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5.août.20205.8.2020
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Pandémie Covid-19 : où en sommes-nous (au 4 août) ?

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Nous vous proposons aujourd’hui un point de situation sur l’épidémie de Covid-19

I. Incidence en France

Voici l’évolution du nombre de nouveaux cas dépistés en France depuis début mai :

Bien entendu, nous sommes à un niveau très inférieur aux maxima de mars/avril (5000 à 8000 par jour).

Mais nous sommes à un niveau de 1200 nouveaux cas par jour, soit quatre fois plus qu’il y a deux mois.

On voit bien une petite reprise autour du 28 juin – peut être lié aux événements tels qu’élections, fête de la musique et réouverture des écoles, et une forte depuis le 14 juillet, par chance non exponentielle.

Soulignons cependant que nous testons bien plus qu’auparavant (440 000 tests par semaine, 1 % étant positifs, la moitié des positifs étant asymptomatique sou pré-symptomatiques), ce qui fait comptabiliser plus de cas qu’avant.

(en raison des congés, le nombre d’interventions de SOS médecins en France n’est plus significatif)

Indiquons également que beaucoup de cas sont dans des clusters encore sous contrôle (source : Santé Publique France., comme les autres informations sur les tests) :

Les clusters actuels sont principalement situés dans des entreprises, des hôpitaux et le milieu familial.

Tout compris, ceci donne ce niveau départemental de risque :

Enfin, point très important, voici l’âge des contaminés :

On constate que les 20-35 ans sont particulièrement touchés, mais que l’incidence est en croissance sur toutes les classes d’âge.

Il n’y a donc pas de raison de craindre une nouvelle explosion de l’épidémie à brève échéance, mais il faut cependant prendre des mesures pour la cantonner à un niveau le plus bas possible – bien porter un masque dans les lieux fermés (obligation aussi mise en place chez plusieurs de nos voisins – et en Asie depuis le début) apparaît ainsi comme une mesure très utile.

Mais c’est assez inquiétant pour la rentrée, quand les écoles seront rouvertes, et que beaucoup de salariés reprendront le travail – et les transports en commun…

II. Hospitalisations en France

La tendance sur les hospitalisations reste rassurante :

Elle l’est un peu moins sur les réanimations :

Cela donne ceci sur le nombre de personnes hospitalisées :

Rien d’affolant donc pour le moment – c’est évidemment lié à la forte proportion de moins de 50-60 ans dans les nouveaux contaminés.

Il est cependant fort dommage que nous n’ayons pas pu définitivement nous débarrasser du virus durant l’été : il reste toujours près de 6 000 hospitalisés Covid (près de 110 000 personnes ont été hospitalisées), dont 400 en réanimation…

III. Incidence en Europe

Voici la situation chez nos voisins européens :

L’épidémie semble donc repartir doucement, excepté en Espagne qui était sur une tendance forte, et qui semble à l’évidence pâtir de l’effet vacances… Les effets du re-confinement en Catalogne semblent commencer à porter ses fruits.

Épidémie de Covid en Espagne

Voici d’ailleurs une carte plus précise de la situation en Europe (évitez l’Aragon, la Catalogne et la Roumanie cet été.) :

Pratiquement aucune région n’est épargnée par le Covid, mais les zones actives sont heureusement toujours très limitées.

IV. Incidence dans les pays les plus touchés

Voici enfin la situation dans les pays actuellement les plus touchés :

La situation aux États-Unis au Brésil et en Inde reste dramatique – à noter une tendance désormais plus favorable.

V. Décès quotidiens

Voici la situation au niveau des décès :

Comme il y a un retard de 2 à 3 semaines entre nouveaux cas et décès, la situation est toujours satisfaisante :

On constate cependant que l’épidémie de décès n’a pas pu être complètement éradiquée en France et en Italie malgré l’embellie de juin.

On voit que le nombre de décès a pu être contrôlé dans la plupart des pays, à part aux États-Unis – qui viennent de dépasser le même taux de décès par habitant que la France, alors que l’épidémie est loin d’être terminée -, et au Brésil – qui va également bientôt atteindre notre taux.

Par chance, la plupart de ces pays ont pris des mesures de protection des plus âgés (ou bien ils disposent de systèmes sociaux particuliers, ne les regroupant pas dans des ehpads).

Commentaire recommandé

Hit // 05.08.2020 à 13h52

Après trois mois de confinement, des mesures barrière en cours d application, l interdiction de grands rassemblements, le port du masque obligatoire, trouvez vous normal que le nombre de cas continue de monter?
Vu notre mode de vie, encore heureux que le virus circule mal. La question que vous devriez vous poser est : puis je reprendre ma vie d avant sans risque de seconde vague? La réponse est non. Donc l’épidémie n est pas finie.

88 réactions et commentaires

  • Fabrice // 05.08.2020 à 08h01

    Bonjour une question les cas augmentent ou n’est-ce pas la révélation d’une situation que le nombre de tests ne permettaient pas avant et qui vu le nombre de ceux-ci voit le taux de contamination augmenter ?

    J’ai aussi remarqué que l’on faisait remarquer la mortalité d’une année sur l’autre du fait des maladies qui étaient proche désormais

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487861?sommaire=4487854

      +31

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  • dubreuil // 05.08.2020 à 08h06

    Le nombre de morts par cas diminue.best cevqu on sait faire la part entre renforcement des tests, diminution de l âge moyen des malades, effet de retard (les cas augmentent avant que les morts n augmentent et la baisse de la dangerosité duvirus /l amélioration de notre capacité à le traiter ?

      +1

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  • Rond // 05.08.2020 à 08h15

    « Cela donne ceci sur le stock d’hospitalisés : » Là, j’ai cessé de lire. Les humains sont devenus une matière première comme une autre. Les mots ont un sens, que diable ! Et notre langue est assez riche pour éviter ce genre bévue. Désappointé, je suis.

      +33

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    • Redhot332 // 05.08.2020 à 09h08

      Le terme de « stock » a plusieurs sens. Si le plus commun est celui utilisé en gestion (stock de marchandise), il est régulièrement utilisé dans le domains scientifique pour s’opposer aux flux (flux entrant, flux sortant, c’est à dire le nombre de personne qui entrent et sortent d’un compartiment).

      C’est notamment un terme que l’on peut retrouver dans le domaine médicale lorsque l’on utilise des modèles compartimentaux type CIR.

      Bref, je comprends que vous soyez choqué si vous n’avez jamais vu le terme stock utilisé en dehors de la gestion, mais sachez qu’ici l’auteur n’a pas forcément voulu déshumaniser les êtres humains concernés.

