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6.octobre.20206.10.2020
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Pandémie Covid-19 : où en sommes-nous ? (au 6 octobre)

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Enfin une bonne nouvelle ! L’épidémie a cessé sa croissance, comme vous allez le voir.

Nous avons encore travaillé sur de nouveaux graphiques afin de vous aider à mieux comprendre la situation – n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions en commentaires.

En ce début de mois d’octobre, nous vous proposons un suivi complet de la situation en France, en Europe et dans le reste du monde. Ce billet sera donc un peu plus long que les suivants, qui se concentreront uniquement sur l’évolution de la situation française.

Pour information, l’audience du recours au Conseil d’État que nous avons déposé contre le Décret du 29 août supprimant la protection des personnes vulnérables Covid-19 aura lieu ce vendredi. Nous vous tiendrons informés de la réponse du gouvernement et du jugement qui interviendra les jours suivants.

Enfin, nous rappelons qu’un bon moyen de nous soutenir simplement consiste à nous suivre sur Facebook et Twitter (ici et ) – merci d’avance !

N.B. : comme on m’a posé la question, je rappelle que ma formation est actuaire-statisticien spécialisé en mortalité : j’ai donc l’habitude de faire ce genre d’analyses.

Plan du billet :

I. Incidence en France

1-1 La situation au niveau national

Voici l’évolution du nombre de nouveaux cas dépistés en France depuis début mai (on ne parle ici que des nouveaux cas détectés par PCR, donc des personnes avec le virus actif dans leur gorge, cela ne compte évidemment pas les tests sanguins d’immunité) :


N.B. nous ne traçons pas les données avant le 11 mai, car cela serait trompeur : à l’époque on ne testait que les cas graves, le total en avril est donc très sous-estimé, d’au moins 10 fois.

On constate donc avec plaisir que l’épidémie a cessé sa croissance exponentielle, et stagne désormais. Néanmoins, plusieurs éléments (comme la saturation de nos capacités de tests et la formation de nombreux foyers d’infection dans le milieu universitaire) doivent nous amener à rester prudents.

Si on regarde la croissance moyenne du nombre de cas hebdomadaires, on a ceci :

On observe donc pour la première fois un net ralentissement, et, probablement, une baisse des cas positifs détectés.

On note bien cette stagnation sur ce graphique représentant la croissance du nombre de cas :

Lecture : quand la courbe bleue est sur fond rouge, l’épidémie est en croissance ; quand elle est sur fond vert, elle est en décroissance. Quand la courbe monte, l’épidémie accélère, quand elle descend, elle décélère. Le nombre de cas a été maximal début avril et minimal mi-juin.

Afin de mieux voir les progrès, voici le taux de reproduction effectif R ; c’est le nombre moyen de personnes infectées par un malade :

Il est sans surprise proche de 1, en raison de la stagnation de l’épidémie.

Enfin, l’évolution du nombre d’Infections Respiratoires Aiguës (IRA) vues en médecine générale confirme l’évolution positive actuelle de l’épidémie :

Nous stagnons désormais à un niveau moyen de 10 000 nouveaux cas par jour, très inférieur aux maxima de mars/avril (5 000 à 8 000 cas graves par jour).

Mais n’oublions pas que le niveau de mi-mars a duré peu de temps : il ne faudrait donc pas rester longtemps à un niveau aussi élevé.

Précision : au vu des caractéristiques du virus et de la volonté de lutter contre lui, il n’est pas possible de réaliser la moindre anticipation sérieuse de l’évolution de nombre de cas. Ils peuvent toujours monter, baisser, stagner longtemps… Il est dès lors totalement impossible d’avoir la moindre idée du nombre de cas qu’il y a aura début novembre.

1-2 Les tests

Il y a cependant un léger bémol : on note que le taux de positivité continue d’augmenter, alors que le nombre de tests baisse nettement, les capacités ayant été saturées :

Ainsi, la semaine dernière :

  • 925 000 personnes ont été testées, soit 1,4 % de la population française ;
  • 7,6 % des tests se sont révélés positifs (contre 6,7 % et 5,4 % les deux semaines précédentes) ;
  • 65 % des personnes testées étaient asymptomatiques (ou pré-symptomatiques) ;
  • 62 % des cas positifs étaient symptomatiques, contre 61 % la semaine précédente.

Cependant, comme le taux de positifs augmente, mais que le nombre de tests diminue au même rythme, cela signifie que le nombre de cas testés positifs reste stable.

On observe également que la croissance du nombre de tests réalisés chute depuis trois semaines. Il y a désormais une large diminution du nombre de tests :

Cette politique de tests tous azimuts a bien saturé nos capacités de détection, de pistage et/ou de testage, en raison de la croissance de l’épidémie.

En conséquence, il serait plus prudent de ne pas utiliser trop facilement le critère du taux de positivité des tests, car il est désormais trompeur.

Rappelons que nous testons près de 1,5 % de la population chaque semaine, et que la Sécurité sociale a identifié près de 210 000 personnes ayant été en contact avec les 81 000 personnes détectées positives la semaine passée :

Identification des personnes-contacts par la Sécurité sociale

On remarque également, sans surprise au vu des effectifs, que l’efficacité de la détection de cas-contacts baisse :

On identifie donc désormais moins de 3 cas-contacts pour chaque cas.

En conséquence, seuls 24 % des nouveaux malades sont des cas-contacts qui avaient pu être précédemment identifiés :

La stratégie de test actuelle pourrait probablement être rendue plus efficiente.

Un point sur les tests PCR. Comme on le voit, ils sont globalement fiables, il n’y pas de gros problèmes de « faux positifs ».

Il est cependant vrai qu’une PCR peut générer un « faux positif » lorsque l’on cherche un seul bout de virus ; c’est pourquoi les biologistes recherchent généralement plusieurs bouts du virus pour écarter tout risque de « faux positif ».

Attention enfin : la plupart des personnes positives testées sont probablement peu ou plus contagieuses à ce moment-là, c’est trop tard, elles auront probablement déjà contaminé d’autres personnes. Cependant, cela peut être utile, car il sera dès lors possible de rechercher leurs cas-contacts. L’efficacité globale de cette politique de tests à outrance semble cependant limitée.

1-3 L’épidémie « réelle »

Comme on l’a plusieurs fois rappelé ici, il ne faut pas commettre l’erreur de représenter ainsi le nombre de cas (testés positifs) depuis février :

Comme on ne testait que les cas très graves au printemps, cela signifie qu’il y avait beaucoup plus de cas réels, non détectés.

Nous vous proposons donc une estimation de l’épidémie RÉELLE, en nous basant principalement sur les travaux de l’Institut Pasteur, afin d’obtenir le nombre de nouvelles contaminations chaque jour :

On note qu’au printemps, l’activité de test (le petit trait en vert) était presque invisible, tant elle était marginale.

La veille du confinement, on devait approcher les 250 000 contaminations par jour ; nous sommes probablement autour de 50 000 actuellement, soit 5 fois moins.

Le taux de croissance hebdomadaire des nouvelles contaminations début mars était d’environ + 300 % par semaine (un quadruplement). Nous sommes donc en ce moment probablement à environ 0 %, sans avoir dépassé il y a quelques semaines les + 50 %, soit 6 fois moins.

Pourquoi ? Non pas parce que le virus aurait changé, c’est une fausse information, c’est le même (voir ici ou ). En revanche, par rapport à début mars :

  • nous avons généralisé le port du masque ;
  • nous appliquons bien plus les gestes barrières (distanciation, lavages de mains…) ;
  • les « gros regroupements » sont interdits ;
  • les « moyens regroupements » sont moins bondés ;
  • les seniors font très attention ;
  • les personnes à risque de forme grave sont protégées par la loi ;
  • beaucoup de salariés sont en télétravail ;
  • les transports en commun sont moins bondés ;
  • un protocole sanitaire prudent est utilisé dans les écoles ;
  • etc.

D’une part, on constate que ce virus est très virulent, car il se répand malgré tout, mais d’autre part, il est très gêné et il le fait 5 fois moins vite.

1-4 Clusters

Il est a noter que beaucoup de nouveaux cas sont issus de foyers d’infection (clusters) bien identifiés (source : Santé Publique France., comme les autres informations sur les tests) :

Alors que jusqu’à il y a peu les foyers étaient principalement situés dans des entreprises, des hôpitaux et le milieu familial élargi., aujourd’hui la source principale est le milieu éducatif :

Et tout particulièrement les universités :

On note donc qu’il se crée dans le milieu universitaire environ une cinquantaine de clusters chaque semaine, comportant en moyenne plus de 24 cas.

