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21.mai.202121.5.2021
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Vol au-dessus d’un nid de visons : l’épidémie a-t-elle ré-émergé cette année dans la région de Chine où elle est née ?

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Par Yann Faure

Le rapport de la mission d’étude de l’OMS présente à Wuhan au mois de février a finalement été livré fin mars. Il conforte, à son corps défendant, la possibilité que les fermes à visons — et autres animaux élevés pour leur fourrure — en Chine, soient à l’origine de la pandémie.

Dans le même temps, des enquêteurs de l’ONG Humane Society International ont réussi à séjourner incognito dans 13 fermes à fourrure du Nord et du nord-est de la Chine cet hiver, y constatant l’inexistence de contrôle, l’absence de biosécurité et la poursuite de la consommation par des humains de carcasses dépecées de viande de visons.

Au fameux marché de Huanan à Wuhan, l’état des lieux officiel reconnaît qu’on trouvait justement des produits carnés et des animaux vivants acheminés depuis le nord-est du pays ; la carte des ventes trouvée sur les lieux révèle — dès lors qu’on prend la peine de la traduire — qu’on y écoulait aussi des visons vivants.

Ajouté à ça, la présence relativement occultée, mais avérée de chauves-souris porteuses de coronavirus de type Sars-Cov dans les provinces du Nord et du Nord-est de la Chine, la « piste du vison » apparaît plus solide que jamais. Selon Anders Fomsgaard, le directeur du Statens Serum Institute, elle est même « hautement probable ». Plus troublant encore, il y a matière à penser que l’épidémie a ré-émergé en Chine cet hiver à l’endroit même où elle a démarré silencieusement un an plus tôt.

À quel point avons-nous été frappés de cécité ? Alors qu’en janvier de cette année, la mission scientifique conjointe de l’OMS piétinait pour obtenir le droit d’accéder à la métropole de Wuhan en vue de discuter en direct des données disponibles sur les origines, une résurgence épidémique touchait ce pays qui était justement censé avoir éradiqué la pandémie sur son sol. On a cru à quelques manœuvres dilatoires. En réalité, non, le pays procédait bien à des lockdowns d’une rigueur dantesque. Dans certaines cités et certains bourgs : défense totale de quitter son domicile, de circuler en voiture, suppression totale des transports en commun, interdiction de s’exfiltrer du quartier sous peine de « punition », déplacements forcés, massifs et soudains des habitants de zones rurales en cars spéciaux affrétés par les autorités pour être isolés dans des « zones de quarantaine ».

Et où ça ? À Shijiazhuang, place forte de la production de chiens viverrins et haut lieu du commerce de fourrure en général. Autour de Dalian, premier et principal centre de production de peaux de visons et de renards du pays, mais aussi plateforme de répartition des mâles reproducteurs. À Harbin, plaque tournante des peaux de visons. À Qingdao, cinquième plus grand site national de production de visons. À Shenyang, surtout renommé pour la fourrure de renards. Autour de Changchun, principal centre de commercialisation de fourrure. Idem à Gongzhuling dans le Jilin. Tout le nord-est du pays était touché par des fermetures et des restrictions des plus sévères : Shandong, Hebei, Jilin, Liaoning, Heilongjiang… rien que des villes de première grandeur pour l’industrie de la fourrure. Toutes dans le quart nord-est du pays et rien que dans le quart nord-est [1].

Carte fournie par l’ONG Actasia — rapport sur la fourrure en Chine 2018 NB : Wuhan et Ezhou dans l’Hubei en sont des centres majeurs de commercialisation & import/export

À Dalian, on est passé en « mode guerre », on a bouclé et on a échantillonné 5 millions d’individus après qu’un restaurateur a été contaminé à la mi-décembre. Or les fermes de visons des régions montagneuses autour de cette ville ont été historiquement plusieurs fois frappées par diverses épidémies virales à propagation horizontale.

De manière saisissante, quelques semaines après, dans l’Heilongjiang, à Harbin, la résurgence a changé d’échelle lorsque dans une entreprise d’abattage, transformation et conditionnement de viande du conglomérat thaïlandais CP Groupe (Charoen Pokphand), cinquante travailleurs se sont avérés simultanément malades ou contaminés. Tous les produits livrés par l’entreprise ont alors été retirés des étalages ou rappelés. Cela est survenu dans le mois suivant l’abattage annuel des visons.

Linyi dans le Shandong n’est qu’à 9 h de car ou de train de Wuhan

Les produits carnés de Charoen Pokphand ont été rappelés après la contamination des travailleurs de leur usine alimentaire à Harbin (Nord) en janvier 2021

Or, l’information principale du rapport divulgué le 30 mars dernier par l’Organisation mondiale de la santé [2], c’est que la transmission du coronavirus des chauves-souris aux humains via un chaînon intermédiaire — qui serait les « fermes fauniques » — constitue l’origine la plus probable et nécessite des investigations supplémentaires pour préciser où et lesquelles.

Dans ses annexes consacrées au « plan de bataille pour organiser l’enquête » sur le temps long, le rapport restitue aussi des discussions entre chercheurs chinois et experts invités : les fermes à fourrure y sont largement évoquées (elles constituent en volume 75 % des fermes « fauniques ») et, avec 46 occurrences, les visons tiennent une place de premier choix dans les débats.

Au point que malgré les efforts des autorités chinoises pour les disculper par différents stratagèmes, il apparaît tout de même dans les conclusions que : « Les données actuelles ne permettent pas d’exclure la possibilité que les visons soient la source principale du SARSCoV-2 ». Qui plus est, les chercheurs ont spécifié dans leurs pistes de travail qu’il conviendrait d’évaluer si les fournisseurs ou les livreurs des vendeurs de mammifères présents sur le fameux marché de Wuhan avaient des liens avec des travailleurs agricoles ou des fermes d’animaux élevés pour leur fourrure (par exemple visons, chiens viverrins et renards).

Le 15 mars dernier, l’organisation Humane Society International a, de son côté, rendu publique une synthèse d’une enquête en immersion dans des fermes intensives des quatre provinces du nord-est de la Chine (Heilongjiang, Jilin, Liaoning, Shandong), agrémentée de films et d’images accablantes réalisés en caméra cachée [3].

L’infiltration a été facilitée par le recrutement massif, au moment de l’abattage/pelage, de travailleurs saisonniers venus d’un peu partout — et même de loin. Les observations, qui ont eu lieu en novembre et décembre dernier pendant la durée de cet abattage annuel, ont révélé de nombreuses violations des réglementations locales en matière d’élevage, mais aussi de contrôle des épidémies.

Ce sont de véritables charniers qui s’étalent à la vue. Des montagnes de cadavres de chiens viverrins, de renards et de visons, débarrassés avec soin non seulement de leurs peaux, mais aussi évidés de leurs entrailles et dégraissés. On se demande donc ce qu’il advient du reste du corps qui semble fin prêt pour passer en rôtisserie. On n’a pas tort. Les enquêteurs ont, en effet, recueilli des « aveux » selon lesquels la viande des animaux à fourrure est ensuite vendue, notamment à des restaurants locaux pour la consommation ordinaire. Un tel usage est pourtant interdit par la loi chinoise depuis mars 2020, suite à l’embrasement épidémique de Wuhan. Les 50 millions de carcasses annuelles de l’industrie de la fourrure ne doivent plus se retrouver sur un grill ou une table à manger. Pourtant peu de choses ont encore, semble-t-il, changé de ce côté-là.