        +13

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      • Rond // 05.08.2020 à 19h48

        Merci pour votre réponse technicienne. Je vous accorde que l’auteur n’a pas forcément voulu… Toutefois, ce n’est pas parce que le domaine scientifique l’utilise régulièrement qu’il est recevable hors ce cadre, ni même recevable tout court. A contexte équivalent, pourrions-nous, sans gêne, employer le terme cheptel, même si son sens présentait un coté pratique pour nos chers scientifiques ?
        J’appelle ça de la « dérive douce », jusqu’à ce qu’elle devienne moins agréable.

          +13

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  • LibEgaFra // 05.08.2020 à 08h20

    On nous ment. Il n’y a ni rebond ni seconde vague. C’est impossible: l’épidémie est terminée depuis le 19 mai. On cherche à ternir la réputation de notre infectiologue de renommée mondiale.

      +45

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    • jmathon // 05.08.2020 à 09h22

      Bonjour,

      Pour le cas où j’aurais bien compris l’ironie de votre propos… 😉

      Faudrait-il tenir compte de l’analyse et des conseils d’Olivier : « Il n’y a donc pas de raison de craindre une nouvelle explosion de l’épidémie à brève échéance, mais il faut cependant prendre des mesures pour la cantonner à un niveau le plus bas possible – bien porter un masque dans les lieux fermés (obligation aussi mise en place chez plusieurs de nos voisins – et en Asie depuis le début) apparaît ainsi comme une mesure très utile. » ou bien ne pas en tenir compte et favoriser une recrudescence de manière à vous donner raison dans votre pronostic ?

      Pour information, le dernier chiffre qui me paraît quelque peu alarmiste (que je viens de voir) concerne le nombre de personnes (nouvellement) positives sur le nombre de personnes (nouvellement) testées. Il est local et concerne un nombre de personnes limitées (314). Il est de près de 11,5% un taux inégalé depuis le mois d’avril. Je vous laisse deviner le site qui le fournit.

      Pour ce qui est de votre infectiologue, je ne crois pas qu’il est tenu les propos que vous lui prêtez.

        +14

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      • jmathon // 05.08.2020 à 09h26

        « qu’il est tenu » Brrr ! Ça fait peur !
        Serais-je touché ? 😉

          +11

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        • Brian64 // 06.08.2020 à 07h32

          C’est bon les remarques sur l’orthographe me gonflent, parce que cela vient de quelqu’un qui n’a rien à répondre.

            +1

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      • LibEgaFra // 05.08.2020 à 10h48

        « Pour ce qui est de votre infectiologue, je ne crois pas qu’il est tenu les propos que vous lui prêtez. »

        Ce que vous croyez n’a aucune importance. Ses propos sur une éventuelle deuxième vague sont parfaitement clairs. Et sont une preuve accablante de son incompétence face à ce virus.

        Reste donc la croyance. Ultime refuge des adeptes.

        « favoriser une recrudescence de manière à vous donner raison dans votre pronostic ? »

        Aucun pronostic, seulement les chiffres et les faits qui montrent clairement que l’épidémie redémarre suite à la fin du confinement et à l’irresponsabilité de trop de personnes. Si vous aviez suivi ce que j’ai écrit depuis le début de l’épidémie, vous auriez su que je suis en faveur du masque sur le modèle des Chinois et des Japonais.

        Vous auriez aussi su que j’avais prévu cette deuxième vague.

          +11

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        • Dypso // 05.08.2020 à 11h30

          Au au-delà de savoir qui a raison ou tors a posteriori, la simple menace d’une seconde vague justifie les précautions prises pour s’en prémunir. D’ailleurs, le fait de se préparer diminue la vitesse auquel la seconde vague arrive.

            +6

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        • jmathon // 05.08.2020 à 11h49

          « Ce que vous croyez n’a aucune importance. »

          Je m’en doutais un peu. 😉

          « Ses propos sur une éventuelle deuxième vague sont parfaitement clairs. Et sont une preuve accablante de son incompétence face à ce virus. »

          Source ?

          « Aucun pronostic, »

          Euh ?

          « Vous auriez aussi su que j’avais prévu cette deuxième vague. »

          Effectivement, je m’en souvenais très (trop ?) bien.
          Ne voyez-vous quelque contradiction ?

          Je ne vois guère que cordonnier, paille, charité, poutre, hôpital et chaussures à proposer à votre sagacité.

            +18

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          • LibEgaFra // 05.08.2020 à 12h25

            « Source ? »

            N’insultez pas votre intelligence et votre capacité à faire une recherche sur internet.

            « Euh ? »

            Pronostic en mai, fait établi aujourd’hui. Libre à vous de rester scotché dans le passé.

              +7

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          • grumly // 05.08.2020 à 15h03

            « Encore une fois, moi je ne prédis pas l’avenir. Si les choses continuent comme ça on a bien l’impression que ce qui était une des possibilités de cette maladie, c’est-à-dire une maladie saisonnière, est en train de se réaliser et qu’il est possible que d’ici un mois il n’y ait plus de cas du tout dans la plupart des pays tempérés. »
            https://www.youtube.com/watch?v=HrJBppuSEmk

            « On voit que cet épisode-là est en train de se résoudre et qu’il n’y a nulle part de 2e vague ou de dos de chameau […] Tout ça ne traduit plus de dynamique épidémique. L’épidémie est en train de se terminer. »
            https://www.youtube.com/watch?v=nGPaQsh_rVM

              +17

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            • Brian64 // 06.08.2020 à 07h36

              Le fameux « dos de chameau » (du nombre de morts) qui n’existerait nulle part. Sauf en Israël, en Iran, et aux États-Unis cela commence à pointer aussi.

                +2

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        • Charles // 05.08.2020 à 13h38

          Quelle seconde vague ?

          On est d’accord, une seconde vague devrait faire au moins 10.000 morts. Sinon, ce n’est pas une vague.

          Elle est où ? Où sont les morts ?

          On a beau regarder les graphiques, pas de hausse de la mortalité qui pourrait augurer d’une augmentation substantielle afin de créer une seconde vague.

          On se demande qui est dans la croyance.

            +55

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          • Hit // 05.08.2020 à 13h52

            Après trois mois de confinement, des mesures barrière en cours d application, l interdiction de grands rassemblements, le port du masque obligatoire, trouvez vous normal que le nombre de cas continue de monter?
            Vu notre mode de vie, encore heureux que le virus circule mal. La question que vous devriez vous poser est : puis je reprendre ma vie d avant sans risque de seconde vague? La réponse est non. Donc l’épidémie n est pas finie.

              +16

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            • Charles // 05.08.2020 à 14h29

              Que l’épidémie soit finie ou pas, qu’est-ce que cela a à voir avec une seconde vague ?

