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30.septembre.202030.9.2020 // Les Crises

Des chercheurs américains précisent les dégâts causés par les écrans sur le cerveau des enfants

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Source : France TV info

Une consommation numérique excessive peut-elle modifier la structure du cerveau, notamment chez les plus jeunes ? D’après les premiers résultats obtenus par deux chercheurs américains, la réponse serait positive. Le comportement des enfants utilisateurs d’écrans et leurs facultés cognitives pourraient aussi être affectés. Explications dans cet extrait d' »Envoyé spécial ».

Que se passe-t-il dans le cerveau des accros aux écrans ? Une consommation numérique excessive peut-elle en modifier la structure ? Treize ans après la création du premier iPhone, les chercheurs commencent à peine à travailler sur ces questions. Pour y répondre, le gouvernement américain finance la plus vaste étude jamais réalisée sur les effets des écrans sur le cerveau des plus jeunes. Onze mille enfants seront suivis entre leurs 9 ans et leurs 19 ans. Vingt-deux centres de recherche sont mobilisés sur tout le territoire des États-Unis.

Un vieillissement accéléré du cortex ?

Au Centre de recherches sur le cerveau de Tulsa, en Oklahoma, les neurologues Florence Breslin et Martin Paulus n’en sont qu’au début de leurs recherches. Ils veulent rester prudents dans leurs conclusions. Mais leur première découverte est explosive : chez les enfants qui utilisent beaucoup les écrans, le cortex vieillirait plus vite.

Des problèmes de comportement ?

Le cortex, c’est cette zone cérébrale qui régit le langage, la mémoire ou encore la conscience. A mesure que l’on vieillit, son volume diminue – un processus parfaitement normal. Ce que cette étude a permis de découvrir, précise Martin Paulus, « c’est que l’utilisation des écrans chez les enfants accélère cette réduction du cortex – et en particulier l’utilisation des réseaux sociaux ».

Ce processus s’accompagne souvent, poursuit le chercheur, de problèmes de comportement (exubérance, agressivité, tempérament « explosif »). Mais ce n’est pas tout.

Des facultés cognitives moins développées ?

Martin Paulus et Florence Breslin ont voulu mesurer les conséquences de cette réduction du cortex. Ils ont fait passer aux enfants des tests de langage, de mémoire ou de logique. Avec toutes ces données, les chercheurs ont pu évaluer les capacités d’apprentissage des enfants. Et leurs premiers résultats semblent préoccupants.

« Ce qu’on a découvert, expose Martin Paulus, c’est que les enfants qui utilisent le plus les écrans, et qui donc ont aussi une plus grande réduction du cortex, ont aussi des facultés cognitives moins développées que ceux qui utilisent peu les écrans. »

Cette vaste étude doit se poursuivre jusqu’en 2027. Les États-Unis y ont investi 265 millions d’euros pour tenter de percer les mystères de notre dépendance aux écrans, et mieux connaître ses dangers.

Source : France TV info, 10-09-2020

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Commentaire recommandé

vert-de-taire // 30.09.2020 à 09h02

Cette nouvelle étude ne fait que confirmer une étude faite aux débuts de la télévision aux États-Unis.

On trouvait (peut être encore) dans le web des récits atterrants à ce sujet notamment concernant les développement des enfants.
Les dessins faits par des enfants sans TV et les dessins faits par des enfants avec TV nous terrifient.
On sait donc depuis plusieurs dizaines d’années les ravages de la TV sur les enfants.
bis repetita placent

On voit comment ce sujet a été traité : la crétinisation de masse est un objectif.
C’est une constante de tous les régimes a-démocratiques.

24 réactions et commentaires

  • euskadi // 30.09.2020 à 08h31

    Bonjour,
    Le sujet est intéressant et rejoint les éléments de TV-lobotomie mais ils seraient important de distinguer les usages derrière ce terme générique d’écrans. Il y a un monde et certainement des conséquences très différentes entre regarder une vidéo de vulgarisation, une interview de Thinkerview, ou simplement des vidéos de chats ou des kardashians.

    De la même manière des études ont montré les effets positifs de certains jeux vidéos tel que l’amélioration de la vision des mouvements et des réflexes pour les FPS sans parler des jeux de stratégies type Civilization ou Europa Universalis qui en plus d’apporter un début de culture générale demande de réfléchir pour arriver au bout. Sachant que ces jeux ne sont pas des jeux de niche s’adressant à un public restreint mais bien des jeux populaires touchant une large frange des « gamers ».

