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4.novembre.20214.11.2021 // Les Crises

Covid-19 : Des impacts sur le cerveau même dans les cas bénins mais pour combien de temps ?

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Avec plus de 18 mois de pandémie dans le rétroviseur, les chercheurs n’ont cessé de recueillir de nouvelles informations importantes sur les effets du COVID-19 sur le corps et le cerveau. Ces résultats suscitent des inquiétudes quant aux effets à long terme que le coronavirus pourrait avoir sur des processus biologiques tels que le vieillissement.

Source : The Conversation, Jessica Bernard, Université A&M du Texas
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

The new findings, although preliminary, are raising concerns about the potential long-term effects of COVID-19. Yuichiro Chino via Getty Images

Avec plus de 18 mois de pandémie dans le rétroviseur, les chercheurs n’ont cessé de recueillir de nouvelles informations importantes sur les effets du COVID-19 sur le corps et le cerveau. Ces résultats suscitent des inquiétudes quant aux effets à long terme que le coronavirus pourrait avoir sur des processus biologiques tels que le vieillissement.

En tant que neuroscientifique cognitif, mes recherches antérieures ont porté sur la compréhension de la manière dont les changements cérébraux normaux liés au vieillissement affectent la capacité des gens à penser et à bouger – en particulier à l’âge mûr et au-delà. Mais à mesure que les preuves montrant que le COVID-19 pouvait affecter le corps et le cerveau pendant des mois ou plus après l’infection se sont multipliées, mon équipe de recherche s’est intéressée à la manière dont il pouvait également avoir un impact sur le processus naturel de vieillissement.

Observation de la réponse du cerveau au COVID-19

En août 2021, une étude préliminaire mais à grande échelle portant sur les changements cérébraux chez les personnes ayant été infectées par le COVID-19 a attiré une grande attention au sein de la communauté des neurosciences.

Dans cette étude, les chercheurs se sont appuyés sur une base de données existante appelée la UK Biobank, qui contient des données d’imagerie cérébrale de plus de 45 000 personnes au Royaume-Uni remontant à 2014. Cela signifie – et c’est capital – qu’il existait des données de base et des images cérébrales de toutes ces personnes avant la pandémie.

L’équipe de recherche a analysé les données d’imagerie cérébrale, puis a fait revenir les personnes qui avaient reçu un diagnostic de COVID-19 pour des scanners cérébraux supplémentaires. Ils ont comparé les personnes qui avaient été victimes du COVID-19 à celles qui ne l’avaient pas été, en appariant soigneusement les groupes en fonction de l’âge, du sexe, de la date du test de base et du lieu de l’étude, ainsi que des facteurs de risque communs de la maladie, tels que les variables de santé et le statut socio-économique.

L’équipe a constaté des différences marquées dans la matière grise – qui est constituée des corps cellulaires des neurones qui traitent les informations dans le cerveau – entre les personnes qui avaient été infectées par le COVID-19 et celles qui ne l’avaient pas été. Plus précisément, l’épaisseur de la matière grise dans les régions du cerveau connues sous le nom de lobes frontaux et temporaux était réduite dans le groupe COVID-19, ce qui différait des caractéristiques typiques observées dans le groupe qui n’avait pas été infecté par le COVID-19.

Dans la population générale, il est normal d’observer un certain changement du volume ou de l’épaisseur de la matière grise avec le vieillissement, mais les changements étaient plus importants que la normale chez les personnes qui avaient été infectées par le COVID-19.

Il est intéressant de noter que lorsque les chercheurs ont séparé les personnes dont la maladie était suffisamment grave pour nécessiter une hospitalisation, les résultats étaient les mêmes que pour celles qui avaient subi une infection plus légère au COVID-19. Autrement dit, les personnes qui avaient été infectées par le COVID-19 présentaient une perte de volume cérébral même lorsque la maladie n’était pas assez grave pour nécessiter une hospitalisation.

Enfin, les chercheurs ont également étudié les changements dans les performances lors de tâches cognitives et ont constaté que les personnes qui avaient contracté le COVID-19 étaient plus lentes à traiter l’information, par rapport à celles qui ne l’avaient pas contracté.

Bien que nous devions être prudents dans l’interprétation de ces résultats dans l’attente d’un examen officiel par les pairs, le grand échantillon, les données avant et après la maladie chez les mêmes personnes et le rapprochement minutieux avec des personnes n’ayant pas eu de COVID-19 ont rendu ce travail préliminaire particulièrement précieux.

