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7.juin.20207.6.2020 // Les Crises

Pangolin Gate… par Yann Faure

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Source : Yann FaureLes-Crises

Yann Faure, ancien élève de Normale Sup est enseignent en mathématiques et en sociologie. Il est aussi militant et expert en écologie.

Le pangolin n’y est pour rien et ça change tout. Ça change tout car la responsabilité du calvaire pandémique enduré sur les cinq continents pourrait bien se situer du côté du luxe, de la richesse ostentatoire, de l’imposition mondialisée d’une forme de réussite sociale évaluée à la seule aune de ce qu’on possède et porte sur le dos.

Le pangolin n’y est pour rien, mais la production industrielle de fourrure à destination d’acheteurs fortunés en revanche y est pour tout. Le vison serait l’animal intermédiaire du coronavirus légué par la chauve-souris à notre espèce.

Pas n’importe quel vison, le vison sauvage, élevé en batterie dans des cages. Le vison, né en captivité, élevé dans des usines, dépecé par dizaines de milliers dans chaque unité aussi bien de l’Eure-et-Loir que dans le Wisconsin, en Pologne, au Danemark et en Chine. Ou en Hollande, où plusieurs cas d’opérateurs malades du covid-19 ont été recensés. Selon l’OMS, il est très probable que les premières transmissions d’animal à humain ont eu lieu entre le vison et l’homme.

Le pangolin était pourtant le coupable idéal. Au cœur de l’hiver et de la propagation du coronavirus, l’Occident s’est précipité sur l’os que la Chine lui donnait à ronger : un marché d’animaux sauvages dans la lointaine Wuhan, quelques dizaines de malades (supposés les premiers) qui s’y seraient contaminés … une enquête scientifique erronée, vite publiée, actant la compatibilité génétique à 99% du coronavirus qui nous affecte avec un coronavirus porté par le pangolin, des vidéos montrant des asiatiques à l’appétit insatiable et aux mœurs archaïques, qui en raison de traditions ancestrales et de superstitions absurdes, n’hésitent pas à dévorer avec gloutonnerie toutes sortes de viande que le monde moderne libre et éduqué considère, lui, comme autant de consommations impropres et monstrueuses.

L’interprétation s’est propagée dans les éditos et les têtes des lecteurs avec plus de facilité que le virus lui-même : « Ah si les chinois avaient une meilleure hygiène. Ah si les chinois abdiquaient leurs coutumes arriérées ! » et les articles de la presse occidentale en rajoutant : « En Chine, on mange tout ce qui a quatre pattes sauf les tables, tout ce qui nage sauf les bateaux et tout ce qui vole sauf les avions ». Surtout, comble de l’horreur, des « animaux vivants ».

Il allait presque comme une évidence, que le chinois mange cru, se délecte de chair qui bouge encore, on l’imagine bien sang poil et plume entre les dents à la manière des barbares du 1er millénaire, c’est à dire d’avant la civilisation. La solution de nos maux était alors toute trouvée : qu’on ferme ces marchés, résidus du passé, aussi mal fréquentés que mal aseptisés et le problème se résoudra de lui-même. Car tout est de la faute de la demande, tout est de la faute des  »consommateurs » eux-mêmes … à qui il faut faire renoncer à de très mauvaises habitudes, dangereuses pour toute l’humanité.

La vidéo de bouffeurs de chauves-souris frites qui a circulé sur les réseaux n’a, en vérité, pas été tournée à Wuhan mais en Indonésie. Une seconde enquête scientifique, attestée cette fois, montre que la compatibilité entre le coronavirus humain et celui du pangolin est de 90% et non 99%. Rien ne permet de prouver que du pangolin était en vente sur le marché aux poissons incriminé, (même « caché sous les étals », comme on l’a dit et écrit dans notre pays). Et pour cause, la carte du marché ne le mentionne pas.

Les pangolins sont en voie d’extinction en Chine, leur commerce est prohibé dans ce pays au régime plus qu’autoritaire et passible d’une lourde peine de prison. Des milliers de laboratoires pharmaceutiques utilisent d’énormes quantités d’écailles de pangolin pour leurs préparations thérapeutiques. Ces écailles, issus d’un braconnage massif de pangolins africains, arrivent en contrebande par tonnes et conteneurs et se vendent à prix d’or – ou, pour être plus précis, à prix d’ivoire.

Un tel commerce ne concerne pas le particulier, même gourmet, mais les triades (la mafia). En Chine, le pangolin vaut bien plus mort que vivant, pour ses écailles et non pour sa chair. Alors que Wuhan, cité de science et de haute technologie, est l’une des villes les plus vidéo-surveillées du monde, on n’a pas été en mesure de capter une seule image de ces animaux dans ses murs. Logique, à l’heure du Darknet, si l’on y vend du pangolin vivant, ce n’est vraisemblablement ni au détail, ni sur la place publique. Les saisies des douanes aux frontières le corroborent.

Ajoutons que la Chine a, depuis un an, arrêté les remboursements par sa sécurité sociale de médicaments à base de pangolin – probablement pour endiguer le trafic de cette espèce mondialement menacée et les remontrances de la communauté internationale à ce sujet. Autant d’éléments propres à réfuter la contribution du paisible fourmilier à la chaîne de la contamination, passés à peu près inaperçus. Tout se passe comme si le pangolin était l’arbre qui cache la forêt industrielle d’un système organisé de production de richesses autant que de virus.

Car les zoonoses naissent surtout et avant tout de l’élevage industriel. Les zoonoses représentent 60% des maladies infectieuses, 75% des maladies émergentes et les maladies infectieuses sont responsables de 16% des décès humains sur la planète. A mesure que cette industrie grossit, les zoonoses se multiplient. Focaliser l’attention sur le braconnage, le commerce illégal et les consommateurs supposés libres de leurs choix a permis de masquer la responsabilité des modalités industrielles contemporaines des animaux et de leurs produits.

Dans l’indifférence, la parole dominante véhicule la fable récurrente d’épidémies et d’autres fléaux induits par le comportement individuel de chasseurs isolés qui se seraient blessés aux confins perdus de pays sous-développés. Alors même que c’est ce prétendu  »développement » qui est à la source de nos maux. Même en Chine, d’innombrables entreprises privées d’élevage d’animaux, autrefois sauvages, pullulent. On a aussi essayé, cette dernière décennie, d’élever des pangolins, mais ça ne marche pas.

En liberté, ils vivent ; en cage ils succombent. Par contre, on élève des furets, des renards, des civettes, des visons. En Finlande, on gave des  »renards monstres » pour leur fourrure. L’occident pratique l’élevage intensif, de poulets, d’oies, de bœufs et de porcs pour la consommation de viande. Qu’on pense à notre ferme des mille vaches, à nos élevages de souris de laboratoires, aux vaches à hublot pour comprendre qu’il est illusoire d’aller chercher au bout de territoires reculés l’origine des maladies. En triant les gènes, en concentrant les bêtes, en les gavant d’antibiotiques, on affaiblit les organismes des animaux, leurs protections naturelles ou immunitaires. On facilite ainsi les mutations virales, la transmission des agents pathogènes et leur mise en circulation.

Ces dernières semaines, en Allemagne comme aux États-Unis et en France, on a dénombré un nombre particulièrement élevé et tout-à-fait anormal de malades du Covid-19 parmi les employés des abattoirs. La filière ne s’est pas interrompue pour autant – Donald Trump a même interdit sa mise à l’arrêt. On a argué la difficulté de faire respecter la distanciation physique entre travailleurs sur ces lieux mais éludé, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’hypothèse d’une contamination de la viande. Le complexe agroalimentaire et ses supports de communication volontaires ou involontaires ont refoulé dans un quasi oubli l’ensemble des maladies du passé dont il a été le principal vecteur : grippe aviaire, grippe porcine, grippe bovine, etc.

