modèle, l’exception ne pouvant ici comme ailleurs confirmer une règle qui d’ailleurs reste à définir.

Mais le débat lui-même reste important, et utiliser cette occasion pour le faire sortir du cercle trop restreint de ceux qu’on appelle les « défenseurs des libertés » – qui le porte depuis plus de 20 ans – est justifié. Et même si le présent texte n’a en aucune façon la prétention d’y apporter une solution, j’espère pouvoir éviter quelques pièges et fournir quelques pistes à ceux qui voudront bien s’en emparer.

Noir ou blanc

D’emblée on a pu voir deux réactions, a priori opposées, au bannissement de Trump : certains s’en félicitent – souvent en se reposant sur les CGU des services – et disent qu’une entreprise privée a tout à fait le droit de refuser tel ou tel utilisateur, tandis que d’autres s’inquiètent de voir des entreprises privées décider seules de qui a droit ou non à la parole.

Je vais donner mon opinion avant de poursuivre : les appels publics à la haine et à la violence doivent être non seulement bannis – quelle que soit l’idée qu’on se fait d’un système civilisé de modération (donc de censure) de l’espace public d’expression – mais leurs auteurs devraient aussi être poursuivis, et punis, à la hauteur de leur notoriété. Une société civilisée doit non seulement condamner le fascisme, mais aussi – peut-être surtout – mettre au ban (et donc « bannir ») ceux qui s’expriment dans ce sens, et affirmer que leurs opinions sont nocives au bien commun. Trump et ses semblables ne doivent pas avoir le droit à la parole publique parce que leur parole tue. Point. Fallait-il bannir Trump et ses sbires ? Oui (et depuis très longtemps, mais n’oublions pas qu’ils attirent un public très large et que les GAFAM avaient tout intérêt à conserver l’attention de ce public pour vendre de la publicité ciblée).

Mais peut-on dire que Twitter, Facebook et les autres plateformes peuvent en décider /parce que/ ce sont des sociétés privées et qu’elles sont « maîtres chez elles », non.

Toute la problématique de la « modération » des contenus en ligne repose sur le fait que l’intermédiaire entre moi et le public ne peut pas (comme c’était le cas avant Internet parce que l’intermédiaire décidait lui-même – pour simplifier – qui avait le droit à la parole publique) être tenu pour responsable de ce que je dis, parce que j’ai le droit à la liberté d’expression et que c’est ma responsabilité que j’engage en usant de ce droit. Si un tiers en devient en partie responsable, alors je ne suis plus libre de m’exprimer, et il va devoir me censurer pour s’assurer de ne rien risquer.

La troisième voie

L’équilibre qui fut trouvé au début de l’Internet grand-public reposait donc sur la seule obligation pour les intermédiaires de censurer les contenus illégaux dont ils étaient informés, mais pas ceux dont il ne peut rien savoir au préalable. Ce type de législation existe dans la plupart des pays dits démocratiques.

Mais.

Mais, depuis, le modèle économique du Web (publicité contre gratuité) a mécaniquement conduit à l’hyperconcentration des outils de communication publique en ligne et créé un oligopole de ceux que j’appelle des « fournisseurs de liberté d’expression ». On peut le regretter (c’est mon cas et j’aime à penser que je fais ma part dans le combat contre cet état de fait) mais en attendant les effets possibles des législations qui voient le jour un peu partout pour réduire la puissance des GAFAM (on est jamais à l’abri d’une bonne surprise) il faut faire avec. Et faire avec, c’est constater qu’aujourd’hui il n’existe aucun moyen pour l’utilisateur lambda de s’adresser à un large public que d’en passer par ces services concentrateurs. Ils sont devenus des outils systémiques, et à ce titre ils se sont fermé le droit d’agir comme bon leur semble sur les contenus qu’ils diffusent. Parce qu’ils se sont de facto transformés en passage obligé pour l’exercice d’un droit fondamental, la censure des contenus qu’ils diffusent ne peut plus relever du simple droit contractuel.

Les plateformes systémiques fournissant l’accès à la liberté d’expression pour le plus grand nombre ne sont plus de simples hébergeurs. Ils ont davantage de responsabilités, et donc davantage de devoirs. Et à ceux qui répondront qu’on a toujours la possibilité d’aller s’exprimer ailleurs si on est pas content, je répondrai que des acteurs systémiques ont toujours la possibilité d’autoriser davantage de concurrence s’ils n’aiment pas être en situation de monopole.

Et donc, même si le cas de Trump est forcément exceptionnel, il est bon de s’interroger sur le fait que des entreprises privées en situation d’oligopole puissent décider sans aucun contre-pouvoir de qui a le droit ou non de s’exprimer, et – en laissant l’exception Trump de côté – se demander comment et pourquoi tant de comptes d’utilisateurs qui n’avaient aucun discours illégal ont été fermés sans explication et sans aucun recours (et on en connait tous) par la « magie » des algorithmes ou de la pression de leurs opposants (cas des signalement de meute par exemple).

De cette notion d’intermédiaire systémiques, les politiques de divers pays ont tiré l’idée d’une « troisième voie » entre l’hébergeur et l’éditeur qui créerait davantage d’obligation. Mais hélas à ce stade ils ont plutôt eu tendance à imaginer cette troisième voie comme une espèce de justice privée réservée aux GAFAMs.

Proposition

Il y a plus de 20 ans, j’avais plutôt proposé qu’en plus du statut de l’hébergeur, on crée un statut de « fournisseur de liberté d’expression » (que les plus hautes cours européennes ont acté depuis longtemps d’ailleurs) pour les plateformes qui fournissent au grand-public les moyens de s’exprimer. Dans mon idée, un tel statut impliquait une totale immunité pénale quant aux contenus hébergés en échange du respect – total lui aussi – de la liberté d’expression, chaque contenu censuré ou masqué (même pour « non respect des CGU ») devant faire l’objet d’une déclaration à un parquet spécialisé (encore une fois) chargé de dire le droit (donc soit d’obliger la plateforme à remettre en ligne les contenus sous peine d’amende, soit de poursuivre l’auteur d’un délit ainsi masqué).

C’est une piste.

Ça inverse la logique de la censure (l’intermédiaire ne devient responsable que s’il censure plutôt qu’irresponsable à condition qu’il censure). Et ça remet le droit là où il doit être au lieu de le déléguer à des entreprises privées. Un tel statut pourrait, pourquoi pas, être volontaire : seules les plateformes souhaitant s’exempter de toute responsabilité sur les contenus s’y soumettant, en acceptant par exemple un ensemble de règles à respecter. Dans les modalités d’échanges avec la puissance publique et la justice des pays proposant ce choix, dans le contenu de leurs CGU, dans le respect des décisions judiciaires…

Bien sûr ça ne résoudrait pas tout. Encore une fois la solution, si elle existe, n’est pas dans ce texte. Mais je trouve un peu triste que cette piste n’ait jamais été sérieusement étudiée. Sans doute n’est-elle pas la bonne ? Je ne sais pas, mais elle prouve en tout cas que d’autres voies sont possibles entre une liberté d’expression totale sans limite et sans responsabilité et une censure imposée par la responsabilisation des intermédiaires systémique.

Dans mon début de commencement de vision, on aurait donc :

– des intermédiaires dits « systémiques » (ie nécessaire pour atteindre une audience substantielle), qui n’ont pas à censurer, règlent la haine en ligne par les actes légaux suite aux saisines automatiques de ce qu’il coupent en fonction de leurs CGU, qui ont vocation à s’aligner au fil du temps sur les jurisprudences locales.

– des intermédiaires non-systémiques (Fediverse, hébergeurs, plateformes dont l’audience est restreinte…) qui n’ont à censurer, selon l’usage bien établi, que les « contenus à l’évidence illégaux » qui leur sont signalés selon une procédure imposée.

– des intermédiaires de débat en ligne (espaces de commentaires journaux, forums etc. ouverts au moins en lecture à tout public), dont la liberté de choix éditorial est admis (chacun pouvant choisir d’y débattre en connaissance de cause) qui identifient leurs utilisateurs.

– et des intermédiaires privés (fermés en lecture ouverts sur inscription après acceptation d’une charte éditoriale) qui ne relèvent pas du droit de la communication publique mais plutôt du droit de la correspondance privée.

Fonctionnement des saisines automatiques

Dans ma logique d’un fonctionnement respectueux des droits fondamentaux (dont le droit à un procès équitable fait partie) pour les plateformes systémiques, j’imagine donc un système de saisines automatiques – pourquoi pas d’un parquet spécialisé tel que celui défini par la désastreuse « loi Avia » et dont c’est à peu près tout ce qui reste. On aurait donc une procédure comme celle-ci :

– la procédure peut s’engager après un signalement de la communauté, à condition – sauf pour les contenus à l’évidence illégaux qui passent directement à l’étape suivante – que l’utilisateur en cause soit informé du signalement et puisse choisir soit de l’effacer de lui-même soit de l’assumer. Dans ce cas l’intermédiaire peut soit laisser le contenu en place en signalant peut-être qu’il est litigieux, en attendant une décision judiciaire, soit le censurer et passer à l’étape suivante.

– toute censure donne lieu à une déclaration auprès d’un parquet spécialisé qui ouvre une procédure en ligne permettant le débat contradictoire : pendant une période de temps limitée l’auteur des contenus censurés peut soit accepter la censure (ne rien faire) – ce qui ne le met pas à l’abri des poursuites légales – soit la contester, ce qui doit donner lieu à une décision rapide par l’autorité judiciaire soit de remise en ligne par l’intermédiaire soit de poursuites. L’intermédiaire, en échange de son implication volontaire dans ce système, n’est pas poursuivi pour atteinte à la liberté d’expression s’il s’est « trompé » en censurant, mais il s’engage à respecter la « jurisprudence » ainsi créée dans ses décisions ultérieures.

