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19.mars.202019.3.2020 // Les Crises

La vie au temps du Coronavirus – Par Eric Juillot

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Source : Les crises, Eric Juillot, 18-03-2020

En quelques jours, tout a basculé. L’épidémie a déferlé sur la France, révélant soudain la fragilité de notre économie et de notre système de santé, réduisant à presque rien les relations sociales ordinaires, et plaçant sous tensions nos institutions politiques et nos services administratifs.

En quelques jours, nous avons plongé dans un nouvel univers, confronté à une crise comme notre pays n’en avait pas connu depuis 1940. Autant dire qu’à peu près aucun d’entre nous ne porte en lui la mémoire de ce que la vie collective, celle d’une nation, peut avoir de tragique. Car c’est bel et bien avec le sens du tragique qu’il nous faut renouer, dans l’urgence et de manière inopinée. Personne dans ce pays n’a eu le temps de s’y préparer. Mais la réalité implacable s’impose à nous, et ceux qui, il y a encore quelques jours, paradaient en affichant fièrement leur insouciance, ceux-là ont compris — il faut l’espérer — que les choses, cette fois-ci, sont sérieuses.

Nous disons « tragiques », car le SARS-coV-2 constitue une menace diffuse, qui vaut pour tous et maintenant. Ce double caractère d’universalité et de simultanéité confère à cette crise une dimension collective, autant dire politique. Si dans l’histoire, le tragique a surtout jailli de la guerre, il découle présentement d’une situation sanitaire inédite ; mais cette différence sur le plan des causes induit, jusqu’à un certain point, une similitude sur le plan des effets. Nous sommes en guerre. Il nous faut lutter tous ensemble, coude à coude, pour limiter la diffusion du virus sur notre sol et pour réduire au maximum le nombre de ces victimes au cours des mois à venir. Cela suppose une mobilisation générale et un processus d’adaptation cognitif, moral et institutionnel qui va conduire à bien des remises en cause. Nous sommes rentrés dans un temps de rupture, et cela concerne aussi bien les citoyens ordinaires que les responsables politiques.

L’individu rattrapé par le citoyen

L’hédonisme libéral, valeur dominante du temps de paix, a vécu. Depuis quelques jours, chacun peut sentir monter en lui un sentiment civique décuplé par ces circonstances extraordinaires, grâce auquel nous allons consentir à une remise en cause radicale des normes et des comportements habituels. Il n’est plus vraiment question de droit, mais plutôt de devoir, désormais. L’individu replié sur sa sphère privée et focalisé sur son ambition de bonheur personnel à l’échelle de sa famille et de ses amis, cet individu-là — quelque respectable que soient ses valeurs — s’efface aujourd’hui devant le citoyen, conscient de ses responsabilités face à l’événement qui nous saisit. L’insouciance et l’indifférence à l’égard du tout sont des attitudes caractéristiques de la norme individualiste. La norme civique, lorsqu’elle émerge, leur substitue la conscience et le dévouement. Car la liberté a pour condition la responsabilité, ainsi que le proclamait Hugo il y a cent cinquante ans : « Être libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience. »

Jamais en effet, la responsabilité individuelle, celle qu’exprime — ou pas — notre comportement quotidien, n’aura eu autant d’impact sur le cours des événements. Il s’agit de savoir si nous aurons en France quelques milliers de morts ou des centaines de milliers. Il s’agit de savoir si nous sommes à la hauteur du défi qui nous est lancé, ou si nous nous résignons à une faillite collective qui fera date. Les Droits de l’Homme ont pour pendant des devoirs, et il est des circonstances où ceux-ci l’emportent de loin sur ceux-là. Il est des moments de vérité où chacun peut prouver qu’il mérite de jouir de tous les droits et de toutes les libertés que procure une société démocratique et libérale à ses citoyens. Aussi la crise en cours a-t-elle valeur de test. Saurons-nous démontrer, par notre engagement et notre sens civique, la force de notre modèle politique ? Saurons-nous apporter la preuve décisive qu’il est bien conçu pour ce qu’il prétend être, à savoir l’affirmation de la préciosité de la vie humaine, de toutes les vies humaines ? Les mois qui viennent nous le dirons.