1-5 Situation départementale

Voici le niveau départemental actuel de vulnérabilité face à la maladie :

66 départements sont à risque élevé (contre 58 et 46 les deux semaines passées) et 27 à risque modéré (contre 34 et 46).

Pour situer le problème, la situation mi-août était de 3 départements à risque élevé et 21 à risque modéré :

Voici le taux de reproduction moyen par région :

Il est surtout intéressant d’observer le nombre total de nouveaux cas chaque jour par département :

On observe que la grande majorité des départements connait peu de cas chaque jour, donc pas de panique.

Après avoir observé le niveau absolu, il est intéressant d’observer son évolution :

Rappelons enfin que nous déconseillons ici, comme pour les pays, de calculer des taux d’incidence (c’est-à-dire de pondérer par la population). Nous vous expliquerons ceci plus en détail dans un futur billet.

Voici l’évolution en graphique pour les départements les plus touchés :

Le département du 75 est donc désormais le plus touché de la métropole.

Voici le détail pour l’Île-de-France :

On voit que l’épidémie semble ralentir, mais gardons aussi à l’esprit que nos capacités de tests sont saturées.

Et voici où l’épidémie progresse dans le pays :

1-6 Situation par âge

Enfin, point très important, voici le taux de positivité selon l’âge des contaminés :

On constate que les 10-39 ans sont particulièrement touchés, mais que la positivité est en croissance sur la plupart des classes d’âge.

Voici l’évolution pour celles les plus à risques :

L’augmentation chez les plus de 50 ans est inquiétante pour la suite.

Voici ce que cela donne en nombre :

En plus de cette représentation classique, nous vous proposons le même graphique, mais présenté ainsi, afin de bien voir l’évolution pour les plus de 60 ans, population à risque :

Et ici, voici un zoom sur les 50-70 ans et les plus de 70 ans :

On voit bien que l’épidémie frappe surtout les moins de 50 ans pour le moment, d’où le fait qu’il y ait peu de cas très graves, comme nous allons le voir.

II. Hospitalisations en France

La tendance sur les hospitalisations est désormais également à la stagnation autour de 4 000 hospitalisations par semaine (soit quand même 200 000 par an à ce rythme) ; elles ont quadruplé en 2 mois :

Voici la situation journalière pour mieux voir ce qu’ils se passe actuellement :

On peut l’observer en traçant la croissance des nouvelles hospitalisations :

Cela donne ceci sur le nombre total de personnes hospitalisées :

Nous sommes donc bien loin des niveaux du printemps – mais restons prudents malgré tout.


Les réanimations, quant à elles, ne stagnent pas, mais leur progression ralentit :

Voici aussi la situation journalière :

Et voici pour la croissance :

Ce qui donne ceci pour le nombre total de personnes en réanimation :

La déconnexion entre la tendance des hospitalisations et des réanimations montre que la proportion de malades vulnérables aux formes graves de Covid augmente.

Cela s’observe facilement par la dégradation du ratio des nouvelles entrées en réanimation rapportées aux nouvelles entrées à l’hôpital :

III. Décès en France

Voici enfin la situation au niveau des décès en France :

La remontée est plus rapide qu’auparavant, mais la bonne nouvelle est que cette hausse devrait fortement ralentir dans les 2 semaines, et qu’il devrait en être de même des cas et hospitalisations.

Fait plus inquiétant, on note que la situation s’est nettement dégradée dans les Ehpads et autres Établissements Sociaux et Médicos-Sociaux (ESMS) :

Si nous rapprochons le nombre de décès de notre estimation des cas réels, on voit bien qu’il y a un décalage d’un mois entre les pics, et qu’il y avait très peu de décès début mars quand l’épidémie avait le niveau actuel :

Cependant, nous ne devrions pas revivre le même drame qu’au printemps, puisque nous agissons différemment.

Et comme nous agissons différemment, c’est précisément pour cette raison que la situation est meilleure, et non pas pour des raisons « externes » voire « magiques »…

IV. Conclusion pour la France

En résumé : il n’y a pas raison de paniquer, mais la situation restant inquiétante, il nous faut simplement continuer d’être prudents.

La tendance actuelle est ainsi à la stagnation de l’épidémie, mais rien n’est sûr pour la suite : reprise, déclin ou maintien au niveau actuel… Il faudra encore attendre quelques semaines pour y voir plus clair.

Il semble cependant que notre hypothèse d’une épidémie qui se développait en août et septembre surtout à cause « d’imprudents » soit fort possible. Cette catégorie étant limitée, cela pourrait expliquer que l’épidémie ait plafonné. Mais nous verrons dans les prochaines semaines comment les choses évoluent.

Cependant, on remarque l’apparition d’un mauvais signal : le fait que de moins en moins de personnes évitent les regroupements et les réunions en face à face…

Au final, lorsque l’on regroupe tous ces éléments, on ne peut que constater les conséquences du choix de Macron d’un laissez-faire maximal, en laissant tout passer à la trappe : personnes vulnérables, protection des enseignants, interdiction du télétravail dans beaucoup d’entreprises, etc. Dès lors, face à son échec, il est logique de le voir prendre soudain des mesures plus dures…

Dans tous les cas, avec ou sans l’incompétence de nos dirigeants, nous nous devons de rester prudents pendant encore quelques temps afin de cantonner l’épidémie au niveau le plus bas possible.

Et même si nous devons la prendre avec recul, cette stagnation de l’épidémie doit nous amener à garder le moral : il est assez probable que nous surmontions cette vague sans reconfinement général 🙂

V. Incidence en Europe

Voici la situation chez nos voisins européens :

Si l’épidémie semble maîtrisée chez nos voisins allemands et italiens, on remarque une croissance soutenue des cas au Royaume-Uni (certes à des niveaux encore faibles), ainsi qu’une légère diminution pour la France et l’Espagne après une forte reprise probablement due à l’effet vacances...

Voici d’ailleurs une carte plus précise de la situation en Europe. :

Pratiquement aucune région n’est épargnée par la Covid, mais les zones les plus actives sont la France et l’Espagne, et sans doute bientôt l’Angleterre.

On observe sur cette animation la rapide dégradation de l’été :


Comme il y a un retard de 2 à 3 semaines entre nouveaux cas et décès, la situation continue donc à se dégrader en Espagne et en France :

L’épidémie de décès reste cependant très faible par rapport à avril.

VI. Incidence dans les pays les plus touchés

Voici enfin la situation dans les pays actuellement les plus touchés :

La situation en Inde, aux États-Unis et au Brésil reste dramatique – à noter une tendance désormais plus favorable pour ces pays.

Voici un zoom sur l’Amérique latine :

L’Argentine est ainsi le seul de ces grands pays où la situation se dégrade toujours.

Voici pour les décès :

On voit que le nombre de décès atteint des niveaux dramatiques et stagnants dans les pays les plus touchés, avec 800 à 1 000 morts par jour. États-Unis et Brésil ont désormais dépassé le même taux de décès par habitant que la France, alors que l’épidémie est loin d’être terminée chez eux.

Voici enfin la situation des décès en Amérique latine :

Par chance, beaucoup de pays ont pris des mesures de protection des plus âgés (ou bien ils disposent de systèmes sociaux particuliers, ne les regroupant pas dans des Ehpads).

VII. Situation mondiale

Voici pour commencer la carte mondiale de l’épidémie – qui frappe actuellement durement l’Amérique. :

Voici pour le nombre de cas par continent :

On constate que l’épidémie se calme en Amérique, et qu’elle vient probablement de passer son pic en Asie. L’Europe est désormais la seule zone en croissance.

On a ceci en cumul des zones :

L’épidémie plafonne ainsi au niveau mondial avec 250 000 contaminations par jour.

Et on a ceci en cumul des cas :

On constate que l’Amérique a été très fortement frappée, et que l’Asie vient tout juste de la dépasser. L’Europe a également été durement frappée en réalité, mais comme elle a moins testé au début, cela fausse ce graphique au printemps.

Au final, 25 millions de personnes ont été testées positives à la Covid-19 – et beaucoup plus l’ont attrapée, probablement plus de 5 ou 6 % de la population mondiale…


Voici la situation au niveau des décès :

On constate à quel point l’Europe a été touchée, et à quel point le strict confinement a réussi à casser la dynamique de l’épidémie, ce que n’a pas fait l’Amérique.

Le pic des décès quotidiens semble avoir eu lieu en avril, avec 7 000 morts par jour. Espérons qu’il n’y aura pas de forte reprise cet hiver.