Il faudrait affiner bien sûr, prévoir des recours dans le cas de saisines abusives contre un utilisateur par exemple, et encore une fois je ne prétends pas fournir de solution « clé en mains » pour une question de société aussi complexe et qui de toute évidence nécessite un débat démocratique poussé

La moins pire des solutions

Dans ce débat nécessaire, et de plus en plus urgent, j’aimerais comme tout le monde trouver de quoi parvenir au meilleur des mondes possibles dans lequel chacun aurait la possibilité de s’exprimer librement, sans intermédiaire, et sans que tel ou tel soit privilégié dans son accès à l’audience. Et c’est sans doute un choix que nous aurions pu faire il y a 20 ans si nous nous en étions donné les moyens tant en terme de formation du public que d’innovations techniques si les pouvoirs en place avaient pris en temps et en heure la mesure de cette révolution sociale qu’était l’accès à la parole publique pour tous.

Mais ce n’est pas arrivé et nous en sommes plutôt arrivés au pire des mondes numériques possibles, celui des GAFAM et de la surveillance généralisée de la population. C’est dans ce cadre donc que j’interviens ici, pour proposer un peu à contre-coeur ce qui me semble être une solution moins pire que d’autres (la meilleure solution étant à mon sens d’interdire toute publicité en ligne, ou a minima toute publicité ciblée, de manière à limiter l’intérêt du traçage permanent d’une part et celui de la maximisation de l’attention du public de l’autre. Autant dire que je rêve).

Je préfère cependant proposer cette piste, même – sans doute – encore utopique, plutôt que de choisir tel ou tel camp et me contenter de critiquer l’existant (ou de l’encenser). Au moins ai-je ainsi l’impression d’apporter quelque chose à un débat aussi vieux que le Web et pour lequel les solutions jusqu’ici proposées ne m’ont jamais semblé respectueuses des libertés.

Source : Blog Mediapart – 10/01/2021


Après le bannissement de Trump, « make social networks great again »

Source : Enetter.fr – 11/01/2021

Il n’a pas fallu trois jours après les événements du Capitole pour que de grands réseaux sociaux décident de fermer définitivement ou de suspendre indéfiniment les comptes du président sortant Donald Trump. C’est l’aboutissement d’un long processus.

La première étape a consisté à expliquer qu’un réseau social ne peut pas s’interposer entre la source et les destinataires d’un discours politique : si ce discours leur semble problématique, expliquait Mark Zuckerberg, c’est aux électeurs qu’il revient d’exercer une modération par les urnes. La deuxième étape a consisté à laisser les publications du Président en ligne mais en les assortissant de messages d’alerte lorsqu’elles étaient trompeuses ou en freinant leur diffusion par l’interdiction des partages. La troisième et dernière étape vient donc de retirer à M. Trump ses mégaphones numériques.

Lire la suite de l’article ICI

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120 réactions et commentaires

  • Sharivan // 15.01.2021 à 07h38

    Bien sur, le camp du bien a le devoir et même l’obligation de censurer toute parole qu’il jugera fasciste. Mais attention aux dérives !!! Seul le camp du bien doit avoir ce pouvoir, sinon c’est le retour au fascisme. Mais n’ayez aucune inquiétude puisque c’est le camp du bien.

    • sergeat // 15.01.2021 à 08h25

      « censurer toute parole….fasciste »:tout ce qui n’est pas dans la doxa est déjà considéré comme fasciste,de plus dans ce papier on parle de « HAINE »,la haine est un sentiment humain qui définira la haine:si je hais Hitler et Macron après une censure irai-je en prison (après évolution de la loi) pour « haine du macronisme éthéré ».
      N’oubliez pas que de simples décrets viennent d’être publiés pour censurer la parole des médecins (hors chercheurs pour l’instant),la censure fait partie de notre quotidien,et cette censure est déléguée maintenant à des multinationales étrangères.

      • Dominique65 // 15.01.2021 à 17h26

        N’oublions pas que les Gilets jaunes étaient présentés comme des gens plein de haine par Macron et son gouvernement. Ils n’ont donc désormais plus droit à la parole. Et bientôt plus le droit de penser. (Pour être sûr du résultat, des gens plein d’amour seront un peu obligés de les occire.)

    • Daniel // 15.01.2021 à 09h09

      le 2 poids, 2 mesures :
      Voici un lien sur la « vision chinoise » : nous assistons à une véritable « exécution digitale » du président américain et de ses partisans, un fait sans précédent.
      https://www.globaltimes.cn/page/202101/1212623.shtml?fbclid=IwAR1RVr8dKK8s42CryY6S7o5tFYg6CxIeU4ESBTw2PoQwDBzXQHOt-Bk6tlg

      Par ailleurs, Twitter ne s’est pas gêné pour dénoncer la suspension de l’accès aux réseaux sociaux et aux services de messagerie en Ouganda, appliquée par le gouvernement deux jours avant l’élection présidentielle, qui selon le réseau social américain violerait « les droits humains fondamentaux et les principes de l’#OpenInternet ». Évidemment, quand un État souverain pratique la censure, c’est une violation des droits de l’homme, mais quand ce sont les médias de la Silicon Valley qui le font, c’est parfaitement légitime. Hypocrisie, mon amour…
      https://fr.sputniknews.com/afrique/202101131045060191-apres-avoir-censure-trump-twitter-condamne-la-suspension-de-lacces-aux-reseaux-sociaux-en-ouganda/

      • Papagateau // 15.01.2021 à 14h11

        Le PIB de Google est combien de fois supérieur à celui de l’Ouganda ?
        Vingt fois ? Mais ce n’est pas la question , car l’un est public et l’autre est privé (et en outre philanthrope et philosophe).
        Donc normal, voire même moral.

    • Jean // 15.01.2021 à 10h36

      Celui qui est fasciste, en dépit de toutes considérations morales, c’est celui qui impose ses opinions à l’ensemble de la société par la force. Ce fascisme 2.0 sera certainement plus hypocrite mais tout aussi dommageable que les précédents.

    • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h06

      « Bien sur, le camp du bien a le devoir et même l’obligation de censurer toute parole qu’il jugera fasciste.  »

      Bien sûr vous ne vous rendez pas compte de l’énormité de votre phrase. Ou bien?!

      Il n’existe aucun « camp du bien ». Chacun est le fasciste de celui qui n’est pas d’accord.

      On est au niveau zéro de la politique et de la lutte pour le pouvoir de fractions oligarchiques manipulant les gogos sans cervelle.

      • tchoo // 16.01.2021 à 18h36

        Il me semble détecter dans le propos de Sharivan de l’ironie qui décrit bien que le fasciste c’est toujours l’autre.

      • BimBamBoum // 18.01.2021 à 10h03

        Faschisme : Doctrine ou système politique tendant à instaurer dans un État un régime totalitaire du même type.
        Donc le fait de censurer la haine n’est en aucun cas lié au faschisme..; désolé de vous l’apprendre !

        • Sharivan // 18.01.2021 à 22h51

          Mais dites moi, on aura quand même le droit de haïr les fascistes?

        • gmartin // 19.01.2021 à 14h16

          Définition de « la haine » ?

          Eh ben ouais : impossible de baser des lois sur des sentiments ou des émotions aussi fuyants et subjectifs que la haine, le mensonge, la vengeance, le sadisme d’État, la méchanceté…

  • scipio // 15.01.2021 à 09h16

    Dans son ouvrage majeur La Méditerranée, Fernand Braudel fait remarquer que la haine de l’autre est une composante à part entière des civilisations. Le Grec hait le Perse qui le lui rend bien, le Romain le Punique, etc.. Tandis qu’au racisme Claude Levi Strauss nous rappelle (race et Histoire, Race et Culture) que les peuples « sauvages » considèrent leurs ennemis comme moins que des hommes: leurs dénient une humanité quelconque.
    Faut-il censurer Braudel et Levi Strauss au nom de la pensée apaisée et aseptisée se réclamant de la fin de l’histoire?

    • gracques // 16.01.2021 à 09h22

      Il ne faut pas censurer braudel ou levistrauss , juste constater que l’histoire passe et que les choses changent …. comme braudel nous l’à montre .

    • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h11

      « la haine de l’autre est une composante à part entière des civilisations. »

      Vue réductrice. Il y a des tas d’autres exemples contraires. Lisez Pierre Clastres au lieu de Lévi-Strauss.

      C’est bien clair que la haine de l’autre s’enracine dans le racisme occidental d’essence chrétienne. Mais toute la planète n’est pas occidentale ni chrétienne.

      Il y a l’exemple d’Alexandre le Grand dont on aura de la peine à démontrer la haine de l’autre quand il s’orientalise.

      • Jean // 16.01.2021 à 14h21

        La « haine de l’autre s’enracine dans le racisme occidental d’essence chrétienne. » Les exemples grecs et romains donnés n’ont aucun lien avec une essence chrétienne . On ressent effectivement bien la haine de l’autre sans pour nécessairement être chrétien.

        • Fernet Branca // 16.01.2021 à 22h58

          Pour les Grecs anciens c’était simple, c’était nous et les barbares. Pour les Romains il y avait eux et ceux qui payent l’impôt à Rome.

  • Le Belge // 15.01.2021 à 09h32

    Bonjour à toute l’équipe, j’espère que l’année commence bien pour vous. En parlant de pluralisme dans les réseaux sociaux, ne serait-il pas temps que Telegram et VK soient, aussi, utilisés pour la communication ?
    Bonne journée à toutes et tous.

    • eugeniegrandet // 15.01.2021 à 10h03

      Telegram est probablement lu par les russes. Alors pourquoi pas s’il s’agit de se protéger des français ou des anglo-saxons voire des chinois….