Que signifient ces modifications du volume cérébral ?

Au début de la pandémie, l’un des rapports les plus courants des personnes infectées par le COVID-19 était la perte du goût et de l’odorat.

Certains patients atteints de COVID-19 ont subi une perte ou une diminution de leur odorat. Dima Berlin via Getty Images

Il est frappant de constater que les régions du cerveau que les chercheurs britanniques ont trouvées affectées par le COVID-19 sont toutes liées au bulbe olfactif, une structure située près de l’avant du cerveau qui transmet les signaux relatifs aux odeurs du nez à d’autres régions du cerveau. Le bulbe olfactif est relié à des régions du lobe temporal. On parle souvent du lobe temporal dans le contexte du vieillissement et de la maladie d’Alzheimer, car c’est là que se trouve l’hippocampe. L’hippocampe est susceptible de jouer un rôle clé dans le vieillissement, étant donné son implication dans la mémoire et les processus cognitifs.

L’odorat est également important pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer, car certaines données suggèrent que les personnes à risque pour la maladie ont un odorat réduit. Bien qu’il soit beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions sur les effets à long terme de ces changements liés au COVID, l’étude des liens possibles entre les changements cérébraux liés au COVID-19 et la mémoire est d’un grand intérêt – en particulier compte tenu des régions impliquées et de leur importance dans la mémoire et la maladie d’Alzheimer.

Perspectives d’avenir

Ces nouveaux résultats soulèvent d’importantes questions qui restent encore sans réponse : Que signifient ces changements cérébraux consécutifs au COVID-19 pour le processus et le rythme du vieillissement ? Et, avec le temps, le cerveau se remet-il dans une certaine mesure de l’infection virale ?

Il s’agit de domaines de recherche actifs et ouverts, dont certains sont en cours d’étude dans mon propre laboratoire, parallèlement à nos travaux sur le vieillissement du cerveau.

Images du cerveau d’une personne de 35 ans et d’une autre de 85 ans. Les flèches orange montrent la matière grise plus fine chez la personne âgée. Les flèches vertes indiquent les zones où l’espace rempli de liquide céphalo-rachidien (LCR) est plus important en raison de la réduction du volume du cerveau. Les cercles violets mettent en évidence les ventricules du cerveau, qui sont remplis de LCR. Chez les personnes âgées, ces zones remplies de liquide sont beaucoup plus grandes. Jessica Bernard

Les travaux de notre laboratoire démontrent qu’avec l’âge, le cerveau pense et traite l’information différemment. En outre, nous avons observé des changements au fil du temps dans la façon dont les corps se déplacent et dont les personnes acquièrent de nouvelles habiletés motrices. Plusieurs décennies de travaux ont démontré que les adultes âgés ont plus de mal à traiter et à manipuler l’information – par exemple à mettre à jour une liste d’épicerie mentale – mais qu’ils conservent généralement leur connaissance des faits et du vocabulaire. En ce qui concerne les capacités motrices, nous savons que les adultes âgés continuent d’apprendre, mais plus lentement que les jeunes adultes.

En ce qui concerne la structure du cerveau, nous constatons généralement une diminution de la taille du cerveau chez les adultes de plus de 65 ans. Cette diminution n’est pas seulement localisée à une zone. On peut observer des différences dans de nombreuses régions du cerveau. On observe aussi généralement une augmentation du liquide céphalo-rachidien qui remplit l’espace en raison de la perte de tissu cérébral. En outre, la matière blanche, l’isolant des axones – de longs câbles qui transportent les impulsions électriques entre les cellules nerveuses – est également moins préservée chez les personnes âgées.

L’espérance de vie ayant augmenté au cours des dernières décennies, de plus en plus de personnes atteignent un âge avancé. Si l’objectif est que chacun vive longtemps et en bonne santé, même dans le meilleur des cas où l’on vieillit sans maladie ni handicap, la vieillesse entraîne des changements dans notre façon de penser et de bouger.

Apprendre comment toutes ces pièces du puzzle s’assemblent nous aidera à percer les mystères du vieillissement pour contribuer à améliorer la qualité de vie et le comportement des personnes âgées. Et maintenant, dans le contexte de COVID-19, cela nous aidera à comprendre dans quelle mesure le cerveau peut également se rétablir après une maladie.