Même les abeilles sont malades, transformées en ouvrières exploitées au service de la monoculture. Dans les champs d’amandiers de Californie, on amène les ruches par camion, on les trie génétiquement, on les abreuve de médicaments, on sélectionne leurs reines. Épuisées, standardisées, presque clonées, le premier virus qui passe les décimes bien avant l’âge. C’est Germinal chez les hyménoptères.

Le pangolin n’est sans doute pas l’hôte intermédiaire du coronavirus. C’est très probable que ce soit le vison. Des collectifs se battent depuis plusieurs années déjà pour dénoncer les conditions carcérales de ces petits mammifères. Emprisonnés dans des batteries interminables de cages, nourris en série, les visons tout mignons deviennent fous derrière les barreaux. Ils excrètent les uns sur les autres, leur nourriture est souillée, ils sont confinés parmi les dépouilles de leurs congénères qui pourrissent, de mort lente, en général sans qu’on les sépare.

One Voice a tourné des images terribles des élevages industriels de ces mustélidés, notamment en France où leur fourrure est arrachée pour l’industrie du luxe. Le vison américain est le plus valorisé. On en trouve aussi en Chine dans des centres commerciaux qui ressemblent aux Wall-Mart étasuniens – la nouvelle classes aisée y débarque par cars entiers avec des étoiles dans les yeux.

Là-bas, comme dans le reste du monde qui a promu modes et modèles, le port ostentatoire de ces manteaux de fourrure hors de prix revient à endosser un statut, à s’élever au-dessus des simples mortels. Le rêve de luxe a posé sa main froide sur l’épaule frêle de ce qui composait notre vibrante humanité. La richesse et ses tenues d’apparat ont corrompu le monde.

Non loin de Tangshan, on éviscère encore à mains nues tandis que sur un site de production rationalisé comme celui de l’Aojilisi Farm dans la province du Shandong, 40 000 animaux sont détenus quotidiennement et on en dépèce 3 000 unités par jours – bientôt ce sera 10 000 par les méthodes automatisées les plus « modernes ». Leurs peaux seront vendues à Harbin ou dans les luxueuses boutiques de Hongerpu qui ressemblent beaucoup à ce que l’Occident valorise si puissamment.

Mais le monde est aveuglé. Déjà on trouve dans des poèmes d’écolier l’empreinte d’un imaginaire qui s’est formé décorrélé de son sujet. L’innocence de celui qui suit m’a fait de la peine :

<< Le Pangolin

Toi, mon joli pangolin,

Tu n’as vraiment pas été malin.

Car maintenant à cause de toi

Je ne peux même plus sortir de chez moi

A cause de ton manque de réflexion

Nous voilà tous à la maison.

Tu as fini par avoir vent des projets humains

Et que beaucoup repoussaient les urgences à demain

Monsieur le pangolin nous te disons au revoir

En ce lundi 11 mai

Nous avons espoir

Maintenant du balai ! >>

J’ai aussi croisé la route de dessins, de créations, de peintures. Le pangolin, animal hybride et fascinant a marqué les esprits. Avec lui, l’histoire que la planète s’est raconté.

Voix étouffée, au commencement des débats sur l’origine du coronavirus, une scientifique américaine qualifiait le story-telling du wet market de Wuhan de  »simple divertissement ». Ce récit a néanmoins fourni une étonnante et paradoxale occasion à l’Occident de réaffirmer sa croyance dans ses valeurs techno-industrielles … et nourrit jusqu’à la verve du  »philosophe » Luc Ferry, lorsqu’il s’applique à défendre les vertus écologiques du capitalisme. Il faut le remercier pour cette ineffable synthèse de la pensée de sa classe et de son temps :

<< Faut-il rappeler que le Covid-19 est parfaitement naturel, que ce ne sont pas « nos modes de vies modernes » qui ont causé la pandémie mais des coutumes ancestrales et locales, préservées qui plus est par un système communiste tout sauf libéral ? Quiconque a visité un marché chinois est sidéré à la vue de ces chiens, chatons et poussins écorchés vifs, de rats, civettes, serpents, pangolins et chauves-souris qui attendent une mort atroce entassés dans des cages insalubres.

Une vidéo circule sur la toile où l’on voit un groupe d’hommes qui déjeunent de petites souris vivantes. Les malheureuses se débattent dans une sauce noirâtre et les convives les mâchent à pleines dents encore toutes vives après les avoir trempées dans leur jus. Il est clair que ces pratiques sont si peu  »les nôtres », qu’elles susciteraient plutôt une vague d’indignation dans nos contrées démocratico-libérales. En vérité, les voyages, qui existent depuis des siècles, ne font au pire qu’accélérer la diffusion des maladies.

Dénoncer les « failles et les excès » de l’humanité « mondialisée » relève donc de sophismes anticapitalistes et d’amalgames apocalyptiques tout juste bons à faire peur aux petits enfants. Non seulement nos sociétés développées par l’économie de marché et la mondialisation sont aux antipodes des pratiques traditionnelles qui ont engendré la crise actuelle, mais sans la logique de l’innovation capitaliste qui nous émancipe peu à peu, sans doute pas assez vite mais quand même, d’un passé millénaire de mépris de la nature et de maltraitance animale, non seulement l’écologie politique n’aurait jamais vu le jour, mais les sciences et les techniques qui permettent d’envisager des solutions non plus. >>

Ne dites pas à Luc Ferry, qu’un massacre en gants blancs est toujours un massacre. Qu’industriellement on tue plus massivement qu’avec des arcs et des flèches. Il s’en fiche pourvu qu’on tue sans voir. Colporter l’image de marchands chinois inconséquents vendant des pangolins à la sauvette à des gloutons rustiques, toujours impénitents va dans son sens. L’industrie de la viande, la consommation de masse, la concentration de richesses y sont parfaitement escamotées du tableau.

Cailloux de poil dans la chaussure capitaliste, les visons martyrisés des abattoirs rappellent que le luxe et l’envie sont au principe des causes plus profondes qui ravagent la planète. Ces visons martyrisés pour des manteaux vaniteux et inutiles, s’ils sont la source de la pandémie et si on veut bien la voir, adressent un message ensanglanté à ceux qui se croiraient civilisés : celui de renoncer en tout premier à leur incommensurable barbarie.

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Épisodes précédents :

Pangolin express (15 avril) : https://www.facebook.com/yann.de.la.XR/posts/1631215753747396

Pangolin, non, on ne sait rien (31 mars) : https://www.facebook.com/yann.de.la.XR/posts/1617536628448642

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Sources :

OMS-Visons, les premiers cas connus de transmission à l’homme : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/contamination-du-covid-par-des-visons-peut-etre-les-premiers-cas-connus-de-transmission-de-l-animal-vers-l-homme-oms_144617

Les pandémies et l’élevage industriel : https://reporterre.net/Pour-eviter-les-pandemies-cessons-l-elevage-industriel

Les élevages de visons infectés aux Pays-Bas : https://www.sudouest.fr/2020/04/26/coronavirus-des-visons-d-elevage-infectes-aux-pays-bas-premier-cas-avere-au-monde-7440976-10997.php

One voice – ferme de l’horreur en Eure-et-Loir : https://one-voice.fr/fr/blog/lagonie-des-visons-dans-un-elevage-de-leure-et-loir.html

Parole aux éleveurs de visons : https://fourrure-info.fr/media/dp-cnif-030918.pdf

Chine, dans l’enfer des fourrures (reportage) : https://www.vice.com/fr/article/pavqw9/chine-dans-lenfer-des-fermes-a-fourrure-de-vison

Source : Yann FaureLes-Crises


Appel à la fermeture mondiale des élevages de visons pour la fourrure à l’heure où le gouvernement néerlandais ordonne l’abattage des animaux et confirme que les fermes à fourrure peuvent servir de réservoir au COVID-19

Source : OneVoice

Vannes (4 juin 2020) – Le gouvernement néerlandais a ordonné l’abattage de milliers de visons dans neuf élevages à partir de ce vendredi, à la suite des conseils d’une équipe d’experts vétérinaires en maladies infectieuses. Selon ces derniers, les élevages de visons pour la fourrure pourraient servir de réservoir au SRAS- COV-2, permettant au virus de rester en circulation pendant une longue période.