              Il se peut que le Sars-Cov-2 s’installe de façon pérenne dans certaines zones, comme beaucoup d’autres coronavirus. Mais pour autant, ce ne serait pas « une seconde vague » – même s’il tuait bon an mal an par exemple 2.000 ou 5.000 personnes en France et 650.000 dans le monde (comme la grippe).

              On parle de choses précises quand on évoque « une seconde vague ».

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            • LibEgaFra // 06.08.2020 à 13h55

              « Que l’épidémie soit finie ou pas, qu’est-ce que cela a à voir avec une seconde vague ? »

              Tout. Si l’épidémie est finie, il n’y a plus de transmission du virus. Cas de la grippe qui est dite saisonnière, car elle apparaît en hiver et s’éteint d’elle-même à l’approche de l’été. La deuxième vague, c’est tout simplement une hausse des contaminations après que celles-ci soient passées par un minimum. La courbe présentée par OB est très claire à ce sujet.

              on aura noté que ce nouveau virus se fiche complètement des saisons; il ne fait pas particulièrement froid au Brésil ou en Inde en ce moment.

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            • régis // 06.08.2020 à 17h20

              qui vous dit que si on avait testé en été 2018 les porteurs de la grippe de l’hiver 2017-2018 nous n’aurions pas eu autant de cas?l’immunité de groupe se construit les étés…nous sommes en train avec les mesures « barrières » de favoriser la deuxième vague…

                +4

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          • Dypso // 05.08.2020 à 14h47

            Hit a raison, et nous en sommes probablement qu’au debut de la seconde vague, avec les décès décalés vis a vis des contaminés (et regardez, c’est les jeunes qui sont surtout contaminés, donc le taux de mortalité est et sera moins important).

              +4

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          • LibEgaFra // 06.08.2020 à 13h47

            « On est d’accord, une seconde vague devrait faire au moins 10.000 morts. Sinon, ce n’est pas une vague. »

            Non, « on » n’est pas d’accord. Une épidémie n’est pas le nombre de morts, mais le nombre de personnes contaminées par le virus. Grâce au confinement, l’épidémie est devenue gérable, et grâce à l’expérience acquise, « on » sait mieux traités les complications sans que les hôpitaux soient actuellement débordés. Grâce aux précautions prises, la transmission du virus est freinée, mais la deuxième vague est bien présente. Depuis le 19 mai, c’est plus de 2000 morts. Et avec des comportements irresponsables, ce chiffre pourrait être multiplié.

              +2

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            • chimiste // 06.08.2020 à 22h49

              Et puis toutes ces mesures n’ont-elles pas mises en place seulement pour « aplatir la courbe »? ou bien le jeu a changé et il faut que maintenant plus personne ne tombe malade? Parce que à ce jeu là on peut passer encore quelques temps à avoir peur de l’autre.

                +10

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            • LibEgaFra // 07.08.2020 à 07h53

              « L’effet du confinement ne me semble pas avoir été confirmé, cf. la Suède. »

              Mauvais exemple. il suffit de comparer les chiffres des morts par million d’habitants (voir plus bas).

              Les Suédois ont confiné à leur manière.

              https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/confinement-en-suede-est-tres-obeissant-pas-comme-en-france-1587991509

                +2

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      • Dominique65 // 06.08.2020 à 00h03

        « le dernier chiffre qui me paraît quelque peu alarmiste (que je viens de voir) concerne le nombre de personnes testées »
        Depuis quelques temps, nos médias ne veulent plus utiliser le mot nombre, le remplaçant par chiffre, et tout le monde, forcément habituer à confondre nombre et chiffre s’y met, ce qui donne des passages alambiqués (un chiffre qui concerne un nombre !….) comme celui-ci. Autrefois, avant que les journalistes nous imposent leur mauvaise langue, on aurait tourné cela plus correctement, logiquement et simplement de cette manière :
        « le dernier nombre qui me paraît quelque peu alarmiste (que je viens de voir) concerne celui de personnes testées »
        Je me permets cette digression car j’ai encore en mémoire la volonté d’Olivier de faire de ce site une « auto-défense intellectuelle ». Ce petit post se veut une contribution à ce dessein.

          +3

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        • jmathon // 06.08.2020 à 06h48

          Bonjour,

          « Je me permets cette digression car j’ai encore en mémoire la volonté d’Olivier de faire de ce site une « auto-défense intellectuelle ». Ce petit post se veut une contribution à ce dessein. »

          Comme nous sommes d’accord sur ce point, je m’autorise un petit commentaire d’auto-défense intellectuelle. 😉

          Si je suis en accord avec une des définitions du mot chiffre que vous citez, pour autant; celle-ci ne recouvre pas toutes les significations que ce mot peut avoir. Par exemple, je propose de ne pas remplacer «chiffre d’affaires» par «nombre d’affaires» au risque de faire un contresens.

          Le mot « chiffe » dans l’expression que j’ai utilisée et que vous reprenez correspond à la définition suivante: nombre représentant une somme, un total.
          https://www.cnrtl.fr/definition/chiffre

          Amicalement

            +3

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    • Kasper // 05.08.2020 à 12h13

      Blasphème! Comment osez vous insinuer qu’il a eu une épidémie, puisque le Plus Grand Infectiologue que la Terre Aie Porté à dit en début d’année qu’il n’y en aurait pas?

      Tous ces soit disant morts du Covid simulent encore plus qu’un attaquant italien dans une surface de réparation!

        +11

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      • Kasper // 06.08.2020 à 06h27

        Possible, encore eut il fallut pour soigner qu’il existe un remède. On cherche toujours.

        Ca ne change rien au fait qu’il n’a rien vu venir, qu’en janvier il disait qu’on arrête de venir l’embêter des que 3 personnes meurent à l’autre bout du monde. Pour ses multiples contribution à avoir fait baisser sa garde à la population française, le coronavirus lui decerne la couronne.

          +6

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  • jmathon // 05.08.2020 à 08h23

    Bonjour Olivier,

    «Soulignons cependant que nous testons bien plus qu’auparavant (440 000 tests par semaine, 1 % étant positifs, la moitié des positifs étant asymptomatique sou pré-symptomatiques), ce qui fait comptabiliser plus de cas qu’avant.»

    Au delà du fait que ce chiffre est bien en deçà de celui annoncé par le ministre, j’aurais deux questions concernant le nombre de personnes testées en France:
    – Quelle est la source du chiffre de 440 000 tests par semaine ?
    – Sur le site « worldometers.info », le nombre de personnes testées en France est le même (2 982 302) depuis le 23 juillet (il était de 2 900 040 la veille) alors que le nombre de cas positifs continue à évoluer régulièrement:
    22 juillet : cas positifs : 178336 (total tests : 2 900 040)
    23 juillet : cas positifs : 179 398 (total tests : 2 982 302)

    29 juillet : cas positifs : 185 196 (total tests : 2 982 302)

    4 août : cas positifs : 192 334 (total tests : 2 982 302)
    soit 12 936 nouveaux cas positifs sans nouvelles personnes testées.
    Avez-vous quelque explication sur l’incohérence apparente des chiffres proposés et/ou sur la non mise à jour du nombre de personnes testées si telle est la seule explication de l’incohérence en question ?

