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29.septembre.202029.9.2020 // Les Crises

Crimes de guerre : d’Hiroshima au meurtre collatéral

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Source : Consortium News, Nozomi Hayase

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Nozomi Hayase souligne le courage de deux journalistes – Wilfred Burchett et Julian Assange – qui ont sacrifié leur liberté pour dénoncer des crimes de guerre.

Crimes de guerre, Empire et Persécution de la presse libre

Cette année marque le 75e anniversaire de l’explosion des bombes nucléaires américaines sur les villes japonaises d’Hiroshima (6 août 1945) et Nagasaki (9 août) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le bilan des deux attaques atomiques a été estimé à plus de 225.000 morts, dont beaucoup de personnes tuées sur le coup, tandis que d’autres sont mortes plus tard des suites de l’exposition aux radiations.

Au lendemain du bombardement du Japon, et pendant des décennies, les autorités américaines ont interdit la diffusion des images militaires tournées à Hiroshima et à Nagasaki.

Carte de mission des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. L’échelle n’est pas cohérente en raison de la courbure de la Terre. Les angles et les emplacements sont approximatifs. Kokura a été inclu parce que c’était la cible initiale du 9 août, mais les conditions météorologiques ont réduit la visibilité et Nagasaki a donc été choisie comme cible alternative. (M.98, Wikimedia Commons)

A cause de la propagande et de la censure du gouvernement, le public a été tenu dans l’ignorance de l’ampleur des dégâts et des souffrances humaines infligées. L’attaque nucléaire américaine a transformé le sol japonais en un désert toxique où rien ne pourrait plus pousser pendant 75 ans. Au contraire de ce qui était sa cible déclarée (le quartier général de l’armée japonaise), l’explosion de la bombe a provoqué la mort de nombreuses personnes : femmes, enfants et personnes âgées, ainsi que de civils ne portant aucun uniforme, provoquant des effets à long terme sur la santé des survivants de l’explosion, sans aucune distinction.

Le journaliste d’investigation britannique Robert Fisk a dit un jour : « La guerre est un échec total de l’esprit humain ». Les retombées de la bombe atomique signifient le déclin de l’humanité et la perte de sa dignité. Cela a non seulement montré aux gens, dans le monde entier, les horreurs des armes nucléaires, mais cela a également souligné le rôle crucial des médias pour prévenir les terribles erreurs des hommes en temps de guerre

Ces dernières années, sous l’administration Trump, la presse libre a été gravement menacée. À de nombreuses reprises, le président Donald Trump a exprimé son indignation face aux « fuiteurs » et aux médias qui utilisent ces fuites pour divulguer des informations classifiées. Avec les poursuites engagées par le gouvernement américain contre l’éditeur de WikiLeaks, Julian Assange, l’hostilité de l’administration Trump envers les médias s’est maintenant transformée en une criminalisation du journalisme.

L’avertissement de Wilfred Burchett

Assange a été mis en examen pour 17 chefs d’accusation en vertu de la loi sur l’espionnage de 1917 plus une accusation de conspiration avec une source pour avoir violé la loi sur la fraude et les abus informatiques concernant ses reportages sur les guerres américaines en Irak et en Afghanistan, ainsi que les tortures commises à Guantanamo Bay. Assange est maintenu en détention préventive à la prison de Belmarsh, sur la seule base d’une demande d’extradition américaine. Il risque 175 ans de prison s’il est reconnu coupable.

Julian Assange devant la Cour suprême du Royaume-Uni en 2011. (Flickr)

L’extradition d’Assange est reconnue par les groupes de défense de la liberté d’expression comme l’affaire la plus significative du XXIe siècle en matière de liberté de la presse. En quoi consiste réellement cette procédure à l’encontre d’un éditeur ? L’histoire d’un journaliste australien qui a exposé la brutale vérité de la guerre à la fin de la Seconde Guerre mondiale peut offrir un contexte historique et nous aider à mieux comprendre tout le sens de cette affaire.

Wilfred Burchett est connu comme ayant été le premier journaliste occidental à entrer dans Hiroshima après le bombardement de la ville, il y a fait un reportage depuis l’un des rares hôpitaux en activité. Dans l’article intitulé « La Peste atomique », Burchett a écrit :  » On dirait qu’Hiroshima a été écrasée et anéantie par un rouleau compresseur monstrueux. Le correspondant de guerre de Melbourne a indiqué que les civils souffraient de bien plus que de grosses cloques avec perte de cheveux.