Les députés néerlandais ont été informés de la décision du cabinet via une lettre envoyée hier soir par la ministre néerlandaise de l’Agriculture et le ministre de la Santé, du Bien-Être et des Sports. L’enquête de l’équipe néerlandaise de gestion des épidémies de zoonoses fait suite aux propos de la ministre néerlandaise de l’Agriculture qui, le 25 mai dernier, déclarait qu’il était « extrêmement probable » que deux ouvriers travaillant dans des fermes à fourrure aux Pays-Bas aient contracté la COVID-19 auprès de visons infectés par le SRAS-CoV-2.

En réponse aux conclusions du gouvernement néerlandais, la Fur Free Alliance demande la fermeture mondiale des élevages de visons en tant qu’ils sont des réservoirs potentiels pour la COVID-19 et d’autres nouvelles maladies zoonotiques infectieuses.

Les élevages de visons ont été interdits aux Pays-Bas en 2013 avec une échéance pour leur élimination complète d’ici 2024. Ce pays a exploité environ 4,5 millions de visons en 2018. La Fur Free Alliance soutient l’appel des associations animalistes néerlandaises à la fermeture des quelque 128 fermes à fourrure présentes sur le territoire – fermeture qui doit encore être accélérée compte tenu des risques de COVID-19.

Joh Vinding, président de la Fur Free Alliance, déclare :

« Les fermes à fourrure détiennent généralement des milliers de visons dans des rangées de cages, dans des conditions d’insalubrité, de surpeuplement et de stress qui ne sont pas différentes de celles des marchés de la faune actuellement au centre des préoccupations internationales. En plus d’être intrinsèquement cruels, ces élevages, et particulièrement les élevages de visons, sont des vecteurs potentiels de propagation des zoonoses en tant qu’ils sont de véritables réservoirs à coronavirus, favorisant l’incubation d’agents pathogènes transmissibles aux humains. Le monde n’a d’autre choix que d’ouvrir les yeux sur les problèmes posés par ces élevages. Le gouvernement néerlandais et tous les pays producteurs de fourrure comme le Danemark, la Pologne, la France, l’Italie, la Chine, la Finlande, l’Espagne et les États-Unis doivent s’engager à mettre fin à cette pratique inhumaine et à protéger la santé publique »

Le SRAS-CoV-2 a été identifié pour la première fois dans deux élevages de visons aux Pays-Bas le 26 avril, puis dans deux autres élevages de visons du Brabant-Septentrional le 9 mai. Le 15 mai, le SARS-CoV-2 avait également été diagnostiqué chez trois chats vivant dans une ferme à visons. Le 19 mai, la ministre néerlandaise de l’Agriculture, Carola Schouten, a déclaré aux députés que les infections de visons à humains étaient probables. Lorsqu’un deuxième ouvrier agricole a contracté la COVID-19, la ministre a confirmé le 25 mai que la transmission de la maladie des visons aux humains était désormais “extrêmement probable”.

La lettre des ministres au Parlement néerlandais stipule qu’on s’attend à ce que davantage d’infections soient détectées dans les prochaines semaines et qu’à mesure que les taux d’infection d’humains à humains diminuent, les infections de visons à humains pourraient augmenter l’incidence du SRAS-CoV-2 chez l’humain. À l’heure actuelle, tous les élevages de fourrure aux Pays-Bas sont soumis à un contrôle obligatoire et des mesures ont été mises en place, dont des restrictions concernant à la fois les visiteurs des élevages et le transport des visons.

Les exploitations non infectées devront continuer d’obéir aux mesures actuellement en vigueur et soumettre chaque semaine les carcasses des animaux décédés « naturellement ». La lettre des ministres précise que le cabinet néerlandais examine la possibilité et la manière d’aider les fermes à fourrure afin qu’elles mettent volontairement fin à leurs activités avant l’échéance de 2024.

La Fur Free Alliance et One Voice sont profondément préoccupées par le bien-être des visons qui contractent ce virus potentiellement mortel. Les recherches menées dans les élevages des Pays-Bas ont montré que les symptômes peuvent entraîner des problèmes « digestifs et respiratoires » et s’avérer mortels pour les animaux. Les visons sont également susceptibles de contracter le virus sans présenter de symptômes.

Par conséquent, en plus d’appeler à une interdiction complète des élevages de fourrure, les associations demandent également au gouvernement français de prendre des mesures immédiates pour enquêter sur la propagation potentielle de la maladie au sein des élevages en France, dont des tests obligatoires dans toutes les fermes à visons avec publication des résultats dès que possible, ainsi que l’application des mesures déjà prises aux Pays-Bas, à savoir l’interdiction de tout déplacement de visons, y compris les importations et exportations internationales, la restriction des visites dans les exploitations et l’utilisation d’équipements de protection individuelle (EPI) pour l’ensemble du personnel et des visiteurs.

Elevages de visons et chronologie COVID-19 :

  • 26 avril : SARS-CoV-2 est identifié dans deux élevages de visons aux Pays-Bas.
  • 9 mai : SARS-CoV-2 est trouvé dans deux autres élevages de visons du Brabant-Septentrional ainsi que dans des particules de poussière des étables où ils sont détenus.
  • 20 mai : la ministre néerlandaise de l’Agriculture, Carola Schouten, informe les députés de la probabilité qu’un vison infecté par le SRAS-CoV-2 ait transmis le virus à un ouvrier.
  • 3 juin : les ministres néerlandais publient un rapport final confirmant l’abattage des animaux des exploitations infectées, une mesure prise « dans l’intérêt de la santé publique et animale ».

On sait que les principales autres espèces élevées pour la fourrure (les renards et les chiens viverrins) sont infectées par des virus liés au SRAS-CoV et qu’elles sont de potentiels hôtes intermédiaires pour la transmission de ces virus aux humains. On a constaté que les chiens viverrins et les renards vendus sur les marchés humides chinois étaient infectés par le SRAS-CoV.

L’élevage d’animaux pour la fourrure est interdit au Royaume-Uni depuis 2003. Il est prohibé et/ou en cours de suppression dans les pays européens suivants : Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, République tchèque, Croatie, Macédoine, Pays-Bas, Norvège, Luxembourg, Serbie, Slovaquie et Slovénie. Le gouvernement irlandais s’est plus récemment engagé à y mettre fin. La Bulgarie, la Lituanie, le Monténégro et l’Ukraine envisagent également de l’interdire. Aux États-Unis, la Californie est devenue en 2019 le premier État américain à bannir la vente de fourrure à la suite d’interdictions similaires dans des villes comme Los Angeles, San Francisco, Berkeley et West Hollywood. En 2020, des législateurs de Hawaï et du Rhode Island ont proposé d’interdire la vente de fourrure à l’instar de certaines villes du Minnesota et du Massachusetts.

L’élevage d’animaux pour la fourrure est cependant toujours autorisé dans d’autres pays. La Chine, le Danemark, la Finlande et la Pologne sont les plus gros producteurs. Dans le monde, environ 100 millions d’animaux sont tués chaque année pour leur fourrure.

Les derniers chiffres disponibles montrent qu’en 2018, environ 35 millions de visons ont été élevés pour la fourrure dans vingt et un pays européens dont le Danemark (17,6 millions), la Pologne (5 millions), les Pays-Bas (4,5 millions), la Finlande (1,85 million), la Grèce et la Lituanie (1,2 million chacune). Les chiffres pour la même période indiquent que 20,7 millions de ces animaux ont été élevés en Chine, 3,1 millions aux États-Unis et 1,7 million au Canada, ce qui porte leur total à environ 60,5 millions.