      +20

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    • Amaury // 05.08.2020 à 09h05

       » 23 juillet : cas positifs : 179 398 (total tests : 2 982 302)

      29 juillet : cas positifs : 185 196 (total tests : 2 982 302)

      4 août : cas positifs : 192 334 (total tests : 2 982 302)  »

      ils sont beaux vos chiffres où le nombre de positifs augmente en ne faisant aucun test supplémentaire :p

        +9

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      • jmathon // 05.08.2020 à 11h53

        C’est exactement l’objet de la question que je posais à Olivier voire à tous les lecteurs.
        Avez-vous une idée de la (des) raisons d’une telle incohérence ?

          +11

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        • Laurent K // 05.08.2020 à 19h26

          Vous pouvez trouver le nombre de tests réalisés sur https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/271059/2691560 dans la section « Surveillance virologique ». Pour la semaine 30 ils indiquent 457 971 tests. Je présume que le chiffre de 440 000 vient du rapport d’une des semaine précédentes et que le site Worldometer n’est pas mis à jour pour cette information.

            +1

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    • pseudo // 06.08.2020 à 07h03

      une hypothèse, rien de plus, le nombre de tests correspond aux nombres de personnes testées et enregistrées en base de données (ie: les prises de sang), le nombre de contaminés augmente, pour une même population de tests, parce qu’il y aurait un délai entre l’enregistrement du test et sa finalisation, la détection des anti-corps/virus. ce n’est qu’une hypothèse.

        +1

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    • jmathon // 07.08.2020 à 07h29

      Sur le site « worldometers.info », le nombre de personnes testées a été mis à jour hier.

      Il est passé de 2 982 302 la veille à 3 992 206 (une augmentation d’un tiers correspondant à une quinzaine de jours mis à jour en une seule fois).

        +1

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  • RGT // 05.08.2020 à 08h36

    [Modération : corrigé merci]

    Concernant les données pures, elles semblent peu encourageantes (je parle pour la santé de mes concitoyens qui est bien plus importante que « l’économie »).

    Et je constate aussi qu’au niveau mondial les pays en tête du classement 🙁 sont ceux qui sont adulés par nos « grands penseurs » et que les plus efficaces en terme de santé publique 🙂 sont bien sûr ceux qui sont membres de « l’axe du mal ». Sûrement parce que ce sont des dictatures dans lesquelles la population est confinée en permanence avec les « brigades de la mort » qui patrouillent depuis des années pour faire respecter le couvre-feu.

      +21

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    • jmathon // 05.08.2020 à 09h45

      Je suis en grande partie en accord avec votre propos.
      Je reprends pourtant ce point qui pourrait faire, de mon point de vue, l’objet d’une réflexion beaucoup plus large: « je parle pour la santé de mes concitoyens qui est bien plus importante que « l’économie »».
      Alors bien sûr, sauf à être d’un cynisme (qui au sens philosophique du terme est une école anticonformiste de… l’humilité: Diogène par exemple) politiquement incorrect, la plupart d’entre nous seront, je le pense, en accord avec vous (moi également).
      Je voudrais cependant souligner que ces deux aspects me semblaient plus corrélés qu’opposés…
      même si, au regard de la gestion de la pandémie au niveau international, on peut se (re)poser la question de la nature de cette éventuelle corrélation.

        +4

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  • Dypso // 05.08.2020 à 09h19

    Malgré certaines choses qui ont été remarquées, assez limites, merci au site les crises pour cet état des lieux.

      +1

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  • Patrick Banuls // 05.08.2020 à 09h34

    Un thème me parait à étudier : celui de la fiabilité des résultats donnés par les tests. Qu’en est-il des faux positifs (trompent les personnes et euvent leur faire prendre des décisions inadéquats) et des faux négatifs (faussent les stats, donc l’opinion publique). C’est je crois un sujet ardu à traiter. Le scientifique vulgarisateur Eienne Klein a mis des choses en avant sur ce thème.

    Des liens sont-ils à faire avec ce qu’il en est du sida ? Voir le travail d’Étienne de Harven (médecin connaissant les virus). Le film « House of numbers », enquête sur la sida, au delà des médias courants.

    Quoi qu’il en soit, merci pour votre travail que je trouve pertinent, déterminé et continu.
    Bien sincèrement,

      +10

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  • Jefresi // 05.08.2020 à 09h37

    Et comme les chiffres sont entachés d’incertitudes quant aux causes des décès dus notamment au COVIDE ces ensembles statistiques sont bien ambigües pour ne pas dire fantasques.

      +16

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  • John // 05.08.2020 à 09h44

    Ce n’est pas seulement la Catalogne qui a beaucoup de cas en Espagne, cela concerne aussi l’Aragon et une grande partie du Pays Basque.

      +3

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    • jean-pierre.georges-pichot // 10.08.2020 à 19h46

      Je vois le pays basque en rose sur la carte espagnole. Et aucun effet sur l’absence totale d’épidémie du côté français plus de six semaines après la réouverture de la frontière. Mais le masque partout dans les rues et les campagnes. Les Espagnols encore plus psychotiques que les Français, quoique notre gouvernement semble décidé à rattraper son retard d’hystérie.

        +0

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  • Snjor // 05.08.2020 à 09h58

    Bonjour,

    il faut aussi faire attention aux données provenants d’Espagne car les chiffres sont complétement « bidonnés » par le gouvernement Espagnole (il suffit d’aller sur le site de l’université Johns Hopkins qui compile les données officielles). CB

      +12

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  • vert-de-taire // 05.08.2020 à 10h15

    Et si ?
    Et si l’on mesurait le nombre de personnes contaminées à une variation du virus du rhume ou autre virus courant, plus ou moins bénin ?

    N’observerions-nous pas exactement les mêmes phénomènes ?
    Évolution de la contamination, prévalence, morbidité, complications, …

    « On » se focalise sur ce virus par ..
    Mais pourquoi donc ?