Certains d’entre nous, déjà, montrent l’exemple. Il s’agit des personnels de santé, qui combattent l’épidémie en première ligne avec des moyens insuffisants. Ces femmes et ces hommes apportent chaque jour la preuve bouleversante que leur engagement au service de leurs concitoyens n’est pas un vain mot. Certains mourront sans doute dans le cadre de ce combat, et il faudra porter leur nom à la connaissance de la nation. Ils auront démontré, par leur bravoure, ce que le civisme — car c’est de cela qu’il s’agit — peut avoir de sacrificiel en certaines circonstances, illustrant au plus haut ces mots de Saint-Exupéry : « Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non sur ce qui leur est fourni. »

Le moment que nous traversons est l’occasion pour chacun de se hisser à une hauteur morale que les temps ordinaires ne peuvent pas connaître. C’est vrai pour les personnels de santé que la crise enjoint à l’héroïsme, mais c’est vrai également — quoique dans une mesure bien moindre — pour tous les citoyens ordinaires de ce pays, tenus d’agir avec discernement et discipline au profit du bien commun. Il n’y a rien d’héroïque dans le fait de rester enfermé chez soi, d’attendre passivement la fin de la crise sanitaire. Il s’agit seulement d’une épreuve d’endurance pour nos nerfs et notre moral. Mais nous devons tous comprendre que chaque jour supplémentaire de confinement accepté sauve des vies, celles des patients, celles des soignants. Il ne sera pas toujours évident de faire le lien entre les conditions pesantes de notre enfermement volontaire, entre cette ascèse que chacun imposera à sa petite personne, et les résultats heureux qui en découleront si nous nous y soumettons tous. Mais de cette stricte discipline au quotidien, nous pourrons nous congratuler, lorsqu’il nous sera donné de nous revoir en chair et en os, à condition de l’avoir assez respectée pour limiter drastiquement l’impact de cette crise sanitaire.

Dans l’immédiat, l’indifférence tue. Rien ne compte plus, à l’heure qu’il est et pour le pays, que cette idée-là.

Les politiques rattrapés par… le politique

La crise tombe sur la France à un moment où elle est gouvernée par des dirigeants acquis corps et âme au néolibéralisme, émanation du bloc bourgeois installé au centre de l’échiquier politique, vainqueurs par défaut de la dernière élection présidentielle.

Notre pays joue ainsi de malchance, car on trouve à sa tête des gens que leur profil idéologique n’a pas du tout préparés à affronter la crise actuelle.

L’histoire retiendra que la ministre de la Santé, le 24 janvier 2020, estimait que « le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour de cas importés sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles (1) ». L’histoire retiendra que le chef de l’État paradait encore au théâtre avec son épouse le 7 mars dernier (2), quelques jours avant d’annoncer le confinement général du pays, alors que dès le 30 janvier, l’OMS avait fait de l’épidémie « une urgence de santé publique de portée internationale (3) ».

L’histoire retiendra, plus gravement, que la France a une nouvelle fois perdu la bataille de la frontière. Comme en 1870, en 1914 et en 1940 ! À ceci près que la bataille, cette fois-ci, n’a pas été perdue par des généraux inaptes tactiquement et stratégiquement, mais par des civils — le chef de l’État, le chef du gouvernement et l’ensemble des ministres — qui n’avaient, en fait, aucune chance de l’emporter, puisqu’ils ne croyaient même pas à l’importance d’une défense frontalière. Comment illustrer plus tragiquement les dégâts réalisés dans des esprits prétendument supérieurs par plusieurs décennies de néolibéralisme dogmatique et d’européisme inconditionnel (4) ?

Un chef de l’État dépassé, vaincu par son inertie idéologique : telle est le triste spectacle qu’il nous a été donné de voir ces derniers jours. Dans son discours du 12 mars (5), il concédait, enfin, qu’une fermeture des frontières pouvait peut-être avoir quelque sens, mais seulement à l’échelle de l’espace Schengen, distinguant de manière aberrante les « bonnes frontières » communautaires des « mauvaises frontières » nationales, au moment même où un grand nombre d’États de l’UE annonçaient sans scrupule la fermeture de leurs propres frontières. Trois jours plus tard, dans l’après-midi du 15 mars, l’Élysée annonçait que des contrôles sanitaires allaient être effectués à la frontière franco-allemande, en prenant soin bien de rassurer d’éventuels eurolâtres inquiets : cela n’était pas « une fermeture de la frontière », et Emmanuel Macron et Angela Merkel, s’étaient « parlé tout le week-end, notamment à ce sujet, donc c’est coordonné (6) ». Trois heures plus tard, la presse annonçait la fermeture de la frontière par les autorités allemandes, montrant ainsi que le mot « concertation » n’a apparemment pas le même sens des deux côtés du Rhin (7).