Source : OneVoice

Commentaire recommandé

weilan // 07.06.2020 à 07h43

Un grand merci pour ce magnifique -et féroce- coup de gueule !
Je remarque par ailleurs que les foyers d’infection au Covid 19 dans plusieurs abattoirs n’a rencontré que fort peu d’écho dans les médias. La randomisation en double aveugle est tellement plus passionnante !

63 réactions et commentaires

  • weilan // 07.06.2020 à 07h43

    Un grand merci pour ce magnifique -et féroce- coup de gueule !
    Je remarque par ailleurs que les foyers d’infection au Covid 19 dans plusieurs abattoirs n’a rencontré que fort peu d’écho dans les médias. La randomisation en double aveugle est tellement plus passionnante !

      +50

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    • Fritz // 07.06.2020 à 08h59

      – J’lui trouve un p’tit goût de pangolin.
      – Y en a.
      (les tontons confinés, scène de la cuisine, à 4’05)
      https://www.youtube.com/watch?v=qD2JaMRq7W4

        +11

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    • MS // 07.06.2020 à 11h13

      Il serait q intéressant de voir si la souche de virus « Vison » et la souche « Homme » ont plus de compatibilité que la souche « Pangolin » et la souche « Homme ». Cela permettrait sans doute de clore le débat sur le saut d’espèce initial.
      Par contre une autre information est très inquiétante dans cet article : si les visons peuvent attraper le covid, ils risquent d’être un réservoir beaucoup plus important et avec lequel l’homme a un contact beaucoup plus fréquent que les pangolins pratiquement disparus, et nous avons a craindre de nouvelles résurgences beaucoup plus fréquentes de la maladie

        +8

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      • RGT // 09.06.2020 à 20h34

        Concernant les virus passés de l’animal à l’homme, ce ne serait pas le premier cas, loin de là…

        Connaissez-vous les virus herpès ?

        Ils ne sont pas très méchants (quoique, ils peuvent déclencher longtemps après l’infection certains cancers) mais il en existe DEUX variantes chez l’homme tout aussi contagieuses l’une que l’autre à condition de se « frotter » les parties contaminées…

        Une variante dite HSV-1 ou herpès buccal, dont la variante humaine s’est séparée de la variante des grands singes il y a environ 6 millions d’années, grosso-modo au moment de la séparation des hominidés et des grands singes.

        ET… Une variante HSV-2 humaine qui s’est séparée de celle des chimpanzés il y a seulement entre 3 et 1,4 millions d’années (écarts causés par les tolérances de mesures de cette divergence.
        Cette variante est aussi appelée herpès génital, et je ne vous fais pas de dessin…

        Par contre, cet herpès est passé du singe à l’homme mais pas forcément lors de galipettes entre espèces. En effet, les hominidés de l’époque étaient devenus carnivores (contrairement aux chimpanzés) et ils ont sans doute été contaminés par la carcasse d’un chimpanzé qu’ils avaient tué (ou d’une charogne laissée par un prédateur). https://www.youtube.com/watch?v=NHTniCvTLDY

        Et si l’on remonte plus loin dans la lignée des mammifères les gènes impliqués dans la fabrication du placenta (surtout ceux inhibant le rejet par la mère du fœtus qui est un corps étranger ans son propre organisme) sont strictement identiques à ceux de certains rétrovirus qui ne se font pas repérer par ce stratagème…

          +1

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    • Nicolas // 07.06.2020 à 12h30

      Pas d’accord : Il y a énormément d’articles sur le fait que les abattoirs sont des foyers de contagions. Aux USA, en Angleterre et ailleurs en Europe.

        +3

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    • RV // 07.06.2020 à 21h47

      Mais enfin, l’information principal de cet article est au conditionnel, tout comme l’avis de l’OMS.
      J’attends des publications scientifiques et les réactions de la communauté scientifique.

        +3

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    • Rémi // 08.06.2020 à 13h23

      On ne va pas parler du fait que les gens qui ont un travail physique, sont mal payé et ont des problémes de protection sociale (Quoi qui parle de clandestins) soit plus exposées aux contaminations.
      Ce n’est pas start-up nation.
      Surveillez vous ou les médias découvrirons que vous êtes un partisans du retour de la bête immonde.

        +1

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  • Brian64 // 07.06.2020 à 07h45

    Selon le Monde la transmission de l’animal à l’homme est extrêmement improbable. Surtout dans les abattoirs hein… j’en ai marre de entendre mensonges sur mensonge.

      +13

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    • weilan // 07.06.2020 à 08h07

      Et la grippe aviaire, et le MERS et la grippe porcine, ce sont des « mensonges » selon vous ?

        +7

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      • Nicolas // 07.06.2020 à 12h35

        Weilan : Non, mais comme ce que vous expliquez va à l’encontre des convictions religieuses inculquées à l’école (ça commence au CE2 avec les canines qui servent à déchiqueter la viande… je veux bien voir la démonstration), ça ne passe pas. Briser une dissonance cognitive requiert plus que du bon sens, et ça fait mal.

          +5

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      • Brian64 // 07.06.2020 à 14h16

        Non mais je suis bien d’accord, marre des mensonges, sur les masques, sur la petite grippe, et maintenant sur la non transmissibilité du virus de l’animal à l’homme sûrement pour pas embêter Bigard et consort qui pourtant se comportent mal à l’assemblée.

          +1

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      • RGT // 09.06.2020 à 12h55

        Sans parler de la variole (vache), de la grippe « basique » (oiseaux d’élevage), de la peste (rongeurs commensaux) et de toutes les pandémies qui ont émaillé l’histoire de l’humanité.

        La biodiversité et les écosystèmes naturels sont des bouillons de cultures d’infections d’animaux qui sont protégés naturellement de ces agents infectieux car ils vivent « avec » depuis des milliers, voire des millions d’années.

        Et comme ils vivent dans des écosystèmes « stables » avec d’autres espèces qui sont aussi habituées à ces agents infectieux il n’y a pas de gros problèmes.

        Par contre quand l’homme « s’amuse » a venir foutre le bordel dans ces écosystèmes et vient au contact de ces pathogènes il ne faut pas s’étonner que les conséquences soient « amusantes », particulièrement quand les moyens de transport permettent auxdits pathogènes de faire plusieurs fois le tour de la planète en quelques jours.

        Et même si les humains ne sont pas directement cons-taminés, les animaux d’élevage (surtout intensif) peuvent l’être, ce qui se traduira ensuite par le passage de ces animaux à l’homme dans un très bref délai.

        Les pires élevages d’animaux, loin devant les bovins, les visons et même les poulets sont ceux des lapins. Je vous conseille de visoner ce film de L214 qui vous fera à jamais ne plus consommer ces petits lagomorphes : https://www.youtube.com/watch?v=lZGK0KjSfdk

        Bien que « non végétarien » je n’achète plus de viande et je n’en consomme pratiquement plus.
        L’élevage et la culture industriels sont des désastres environnementaux.

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    • Julien // 07.06.2020 à 08h41

      Et c’est un mensonge qui cache un autre mensonge. Pour ma part je ne crois pas à cette version homme animal. L’accident de labo est bien plus probable voir les fameux jeux olympiques militaire en chine début octobre. Mais tous évitent soigneusement le sujet, à leur manière, affaire classée. Circulez y’a rien à voir.

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      • Anfer // 07.06.2020 à 12h07

        Peste bubonique : origine animale
        Typhus : origine animale
        Variole : origine animale
        Grippe : origine animale
        Choléra : origine animale
        VIH : origine animale

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        • lon // 08.06.2020 à 20h08

          Ce n’est pas parce qu’ils sont d’origine animale qu’ils ne peuvent pas faire l’objet de manipulation en laboratoire .
          Allez un peu de lecture :
          https://harvardtothebighouse.com/2020/03/23/no-monkey-ever-reheated-a-frozen-burrito-what-the-expanse-tells-us-about-the-covid-19-pandemic/

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          • RGT // 09.06.2020 à 13h37

            Pour l’instant les connaissances ne permettent pas de modifier un agent pathogène en laboratoire.
            La seule chose qui soit à portée consiste seulement à sélectionner certaines souches parmi toutes celles qui ont spontanément muté en labo.