Au final, les courbes des décès cumulés ressemblent évidemment aux courbes des cas cumulés :

De nouveau, on voit que la courbe des décès en Europe a connu une très forte croissance au début, qui aurait suivi le chemin de la courbe américaine, et peut être bien pire. Elle a été brisée par les efforts que nous avons réalisés tous ensemble.

Désormais, 1 000 000 de personnes sont mortes de la Covid-19…

VIII. Un dernier conseil Santé

Comme on l’a dit, il n’y a pas de raisons de paniquer face au virus, il faut simplement être prudent.

Cependant, si vous êtes une personne vulnérable (plus de 65 ans, ou plus jeune mais avec des comorbidités, telles que cancer, obésité, diabète etc.) non atteinte par la Covid, ou son (sa) conjoint(e), préférez le port du masque FFP2 / KN95 qui protègent le porteur (plutôt que les masques chirurgicaux bleus qui servent à empêcher les porteurs du virus de contaminer les autres; les masques en tissu ont quant à eux une efficacité variable et discutée).

En effet, si vous croisez des personnes dans des lieux clos mal ventilés (lieux qui favorisent l’aérosolisation), vous serez bien mieux protégés avec ces masques. On peut en trouver dans certaines pharmacies (insistez…) ou sur Internet ; prenez toujours des certifiés CE.


Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! Nous espérons qu’il vous a intéressé.

Olivier Berruyer

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95 réactions et commentaires

  • diji67 // 06.10.2020 à 07h53

    LA fameuse croissance négative… 😉

    « On observe également que la croissance du nombre de tests réalisés chute depuis trois semaines, et qu’elle est désormais largement négative »

    • Laurent // 06.10.2020 à 16h12

      Bonjour,
      En physique on parle d’accélération négative quand vous préféreriez peut-être dire freinage. L’essentiel c’est de se comprendre, et là c’est le cas, pas d’ambiguïté — même si vous auriez formulé différemment.

    • Les-crises // 06.10.2020 à 21h22

      J’avoue, mea culpa 🙂

    • Fernet Branca // 07.10.2020 à 21h29

      Et l’inflexion de la courbe chère à notre bien-aimé ex-president François Hollande.

  • MS // 06.10.2020 à 08h00

    Ces points hebdomadaires sont très intéressants mais j’ai une question concernant ses conclusions – on lit
    « Cependant, comme le taux de positifs augmente, mais que le nombre de tests diminue au même rythme, cela signifie que le nombre de cas testés positifs reste stable ».
    Cela n’est vrai que si l’on teste de façon aussi pertinente. Or dans mon entourage, de plus en plus de sociétés font tester leur personnel systématiquement : centres médico-sociaux, EHPAD… sans forcement qu’il y ait de raisons particulières de suspecter une contamination.
    Ce moindre ciblage des tests ne pourrait-il pas expliquer la diminution du taux de positifs constaté alors même que l’épidémie continuerait à se développer ?

    • Cha // 06.10.2020 à 09h45

      ça me paraît pertinent, mais compliqué à mesurer, donc à valider

    • Cloth // 06.10.2020 à 13h44

      Mais le taux de positivité augmente !

      Je ne comprends pas votre commentaire où vous évoquez sa diminution…

      • MS // 12.10.2020 à 17h29

        Cloth, l’idée était que si le taux de positivité augmente moins vite que la diminution des tests cela pourrait signifier une diminution des cas :
        exemple :
        la première semaine dans un groupe de 100, 10 personnes sont positives -> taux 10%
        La semaine suivant dans un groupe de 50 , 8 personnes sont positives -> taux 16 %
        mais si on a bien ciblé le groupe et qu’on a pris tous les gens à risque (i.e. qu’il n’y en a pas de positifs probable à l’extérieur du groupe) , le taux peut augmenter mais le nombre de positifs diminuera.

        Donc la vraie question est de savoir si le choix des testés est « pertinent » . La raison de la diminution du nombre de tests était d’éviter de tester tous les gens qui avaient une probabilité infime d’être positifs (voyageurs, hypocondriaques, personnes qui vont voir leur mamie…)… Il ne faut pas pour autant éliminer du testing tous ceux qui ont une raison valable de se croire positifs (par exemple le gars qui a passé sa soirée avec sa copine dont la colocataire est positive)

        La suite de l’histoire montre une augmentation importante des positifs déclarés. Donc il me semble que cette dernière hypothèse de la pertinence des cas testés n’est pas bonne.

  • sun // 06.10.2020 à 08h04

    Bonjour,
    Savez vous si nous avons augmenté nos capacités de réanimation? Stock de respirateur, formation de personnel par exemple. Je me souviens qu’on avait environ 7000 lits de reanimation., combien seront disponibles si un nouveau pic de contamination grave survenait?

    • Rémi // 06.10.2020 à 08h53

      Nous avions augmenté nos capacité pendant la première vague puis ensuite les ARS ont fait leur taff elles ont fait fermer les lits avec une hâte indécente.
      Mais rassurez vous J.Casteix a annoncé que les ARS seraient autorisées à recruter 2000 personnes supplémentaires.
      Mais à part ca, tout vas trés bien madame la marquise.

      • Patrick // 06.10.2020 à 10h46

         » ARS seraient autorisées à recruter 2000 personnes  »
        En gros on va augmenter en urgence le nombre de bureaucrates pour estimer l’impact de la bureaucratie sur le fonctionnement des hôpitaux et le travail des soignants 🙂
        On va en déduire que les coûts ont augmenté et qu’il faut en urgence virer des soignants.

        • Recits d’Yves // 06.10.2020 à 17h16

          Je ne sais pas pourquoi vous vous en prenez aux haut fonctionnaires comme cela. Depuis 20 ans ils sont recrutés chez HEC ou dans la finance et sont les artisans de transferts de « compétence » (et du pognon, qui va avec) du public vers le privé. Ce sont donc vos alliés objectifs, à vous les néo-libéraux.

          • Pme // 06.10.2020 à 20h03

            L’insulte suprême : neo-liberal.

            Mais :
            – libéral : doctrine économique qui prône les libertés économiques (libre échange, liberté de consommation, liberté de travail, liberté d’entreprise).
            – Néo :emprunté du Grec qui signifie nouveau

            Donc il y aurait des anciens libéraux et des nouveaux… mais le mot important c’est liberté.

            Plus d’Etat ce n’est pas synonyme de mieux. Plus de liberté si….

            • Patrick // 06.10.2020 à 21h37

              En fait néolibéral signifie « pas libéral du tout « , voire même « capitalisme de connivence « 

          • Patrick // 06.10.2020 à 21h36

            On ne voit pas tellement de transfert vers le privé, on voit surtout des ajouts de couches de bureaucratie. Même la Cour des Comptes s’en est rendue compte.
            Et pendant la crise du Covid on a pu voir toutes ces couches de bureaucratie à l’œuvre.

            • Pme // 06.10.2020 à 21h53

              Définition Wikipedia :
              Politiques « néolibérales » Ces politiques prônent la protection des libertés individuelles face à l’État, et développent une critique radicale des idées dominantes, fortement imprégnées par les thèses keynésiennes et le fort niveau d’intervention de l’État dans la plupart des économies.

            • Patrick // 07.10.2020 à 08h56

              Donc nous avons bien confirmation que le « néolibéralisme » dont vous parlez tous n’est ni du libéralisme ni du néolibéralisme au sens strict.

            • Deres // 07.10.2020 à 15h09

              De plus, Macron a ajouté quatre nouvelles entités bureaucratiques dont le conseil scientifique et une entité de coordination entre les diverses entités de santés quand il a vu la cacaphonie et les querelles de chapelles. Cela ne peut qu’aller mieux car plus on est de fous plus on rit. De toute façon, au final, il prend toute ses décisions dans son conseil de défense qui ne fait pas parti de la bureaucratie de la santé … Et on a bien vu lors des dernières décisions que les intéressés par exemple els restaurateurs ne sont jamais consultés pour les décisions qui les concernent.

        • patochette // 07.10.2020 à 17h38

          On n’embauche pas de bureaucrates, on passe des contrats avec des agences de conseil américaines – nuance .

  • Cherchieur // 06.10.2020 à 08h15

    Voir la simulation de chercheurs CNRS sur l’évolution de cette vague : https://www.cnrs.fr/fr/europe-modelisation-de-levolution-dune-deuxieme-vague-du-covid-19
    Cela semble coller pour l’instant.