      +19

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    • RGT // 30.09.2020 à 20h10

      « De la même manière des études ont montré les effets positifs de certains jeux vidéos »..

      Certes, mais sur des cerveaux « matures », pas sur des cerveaux en pleine croissance.

      Ce n’est pas l’écran qui est nocif. Ce qui l’est, c’est le comportement de celui qui le regarde.
      Si un enfant va regarder des informations qui lui permettent d’accroître ses connaissances et qu’il en fait un usage « modéré » il n’y a strictement rien à redire, c’est bénéfique.

      Par contre s’il passe ses journées et ses nuits à regarder des vidéos « à la con » ou à aller sur les réseaux asociaux il ne faut pas s’attendre à des miracles.

      Pour que le cerveau se développe (et qu’il se maintienne « en pleine forme ») il lui faut en permanence une quantité d’informations diverses et variées à analyser…
      Si l’on restreint la diversité d’informations le cerveau « se ratatine » comme celui d’un énarque enfermé dans ses « convictions supérieures ».

      La meilleure preuve de ce que j’avance : La plus efficace (et la pire) des tortures est l’isolement sensoriel.
      Au bout de quelques jours le cerveau commence à « disjoncter » et au bout de quelques mois la victime devient un psychopathe totalement irrécupérable.

      Par contre, pour les parents « peu impliqués » (pour rester courtois) dans l’éducation de leurs enfants, les écrans sont une véritable bénédiction car ils n’ont pas à s’en occuper, les « chatons » de Youtube ou Fèce-bouc s’en chargent à leur place et ils ont une paix royale pour se river devant l’écran de la « boîte à cons » et regarder les émissions de télé poubelle (les plus regardées, hélas).

      Le problème ne vient pas des gamins, il vient de leurs parents…

        +8

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      • V_Parlier // 30.09.2020 à 23h47

        Attention attention, l’OMS a parlé: https://www.huffingtonpost.fr/entry/oms-passe-par-les-jeux-videos-pour-lutter-contre-le-coronavirus_fr_5e827428c5b6d38d98a36401
        C’est dire le crédit que j’accordais déjà à cette organisation, et celui que j’accorde à présent.

          +2

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      • euskadi // 02.10.2020 à 09h01

        @RGT Je suis parfaitement d’accord avec vous. Le problème est plus l’usage qu’il en est fait que l’outil en lui même, ainsi qu’un certain nombre de parents qui s’en serve comme babysiter.

        Sachant que bien sur comme tout ce qui nous est accessible, il faut savoir garder une certaine mesure dans le temps d’utilisation que l’on en fait.

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        • RGT // 02.10.2020 à 11h02

          J’ai banni la télévision de mes « activités » à la fin des années 70 et je ne le regrette pas du tout.
          Je trouvais déjà ce média lamentable quand il n’y avait que 3 chaînes qui prêchaient la « bonne parole » et les informations que j’ai pu recueillir sur son évolution n’ont fait que me conforter dans mon opinion.

          J’ai équipé mes enfants d’ordis à la fin des années 90, ai été l’un des premiers à être raccordé à l’ADSL et j’avais à l’époque câblé un réseau local pour qu’ils puissent aller consulter Internet…

          Et je me suis aperçu rapidement que les préoccupations principales des ados mâles n’avaient pas beaucoup changé depuis mon adolescence : « Lui » ayant simplement été remplacé par « gronibs.com »…

          N’étant pas un ayatollah du puritanisme (suite à mon « lourd passif ») je ne les ai pas empêchés pas d’aller se « rincer l’œil » mais je leur ai demandé des petits services : Aller chercher à ma place des infos sur Internet concernant des sujets qui pourraient les intéresser (manière « sournoise » de leur apprendre qu’internet, ce n’était pas QUE le cul).

          Petit à petit, ils ont commencé à chercher POUR EUX-MÊMES des informations qui les intéressaient personnellement et la consultation des « sites pour adultes » est devenue largement moins « frénétique ».

          Je leur ai donné l’outil, et surtout je leur ai expliqué (sans leur imposer) comment l’utiliser.