      • Dominique65 // 15.01.2021 à 17h42

        « Telegram est probablement lu par les russes. »
        Pourquoi donc ? Parce que les fondateurs sont russes ?
        Tu oublies qu’ils sont opposants à Poutine et qu’ils ont fondé Telegram en Allemagne où ils se sont exilés. (Mais télégram est enregistrée à Doubaï)
        De plus les russes ne peuvent pas plus lire que les autres (NSA ou qui tu veux) les conversations chiffrées.
        Je sais que beaucoup de médias parlent de Telegram comme d’une « application russe » cela en dit beaucoup plus sur la médiocrité des infos fournies par ces médias que sur cette application.

        • paul // 15.01.2021 à 19h36

          perso, des que des médias ou des politiques disent russes , je me méfie et en premier je me dit qu’il faut penser l’inverse

        • Tavarmany // 16.01.2021 à 02h14

          Attention, par défaut rien les messages ne sont pas chiffrés avec Telegram lorsque vous discutez avec quelqu’un.
          Il faut pour cela créer une discussion « secret ».
          Cela exclut les conversations de groupes.

          Voir la dernière partie de l’article Clubic:
          https://www.clubic.com/telegram/dossier-106426-whatsapp-signal-pourquoi-tout-le-monde-panique-soudainement-au-sujet-de-ses-donnees-.html

        • eugeniegrandet // 16.01.2021 à 09h24

          je sais tout ça. Mais si les services russes ont bien travaillé, ils ont fait recruter qui il faut pour mettre la backdoor qui va bien … Ils n’ont pas complètement perdu la main.
          Et en écrivant « probablement », je signale que je n’en ai pas la preuve. Mais j’alerte en suggérant la prudence dans ce qu’on échange si l’on risque d’être lu.

          • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h24

            Et alors? Vous n’avez aucune autre preuve que vos préjugés anti-russes. C’est assez lamentable d’en arriver là. Formatage d’une pensée voulue par l’impérialisme et soumission. Et si c’était le cas, vous voulez qu’ils en fassent quoi de vos conversations privées? Ce n’est pas en Russie qu’on prend vos empreintes digitales à l’arrivée.

        • Mars // 17.01.2021 à 01h25

          La NSA est tout à fait capable, contrairement à ce que l’on pourrait croire, de lire toutes communications cryptées ainsi que les services de renseignements les plus performants.
          Ils en sont très friands…

      • paul // 15.01.2021 à 19h33

        je croyais que des politiques et des gens s’était fait pieger par des messages sur ce support ?

  • pseudo // 15.01.2021 à 10h00

    voir aussi la décision d’amazon de supprimer le reseau social parler de son infra d’hébergement. Votre article se borne à faire de la théorie, mais dans les faits, ils ont supprimé une partie du réel, et ça, pour des « dirigeants », c’est très grave. ça en dit long sur ce qui nous attend car si la censure se propage en top down alors c’est préfigurant.

  • Eugeniegrandet // 15.01.2021 à 10h01

    Dommage d’arrêter de lire car son sujet est plus large que les frasques de D Trump et mérite un débat éclairé.

    Je trouve que ce texte intéressant pêche, dans les propositions qu’il fait, sur un point: si le « fournisseur de liberté d’expression » est bien connu (adresse et nom du dirigeant), celui qui publie est le plus souvent du temps caché derrière l’anonymat de son avatar.

    Une telle situation dissymétrique rend difficile de confier à la loi (les tribunaux) le soin de poursuivre ou pas les auteurs de messages inappropriés. Une instance tierce est une piste intéressante mais cela devient un tribunal (une police) des bonnes mœurs.

    je n’ai pas encore de solution à proposer. hélas.

    • sergeat // 15.01.2021 à 11h10

      L’anonymat des réseaux sociaux n’existe pas car par votre adresse IP est équivalent à votre numéro de téléphone,les médias font semblant de ne pas le savoir.

      • Dominique65 // 15.01.2021 à 17h48

        « il est TOUJOURS repérable car la batterie est maintenant intégré à l’appareil. »
        Je voudrais comprendre. La batterie a son propre émetteur ??

        • Leterrible // 15.01.2021 à 20h56

          Ce que vous écrivez est important à savoir… SI c’est vrai…!?
          Votre réponse de 17h58 est 100% une nouvelle et stricte AFFIRMATION.

          Pourriez-vous proposer un lien INCONTESTABLE , fût-il technique et/ou en langue étrangère?

      • TZYACK // 15.01.2021 à 18h15

        Pouvoir communiquer est aussi important que de pouvoir parler ou voir. La communication digitale est devenue indispensable et vitale pour nos sociétés, aussi importante que d’avoir de l’eau ou de l’électricité. Ceux qui en contrôlent les contenus et les débits détiennent, à l’évidence, un pouvoir devenu mondial.

      • BimBamBoum // 18.01.2021 à 10h05

        D’ou l’intérêt d’utiliser Tor… ou n’importe quel VPN !

  • yann // 15.01.2021 à 10h10

    autoriser la censure est une décision grave.
    protéger la liberté d’expression c’est protéger la liberté d’expression de ceux qui ne sont pas d’accord avec nous.
    Il n’y a pas que les réseaux sociaux qui posent problème, les moteurs de recherche sont aussi en position d’orienter la pensée et le vote des citoyens, à cet égard, google est en position d’extrême pouvoir en occident.
    Au passage je trouve intéressant que les médias pointent toujours du doigt les utilisateurs des réseaux sociaux mais jamais leur direction.
    Couper la parole a Trump c’est censurer ses millions de partisans qui chercheront d’autres voies d’expression (la violence fera mécaniquement partie de la palette). Cette censure ouvre la voie à la violence.
    Par exemple depuis quelque jours un collectif de 30 000 médecins a déclarer ses intentions d’informer sur le covid en lançant l’appel du 9 janvier », eh bien si on tape cette formule sur google on ne trouve pas l’appel mais bien d’autres réponses (je vous invite à faire l’essais, c’est saisissant).
    Ce que je trouve effrayant dans cette situation c’est le fait que l’ensemble des médias refusent la parole a un homme qui représente une part très importante de sa population. qu’un média le fasse passe encore, mais que l’ensemble des média le fasse c’est ça qui m’inquiète.
    A dire vrai ce qui m’inquiète c’est que tant de monde s’en satisfasse et jette l’opprobre sur les gens qui s’oppose à cette oligopolisation médiatique.

    • X // 15.01.2021 à 12h14

      Si sur google en deuxième position, il y a ça :
      https://infodujour.fr/societe/45232-covid-des-medecins-lancent-lappel-du-9-janvier

      Par contre quand on tape sur le meme google « 23 morts Norvège Pfizer et BioNTech ». On ne trouve en première page sur le sujet que https://twitter.com/RestitutorOrien/status/1349811179418431491
      Alors fake news ou non? Et si fake news, comment se fait-il qu’on la trouve sur Twiter, qui en tant que  » intermédiaires non-systémiques » (selon la nomenclature proposée par le texte) se devrait de censurer ce« contenu à l’évidence illégal »

      • gracques // 16.01.2021 à 09h35

        Buzzzzzzzzzzzz
        Bonne réaction et bonnes informations.

    • gracques // 16.01.2021 à 09h32

      Ils s’opposent peut être aussi à un homme politique psychopathe ou pas qui manie A sa guise les faits , pour créer ‘des faits altenatifs’ en rejetant la,contradiction , manipule la haine de citoyens contre d’autres citoyen et qui en tant que dirigeant d’un’pays le fracture pour le’plus grand bien de son oligarchie…..

      • X // 16.01.2021 à 11h48

        C’est effectivement comme cela qu’on nous présente Trump sur les grands médias.
        Mais honnêtement, vous croyez qu’il est le seul homme politique qui « manie A sa guise les faits , pour créer ‘des faits altenatifs’ en rejetant la,contradiction , manipule la haine de citoyens contre d’autres citoyen et qui en tant que dirigeant d’un’pays le fracture pour le’plus grand bien de son oligarchie….. ». Les autres sont peut-être juste un peu plus discrets, non?

      • LibEgaFra // 18.01.2021 à 00h43

        « Ils s’opposent peut être aussi à un homme politique psychopathe ou pas »

        Mais assassin certain. En prison on a droit à twittchose?

  • Jean // 15.01.2021 à 10h13

    Itou, j’ai tenu jusqu’à « Trump et ses semblables ne doivent pas avoir le droit à la parole publique parce que leur parole tue. » L’auteur de l’article semble avoir oublié que Trump n’a déclenché aucune guerre durant son mandat et que cela fait bien longtemps que ce n’était pas arrivé à un président de ce pays.

    • vai // 15.01.2021 à 11h09

      aucune guerre à part contre une partie de son propre peuple, la gauche et les minorités, appelant ses partisans à s’opposer par des moyens violents aux revendications « live black matter ».

      • patoche // 15.01.2021 à 11h48

        Aucune guerre… Et le soutien massif à l’Arabie Saoudite au Yémen? Au coup d’Etat en Bolivie?…

        Et la validation des massacres de manifestants palestiniens?

        Trump,un milliardaire qui a gouverné pour les milliardaires. Pas différemment de ses prédécesseurs ni de son successeur.

      • Jean // 15.01.2021 à 11h50

        @vai,

        Et cela vous semble proportionnelle aux guerres d’agressions de l’Empire qui ont fait des millions de victimes parmi les populations civiles non combattantes ?

        • Made in Québec // 16.01.2021 à 16h06

          Durant sa première année de mandat, Trump a tout de même largué plus de 40000 bombes dans des pays comme l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak et autres, dont la fameuse « mother of all bombs ». En guise de comparaison, le régime Bush fils en a balancé dans les 70000 durant sont huit ans de règne.