Jessica Bernard reçoit des fonds du National Institute on Aging [Institut national du vieillissement, NdT] et du National Institute of Mental Health [Institut national de la Santé, NdT].

L’université Texas A&M fournit un financement en tant que partenaire fondateur de The Conversation US.

Source : The Conversation, Jessica Bernard, Université A&M du Texas, 24-09-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Fabrice // 04.11.2021 à 08h21

Il serait aussi intéressant d’avoir une étude complète axée sur les conséquences sur les contaminés certes mais aussi du traitement de la crise des confinements, du matracage médiatique, sur la santé physique (report des soins, des examens,…) et psychologique pour beaucoup de dirigeants cela semble mineur et pourtant cette mortalité ou impact sur la santé sera sans aucune mesure avec la contamination mais évidemment la santé hors covid n’étant pas une priorité le bilan risque d’être dur à obtenir.

32 réactions et commentaires

  • Fabrice // 04.11.2021 à 08h21

    Il serait aussi intéressant d’avoir une étude complète axée sur les conséquences sur les contaminés certes mais aussi du traitement de la crise des confinements, du matracage médiatique, sur la santé physique (report des soins, des examens,…) et psychologique pour beaucoup de dirigeants cela semble mineur et pourtant cette mortalité ou impact sur la santé sera sans aucune mesure avec la contamination mais évidemment la santé hors covid n’étant pas une priorité le bilan risque d’être dur à obtenir.

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    • jp // 04.11.2021 à 10h37

      pour les dégâts psychologiques des confinements et du port du masque sur enfants et adolescents, comme par ex : pas d’école, pas de sport, addictions diverses dont aux écrans, retard apprentissage de la parole des tout petits qui ne voient pas la bouche des adultes masqués, etc
      voir les vidéos de la psychologue Marie Estelle Dupont sur Internet.

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      • Larousse // 06.11.2021 à 13h01

        fabrice et jp… vous avez osé … et c’est passé…
        mais d’accord avec vous.. Quels impacts à nous bassiner 12h sur 24h sur le Covid, les médecins super-stars, les infectiologues (de mes…) qui ont un ton impérieux… et ils sont si forts qu’ils n’ont pas été foutus de faire un vaccin français…. donc ras-le-bol….
        Le bilan… viendra…Un pays ruiné, avec une balance des paiements qui a plongé dans un abysse….une dette détenue par….qui ? les Etats-Unis, la Chine et bien d’autres pays souverains n’ont qu’à attendre pour dicter leurs volontés à la France… dicter ou la mettre à genoux maintenant…

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    • Yann // 04.11.2021 à 19h07

      Supposons qu’au lieu d’un passe sanitaire, avec toute l’électronique, l’infrastructure, la sécurisation et l’autoritarisme qui vont avec, on se contente d’un petit panneau à l’entrée des restaurants qui dit :
      « Attention, l’épidémie repart…Vous seriez gentils de prendre à emporter si vous êtes pas vacciné. Ou manger en terrasse. Mais que si y’a du vent »

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      • Totote // 10.11.2021 à 09h00

        les vaccinés transmettent autant que les non vaccinés. Toujours pas au courant ?
        C’est grave.

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  • Patrick // 04.11.2021 à 08h35

    Les effets « non pulmonaires  » ont déjà été signalés début 2020.
    Le lien est établi avec la protéine de surface qui permet au virus d’entrer dans les cellules et qui attaque aussi tout ce qui est sur son passage. Cette protéine est une vraie saleté.

    à lire : La Tribune de Genève – avril 2020
    https://www.tdg.ch/suisse/covid19-quune-pneumonie-virale/story/25930175

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  • Paul // 04.11.2021 à 08h56

    et

    « Traduit par les lecteurs du site Les-Crises »
    vous oubliez peut etre la version française
    https://theconversation.com/fr/covid-19

    et du même auteure
    https://theconversation.com/avoir-ete-malade-de-la-covid-19-ne-protege-pas-aussi-bien-quun-vaccin-surtout-face-au-variant-delta-165196
    ça vaut le détour

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    • Surya // 04.11.2021 à 09h01

      « Avoir été malade de la Covid-19 ne protège pas aussi bien qu’un vaccin, surtout face au variant Delta »

      qu’est-ce que j’ai ri; merci pour cette perle.