      +30

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    • red2 // 05.08.2020 à 10h44

      Peut être parce que 30 000 morts avec confinement ? Peut être parce que pays à l’arret pendant 2 mois? Peut être parce que personne ne sait ce que nous reserve la rentrée de seprembre qui pourrait tourner à la catastrophe et au reconfinement si on ne fait pas attention ? Peut être du fait de la crise qui touche des economies déjà tres fragilisés (par un modele économique débile mais c’est une autre histoire…)? C’est sur nous n’avons aucn problème avec ce virus et aucune raison de nous interesser à son évolution…

        +13

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      • bili // 06.08.2020 à 17h28

        Arrêt de l économie pendant 2 mois, risque qui touche l économie, c est du fait des hommes pas du virus…
        Concernant septembre on verra ce que les politiques décideront.
        Ce que je constate factuellement c est que plus de 1000 nouveaux malades chaque jours, mais le nombre de mort et d hospitalisation n augmente pas…
        La 1 er vague à tuer les plus fragiles, et si il y à une seconde vagues elle risque de tuer beaucoup moins à mon humble avis.

          +7

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    • Inox // 06.08.2020 à 17h54

      Et surtout à cause des postes de réanimation saturés pendant presque 2 mois.
      C’est un fait, et ça fait une radicale différence avec d’autres virus « bénins ».

      Faut aussi se remettre dans le contexte de janvier. Ce virus était complétement inconnu.
      C’est un peu facile après 6 mois d’étude de se dire « Il est pas si dangereux en fait, on a exagéré ».
      Le principe de précaution était, et est encore, largement justifié, non?

        +3

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  • Vercoquin // 05.08.2020 à 10h31

    Les règles de calcul ou de comptage
    du nombre de personnes contaminées, testées volontaires, testées non volontaires, malades symptomatiques ou asymptomatiques, personnes guéries, semi-guéries, mortes, et pourquoi pas ressuscitées … et d’autres cas,
    varient d’un pays à l’autre, d’une semaine à l’autre, si ya du vent, … ou pas.

    Tout ça, ça fait un embrouillamini qui me fait penser aux séances de peinture à la maternelle où les petits, à bout de patience à la fin, mélangent toutes les couleurs sur leur papier Canson. Et ça fait du … caca d’oie.
    C’est la couleur de la m…..
    C’est ce qu’on va finir par obtenir en mélangeant la couleur du temps à l’odeur du vide.

    À l’extrême, on ne peut pas comparer les mesures prises par un état et leurs résultats ou leurs conséquences entre deux pays dont l’un teste toute sa population et un autre pays qui ne teste personne, par exemple.

    Rien n’est clair dans cette histoire.
    Tout cela mériterait un peu plus de rigueur. Beaucoup plus.
    Globalement, on a une idée de ce qui se passe, mais sans plus.

      +26

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    • anne66 // 05.08.2020 à 13h54

      Exact. Un tableau n’est qu’un tableau, pas une reproduction à l’identique. Nous avons donc quelques indicateurs un peu « mouvants » à suivre, et variants de pays à pays. il y a aussi des jours sans  » morts » , parce qu’il y a un congé, et ensuite plus de morts d’un coup, car il y a  » rattrapage ».
      Il y a meme des pays qui changent de maniére de  » comptage  » en cours d’épidémie.. par ex, au début, l OMS exigeait une PCR positive pour confirmer un  » cas ». Or le test est plus que moyen. Et les chinois se sont apperçu que d’authentiques malades PCR négatifs, et Asymptomatiques, avaient des lésions pulmonaires au scanner… donc les chinois ont à juste titre tenu compte des patients à scanner positif..
      Autre exemple, à ce que j’ai compris , nos malades morts du covid en réanimation, sont ceux qui sont repertoriés par des hopitaux  » rodés  » pour le faire, qui ont donc un systéme informatique, un département d’informatique et qui ont été testés sur quelques années pour leur fiabilité ( cela fonctionne comme cela pour la grippe ). j’avais cherché un hopital de l’Aude sur le site santé publique ( coronavirus ), et je ne l’ai pas trouvé.
      Je crois avoir compris que les USA et l’Espagne ont également un probléme de comptage entre le niveau fédéral et le niveau national..
      à noter que l’on peut mourir d’une infection connue et bien répertoriée, possédant des tests biologiques assez au point, en restant toujours négatif à ces tests…le tableau clinique est la, l’autopsie sont pathognomoniques, mais les tests sérologiques négatifs… tout peut arriver..

        +8

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  • Pier // 05.08.2020 à 10h56

    Merci Olivier pour ce point.
    Deux questions complémentaires : où avez-vous pu avoir le ratio que la moitié des gens détectés positifs sont sans symptômes ? Je me posais la question depuis longtemps mais je ne trouvais pas.
    Et deuxième question, ou plutôt demande de complément : vous avez parlé du port du masque en intérieur mais pas en extérieur, qui est la dernière manie du moment. De nombreux pays du nord de l’Europe, réputés pour leur bonne gestion générale, ont déclaré qu’il n’y avait pas de preuve de l’utilité de cette mesure. Avez-vous trouvé des sources sur ce sujet ?

      +7

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  • FredT. // 05.08.2020 à 11h20

    Ce qui est étonnant c’est que le département des Pyrénées orientales, limitrophe de la catalogne , est très peu touché . Ce fut le cas aussi lors de la vague de mars-avril . Il y a pourtant énormément d’échanges entre les deux zones , et la frontière actuellement n’est pas fermée .

      +13

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    • anne66 // 05.08.2020 à 13h41

      je me pose la question aussi vu que je suis dans les PO… 🙂 le maximum de personnes en réanimation étaient de perpignan et il s’agissait surtout de la communauté gitane. ( je n’ai pas trouvé de statistiques pures et dures ).
      par contre, cet hiver, nous avons eu beaucoup de personnes qui se plaignaient d’avoir des  » bronchites, des grippes » qui ne passaient pas… Notre département comprend beaucoup de petits villages et petites villes,

        +6

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    • dd64 // 05.08.2020 à 15h46

      Et aussi pour les Pyrénées atlantiques ou l’on croisent beaucoup d’Espagnols. 0 covid à Bayonne.

        +5

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  • Kasper // 05.08.2020 à 14h16

    Jusqu’a présent on a eu 30.000 décès en 5 mois, alors 10.000 rien qu’en septembre, c’est peut être beaucoup demander.

      +1

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    • Charles // 05.08.2020 à 14h34

      Les 30.000 morts ont eu lieu grosso-modo en 1 mois. Donc la seconde vague devrait être à peu près de la même durée, pour être qualifiée de vague.

        +1

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  • 3 plombes plus tard // 05.08.2020 à 16h52

    Je vois que vous utilisez le taux de décès par habitant, pour faire des comparaisons entre pays, et je n’en vois pas vraiment la pertinence, par rapport au nombre total de décès : en effet, les zones d’épidémie n’ont pratiquement jamais correspondu à un pays en entier, à part à St Marin, qui montre bien la limite de cet indicateur : 1238 morts par million d’habitants, sauf qu’il n’y a eu que 42 morts à St Marin, vu qu’il n’a que 34 000 habitants…
    un taux de décès par habitant n’a de sens à mes yeux que si les données sont suffisamment localisées : on peut par exemple le calculer pour New York : 2732 morts par million d’habitant (plus d’1 habitant sur 400).
    En l’état, le nombre total de décès me paraît donc un moins mauvais indicateur pour comparer les réponses des pays à la pandémie.
    Y aurait-il autre chose qui m’échappe ?