          Nul besoin de partir de nouvelles guerres quand tu peux faire mumuse avec celles de tes prédécesseurs.

      • yann // 15.01.2021 à 16h21

        il me semble que pendant le mandat de trump, le chômage a baissé chez les noirs et les hispaniques et que contrairement au roman médiatique un grand nombre de personnes appartenant à ces communautés ont voté pour lui.
        Pour ce qui est du mouvement blm, est il complotiste de suggérer un instrumentalisation ?

        • Patrick // 15.01.2021 à 18h21

          Personne ne s’est opposé aux violences et aux pillage par les BLM.
          On dirait une forme de révolution de couleur, mais cette fois organisée sur le sol US. Ce qui va être amusant, c’est que ça va foirer comme d’habitude et que les Démocrates vont se retrouver en mauvaise posture.

    • Made in Québec // 16.01.2021 à 15h51

      @Jean, Est-ce que l’état de siège inhumain et assassin que Trump fait vivre au Venezuela — sanctions, blocus, embargos, saisi de leurs actifs à l’étranger — responsable de 40000 à 100000 morts pour les seules années 2017-2018 compte pour une forme de « guerre » à vos yeux ?

    • LibEgaFra // 18.01.2021 à 00h56

      Faut arrêter avec ce mensonge. Plus de bombes que Bush et Obama, guerres économiques contre la Chine, la Russie et l’Iran, assassinat de Soleimani, assassinat de Kashoggi, aucune guerre terminée, vol du pétrole syrien, envoi de missiles contre la Syrie (avec France et RU), ce qu’Obama avait refusé.

      Ceci dit il vaudrait mieux ne pas le censurer, il dit tellement de stupidités qu’il s’enfonce tout seul. Pourquoi nous priver de ce spectacle.

  • max // 15.01.2021 à 10h31

    Il y a quatre ans, j’avais éprouvé un plaisir relatif a la défaite de madame Clinton, aujourd’hui j’ai un fort soulagement de voir partir monsieur Trump.
    Hypocritement, tout le monde ou presque se retourne contre lui, malheur au vaincu mais après tout cela a été sa manière de faire pendant sa présidence.
    Biden ne sera pas mieux mais l’image d’Épinal des USA est vraisemblablement finie.
    Le pire ennemi des USA n’aura pas été l’URSS ou la Chine mes ses dirigeants eux-mêmes.
    Les réseaux sociaux se ferment pour lui, il lui reste TikTok.

    • paul // 15.01.2021 à 20h02

      ou vous n’avez rien compris, ou vous confondez l’amérique et ses habitants avec les US

      Trump a été l’ennemi des « USA » pour faire le « make america great »

      zukerberg a du répondre devant le sénat, maintenant, il aura les mains libres, première action, couper le claquet

  • Lusituationniste // 15.01.2021 à 11h57

    Idem. Je me suis arrêté à Trump « semeur de haine ». Ça commence mal, pas de raison que ça s’améliore !

  • Kiwixar // 15.01.2021 à 12h02

    Il y a plusieurs problèmes imbriqués : (1) la censure arbitraire (2) l’abus de position dominante (3) la difficulté de faire appliquer une décision de justice française à une société US alors qu’il n’y a pas de possibilité de bloquer l’accès à ces Twitter ou Gafam.

    La censure Twitter n’est pas la plus gênante : il est facile pour Trump de poster sur Telegram (ou autre) ou sur son propre site web, et facile pour les internautes d’aller l’y trouver immédiatement. Il me semble que cette censure est plutôt pour pousser les conservateurs hors de Twitter/Facebook, afin que les woke ne soient plus gênés par les idées autres, par la contradiction, les vues alternatives, les faits gênants et finissent par se complaire dans leur bulle de confort, certains à 100% d’avoir raison.

    Plus gênant à mon sens est Parler qui s’est fait virer de AWS (Amazon) : pas évident de trouver un remplaçant quand on a besoin d’une immense bande passante élastique. Et ça pose un problème démocratique : quel renvoi d’ascenseur Amazon va recevoir de la nouvelle administration?

    On se trouve donc devant un abus de position dominante d’entreprises privées, qui ne lèse pas uniquement le consommateur (raison pour laquelle AT&T avait été scindé en 1982, par exemple) mais le citoyen et le pays tout entier.
    Cependant, après un tel coup de pouce électoral anti-Trump (qui gênait aussi le parti Républicain), qui osera s’attaquer à ces géants nuisibles cajolant l’Establishment au détriment des Déplorables?

    • Mickael Jackunin // 15.01.2021 à 13h46

      Je suis d’accord sur les deux premier points (l’arbitraire et la concentration) mais légalement en France , depuis 2006 les FAI sont censé bloquer tout contenu ayant été jugé (par un juge donc) illégal , indépendamment de son pays d’origine et sans limite de temps ou de provenance (les FAI sont contraint de shooter les miroirs aussi.)
      http://www.juriscom.net/jpt/visu.php?ID=866 Ça s’appelle la jurisprudence AAARGH; ça découle de la LCEN.
      Après ; que les FAI se donnent les moyens de le faire …. je suis pas la petite souris dans les routeurs des dealers d’octets, mais légalement ils y sont obligés. Enfin la jurisprudence existe , même si celle qui l’a prise n’avait pas le début de la première ligne de code du philtre qu’elle demandait aux FAI…
      Je donne souvent ce cas en exemple de la différence entre le dire et le faire en informatique à mes techs ; le client peut demander de la merde, arrangez vous pour lui vendre un truc pas cher et qui y ressemble assez pour que ça fasse illusion :).

    • Fernet Branca // 16.01.2021 à 23h06

      Le gouvernement français a toute latitude pour bloquer tout accès internet à tous les sites qu’il juge dangereux et il ne s’en prive pas. Il est peut-être possible en s’offrant un V,P.N. de faire croire à un français qu’il se connecte à internet en Alaska ou en Corée mais j’ai quelques doutes sur ce sujet.

  • Jean // 15.01.2021 à 12h25

    Trump chassé de Twitter : « Ruffin, sérieux, ta gueule »

    « Samedi j’estimais « scandaleux » que Trump soit évincé de Twitter, soulevant l’indignation. Y a des fois où ces critiques minent de l’intérieur. Et d’autres fois où déplaire, même à ses amis, ne gêne pas. C’est mon cas, en ce moment. »

    Suite et Source : https://francoisruffin.fr/trump-twitter/

    • Alfred // 15.01.2021 à 15h23

      Ruffin est un des rares à gauche qui conserve des principes intangibles et non des « valeurs moles » et relatives. C’est tout à son honneur et puisse t il en faire réfléchir certains.

      • kasper // 15.01.2021 à 16h50

        J’aime beaucoup Ruffin mais l’entendre comparer la coupure de Twitter avec les coupures d’eau, de gaz et d’électricité m’a morfondu. L’eau et le chauffage, c’est tout en bas de la pyramide de Maslow, pas les réseaux sociaux. Pour le coup il a perdu une occasion de se taire.

        Si l’accès aux réseaux sociaux et un bien fondamental de service public, alors il faut une plateforme publique pour le garantir. Twitter est un acteur prive qui délivre sans frais donc sans engagement de leur part et sous leurs conditions un service non essentiel.

        • Alfred // 15.01.2021 à 17h09

          Vous avez parfaitement raison au sujet de la pyramide de Maslow. Et vous avez raison il faut aller au bout du raisonnement. De même qu’il existe des aides à la presse (à réformer dans leur intégralité d’ailleurs), il devrait exister un service public universel de communication de type twitter. C’est un outil de démocratisation très pertinent.
          Enfin là ou Ruffin a raison c’est que la faute de Twitter repose sur la différence de traitement entre Trump et le ministre malaisien aui a appelé au meurtre de français sans être censuré. En un mot twitter doit respecter ses PROPRES règles.
          Effectivement c’est une entreprise privée et la sanction vient donc logiquement des utilisateurs qui migrent vers gab entre autres (de même que whatsapp qui se fait supplanter par telegram).

        • X // 15.01.2021 à 18h22

          On peut très bien vivre sans eau courante et sans électricité vous savez… Tout est affaire de standards…
          Après on peut effectivement vivre sans accès à l’espace public comme du temps de l’ancien régime où celui-ci était réservé à une petite minorité de privilégiés.
          Vivre ou survivre.

          • Kasper // 16.01.2021 à 00h18

            Remarque sans grand intérêt. Qu’on puisse vivre sans eau courante ne signifie pas qu’il n’existe aucune hiérarchie dans les besoins. On peut se passer de chauffage certes, mais il arrive que des gens meurent de froid. Vous avez vu des gens mourir de n’avoir pas Twitter ?

            Je ne sais pas quel âge vous avez, mais il y a 30 ans on avait pas d’internet, pas de Twitter ni de videos Tiktok, et c’était pas l’ancien régime.

            • X // 16.01.2021 à 11h29

              Votre réponse me fait un peu penser au débat sur les « commerces essentiels et non-essentiels » pendant le confinement.Elle relève d’une vision du monde que je qualifierais de « survivaliste ».
              C’est très intéressant d’observer la pénétration de ce type de vision du monde dans la société -jusqu’au plus haut niveau de l’état.
              Intéressant, mais surtout, de mon point de vue, inquiétant. Car ce type de vision est totalement insensible à la dimension politique de la vie sociale. Dit crûment, la démocratie, c’est pas son problème. L’essentiel, c’est « la vie nue » ( pour reprendre les mots de H.Arendt à propos des régimes totalitaires -totalitaires, justement).
              Que des pans entiers de la population soient interdits de parole dans l’espace public à la suite d’une décision arbitraire (privée) est secondaire tant que les estomacs ne sont pas vides.
              Il y a 30 ans Tweeter n’existait pas… Et alors ? Le monde a changé. Tweeter est maintenant central dans l’espace public. Il y a 100 ans, on se déplaçait à cheval ; qui peut prétendre aujourd’hui être inséré dans notre société urbaine en se déplaçant uniquement à cheval ? C’est possible, certes, mais à la marge uniquement.