Photo réalisée par l’équipe en immersion de l’organisation Humane Society International (HSI) en nov-dec 2020 dans les fermes à fourrure du nord-est de la Chine

Photo prise par un enquêteur de l’ONG Environnemental Investigation Agency (EIA), un an plus tôt, dans une ferme à visons de l’Heilongjiang en décembre 2019

Car il faut noter que jusqu’en février 2020, il était autorisé et courant de manger du vison en Chine. Une enquête de l’organisation EIA, plus modeste, mais réalisée dans des conditions similaires à celles de HSI, un an plus tôt, avait déjà rapporté que les carcasses étaient soit vendues aux villages locaux sous forme de viande, soit utilisées comme aliments pour (leurs propres) animaux, ou transformées en huile, farine voire même engrais [4]. Une forme d’économie circulaire — il est en effet, comme l’a montré le cas danois, très difficile de se débarrasser annuellement de dizaines de millions de cadavres. Le souci, c’est que c’est loin d’être une viande de choix [5]. Elle vaut entre dix cents et un dollar par kg, exhale un fort goût de poisson et est plutôt considérée en Chine comme « bonne à bourrer des saucisses de jambon », même s’il est possible de trouver çà et là quelques recettes en ligne qui l’honore un peu mieux.

Une enquête du China Business News, en février 2020, a montré que bien des éleveurs déposent la viande au seuil de leurs exploitations, une fois l’an après la « récolte » des peaux… puis qu’un camion passe la ramasser pour la transporter vers des usines de viande où on ignore ce qu’elle devient. Sa faible valeur marchande peut parfois donner lieu à des travestissements massifs à l’aide de colorants de synthèse, additifs gustatifs et épices. En 2013, un scandale d’une ampleur pharaonique a éclaté en Chine autour, principalement, de viande de vison vendue comme étant du mouton. Une falsification détectée grâce à la mise au point d’un nouveau dispositif de test d’ADN destiné à lutter contre cette pratique de substitution, jugée commercialement déloyale.

Rien que cette année-là, la fraude concernait la bagatelle de 20 000 tonnes de viande en Chine — l’organisation de M. Wei, un entrepreneur du Shandong, qui transformait depuis 4 ans à l’aide de nitrate, de carmin et de gélatine du vison et du renard en mouton contrefait fut démantelée, dix tonnes de viande saisies dans son usine et ses 63 complices arrêtés. L’année suivante, en 2014, ce fut au tour du Wall-Mart de Jilan (Shandong) de se faire pincer pour avoir mélangé à de la viande d’âne (coûteuse, car recherchée) de la viande de renard et de chien viverrin, de très piètre valeur.

L’enseigne fut reconnue coupable d’en avoir écoulé plus de 30 000 sacs, dut indemniser ses clients lésés et rappeler ses produits restants. Quatre ans plus tard, en 2018, dans le même secteur, une équipe de journalistes d’investigation mit au jour que les supermarchés locaux faisaient passer du renard cru imbibé d’huile d’agneau pour du carpaccio d’agneau dans leur préparation carnée destinée à la fondue chinoise. Les employés de l’usine de viande locale admirent que la recherche de profit facile était à l’origine du subterfuge.

La viande de vison est encore moins prisée que celle de renard et réservée aux plus pauvres. Les américains préfèrent ne pas la manger, car son goût est trop fort, les Islandais qui la considèrent comme un « sous-produit », sont ravis de parvenir à l’exporter vers la Chine [6]. La question qui brûle les lèvres est : des trafics de viande de vison, fraîche ou surgelée, ont-ils perduré en Chine à grande échelle ? Notamment dans le Jilin (où ils ont été détectés jadis) dans le Shandong ou dans l’Heilongjiang. Question d’autant plus sensible que dans l’aile Est du marché de Huanan à Wuhan, des vendeurs commercialisaient précisément dans les étals du « mouton congelé » de l’Heilongjiang et des animaux vivants du Jilin.

Ce qui ajoute une porte d’entrée et un chemin possibles au coronavirus, s’il a bien contaminé dans le Nord-Est des élevages de visons/renards/chiens viverrins (les trois espèces étant souvent élevées ensemble) avant de parvenir jusqu’à Wuhan en 2019. Le dépeçage à mains nues par des travailleurs peu équipés pouvant déjà largement suffire à occasionner le saut d’espèce, en plus de la voie aéroportée identifiée dans les hangars danois comme vecteur de propagation. D’autant que le vison est un animal qui a la morsure facile et qu’on doit manipuler fréquemment.

Pour couronner le tout, dans ce fameux marché de Huanan, objet de toutes les attentions depuis quinze mois, la carte qui liste, en chinois, les espèces vivantes proposées sur place aux clients annonce bien des « visons vivants ». Le prix élevé qu’il faut débourser pour les acquérir — 500 yuans (75 dollars) — laisse peu de place au doute : il s’agit vraisemblablement d’étalons assez haut de gamme… des reproducteurs indispensables et recherchés pour éleveurs soucieux de rehausser la qualité de leur cheptel. En quinze mois, ni les autorités ni les agences de presse n’ont mentionné leur existence. Les enquêteurs de l’OMS qui ont visité les lieux n’en ont, semble-t-il, pas été informés non plus.

La carte d’un marchand de « bétail sauvage d’élevage » au marché de Huanan à Wuhan proposait à la vente, entre autres, de la viande de renards, des renards vivants et des visons vivants (活水貂). Personne ne semble l’avoir remarqué… car ceux-ci ne figurent ni dans la liste chinoise des animaux réquisitionnés le 31 décembre 2019 au moment de la fermeture du marché, ni dans le rapport conjoint de mars 2021.

Pour revenir au rapport de l’OMS : il précise que le marché de Wuhan a sans doute joué le rôle de chambre d’amplification en décembre 2019, mais que le virus pouvait déjà circuler à bas bruit plus tôt, y compris dans d’autres contrées, avant d’arriver jusqu’au lieu de son éclosion publique et de sa diffusion visible. Il suffit de rappeler que les abattages ont lieu chaque année entre le 15 novembre et le 15 décembre pour être frappé par la concordance de ces dates avec celles de l’émergence repérée. Reste alors à se demander s’il est possible que le virus soit passé des chauves-souris aux visons dans les provinces du nord-est où l’élevage de cet animal normalement sauvage, mais captif (et depuis peu requalifié « domestique »)… est massif. Par exemple à l’été ou à l’automne 2019.

S’agissant du risque zoonotique, beaucoup d’attention se focalise sur le sud de la Chine où l’épidémie de Sars-Cov1 survenue en 2003/2004 fut d’abord détectée. Un argument supplémentaire qui explique l’attraction des experts pour le Yunnan, le Guandong et le Guangxi, c’est la densité de chiroptères et de coronavirus prélevés dans cette zone, qui en fait un hot spot privilégié pour les amateurs de rhinolophes et autres myotis. Néanmoins, la profusion apparente s’explique surtout par la disproportion d’expéditions qui y sont lancées. En vérité, le Nord et le nord-est de la Chine ne sont pas en reste : on y trouve une grande variété de chauves-souris également et lorsque des campagnes y sont mises sur pied pour collecter des coronavirus, elles sont fécondes.