    • patochette // 07.10.2020 à 10h28

      Rien que le dessin de l’illustration de l’article en dit long .
      La courbe rouge  » brûlant » en progression exponentielle avec la flèche qui pointe l’inéluctable .
      Ca devient franchement ridicule .
      C’est comme ce titre de l’immonde hier : confronté à « une vraie grande deuxième vague »
      C’est la pensée magique qui domine aujourd’hui .

  • patochette // 06.10.2020 à 08h23

    Il n’y a plus d’épidémie et ça stagne . C’est ce qu’on appelle une situation normale .
    Nous voila revenus au moyen-âge ou les populations s’épouvantaient d’une éclipse ou d’une étoile filante .
    Par contre si ils exécutent leur plan consistant à vacciner en masse de la grippe , de la gastro et de tout et n’importe quoi , effectivement on reverra des orages cytokniques .

    • Kasper // 06.10.2020 à 08h53

      600 nouvelles hospitalisations par jour et 120 entrées en réanimation, ca s’appelle être en pleine croissance. Seulement cette croissance est devenue stable au lieu d’accélérer. Si l’économie française pouvait stagner comme ca, on serait tous millionaires avant la fin de l’année…

      • tachyon // 06.10.2020 à 10h36

        Il y a, en France, en moyenne, en gros 160000 personnes à l’hôpital pour une durée moyenne de 5,5 jours. Ce qui fait que chaque jour, en moyenne, 29000 personnes (160000/5,5) entrent à l’hôpital alors que, toujours en moyenne, 29000 en sortent. Alors 600 (2%) de plus ou de moins c’est une situation normale comme dit patochette…

        • kasper // 06.10.2020 à 10h39

          Oui vous avez juste 600 personnes par jour qui tombent assez malade pour etre admises a l’hopital. Mais a par ca rien a voir, circulez.

          Quand on veut pas savoir…

        • Patrick // 06.10.2020 à 10h48

          on peut même ajouter 600 personnes sur 67 millions , soit environ 0,0008 % de la population.
          on tremble devant cette nouvelle peste du XXIème siècle.

        • Bernard // 06.10.2020 à 12h22

          @tachyon et Patrick: Comme beaucoup de gens dans cette affaire d’épidémie, vous faites l’erreur de raisonner en pourcentage et non en nombre de personnes: c’est comme si vous disiez que la seconde guerre mondiale, qui a fait (environ) 50 millions de morts, serait anodine car elle n’a tué « que 2% de la population ».

          • Jack // 06.10.2020 à 12h47

            @Bernard : votre exemple de la seconde guerre mondiale qui provoqua 2% de victimes décédées à apposer au 0.0008% de malades hospitalisés journaliers actuels de Covid19 est peu pertinent car tout de même 2500 fois moins important en ce qui concerne Covid19

            • Bernard // 06.10.2020 à 15h02

              Mon exemple avait plutôt ici pour but de montrer que le 1% de mortalité du Covid, qui parait faible, est, sur l’ensemble de la population, énorme.

              Et même votre 0.0008%, qui semble dérisoire, ne l’est pas tant que cela. Dans le total des 125 000 hospitalisés du Covid, 20 000 en sont morts. Ces 600 hospitalisations par jour, feront donc, en gros car on a fait des progrès dans les traitements, environ 50 morts par jour dans quelques semaines. Cela représente tout de même 1 crash d’Airbus qui tue tous ses passager et cela chaque semaine et rien que pour la France. Votre 0.0008% n’est donc pas si dérisoire qu’il n’y parait.

          • Patrick // 06.10.2020 à 13h36

            Oui, cette maladie peut être grave , surtout si vous avez plus de 75 ans et que vous êtes obèse et diabétique.
            Mais est-ce bien raisonnable de verser dans une telle peur hystérique ?

            Pour rappel, la grippe saisonnière est responsable de 10 à 15000 morts tous les ans en France, et on n’a jamais arrêté tous le pays.

            • Cloth // 06.10.2020 à 13h50

              Plus de 30.000 pour une maladie respiratoire commencée en mars, et alors qu’on a arrêté le pays.

              On peut prétendre qu’arrêter le pays n’a eu aucune incidence. J’ai tendance à croire qu’on a eu moins de morts que s’il n’y avait eu aucune mesure sanitaire.

            • Bernard // 06.10.2020 à 14h24

              Cloth, vous avez raison: s’il n’y avait eu aucune mesure sanitaire, l’épidémie se serait terminée par l’immunité de groupe et cela aurait fait, à 50% d’ainsi immunisés, et à 1% de leur mortalité:
              67 Millions * 50% * 1% = 335 000 morts

            • Patrick // 06.10.2020 à 15h32

              la mortalité étant plutôt à 0,1% si on prend tous ceux qui ont chopé ce virus, on arriverait aux environ de 33.000 morts !!
              ah ouais !! sacrée différence avec ce qui est arrivé 🙂

              ça explique peut-être les résultats des Suisses et des Suédois

            • Bernard // 06.10.2020 à 16h50

              @Patrick: Réfléchissez un petit peu: si la mortalité était à 0.1% alors, avec les 30 000 morts actuels, on aurait déjà une immunité collective complète et l’épidémie se serait terminée toute seule il y a quelques mois. Or, il est maintenant un fait que l’épidémie a augmentée et cela malgré les distanciations sociales. Cela prouve que votre 0.1 % de mortalité est très inférieur à la réalité !

              A ce que je sais, ce taux de mortalité est évalué entre 0.5 % et 1.3 %. Et le taux d’immunité collective de 50% est, lui aussi, très approximatif. Mon 335 000 morts est donc lui aussi tout à fait approximatif car personne ne peut connaitre ce chiffre avec précision actuellement.

            • JEAN DUCHENE // 07.10.2020 à 15h41

              oui, mais ça c’est l’argument du MEDEF. Les morts de la Covid s’aditionnent aux morts de la grippe et où voyez vous que le pays est arrêté ?

          • r7n // 08.10.2020 à 09h12

            Entre 2%, et 0,0008%, il y a quelques ordres de grandeurs… Et c’est là ou est le problème. A moins d’avoir une formation scientifique, tous le monde est largué dans la compréhension dès qu’il y a plus d’un zéro (ça explique entre autres l’acharnement des anti nucléaire, mais c’est un autre sujet). Et pourtant entre recevoir une 1 baffe ou 1000 (ou faire une pompe ou 1000), il y a une différence que tous le monde pourra apprécier.

            • Alcyon // 10.10.2020 à 03h19

              Entre comparer le nombre d’admission PAR JOUR à la population et le nombre de décès SUR (PLUS DE) 5 ANS, je ne sais pas qui est le plus ridicule dans la compréhension des chiffres.

              A ce petit jeu, la seconde guerre mondiale ne tuait que 0.001% de la population par jour. C’est de même ordre de grandeur, donc? Ou alors vous arrêtez de faire semblant et vous comprenez que l’analogie était là pour montrer que raisonner en pourcentage est, de base, ridicule

    • Subotai // 06.10.2020 à 19h09

      Il est assez ahurissant de suivre les commentaires de ce post.
      J’aimerai rappeler quelques faits indiscutables sur les comportements humains et l’organisation de la société.
      Devant n’importe quelle épidémie INCONNUE, toute les sociétés humaines prennent d’instinct des mesures drastiques d’isolement pour éviter la contagion; et ceci de tout temps.
      On peut s’amuser à prêter aux Autorités toutes sortes de mauvaises pensées, mais ils n’ont fait que faire ce qui se fait d’habitude et qui doit être fait de toute façon.
      On peut leur reprocher de s’y être pris comme des manches, de ne pas avoir prévu ce qui allait arriver, de ne pas avoir fait ce qu’il fallait à temps, puis de compenser par du n’importe quoi à contretemps, bref d’être plus ou moins incompétents, mais pas de FAIRE.
      Ne croyez pas que tous les dirigeants de la planète soit des imbéciles qui n’ont rien compris à la « grippette » et qui se sont affolés pour rien, ou des Méchants avec des mauvais projets.
      C’est bien plus simple que ça.
      Toute nouvelle maladie provoque la panique tant qu’on n’a pas compris comment elle fonctionne. Les systèmes politiques des sociétés répondent de la manière classique à la situation avec plus ou moins de bonheur. C’est tout.
      Rien de nouveau sous le soleil dans les comportement humains.
      PS: Coup de gueule.
      Olivier se fait chi.. à fournir des informations concrètes et qualifiées, p… de merde, on pourrait au moins lire et faire l’effort de comprendre ce qu’il nous donne, non ?!
      Désolé, mais des fois…

  • Fabrice // 06.10.2020 à 08h30

    A noter que diverses discussions avec des parents d’élèves relève que les administrations ne remontent pas forcément les cas à l’autorité de tutelle ni au parents ou par accident des professeurs qui en ont un peu assez que leurs démarchent de signalement soient bloquées.