Combien de temps le président de la République mettra-t-il avant de jeter aux orties les convictions européistes qui l’empêchent de prendre les mesures promptes et radicales dont le pays a besoin ? Nul ne peut le dire à sa place, mais il est certain qu’elles ont déjà coûté cher au pays, puisque, maintenant, l’épidémie est sur notre sol et se propage à vive allure.

La France entre donc en guerre contre cette épidémie avec des dirigeants dont les conceptions idéologiques dépassées représentent un handicap considérable. La sidérante sortie du ministre Blanquer à la date du 15 mars en témoigne : « La stratégie, ce n’est pas d’empêcher que le virus passe — on sait qu’il passera probablement par plus de la moitié d’entre nous — (8) » ; par ces mots, il accrédite l’idée que le gouvernement se rallie à la (non) stratégie de l’immunité de groupe (9). Autant le dire clairement : ce choix, s’il était avéré, serait d’une gravité inouïe, parce qu’il condamnerait à une mort certaine des dizaines de milliers d’entre nous au minimum. Les actuels dirigeants auraient à en rendre compte. Il est tout simplement inenvisageable de répondre à la crise sanitaire par une sorte de « laisser faire, laisser passer » libéral, présenté comme le meilleur des choix possibles. Et si nos ministres n’ont rien d’autre à proposer, alors ils ont le devoir de démissionner, car ce qu’il faut à notre pays, ce sont des Gambetta et des Clemenceau, pas des Lebrun ou des Daladier.

Le 12 mars dernier, Emmanuel Macron a évoqué la perspective de « ruptures (10) » prochaines, qu’il assumera pleinement, affirme-t-il. Ces ruptures sont imminentes, indéniablement. Elles sont imposées par la mise en sommeil de pans entiers de notre économie et par la nécessité, subséquemment, de compenser financièrement les pertes gigantesques que cela va entraîner au cours des semaines et des mois à venir. Or, la France a perdu de longue date les moyens d’une politique économique autonome : banque centrale soumise au marché financier depuis Francfort, monnaie unique en forme de super-Mark qui nous vassalise économiquement, libre-échange et liberté de circulation des capitaux généralisés… et soumission des élites à l’ordre établi.

Autant dire que la France, embourbée dans l’ordre maastrichtien, ne dispose plus des moyens d’une rupture. Et l’on ne voit pas comment Emmanuel Macron — cet étrange chef de l’État qui ne croit ni en l’état, ni en la France — pourrait faire le nécessaire pour mettre un terme à cette impuissance caractérisée. La restauration d’un ordre économique souverain, condition indispensable à une rupture effective, sera-t-elle imposée par les circonstances à un président figé dans ses certitudes dépassées ? Il est impossible de le prédire, mais une chose est certaine aujourd’hui : le piaffement des « chevaux du temps (11) » est plus fort que jamais.

Éric Juillot

Notes

Source : Les crises, Eric Juillot, 18-03-2020

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Commentaire recommandé

Fritz // 19.03.2020 à 14h27

Un mot du général de Gaulle me revient en mémoire, concernant Albert Lebrun, président de la république élu en 1932 et réélu en 1939, et qui s’était signalé par le néant de son action lors de la débâcle de juin 1940, puis lors du coup d’État organisé par Laval en juillet :

« Pour qu’il fût un chef d’État, il lui avait manqué deux choses : qu’il fût un chef, qu’il y eût un État ».

Toute ressemblance avec un lointain successeur d’Albert Lebrun, etc.

54 réactions et commentaires

  • DooDzy // 19.03.2020 à 11h36

    Une fois encore, un excellent papier de M. Juillot ! Merci pour vos analyses régulières sur Les-Crises !

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    • joe billy // 19.03.2020 à 17h52

      Oui quelle plume ! et quel uppercut au menton de la bêtise ambiante. Pan ! Merci !