C’est ce que montre, par exemple, une étude réalisée en 2017 dans le comté de Mengyin à quelques kilomètres au nord de Linyi, dans le Shandong [7], en pleine zone d’exploitation de visons en batterie. Les chercheurs y signalent en introduction que bien peu d’études sont menées dans le nord — à tort, selon eux, car les chauves-souris insectivores y sont endémiques et la prévalence et la diversité des virus qu’elles portent ont de quoi impressionner. En examinant le ratio de publications relatives aux quatre provinces les plus au sud du pays par rapport aux quatre provinces du Nord-Est, on constate que le Sud est tout simplement dix fois plus inspecté et sondé. D’où un effet de loupe sur cette contrée.

Néanmoins des coronavirus susceptibles d’expliquer l’origine du Sars-Cov2 sont bien présents dans le Jilin et le Shandong, à proximité des fermes à fourrure. Comme certains n’ont pas encore été séquencés, il reste un immense territoire virologique inexploré [8]. Rappelons que pour l’heure, le coronavirus ancestral n’a pas encore été identifié — ou alors, bien que ce soit peu probable, il l’a été, mais le Wuhan Institute of Virology ne l’a pas partagé. Difficile à savoir, puisque les bases de données qu’il détenait ont été soustraites, sans explication, à l’examen de la communauté internationale en septembre 2019.

Très peu d’études réalisées dans le nord-est (Hebei, Liaoning, Heilongjiang, Shandong, Jilin) versus une flopée d’expéditions organisées dans le Sud (Yunnan, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan) produisent une vision déformée de la répartition des pathogènes

Pour ce qui est de la communauté scientifique justement, les spécialistes internationaux réunis à Wuhan pour comprendre l’origine de la pandémie se sont beaucoup étonnés que des recherches n’aient pas été lancées plus tôt par les équipes chinoises pour remonter les chaînes d’approvisionnement [9], comme pour tester et séquencer les travailleurs et les animaux d’élevage des exploitations agricoles potentiellement en lien avec le marché. « Ma question est de savoir pourquoi cela n’aurait pas été fait ? On savait que c’était nécessaire et c’est dans l’intérêt scientifique de la Chine, c’est dans leur intérêt de santé publique et c’est dans leur intérêt de sécurité nationale », s’est par exemple étonné Daniel Lucey, spécialiste des maladies infectieuse à Georgetown.

C’est d’autant plus regrettable que si des visons d’élevage issus de territoires situés au Nord-Est ont été à l’origine de la pandémie, ils ont été abattus au plus tard en novembre-décembre 2019, c’est-à-dire au moment précis du démarrage de la pandémie. Une preuve de leur implication ne serait alors disponible que selon le bon vouloir des autorités chinoises, en séquençant rétrospectivement d’éventuels prélèvements antérieurs à l’épidémie, sous condition qu’ils aient été conservés quelque part.

Rappelons que de nombreux indices s’accumulaient déjà sur les fermes à fourrure chinoises, notamment du Shandong [10]. Ces carnivores sont hautement susceptibles au coronavirus et non seulement le reçoivent, mais le transmettent aux humains — ce qui est avéré aux Pays-Bas, au Danemark, en Pologne, aux États-Unis, probablement aussi en Espagne. 420 fermes dans douze pays différents ont été contaminées « mais aucune en Chine », nous assure-t-on. Pourtant, la production de visons du Shandong a mystérieusement chuté de quasiment 60 % en 2019 et ces mammifères d’élevage ont déjà été décimés par le passé à plusieurs reprises dans cette province. Ils jouent le rôle d’hôtes intermédiaires pour les grippes ou le virus H5N1, et génèrent des variants, leurs granges sont fréquentées par des chauves-souris, etc.

Anders Fomsgaard, le directeur du prestigieux Statens Serum Institute de Copenhague, alerté de tous ces arguments, a jugé l’hypothèse parfaitement étayée et crédible [11]. C’est du moins ce qu’il a déclaré au journaliste Theis Elher Molin le 18 mars dernier, ajoutant qu’il parierait volontiers que le vison est bien l’hôte intermédiaire recherché et qu’il ne lui paraissait nullement inconcevable que la Chine ait délibérément peu ou pas testé ce type d’élevages, pour éviter d’avoir ensuite à dissimuler des preuves embarrassantes. Officiellement, le Shandong a pourtant mobilisé des enquêteurs chinois qui y ont pratiqué de nombreux prélèvements, infructueux, sur des chats et des chiens errants. La quasi-totalité de leurs efforts a porté sur la faune sauvage en liberté – 30 000 échantillons correspondant à 325 espèces — mais pour les dizaines de millions d’animaux élevés pour leur fourrure, quasiment rien ou presque n’a été entrepris.

La Chine est coutumière de la sous-déclaration. En 2019, confrontée à une gravissime épizootie de SDAS provoquée par un coronavirus de chauve-souris, elle a abattu près de 200 millions de têtes de son cheptel porcin tout en se contentant d’annoncer officiellement le chiffre de 1,1 million [12]. De la même façon, elle a pu faire abattre préventivement une grande partie de son cheptel de visons suite à une surmortalité suspecte chez ces animaux — quelques pneumonies atypiques de travailleurs jeunes en zone rurale passant dans le même temps en dessous des radars jusqu’à la massification des contaminations dans la mégalopole de Wuhan en décembre 2019.

À l’initiative des experts en écologie du CIRAD et de l’IRD, deux articles ont été publiés ces derniers mois dans « The conversation », qui plaident également pour la piste du vison. N’en déplaise aux Américains qui ne cessent de colporter et répéter, d’un communiqué de Associated Press à l’autre, que le mal vient « probablement d’un braconnier du Sud en contact direct avec la faune sauvage ». Les chercheurs du CIRAD expliquent dans leur travail que les systèmes de surveillance se heurtent souvent aux logiques économiques [13] : il n’est ainsi pas rare que des agriculteurs vendent sciemment des animaux malades, sans faire de déclaration, parce qu’ils craignent l’impact de l’annonce d’un foyer épidémique sur l’image de leur filière et donc sur les prix ou les possibilités d’exportation.

Ces réflexes d’occultation ne sont pas propres à la Chine — pour qui le marché de la fourrure pèse quelques dizaines de milliards de dollars et plusieurs millions de travailleurs : des fraudes aux échantillons et des dissimulations ont eu lieu au Danemark, en Italie, aux USA, en Pologne et même en France [14]. Ce qui est d’autant plus préoccupant qu’en décembre et janvier dernier, alors que les fermes à visons étaient quasiment vides après la récolte de fin d’année, de nouvelles exploitations ont été touchées au Canada, en Pologne, en Suède ou encore en Lituanie.