            Par contre, de là à créer de toutes pièces un nouveau virus ou un « mutant artificiel » efficace il y a un très grand pas qui semble pour l’instant trop important même avec toutes les techniques d’édition et de manipulation génétiques.

            Pour qu’un organisme puisse être fonctionnel il ne suffit pas de lui insérer « à l’arrache » un gène quelconque, il faut que ce gène soit inséré au bon endroit, il faut AUSSI lui insérer des séquences permettant de ne pas « réparer » ce gène afin de le supprimer ou de le remplacer par sa variante naturelle, et il faut AUSSI insérer plusieurs séquences permettant d’activer ce gène, et au BON MOMENT pour qu’il permette au virus d’être « efficace ».
            Dans la nature, les mutations naturelles (à chaque génération et pour chaque « enfant » => virus = 2 000 « bébés » en 20 minutes) entraînent une quantité énorme de mutations dont la majorité sont soit létales, soit inutiles, soit « stérilisantes ».
            Pour faire la même chose en laboratoire il faudrait créer des millions de mutants pour pouvoir changer un seul gène qui soit viable et « efficace », ce qui coûterait « un bras » sans certitude de résultat dans le temps.

            Il est préférable d’éviter de jouer à l’apprenti sorcier car les conséquences de la création d’un être vivant pouvant se reproduire sont plus que risquées.
            De plus, avec les échanges génétiques entre espèces (transmises par des virus entre autres) le nouveau gène peut avoir des conséquences dramatiques.
            Regardez seulement les « mauvaises herbes » qui ont récupéré des gènes de résistance au glyphosate… entraînant des désastres écologiques.

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      • Nicolas // 07.06.2020 à 12h38

        « tous évitent soigneusement le sujet, à leur manière, affaire classée. Circulez y’a rien à voir. »
        Tellement rien à voir que de nombreux labos britannique, italien, américain… se sont penchés sur la question, pour dire que c’est de la foutaise, cette théorie de virus créé en labo. Yaura bientôt plus que Trump pour croire à cette histoire promue par un média sinophobe bien connu pour ses mensonges.

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        • Baltha // 08.06.2020 à 03h20

          Voici les hypothèses qui circulent en Asie depuis le mois de février et un très très large faisceau d’indice convergent dans cette direction.
          Dans les commentaires de la vidéo il y a également une multitude de lien qui viennent étayer la thèse d’une origine US du virus: https://www.youtube.com/watch?v=U81SS0WGXiQ
          La thèse d’un accident du P4 à Wuhan est un fantasme d’Americains repris aveuglement par les européens. Avez vous entendu parler des JO Cism de Wuhan? des athlètes américains rapatriés sanitaire pdt les jeux? Et le fait que les premiers malades du covid19 ont été les athlètes de ces jeux, avant même les habitants de Wuhan? Des corrélations géographiques entre les clusters du covid 19 dans le monde et de la présence de base militaire de l’OTAN (composée en partie de militaire US) ? Les statistiques des hopîtaux de Wuhan ne montrent pas de hausse d’activité suspecte sur Octobre novembre décembre 2019, alors que les sportifs avaient déjà été contaminée, et pourquoi l’armée se refuse à tout commentaire et oblige le silence à ses militaires? Etrange non? Des liens vers des analises sont disponibles dans les commentaires de la video YT proposée. Bonne lecture. N’hésitez pas à laisser des messages, je vous répondrai. Baltha , from Wuhan:)

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          • weilan // 08.06.2020 à 07h14

            Tout à fait !
            D’autant plus que l’importante délégation américaine ( une centaine d’athlètes ) a réussi le tour de force de ne remporter AUCUNE médaille, fût elle de bronze !!

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            • Baltha // 08.06.2020 à 08h52

              35ème place et 8 médailles dont 3 de bronze pour être exact

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    • Muscardino // 07.06.2020 à 08h51

      Pour le journal Le Monde peut être.
      Par contre selon l’OMS, « la contamination par les visons pourraient être les premiers cas connus de transmission de l’animal à l’homme ».
      Les abattages de visons au Pays-Bas ont commencé hier, samedi. Une dizaine de milliers pour le moment disceminés sur neuf élevages contaminés.

        +11

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    • MS // 07.06.2020 à 11h22

      Dans la version initiale le simple fait de faire l’hypothèse d’une transmission pangolin-homme implique que le saut d’espèce est possible contrairement à ce que ce journal annonce.

      Une comparaison de la compatibilité « Virus Pangolin » vs « virus homme » et « virus vison » vs « virus homme » devrait pouvoir clore le débat

      Et évidemment pourrait se poser aussi la question de la contamination des chats ou les tigres qui pourraient ne pas être simplement supports du virus comme la première hypothèse le suggérait.

      Ce qui serait très inquiétant parce que des réservoirs aussi importants amèneraient certainement une résurgence régulière de la maladie.

        +4

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  • yann // 07.06.2020 à 08h08

    Pour remplacer le vison, un disciple de Lagerfeld pourrait nous lancer la mode du manteau en poil pubiens tricotés.
    100% renouvelable, et après trois mois de confinement, on part déjà avec un bon stock de matière première.
    Seul bémol…si c’est le gouvernement qui gère l’épidémie de morpions, ça risque de gratter un peu.

      +30

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  • Denis Monod-Broca // 07.06.2020 à 08h31

    « … luxe et l’envie sont au principe des causes plus profondes qui ravagent la planète. »

    Que est vrai !
    Ah… l’envie ! N’est-elle pas la cause de tout si l’on n’y prend pas garde, si l’on ne sait s’empêcher ?

      +10

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  • Berrio // 07.06.2020 à 08h36

    On pourrait remplacer ces élevages par des usines de produits synthétiques installées en Inde par exemple.
    À côté des usines qui vont fabriquer les batteries très sales de nos voitures electro-écologiques

      +10

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  • Charles Michael // 07.06.2020 à 08h39

    rendant au site Le Grand Soir ce qui lui revient: la publication il y a 3 jours de cet article.
    Et bien, ça m’a l’air assez sérieux:
    les Pays-bas ont commencé l’abattage dans un de leur élevage de visons et d’autres élevages de visons sont aussi visés:
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-les-pays-bas-abattent-des-milliers-de-visons-20200606

    détail cocasse une association de protection des animaux (?) conteste ces abattages… mais pas l’élevage.

      +8

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  • JM Bourget // 07.06.2020 à 08h43

    Yann Faure, ancien élève de Normale Sup est enseignent en mathématiques et en sociologie. Il est aussi militant et expert en écologie.

      +8

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  • Poisson Pilote // 07.06.2020 à 08h54

    06/2020 – Réforme Bioéthique
    « PMA pour toutes : « Nous la voterons, et le plus tôt sera le mieux », annonce Gilles Le Gendre porte parole de LREM.
    https://youtu.be/EPVlKiSxZ1A


    04/2020 – Michel Onfray
    Loi bioéthique
    « Le grand projet,
    c’est le transhumanisme »
    https://youtu.be/t9WpSgPjYZc


    2019 – transhumanisme DAVOS
    discours d’ouverture
    « sous sa forme la plus noire et le plus déshumanisée, la quatrième révolution industrielle a le potentiel de robotiser l’humanité et de nous déposséder de notre coeur et de notre âme  »

    https://www.lejournaldumedecin.com/actualite/les-nouveaux-faiseurs-de-loi/article-opinion-47345.html?cookie_check=1587047147


    2017 – Forum Européen de la Bioéthique.
    « Bioéthique. Quand les GAFAM s’intéressent à notre santé »
    Le numérique bouleverse le champ de la santé et des acteurs économiques sur ce terrain juteux. L’essor des big data soulève en effet, des questions d’ordre technique, administratif financier, juridique, et éthique.
    https://youtu.be/MZ1iZjbs9UM


    2016 – Luc Ferry et Natacha Polony
    4eme Révolution industrielle
    Transhumanisme, 4 axes
    – Science cognitives (Intel. Artificielle)
    – Puces intégrées RFID
    – Génome dans l’embryon.
    – Bio-chirurgie (Modification ADN)

    https://youtu.be/Gk6r9rQ6Ki8?t=210


    2011 – Forum Européen de Bioéthique.
    « … l’industrialisation des modes d’emploi procréation ; il considère les femmes et les hommes comme des fournisseurs de main-d’œuvre et des producteurs de matière première – ovocytes, sperme, utérus – pour fabriquer l’enfant sur commande, voire sur mesure. »
    https://www.youtube.com/user/FEBioethique

      +8

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  • Poisson Pilote // 07.06.2020 à 08h57

    2017 – shadow banking mondiale
    = 92 000 milliards $
    France Culture « Alors que le FMI s’inquiète de la dette chinoise, Pékin a décidé de s’attaquer au 
    « shadow banking ».