La dépêche de Burchett – souvent appelée le « Scoop du siècle » – a été réfutée par l’administration américaine. Le chef adjoint du projet Manhattan l’a complètement rejetée comme étant de la propagande japonaise. Le témoignage de Burchett, basé sur ce qu’il a vu personnellement et directement sur le terrain, a également été critiqué dans son pays d’origine, l’Australie.

Un film documentaire « Public Enemy Number One » (1981) produit par David Bradbury a montré comment Burchett a été accusé de soutenir « l’autre côté » en Australie. Le film posait les questions : « Une démocratie peut-elle tolérer des opinions qu’elle considère comme subversives pour son intérêt national ? Jusqu’où la liberté de la presse peut-elle être étendue en temps de guerre ? Malheureusement, on a fait la sourde oreille à ce questionnement et le silence a longtemps prévalu.

Repousser les frontières de la liberté d’expression

Des décennies plus tard, un autre Australien s’est fait connaître, afin de répondre à cet appel. Julian Assange, grâce à son travail avec WikiLeaks, a recommencé à faire reculer les limites de la liberté d’expression.

WikiLeaks a publié une véritable mine de dossiers militaires américains classifiés secrets sur la guerre en Afghanistan, révélant qu’il y avait eu environ 20 000 morts civils par assassinat, massacre et raids nocturnes, il a ensuite publié les « Iraq War Logs », qui ont informé les Irakiens et la communauté internationale d’environ 15 000 pertes civiles non rapportées auparavant.

L’un des exemples les plus marquants de reportage d’intérêt public sans concession a été la publication par WikiLeaks d’images classifiées de l’armée américaine montrant les frappes aériennes du 12 juillet 2007 à Bagdad contre des civils non armés. L’attaque a tué une douzaine de civils innocents, dont deux journalistes de Reuters, Namir Noor-Eldeen et Saeed Chmagh.

La publication de cette vidéo « Collateral Murder » a brisé en mille éclats la vision américaine de la réalité, telle qu’elle était présentée, et a choqué tous ceux qui avaient été amenés à penser que la guerre en Irak était terminée. Dean Yates, un journaliste qui était en charge du bureau de Reuters à Bagdad, a saisi, grâce à la vidéo de WikiLeaks, pour la première fois la véritable nature du meurtre sanglant de ses collègues irakiens par l’armée américaine.

Mettant en parallèle la signification de la vidéo « Collateral Murder » et les photos d’Abu Ghraib montrant les atrocités commises par les États-Unis et le coût réel de la guerre, Yates a expliqué que « l’armée américaine lui avait menti à plusieurs reprises – ainsi qu’au monde entier – sur ce qui s’était passé ». Il a poursuivi : « Assange a fait connaître au monde entier la vérité sur les meurtres et a révélé le mensonge, ce que personne n’avait fait.

Un ennemi d’Etat

Wilfred Burchett. (Tiré de la couverture de son autobiographie, « At the Barricades »).

Burchett, un journaliste chevronné du Daily Express britannique, estime que les journalistes ont le devoir d’être indépendants des doctrines et des idéologies politiques, que leur responsabilité est d’obtenir des informations exactes et de publier la vérité. A cause de son engagement déterminé à assumer ce devoir, il est devenu un personnage controversé. Il a été ostracisé et est devenu l’ennemi public n°1. Les médias australiens l’ont dépeint comme un traître et ses compatriotes se sont retournés contre lui. Le gouvernement australien l’a privé de son passeport pendant 17 ans et lui a interdit de rentrer dans son propre pays.

Assange, qui est membre de longue date du syndicat des journalistes australiens et qui a reçu des dizaines de prix prestigieux de journalisme, a également fait preuve d’un sens similaire du devoir d’un journaliste. Il a longuement expliqué l’engagement de son organisation à « publier des informations qui renseignent le public, même si beaucoup, en particulier ceux qui sont au pouvoir, préféreraient ne pas les voir ».

Les efforts d’Assange pour défendre le droit de savoir du public ont créé des conflits avec des États puissants. Après les révélations de WikiLeaks sur de nombreux crimes de guerre du gouvernement américain, le Pentagone a attaqué le site lanceur d’alerte, l’accusant de porter atteinte à la sécurité nationale. Le chef d’état-major de l’armée américaine, Mike Mullen, le plus haut gradé de l’armée américaine, a utilisé la phrase pompeuse du « sang sur les mains », qualifiant les publications de WikiLeaks d' »inconscientes et irresponsables », et ce, même si aucun début de preuve n’a jamais été apporté qui laisserait penser que l’une quelconque de ces révélations ait causé de dommage à qui que ce soit.