Par ailleurs, il semble qu’on oublie totalement le rôle propagateur des travailleurs saisonniers occasionnels du secteur agricole, pourtant avéré à l’intérieur de l’Union européenne… et qui aurait pu l’être aussi entre provinces chinoises. Toujours est-il qu’à peu près personne ne semble prêt, pour de simples considérations de santé publique, à renoncer à abonder le marché [15]. L’entêtement au-delà du raisonnable peut même en stimuler de nouveaux. Ainsi, la société russe Rosselkhoznadzor vient-elle de démarrer la production à très grande échelle de son nouveau produit phare : le Carnivac-Cov, présenté comme « efficace à 100 % » [16]. Les Grecs et les Polonais se déclarent déjà preneurs. Il s’agit de millions de doses vaccinales principalement destinées aux visons, chiens et renards. Décidément, une bien précieuse denrée.

Yann Faure

Ouvriers agricoles danois rangeant à mains nues les dépouilles de visons avant pelage en novembre 2020

Éleveur russe préparant la « récolte » des peaux de vison

Principales sources :

[1] La résurgence de l’épidémie en Chine en janvier 2021 :

À Dalian : https://www.globaltimes.cn/content/1210449.shtml

À Shijiazhuang : https://www.latimes.com/world-nation/story/2021-01-13/emptied-villages-locked-campuses-how-china-battles-a-covid-19-resurgence

Et : https://www.bbc.com/news/world-asia-china-55576961

À Harbin : https://www.globaltimes.cn/page/202101/1213234.shtml

A Gongzhuling : https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-china-idUSKBN29N03C

Des foyers persistants dans le Nord-Est : https://www.straitstimes.com/asia/east-asia/chinas-covid-19-fight-in-late-stage-of-suppression-but-uncertainties-remain-says-its

[2] Les rapports de l’OMS (et ses annexes) sur les origines, suite à la visite de février 2021 :

https://www.who.int/publications/i/item/who-convened-global-study-of-origins-of-sars-cov-2-china-part

[3] L’enquête de Humane Society International (HSI) :

https://www.hsi.org/news-media/fur-farm-investigation-reveals-distressed-foxes-raccoon-dogs-electrocuted-in-agony-and-fur-farm-carcasses-sold-for-human-consumption/

[4] L’enquête d’Environnemental Investigation Agency (EIA) :

https://eia-international.org/blog/special-report-as-coronavirus-hits-europes-fur-trade-a-look-inside-chinas-mink-farming-industry/

[5] On mange du vison légalement en Chine au moins jusqu’en janvier 2020 :

https://www.nationalgeographic.com/animals/article/china-bans-wildlife-trade-after-coronavirus-outbreak

https://scialert.net/fulltext/?doi=ajava.2012.1348.1355

http://www.gov.cn/gzdt/2013-05/02/content_2394736.htm

https://www.icelandreview.com/news/iceland-export-mink-meat-china/

[6] Et parfois, on fait passer de la viande de vison ou de renard pour du mouton :

https://www.theguardian.com/world/2013/may/03/china-arrests-fake-meat-scandal

Ou du renard pour de l’âne (chez Walmart) :

https://corporate.walmart.com/newsroom/2014/01/02/walmart-statement-regarding-donkey-meat-recall-in-china

[7] La répartition des chauves-souris en Chine :

Peu d’études réalisées dans le nord de la Chine :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7165899/

Répartition des chauves-souris sen Chine (2015) :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4817686/

Un miroir déformant (étude 2019) :

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1616504719301090

[8] Une répartition des coronavirus répertoriés (petite part des coronavirus existants) :

https://www.mdpi.com/1999-4915/11/3/210/htm

[9] Une absence de tests réalisés sur les éleveurs et les chaînes d’approvisionnement :

http://www.koreatimes.co.kr/www/world/2021/02/672_304661.html

[10] La piste du vison :

https://reporterre.net/Les-elevages-de-visons-en-Chine-a-l-origine-du-Covid-19-Les-indices-s-accumulent

https://www.les-crises.fr/origine-du-sars-cov2-vers-une-enquete-a-%E2%80%89rebrousse-poil%E2%80%89-de-loms-en-chine%E2%80%89-par-yann-faure/

[11] Anders Fomsgaard (directeur de SSI) crédite les termes de notre enquête sur la recherche des origines :

https://www.zetland.dk/historie/sOMVDlmV-aekdaa3R-b8515

Au Danemark, le docteur Hamer a observé des oiseaux dans les hangars chipant de la nourriture aux visons :

https://www.nationalgeographic.com/animals/article/what-the-mink-coronavirus-pandemic-has-taught-us

[12] Sous-déclaration de la mortalité des cochons victimes du SDAS en Chine :

https://www.theguardian.com/environment/2020/may/27/unstoppable-african-swine-fever-deaths-to-eclipse-record-2019-toll

[13] La piste du vison se renforce

https://theconversation.com/origin-of-the-covid-19-virus-the-trail-of-mink-farming-155989

https://lemag.ird.fr/fr/origine-du-virus-de-la-covid-19-la-piste-de-lelevage-des-visons

https://reporterre.net/Origine-du-Covid-les-experts-de-l-OMS-recommandent-d-enqueter-sur-les-visons-et-animaux-a

https://reporterre.net/Selon-l-OMS-les-elevages-de-visons-en-Europe-representent-un-risque-eleve-de-propagation

https://reporterre.net/Les-elevages-de-visons-en-Chine-a-l-origine-du-Covid-19-Les-indices-s-accumulent

https://reporterre.net/Origine-du-Covid-19-la-piste-des-visons-chinois-se-renforce

[14] L’Europe rechigne à arrêter l’élevage de visons malgré les risques :

https://reporterre.net/Malgre-les-risques-de-Covid-les-Etats-rechignent-a-arreter-l-elevage-de-visons

Le Danemark a dissimulé la gravité de la situation :

https://www.nordtinget.dk/2020/11/08/interne-dokumenter-manglende-test-af-minkarbejdere-skader-coronaindsats/

Exemple d’une fraude aux échantillons :

https://journalisten.dk/fra-hovedopgave-til-breaking-news-vi-stod-pludselig-med-en-historie-ingen-andre-havde/

[15] L’Europe, l’Amérique du Nord, la Chine : un marché de la fourrure et du luxe globalisé :

https://www.les-crises.fr/bouscule-par-la-covid-le-marche-de-la-fourrure-finalement-renforce-en-chine-par-yann-faure/

[16] Un nouveau vaccin destiné aux carnivores (essentiellement d’élevage intensif) :

https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/homologation-en-russie-du-premier-vaccin-anti-covid-pour-animaux_153136?fbclid=IwAR2b6nQ3VLbDY1r3S_wLbn1lLCdEjRTRbc9qZqOHpjsW3EVVgXekMP_3yag

Commentaire recommandé

Sandrine // 21.05.2021 à 11h19

Merci pour cet article passionnant. La piste du vison m’a personnellement toujours paru la plus plausible – parce qu’elle est banale, banale à en pleurer. Les zoonoses viennent toujours de l’élevage.
L’article est édifiant également par la manière dont il décrit les méthodes chinoises à la fois d’élevage et de lutte contre l’épidémie qui en est possiblement le corolaire. Méthodes « dantesques » dit l’article. C’est bien le mot.