     Le « shadow banking » c’est ce qu’on appelle aussi la finance de l’ombre ou finance fantôme, un système différent du système bancaire classique, qui menace la stabilité financière mondiale. »

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/le-shadow-banking-la-face-cachee-des-banques

      +6

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  • Barachin // 07.06.2020 à 09h05

    Comment ne pas devenir misanthrope après ce genre de lecture ?
    Après avoir lu Luc Ferry en particulier on regrette de ne pas être une mouette rieuse pour lui faire dessus.

      +26

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  • Brigitte // 07.06.2020 à 09h49

    Bravo! enfin un article courageux qui va au fond du problème, celui de la face cachée de l’humanité, celle qui échappera toujours à nos chers penseurs croyant à un avenir meilleur, plus humain, plus ceci ou plus cela. On attrape pas les mouches avec du vinaigre ni les humains avec des bons sentiments.
    Et si l’envie était le vrai moteur de la civilisation, et non la soif de justice ou de connaissance? Et si on avait jeté un peu trop vite Freud avec l’eau bénite?
    Pauvre pangolin, un nom digne d’une comédie de Molière!
    Cette crise sanitaire du covid-19 aura eu le mérite d’en révéler d’autres, à la manière des poupées russes, toutes s’emboitant les unes dans les autres. Celle de l’information par exemple.
    Nous vivons une époque formidable, un nouveau moyen âge, où les fantasmes, les craintes, les ragots, les infox circulent à la vitesse de la lumière et non plus à celle d’un cheval au galop. Immense progrès non?
    La modernité est un bric à brac qui nous empêtre plus qu’il ne nous libère, en tout cas l’esprit. Voyez tous ces gens courbés sur leur « smartphone » hypnotisés par cette facilité, cette facticité. Sont-ils si différents des braves gueux qui voyaient dieu dans tout ce qui bouge? Sont-ils moins ignorants? Non juste encore plus envieux car il n’y a plus aucun frein moral.
    Jadis, l’envie était un péché capital. De nos jours, c’est un penchant capitaliste….

      +16

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    • Catalina // 07.06.2020 à 12h43

      « On attrape pas les mouches avec du vinaigre ni les humains avec des bons sentiments. » euh ? et les ADM en Irak ? les couveuses au Koweit, l’enfant échoué sur une plage italienne, les fausses attaques chimiques de Al Assad contre des enfants et la liste est longue, ben si, on attrape les gens avec les bons sentiments, on les manipule m^me grâce à eux.

        +11

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    • RV // 07.06.2020 à 21h30

      Avez-vous remarqué que l’information principal de cet article, que tous encensent ici, est au conditionnel, tout comme l’avis de l’OMS ?
      (voir mon commentaire plus bas avec les citations)

        +3

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      • vert-de-taire // 08.06.2020 à 11h51

        Mais bien sûr !
        Toute interprétation des faits EST un conditionnel.
        C’est un travail de raisonnement qu’un autre peut réfuter.
        Cela s’appelle le discours scientifique.

        Et puis il y a le droit.
        Le conditionnel protège des tentatives d’ester.

        Dire sa pensée devient difficile.
        Lire la pensée d’autrui encore plus.

          +2

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      • JM Bourget // 09.06.2020 à 09h28

        Faire de la science consiste à travailler sur des hypothèses. Ou a lors on va à Lourdes ou Fatima attendre la révélation.

          +0

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  • Santerre // 07.06.2020 à 10h00

    Ce covid 19 aura definitivement brisé le mythe du scientifique infaillible et intègre.
    Combien d’études qui se révèlent complètement bidons.
    Proprement hallucinant.
    Narcissique, malhonnétes, magouilleurs, menteurs, corrompus, moutonnièrs, carrément stupides, incompétents, soumis, pusillanimes, tel s’est montré le monde scientifique à nos yeux tant ébahis que consternés.
    En fait, rien n’a changé depuis qu’ Arago jurait doctement que le passage de tunnels en train serait mortel, qu’une académie de médecine poussait au suicide un médecin viennois qui affirmait que se laver les mains entre deux auscultation de nouvelle accouchée sauvait des vies ou que de grands savant européens démontraient scientifiquement la supériorité du blanc sur , je cite, le « négre ».
    Désormais, bon courage aux furieux de la religion climatiste pour nous faire bouffer leurs élucubrations.

      +15

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  • fanfan // 07.06.2020 à 10h53

    Un virus mortel semble menacer l’humanité depuis mai 2009. Depuis que les premiers cas de soi-disant grippe porcine ont été signalés au Mexique, le monde est à l’envers. Chaque jour, de plus en plus de gens meurent du prétendu nouveau virus. Mais des experts et des politiciens comme Wolfgang Wodarg doutent que cela soit vrai: «Ces virus ne sont pas plus dangereux que l’an dernier. L’OMS, financée en grande partie et influencée par l’industrie pharmaceutique, pousse les statistiques vers le haut et provoque inutilement la panique. La décision de déclarer la grippe porcine comme une « pandémie » était absurde.
    Profiteurs de la Peur – Un virus fait débat – ARTE et NDR 2009 : https://www.youtube.com/watch?v=8MWTmercdEg

      +6

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    • Barachin // 07.06.2020 à 12h15

       » L’OMS, financée en grande partie et influencée par l’industrie pharmaceutique, »

      N’importe quoi. C’est pas beau de lancer des rumeurs complotistes alors qu’il suffit de saisir 2 mots dans votre moteur de recherche. Quelle paresse, Et en plus cela semble contagieux.

      https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/17/qui-finance-l-oms_1785538

        +6

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      • LowCost // 12.06.2020 à 15h38

        Vous êtes allez éplucher la liste des donateurs de toutes ces gentilles fondations qui financent l’OMS à coups de milliards ?(gates, GAVI & co)
        Parce que Libé ne s’est évidement pas donné cette peine.

          +0

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  • DooDzy // 07.06.2020 à 11h05

    Eric Juillot est loin d’être un petit nouveau 😉 Vous trouverez tous ces papiers pour Les-Crises juste ici : https://www.les-crises.fr/?s=%C3%A9ric+juillot

      +4

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  • fanfan // 07.06.2020 à 15h00

    Michael Levitt, colauréat du prix Nobel de chimie 2013 et et biophysicien à l’université de Stanford, a soutenu dans UnHerd début mai que les mesures de confinement sans discernement ont été « une énorme erreur » et que les courbes de croissance à Covid-19 n’étaient jamais vraiment exponentielles, ce qui suggère qu’une sorte d ‘«immunité préalable» doit se déclencher très tôt (https://unherd.com/thepost/nobel-prize-winning-scientist-the-covid-19-epidemic-was-never-exponential/ // https://www.youtube.com/watch?v=vi4j1I_ix_c).

      +2

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    • RV // 07.06.2020 à 21h24

      C’est comme le président qui déclare qu’il n’y a pas eu de pénurie de masques !
      Les courbes sont accessibles à tout un chacun depuis le début de la crise.