Depuis l’enquête préliminaire bidon sur les accusations d’inconduite sexuelle en Suède à son encontre (l’enquête a finalement été abandonnée en 2019) jusqqu’à la diffamation par des personnalités de premier plan aux États-Unis, Assange – en tant que figure de l’organisation – a fait l’objet d’attaques politiques intensives. Il a été arbitrairement retenu à l’ambassade d’Équateur à Londres pendant plus de sept ans, là il a été privé de soins médicaux et de lumière du soleil par le refus du gouvernement britannique d’honorer son droit d’asile – en dépit des avertissements répétés du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Pendant des années, alors qu’il était au sein de l’ambassade, Assange a été espionné via un entrepreneur de sécurité espagnol. Ce dernier travaillait apparemment pour le gouvernement équatorien, mais aurait également travaillé en secret au profit de la CIA. La surveillance par caméras vidéo et audio fonctionnant 24 heures sur 24, sept jours sur sept, s’est élargie à des conversations privées entre Assange et ses avocats et médecins, ainsi qu’avec des journalistes et des amis. L’espionnage était même en cours à l’intérieur des toilettes des femmes.

En dépit de l’immense injustice dont est victime un de ses propres citoyens, le gouvernement australien reste inféodé à son allié occidental, laissant Assange dans un sentiment d’abandon total. Exilé par son propre pays, Assange est devenu un prisonnier politique de renommée mondiale. Il moisit dans une prison de haute sécurité à Londres, où il est torturé psychologiquement, comme l’ont indiqué le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, et les médecins qui l’ont examiné. Plus de 200 médecins et psychologues de 33 pays ont signé une lettre ouverte dénonçant l’abus de pouvoir concerté des gouvernements occidentaux à l’encontre du journaliste et exigeant la fin de la torture et de la carence médicale dont Assange est victime.

Nulle voie vers la paix

Les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki ont marqué la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les responsables militaires ont annoncé que les États-Unis avaient vaincu l’Allemagne nazie et mis fon à l’agression impériale japonaise. Le ministre des affaires étrangères du Japon, représentant l’empereur, signe l’accord de reddition dans la baie de Tokyo le 2 septembre 1945. « Que la paix soit rétablie », a déclaré le général MacArthur, commandant suprême américain de l’occupation du Japon, lors de la cérémonie officielle.

Pourtant, le flash lumineux qui avait émané d’un bombardier américain B-29 n’a éclairé aucun chemin vers la paix. Il a aveuglé tant les Japonais que les Américains, les empêchant de se voir réellement mutuellement, de reconnaître leur humanité commune. L’utilisation d’armes nucléaires par les Américains, alors que la justification en était de hâter la fin de la guerre et d’éviter de nouvelles pertes alliées, a entraîné une destruction totale des villes japonaises et de leurs habitants. Elle a créé un traumatisme et une atteinte morale irrémédiable chez les soldats américains. Dans les heures critiques qui ont conduit à la décision du gouvernement américain de larguer des bombes nucléaires sur le Japon, d’autres alternatives ont-elles été envisagées, d’autant que ce pays était déjà sur le point de se rendre ?

Wilfred Burchett, le fils d’un prédicateur laïque méthodiste qui a aidé à sauver des Juifs en provenance de l’Allemagne nazie, a évoqué d’autres possibilités. Alors que les journalistes alliés couvraient consciencieusement la reddition officielle des Japonais à bord du cuirassé, se pressant autour du quartier général d’occupation du général Douglas MacArthur à Tokyo, Burchett est monté à bord d’un train pour Hiroshima – seul et sans armes. Emmenant avec lui sept repas, un parapluie noir et sa machine à écrire, il a parcouru 600 km depuis Tokyo à la recherche de la vérité quant à la ville bombardée d’Hiroshima – pour récupérer les images, enterrées par les principaux médias, des morts et blessés parmis les civils innocents.