          Nota : J’avais AUSSI écrit un petit logiciel « virus » qui éteignait automatiquement leurs ordis et qui les empêchait de les démarrer en dehors de créneaux horaires « décents », ce qui leur permettait aussi de se reposer suffisamment.

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  • vert-de-taire // 30.09.2020 à 09h02

    Cette nouvelle étude ne fait que confirmer une étude faite aux débuts de la télévision aux États-Unis.

    On trouvait (peut être encore) dans le web des récits atterrants à ce sujet notamment concernant les développement des enfants.
    Les dessins faits par des enfants sans TV et les dessins faits par des enfants avec TV nous terrifient.
    On sait donc depuis plusieurs dizaines d’années les ravages de la TV sur les enfants.
    bis repetita placent

    On voit comment ce sujet a été traité : la crétinisation de masse est un objectif.
    C’est une constante de tous les régimes a-démocratiques.

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    • Jean // 30.09.2020 à 18h51

      Un bon documentaire sur le sujet : TV Lobotomie

      https://www.youtube.com/watch?v=k-BVRQkaelA

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    • RGT // 30.09.2020 à 20h19

      « la crétinisation de masse est un objectif »

      Pas (trop) pour les gouvernements mais plutôt pour tous ceux qui ont à vendre des produits inutiles.

      En fait, comme le disait Patrick Le Lay, PDG de TF1 en 2004, « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible »…

      Et plus l’émission est stupide, plus le cerveau se comportera comme une éponge vis à vis de tout ce qu’il peut absorber, et surtout sans réfléchir, tout rentre directement comme des détritus dans un camion de ramassage des ordures.

      Ne vous étonnez pas si ensuite certaines personnes ont des comportements pour le moins « étranges »…

        +2

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  • LibEgaFra // 30.09.2020 à 09h19

    Le cerveau est façonné par les interactions avec l’environnement. Plus l’environnement est pauvre… je laisse la conclusion au lecteur.

    https://www.youtube.com/watch?v=c_XyWbxGNFQ

    Pauvre monde.

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  • Darras // 30.09.2020 à 09h30

    Ne serait ce pas le contraire ? Les mômes les plus captés par les écrans seraient les moins doués ou encore, le fait d’être laissé tout petit ad lib derrière des écrans indiquerait une éducation maigre et peu enrichissante.
    De la même manière, le comportement explosif des gosses ou le côté emporté pourrait indiquer encore un déficit éducatif et ou un côté caractériel.

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    • Guise // 30.09.2020 à 10h38

      Vous dites « mômes les moins doués » : vocabulaire religieux (le don, ça vient de qui ? de Dieu).
      Votre mot suppose donc que certains sont dotés d’avantages, et d’autres non. La faute à pas de bol, quoi. En tout cas pas la faute aux écrans.

      Pourtant, les exemples montrent bien que le talent (et non les « dons »), ça se développe. On ne naît pas bête, on le devient. Les enfants sont orientés vers telle activité, tel loisir, par la société (notamment les parents, mais c’est aussi l’école, la famille élargie, les amis…).
      Prenez les exemples comme l’expérience de Frédéric II sur les gamins : il voulait connaître la langue naturelle des humains, et a interdit aux nourrices de parler avec des bébés nouveaux-nés : résultat, tous morts. Pareil, les enfants sauvages élevés par des loups ou autre bestiole : est-ce qu’ils étaient particulièrement bêtes ?
      Donc si on suit la logique de ces exemples, ce n’est pas les mômes « bêtes » ou « caractériels » qui vont vers les écrans, c’est bien les écrans qui rendent les mômes bêtes.

        +7

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      • Darras // 30.09.2020 à 12h06

        Vous auriez pu et du lire tout mon post avant d’intervenir.
        Quant au don, libre à vous de l’attribuer à Dieu. D’autres, dont je suis invoquent plutôt l’oeuvre de la nature et de l’environnement.