  • Calvez // 06.10.2020 à 08h52

    Salut à tous.
    Un point me chiffonne concernant les masques. Il est dit dans l’article mais on l’a entendu maintes fois ailleurs que les masques chirurgicaux (les bleus) servent à empêcher les porteurs du virus de contaminer les autres alors que les masques FPP2 protègent les porteurs. Si le masque chirurgical empêche de contaminer les autres, c’est parce qu’il arrête les particules virales expirées (je ne vois pas d’autres explications). Il serait très étonnant qu’il fonctionne comme une diode et qu’il laisse entrer les dites particules avec l’air inspiré. Autrement dit, s’il filtre dans un sens, il filtre aussi dans l’autre et donc qu’il protège aussi le porteur.
    C’est juste une réflexion mais j’aimerais bien avoir l’explication réelle.

    PS : Bravo pour cette excellent compilation.

    • Kasper // 06.10.2020 à 09h04

      2 choses pour expliquer cela:

      * au moment ou on expire, tousse ou eternue, le virus est contenu dans des gouttes de salive et de mucus dont le diamètre est supérieur aux trous du masque. C’est ainsi qu’il retient le virus malgré la très petite taille de celui ci. Une fois ces gouttes expulsées dans l’air elles se dispersent sous forme d’aerosol, plus petits et à même de passer à travers ou par les bords du masque.

      * l’air inspiré n’est pas la seule voie d’infection, elle peut se faire aussi par les yeux, ou si vous touchez de la main une surface infectée puis portez la main à votre visage ou votre bouche, ou mangez avec les mains, etc. A l’inverse, si vous portez un masque vous ne tousserez pas sur vos mains et n’irez pas infecter une surface que d’autres pourraient toucher ensuite. (C’est pour la même raison qu’on recommande d’éternuent dans son coude plutôt que dans ses mains).

    • Babar // 06.10.2020 à 14h05

      Vous avez parfaitement raison, un filtre fonctionne dans les 2 sens. Les fabriquer « en entonnoirs » pour avoir un sens unique serait criminel et …coûteux, ce qui élimine cette éventualité. Tout au plus peut on dire que la forme et la taille plus réduite des FFP2 permet une application plus resserrée sur le visage et génère moins de fuites.

    • azuki // 06.10.2020 à 21h08

      Le masque FFP2 est étanche (quand on respire) et son matériaux stoppe bien mieux les particules/gouttelettes les plus fines.

      Les masques chirurgicaux ou « home-made » fuient sur les côté, ça évite que les particules soient projetées mais ne garantis pas que la quantité de particules inspirées soit quasi nulles.

      Je ne sais plus où il y a une vidéo qui fait briller les goutelletes et on voit que les particules éjectées par le FFP2 (bien mis) sont inexistantes, alors qu’il en reste quelques unes avec le masque classique mais elles restent près du masque, il y a une efficacité imparfaite mais élevée.

      Un autre élément important est d’utiliser les masque correctement, porter le même masque une semaine est totalement contreproductif, il faut le positionner correctement, en dessous du nez c’est purement décoratif, et éviter de le tripotter surtout avec des mains contaminées.

      Un argument supplémentaire sur l’intérêt de porter un masque même très « imparfait » et de se laver les mains sont des études qui semblent démontrer que, a l’instar d’autres virus, la quantité initiale de la charge virale est corellée avec le risque de développer une forme sévère de la maladie. Si on prend le virus malgré les précautions, les précautions vont à priori et malgré tout diminuer fortement le risque de finir très malade ou les pieds devant.

  • mdacier // 06.10.2020 à 09h35

    Concernant le « préférez le port du masque FFP2 / KN95 » …
    Dans les faits, ou peut on en acheter ? A quel prix ?

    Parce que c’est une recommandation excellente sur le papier, encore faut il pouvoir s’en payer pour se promener dans la rue et travailler chque jour …

    • Chokk // 06.10.2020 à 10h27

      Personnellement, j’en achète dans les magasins de bricolage pour le travail du bois.
      Ils sont cependant à plus de 5€ l’unité, donc 10 fois plus cher que les chirurgicaux. Et je ne connais pas les préconisations sur leurs réutilisation. Pour le bois, je les réutilise beaucoup, mais pour le virus…

      • mdacier // 06.10.2020 à 13h23

        Ok …
        autant dire que ce genre de recommandation n’est pas applicable pour tout un chacun au jour le jour (a moins de garder les masques FFP2 plus que la 1/2 journée préconisée)

      • Babar // 06.10.2020 à 14h08

        Attention, il y a certains modèles industriels qui sont « à soupape » permettant une filtration de l’air inspiré mais une expiration libre, très dangereux si utilisés par un sujet contaminé qui sera donc contaminant!

    • amadablan // 06.10.2020 à 15h45

      Norauto vend des kn95 à 2,6 euros l’unité

    • arf // 08.10.2020 à 20h32

      Sur amazon.fr 20 masques FFP2 certifiés CE pour 32€, livraison gratuite (et plein d’offres de ce genre).
      Avec 20 masques vous pouvez faire une rotation quotidienne sur 5 jours donc une semaine, le virus ne tient pas le coup 1 semaine au sec (cette affirmation n’engage que moi, mais résulte quand même de ce que j’ai lu à ce sujet).
      Ils tiendront bien quelques tours…

      Bravo pour le super boulot de l’article ! Merci.

    • rémi // 12.10.2020 à 10h23

      Y’a peut-être moins cher, mais ici, y’a:

      https://medi-land.fr/11-equipement-de-protection

  • Cha // 06.10.2020 à 09h43

    Bonjour,
    Concernant le décalage entre hospitalisations et réanimations, est-ce que ce n’est pas dû à la dynamique de la maladie elle-même, qui fait que les malades vont être admis en réanimation (c’est-à-dire développer une forme plus sévère) plus longtemps après leur contamination initiale ?
    Merci pour votre analyse

  • tikehau // 06.10.2020 à 09h52

    Quelle est l’origine des données utilisées dans cet article pour « comprendre » les divergences avec la communication gouvernementale sur le sujet COVID ?

    Il serait plus que nécessaire d’indiquer les sources des bases de données dans toute cette série d’articles.

  • Rémi // 06.10.2020 à 10h35

    Bonjour

    J’ai des difficultés à comprendre pourquoi ça va mieux. La baisse des cas positifs ne s’expliquerait pas simplement par la saturation de nos capacités de test ?

    Le nombre de tests diminue, le taux de positivité augmente. Cela ne veut-il pas plutôt dire que si on avait davantage testé, on aurait eu davantage de cas positif ? J’ai l’impression qu’au vu de la saturation des capacités de test, les délais deviennent extrêmement long, le traçage devient compliqué et donc le nombre de cas positifs non détectés augmente en conséquence non ?

    Votre explication est-elle que le taux de positivité augmente parce qu’on teste moins ? Alors dans ce cas pourquoi le taux de positivité en fin aout (quand on testait encore moins qu’aujourd’hui) n’était pas supérieur à aujourd’hui ?

    • red2 // 06.10.2020 à 14h09

      « J’ai des difficultés à comprendre pourquoi ça va mieux. La baisse des cas positifs ne s’expliquerait pas simplement par la saturation de nos capacités de test ? »

      Peut être aussi car comme le montre la courbe sur les gestes barrières le nombre de personnes portant un masque augmente. La situation en Asie, notamment en Corée montre que l’épidémie est contrôlable sans mesures exceptionnelles, simplement (en faisant attention et en ne faisant pas n’importe quoi, ce qui était notre cas jusqu’à maintenant…). Donc si en France on commence enfin a porter le masque quand cela est nécessaire, à limiter les rassemblement inutiles : travail = teletravail quand c’est possible, enseignement = télé-enseignement, jauge et distanciation quand l’enseignement à distance n’est pas possible, loisir = être raisonnable, ça ne peut pas être la priorité actuelle! La Nouvelle Zelande par exemple a annulé le tournoi de tennis d’Auckland qui a lieu en Janvier prochain, nous nous allions faire Roland Garros avec 5000 personnes dans les tribunes (baisse à 1000 personne heureusement!). Et on veut toujours organiser : le marcher de noël de Strasbourg, le tournoi de tennis de Bercy, les rentrées culturelles dans les théâtres et autres salles de concerts, les Rendez-vous de l’Histoire de Blois… (liste à continuer!)