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      • Paul // 04.11.2021 à 09h44

        oui , mais moi ça ne m’a pas fait rire . un petit rictus grimaçant.

        ça démontre direct le niveau et le parti pris
        ce qui est dingue c’est que ça rentre dans le normal et que ça sera répété à gogo
        mais heureusement, ça se réveille partout, jusqu’au parlement européen. il était temps

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      • LibEgaFra // 04.11.2021 à 11h41

        Les vaccins anti-covid utilisés en France sont tellement bons qu’il faudrait les renouveler constamment. Le vaccin contre le tétanos, c’est tous les 10 ans.

        L’immunité naturelle persiste bien plus qu’un an.

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        • Havoc // 05.11.2021 à 11h11

          On ne sait pas du tout évaluer la durée de protection conférée par une infection (voir message de RGT). En outre, si vous vous blessez dans des conditions douteuses, on va vous faire un rappel du vaccin antitétanique, on ne comptera pas sur cette immunité potentielle de dix ans. Enfin, rappelez-vous que les cas de réinfection au SARS Cov 2 sont documentés depuis 2020.

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            • moshedayan // 06.11.2021 à 13h24

              Peu enclin, à commenter… moi aussi Paul je rigole de la façon dont les divers pays ont les mêmes débats…2 camps les alarmiste-enfermistes avec 2 armes vaccins et cuer kod et les optimistes volontaires (ou les « jean foutistes) qui pensent médicaments, soins et pas de panique…
              C’est évidemment le 1er camp qui a gagné… Et ils nous préparent un avenir de m… Mais attention tôt ou tard ils auront à rendre des comptes… moi, je prends de l’arbidol si j’ai des symptômes et je suis un « jean foutiste »…

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            • Havoc // 07.11.2021 à 11h27

              Je ne sais pas si on peut écrire cela ici, mais le site de Futura est pour moi parmi les sites peu fiables en matière de sciences et technologie. Je ne fréquente jamais leurs pages. Cependant, le titre que je lis n’est pas en soi absurde car il est exprimé au conditionnel. Or, c’est sans doute vrai pour certaines personnes, sous certaines conditions. On dit souvent qu’une grippe peut vous protéger contre le risque de vous infecter à nouveau, pendant jusqu’à dix années… à condition que vous ayez de la chance (notamment vis à vis des mutations) !

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            • Incognitototo // 07.11.2021 à 16h06

              Je n’ai pas le même avis. Les articles de Futura sont toujours sourcés et, à ma connaissance, toujours issus d’études publiées ; donc si quelqu’un est blâmable ce sont les revues de publications scientifiques qui laissent quelques fois passer n’importe quoi (de mémoire 47 % des fraudes scientifiques recensées sont dans le domaine de la santé).
              En outre, comme depuis le début de cette crise beaucoup de journalistes démontrent qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent, j’ai pris l’habitude d’aller lire les études citées, et jamais je n’ai pris Futura en défaut de mauvaise interprétation. Le seul défaut qu’on peut clairement leur attribuer est qu’ils pratiquent les titres sensationnalistes (faut bien vendre…), vite tempérés et relativisés (d’où le conditionnel souvent utilisé) quand on lit les contenus.
              Bref, pour moi c’est une bonne revue de vulgarisation si on sait par soi-même faire la part des choses.

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          • Idomar // 11.11.2021 à 15h50

            [modéré]
            Ce n’est aucunement un rappel du vaccin mais un traitement à base de sérum antitétanique hétérologue qui confère une immunité passive temporaire de 2 semaines, de nos jours on utilise l’immunoglobuline antitétanique humaine (Igth) moins dangereuse.
            Ce sont des traitements !
            [modéré]

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      • RGT // 05.11.2021 à 09h24

        Donc, selon vous, le fait d’avoir été infecté par le SARS-Covid19 protège de toute nouvelle infection ?

        Que pensez-vous donc des rhumes, en immense majorité causés par des coronavirus, qui vous ré-infectent chaque année depuis votre naissance ?

        Pardon, le rhume est bénin : Juste le nez qui coule, parfois une bonne gastro mais rien de sérieux…

        Les virus évoluent et c’est la variante la plus apte à se reproduire (et donc à infecter un maximum d’hôtes) qui sera sélectionnée.