            • Kasper // 16.01.2021 à 12h56

              Mon dieu que de blabla…

              On ne meurt pas du manque de Twitter, c’est tout. On en perd même pas ses moyens d’expression. Il y a d’autres moyens de faire valoir sa voix, et Twitter est de loin un des plus pauvres.

              Est ce que le problème ne vient pas plutôt d’avoir laissé Twitter prendre un rôle si prépondérant? Avec des médias de vrai service public, pluralistes et pas monopolistes, et une vraie représentation politique voir carrément plus de démocratie directe, on aurait pas besoin de Twitter. Voyez? Je me soucie de démocratie encore plus que vous.

        • Patrick // 15.01.2021 à 18h25

          Une plateforme publique sera sous le contrôle d’un gouvernement, donc les problèmes seront les mêmes, on viendra vous censurer pour votre bien.
          Laissons se développer des plateformes concurrente. Gab est en train de monter en puissance , et Parler va revenir.

          • Kasper // 16.01.2021 à 00h16

            Notez la condition « si c’est un service public essentiel ». Ca ne l’est pas, donc basta.

          • Jean // 16.01.2021 à 01h25

            @Patrick,

            Votre haine de l’état vous aveugle lorsque vous estimez qu’il est plus sage de faire confiance aux actionnaires d’une entreprise privée qu’à la puissance publique.

            • Fernet Branca // 16.01.2021 à 23h15

              Il n’yva rien de pire que l’état. L’état c’est la police , l’armée et pire encore la justice. Ce seul glaive que l’état a perdu c’est le monopole de l’information ( il vaudrait mieux dire de la propagande). L’etat gaulliste d’autrefois qui ne supportaitpas les radios périphériques avait lancéla norme de télévision SECAM qui sera aussi utilisée en URSS pour garder le contrôle de la télévision.
              De nos jours il reste à l’état la communication.
              Er la censure.

        • TZYACK // 15.01.2021 à 18h25

          Pouvoir communiquer est aussi important que de pouvoir parler ou voir. La communication digitale est devenue indispensable et vitale pour nos sociétés, aussi importante que d’avoir de l’eau ou de l’électricité. Ceux qui en contrôlent les contenus et les débits détiennent, à l’évidence, un pouvoir devenu mondial.

          • Kasper // 16.01.2021 à 00h11

            C’est une blague. Trump peut toujours communiquer bien plus que vous ou moi ne pourront jamais.

        • Jean // 16.01.2021 à 01h18

          @Kasper

          Il faut relativiser, pour un journaliste ou un opposant politique d’aujourd’hui, Twitter est plus indispensable que le chauffage par exemple. Car Twitter fournit un service qui est devenu essentiel à ceux qui ont la nécessité de se tenir informés en temps réel. Mais GDF ne va pas interrompre ses livraisons parce que vous avez été méchant, même si c’est une entreprise privée, car elle n’en a pas le droit. Tout ceci relève d’une importante question de souveraineté nationale et les atteintes des multinationales à ce droit vont se multiplier jusqu’à ce qu’elles aient définitivement défait les états. Notre nationalité deviendra alors moins signifiante, en termes de droit et de devoir, que notre appartenance, en tant que salarié, à une grande entreprise qui fournira les services essentiels (santé, éducation, protection…) que l’état ne serra plus en mesure d’assurer. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est ce qui est en train d’arriver et je ne vois aucun représentant politique faire mine de s’y opposer.

          • Kasper // 16.01.2021 à 06h50

            Non. Premierement absolument rien n’empêche Trump de consulter Twitter, donc je ne vois pas bien la portée de « ceux qui ont la nécessité de se tenir informés en temps réel ».

            Deuxièmement je l’ai déjà dis ici mais Trump n’est pas muselé. Il peut convoquer une conférence de presse, aller à la télé, à la radio… Je doute qu’on lui refuse. Son seul problème c’est que dans ces conditions il risque de se voir poser des questions, et vu le niveau hallucinant des mensonges qu’il est obligé de faire pour se donner le beau rôle dans cette affaire, il est évident que ca ne se passera pas bien pour lui. Ce que Twitter lui donnait, c’était une plateforme sans contradiction. C’est ca qu’il veut, et même les courtisans de fox news c’est encore trop compliqué à gérer pour lui. Au bout d’un moment, on récolte ce qu’on a semé.

            Je l’ai dit plus bas, mais le noeud du problème c’est le double standard de Twitter. Je ne suis pas juriste mais on doit pouvoir légiférer sur ce genre de discriminations, qui représentent de fait un préjudice, et condamner Twitter le cas échéant. Je pense que la dessus les youtubeurs ont déjà proposés plusieurs pistes de réflection. Ils sont en première ligne sur ce sujet parce que YouTube tient leur gagne pain entre ses mains et applique son règlement avec beaucoup de partis pris.

            • X // 16.01.2021 à 09h57

              « Il peut convoquer une conférence de presse, aller à la télé, à la radio… « 
              Vous plaisantez ? C’est encore plus restrictif pour la télé et la radio car « on ne demande pas d’y aller « , on y est invité… la « cancel culture », vous connaissez ?
              Ensuite ce n’est pas vrai que Trump n’avait pas de contradicteur sur Twitter : le principe de ce média, c’est précisément que n’importe qui peut répondre aux Tweet que vous envoyez, non? N’importe qui, à condition que ce n’importe qui ait un compte, justement !
              Donc oui, si vous voulez exister dans l’espace public, jouer un rôle politique, Twitter est devenu vital. Surtout si les espaces concurrents (parler par exemple…) sont également bannis de l’espace public ( de manière la encore totalement arbitraire)

            • kasper // 16.01.2021 à 10h42

              @X

              Trump est encore president des USA, il a encore de nombreux partisans et des chaines de TV pretes a lui derouler le tapis rouge. Il faut arreter de raconter n’importe quoi. Meme les medias qui ne sont pas de son bords ne cracheraient certainement pas sur l’audience que pourrait leur valoir une de ses interventions. Trump, ce n’est pas ah ce lino, il fait vendre donc ne vous inquietez pas pour lui.

              Sur Twitter on peut bloquer ses contradicteurs, et meme si on ne les bloque pas on peut les ignorer. Sur Twitter Trump n’a pas a repondre si il n’a pas envie, c’est ca qui lui plait. Par contre il ne peut pas ignorer les questions du journaliste qui l’interviewe et sa poudre aux yeux prend de moins en moins. Ca ne me semble pas tres complique de cerner la difference.

            • X // 16.01.2021 à 15h46

              « Par contre il ne peut pas ignorer les questions du journaliste qui l’interviewe ». C’est pourtant le sport favori de tous les hommes politiques que de faire ça. D’autant qu’en général, ils choisissent les journalistes qui les interviewent afin d’éviter les questions dérangeantes, justement.
              Tweeter (Internet en général), en cela ne change pas les règles du jeu. Mais il laisse (laissait) peut-être un peu plus de place à des gens qui, avec le système traditionnel des médias du XXe siècle n’avaient aucune chance de s’exprimer publiquement.
              Bien sûr on ne meurt pas physiquement d’avoir été banni des réseaux sociaux type tweeter. Physiquement non, mais socialement?
              Si les infractions à la loi avaient été constatées par un tribunal, le bannissement de Trump aurait été tout à fait justifié. En l’absence de ce jugement, il s’agit de la part de Tweeter (et de ses soutiens démocrates, car Tweeter n’aurait sans doute pas agit de la sorte s’il ne s’était pas senti soutenu, on ne le souligne pas assez- peut-être même a-t-il reçu des pressions ) de vulgaires mesures de représailles (clairement condamnées par le droit international soit dit en passant – du coup, on se demande de quel côté est le fascisme)

            • kasper // 17.01.2021 à 06h42

              @X

              On peut éluder les questions d’un interviewer, mais ca se voit. Sur twitter il suffit d’ignorer les réponses, ca n’est pas du tout la meme chose, et c’est evident en soi.

              Trump n’est pas mort socialement, un service de discussion en ligne qui offre un service gratuit n’a pas besoin des tribunaux pour appliquer ses propres CGU, et cette application n’est en aucune manière condamnée par le droit international (ou alors, allez donc porter plainte la la CEDH chaque fois qu’OB supprime un de vos commentaires sur Les Crises). On nage en plein délire, la.

            • X // 17.01.2021 à 10h19

              Hé ! @Kasper, votre dernier paragraphe, il est un un peu lourdingue. Relisez ce que j’ai écrit.
              Je parle de représailles du camp anti-Trump dont les Gafam font partie et qui est représenté par les démocrates.
              Bon j’avoue que ma référence au droit international était un peu capilotractée mais c’est pour signifier que, non, ce n’est pas une simple histoire de « charte des commentaires non respectée ». Cette charte est cosmétique, comme sur le site Les Crise, d’ailleurs, effectivement.

          • LibEgaFra // 18.01.2021 à 08h21

            « Il faut relativiser, pour un journaliste ou un opposant politique d’aujourd’hui, Twitter est plus indispensable que le chauffage par exemple. »

            Le degré zéro du journalisme et de la politique. Tout dans l’immédiateté, aucune analyse, des réactions émotionnelles, aucune analyse.

            Bref, la société du spectacle.

            Pas étonnant que je sois si pessimiste sur l’avenir de la France: soumissions et manipulations règnent en maître et n’importe quel manipulateur peut se faire élire.