      +4

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    • Brian64 // 06.08.2020 à 08h11

      Le taux de morts par million est utile pour mesurer l’efficacité de la réaction d’un pays.

        +2

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      • 3 plombes plus tard // 06.08.2020 à 11h48

        Oui, oui, j’ai bien compris le but de cet indicateur, mais je posais la question de sa pertinence, car il me semble cassé, vu qu’il calcule un taux de décès à l’échelle d’un territoire, qui ne correspond pas au « territoire épidémique » : rien qu’en France pendant le confinement, on a bien vu que l’immense majorité des décès avaient lieu dans un petit nombre de régions : faire une moyenne au niveau national ne me paraît donc pas signifier grand chose pour l’immense majorité des pays : cet indicateur reste faible mécaniquement pour un pays très peuplé qui ne réagit pas tant que de larges parties de son territoire n’ont pas été « touchées » : exemple absurde, un pays comme la Chine n’a pas besoin de réponse sanitaire pour avoir un « faible » taux de décès par habitant : confiner un territoire exposé de 7 millions d’habitants SANS AUCUN EFFORT DE SOIN entraînerait la mort de 10% d’entre eux (ordre de grandeur, hein pas chiffre scientifique), et elle serait alors dans les niveaux de la France, avec d’excellents résultats économiques en plus, puisque la zone confinée pourrait continuer de fonctionner normalement, seuls les produits sortants de la zone devant être mis en quarantaine…

          +2

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  • Logique // 06.08.2020 à 00h03

    Observatoire de l’épidémie avant/après le 19 mai:

    Jusqu’au 19 mai: 180.809 personnes contaminées.
    Après le 19 mai jusqu’au 5 août: 52.774 personnes contaminées.

    Faites vos calculs.

    En complément:

    https://fr.sputniknews.com/france/202008051044208169-la-france-annonce-la-plus-importante-hausse-de-cas-de-covid-19-en-plus-de-deux-mois/

      +0

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  • Cyd // 06.08.2020 à 06h07

    Le mot « cluster » c’est une obligation ?

      +5

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  • pseudo // 06.08.2020 à 06h49

    D’ici à octobre on recommencera à regretter cet entêtement à vouloir vivre la vie d’avant, qui sera celle d’après, alors que le virus circulait sous nos yeux. reprise d’école, 14 juillet, fête de la musique, vacances etc

    par ailleurs, on pourra, à ce moment là, faire un parallèle covid / CC quand à l’attitude à porter face à ces phénomènes. Dans les deux cas nous savions, dans les deux cas nous nous entêtons, dans les deux cas les choses vont mal tourner.

      +4

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  • kelkun // 06.08.2020 à 09h04

    Le graphique 1 pourrait faire sens, peut être…, si y était rajoutée la courbe de l’évolution du nombre de tests réalisés sur la même période.
    Ce n’est pas le cas.
    [modéré]

      +11

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    • jean-pierre.georges-pichot // 06.08.2020 à 16h46

      On peut être plus critique (mais peut-être au risque de se faire ‘modérer’) : en recevant une statistique des ‘cas’ sans qu’il nous soit précisé si l’on nous parle de malades ou de sujets positifs au dépistage, et s’il s’agit de dépistage sérologique ou de la mise en évidence du virus actif, nous risquerions de ne plus rien comprendre. Les chiffres relatifs à l’hospitalisation autorisent pourtant une analyse, mais qui va contre la fausse impression donnée par la courbe des ‘cas’ qui est seule mise en exergue. Contrairement au site «’Les Crises’, les grands médias se bornent à claironner la statistique apparemment inquiétante, ce qui donne à penser que cette confusion est voulue, et fait partie de la stratégie visant à tromper la population sur la réalité de la menace dans un sens alarmiste que je trouve condamnable. On voit ici au contraire avec le tableau des courbes par âges, qu’il s’agit bien d’un phénomène de contamination silencieuse signant une fin d’épidémie par installation d’une immunité collective, en particulier dans la population jeune, pas ou peu sensible, mais qu’en même temps la contamination des sujets âgés ne se traduit pas non plus par la même explosion des cas graves qui en a marqué, comme il est habituel, le début. Je retiens le début du paragraphe qui commente cette courbe : « Il n’y a donc pas de raison de craindre une nouvelle explosion de l’épidémie à brève échéance. » Une phrase qui me semble avoir échappé à certains.

        +8

      Alerter
  • Hit // 06.08.2020 à 09h18

    Trois doigts de culture médicale vous auraient aidé à comprendre pourquoi le nombre de tests augmente au lieu de crier à l incompétence du blog. A chaque cas positif avéré, vu que maintenant le système de veille épidémiologique marché, on associe automatiquement un dépistage de tous les cas contacts. Donc oui il y a une explosion des tests parce qu il y a une augmentation des cas positifs.

      +1

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  • jean-pierre.georges-pichot // 06.08.2020 à 10h54

    La courbe des ‘cas’ détectés publiée par ce jour par ‘Les Crises’ est réconfortante. Elle peut donner lieu à deux interprétations, qui engagent toutes les deux à l’optimisme, si on l’interprète en regard des chiffres connus par ailleurs de l’incidence contemporaine de la maladie. Elle montre en effet :
    – Soit que l’extension du dépistage révèle une étendue de la contamination asymptotique ou paucisymptomatique ancienne mais que l’on ne soupçonnait pas.
    – Soit que le dépistage reflète une extension actuelle de la contamination sans production de cas graves.
    Les deux phénomènes peuvent d’ailleurs se superposer.
    Dans un cas comme dans l’autre, la conclusion est que nous sommes plus près que nous ne pensions d’une immunité de groupe, dont la possibilité n’était pas universellement admise, mais qui semble prouvée : la plupart des personnes contaminées l’ont été pendant la période épidémique, ou le sont aujourd’hui, d’une façon qui serait passée inaperçue en dehors d’un dépistage systématique.