Mais, à vrai dire c’est peut-etre un euphémise poli. Et il conviendrait d’aller plus loin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Comparaison_entre_la_situation_actuelle_des_animaux_et_la_Shoah

38 réactions et commentaires

  • Sandrine // 21.05.2021 à 11h19

    Merci pour cet article passionnant. La piste du vison m’a personnellement toujours paru la plus plausible – parce qu’elle est banale, banale à en pleurer. Les zoonoses viennent toujours de l’élevage.
    L’article est édifiant également par la manière dont il décrit les méthodes chinoises à la fois d’élevage et de lutte contre l’épidémie qui en est possiblement le corolaire. Méthodes « dantesques » dit l’article. C’est bien le mot.

    Mais, à vrai dire c’est peut-etre un euphémise poli. Et il conviendrait d’aller plus loin

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Comparaison_entre_la_situation_actuelle_des_animaux_et_la_Shoah

      +17

    Alerter
    • LibEgaFra // 21.05.2021 à 18h19

      « Les zoonoses viennent toujours de l’élevage. »

      C’est méconnaître gravement le développement d’armes biologiques dans de nombreux laboratoires militaires de part le monde.
      [modéré]
      Pour ce genre de labos

      https://armswatch.com/

        +12

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      • LibEgaFra // 24.05.2021 à 16h58

        Information qui a été d’abord démentie puis censurée. Au mois de novembre 2019 un mémo a circulé dans les services US mettant en garde contre une épidémie se développant en Chine. L’information a été transmises à Israël qui a confirmé avoir reçu l’information.

        Maintenant il faudra expliquer comment les services US ont pu être informés avant même les autorités chinoises, avant même l’éclatement de l’épidémie.

        Alors les histoires de visons, elles ont bon dos.

          +3

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        • LibEgaFra // 24.05.2021 à 16h59

          Em Anglais:

          « Earlier this month, an ABC News story cited four separate government sources to reveal that as far back as late November, a special medical intelligence unit within our Defense Intelligence Agency had produced a report warning that an out-of-control disease epidemic was occurring in the Wuhan area of China, and widely distributed that document throughout the top ranks of our government, warning that steps should be taken to protect US forces based in Asia. After the story aired, a Pentagon spokesman officially denied the existence of that November report, while various other top level government and intelligence officials refused to comment. But a few days later, Israeli television mentioned that in November American intelligence had indeed shared such a report on the Wuhan disease outbreak with its NATO and Israeli allies, thus seeming to independently confirm the complete accuracy of the original ABC News story and its several government sources. »

          Utilisez un traducteur en ligne si vous n’êtes pas anglophone. Merci.

            +2

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    • Rv // 24.05.2021 à 09h18

      Vous écrivez, les zoonoses viennent toujours d’élevages. J’ai connu des zoonoses concernant les renards ( sans qu’il y ait d’élevages ) , de lapins de garenne ( sans que les lapins d’élevages soient touchés)
      Les anciens les attribuaient à une régulation naturelle des espèces en surpopulation.

        +4

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      • Juju libellule // 24.05.2021 à 17h26

        Déjà, une zoonose, c’est une maladie infectieuse qui se transmet de l’animal à l’homme … pas juste des animaux malades.
        Ensuite, on comprend facilement que lorsqu’il y a des contacts quotidiens entre une (très) grande population d’animaux semblables, agglutinés et dans un état de santé médiocre avec des ouvriers agricoles chargés de s’en occuper, les risques sont naturellement bien plus élevés.

          +4

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  • Hippocampe // 21.05.2021 à 12h09

    Pas facile de commenter des sources aussi disparates, de Reporterre (militants radicaux de l’écologie, depuis la « conscience des arbres » aux promesses d’une « grande sécheresse cet été », promoteurs acharnés du solaire et de l’éolien) au Guardian notoirement anti-chinois. Il y a beaucoup d’hypothèses sans analyse scientifique recevable. Ici ou là se sont passés telle ou telle chose, et on fait des liens gratuits. La Chine est vaste et occasion de plein de fantasmes et de montages médiatiques. Ce qui est certain c’est que la province du Heilongjiang a été frappée parmi les dernières avec un total à ce jour de 1600 cas et 13 morts…pas mal pour une source avérée! Oui c’est plus que le Yunnan avec 2 morts et 321 cas, mais quand même…
    J’ai parcouru la Chine, où je vis, de long en large pendant des années, du désert du nord aux îles du sud, des grandes métropoles aux petits villages perdus. J’ai visité les marchés, les petits restaurants, mangé avec les gens du serpent, des scorpions, des chenilles. Je n’ai vu qu’une fois, à la frontière birmane, dans un village où l’on ignorait l’argent, un pangolin précieusement gardé pour un jour de fête. Je n’en ai jamais vu ailleurs.
    Quant à l’argument éculé de « l’occultation dont serait coutumiers les Chinois », c’est à dire officiels inclus, pour protéger un business, cela semble directement calqué des mentalités occidentales. En 2019 la Chine n’a pas hésité à tuer plus de 200 millions de porcs potentiellement porteurs de grippe porcine même pas transmissible à l’homme, affectant de 30% un marché de 25 milliards de dollars.

      +39

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    • Castor // 21.05.2021 à 19h29

      Concernant l’occultation, l’auteur précise bien qu’il ne s’agit pas d’un vice spécifiquement Chinois. Il affirme que cette occultation a également été observée « au Danemark, en Italie, aux USA, en Pologne et même en France ». Et je ne vois pas pourquoi la corruption serait spécifique « à la mentalité occidentale ».

      Si la Chine a fait abattre plus de 200 millions de porcs, c’est pour éviter une ruine complète de la filière porcine. Il s’agit donc bien de protéger un business. Ce n’est évidemment pas une critique. Mais s’il faut mentir pour protéger un autre « business », qu’est-ce qui les en empêche ? Leur haute tenue morale ?

        +6

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      • Hippocampe // 21.05.2021 à 21h58

        Non, c’est juste le principe de réalité, et de la moindre dépense. Mentir ne protégerait pas de la contamination locale, de l’expansion géométrique dans chaque province. Ce qui n’est pas arrivé (ref. https://ncov.dxy.cn/ncovh5/view/pneumonia c’est en chinois mais je n’ai que ça de direct et fiable), bien au contraire. Des porteurs partis de Wuhan et ayant rejoint les provinces soi-disant ‘sensibles’ comme le Shandong et le Heilongjiang n’ont pas été source de contaminations exponentielles. Et pourtant, j’y étais, je peux vous dire qu’il n’y avait absolument pas les mesures confinatoires de Wuhan!