  • Darras // 15.01.2021 à 12h37

    Ainsi les mots « de haine » de Trump « tuent »…. Heuuuu, quels mots précisément. Les fatwas c’est bien, les raisonnements c’est mieux.
    On peut voir qu’après l’incendie du reichtag, les Khmers se déchaînent. On va pouvoir lâcher les néo-SA sur les petits-blancs.
    Pathétique.
    Des milliards d’heures d’éducation gratuites dispensées depuis des décennies pour un peuple encore plus gogo.
    Comme quoi, l’éducation n’est signe ni d’intelligence ni même de savoir.
    Je me sens l’âme à Zweig par les temps qui courent.

  • X // 15.01.2021 à 12h39

    A la suite de ce texte qu’il publie, le site « Les Crises » se définit-il comme un « intermédiaire de débat en ligne (…) ouvert au moins en lecture à tout public, dont la liberté de choix éditorial est (revendiquée) »?

    Je m’interroge en outre sur cette formulation (proposée par le texte).
    Que veut dire « liberté de choix éditorial »? Un site comme les Crise serait donc un éditeur de commentaires dont les thèmes sont définis quotidiennement, en fonction des contenus relayés ? La liberté de choix éditorial – la ligne éditoriale – devient-elle, dans ce cas, un équivalent de la ligne d’un parti politique? Et donc le blog en question un simple organe de propagande?
    Les commentateurs échangeraient donc, dans ce cas (de manière contractuelle par contrat tacite, car il peuvent choisir de ne pas commenter) une possibilité d’exprimer leur opinion, leur ressenti, en échange de leur production de commentaire. Ce matériel qu’il produisent contribue à l’existence du blog et à la diffusion de sa « ligne ».
    Mais si la ligne est ambiguë, jamais vraiment clairement explicitée, voire cachée, n’y a-t-il pas là un risque de manipulation, ou, au mieux, d’exploitation?

    Qui a dit que quand c’est gratuit, c’est toi la marchandise.

    • paul // 15.01.2021 à 20h30

      on ne peut que plussoyer.

      je rajouterai qu’il y a encore une couche entre les commentaires et le site : le système de gestion de contenu gratuit et « libre » (mon oeil)
      beaucoup ne s’en sont pas encore aperçu, l’arme secrète ? comme l’antispam
      je vous branche dans l’antispam et votre com par toujours dans la poubelle.

  • Savonarole // 15.01.2021 à 14h24

    Les USA ont un premier amendement à leur constitution ancré comme une liberté fondamentale dans leur cerveau : ils ont fait un droit constitutionnel du fait de pouvoir dire des conneries à qui veut bien les entendre… et c’est d’ailleurs ce qui explique que ce cas les émeuvent tant : « on laisse bien la parole aux créationnistes et aux platiste, pourquoi ce con là serait il plus nuisible que les autres ? « .
    C’est aussi un pays champion dans le deux poids deux mesures et qui a été capable de mener la grande chasse au délit d’opinion communiste en dépit de tout ça, comme quoi : quand on veut bien fort.
    Bref ; n’accordez pas trop d’importance à tout ça, la terre va continuer de tourner.
    En attendant ; xmpp ce n’est qu’un protocole parmi d’autres et twitter n’en a pas l’usage exclusif. IYKWIM.

  • utopiste // 15.01.2021 à 14h49

    Bannir, censurer, c’est la même chose. Il y a des solutions tellement plus efficaces, tels que la dénonciation publique et le ridicule. Et pour ceux qui vont vraiment trop loin, il y a toutes les issues de la loi.
    Effacer les paroles et pensées haineuses, ça ne fait que déplacer et obscurcir le problème. Il faut les combattre en démontant les mythes et les préjugés, en dénonçant les manipulations et les intérêts cachés.

  • RGT // 15.01.2021 à 15h42

    Comme toutes les activités humaines rémunératrices, les dirigeants de ces plateformes se foutent royalement des « valeurs » qu’ils défendent et ne consacrent leur énergie qu’à la croissance de leurs profits.

    Tant que le « prince » était tout puissant (à relativiser), ils venaient lui cirer les pompes avec leurs langues (fourchues auraient dit les amérindiens), quand bien même ses propos pouvaient être « clivants ».

    Une fois le prince déchu, ils se précipitent vers son successeur et anticipent ses moindres désirs pour bénéficier de ses faveurs.

    Je ne prétends pas qu’un « prince » soit meilleur qu’un autre (où plutôt moins pire), je me contente simplement de constater que les opportunistes, come le chantait Jacques Dutronc, retournent toujours leur veste du bon côté.

    https://www.youtube.com/watch?v=L_ADZYCUkDA

    « À la prochaine révolution je retourne mon pantalon… »

    Pour mémoire, la chanson « l’opportuniste » est sorti en septembre 1968…
    Et bien sûr, ce qui s’est passé quelques mois plus tôt n’a STRICTEMENT RIEN À VOIR avec cette chanson si « antirépublicaine ».

    Elle devrait être enseignée à tous les élèves des écoles de France et de Navarre en cours d’éducation civique.

    • Alfred // 15.01.2021 à 17h24

      Il me semble que votre raisonnement est incomplet sur un point: pourquoi les dirigeants de ces plateformes recherchent ils le profit? Quel est le but ultime derrière la recherche du profit? La recherche du pouvoir. L’immense richesse donne un immense pouvoir. Si ces plateformes donnent un pouvoir immédiat (sans la médiation de l’argent) il n’est pas irréaliste que ce pouvoir soit exercé même au détriment de la recherche du profit. C’est exactement ce qu’expérimentent faceboot/whathsap et twitter en ce moment.

      • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h55

        Le pouvoir donne accès à l’argent, l’argent donne accès au pouvoir et ainsi de suite. Qui de la poule ou de l’œuf? Bref, rien de nouveau sous le soleil.

  • kasper // 15.01.2021 à 16h46

    Twitter est une entreprise privée qui propose un service gratuit assorti de CGU qu’on est sense lire en créant son compte. L’idée qu’ils puissent unilatéralement refuser leurs services a un utilisateur qui ne les respecte pas ne me choque nullement et ne devrait choquer personne. Au contraire, voire qu’ils le font a un homme puissant, meme s’il est sur la pente descendante, me réjouirait plutôt. Quand vous vous présentez a la Tour d’Argent en t-shirt troué et baskets qui puent, on vous refuse l’entrée, c’est pas difficile.

    Voir Trump se plaindre d’être victime de censure alors qu’il peut encore convoquer une conference de presse quand ca l’arrange ou trouvera sans nul doute un plateau TV pour lui ouvrir ses micros dans l’heure me fait doucement rigoler. C’est comme cette représentante de Georgie Marjorie Taylor Greene qui porte un masque « censurée » alors qu’elle parle librement au micro de la chambre des représentants, retransmise en directe a la TV au niveau national, l’ironie ne manque pas de sel.

    La ou le bas blesse c’est qu’il est evident que Twitter, Youtube et bien d’autre plateformes pratiquent le deux poids deux mesure dans l’application de leur règlement. Twitter est notoirement moins enclin a bailloner les appels au meurtre ou a la violence faits par des SJW. pour le coup, si l’accueil de la Tour d’Argent se mettait a refuser ses services au personnes de droite sous pretexte de les juger systematiquement mal habillées quelque soient leurs efforts, on aurait raison de pointer du doigt leur hypocrisie et pourquoi pas de chercher reparation devant les tribunaux.

    • X // 16.01.2021 à 10h16

      Vous êtes libertarien @Kasper?
      Twitter et la tour d’argent sont certes « privés », mais ils sont sensés, comme tout un chacun, respecter la loi – du moins tant que la loi d’un état sera supérieure aux « règlement » d’une multinationale privée…

      Le problème n’est donc pas tant Twitter que la législation des états par rapport aux activités auxquelles Twitter préside. L’état (les états) devrait déclarer que ce type d’entreprise (Gafam) remplit des fonctions de service public (car c’est le cas) et les obliger à en garantir l’accès équitable à tous les citoyens.

      Au XIXe siècle, il ne serait venu à l’idée de personne que l’accès à l’électricité par tous les citoyens devait être garanti par l’état. Au XXIe siècle, cela paraît évident qu’un citoyen français ne peut vivre dignement sans accès à l’électricité (sauf si c’est un choix de vie personnel). Pour les services dispensés par les entreprises type Gafam, c’est désormais la même chose.
      Oui mais voilà, je doute qu’il y ait une réelle volonté gouvernementale en ce sens. Et Binden ne va pas arranger les choses…

      • kasper // 16.01.2021 à 10h51

        Non, je ne suis pas libertarien, merci de ne pas m’insulter 🙂

        Je veux bien qu’on considère l’accès aux réseaux sociaux comme un droit inaliénable, il suffit de légiférer, de la meme façon qu’il existe des lois pour empêcher un restaurateur de discriminer ses clients. Trump aurait d’ailleurs pu s’y coller. C’est bien lui ca, de se plaindre de l’état du droit et de l’organisation des elections alors qu’il a été au pouvoir 4 ans…

        Néanmoins, cette loi n’existe pas encore, donc dans l’état actuel du droit je ne vois pas ce qu’il y a de choquant dans le principe a ce que twitter applique ses propres CGU, de la meme façon que l’équipe du blog Les Crises fait appliquer sa charte des commentaires. Le problème a mon avis c’est que twitter les applique de manière tout a fait partiale. La encore, il doit y avoir moyen de légiférer, meme si ca ne doit pas être evident a démontrer.

        Mais pour le moment pas de loi, pas de chocolat.

  • X // 15.01.2021 à 17h29

    « Le fait de ne pas être présent sur internet peut aussi être interprété comme une alerte. »
    C’est bien là tout le problème.
    Il n’y a, quand on vit en France, pas d’alternative aux Gafam…Telegram, VKontakte… la bonne blague ! Là, vous êtes tout de suite catalogué!