        +6

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  • ouvrierpcf // 19.03.2020 à 11h47

    ANNEE 1939 FRANCE 21 janvier : la France ouvre en Lozère le camp de Rieucros, premier camp d’internement français pour les « étrangers indésirables »
    19 mars : devant la montée des tensions étatiques en Europe, le parlement fait voter une loi accordant des pouvoirs spéciaux au gouvernement, en vue de la préparation d’un éventuel conflit.
    18 avril : décret-loi Laval. Un contrôle stricte des d’armes à feu est instauré par le gouvernement, 8 catégories de possessions d’armes sont créées.
    21 avril : décret-loi sur le déficit budgétaire. Gel de l’embauche des fonctionnaires, fin des prises de participations publiques dans les entreprises, consolidation des emprunts court terme ou à échéances massives.
    17 juin : exécution capitale d’Eugène Weidmann. En raison du comportement de la foule, Albert Lebrun interdit les exécutions publiques.
    27 juin : le scrutin majoritaire d’arrondissement à deux tours est remplacé par la représentation proportionnelle pour les législatives.
    30 juin : décret-loi sur le financement de l’effort de guerre. Majoration des impôts de 20 %, contribution nationale extraordinaire de 10 %, émission par le Trésor de bons d’armement.

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  • Cyd // 19.03.2020 à 11h48

    Question : serait il pertinent d’inoculer volontairement les personnes à faible risque ( sous contrôle médicale accru et sur la base du volontariat) pour créer une immunité collective Et permettre à ceux ci de retourner travailler

    Par exemple, moi mon épouse et mes enfants si on nous inocule le virus, on tombe malade, on reste chez nous 3 semaines et après tout revient comme avant

    Si les 80% de la population qui ne risque rien sont immunisé alors les 20% restant seront bien plus protégé de la contamination

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    • jp // 19.03.2020 à 13h20

      « serait il pertinent d’inoculer volontairement les personnes… »

      c’est une blague ? de l’ironie que je n’aurais pas perçue ?

      parce que déjà pour le moment, il n’y a pas d’immunité avérée, des personnes guéries rechutent.

      Le système immunitaire n’est pas si simple. Pour avoir eu des problèmes de santé personnels il y a 30 ans, je sais parce qu’un médecin m’a bien expliqué (et fait faire des tests spéciaux à l’institut Pasteur), qu’il existe 2 sortes d’anticorps : les « immédiats » et les « historiques ». Et les « historiques » protègent mais sont longs à se produire.

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    • Josey // 19.03.2020 à 13h54

      Votre solution a-t-elle déjà été utilisée avec succès pour lutter contre une épidémie ?

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      • Cyd // 19.03.2020 à 19h48

        Oui depuis le 18ème siècle

        C’est innoculation notamment pour la variole

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        • Josey // 19.03.2020 à 20h43

          Selon Wikipedia, au sujet de la variole, « au XVIIIe siècle, environ 95 % de la population française est touché par cette maladie et 10 % en meurt ». J’ai lu dans le Monde que les Pays-Bas assument pleinement cette méthode de lutte et refusent tout confinement. J’ai l’impression qu’en fait c’est la méthode choisie par tous les pays d’Europe de l’ouest, plus ou moins officiellement. Il faudra sans doute des années avant qu’une part suffisamment importante de la population soit touchée. Et au bout du compte on forcera la main à tous les pays qui n’ont pas choisi cette méthode. Ca va bien améliorer les relations internationales et l’image des Européens ! Espérons que les systèmes de santé des pays les plus fragiles tiendront.

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    • grumly // 19.03.2020 à 14h15

      Dans l’émission quotidien ils ont répondu que c’était inconscient de faire ça avec un virus aussi aggressif, et qu’avec l’ancien SRAS les gens n’avaient pas fait d’anticorps. Ils parlaient par rapport à l’Angleterre mais ça vaut aussi chez nous puisque notre gouvernement est sur la même stratégie.
      https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/coronavirus-lhallucinante-strategie-de-boris-johnson-36797331.html

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      • Cyd // 20.03.2020 à 16h07

        Le Quotidien est une émission de propagande, leur crédibilité scientifique est nulle et leur mauvaise foi mainte fois épinglée

        On peut penser, que s’il dégomme Boris Johnson c’est plus pour discréditer le brexit qu’autre chose

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    • Benben // 19.03.2020 à 14h50

      Malheureusement vous n’avez aucun moyen de savoir à l’avance si vous allez développer la forme grave de la maladie ou non… à l’heure actuelle il y a en service de réanimation des personnes jeunes et auparavant bien portantes qui ne pensaient pas être des cibles pour le virus…votre stratégie est donc extrêmement risquée !