La couverture sincère par Burchett des faits relevant de l’holocauste nucléaire dans l’océan Pacifique a remis en question l’histoire officielle, qui glorifiait la victoire américaine sur le Japon. Son sens du journalisme a donné la parole aux personnes réduites au silence, permettant aux victimes d’une terrible journée de destruction de raconter leur version de l’histoire.

Les images d’un Hiroshima transformé en un véritable enfer ont mises à mal l’hypocrisie du gouvernement américain, révélant sa propre forme de terreur déversée au nom de la lutte contre le fascisme de l’autre côté de l’océan Pacifique.

Plus redoutable que l’épée

Les reportages de Burchett vus de l’autre côté ont montré comment la presse libre pouvait devenir un bouclier pour protéger les civils innocents, et pouvait être utilisée par les gens ordinaires pour se dresser contre l’arsenal des puissants. Par ses activités journalistiques, il a cherché à transmettre la vérité inhérente à ce vieil adage « la plume est plus forte que l’épée ». Ses écrits mettaient en garde contre le fait que le pouvoir ne peut pas être dompté par le pouvoir.

Burchett a tenté de montrer aux États-Unis et à ses alliés occidentaux que l’épée du Japon impérial, qui étend sa domination sur l’Asie de l’Est, ne peut être détruite par des fusils, des missiles ni même par la bombe A.

Leslie Groves, directeur du projet Manhattan, avec une carte du Japon. (Gouvernement des États-Unis, Wikimedia Commons)

Son message était que la paix ne peut être gagnée par la conquête, par la puissance militaire ou par la reddition forcée et les traités. Le pouvoir engendre le pouvoir. La paix ne peut être possible que si nous nous efforçons de comprendre nos différences par le dialogue et la diplomatie.

Aujourd’hui, à l’ère de l’Internet, avec un simple ordinateur, Assange a utilisé la presse libre comme une arme non violente pour défier le complexe militaro-industriel. WikiLeaks, en utilisant la méthode de la transparence, a armé les gens ordinaires au travers de la connaissance. Ils ont ouvert les secrets d’État au regard démocratique, offrant ainsi des moyens alternatifs de résoudre les conflits autrement que par la violence et la coercition.

Les images non censurées de la guerre moderne, rendues disponibles par la déclaration de conscience de la lanceuse d’alerte dénonciatrice Chelsea Manning, ont donné des images de ce qui avaient été dissimulé derrière l’euphémisme « dommages collatéraux ». Les Américains ont pu voir les vrais visages de ceux qui leur avaient été précédemment décrits comme des « combattants ennemis » : des enfants, des femmes, des civils ordinaires et même des animaux.

D’Hiroshima à Bagdad, Burchett et Assange, deux journalistes australiens, à des générations d’intervalle, ont affronté la cruauté des armes nucléaires et la machinerie de guerre par amour de l’humanité. Avec un grand courage, ils ont tenté de démontrer que la seule façon de mettre véritablement fin à la guerre est la non-violence.

Racheter notre honneur

La trame du tissu, dans les parties ajustées des vêtements de cette survivante, est incrustée dans la peau. (Archives nationales américaines, Wikimedia Commons)

Lors de la fondation des États-Unis d’Amérique, les auteurs de la Constitution se sont distanciés des pratiques de la monarchie britannique en posant le précepte de la liberté d’expression comme principe essentiel du gouvernement, avec une presse libre considérée comme garde-fou indispensable à la tyrannie.

Les poursuites judiciaires contre Julian Assange sont une attaque directe contre le Premier amendement. L’issue de cette affaire déterminera non seulement l’avenir du journalisme, mais aussi celui de notre démocratie. L’utilisation de la violence pour garantir la paix n’a fait que rendre le monde plus dangereux et plus destructeur. L’explosion de « Little Boy » sur Hiroshima, tôt par une chaude matinée d’été en 1945, a déclenché une course aux armements nucléaires entre les États-Unis et l’Union soviétique. De la guerre de Corée à la guerre du Vietnam et à la guerre du Golfe, les États-Unis ont renforcé leurs forces d’occupation, devenant ainsi une superpuissance.

Aujourd’hui, l’empire – qui a dissimulé sa guerre sale au Moyen-Orient – tente désespérément d’empêcher le public de connaître la vérité qui se cache derrière les poursuites engagées contre un journaliste qui a mis au jour des crimes de guerre. Selon les avocats d’Assange, les États-Unis pourraient bientôt abandonner leur demande d’extradition actuelle et l’arrêter à nouveau pour les mêmes 18 chefs d’accusation après une nouvelle demande d’extradition.