          +7

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        • Yann F. // 22.05.2021 à 18h30

          Et pourtant, c’est bien « mentir », le premier réflexe qu’on observe un peu partout à chaque épidémie, chaque accident industriel, chaque fuite radioactive, chaque erreur médicale d’envergure … « Mentir » n’exclut d’ailleurs pas le fait de « corriger ». La Chine a aussi « agi » puisqu’elle a fermé de très nombreux marchés, proposé des aides à la reconversion pour la plupart des éleveurs indépendants travaillant dans des fermes « fauniques ». Elle a requalifié les animaux à fourrure « bétail non comestible » pour essayer d’éviter qu’on les retrouve dans la chaîne alimentaire. Et entre 2018 et 2020, la production de visons du Shandong et de l’Heilongjiang ont respectivement diminué de 66% et de 60%.
          Alors quoi ? Il faudrait faire une confiance aveugle à la Chine pour les données qu’elle a fournies sur les premières semaines de l’épidémie, là où elle a testé comme là où elle n’a pas testé, alors même qu’elle n’avait peut-être même pas pris la mesure de ce qui lui arrivait… mais en revanche, cesser de croire les autorités à propos de sa gestion du laboratoire ?
          Pour ma part, il me semble qu’il faut surtout cesser d’opposer deux hypothèses qui sont des questions ouvertes posées à notre intelligence collective. Les deux appellent plus de transparence, de lucidité, de débat démocratique. Qu’il s’agisse des externalités négatives de l’élevage industriel ou des dangers industriels de l’expérimentation animale, il est temps de s’en saisir, d’en discuter et de peser lucidement les risques autant que les bénéfices.

            +8

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          • Paul // 23.05.2021 à 08h53

            EXcellente conclusion
            Très important dans cette épidemie, mais s’en méfier encore plus dans d’autres cas, surtout quand tout semble totalement clair

            ‘’il faut surtout cesser d’opposer deux hypothèses qui sont des questions ouvertes posées à notre intelligence collective. Les deux appellent plus de transparence, de lucidité, de débat démocratique’

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  • Hippocampe // 21.05.2021 à 12h24

    En vérité, l’occultation pourrait bien être là où ne ne l’attend pas, y compris à l’OMS, pilotée pour cette enquête sur l’origine de la maladie, par Peter Daszak, virologiste de la célèbre ‘EcoHealth Alliance of New York’ et qui a financé substantiellement les recherches sur les coronavirus du laboratoire de Wuhan…Bonjour les conflits d’intérêt!
    Non, une vraie enquête ne peut faire l’impasse sur la biologie, plus parlante quand on rentre dans le détail, et même encore plus choquante que des photos de viande sur le trottoir censées servir de preuves par a+b.
    Un bon journaliste scientifique Nicolas Wade, réputé au New York Times ou même carrément à Nature et Science, a fait une enquête minutieuse, passionnante, qu’un site fort recommandable selon les normes des Crises, a publié récemment:
    https://thebulletin.org/2021/05/the-origin-of-covid-did-people-or-nature-open-pandoras-box-at-wuhan/
    C’est plus ardu qu’une montagne de visons morts, mais quelque part autrement terrifiant!

      +14

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    • David D // 21.05.2021 à 17h59

      Le papier Wade reprend ce qu’a mis en place avant tout le monde le marseillais Decroly. En février 2020, on s’est trompés de spécialiste marseillais, on parlait de Raoult et c’était Decroly qu’il fallait écouter. ,Je ne suis pas scientifique et je n’ai l’info que de seconde main en la lisant ainsi sur des sites (par exemple, pour un crime, un reportage peut vous faire trouver évidente la culpabilité de quelqu’un et un autre reportage va complètement dissiper votre première conviction, parce qu’on est rapidement conditionnés). Mais là, il y a trop d’éléments qui se mettent en place. Le papier Wade permet d’identifier les conflits d’intérêt de Daszak (déjà ciblé par Perrier pour ses papiers dans The Lancet et son lien à la mission OMS de février 2021), Baric (déjà lié au sinistre remdesivir et formateur de la Bat woman) et Fauci (consultant officiel US pour la gestion de la pandémie). On voit que Wuhan et les labos (mais pas le P4 selon Perrier), c’est le noeud de la coïncidence, quatre lieux de gain de fonction sur le virus dont un inexplicable, une compatibilité à l’homme élevé et peu de variants au départ de l’épidémie, le cas spikes bien curieux, ça fait beaucoup. En plus, le fait qu’on ne trouve pas l’hôte intermédiaire après autant de temps.

        +4

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      • Olivier77 // 22.05.2021 à 13h37

        Alors d’où proviennent les cas de l’automne au usa, et présent aux jeux militaires. On a accusé le vapotage responsable des cas suspects en septembre 2019, bien loin de Wuhan. Un accident à Fort Detrick qui bizarrement ferme ses portes. Pas de coïncidence sur la scène de crime, on ne cherche pas ce qui pourrait être un crime de guerre.

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  • Hippocampe // 21.05.2021 à 13h18

    Ah, au fait il y a chauve souris et chauve souris. Les seules porteuses de Beta-Coronavirus sont les « Rhinolophes fer à cheval intermédiaires » dont l’habitat est connu et ne s’étend pas au nord du Fleuve Bleu. Qui plus est, en dehors des régions tropicales, en hiver, elles hibernent…
    Ce n’est pas pour rien que « Madame chauve-souris » c’est à dire Pr. Shi Zhengli, directrice de recherche au laboratoire de Wuhan, n’a jamais été cherché ses chauve-souris dans le nord…

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhinolophus_affinis#R%C3%A9partition_et_habitat

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    • Sandrine // 21.05.2021 à 14h37

      Oui, évidemment ; moi aussi j’ai tilte sur ce point. Mais je ne vois pas pourquoi vous affirmez qu’il n’y a que cette espèce de chauve-souris-là qui pourrait héberger des coronavirus.
      A-t-on vraiment toutes les données sur les tous virus hébergés par toutes les chauves-souris habitant le nord-est de la Chine ?

        +3

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      • Hippocampe // 21.05.2021 à 16h32

        ouh là là, je n’affirme rien de mon propre chef. Je me contente de relayer des connaissances non seulement partagées par « le consensus scientifique », mais mises en pratique par ces scientifiques, qui savent où aller chercher leurs sources de virus. Bon, ils peuvent se tromper c’est sûr, et des petits malins peuvent lever un lièvre qui leur aurait échappé, mais bon, pour que j’adhère il faudra me montrer d’abord les « credentials » en la matière de Yann Faure et ses références…Sinon oui tout peut arriver; comme nous le disait notre prof de physique autrefois, rien ne s’oppose à ce qu’une balle posée sur une table saute soudain en l’air, pas même la gravité…
        Y’a un autre truc plus intéressant dans les probabilités, relevant non des sciences dures mais de la criminologie: je me souviens qu’un capitaine de gendarmerie devenu expert en crimes en série disait, à propos de la possible culpabilité de Francis Heaulme dans le crime de Montigny Les Metz dont Patrick Dils sera innocenté: « la probabilité qu’un crime, s’étant déroulé à un endroit et un moment où se trouvait un criminel en série, n’ait pas été commis par celui-ci, est nulle ».
        On faisait des recherches sur les coronavirus depuis 2014 au moins à Wuhan, avec recherche de ‘gains de fonction’ et insertion de protéines Spike sur des virus extraits de chauve souris du Yunnan type Sars-Cov1 (ref.https://www.nature.com/articles/nm.3985). La maladie se déclare à Wuhan, avec un virus précisément conforme aux recherches. Et l’un ne serait pas corrélé à l’autre ? Ben voyons, même probabilité que pour l’innocence de Francis Heaulme