        Dans le cas des rhumes (il y a de nombreux variants) la sélection a favorisé des virus qui ont la particularité de rendre le système immunitaire « amnésique » tout en favorisant une très grande contagiosité ET de très faibles nuisances à l’hôte.

        Le SARS-Covid19 a bien les deux premières particularités mais pas la troisième, ce qui le rend à la fois très contagieux mais hélas aussi très dangereux.

        Certains épidémiologistes pensent qu’il se pourrait, avec le temps (sur de nombreuses générations humaines) que ce coronavirus finisse par avoir une convergence évolutive vers ses homologues du rhume et que dans quelques siècles il n’entraînera qu’un simple rhume comme les autres.

        Ce n’est que de la spéculation et seul l’avenir nous le dira.

        Mais de toutes façons, ce ne sera PAS la dernière pandémie causée par un « nouveau » pathogène que connaîtra l’humanité.
        Le seul moyen de se préserver de ce genre de problème consiste seulement à vivre dans un mode totalement aseptisé mais dans ce cas je vous souhaite bonne chance car TOUS les êtres vivants ont BESOIN d’autres espèces pour vivre, même celles qui lui sont nuisibles.

        Les « nuisibles sont le moteur de l’évolution car ils obligent les espèces à s’adapter et leur permettent donc d’être toujours plus « performants ».

        Sans parler des organismes commensaux (bactéries surtout) qui peuvent muter et devenir très pathogènes. Prenez l’exemple du colibacille : Sans cette bactérie vous ne parvenez pas à digérer correctement et vous risquez donc de mourir.
        Mais parfois l’une d’entre elles mute et à l’idée saugrenue de s’attaquer à son hôte (colibacillose) ce qui peut entraîner la mort de l’hôte et se traduire par une épidémie si elle parvient à se propager dans l’environnement.

        Tout n’est pas noir ni rose, et c’est la vie.

          +8

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  • Lev // 04.11.2021 à 09h20

    Peut-être que dans un sursaut le site « Les Crises », vient de s’apercevoir qu’il est des problématiques qui ne se règlent pas à coups répétés de statistiques face au Vivant et que la Vie c’est plus compliqué qu’un bilan de société

      +42

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  • David D // 04.11.2021 à 13h37

    Mais quel doit être notre rapport à l’information ?
    Pendant un temps, il était interdit de penser que le virus avait été créé en laboratoire, puis cela a été déverrouillé avec deux options : ou bien taper sur les seuls chinois, ou bien taper (plus logique) sur les chinois et les financeurs américains. Une troisième option ignorée serait de dire que dans tous les cas il faut interdire les gains de fonction sur les virus vu la dangerosité. Mais ce sujet a été à nouveau enterré.
    Ici, les articles sur la covid longue, les modifications du vieillissement et la démence, on ne peut rien en penser, puisqu’ils sont formulés comme des opinions.
    Les données de la pharmacovigilance, elles sont recueillies n’importe comment et inexploitables. Mais rien n’est fait pour passer à une pharmacovigilance exploitable.
    Les articles pour le vaccin ou contre le vaccin, tout ça, ce n’est qu’une circulation d’infos pour qu’on vive les passions qui nous agitent sur le sujet, mais la réalité politique suit son cours sans s’en occuper de toute façon.
    Après tout, quoi qu’on nous dise sur la gravité de la covid longue, ça change quoi aux décisions sur le passe sanitaire obligatoire, sur le fait d’avoir confiance ou pas dans le Pfizer ? Où sont les noeuds qui font bouger les choses ? Où sont les éclairages décisifs sur l’essentiel ?

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    • Grd-mère Michelle // 04.11.2021 à 15h32

      Il serait aussi intéressant de savoir comment, dans quelle mesure, la « crise sanitaire » a été exploitée [modéré] par les géants de l’informatique pour pousser l’usage et « la mode » du « tout numérique » dans les divers domaines de la vie de tous les jours(travail, enseignement, « sécurité », soins, hygiène, alimentation, achats, distractions, rapports humains -dont les divers groupes citoyens de contestation et de protestation, etc…)
      Existe-t’il des études à ce sujet?
      Peu d’interrogations aussi sur la vieille querelle/compétition commerciale entre les médecines « naturelles »(de plus en plus prisées par le « grand public » ces 20 dernières années) et la médecine allopathique (dont les soins reposent essentiellement sur la chimie), validée par les pouvoirs en place…