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      • Cyd // 20.03.2020 à 16h08

        Merci pour cette remarque pertinente, La seule qu’ait suscité ma question

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    • Bientôt 78 ans // 19.03.2020 à 15h04

      À Cyd

      «… les 80% de la population qui ne risque rien… »

      Est-ce une mauvaise blague pour nous divertir en période de confinement universel obligatoire, ou bien une suggestion malthusienne de plus?

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      • RC // 20.03.2020 à 08h42

        Cyd ne fait rien d’autre que proposer, en petit, la stratégie préconisée, en grand, par les apprentis sorciers qu’un peuple inconséquent a propulsés au pouvoir…
        Une telle stratégie ne fait que refléter tragiquement l’imbécillité, l’arrogance et le mépris de la part de quelques aventuriers de la politique qui n’ont de compétences que celles d’extraire les bénéfices que leur procure leur position.
        La seule (gravissime) responsabilité du peuple est d’avoir élu en masse des clowns.

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        • Catalina // 20.03.2020 à 08h52

          ces politiques n’ont plus rien de politiques, ce sont de simples marchands bien incapables de gouverner un pays ! c’est ça quyi sévit à l’ouest, la « culture marchande » et absolument rien d’autre, « chez ces gens-là, monsieur, on compte »

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        • Catalina // 20.03.2020 à 09h20

          euh, la plupart de ces crétins a été nommée par crétin-suprême !! et pour ma part, un président élu par 16 votes sur cent n’est pas du tout légitime, pour l’être, il aurait fallu qu’il ait à minima 30% et il en est loin

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        • Cyd // 20.03.2020 à 16h11

          Pas en « petit » mais en « contrôlé »

          C’est-à-dire d’amplifier la contamination non pas de manière sauvage, mais sur la population a priori sans risque (mais comme le dit un autre commentaire, peut-on vraiment prévoir que ta population n’est pas à risque )et en assurant un suivi médical

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  • Myrkur34 // 19.03.2020 à 12h25

    Les palinodies sur les frontières, le haut conseil scientifique (créé il y a 10 jours) pour se cacher derrière au moindre problème, la pénurie criante de masques (demander aux FOD). Eh oui les stocks pérennes en mode prévention ont été abandonnés car il y a une date limite de péremption et que cela coûte cher pour nos comptables ronds de cuir.

    Je garde ce papier car il résume bien notre gouvernement d’irresponsables néo-libéraux et européistes dans l’eau.

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    • juju77 // 19.03.2020 à 17h06

      en fait (info d’un copain qui bosse dans les hopitaux, les labos et pour un laboratoire pharmaceutique) :
      OUI l’état a abandonné l’idée d’un stock stratégique de masque (certains idiots utiles de l’idéologie dominantes auraient bien besoin d’aller en prison) mais en fait ceux qui avaient ses stocks a disposition ne les ont pas détruits .. ils ont juste attendus qu’ils soient remplacés … le remplacement n’étant jamais arrivé : vous avez maintenant des stocks de masques théoriquement périmés mais (bien emballés) dont le plus gros problème technique est le fait que les élastiques ne sont pas fait pour tenir 10 ans ..
      il suffit donc de changer les élastiques et vous avez des masques qui sont fonctionnels …
      en italie certains ont aussi imprimé des masques dans les journaux : http://www.graficaveneta.com/news/it donc ça peut se résoudre vite …

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  • Berrio // 19.03.2020 à 12h38

    Avec ma compagne, on va s’acheter chacun une chemise de nuit (avec une petite fente bien placée, vous voyez ce que je veux dire ?) et on aménage la maison pour pouvoir faire chambre à part. Pour l’instant, on ne peut pas faire cric-crac car on n’a pas pu acheter des masques. On a les gants en latex. Mais il nous faut aussi des provisions de gel désinfectant. Tant qu’on n’a pas tout ça, on est chaste parce qu’avec l’état d’urgence qui se profile les forces de l’ordre pourront vérifier tout ça n’importe quand

      +9

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  • bruno49 // 19.03.2020 à 12h45

    Il faut TESTER le plus possible TRAITER LES POSITIFS ET LES CONFINER.
    Jusqu’à maintenant il est très difficile de se faire tester :POURQUOI ???