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        • moshedayan // 21.05.2021 à 17h27

          Hippocampe, je crois que vous soulevez de bonnes questions. la carte des fermes d’élevage … ne correspond pas vraiment au foyer « considéré par les Chinois eux-mêmes » comme super-contaminateur. En Slovaquie, le citoyen habituel, comme moi, penche plutôt pour l’accident de laboratoires, compte tenu du fait que les pratiques déplorables d’élevage, le manque d’hygiène sanitaire dans certains endroits pouvaient depuis très longtemps au moins 20 ans déclencher l’apparition d’une pandémie. Or, ça n’a pas été le cas. Enfin, nos médecins se demandent pourquoi ce Covid 19 provoque autant d’effets autres que l’évolution vers une pneumonie grave et fibroses si rapides (les fibroses pulmonaires apparaissent en général progressivement) (un virus à têtes multiples combien dans la nature ?) Et la Chine n’a pas joué franc-jeu, ni l’OMS….

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          • LibEgaFra // 21.05.2021 à 18h44

            « Et la Chine n’a pas joué franc-jeu, ni l’OMS…. »

            Personne ne joue franc-jeu. La Chine est sur la défensive, surtout si elle est persuadée d’avoir été attaquée.

            A quand une inspection de Fort Detrick?

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        • LibEgaFra // 21.05.2021 à 18h42

          Merci pour vos commentaires et liens. Très intéressants, sauf que ça tire toujours sur la même corde.

          Donc Shi Zhengli a été coachée par les yankees, surtout quand les recherches sur les virus SARS et MERS ont été suspendues (officiellement, maintenant que contrôlent les autorités…?).

          En attendant c’est un labo US qui a été fermé.

          En attendant il faudrait m’expliquer comment un virus s’échappe en quantité suffisante d’un labo niveau 4.

          En attendant il faudra m’expliquer pourquoi on a trouvé ce virus avant Wuhan ailleurs qu’en Chine.

          Il est bien clair que la propagande fait feu de tout bois. J’imagine l’émotion des lecteurs à la vue de certaines photos. Salauds de Chinois.

          Pour rappel le virus a diffusé massivement dans plusieurs abattoirs en Europe.

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          • David D // 21.05.2021 à 19h07

            L’épidémie s’est enflammée à partir de novembre-décembre à Wuhan, la ville des labos, nulle part ailleurs dans le monde. Et si les chauve-souris sont chinoises, mais cela ne veut pas dire qu’une chauve-souris chinoise couvre des superficies plus grandes qu’une chauve-souris française parce qu’elle n’aurait pas les mêmes évaluations de la distance. L’incident est suspecté suite à d’autres indices s’être déclaré en septembre 2019, ce qui est compatible avec tous les cas recensés dans un article récent de lescrises, à l’unique exception d’un cas sur les immondices à Barcelone, cas susceptible de relever d’une erreur de méthode, vu qu’il est anormalement solitaire. Les cas de novembre 2019 sont mis en relation avec des voyages en Chine par ailleurs. Fauci et Daszak se sont mis en avant pour communiquer.
            Perrier a lui tendance à désengager le P4 et à charger les P2. la vente du P4 n’est pas brillante et peut être liée à un tout du fonctionnement des labos chinois, mais c’est les P2 ou P3 qui sont dans le viseur apparemment. Un confinement mondial a démarré à Wuhan, jamais ce n’est arrivé avec des poules, des vaches et des cochons. C’est un peu fort de café. Et certes en géopolitique, les agressions US agacent, la diabolisation de la Chine aussi, mais faudrait pas poser en pétition de principe que la Chine ne peut pas avoir une responsabilité lourde par ses labos. On n’aura pas une histoire qui permettra à chaque événement de charger qui on l’espère…

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            • LibEgaFra // 22.05.2021 à 01h25

              « nulle part ailleurs dans le monde. »

              L’épidémie était déjà présente aux USA dès octobre mais a été répertoriée comme grippe et comme vapotage.

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              Alerter
            • Made in Québec // 22.05.2021 à 16h13

              Le SARS-CoV-2 a été détecté dans un échantillon congelé des eaux usées de Barcelone du mois de Mars 2019. Source : Université de Barcelone « SARS-CoV-2 detected in waste waters in Barcelona on March 12, 2019 ».

              En Italie, des anticorps anti-SARS-CoV-2 ont été identifiés dans des échantillons de sang prélevés aussi loin que Septembre 2019 sur des personnes participant à une recherche sur la détection du cancer du poumon. Source SAGE Journal « Unexpected detection of SARS-CoV-2 antibodies in the prepandemic period in Italy »

              En France, des anticorps anti-SARS-CoV-2 ont été identifiés dans des prélèvements de Novembre 2019. Source INSERM « Le Sars-cov2 circulait probablement en France dès novembre 2019 »

              Aux États-Unis, fin Juin 2019, 63 personnes d’une résidence pour aînés, le « Greenspring Retirement Community » , dans le comté de Fairfax en Virginie, ont été atteints d’une maladie pulmonaire d’origine inconnue déplorant 23 hospitalisations et 3 morts. 19 employés avaient également rapporté des problèmes respiratoire durant l’épidémie qui a débuté le 30 juin 2019. Mi-Juillet 2019 une deuxième résidence pour aînés est affectée, la « Heatherwood Retirement Community » dans le compté de Fairfax en Virginie, à environ 14 km de la première. Août 2019, une troisième résidence est affectée, cette fois à Quincy dans l’Illinois au « Illinois Veterans Home », géré par l’État. Les causes des trois épidémies n’ont pas été identifié. Sources : Fairfax County Times, Washington Post, WUSA 9, WQAD8(ABC)

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            • Clara // 22.05.2021 à 21h24

              Barcelone = MWC Mobile World Congress……………

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          • Hippocampe // 21.05.2021 à 19h28

            L’article fort détaillé de Nicholas Wade décrit bien que, de fait, une partie des recherches sur les coronavirus Sars était faite dans les parties P2 et P3 du laboratoire de Wuhan (seule une partie est P4), par paresse, par excès de confiance, par habitude. Le virus ne s’échappe pas du labo mais contamine des laborantins insuffisamment protégés (avec juste une combinaison, des gants etc. et pas comme des bibendums interstellaires devant franchir 2 rangs de sas souspressurisés).
            Sur « le virus ailleurs qu’en Chine », oui c’est un argument fort de l’enquête, la faisant pencher plus vers le criminologique du coup plutôt que l’accidentel. On finira par en savoir plus. Ceci dit, il n’est pas impossible que les contaminations aient commencé dès l’été, à partir des employés du labo, mais que seule leur multiplication ait créé une sorte de « charge virale sociale » suffisante pour déclencher l’épidémie. C’est une représentation erronée de la contamination que de la décrire avec un R0 automatique, qui partirait d’une seule personne pour se répandre exponentiellement, comme les grains de blé sur l’échiquier indien (dit « de Sissa »). En effet l’épidémie s’arrête à plusieurs reprises par échec de transmission.
            Sur les ‘clusters’ dans les abattoirs, ils venaient de la nature confinée froide et humide des lieux, propices à une multicontamination quotidienne des employés. D’une autre manière, les hôpitaux ont eu des victimes, en particulier en Chine, du fait non de contaminations, mais de surcontaminations ou multicontaminations.