Alors qu’elle intensifie les attaques contre la liberté de la presse, l’administration Trump s’est maintenant retirée du Traité Ciel Ouvert, conçu pour prévenir une guerre accidentelle, rendant le monde plus exposé à la menace d’une annihilation nucléaire.

Cette semaine, alors que nous commémorons la première attaque à la bombe atomique au monde, il y a 75 ans, il est important de se souvenir du courage des journalistes qui ont sacrifié leur liberté dans leurs tentatives pour nous permettre de faire face à nos échecs et racheter notre propre dignité.

L’audience d’extradition d’Assange débute le 7 septembre devant un tribunal londonien. En ce mois d’août crucial, avant que le procès du journalisme ne commence, nous sommes tous appelés à défendre ceux qui ont soutenu la liberté d’expression comme une alternative à notre passé tragique. Ensemble, trouvons la force et le courage de défendre la liberté de la presse. Choisissons un chemin de paix qui peut nous conduire à la réalisation de la liberté et de l’égalité de tous les peuples.

Nozomi Hayase, Ph.D., est essayiste et auteur de « WikiLeaks, the Global Fourth Estate : History Is Happening. » Suivez la sur Twitter : @nozomimagine

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Source : Consortium News, Nozomi Hayase, 05-08-2020

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Vincent // 29.09.2020 à 12h26

[Dés lors qui porte la responsabilité des morts? Les américains pour avoir laché les bombes afin d’éviter de sacrifier leurs soldats et de se battre en zone civile?]

Il s’agit d’un mythe. L’alternative qui se présentait était : soit le Japon capitule aux USA, soit il est envahi par l’URSS. Les USA n’auraient pas eu matériellement le temps de lancer un débarquement.

24 réactions et commentaires

  • Rémi // 29.09.2020 à 09h42

    J’ai un énnorme problème avec cet article.
    Oui la bombe atomique a fait dess victimes civiles. Comme Tokyo, Dresde et des milliers d’autres bombardements,
    Maintenant et sans être un défenseur des amércains j’ai un problème lorsque l’on leur impute la responsabilité morale de ces bombardements.
    A partir de 1943 la guerre est perdue pour l’axe. Comptons les plans sho, wach am Rhein et autres délires stratégiques fait de SI et admettons que l’on puisse justifier de combattre jusqu’à Décembre 1944.
    Mais après? Sur quelles mains retombe le sang? L’axe n’a nullement cherché à négocier ou à demander un armistice.
    Dés lors qui porte la responsabilité des morts? Les américains pour avoir laché les bombes afin d’éviter de sacrifier leurs soldats et de se battre en zone civile? Ou ceux qui ont poursuivit la guerre envers et contre tout?
    Attention je ne dit pas que ce qui s’est passé n’est pas horrible, je dit juste que les dirigeants imbéciles (Surtout Japonais, Hitler s’étant suicidé on peut penser qu’il avait une rationnalité: Suicider l’allemagne avec lui)qui ont poursuivit la guerre au lieu d’assumer leur échec devraient être blamés

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    • Vincent // 29.09.2020 à 12h26

      [Dés lors qui porte la responsabilité des morts? Les américains pour avoir laché les bombes afin d’éviter de sacrifier leurs soldats et de se battre en zone civile?]

      Il s’agit d’un mythe. L’alternative qui se présentait était : soit le Japon capitule aux USA, soit il est envahi par l’URSS. Les USA n’auraient pas eu matériellement le temps de lancer un débarquement.

        +19

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      • Rémi // 30.09.2020 à 09h03

        Ah, l’URSS aurait réussit à lancer un débarquement avant les USA?
        Comment? La marine russe était embryonnaire. Ou aurait-elle trouvé les péniches?
        Au contraire la marine américaine était à son apogée avait l’expérience de débarquement de nombreuses divisions: Torch, Sicile, Naple, Anzio, Overlord, Provence , Iwo Jima, Les philipines… J’enpasse surement.
        Je veux bien des arguments, mais si vous avez des éléments merci de les mettres sur la table, car je ne vois pas comment les russes auraient avec leur ordre de bataille de 1945 plagé des T34 ou des JS 2 au Japon. A la rigueur cela a préservé la Corée du Sud.