    On m’a dit récemment qu’il me fallait « d’urgence créer un profil LinkedIn, car en cas de perte d’emploi, je ne retrouvai jamais d’emploi si je n’avais pas de profil et de réseau LinkedIn « …
    Créer un profil LinkedIn vous obligé à formater votre CV selon des catégories spécifiques, rationalisées d’une certaine façon, exactement ce qu’il faut pour permettre, à terme, un recrutement généralisé par des intelligences artificielles.
    Et voilà. Il est déjà trop tard, le piège s’est refermé.

  • paul // 15.01.2021 à 19h23

    ah, il n’y a pas les pouces ?

    bon, estimons nous heureux, on peut commenter….. – sous réserve, quand même, de passage du couperet

    « Soyons clairs : le cas de Trump ne peut pas – en aucun cas – servir de base de reflexion à ce débat. Sa situation de président et la gravité de sa dérive fasciste, sont bien trop extrêmes pour servir de modèle, l’exception ne pouvant ici comme ailleurs confirmer une règle qui d’ailleurs reste à définir. »

    mais fermer unilatéralement ces comptes, ou imposer un ban d’une liberté d’expression, c’est quoi ?

    et depuis des années, tous ceux qui sont fermés ou supprimé dans l’ombre….

    Ah, ce camp du bien, de l’allemand à biden en passant par la lrm….
    heureusement , le ministère de la vérité rectifiera tout celà

    • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h51

      « mais fermer unilatéralement ces comptes, (…), c’est quoi ? »

      C’est réparer une bêtise.

  • Sigma // 15.01.2021 à 19h50

    Insensiblement, l’Occident s’aligne sur le modèle chinois où l’individu est surveillé en permanence et puni s’il s’écarte de la ligne du Parti tout tout-puissant.
    Nos Démocraties, déjà bien chancelantes, s’acheminent vers « 1984 » avec le retour de bâton : la violence.
    L’application de lois justes permettait d’éviter cette dérive mortifère.

    • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h48

      Et allez, un couplet de propagande anti-chinoise. Le gouvernement chinois a le soutien de 78% de sa population. Comparez avec n’importe que pays qui se prétend « démocratique ».

      Nos pays « démocratiques » ? Je crains que vous ne savez pas ce que signifie ce mot.

      • Orlov // 18.01.2021 à 08h49

        Grave, l’argument des 78% de Chinois. Super crédible dans un système totalitaire comme la Chine. M’enfin, vous n’avez pas mieux ?
        Et bien sûr la signature typique du donneur de leçon : « vous ne savez pas ce qu’est une démocratie, je vais vous expliquer ». Eh bien allez y, expliquez moi comment un systeme aussi fliqué peut concourir au titre de « démocratie », ça me passionnerait d’en savoir un peu plus…!
        Un seul parti politique réellement décisionnaire, un parlement godillot, une opposition muselée. Ma foi…
        .

        • LibEgaFra // 18.01.2021 à 16h45

          Merci par votre commentaire d’afficher votre ignorance et votre haine de la Chine!

          Instruisez-vous et allez donc faire un tour en Chine!

          https://www.unz.com/article/hong-kong-trial-spot/

          « Eh bien allez y, expliquez moi comment un systeme aussi fliqué peut concourir au titre de « démocratie », »

          Sophisme, je n’ai jamais écrit que la Chine était démocratique.

  • Nicolas // 15.01.2021 à 23h29

    Je suis consterné de lire d’entendre que oui ce n’est pas normal de censurer Trump mais que c’était nécessaire.
    Qu’on soit d’accord ou pas avec Trump , non ce n’est ni normal ni nécessaire, et c’est même une dérive très dangereuse car cela crée un précédent.
    Ce qui aurait été normal et nécessaire cela aurait été que une cour de justice soit saisie et statue quant au fait de savoir si oui ou non il fallait censurer Trump.
    Ces juridictions existent partout dans le monde , la nôtre étant la 17 chambre correctionnelle par exemple.
    Ici donc on donne pouvoir de police et de justice à des groupes privés et en ce qui concerne la France a des groupes étrangers en plus !!!
    On confie donc une part de notre souveraineté à des entreprises privées étrangères : c’est extrêmement grave.
    Et c était justement le fondement de la loi Avia.
    Aujourd’hui on justifie la censure unilatérale de Trump et demain on justifiera la censure de qui d’autre de cette même manière ?? Je rappelle simplement qu’il y a un truc qui s’appelle l habeas corpus qui empêche d’être jugé et sanctionné sans pouvoir se défendre ce qui évite le règne de l’arbitraire. Ici nous avons à faire à un chose totalement arbitraire qui contrevient à tous les fondements juridiques des pays dits démocratiques !
    Médiapart qui valide cela c’est juste n’importe quoi !
    Les chantres du progrès qui valident ceci … allô quoi !?
    Cela dit Staline et Mao étaient aussi pour le «  progrès «  vous me direz …
    Encore un avatar de plus qui confirme que nous vivons une époque très inquiétante !!

    • paul // 16.01.2021 à 09h59

      je plussois totalement

      toute personne normalement constituée devrait penser ce sens, sinon, fini « la libre pensé/expression »

      juste, pour médiapart, ne pas confondre le blog médiapart avec les « articles » de médiapart

      « Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction » qui cen sure moins les coms qu’ici

      un peu comme les crises et son : « Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici.  » qui paradoxalement sous entend une « ligne editoriale »

  • Jean // 16.01.2021 à 00h38

    @Leterrible

    Oui tout ce que dit « télégram » sur l’IMEI, le numéro d’identification unique de votre téléphone est vraie, c’est l’équivalent de l’adresse MAC pour un pc qui elle est inscrite en dur dans votre carte réseau. Mais votre téléphone portable ne permet pas uniquement de vous suivre à la trace car c’est aussi un émetteur/récepteur interrogeable à distance.

  • Camerlot // 16.01.2021 à 01h20

    Développement raté puisque Facebook vient de virer RON PAUL.
    …Ca continue
    Ca va s’arrêter où et quand ?
    « Ils sont venus chercher les juifs …. mais je n’étais pas juif …… »
    Vous, moi, … c’est pour quand ?

    • paul // 16.01.2021 à 10h07

      a étouffer les voix discordante, on perd sa crédibilité.
      un des introduits dans le capitole se serait suicidé dans sa cave d’une balle dans la poitrine….
      Ah ces mystères. (je ne mets pas la source mais elle est officielle)

  • LibEgaFra // 16.01.2021 à 12h42

    twittchose, fessechose, etc. n’ont de pouvoir que parce qu’une masse d’imbéciles les utilisent. Autres exemples de la servitudes volontaire. Et puis le comble, c’est quand les serfs viennent se plaindre.

    • Kasper // 16.01.2021 à 13h04

      Oui. « On en a gros, sire! » « Maintenant que nous nous sommes mis nous même pieds et poings liés en établissant votre monopole, sans penser au fait que puisque votre service est gratuit c’est nous la marchandise, nous exigeons que vous continuiez de nous le fournir sans frais et sans conditions. Faute de quoi, nous bouderons bien fort. »

      • X // 16.01.2021 à 16h34

        On peut en effet « bouder » les Gafam en s’interdisant de les utiliser. Mais ce n’est pas forcément une attitude très sage, car cela ne les empêchera pas de façonner le monde (notre monde) à leur image.
        À moins de se constituer en communautés marginales ( d’ailleurs toujours à la merci de la puissance publique), il est devenu très difficile de vivre au quotidien sans avoir à faire avec les Gafam.
        Jadis les révolutionnaires de 89 ont réussi à nationaliser le royaume de France; il n’est pas exclu que nous puissions le faire avec ces nouvelles féodalités. Mais encore faudrait-il effectivement le vouloir.

        • Kasper // 16.01.2021 à 18h57

          Si vous etendez la discussion à toutes leurs activités cloud, OS, smartphones, médias, moteur de recherche, IA, voiture autonome, vente par correspondance, marketing… Ok, on peut en discuter.

          Mais la, on parle de la suppression du compte Twitter d’une célébrité pour non respect des CGU, et ca ne suscite autant d’indignation que parce que c’est une célébrité, justement. Merci de rester dans le sujet.

          • X // 16.01.2021 à 20h06

            Ben, si justement, on est en plein dans le sujet : ce n’est pas parce que Trump est célèbre que la suppression de son compte suscite l’émotion. C’est parce que c’est un président encore en exercice (même pour quelques jours encore seulement). C’est un symbole et les dirigeants de Twitter ne peuvent pas avoir ignoré la portée de ce symbole ( les démocrates qui soutiennent cette action non plus, d’ailleurs, c’est important de le souligner).
            Il n’y avait aucune impérieuse nécessité à supprimer le compte de Trump. Comme souligné plus haut dans ce fil (par vous-même d’ailleurs) il y des gens bien « pires «  que Trump qui ont des comptes et qui débitent des insanités de par le monde sans être nullement inquiétés.
            La suppression du compte de Trump est une provocation. Twitter et ceux qui soutiennent la puissance des entreprises comme elle ont voulu montrer leur gros bras et humilier le camp Trump…. c’est digne d’une exécution de représailles meme si le sang n’a pas coulé et pour le coup je trouve ce genre de méthodes assez fasciste.

            • kasper // 17.01.2021 à 06h33

              Et donc parce qu’il est president il a droit a un compte twitter a vie meme si il viole les conditions générales d’utilisation ? C’est du délire, la. Etre president ne lui donne aucun droit particulier.

              Si Macron débarquait sur le blog les crises et commençait a lâcher des insultes en réponse a chaque message, Olivier Berruyer ne devrait pas modérer ses propos au prétexte qu’il est president ? Il n’est pas roi, ca reste un individu comme tout le monde. C’est prétendre le contraire qui est limite fasciste. Et jusqu’où pourrait il aller dans ce droit d’exception? Il peut poster du porno sans qu’on puisse le rappeler a l’ordre?