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      • Castor // 21.05.2021 à 19h57

        Parmi les sources, on trouve notamment celles-ci :
        https://www.mdpi.com/1999-4915/11/3/210/htm
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7165899/

        Dans la première on peut lire au paragraphe 5 (original en anglais) :
        « En 2016, un nouveau β-CoV, Ro-BatCoVGCCDC1, a été identifié sur la chauve-souris Rousettus leschenaultii. »
        Les Rhinolophes sont des chauves-souris du genre Rhinolophus. Ici il s’agit d’une chauve-souris du genre Rousettus, pas vraiment le genre soit-disant spécifique aux β-CoV.

        Au surplus la deuxième référence montre au niveau de l’arbre phylogénétique (figure 2 de l’article) les noms des espèces détectées positives pour un coronavirus dans le cadre de l’étude. Les spécimens ont été prélevés exclusivement dans le nord de la Chine. Et bien parmi les espèces positives à un β-CoV, 3 sont citées appartenant à deux genres :

        Eptesicus
        Myotis

        A part cela on peut toujours critiquer le manque de savoir-faire scientifique de Yann Faure et s’appuyer sur un consensus scientifique bidon.

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        • Hippocampe // 24.05.2021 à 19h13

          Je ne critique rien mais une hirondelle ne fait pas le printemps, une contamination ici ou là ne fait pas foyer. Une exception, c’est parfois tentant mais ca n’est pas « Euréka, j’ai trouvé ». Il y a toujours des petites épidémies de peste de peste ici ou là, y compris en Chine du Nord/Mongolie. Tous les ans quelques personnes l’attrapent, mais ça n’inquiète personne, à juste titre d’ailleurs. Ce qui a été totalement oublié dans ce Covid, c’est le rôle de la « quantité ». Les virologues de Wuhan en tous cas ne s’y trompent pas et Mme Shi ZL dite « bat Lady » connait les virus de chauve-souris mieux que vous ou moi. Faut-il lui envoyer un message pour lui direqu’elle se trompe et qu’elle devrait étudier les coronavirus des ‘autres’ chauve-souris?

            +2

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          • Hipo Potam // 27.05.2021 à 06h40

            Vous avez sans doute vos bons coins à champignon … Shi Zhengli, alias batwoman, a a aussi les siens.
            Quand elle sollicite un budget pour aller chercher là où elle en a déjà trouvé, on le lui accorde plus facilement. Le financement de la recherche, ça marche comme ça.
            Cependant, si tôt que quelqu’un part explorer un autre bout de territoire, il ne rentre pas bredouille non plus. L’article est clair là dessus.

              +1

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  • Paul // 21.05.2021 à 13h24

    « où elle est née ? »

    Donc les crises est sûr que le virus est né là-bas ?

    « c’est que la transmission du coronavirus des chauves-souris aux humains via un chaînon intermédiaire — qui serait les « fermes fauniques » — constitue l’origine la plus probable et nécessite des investigations supplémentaires pour préciser où et lesquelles. »

    ou le reportage de France2 ?
    ou ?

    repensons à la grippe dite « espagnole »

      +13

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  • Océan de sagesse // 21.05.2021 à 16h09

    On mange bien du lapin , pourquoi ne mangeraient ils pas du vison ?
    Notre vision de coloniaux dans l ame est ridicule , prétentieuse et pathétique !!
    Nous serons bientot leur tiers monde et nous pérorons !!

      +18

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    • Sophia // 23.05.2021 à 21h58

      En France, on mange pas mal de trucs qui dégoûtent le reste du monde, alors, la viande de vison, vous savez… Ceci étant, manger des carnivores n’est généralement pas très malin, des points de vue sanitaire et économique. Ici, comme il s’agit d’un sous-produit, je comprends l’intérêt économique, mais l’article précise qu’il s’agit d’une viande très peu appréciée des les chinois eux-mêmes. Où est le colonialisme?

        +2

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  • Anne-Marie PERNOD // 21.05.2021 à 20h15

    Merci Yann Faure pour ce remarquable travail de recherches.

      +5

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  • christian gedeon // 22.05.2021 à 09h02

    Très amusant. Après le pangolin ,retour du vison. Loin de Wuhan et de son laboratoire « pasteur » à défaut d’être pasteurisé. Donc? Donc rien. Un mi chèvre mi chou très très diplomatique. J’en ris encore.

      +3

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    • Juju libellule // 22.05.2021 à 20h27

      Comme disait Pierre Desproges :  » Les oncologues donnent le cancer, la preuve la plupart des personnes qui l’ont attrapé en ont fréquenté un ! »
      N’est-ce pas tout simplement parce qu’on était capable d’identifier un coronavirus particulier dans cette mégalopole de très haute technologie qu’on y a identifié, repéré et évalué celui qui portait en germe la pandémie ?
      La question mérite d’être posée.
      Pour le reste, l’hypothèse du petit pangolin solitaire et braconné, soupçonné d’avoir léché une chauve-souris dans les tréfonds de la forêt ne ressemble en rien à celle des élevages intensifs de dizaines de millions d’animaux quasi clonés entassés dans leur gloquasse bouillon de culture.

        +5

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  • Incognitototo // 23.05.2021 à 02h58

    Vous vous trompez tous, rien n’aurait pu se faire sans la complicité de la marmotte qui met le chocolat dans le papier alu. 🙂 D’ailleurs comme le subodorent certains, c’était probablement déjà elle qui était en cause dans la propagation de toutes les autres épidémies.

    Plus sérieusement parlant, tant de passions, de suspicions et de certitudes sur un sujet hypercomplexe et avec autant d’inconnues me laissent vraiment très très perplexe… Une toujours étonnante illustration et démonstration de la difficulté de l’humain à vivre sans savoir et à inventer même des origines surnaturelles plutôt que de rester dans le doute…

      +8

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  • JM Bourget // 27.05.2021 à 09h21

    Ce débat de qualité a un grave inconvénient, le masque de ceux qui, contre Yann Faure qui écrit à visage découvert, publie de façon anonyme et peuvent raconter n importe quoi sur leurs connaissances de la Chine. Même des « trolls » comme disent les momes. Un peu de courage messieurs les anonymes.

      +0

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  • JM Bourget // 27.05.2021 à 10h26

    Cette semaine, un article du Wall Street Journal a relancé les spéculations aux Etats-Unis. Le quotidien a affirmé avoir eu accès à des informations inédites du renseignement américain, rapportant que trois chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan avaient été atteints, dès novembre 2019, de « symptômes compatibles à la fois avec ceux du Covid-19 et ceux d’une infection saisonnière », ayant nécessité des soins hospitaliers. Pékin a démenti les informations du Wall Street Journal, les qualifiant de « totalement fausses ».

    Le WJ c est bien le canard qui nous a refilé la fake news des Armes de Destruction Massives de Saddam ?

      +3

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