      • Deres // 08.10.2020 à 16h01

        Regarder Roland Garos à la télé. Il n’y a pas un chat en tribune.

        Moi, ce qui me chiffonne, c’est qu’on autorise les restaurants sans limitations des groupes possibles. Autant pour des familles, qui de toute façon vivent ensemble sans masque au quotidien, cela ne change pas grand chose de manger ensemble à la maison ou au restaurant si les tables sont suffisamment éloignés des autres convives et aérés. Autant pour des gens ne vivant pas usuellement ensemble, cela me semble idiot car ils seront proches et sans masques donc dans des conditions idéales de contamination. Pour moi, c’est tout le souci des bars, car ce ne sont pas des endroits où on va usuellement en famille mais plutôt avec des amis.

    • Incognitototo // 06.10.2020 à 15h44

      Moi aussi, je ne comprends pas…

      Je cite : « Cependant, comme le taux de positifs augmente, mais que le nombre de tests diminue au même rythme, cela signifie que le nombre de cas testés positifs reste stable. »

      Si on teste moins de personnes, mais qu’on trouve plus de cas positifs, comment le nombre de cas testés positifs peut-il rester stable ?

      L’absence de progression de cas positifs n’est-elle pas plutôt due au fait qu’en testant environ 75 000 personnes en moins par semaine, forcément on trouve proportionnellement moins de cas positifs ?

      Si on prend un taux de positivité de ces personnes non testées de 8 %, ça fait 6 000 personnes qui ne sont pas recensées parmi les cas positifs… et donc les – 5 % sont erronés.

      Aussi au mieux on est en plateau, au pire on ne constate que la pointe de l’iceberg… des futurs problèmes que cela va immanquablement poser. Et le nombre d’admissions en réanimation aurait plutôt tendance à confirmer que nous sommes bien toujours dans une progression de l’épidémie, puisque pour que celui-ci augmente, il faut que la proportion des gens contaminés augmente au préalable…

      Bref, comme, vous, je crains fort que cette « embellie » ne soit due qu’à la baisse du nombre de personnes testées et ne reflète pas réellement la situation.

      • patochette // 07.10.2020 à 08h32

        Incognitoto on sent comme des regrets dans votre commentaire . la réalité ne serait donc pas ce que vous espérez ? Les « komplotisses » auraient donc finalement raison ?
        Va falloir soigner ceux qui ont le syndrôme du pangolin maintenant ( et ça ne sera la plus mince affaire pour retrouver une société mentalement équilibrée ) !

        • Bernard // 07.10.2020 à 10h59

          Il est, au contraire, maintenant incontestable que les « komplotisses » (ceux comme vous) avaient tort: les 2 derniers mois, les morts journaliers du Covid ont été graduellement multipliés par 7 (de 10 par jour avant aout à 70 par jour actuellement). Cela fait que, les derniers 2 mois, il y a eu 2000 morts du Covid de plus et donc (à 1% de mortalité) environ 200 000 nouveaux malades avec les séquelles, parfois graves voire définitives, que le Covid entraîne.

          Comme quoi, les « komplotisses », plutôt que de vous obstiner à refuser de voir l’évidence, vous devriez maintenant réfléchir par vous même. Et porter des masques.

          • patochette // 07.10.2020 à 11h28

            Bah oui on est en automne avec un temps frais et pluvieux ( enfin ! ) .On approche de l’hiver avec son lot d’infections respiratoires, dont les rhumes à coronavirus qui touchent des millions de gens . Et chez certains, atteints de pathologies graves ou dans le grand âge, ces rhumes sont plus compliqués à soigner et peuvent avoir des conséquences fâcheuses et douloureuses . Mais rien d’anormal là-dedans .
            Il serait plus sérieux aujourd’hui de se pencher sur l’inquiétante augmentation de la consommation de psychotiques en France du fait de cette communication complètement folle et anxiogène . Ils ne pourront pas toujours cacher le fait que le remède est bien plus toxique et mortifère que le mal .
            https://sante.journaldesfemmes.fr/quotidien/2643583-boom-somniferes-anxiolytiques-confinement-post-deconfinement-france-medicament-delivrance/

            • Incognitototo // 07.10.2020 à 13h10

              Les Français n’ont pas attendu le confinement pour faire régulièrement partie du trio de tête des plus gros consommateurs de psychotropes (et pas psychotique) en Europe ; sans d’ailleurs qu’aucune politique de santé publique ne s’en préoccupe ou ne cherche à résoudre ce grave problème : https://www.lelynx.fr/mutuelle-sante/soins/medicaux/medicament/psychotrope/consommation-trop-elevee/
              Votre « argument » fait donc pschitt…

              Comme toute crise, celle de la Covid n’est qu’un révélateur de la mauvaise santé mentale globale de la population française, y compris pour ceux qui comme vous sont capables de voir chez les autres des intentions et des sentiments qu’ils n’ont pas (ça s’appelle une projection)… Malheureusement, les psys savent bien que ce type de symptômes révèle des problèmes structurels qui sont difficilement traitables par les psychothérapies classiques. Alors, bon courage.

  • lit75 // 06.10.2020 à 10h47

    En fat … je comprends vraiment toujours pas cette fascination pour les tests PCR systématiques. Celle ou celui qui a 38 °C de fièvre on le met à l’isolement et c’est tout.. Et s’il avait une angine, ou la grippe tant pis. Et éventuellement ses cas contacts aussi. Certes ça a un coût en termes d’indemnités maladie et de chambres d’hôtel pour l’isolement mais laisser circuler le virus a un coût social extrêmement élevé aussi.

    Après c’est à des médecins épidémiologistes de définir des critères cliniques simples (c’est-à-dire ne nécessitant pas des équipements en nombre limité) permettant de repérer la pupart des malades. Pour rappel on a pas besoin de soustraire TOUS LES CAS positifs de la population générale, mais suffisamment pour que ce $?#### de R effectif reste en dessous de 1.

    A priori c’est la stratégie suivie dans le Hubei. Voir la video ici (ça doit dater de mars, déjà) https://www.youtube.com/watch?v=MfvkoA1zVf8

    Il y aussi un article du Monde publié au mois de mai où ils expliquaient qu’ils étaient venus à bout de l’épidémie avec des lits de camp et des bouts de carton, mais je le retrouve pas.

    Après on peut toujours faire des tests PCR – ou sérologiques – sur des échantillons représentatifs pour avoir une idée de l’évolution comme suggéré par le patron d’Ipsos.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/29/covid-19-les-tests-pcr-des-donnees-a-prendre-avec-prudence-sur-l-evolution-de-l-epidemie_6053995_3232.html

  • Claude // 06.10.2020 à 13h10

    Cher Olivier,

    je suis d’accord avec toi sur les calculs pour la stagnation (actuelle) des cas ;
    superbes courbes etc au passage … merci

    SEULEMENT sommes-nous certains de cela ? :
    « la bonne nouvelle est que cette hausse devrait fortement ralentir dans les 2 semaines, et qu’il devrait en être de même des cas et hospitalisations. »

    Pourquoi la stagnation pourrait n’être que temporaire ?

    car cet évènement nouveau s’est produit :

    les rentrées universitaires ont été retardées (parfois de 3 semaines en master).
    Les cours commencés depuis 1, 2, 3 semaines (max) dans des amphis bondés, auront des répercutions sur un temps long (x asymptomatique car 20-30A, contamine 3*y (ou plus de 3*y) durant 15j, chaque y contamine 3*z durant 15j, etc).

    Pour régler politiquement le pb des amphis bondés (réagir vite contre la déclaration d’Anne Hidalgo ce WE ?),
    le gvt a imposé brutalement le 5 octobre aux universités, en zones d’alerte renforcée et maximale, la réduction des effectifs à 50% pour le 6 octobre (sous menace de fermeture sinon).
    Ainsi tous les cours non bondés sont désorganisés.

    En voulant résoudre un problème d’amphis bondés (réel) et gérer sa communication médiatique dans l’urgence
    – après, notons-le, n’avoir rien anticipé -,
    le gouvernement a créé des milliers de problèmes aux enseignants et aux étudiantes :
    autant de problèmes que par cours qui n’était pas bondé
    en imposant un « démerdentiel » total et à peine caché de la part du gvt.