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    • Berrio // 19.03.2020 à 12h50

      Parce qu’on n’a pas les kits de tests. Pas pensé à en acheter, de toutes façons trop chers pour les manants

        +12

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      • bruno49 // 19.03.2020 à 13h39

        D’après le centre marseillais ,reconnu mondialement tous les centres spécialisés en France POURRAIENT le faire dés maintenant mais ce sont les politiques qui décident et ,pour l’instant ne le font pas. C’est bien plus grave que ce que vous dites. C’est INCOMPREHENSIBLE. NOUVEAU SCANDALE A VENIR.

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    • Santerre // 19.03.2020 à 14h32

      On ne teste même pas les morts suspects. Comme les 11 de l’Ipad de Thize dans le Doubs. Pas vu pas pris.

        +16

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  • Fritz // 19.03.2020 à 14h27

    Un mot du général de Gaulle me revient en mémoire, concernant Albert Lebrun, président de la république élu en 1932 et réélu en 1939, et qui s’était signalé par le néant de son action lors de la débâcle de juin 1940, puis lors du coup d’État organisé par Laval en juillet :

    « Pour qu’il fût un chef d’État, il lui avait manqué deux choses : qu’il fût un chef, qu’il y eût un État ».

    Toute ressemblance avec un lointain successeur d’Albert Lebrun, etc.

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  • Santerre // 19.03.2020 à 14h30

    Urgent: les chiffres de décès du covid19 sont-ils pipotés gravement à la baisse?
    L’Est Republicain raconte qu’un EPaD du Doubs à Thize a vu 11 morts depuis le début de l’épidémie dont 7 pour le seul week-end dernier qui présentaient les symptômes. Aucun n’a été comptabilisé comme du au coronavirus car non testés!!!!
    La société gérante botte en touche vers l’ARS qui ne répond pas.
    7 dans un seul Epad. Combien de morts non declarés? Encore un scandale d’état? On est en droit d’exiger une information fiable et transparente!!!

      +19

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    • Fritz // 19.03.2020 à 14h39

      Veuillez mettre en lien cet article de l’Est Républicain. Si l’information est exacte, c’est un scandale d’État.

        +4

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    • Bientôt 78 ans // 19.03.2020 à 14h55

      En l’absence de tests préalables, il faut donc que soit exigée, par parents et amis, et ordonnée par le Pouvoir, une autopsie dans chaque cas de décès suspect.

        +9

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    • pseudo // 20.03.2020 à 08h29

      urgent ? Oui je confirme, il est urgent que les français se réveillent…. évidemment que les chiffres sont pipotés à la baisse….ce qui sera pertinent une fois qu’on pourra les trainer devant une justice. on pourra débattre et discuter des responsabilités de la crise économique, sociale et sanitaire qu’ils ont déployés. d’abord faut reprendre les institutions…

        +1

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  • Bientôt 78 ans // 19.03.2020 à 14h51

    « Un chef de l’État dépassé, vaincu par son inertie idéologique : telle est le triste spectacle qu’il nous a été donné de voir ces derniers jours. »

    *

    Désolant de voir la France menée, « par ordonnances », par nul autres que ces gens-là, aidés de leurs courtisans et courtisanes toujours vertigineusement serviles jusqu’à l’écœurement!

      +8

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  • catherine // 19.03.2020 à 15h15

    La vie au temps du Coronavirus :

    Je viens de le vivre.

    J’ai été livrée à l’instant de matériel pour améliorer les conditions d’accueil dans mon cabinet.

    Le jeune livreur portait un masque ffp2. Stupéfaction.

    – » vous l’avez trouvé où ce masque ?  »

    – » c’est quelqu’un qui en vendait au bord de la route, il en avait 30 à vendre à 50 € « .