      +7

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  • jean-pierre.georges-pichot // 06.08.2020 à 10h56

    La remontée de la courbe des ‘cas’ s’entamant en juin, avec une inflexion nette à la mi-juillet, il semble permis d’espérer qu’elle ne se traduira pas par une flambée épidémique de cas graves, puisqu’il est admis que l’incubation est de quelques jours et que l’aggravation se produit dans les dix jours suivant l’apparition des premiers symptomes.
    Or, la courbe des cas hospitalisables reste déconnectée, même en tenant compte de cette latence, de celle des ‘cas’ détectés. Les ‘cas’ détectés sont donc des ‘cas’ de personnes contaminées mais non sensibles ou immunisées, qui ne tomberont plus malades. Leur présence dans la population ne semble pas avoir entraîné une contamination autre que marginale d’autres personnes, elles sensibles. C’est une bonne nouvelle, et qui dément les propos alarmistes actuellement répandus.
    Sans être devin, on peut supposer que la maladie à coronavirus a vocation à se maintenir dans ce statut d’affection courante mais grave de façon seulement exceptionnelle. Comme souvent les maladies de ce genre, elle aura connu une phase épidémique spectaculaire, mais d’ampleur non exceptionnelle, d’une durée de trois mois, correspondant à son arrivée initiale en terrain vierge.

      +12

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  • Jean Paul B. // 06.08.2020 à 11h59

    Bonjour,
    pourriez-vous nous donner les mêmes informations pour la Chine, Taïwan, la Corée du Sud, la Russie, Cuba, le Venezuela, l’Iran, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie par exemple?
    Merci pour votre travail d’information.

      +2

    Alerter
  • Montabo // 06.08.2020 à 12h13

    Il manque à ces courbes d’évolution un pays qui a pris une option différente de l’approche confinement général et c’est la Suède . Intellectuellement , ce serait assez honnête de le faire figurer si on voulait prouver à tous que le confinement à l’espagnole est une réussie médicale.

      +9

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    • LibEgaFra // 06.08.2020 à 16h02

      Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nombre de cas par million d’habitants:

      Suède: 8.049
      Espagne: 6.544
      Belgique: 6.230
      Suisse: 4.240
      Italie: 4.117
      France: 3.488
      Allemagne: 2.587

      Je vous laisse deviner quels pays ont confiné.
      Maintenant il n’est pas certain que tous les pays aient connu la même souche du virus.

      On pourrait aussi faire une comparaison avec la densité de la population ou la concentration urbaine.

        +0

      Alerter
      • jean-pierre.georges-pichot // 06.08.2020 à 17h09

        Si vous nous laissez deviner, nous n’allons pas deviner. Heureusement, nous savons : la Suède et l’Allemagne, c’est à dire le cancre et le premier de la classe ont identiquement peu confiné, tandis que le cancre en second et le prix d’honneur, l’Espagne et la France, ont pratiqué le même confinement dur. L’Espagne a, pour comble de confusion, publié une statistique montrant que les sujets confinés ont été davantage contaminés que les sujets (travailleurs indispensables) qui ont bénéficié d’une dérogation pour sortir normalement !

          +9

        Alerter
        • Les-crises // 06.08.2020 à 21h10

          « Le premier de la classe » a eu l’intelligence de garder une industrie, y compris pour les tests, et à donc pu mieux gérer l’épidémie.

          Et quand le gouvernement allemand a dit aux Allemands d’éviter de sortir, ils semblent avoir plus écouté les consignes…

          Mais beaucoup moins bien que les pays asiatique cependant.

            +3

          Alerter
          • jean-pierre.georges-pichot // 06.08.2020 à 22h22

            Moi, je répondais juste à la devinette sur le confinement. Il semble bien que, de gré ou de force, les Allemands se soient beaucoup moins confinés que les Français et les Espagnols. C’est tout !

              +1

            Alerter
            • Inox // 06.08.2020 à 23h39

              https://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-le-confinement-est-il-aussi-strict-chez-nos-voisins-03-04-2020-8293602.php

              Les rêgles étaient à peu près les mêmes en Allemagne malgré tout. Plus libre en effet, mais bon:

              « Pour le reste, le niveau de confinement dépend des régions. Si les restaurants peuvent rester ouverts (uniquement pour la vente à emporter), leurs horaires sont moins larges en Bavière qu’à Berlin, par exemple. Même chose pour l’amende en cas de non-respect de la distanciation sociale, qui est de 1000 euros en Hesse et de 500 euros dans la capitale. »

              1000 euros, 500 euros ! Ça fait réfléchir 😀

              On aurait dû en effet laisser beaucoup plus libre, mais instaurer une amende de 1000 euros chez nous. On aurait été les champions du coup.

                +1

              Alerter
            • LibEgaFra // 07.08.2020 à 08h17

               » Il semble bien que, de gré ou de force, les Allemands se soient beaucoup moins confinés que les Français et les Espagnols. C’est tout ! »

              Il semble?! Et bien non. Tout d’abord une généralité comme « les Allemands » ça n’existe pas. L’Allemagne est un Etat fédéral. Les Länder ont ainsi pris chacun pour eux-mêmes les décisions qu’ils ont jugées nécessaires en fonction de la situation locale. Pas comme en France où tout se décide à Paris. Ensuite là où le confinement a été décidé, ça ne plaisantait pas. En comparaison les 135 € d’amendes en France, c’est de la roupie de sansonnet.

                +2

              Alerter
          • LibEgaFra // 07.08.2020 à 08h21

            La qualité des Allemands, la discipline.
            La qualité des Français, la fronde, (et le non respect du code de la route).

              +0

            Alerter
          • Jean-pierre.georges-pichot // 07.08.2020 à 09h25

            Oui. D’une part on dit « les Allemands, ça n’existe pas », et d’autre part « les Allemands sont disciplinés, les Français sont ceci… les Esquimos cela… ». Bref, on est dans l’essentialisme à géométrie variable. Heureusement que nous ne parlons que de peuples européens, car en élargissant, nous aurions à craindre les foudres des associations antiracistes. Plutôt que de sombrer sur ces écueils que je nomme néo-pétainistes, ou pour le coup très franchouillards tendance scogneugneu, je plaiderais pour une analyse en philosophie politique : Hannah Arendt explique que le mensonge conduit à la violence. Et j’ajoute : l’autoritarisme à la révolte. Surtout lorsque les maîtres (après Strauss-Kahn, Hollande, Castaner et Griveau il faut renoncer au terme d’ ‘élites’) ont démontré leur dépravation et leur inutilité.

              +4

            Alerter
        • LibEgaFra // 07.08.2020 à 08h05

          « la Suède et l’Allemagne, c’est à dire le cancre et le premier de la classe ont identiquement peu confiné,  »

          C’est faux. L’Allemagne comme la France, la Suisse, etc. a fermé les écoles et les universités.

          Vous devriez comparer avec ce qui s’est passé en Suisse: la Suisse romande a connu un taux de contaminations et de décès semblable à la France, la Suisse alémanique semblable à l’Allemagne.

          Pourquoi?

          Si vous consultez les chiffres des décès sur la route, vous verrez: Suède < Allemagne < France.

          Le confinement "dur" s'explique par la mentalité de certains Français. Et par un problème de confiance.