    • Les-crises // 06.10.2020 à 21h26

      Je ne l’ai sans doute pas dit assez clairement : au vu des caractéristiques du virus et de la volonté de lutter contre, on ne peut faire aucune anticipation sérieuse de l’évolution de nombre de cas. Ca peut monter, baisser, stagner longtemps…

  • Babar // 06.10.2020 à 14h19

    Excellent rapport, merci.
    L’hypothèse d’un surcroit temporaire de cas lié aux congés (mobilité, densité, relâchement des précautions mais aussi moins de personnel de dépistage et d’enquêtes et difficultés de pister les contacts itinérants) pourrait être pertinente. Mais, désormais le risque lié à la saisonnalité va se trouver renforcé: froid et humidité incitent les personnes à se réunir plutôt en intérieur qu’en extérieur et permettent une survie plus prolongée du virus. Compte tenu du décalage des différents marqueurs de l’épidémie, les conséquences le plus graves pourraient n’être observables que dans plus d’un voire deux mois….
    Il faut aussi souligner que tout ce qui concerne le nombre de cas, de contacts etc… est intimement lié à la disponibilité et à la politique de tests et que ces 2 facteurs ne cessent de changer indépendamment et sont donc très sujets à caution et ne doivent pas être utilisés en priorité pour orienter les mesures à prendre!

  • grumly // 06.10.2020 à 14h35

    Pour la stagnation des entrées à l’hôpital, je pense que c’est temporaire et que ça n’est qu’un décalage dans le temps du creux de la positivité des tests qu’on a pu voir à la mi septembre pour les tranches d’âge en dessous de 50 ans, et qui arrivent quelques semaines plus tard à l’hôpital. Mais la positivité réaugmente depuis, et je pense qu’on devrait voir les nouvelles hospitalisations réaugmenter aussi avec le même décalage dans le temps. Le nombre total des gens hospitalisés a stagné ou baissé pour les jeunes de moins de 20 ans et même les moins de 60 ans d’une manière générale, mais il a continué d’augmenter pour les plus de 60 ans. Tant que les hospitalisations des plus de 60 ans augmentent, la hausse des réanimations et de la mortalité devrait continuer. http://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator

    Peut-être qu’une autre explication du plateau des entrées en hospitalisations, c’est simplement que les hôpitaux gèrent leurs lits. On voit un plateau simultané des entrées à l’hôpital et des retours à domicile, même si c’est des valeurs différentes. On peut se dire que les hôpitaux cherchent à garder un taux d’entrée et de sortie constant. Peut-être que d’ici quelques semaines les 2 convergeront vers la même valeur.
    https://twitter.com/gforestier/status/1313200508224630795/photo/1

  • Jeremia // 06.10.2020 à 14h47

    Tout cela est très intéressant. Mais je trouve que plus on regroupe par région ou continent, plus ça devient illisible. Par ex. quel intérêt de faire un bloc « Asie » qui mélange les données de pays très peuplés (et très différents) comme l’Inde et la Chine avec tous les autres pays plus petits?
    De même, quand on a des grands pays avec des données nationales comme les USA, on voit par ex. l’Alaska présenté tout rouge alors qu’il n’y a peut-être rien du tout là-bas (ou en Russie, est-ce que c’est l’Est ou l’Ouest qui est le plus touché, etc.). Mais bon, tout de suite ça devient très compliqué.

  • Crapounet // 06.10.2020 à 18h24

    On a quand même 200 000 personnes testées en moins entre la semaine 40 et 39.
    De quoi laisser pas mal d’incertitude.

  • Bernard // 06.10.2020 à 18h42

    Merci encore OB pour cet article.

    A la fin de votre 1-3: par rapport à début mars, il y a aussi le fait qu’il existe maintenant une immunité collective partielle. Ce taux d’immunisés est d’environ 10% dans les agglomération (comme Paris) qui avaient des forts R0 et qui sont donc les plus critiques.

    A mon avis, ces 10% d’immunisés font baisser le R de 10% (et même un peu plus car ce sont les plus sensibles à la contagion qui se font « immuniser » les premiers) ce qui fait, pour des R voisins de 1.0, une baisse du R d’au moins 0.1 point, ce qui n’est pas négligeable.

  • Guise // 06.10.2020 à 22h43

    Merci beaucoup pour cet état des lieux, c’est très utile d’avoir enfin une information claire et bien expliquée.
    Par contre, je pinaille mais je crois que c’est important : si on choisit de dire la covid (« Pratiquement aucune région n’est épargnée par la Covid »), et pas le covid comme l’usage courant l’a imposé, il faudra en faire autant pour des mots comme la week-end (la fin de semaine, donc féminin en français), et autre mot du même tonneau. Sinon on va avoir un problème de cohérence.

  • TAMARAIV // 07.10.2020 à 04h29

    Ne pensez vous pas qu’il soit beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions.
    Infirmière, je baigne dans le COVID depuis 7 mois…c invraisemblable de tirer des conclusions en pleine pandémie.
    La grippe arrive et potentialisera les risques.
    Nous sommes épuisés …ça jouera aussi un rôle. Traitement ?
    Le vaccin c du pipeau, pas une infirmière ne l’accepterait avant 5 ou 10 ans…passez devant moi.
    Qu’avons nous de plus…corticoïdes et anti-coagulant. De bronchite , nous sommes passés à un traitement contre les embolies..OK.
    Mais de là à se réjouir…on voit bien que vous n’êtes pas dans les services sans compter tous les patients lourds qui ne sont pas pris en charge…dramatique !

  • Léo // 07.10.2020 à 06h18

    Bonjour,
    Merci pour cette analyse pertinente et pédagogique.
    Les liens du sommaire ne fonctionnent pas ils renvoient sur le dossier sur Raoult. Pouvez-vous les corriger ?

  • Sylvain // 07.10.2020 à 08h19

    Très complet, bravo. Certains graphiques mériteraient d’être rapportés à la densité de population. Si l’info est disponible, la durée moyenne d’hospitalisation dans le temps serait une donnée interessante (capacité se charge des hôpitaux)

    • patochette // 07.10.2020 à 08h37

      Oui la durée d’hospitalisation serait TRES intéressante pour savoir aussi la pertinence de ces hospitalisations . Des fois que des médecins généralistes ne voudraient pas prendre de risques et enverraient un peu trop facilement leurs malades à l’hôpital ( comme les services de médecine semblent envoyer un peu trop facilement leurs patients en réa ) .
      Ce n’est pas un reproche fait aux médecins de ville vu qu’on leur a raconté tout et n’importe quoi sur ce virus et qu’on les a quasiment empêchés d’utiliser les remèdes efficaces disponibles .

      • Bernard // 07.10.2020 à 09h30

        « Parmi les 124 377 patients ayant été hospitalisés depuis le 1 er mars […] 21 201 patients sont décédés ». Ce qui fait 17% de mortalité dans les hospitalisés.
        Source: https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/285453/2749950

        • patochette // 07.10.2020 à 10h04

          Oui , il faudrait comparer ce pourcentage à ce qu’il était fin mai , parce-que je réitère en disant qu’aujourd’hui on vous envoie à l’hôpital et en réa pour le moindre pet de lapin . Plus personne ne veut prendre de risque vu qu’il n’est plus autorisé de prescrire, voire même de dire ou même proposer quoi que ce soit .

  • coucou // 07.10.2020 à 13h16

    les masques bleues laissent passer le virus d’un seul coté ??
    depuis quand un filtre (donc un grillage) n’est efficace que d’un seul coté ?

  • deres // 07.10.2020 à 15h18

    Tout ceci était clairement anticipé par les gens qui réfléchissent vraiment depuis le début : https://medium.com/@tomaspueyo/coronavirus-the-hammer-and-the-dance-be9337092b56

    On est donc bien dans la période décrite depuis la mi-mars de la danse de R. Après le confinement qui était malheureusement nécessaire car il y avait trop de cas dans la nature, l’infection repart avec R>1, on reprend des mesures, R re-diminue. Puis il remontera quand on lèvera la pression, etc jusqu’à ce qu’on trouve un vaccin ou que l’on atteigne une immunité de groupe.

    Mais nos dirigeants dans leur tour d’ivoire sont très loin de réfléchir à si long terme. Leurs seuls réflexions à long terme consistent à penser à 2022 ou aux élections qui les concernent.

    • Incognitototo // 07.10.2020 à 18h10

      Merci pour le lien.

      Stupéfiant cet article : écrit en mars, il décrit tout ce qui s’est passé par la suite avec une justesse qu’on ne peut pas prendre en défaut (sauf à la marge pour le taux de létalité).

      On aimerait bien que ce genre de tête intègre notre Haut conseil de santé publique, ça nous changerait de nos charlatans imprévoyants…

      • Bernard // 08.10.2020 à 10h13

        Cet article est effectivement très bien.
        Pour notre Haut conseil de santé publique, je crains bien que, au contraire, il savent parfaitement ce qu’ils font, à savoir créer, au moins partiellement, de l’immunité collective car c’est une vieille recette.