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        • Guise // 30.09.2020 à 16h07

          Je vous ai lu en entier, qu’est-ce qui vous fait dire l’inverse ? Mais passons sur cette pique injustifiée.
          Pour le mot « don », ce n’est pas moi qui l’attribue à Dieu, c’est le mot lui-même qui sous-entend cela. Parler de « don », c’est sous-entendre qu’on est dans le domaine de l’inné, donc autrement dit du divin (ou du « naturel »). Alors qu’un talent ça se travaille, c’est un acquis. Quand vous utilisez le mot « don », vous laissez penser que c’est un coup de bol, d’avoir telle ou telle faculté. Alors que ce n’est pas un coup de bol : c’est du travail. Pour Brel, exemple indéniable d’artiste talentueux, le talent c’est simplement avoir envie de faire quelque chose, et travailler pour (https://www.youtube.com/watch?v=1eg8axwM-hY).

          @Cedivan : Vous caricaturez pour mieux faire passer votre opinion pour une vérité. Je suis d’accord, des cours ne suffisent pas. Mais la construction sociale qui fait qu’une personne devient ou non talentueuse, ce n’est pas que des cours. C’est un environnement complet qui fait le talent. Vous citez Mozart ? Il était fils de chef d’orchestre, sur-stimulé par son père dès la petite enfance, et encouragé par l’exemple de ses aînés.
          Donc c’est toujours pas la nature qui fait le talent, c’est l’environnement.
          Pour revenir au sujet de l’article, qui nous intéresse, un enfant n’est pas bête donc il va regarder les écrans, il deviendra bête parce qu’il a regardé les écrans.

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      • cedivan // 30.09.2020 à 13h56

        Donc en prenant des cours de peinture, n’importe qui peut devenir Rembrandt ? ou avec des cours de musique devenir Mozart ?… désolé, mais il y a des dons, ou des facultés, ou des talents, appelez ça comme vous voulez mais on ne naît pas tous égaux.

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        • Darras // 30.09.2020 à 19h59

          Certes mais l’ami Pilote aero a raison, l’éducation est primordiale. La motivation des parents à stimuler est essentiel. Et un parent motivé ne laisse pas son gosse des heures derrière des écrans, et surtout pas seul. Il va trouver des occupations, l’accompagner ou le faire accompagner, sport, motricité, lecture, culture, jeux et j’en passe.
          Mes deux enfants ont de très très hauts et prestigieux cursus d’études, et je puis vous garantir que c’est une attention permanente même avant leur naissance. Je suis effaré de voir des parents se réveiller au bac pour se soucier des études de leurs enfants. Comme dit Pilote Aero, si vous voulez que votre enfant ai une chance pour X il lui faut une top prépa, dans les cinq meilleures. Pour ça, il faut un top dossier d’un excellent lycée. Pour ça, il faudra souvent ruser avec la carte scolaire, envisager les bonnes options et surtout un dossier collège top. Et pour ça, il faut un top collège donc un top niveau primaire et là, avant l’âge de cinq ans, en jouant, il faut que le gamin apprenne le goût à l’effort, à la régularité, développer son potentiel avec des méthodes comme celles de Doman ou Dodson, donc beaucoup se documenter.
          Voilà pourquoi un ingénieur est souvent fils d’ingénieur, un X fils de X, pas une question d’argent, mais de connaissance des enjeux, des cursus et des moyens.
          Ha oui, et accessoirement éviter de divorcer pour convenances personnelles. Un cadre stable et sécurisant est essentiel

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  • catherine // 30.09.2020 à 13h41

    Merci à les crises d’aborder ce genre de sujets qui sont loin d’être anodins.

    Dans la même veine je me suis souvenu d’une étude (qui vaut ce qu’elle vaut) avec ce fameux test du bonhomme assez saisissant :

    https://www.mieux-apprendre.com/blog/2018/05/10/lenfant-et-la-tele-le-test-du-bonhomme/

    En écrivant je m’aperçois que vert-de-terre aborde en fait cette même étude, je complète donc avec ce lien.

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    • Cévéyanh // 01.10.2020 à 12h49

      C’est indéniable que la TV ou les écrans influencent les enfants car c’est déjà du temps qui n’est pas consacré à autre chose.

      Dommage que sur ce site, il n’y a pas de lien pour voir l’étude car il n’y a pas de mention des autres paramètres possibles qui peuvent jouer comme le niveau social des enfants, de leur âge, ce qu’ils regardent à la TV.