            +0

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      • chimiste // 07.08.2020 à 01h22

        oui le nombre de cas, compté à la sauce local, ça c’est pertinent… Sinon en décès? à oui c’est moins franc pour l’argument confinement. Pour des dynamiques « exponentielles » (en fait des modèles de diffusion Gaussien) si le confinement avait un effet tranché ce ne sont pas des facteurs 1.2 (571 décès/million Suède vs 464 pour la France) mais des ordres de grandeurs que l’on observerait.
        Au vu du nombre de paramètres entrant en jeu (type de population, âge, modes de comptages), les différences entre les pays européens les plus touchés ne sont statistiquement pas significatives. Le confinement a sans doute contribué à « applatir » la courbe, mais n’a que peu d’incidence sur les totaux (l’intégrale de la courbe).

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        • jean-pierre.georges-pichot // 07.08.2020 à 08h49

          Très juste. Le différentiel d’un pays européen à l’autre démontre par l’expérience le faible impact des politiques sanitaires. Par ailleurs, s’agissant du confinement à la maison, les chiffres ne permettent même pas d’affirmer qu’il a agi dans le bon sens. Un article de ce jour sur l’Espagne montre les mauvais résultats de ce pays qui a pratiqué le confinement le plus dur d’Europe. A mon avis, la seule mesure de police qui a eu un effet positif fut la fermeture des frontières là où elle a été pratiquée. Dans un pays comme la France, une limitation des voyages de région indemne à région infectée s’y serait ajoutée utilement sans recourir à l’extrémité imbécile de l’enfermement à domicile et de l’arrêt général de toute vie économique.

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  • amoureux de la langue // 06.08.2020 à 23h53

    Selon moi, le nombre de cas nouveaux sera toujours discutable, puisqu’il dépend de la « pression » de dépistage.

    Par contre, le nombre de nouvelles hospitalisations est indiscutable. Or il est en augmentation depuis 2 semaines. Je me base sur les chiffres de Santé Publique France (ceux d’Olivier Berruyer, dont la source annoncée est ARS, sont-ils différents ?). Ceux de SPS peuvent être consultés sur France Info

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/infographies-covid-19-morts-hospitalisations-age-malades-l-evolution-de-l-epidemie-en-france-et-dans-le-monde-en-cartes-et-graphiques.html

    Je suis le total par semaine.

    Pour les dernières semaines

    semaine du 06/07 : 606 nouvelles hospitalisations
    semaine du 13/07 : 604
    semaine du 20/07 : 749
    semaine du 27/07  : 778

    Pour la semaine en cours, on devrait aller vers 800.

    L’augmentation est faible, mais il faut bien se souvenir qu’en matière de contagion, la progression n’est pas linéaire, mais exponentielle.

    Pour moi, l’épidémie reprend.

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    • Kasper // 07.08.2020 à 09h03

      « Quand une augmentation est faible, c’est qu’elle n’est pas exponentielle ! »

      L’ignorance, c’est toujours plus rigolo quand on l’appuie d’un point d’exclamation 🤦

      « Exponantiel » décrit un mode d’augmentation par multiplications successives. Ca n’a rien à voir avec une quantité : multipliez un nombre plusieurs fois par 1.001, ca vous donnera une augmentation faible au départ, mais rigoureusement exponentielle.

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      • jean-pierre.georges-pichot // 07.08.2020 à 09h47

        Vous avez mathématiquement raison de dire que le départ de la courbe exponentielle est discret, mais il ne me semble pas (vous me corrigerez si je me trompe, j’en suis sûr), que nos épidémiologistes alarmistes se soient basés sur un facteur multiplicateur de l’ordre que vous donnez en exemple. Voyez ‘De l’utilité des mathématiques pour comprendre la dynamique des épidémies – par Laurent Lafforgue’ : « Le nombre des morts de la première vague que nous avons connue est grosso modo proportionnel au niveau atteint par l’épidémie au moment où ces mesures ont été prises. Cela signifie que si ces mesures avaient été prises 10 jours plus tôt, nous aurions aujourd’hui seulement quelques milliers de morts au lieu de dizaines de milliers. Si elles avaient été prises 3 jours plus tôt, nous aurions environ 2 fois moins de morts. En revanche, si ces mesures avaient été prises 10 jours plus tard, nous aurions aujourd’hui des centaines de milliers de morts. » Si l’on passe de 600 à 800 en un mois, on n’est sans doute pas devant une courbe exponentielle. Ou bien : si 600 et 800 sont sur une courbe exponentielle, à quelle échéance est-ce que cela fait un pic du même genre qu’au 15 avril dernier ? Je suis demandeur d’un cours de maths !

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        • grumly // 07.08.2020 à 15h02

          On est passé de 600 cas à 800 cas en une semaine, pas en un mois. Là on est plutôt à 1600 cas par jour (sans faire de moyenne). Discret en math, c’est l’opposé de continu, ça veut dire que vous avez des points séparés et rien entre. Une ligne droite c’est continu, quelques points sur la droite c’est discret.

          L’exemple typique d’un phénomène exponentiel, c’est des nénuphars sur un bassin. Au départ vous avez un seul nénuphar. Le nombre de nénuphars double tous les jours. Au bout d’un an le bassin est rempli de nénuphars. Combien il y avait de nénuphars la veille ? Réponse : la moitié. Si vous aviez un bassin 2 fois plus grand il serait rempli le lendemain. C’est un phénomène exponentiel. Au début ça paraît lent à l’échelle du bassin et après on voit que c’est rapide. Si vous voulez réduire le nombre de nénuphars dans votre bassin, le meilleur moment pour agir c’est le plus tôt possible.

          Vous pouvez changer des paramètres, dire que le nombre de nénuphars ne double pas tous les jours, mais augmente de 33% par semaine (600 à 800 dans votre exemple). 800 au bout d’une semaine, 1066 au bout de 2 semaines, 1421 au bout de 3, etc. C’est juste pour avoir un ordre d’idée. Pour aller plus loin vous pouvez aussi rentrer des valeurs dans un tableur et faire une régression exponentielle si vous pensez que le phénomène est exponentiel (tracer la courbe exponentielle qui se rapproche le plus de vos points) ou une régression linéaire ou polynomiale si vous pensez que le phénomène est linéaire ou polynomial.

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        • grumly // 07.08.2020 à 15h29

          Pour compléter, le phénomène des nénuphars est exponentiel parce que chaque nénuphar va en produire un nouveau tous les jours et ainsi de suite donc ça se cumule. C’est la même chose dans une épidémie, chaque contaminé en contamine un autre et ainsi de suite. C’est ça qui fait que c’est exponentiel, ce n’est pas la vitesse à laquelle ça se produit qui permet de déterminer si c’est exponentiel ou pas.

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