        +10

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  • grumly // 04.11.2021 à 15h40

    Les dégâts sur le cerveau me font assez peur. Cet été il y avait cette vidéo du CNRS qui montrait comment le coronavirus aspire les cellules du cerveau autour de lui, les fusionne ensemble et les tue, c’était chez la chauve-souris.
    https://www.nikonsmallworld.com/galleries/2021-small-world-in-motion-competition/sars-cov-2-infection-triggering-cell-fusion-and-cell-death-in-bat-brain-cells

    D’autres études sur le cerveau et le covid ou la protéine spike, par exemple chez des souris en une semaine on retrouve le même genre de lésions que si elles avaient Alzheimer. Chez l’homme il faudrait être infecté pendant un an pour avoir la même chose.
    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1447359302893703179

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    • Tullius D. // 09.11.2021 à 09h40

      Le Covid-19 est une crasse, avec des effets à long terme potentiellement lourds sur le cerveau, le coeur, les poumons.

      La stratégie choisie par nos pays de ne pas lutter contre l’épidémie mais seulement contre ses effets les plus embêtants à court terme – l’engorgement des hôpitaux – me paraît irresponsable, criminelle.

        +3

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  • Morne Butor // 05.11.2021 à 08h32

    Conclusion : faites-vous vacciner ! et faites vos rappels !

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  • RGT // 05.11.2021 à 09h52

    Tout ce que je constate dans ma propre expérience, c’est que mon père (87 ans) qui était en excellente santé physique et mentale a été infecté par le SARS-Covid19 et a dû être hospitalisé pendant 1 mois.

    À sa sortie de l’hôpital il n’était plus le même : Alors qu’il avait un discours très calme et pondéré il est devenu irritable, entêté et parfois même grossier et insultant.

    Il me demande de faire 200 km pour aller lui acheter une brosse à dents, des lames de rasoir ou pour venir ranger les assiettes dans le lave-vaisselle.

    Et de plus, suite à des problèmes de fatigue chronique il a des difficultés à faire des tâches quotidiennes.

    La meilleure solution consisterait à ce qu’il obtienne une aide à domicile pour l’aider à passer un coup de serpillière, aller faire ses commissions ET qu’il accepte de porter un bracelet d’appel d’urgence s’il lui arrive un problème grave pour appeler de l’aide.

    Il refuse obstinément ces deux propositions qui sont pourtant essentielles à son bien-être.

    Et le pire, c’est qu’il vient changer de voiture et il faudrait poursuivre le vendeur pour mise en danger de la vie d’autrui.
    Quand il s’agit de se déplacer, je viens (quand je peux) le voir et je conduis car il est (depuis son infection) totalement incapable de conduire en toute sécurité.
    Imaginez un seul instant qu’il ait un accident qui mettrait sa vie et celle d’autrui en danger…

    Je lui prendrait bien la clé, mais il pourrait la remplacer en quelques heures et ça ne servirait à rien.

    Bref, dans son cas l’infection a eu des conséquences dramatiques et ça semble même empirer.

    On dirait un Alzheimer mais très brutal.

      +8

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    • Havoc // 05.11.2021 à 11h14

      Je vous adresse tout mon soutien dans cette épreuve. Il est très difficile d’affronter ces changements de personnalité liés à la dégénérescence des capacités cognitives, psychologiques et mentales. En espérant que l’état de votre père connaisse une amélioration.

        +7

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    • jp // 05.11.2021 à 13h09

      il faut voir avec les services sociaux de la ville même si votre père n’est pas d’accord.
      bon courage.

        +2

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    • Incognitototo // 06.11.2021 à 00h52

      Malheureusement, je constate les mêmes problèmes avec des proches beaucoup plus jeunes (dont 2 – 2 instits – qui l’ont fait 2 fois) qui n’ont pourtant pas fait d’hosto, même si leur infection fut sévère.

      Je vois bien que plusieurs mois après ça ne va toujours pas bien pour eux. Aussi il ne reste plus qu’à espérer qu’un antiviral efficace sera trouvé contre cette saloperie pour la combattre dans les tissus où elle semble subsister apparemment très longtemps.