        +2

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  • fanfan // 07.06.2020 à 15h01

    Aujourd’hui, la présence d’un certain niveau de résistance et d’immunité antérieures à Covid-19 devient un fait scientifique accepté. Les résultats d’une étude suggérant que 40 à 60% des personnes qui n’ont pas été exposées au coronavirus ont une résistance au niveau des lymphocytes T contre d’autres coronavirus similaires comme le rhume banal viennent d’être publiés (https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(20)30610-3#%20 :
    Résumé : • Mesurer l’immunité contre le SRAS-CoV-2 est essentiel pour comprendre le COVID-19 et le développement de vaccins. • Les pools d’épitopes détectent les lymphocytes T CD4 + et CD8 + chez 100% et 70% des patients COVID convalescents. • Les réponses des lymphocytes T se concentrent non seulement sur les pointes mais aussi sur les ORF M, N et autres• La réactivité des lymphocytes T aux épitopes du SRAS-CoV-2 est également détectée chez les individus non exposés.)
    Cela remettrait en cause l’idée même que la distance sociale est une caractéristique de toute «nouvelle normalité» … l’idée que ce sont surtout les actions du gouvernement (quelle que soit leur incompétence ou leur exécution) qui expliquent les différents taux de mortalité. Son explication des résultats de mortalité remarquablement similaires en Suède (pas de verrouillage) et au Royaume-Uni (verrouillage) est qu ‘«ils n’étaient en fait pas différents.

      +4

    Alerter
  • fanfan // 07.06.2020 à 15h02

    Une nouvelle étude d’origine française soumise (pre-print) au British Medical Journal met en évidence les coûts disproportionnés du confinement en termes sociaux, économiques et humains, dénonce une « escroquerie sanitaire » et pointe la responsabilité de l’OMS.
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3600511
    https://covidinfos.net/wp-content/uploads/2020/06/Facing-COVID-19-by-the-confinement.pdf
    Le taux de mortalité du Coronavirus est voisin, voir inférieur à celui de la grippe. Selon les études basées sur des preuves (EBM), le virus est bénin, 99% des malades guérissent et 85% sont atteints d’une forme bénigne (sans compter les formes asymptomatiques qui selon le BMJ atteignent près de 80 à 85% de la population).
    Ce clinicien-chercheur ajoute de plus que l’ensemble du système hospitalier des pays n’est absolument pas débordé car la saturation « ne concerne que très peu d’hôpitaux et cela peut être évité en prenant des mesures raisonnables pour gérer cette épidémie comme nous l’avons indiqué et comme la Suède l’a fait ». Enfin il préconise que L’OMS subisse une réforme radicale et déclare que « le confinement est vraiment l’escroquerie sanitaire du XXIe siècle, il faut faire une enquête à ce sujet et les responsables de l’OMS et de l’Imperial College de Londres doivent être interrogés et, si nécessaire, jugés. »

      +8

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    • RV // 07.06.2020 à 21h22

      Allez dire ça aux soignants et aux malades transférés par avion !

        +3

      Alerter
    • Kasper // 08.06.2020 à 00h49

      UNE étude, et en preprint… Mais « l’important c’est qu’elle aille dans mon sens. »

      Ca ne vous a donc rien appris, l’affaire du Lancet ?

        +4

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  • monique // 07.06.2020 à 18h48

    merci pour cet article très intéressant et à contre-courant du politiquement correct.

      +2

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  • RV // 07.06.2020 à 21h18

    Je ne comprends pas pourquoi Les Crises publie cet article dans lequel l’info principale est au CONDITIONNEL tout comme l’avis de l’OMS ! ! !
    ********************
    Ça change tout car la responsabilité du calvaire pandémique enduré sur les cinq continents POURRAIT bien se situer du côté du luxe, de la richesse ostentatoire, de l’imposition mondialisée d’une forme de réussite sociale évaluée à la seule aune de ce qu’on possède et porte sur le dos.
    ********************
    Le vison SERAIT l’animal intermédiaire du coronavirus légué par la chauve-souris à notre espèce.
    ********************
    Selon l’OMS, il est très PROBABLE que les premières transmissions d’animal à humain ont eu lieu entre le vison et l’homme.
    ********************
    Le pangolin n’est SANS DOUTE pas l’hôte intermédiaire du coronavirus. C’est très PROBABLE que ce soit le vison
    ********************
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/contamination-du-covid-par-des-visons-peut-etre-les-premiers-cas-connus-de-transmission-de-l-animal-vers-l-homme-oms_144617
    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mardi 26 mai 2020 que les cas PROBABLES de contamination de Néerlandais par des visons pourrait être les « premiers cas connus de transmission » du nouveau coronavirus de l’animal à l’Homme.
    ********************
    J’attendrai donc une publication scientifique et sa discussion par la communauté scientifique . . .
    Ne sommes-nous pas là en pleine actualité sans recul ?

      +4

    Alerter
    • Muscardino // 07.06.2020 à 22h51

      Le fait est qu’en attendant cette discussion de la communauté scientifique qui pourrait aboutir à une conclusion au conditionnel, la thèse du pangolin et tout ce qu’elle véhicule s’incrustent au plus profond de l’imaginaire collectif.
      Peut-être que c’est ça qui constitue finalement l’information principale de cet article.

        +3

      Alerter
    • Barachin // 07.06.2020 à 23h44

      Muscardino

      Le contributeur faisait (ou essayait de faire) de l’esprit : « J’attendrai donc une publication scientifique et sa discussion par la communauté scientifique . . . » Sans doute est-ce en rapport avec les études foireuses du Pr Tournesol de Marseille.

      D’accord avec vous sur l’information importante de cet article : on a tous marché aveuglément dans l’histoire du pangolin ou de la chauve-souris … sans réfléchir. Parce que cela correspondait / coïncidait à des présupposés sur les mœurs chinoises.

      Dans le fond, on ne sait pas bien encore l’origine de ce virus mais on sait à présent notre inclinaison à trouver des bouc-émissaires.

      On sait également que maltraiter le vivant – qu’il soit sauvage ou d’élevage – nous revient comme un boomerang. On le sait depuis longtemps déjà … et pourtant le biocide s’accélère.

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    • Kiwixar // 08.06.2020 à 01h35

      « Je ne comprends pas pourquoi Les Crises publie cet article dans lequel l’info principale est au CONDITIONNEL »

      Parce que de nos jours, TOUT est au conditionnel. On ne peut plus faire confiance ni au gouvernement (qui a menti systématiquement) ni aux publications scientifiques (Lancet) ni aux autorités médicales qui sont en cheville avec les labos.

      Pognon et business, y compris par ceux qui sont censés nous représenter et nous défendre. Les autorités et médias sont devenus c*mplotistes. Les médias alternatifs sont c*mplotistes. Mensonge et pognon partout > conditionnel. Une société humaine en voie d’effritement.

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    • Incognitototo // 08.06.2020 à 16h37

      @RV
      J’allais faire exactement les mêmes remarques, donc, merci.
      En outre, cette façon de conduire tout un raisonnement à partir de suppositions scientifiques pour aboutir à des revendications politiques est un détournement abusif des sciences, et tout également (n’ayons pas peur des mots) une perversion de la pensée. Ça porte un nom d’ailleurs, ça s’appelle : le « scientisme ».
      Notre époque a un engouement pour ce type de « raisonnement » qui est assez marqué : une grande partie des mouvements écolos se fondent d’ailleurs là-dessus et c’est, à mon sens, bien dommage et même dommageable, d’autant qu’ils y perdent beaucoup en crédibilité.
      Nous n’avons pas besoin de fonder notre pensée politique sur des « preuves », ou pire des suppositions scientifiques pour militer pour le développement durable, pour exiger l’éradication de la pollution, pour combattre toutes les formes d’exploitation animale qui ne servent qu’à se faire plaisir, et cetera, et cetera…
      Mais visiblement, il y a beaucoup de militants qui ignorent que l’intérêt général, le bien commun et sa préservation, et même la morale, se suffisent en soi pour justifier ce type de positionnement politique. À mon sens, c’est le point très faible des mouvements écolos et c’est bien pourquoi ils n’arrivent pas à convaincre qu’ils sont une alternative politique crédible en soi.
      D’ailleurs, cet article démontre comment le scientisme est contre-productif : vous attendez une publication scientifique sérieuse pour prendre position contre l’exploitation animale pour le luxe. Personnellement, je n’en ai pas besoin : l’utilisation de ressources communes à des fins non utiles au plus grand grand nombre est en soi condamnable. Point.