      +11

    Alerter
    • Bientôt 78 ans // 19.03.2020 à 16h29

      Relents de cette France, même jeune, atteinte déjà du virus mortel de Vichy… terrorisée néanmoins par le corano…

        +5

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    • Florent // 19.03.2020 à 17h16

      Pas plus de détails dommage. Mais bon, quoi d’étonnant ? Quand on dit que le creusement des inégalités économiques et sociales a des conséquences dangereuses pour une collectivité, ce n’est pas un mot creux. J’imagine que ceux qui font du business sur le matériel médical ne sont pas des gens ayant un revenu fixe et confortable. C’est une façon, comme une autre, de faire du business. Notre président avait donné le mot : « il faut que les jeunes aient envie de devenir milliardaires ». Bah, les milliardaires ne le sont pas devenus en suivant une éthique stricte d’intérêt général. Notre société contient en son sein ceux qui l’enterreront.

      Courage à vous en tout cas.

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    • serge // 19.03.2020 à 17h51

      Ben ouais, les vols dans les hôpitaux et les emprunts « au cul du camion » permettent des opérations financières marginales. Passez voir place clichy (si vous êtes dans le coin) ou dans quelques banlieues émotives et vous pourrez en acheter. Cependant, pas au prix de la pharmacie en temps « normal ».

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  • Volodia // 19.03.2020 à 16h18

    Hier soir dans ma ville natale, Bergamo (Italie), qui est désormais le foyer mondial de l’épidémie, l’Armée a du envoyer un convoi de camions militaires pour transporter dans d’autres communes les cercueils de 93 morts du coronavirus à incinérer, car le crématorium municipal ne suffit plus, ayant une capacité maximum de 25 crémations par jour.
    Les chiffres officels pour ce département d’1 million d’habitants font état de 553 victimes du coronavirus. Ce qui est dèjà énorme puisque si toute l’Italie connaissait cette mortalité il y aurait aujourd’hui 36.000 morts au lieu des 3.000 officiels. Or tout le monde sait dans la ville que SEULS sont comptés comme COVID-19 les morts à l’hôpital et absolument pas ceux qui décèdent chez eux ou dans les EPHAD, qui ne sont pas dépistés. Il suffit de parcourir la rubrique nécrologique du quotidien local (cf la vidéo publiée ici il y a quelque jour) où les morts se situent entre 100 et 200 par jour contre 20 à 30 en temps normal.
    UNE VERITABLE TRAGEDIE.

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    • Bientôt 78 ans // 19.03.2020 à 16h39

      Tragédie? Non pas. Les dieux n’ont rien à y voir. Plutôt un drame ignoble parmi les êtres humains dominés par des ignorants irresponsables… pour qui, irresponsables eux-mêmes, ils se sont empressés de joyeusement voter en plus!

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    • Owen // 19.03.2020 à 16h47

      Mais on vous dit, lisez la presse mainstream: c’est en Iran qu’on minimise le nombre de morts. Leur gestion de l’épidémie est absolument chaotique. Rendez-vous compte: les soignants n’ont pas de masques !

      Quelles ruines, quels désastres ces pays d’Europe…

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  • Bientôt 78 ans // 19.03.2020 à 16h53

    Votre perspicacité m’éblouit, boudine. Où est donc passé votre commentaire?

    Vous verrez, nous verrons tous, ils nous imposeront mondialement ce qu’ils ne pouvaient et n’osaient donc jamais nous imposer en l’absence d’une crise globale, mondiale, planétaire, comme celle-ci… Ils nous imposeront leur TYRANNIE, nous renvoyant chacun chez soi, nous ordonnant de nous taire et d’y rester. La masse des esclaves dont nous sommes s’agenouillera, soyez-en sûr.

    Prémonitoire, « 1984 » d’Orwell nous apparaîtra tel un conte de fées.

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  • de Metz // 19.03.2020 à 17h00

    La jeunesse de notre pays doit se réveiller. Actuellement la plupart de ces jeunes sont tranquillement installés chez leurs parents ou dans leur propre logement, puisque les lycées, les universités sont fermés. Ils s’occupent et beaucoup trop transgressent les consignes de confinement. Selon les statistiques ils ne risquent presque rien s’ils sont touchés par le coronavirus. Puisque notre pays semble incapable d’endiguer l’inexorable montée des morts (et comment cela serait-il possible après l’invraisemblable scénario du week-end dernier associant frénésie d’achats indispensables et élection indigne),
    les jeunes de France doivent préparer leur valise et en utilisant leur smartphone exiger des pouvoirs publics locaux et nationaux le droit de participer à la lutte contre cet ennemi implacable pour les plus âgés et les plus fragiles. Ils doivent pouvoir se constituer en brigades pour,partout où ils seront utiles,venir renforcer le travail des professionnels.