              Tous les forums de discussions fixent des règles pour diriger le contenu des échanges et attirer le genre de participants qu’il desire. Il existe des forums ou les affirmations non sourcées, la moindre remarque ad hominem sont modérées et les infraction répétées motif d’annulation du compte. Pour satisfaire la «  » »liberté d’expression » » » de chacun il faudrait aussi réduire ces standards de discussion ? interdit de modérer quoi que ce soit, meme si c’est sur votre serveur ? Twitter a ses propres standards, ils sont bien bas, mais néanmoins ils ont quand meme le droit de les fixer eux meme. Vous ne pouvez pas les forcer a accepter tous les c**nards de la terre, fussent ils president, sous prétexte de liberté d’expression.

            • X // 17.01.2021 à 16h37

              « Vous ne pouvez pas les forcer a accepter tous les c**nards de la terre, fussent ils president, sous prétexte de liberté d’expression »… Quelle malhonnêteté intellectuelle ! Et comment ce fait-il, alors, que pendant tout ce temps où il était président, il n’ait pas été viré de la plate-forme ? D’autant que ladite plate-forme continue à laisser prospérer bien des « c*nards », il me semble.
              Votre remarque est non seulement anti-démocratique ( je vous rappelle que le co**nard en question a été élu par des dizaines de millions d’Americains) mais elle plaide aussi pour la suppression de l’état de droit (non, la propriété privée d’un bien ne vous autorise pas à faire ce que vous voulez à l’intérieur, vous êtes tenu d’y respecter la loi. Ce n’est pas parce que vous jugez que quelqu’un est un « co*nard » que vous pouvez lui infliger n’importe quel traitement comme bon vous semble sous prétexte qu’il vous dérange ; même si vous êtes « chez vous)
              Contrairement à ce que vous écrivez plus haut, le « sujet », ce n’est pas « la suppression du compte Twitter d’une célébrité pour non respect des CGU », c’est bien plus grave que ça, dommage que vous ne le compreniez pas:
              https://www.franceculture.fr/emissions/signes-des-temps/trump-et-les-reseaux-sociaux-pouvoir-et-technologie-au-xxie-siecle

          • X // 16.01.2021 à 20h07

            Le monde entier savait que les médias traditionnels américains étaient vent debout contre Trump et que son principal canal d’expression pour répondre à toutes les attaques contre lui dans les autres médias, c’était précisément Twitter. Personnellement, je n’ai pas de compte Twitter, je m’en tape éperdument de savoir qu’ils peuvent te sucrer ton compte si ça leur chante du jour au lendemain. Mais pour l’homme politique Trump, c’était vital. Et tout le monde dans le monde entier le comprend. Et je pense que c’est comme ça qu’il faut le comprendre. Un avertissement au monde entier.

            • kasper // 17.01.2021 à 06h35

              L’homme politique Trump n’avait qu’a respecter les CGU. Aucun privilege, pour personne.

              Le problème n’est pas la suppression de Trump, le problème c’est le maintien des autres qui font comme lui.

            • X // 17.01.2021 à 10h27

              Comme dit plus haut cette CGU, c’est de l’hypocrisie.
              Et vous l’actez vous même en parlant de 2 poids 2 mesures pour d’autres utilisateurs.
              Déjà quand il y a un passage devant les tribunaux, les considérations politiques peuvent influencer un jugement, mais alors quand la décision (en l’occurrence de supprimer un compte) est prise de manière totalement opaque par un acteur privé caché derrière l’anonymat d’une firme… je ne vois pas comment on peut parler de décision juste et éthique. C’est le droit du plus fort, ni plus ni moins.

              Après on le droit d’être exaspéré par Trump et de vouloir qu’il se taise, mais ça c’est autre chose.

  • max // 17.01.2021 à 08h33

    Pour les GAFA du genre Facebook /Twiter le centre de décision est aux USA et ils peuvent appliquer un droit discrétionnaire sur n’importe quelle entité utilisant leurs systèmes, c’est un privilège d’extra-territorialité dont les USA usent largement, il en va de même pour l’accès a internet, ainsi que pour le $. Même les opérations des Cartes bancaires VISA/MASTERCARD sont traités aux USA quand j’ai demandé a la Poste d’avoir une simple carte bleue, il m’a été répondu que ce n’était plus possible, l’UE a fait un choix d’abandon de souveraineté qui fait que nous sommes dépendant de ce qui ce passe aux USA.

  • simba // 17.01.2021 à 10h32

    Trump est entrain de montrer tout ce qui est pourri aux américains qui veulent bien regarder les choses en face . Même jack dorsey a finalement reconnu que sa décision était pourrie ( et donc implicitement que son entreprise est pourrie ) . Pour la suite de sa gouvernance, je pense que Trump a déjà anticipé de se passer de cette m…e .

    • LibEgaFra // 18.01.2021 à 01h20

      « Pour la suite de sa gouvernance, »

      Quelle suite? A partir du 20 janvier: he is fired!!!

  • Yanka // 17.01.2021 à 12h54

    Trump qualifié d’emblée de « très triste personne »… Peut-on savoir en quoi est-il une triste personne ou une plus triste personne que tant d’autres dirigeants ? Parce qu’il ne s’est jamais aligné sur la petite bande de copains-gredins qui dirige les pays occidentaux au nom du Bien ? Parce qu’il été, reste et demeurera un caillou dans la chaussure des lumières qui prétendent diriger le monde, comme Orbán Viktor ou Jair Bolsonaro et bien sûr le « vilain » Poutine qui empoisonne de pseudo-opposants ? L’auteur de l’article peut très bien penser que Trump est une « très triste personne », mais j’aimerais qu’il donne les raisons de son jugement, si c’est politique ou une simple aversion… intellectuelle, morale ou physique (Trump est un mâle blanc alpha de plus de 50 ans). Mais non, il semble convenu que Trump est par définition une « très triste personne ». Et le bonhomme Chemla souhaite avec ça qu’on lise son article en entier ? Merci, mais je m’abstiens.

    • LibEgaFra // 18.01.2021 à 01h23

      « Trump qualifié d’emblée de « très triste personne »…  »

      C’est un assassin. Ça vous convient mieux? Il n’a rien fait pour tenir les engagements de son discours d’investiture. Il s’est soumis au MIC et aux néo-cons.

      • X // 18.01.2021 à 07h39

        « Assassin »? Quel tribunal l’a jugé coupable d’assassinat? Une fatwa de cet acabit tient lieu de jugement équitable dans votre monde? Triste monde?
        Et d’ailleurs de quel meurtre parlez-vous ? Sincèrement, je ne vois pas. Parlez-vous de ce genre de meurtres que perpétuent tous les présidents en place par administration interposée ?

        • LibEgaFra // 18.01.2021 à 16h54

          L’assassinat de Soleimani. Votre ignorance est effrayante.

          Hitler non plus n’a jamais été jugé coupable par un tribunal.

          Il y a la vérité judiciaire et parfois le mensonge judiciaire. Donc parfois cela n’a rien à voir avec la vérité tout court.

          De plus Trump l’a admis, l’a revendiqué haut et fort.

  • papet31 // 17.01.2021 à 15h03

    Le camp démocrates et les big techs sont des manipulateurs qui poussent également au pire.

    Twitter laisse en permanence des tweets qui incitent à la violence, voire au meurtre, quand c’est l’autre camps.

    Des militants politiques type BLM peuvent appeler à l’assassinat de tous les blancs, à retirer la garde des enfants des supporters de Trump, …

    Tweeter n’a aucun problème avec ces militants.

    D’autre part, j’ai été abonné au compte Twitter de TRUMP: il n’a jamais appelé à attaquer qui ce soit, ni incité à la violence. Il y a des gens violents dans tous les camps politiques, et rendre responsable un leader politique de tous les actes violents de ses supporters est tout de même une approche extrement retorse.

    Ou alors il faut le faire pour tout le monde: là il n’y aura plus beaucoup de responsables qui auront des comptes twiter.

    Exprimer son opinion politique contre telle ou telle opinion opposée n’est pas un appel à la violence.

    Appeler à manifester pour soutenir un leader politique ou un mouvement n’est pas un appel à la violence sinon il faudrait interdir tous les opposants à MACRON qui ont soutenus des manifs, manifs qui depuis 2 ans se finissent souvent par de très nombreuses violences.

  • RV // 17.01.2021 à 17h53

    « Une société civilisée doit non seulement condamner le fascisme, mais aussi – peut-être surtout – mettre au ban (et donc « bannir ») ceux qui s’expriment dans ce sens, et affirmer que leurs opinions sont nocives au bien commun. »
    Je vous invite, à propos de fascisme, à écouter cette intervention de Paul Jorion, sur la situation outre atlantique.
    https://www.pauljorion.com/blog/2021/01/15/video-les-etats-unis-a-la-derive/

    • LibEgaFra // 18.01.2021 à 01h24

      On ne remerciera jamais assez Trump pour avoir foutu le bordel dans son pays. Amen!

  • LibEgaFra // 18.01.2021 à 01h36

    Dernier exploit de Trump: accélérer les exécutions de condamnés fédéraux.

    https://consortiumnews.com/2021/01/13/capital-punishment-in-the-final-days-of-trump/

  • LibEgaFra // 18.01.2021 à 16h58

    Après « Parler », voilà qu’est demandé le retrait de Telegram des plateformes de chargement.

    https://fr.sputniknews.com/amerique-nord/202101181045089131-une-organisation-us-exige-quapple-supprime-telegram/

    Ils veulent tout simplement supprimer le secret de la correspondance.

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