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      • vert-de-taire // 09.06.2020 à 10h51

        Bien vu merci.

        Ça a commencé comme cela la « république des experts ».
        Souvenez-vous : le discours politique est passé par la moulinette des experts.
        La ‘science économique’ devait éclairer les décisions DONC la Politique.
        On l’a appelé le TINA (there is no alternative) puisque la Science le dit ..
        La preuve, ô crétins : 2+2=4 et tout est dit.

        Et nous ne sommes pas sortis de cette logique pour enfants que l’on veut tromper afin de les soumettre.
        L’expert sert d’argument ultime à la prise de décision.
        N’est-ce pas génial ?
        La Science comme ultime argument !
        L’irréfutable scientifique (pour les crétinisés) servant à justifier l’ignominie de la dictature de la rente capitaliste ou autre logique (j’évite de développer car cela va très vite trop loin – on me comprendra j’espère).
        Et comme ça marche, car la science est mal enseignée (pour rester gentil) et à très peu de gens, pourquoi se priver ?
        D’autant que nos dirigeants ont une culture scientifique proche du bac à douche.
        Encore que le bac à douche possède une certaine résistance à la dé-sin-formation… et le bac…
        Bref, nous sommes incapables de critiquer la Science et cela permet de dire et faire n’importe-quoi.

        Depuis peu, le principe de non contradiction est fréquemment violé directement (je veux dire sans besoin de poser un raisonnement plus ou moins difficile) par nos dirigeants.
        Leurs oxymores mènent une concurrence déloyale à nos poètes, ce sera un passionnant sujet pour nos érudits.
        Cette poétique dérive est aussi dérive totalitaire, comme si génialement développé dans « 1984 ».

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        • Incognitototo // 09.06.2020 à 15h38

          🙂 !!! Pour le bac à douche.

          C’est vrai que cette imposture de l’esprit est particulière vraie pour les soi-disant « sciences économiques ». La dictature des pseudo-experts a servi à « justifier » tellement de politiques, notamment néolibérales, qui en réalité ne défendent que des intérêts particuliers que je me demande toujours comment cette escroquerie (qui a commencé dans les années 70 en France) peut encore perdurer aujourd’hui.

          Ceux qui manipulent les peuples ont tiré toutes les conséquences de l’expérience de Milgram, mais pas ceux qui combattent les manipulateurs. C’est la grande faiblesse de tous les mouvements militants qui agissent en diffusant des « vérités ».

          Isaac Asimov disait « Pour convaincre, la vérité ne peut suffire. », il aurait pu rajouter que les faits non plus ne peuvent pas convaincre. S’ils n’ont pas tous été modifiés génétiquement pour devenir des idiots utiles, quand nos descendants se pencheront sur les couleuvres que les peuples ont avalées pendant des décennies, ils se demanderont sûrement comment nous avons pu être aussi c…

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    • JM Bourget // 09.06.2020 à 09h33

      Amoureux des certitudes j espère que vous ne croyez pas en Dieu. La science n avance que par succession de hasard ou d hypothèse. Pour vous c est thèses, hypothèses: foutaises. N oubliez pas que la « memoire de l esu » a été prouvée.

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  • r le mot // 08.06.2020 à 13h25

    Pourquoi chaque fois que l’on veut dénoncer un scandale, la mode semble-t-elle désormais de remplacer ce mot par le mot anglais « gate » ?
    La disparition de la bio-diversité est un fait inquiétant, mais quid de la disparition de la diversité des langues et des cultures face l’anglomanie qui est en train de s’installer partout ?
    Oui, protégeons les espèces animales, la faune et de la flore, mais n’oublions pas de protéger aussi nos langues et cultures pour que l’humanité ne finisse pas uniformisée sous les seuls traits de l’anglosphère.

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  • Denis // 08.06.2020 à 14h01

    On est sur de rien.

    Par contre, l’élevage de visons, ça c’est sur, ça existe!
    Pour récupérer la fourrure pour vêtir certains qui seraient
    l’élite…de la barbarie. Oui, mais ils ont de l’argent donc plus???
    (à définir)

    Plutôt désolant de voir le stade où sont restés certains humains,
    nombreux, il faut croire. Et admirés par les autres en plus!

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    • vert-de-taire // 09.06.2020 à 11h35

      Ce n’est pas ‘restés’ qui me semble le bon mot ici.
      mais ce serait plutôt endoctrinés, embobinés, conditionnés.

      Et c’est bien grâce à cette excellente faculté de s’adapter à son monde perçu qu’ILS nous tiennent et nous maintiennent en soumission.
      Personne ne résiste longtemps au matraquage cognitif quand ce dernier est pensé pour nous « éduquer ».
      Éduquons, et du con ! répétait inlassablement un de mes profs.
      Rien n’est plus juste et la preuve :
      la publicité fabrique le marché,
      le message entraine l’action,
      l’achat compulsif, Pavlov.

      Le conditionnement de nos cerveaux permet à nos dominants de le rester.
      Malgré les dévastations de nos vies, de la Vie.

      Peut-être que lorsque nous ressentirons le danger immédiat (donc la proximité de la mort qu’ILS provoquent) nous réagiront. Trop tard donc.

      C’est toujours ainsi que les atrocités adviennent
      quand chacun de nous a regardé ailleurs en se berçant de l’illusion du futur en considérant son présent.

      Les périodes d’avant-guerre sont passionnantes à étudier : Tout y est dit.
      Et le marais en déduit : espérons.
      Ce qui interdit d’agir, ‘on’ laisse faire.
      Car en effet comment lutter contre un événement FUTUR donc contre un non événement ?
      Impossible, im-pensable, illogique voire fou ! Lutter contre du non existant !

      Pourtant, aujourd’hui,
      la chute du capitalisme (au sens que son moteur ne fonctionne plus, ne peut plus fonctionner) est actée.
      Mais le fracas de l’écrasement n’a pas encore eu lieu.
      L’évènement terminal n’a pas eu lieu, nous vivons !
      donc la chute n’est pas certaine, attendons.

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  • Antoine // 08.06.2020 à 20h43

    J’adore comme une hypothèse relayée au conditionnel par l’OMS sur la base d’une unique étude scientifique (donc rien de solide pour le moment : il faut attendre que d’autres études viennent confirmer ou infirmer cette hypothèse) devient le prétexte pour ce militant écologiste à une diatribe pleine de certitudes enflammées.

    Comme quoi être mathématicien et sociologue (les deux à la fois ?) ne protège en rien contre l’obscurantisme : la plus forte raison de croire sera toujours l’envie de croire.

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    • Muscardino // 10.06.2020 à 22h21

      Toutes les conclusions des études sont formulées au conditionnel.
      Des certitudes viendront peut-être d’ici 15 ans, comme pour le SRAS. Ou jamais.
      En attendant le sens commun admet que le pangolin est l’hôte intermédiaire. Certitude qui n’a pas lieu d’être.
      Au vu des dernières études parues dans Nature, on n’en sait absolument rien.
      https://www.nature.com/articles/d41586-020-01541-z
      Cet article finit par un conditionnel, il est classé dans la rubrique « politique » et non « science ».
      Visiblement, son auteur est surtout motivé par le refus de croire un récit initialement accepté sans preuve alors que d’autres possibilités plus crédibles d’un point de vue de l’organisation sociale de la production existent bel et bien.

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