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  • de Metz(suite) // 19.03.2020 à 17h11

    Ils doivent se préparer à quitter pour des semaines, voire des mois leur famille, s’installer ensemble, par exemple, dans les lieux d’enseignement déserts avec le concours de l’armée.Il faudra bien entendu les tester, prendre leur température tous les jours, leur inculquer la nécessaire discipline et leur fournir les protections( masques et combinaisons). Ils feront ainsi leur part, ils auront une médaille et en la retrouvant dans un tiroir dans quelques décennies, se souviendront avec émotion de cette aventure utile et fraternelle de leur jeunesse.

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    • Cyd // 19.03.2020 à 20h01

      ce côté « levé en masse » est très romantique mais franchement à côté de la plaque

      Que voulez vous faire de jeunes non formés aux gestes médicaux ?

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      • Bientôt 78 ans // 20.03.2020 à 02h08

        Les organiser en comités-(milices) de quartiers au service des populations confinées, comme on a fait en Chine.

        Les diriger dans:

        l’action préventive,

        le suivi des besoins des citoyens: nourriture, médicaments, repas, etc.,

        l’aide aux personnes âgées, en perte d’autonomie, dépendantes, malades, etc.,

        l’entraide parmi les jeunes eux-mêmes: étudiants, travailleurs, etc.,

        l’exigence du respect des mesures prévues par l’état d’urgence sanitaire,

        le maintien de l’ordre et la protection des personnes,

        etc. etc. etc.

        Voyez comment et à quelles fins furent mobilisées les jeunesses communistes, tout comme les membres du Parti, en Chine. Les médias chinois regorgent d’exemples admirables, salués par l’OMS à maintes reprises.

        Servir le peuple, ça s’apprend, même après une jeunesse entière à subir la plus ignoble propagande impériale, voire le pire conditionnement de prédateur. Il n’est même pas nécessaire d’être communiste pour ce faire, seulement un être HUMAIN dans le sens le plus noble de ce mot. RIEN là de « romantique »!…

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  • pseudo // 20.03.2020 à 08h19

    masterpiece propagande. Il est goldé cet article. A ressortir quand on s’occupera avec sérieux du climat, ou de la faim dans le monde, ou des écarts de richesse. Je trouverais plaisir, moi aussi, à balancer des «  Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non sur ce qui leur est fourni. » à tous ceux qui se refuseront à comprendre…. pas lu en entier, faut pas déconner, c’est bien trop pravdaien

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  • Greg // 20.03.2020 à 11h04

    J’ai beaucoup de mal avec ce « nouçomzenguère » répété à droite à gauche.

    Nous sommes en peste, oui. En guerre, non : ça, c’est un mensonge.

    En guerre, on peut croire que les chefs décident, agissent, influent.

    En peste ? C’est bien plus le virus/bacille qui décide.

    A la guerre, on peut prendre une arme, n’importe quoi. A la peste ? Je brandis mon masque ? Je tends mon doigt ganté vers mon voisin en hurlant : « c’est lui ! c’est de sa faute !  » ?

    En temps de peste on ne contrôle pas grand chose, et je comprends que ça flanque la trouille à certains qui se mettent à faire ou dire n’importe quoi pour ne pas l’admettre.

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  • Catalina // 20.03.2020 à 13h36

    « Aussi la crise en cours a-t-elle valeur de test. Saurons-nous démontrer, par notre engagement et notre sens civique, la force de notre modèle politique ? Saurons-nous apporter la preuve décisive qu’il est bien conçu pour ce qu’il prétend être, à savoir l’affirmation de la préciosité de la vie humaine, de toutes les vies humaines ? Les mois qui viennent nous le dirons. »
    ben non, il n’est pas conçu pour ça puisqu’il a éborgné, mutilé, handicapé des gens à vie et même tué !!! la crise des gilets jaunes nous a bien montré de quoi il était conçu et le covid ne change rien à l’affaire et peut-être qu’il permettra à certains d’ouvrir les yeux mais je doute, surtout quand j’entends des gens dire que la macronie est impeccable dans cette affaire de covid….

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