      Cependant, il est possible que se rajoute aux problèmes physiologiques consécutifs à cette maladie, le contrecoup d’avoir le sentiment d’avoir échappé à la mort. Ça n’est jamais anodin et ça peut aussi laisser des traces psys morbides durables (stress post-traumatique), et peut-être encore plus importantes quand on atteint un certain âge ou tout autre facteur qui fait qu’on ne supporte pas d’être en état de faiblesse.

      Je sais par expérience que quand les parents sont déclinants, ce n’est pas simple pour les enfants… mais ça ne doit pas nous empêcher de continuer à les aimer (si c’est le cas) ; alors je me joins à mes camarades pour vous souhaiter bon courage.

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    • RGT // 08.11.2021 à 10h27

      Petit additif concernant l’état de santé de mon père (infecté par le SARS-Covid 19 au printemps).

      Ça empire et je commence à être réellement très inquiet.

      Après avoir tenté de le contacter pendant une journée entière j’ai appelé les pompiers qui ont dû forcer une fenêtre pour entrer et l’ont trouvé apathique sur son lit.

      Ils l’ont amené aux urgences et il a été hospitalisé à nouveau (il était sorti il y a 2 semaines) en ayant ENCORE perdu 2 kg (63 kg pour 1,80 m… il est squelettique).

      Mais surtout, lorsque je suis arrivé dans sa chambre il était très faible et m’a pris le bras en me regardant avec le regard désespéré d’un enfant perdu…
      Alors qu’il y a moins de 6 mois il s’était mis à m’insulter grossièrement (ce qui n’était pas du tout dans ses habitudes, loin de là)…

      Il m’a demandé si je vivais toujours seul alors que je suis marié depuis 35 ans avec 3 enfants qu’il a bien connu…

      J’avoue que je suis désespéré…

      Il n’est actuellement plus capable de vivre en autonomie et nous avions pensé avec mon épouse de l’accueillir chez nous pour l’aider mais plusieurs médecins nous ont signalé que ce serait une très mauvaise idée car il pourrait inconsciemment nous détruire.

        +2

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      • vert-de-taire // 11.11.2021 à 08h57

        On ne peut qu’être fortement touché par ce témoignage.
        Car il reflète certainement une réalité fréquente ces temps
        et personne n’est à l’abri.

        Les maladies affectant physiquement le fonctionnement du cerveau sont abominables.
        Cela affecte pensées, comportement. Cela nous fait autre.
        Cela bouleverse les rapports sociaux, les relations établies.
        Une remise en cause provoquant une catastrophe mentale
        pour tous.
        Notre incapacité à cette prise en compte s’ajoute à notre désarroi.
        C’est un chaos mental.
        Nous sommes démunis devant un chaos mental, car on a jamais trouvé le mode d’emploi de la vie – c’est notre condition, la condition anarchique (et non a-cratique).
        On comprend par contre pourquoi l’ingenierie sociale utilise le chaos mental pour nous soumettre. Efficacité redoutable et ignominie totalitaire.

          +2

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  • El Hierro // 05.11.2021 à 11h45

    Un biais statistique sur l’échantillon ?
    – En forme de boutade :
    Ceux que je connais qui ont eu la maladie sont des personnes à fort lien social, vivant beaucoup en collectivité en zone polluée, et en plein accord avec le mode de vie promu par les médias..
    Ceux qui ne l’ont pas eue sont un peu marginaux, tournés vers la nature ou ruraux, ou en conflit avec la société, voire adeptes de traitement préventifs pour les zinzins extrémistes.
    Bien sûr, ce n’est pas aussi radical, il y a des zones grises et des exceptions
    Les derniers seraient-ils protégés comme les africains à la fois de la maladie et d’une forme d’usure des capacités cérébrales ?

      +11

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  • Baybee // 09.11.2021 à 23h19

    une chose m’échappe, les médias qui, pour promouvoir le vaccin, prennent en exemple l’Allemagne moins vaccinée qui a 3 fois plus de cas que la France … Mais le nb de morts / nb de cas sont presque similaires et même en faveur de l’Allemagne !!!… enfin, c’est juste l’épaisseur du trait …
    France : 0.76%
    Allemagne : 0.71%
    Cela voudrait dire que vacciné ou pas, si tu l’attrapes, les conséquences finales seraient les mêmes ?
    Contrairement à ce qui est dit, tu l’attrapes moins facilement mais si tu le chope, les conséquences sont les mêmes ?…

      +2

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