      Comment ont-ils appris à dessiner ? Par les parents ? Par les maîtres/maîtresses d’école ? Par la TV ? Les parents ont peut-être appris autrement à dessiner les bonhommes par rapport à d’autres parents et ré-appris à leur enfants. Cela me questionne le fait, apparemment, de se baser uniquement sur le dessin d’un bonhomme avec des bâtons en guise de bras soit pertinent sur le cognitif de l’enfant par rapport à celui qui a fait des bras et main. Tout dépend-il pas de l’âge, de l’environnement hors tv ? Allez-vous apprendre de la même manière à un enfant à dessiner un bonhomme à 3 ans, à 6 ans ?

        +0

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  • cedivan // 30.09.2020 à 13h57

    Rappelons nous de Job et Gates, pour ne citer qu’eux, ne donnaient pas d’écran à leur progéniture. Pas un hasard.

      +2

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  • Manu // 30.09.2020 à 18h37

    Quand je lis les-crises au travers de l’écran de mon ordiphone, je me crétinise alors ?

    Plus sérieusement, « utiliser un écran », c’est très vague, tout autant que regarder la télé ou lire un livre.

    Un peu plus de détails sur les activités des enfants utilisant leur écran serait bienvenu.

      +3

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    • step // 01.10.2020 à 10h16

      je n’ai pour l’instant lu que le texte de cet article, mais j’espère effectivement qu’ils vont plus loin dans le reportage. Car l’écran c’est tout et n’importe quoi. Cela peut aller de la passivité la plus totale à une activité de réflexion intense.

      Dans tous les cas, je pense que l’écran ne fait pas grand bien à la sociabilité, mais comme quelqu’un plongé dans ses livres ou un « dirigeant » moderne baigné dans son entre-soi. mais cet outil est aussi le seul qui permette d’accéder à des sources d’informations sur bien des sujets, et propose des activités de réflexion et de conception qui permettent de développer certaines compétences. J’espère que cette vision binaire  » l’écran (tous et n’importe quelle activité) c’est mal » sera soit amendée soit justifiée.

        +5

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  • Kay // 01.10.2020 à 10h07

    Le problème avec cet article intéressant, c’est que il n’y a aucun détails.
    J’ai tenté d’aller chercher la source/paper mais j’ai pas trouvé.
    Ce que je comprends c’est que ya « Adolescent Brain Cognitive Development (ABCD) » situé là https://abcdstudy.org/
    Ces mecs font des stats depuis des années et compilent les data. J’ai lu quelque part qu’ils ont 140TB de data.
    Puis, il y a des chercheurs qui tapent dans ces données et font des études.
    Ce que je comprends c’est qu’une de ces études parle des écrans vs le taille du cortex.
    Mais je trouve pas les détails.

    Comme le dit Manu juste au dessus, ce genre « d’étude » ne nous avance pas des masses si on a pas les détails.
    Quel type d’écran? Combien de temps? Quel type de média? Quel age, quelle ethnie, etc.
    J’ai vu aussi quelque part qu’il y avait un truc avec le vieillissement du cortex mais que avec des media types « réseaux sociaux »… lol wat, va falloir d’abord définir « réseau social »
    Bref.
    Si l’un de vous trouve la vrai source avec les vraies data je prends.

    Moi ce que je sais, grâce à d’anciennes études, c’est que c’est pas les « écrans » le problème, c’est le manque d’interactions. Un enfant passif devant un écran ça le ramollie. Un jeu vidéo par contre cela aurait des effets positifs (constaté sur des personnes plus vielles en tout cas). De même qu’une privation sensorielle ça détériore le cerveau. Ce qui compte c’est l’interactivité avec le média, pas le support. En tout cas c’est ce que j’avais compris.

      +3

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  • kerk // 02.10.2020 à 17h49

    Bienvenue dans l’univers de l’injonction paradoxale permanente avec en tête d’affiche cette semaine, les écrans et les enfants (après la malbouffe, les sorties) : plus on créé de contenu multimédia a leur intention et plus on vous explique que c’est toxique. J’en ai ras le bol de tous ces bien-pensants qui viennent vous démontrer que vous êtes responsables des problèmes que l’on vous a fabriqué. Si c’est l’évidence à ce point, comment se fait-il qu’on en vende encore autant ? La planète a mangé trop d’écrans et est devenue tellement crétine que seule une poignée d’êtres supérieurs pourra le comprendre tout en les regardant crever de leur bêtise en disant « je vous l’avais bien dit » devant leur steak vegan…

      +3

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