        Fontanet, qui est très compétent et que j’aime bien, en avait expliqué le principe dans cette vidéo à partir de 1:11:30. Son « ça permet », à 1:15:11, est lourd de sens !
        https://youtu.be/OCvDDlBD7yk?t=4290 à partir de 1:11:30

  • Fernet Branca // 07.10.2020 à 21h24

    Puisqu’il s’agit de chiffres, il serait intéressant de les avoirs sur les tests par région, par tranches d’âge, par catégorie socioprofessionnelles, par fréquentation habituelle des cabinets médicaux. Ce dernier point pour voir si les hypocondriaques ont saturé les laboratoires d’analyses.

    • Bernard // 08.10.2020 à 09h39

      Ce qui a saturé les labos, ce ne sont pas les hypocondriaques, c’est simplement que, par rapport à juillet, les contaminations (réelles) ont été multipliées par environ 10 !

      Une épidémie, c’est comme un incendie: à partir du moment où l’épidémie a pris une certaine ampleur, l’on manque alors de ressources de traçage et l’épidémie devient incontrôlable, comme l’a été le réacteur de Tchernobyl car c’est au fond le même principe de réaction en chaîne. La seule solution d’arrêter cela devient alors de ne plus confiner que les testés positifs mais de confiner tout le monde au petit bonheur, comme en mars. Et comme un peu en ce moment en interdisant les bars et les rassemblements.

      Comme quoi, c’est juste le contraire: s’il y avait eu suffisamment « d’hypocondriaques », le R serait resté inférieur à 1.0 et les les labos n’auraient pas été saturés.

      • Bernard // 08.10.2020 à 18h58

        Comme vous le dites, « une épidémie se définit au nombre de malades et de morts », or Corona a tué environ 25 000 personnes rien qu’en 3 semaines (en mars) ! Et 2000 de plus les 2 derniers mois. Pour les malades, il y a déjà eu 125 000 hospitalisés.

        Et, selon vous, quel serait l’intérêt de faire peur au grand public en plombant la sécu ?

  • Romain // 07.10.2020 à 22h48

    J’ai cru aussi que l’épidémie avait atteint un palier en France mais je n’en suis malheureusement plus convaincu 🙁
    Je crains que la capacité maximale des tests n’ai simplement été atteinte.
    La positivité continue de grimper 9,1% aujourd’hui et on vient d’enregistrer le nombre le plus important de positif en 24h depuis le début de la pandémie.
    Je constate la chute du nombre de positifs des lundi et mardi, liée au manque de capacité de dépistage du week-end. 5 000 le lundi, 10 000 le mardi et maximum 12 à 19 000 le reste de la semaine. Je crains que cela ne se répéte, l’augmentation ne sera dûe qu’à l’augmetation de la positivité qui risque de dépassé les 10% car la capacité maximale de test vient d’être atteinte.

    • Alcyon // 10.10.2020 à 03h37

      Regarde la Belgique. Fin septembre ça a stagné, le nombre de tests avait cessé de monter. Et depuis une semaine, ça explose. C’est exactement comme tu le crains, et vu les chiffres des derniers jours, ça semble aussi se produire en France.

  • Vincent Beroff // 07.10.2020 à 23h56

    Merci pour votre article intéressant et encourageant.

  • jd // 08.10.2020 à 23h00

    Un travail de fond donnant à chacun les informations nécessaires pour prendre un peu de hauteur sur des sujets aussi polémiques que compliqués… Bravo. Et vive le libre arbitre

  • Françoise Colinet // 09.10.2020 à 13h25

    Question simple et de bon sens : ne pouvez-t’on pas augmenter le nombre de lits ou construire un hôpital spécial covid et augmenter le personnel durant l’accalmie (la fameuse 2ème vague qui arrivait le déconfinement). Cela aurait coûté moins cher que de mettre l’économie à plat non ?
    Le pouvoir a t’il perdu tout bon sens ou suis-je trop pragmatique ?

    • Bernard // 09.10.2020 à 15h23

      Pour être « pragmatique » jusqu’au bout, il faudrait en même temps augmenter les places de cimetières car environ 17% des hospitalisés du Covid sont sortis de l’hôpital « les pieds devants ».
      Pour ma part, je trouve que, comme on dit: « il vaut mieux prévenir que guérir ».

      • Françoise Colinet // 10.10.2020 à 08h02

        Non car ceux sont, pour beaucoup, des personnes à risques, il suffirait de les protéger (voir les sacrifiés d’OB), les vieux se protègent un max depuis mars denier (j’en fait parti). Ensuite les méthodes de soins se sont améliorées et de plus si on hospitalise tôt, on soigne mieux.
        Soyons pragmatiques jusqu’au bout : quel est la stratégie du gouvernement ?
        L’immunité collective ? Alors il faut la faire rapidement le virus mute un peu, on protège et on laisse les autres se contaminer.
        L’éradication du virus ? On remet des frontières et on test et donne les résultats très vite, on isole (Raoult a su le faire ce printemps pourquoi pas le gouvernement).
        La méthode du gouvernement, on attends le vaccin en jouant un timing serré ? on fait bien peur, on engorge les hôpitaux, on fout en l’air des filières professionnelles, ça coûte une fortune, ça coûte une belle crise économique qui permettra de mettre la France en coupe réglée pour suivre à la lettre Bruxelles ? Si vous comprenez leur logique expliquez-moi.

        • Bernard // 10.10.2020 à 14h30

          Houps: ma réponse est en dessous.
          Et elle est en 2 parties car WordPress trouvait que c’était trop long.

  • Bernard // 10.10.2020 à 14h02

    Vous avez raison sur le fait que, si on arrivait à ce que seuls les moins de 50 ans soient contaminés, la stratégie de l’immunité collective (à environ 50% de contaminés) serait une solution car, avec une mortalité d’environ 0.03% on en terminerait du Covid avec « seulement »: 67 millions * 50% * 0.03% = 10 000 morts de plus en France.

    Le problème majeur est ici qu’il est impossible d’isoler suffisamment les « vieux » et surtout cela suffisamment longtemps pour qu’ils ne se contaminent pas. En effet, si l’on laisse le « R » ne monter que de 0.5 point, à savoir passer de R=1.0 à R=1.5 (le R0 naturel est à 3.0) il faudrait doubler les lit d’hôpitaux tous les … 12 jours ! (1.2 ** 12/7 = 2.0) Cela ferait, en par exemple juste 2 mois, multiplier le nombre des lits d’hôpitaux par … 32 (2 ** 60/12 = 32) ce qui est tout à fait irréaliste. On voit donc que, quoi qu’il en soit, on ne peut laisser filer le R longtemps sans arriver à un désastre et que votre stratégie de l’immunité collective totale ne pourrait se faire qu’à long terme.

    Suite ci dessous pour votre « éradication » du virus …

  • Bernard // 10.10.2020 à 14h03

    … suite: A l’autre extrême, « éradiquer » le virus afin de n’avoir que « Zéro morts », comme le font la Corée du Sud et la Chine, signifie maintenir partout le R en dessous de 1.0. Cela par des pistages et tests massifs, des confinements partiels ou totaux, et cela « perpétuellement », tant qu’il n’existe pas de vaccin efficace ou remède. Économiquement, ce « Zéro morts » coûte, à la longue, très cher. Pour ma part, je trouve qu’arriver à « éradiquer » ainsi l’épidémie est un magnifique challenge technique et social. Et selon moi, être en bonne santé fait plus le bonheur des gens que de pouvoir changer d’Iphone tous les ans.

    Entre ces 2 extrêmes (économie contre santé à tout prix), il y a, comme souvent, la solution mixte qui est d’obtenir un compromis optimal, ici en laissant se créer une immunité collective partielle (surtout chez les jeunes qui, en plus, on un fort « R0 ») ce qui fait que maintenir le R global voisin de 1.0 est, sur le long terme, bien plus tenable économiquement. Là encore jusqu’à un vaccin efficace ou remède.

    Ce compromis est, à mon avis, la stratégie adoptée par la plupart des pays, y compris la France, mais cela en positionnant le curseur de ce compromis plutôt dans un sens ou dans l’autre, ce qui explique cette opposition manifeste entre les économistes et les personnels de santé qui poussent ce curseur chacun de leur coté.

    En tous cas, une chose ici est certaine: les « vieux », faites gaffe à Corona !

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