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      • Pierre Bacara // 30.09.2020 à 18h01

        « L’alternative qui se présentait [au Japon] était : soit le Japon capitule [face aux] USA, soit il est envahi par l’URSS ».

        En août 1945, l’Union soviétique (c’est-à-dire Staline) :

        – n’a pas la moindre RAISON d’envahir le Japon : à Yalta, « Uncle Joe » s’est engagé à ATTAQUER le Japon, pas à l’envahir.
        – à la différence des forces américaines, l’Armée rouge ne possède ni le SAVOIR-FAIRE ni les MOYENS matériels nécessaires pour penser, planifier et exécuter une opération amphibie de dimension STRATEGIQUE. Elle l’a fait à l’échelle TACTIQUE (Kertch, Féodosie, Caucase, Eltiguen, lac Ladoga, Dniestr, Varna, îles estoniennes, Mourmansk, Frisches Haff) ; elle a su transférer des forces défensives par la mer (Odessa->Sébastopol), mais elle ne sait pas débarquer deux millions d’hommes avec leur équipement et leur logistique à travers la mer.

        Quant au gouvernement japonais, s’il ne sait pas cela, c’est que ses services de renseignement n’ont pas pas fait leur travail. Il serait d’ailleurs intéressant de chercher ce que sait Tokyo sur l’Union soviétique à ce moment-là. Subjectivement, j’ai du mal à me représenter les généraux japonais imaginant une invasion du Japon par l’Armée rouge – mais je peux me tromper : ces gens-là ne sont alors plus à une ânerie près.

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        • RGT // 30.09.2020 à 21h55

          Et pourtant, c’est bien ce qu’elle a commencé à faire…

          L’URSS a botté le cul des japonais et les a expulsés de Mandchourie, leur a encore botté le cul dans les îles Kouriles (cause actuelle de tensions entre la Russie et le Japon) et s’apprêtait à débarquer sur le sol japonais.
          Et bien sûr avec des troupes qui n’avaient rien à voir avec celles qui avaient été balayées par les allemands en 1941.
          C’était les mêmes qui avaient mis les « chevaliers teutons » en PLS et qui avaient été jusqu’à Berlin, entraînant ne l’oublions pas, la capitulation de l’Allemagne nazie qui avait placé toute ses troupes d’élite sur le front est, en laissant un boulevard aux USA sur le front ouest.

          Si les russes avaient débarqué sur le sol japonais ils auraient mené une campagne « rouleau compresseur » en un temps record.

          Gros problème pour les USA qui comptaient « coloniser » le pays du Soleil Levant », et gros problème AUSSI pour le système impérial qui serait passé à la trappe.

          Finalement, cette « bombinette » a exterminé de nombreux civils, a permis au Mikado de sauver partiellement ses fesses (en perdant une partie de son pouvoir politique, toujours mieux que de perdre la vie) et a permis d’éviter que les russes ne posent le pied au Japon.

          Une invasion russe aurait été largement moins létale pour la population mais elle contrevenait aux objectifs de l’Oncle Sam.

          Et par la même occasion, les USA montraient à Staline qu’ils avaient (pour le moment) « la plus grosse ».

          Et surtout les militaires pouvaient tester en vraie grandeur leur « nouveau jouet »…

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        • Papagateau // 01.10.2020 à 00h05

          Les soviétiques auraient pu prendre la Corée (entière) par voie de terre en 30 jours, car tout les bons soldats japonais étaient dispersés dans l’extrême Orient.

          Les soviétiques étant déjà dans les Kouriles à 20km d’Hokkaido, et les soldats-enfants japonais affectés face aux américains pour protéger le « vrai Japon » dans le sud, les Russes auraient pu prendre Hokkaido avec presque rien (comme ils l’avaient fait juste avant pour Sakhaline).

          Les soviétiques n’auraient peut-être pas eu le temps de prendre Tokyo, mais contrairement au cas allemand , ils auraient eu « la grosse moitié ».

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  • LibEgaFra // 29.09.2020 à 10h45

    Pour rappel: les USA au temps de la guerre froide avaient établi un plan d’attaque préventive qui consistait à bombarder avec des armes nucléaires toutes les principales villes de l’URSS et des pays de l’Est. Gageons qu’un tel plan a été mis à jour pour la Russie.

    Maintenant à voir l’incapacité de la défense US à protéger son propre territoire contre des « guignols » utilisant des cutters et des avions subsoniques, la population devrait se faire beaucoup de soucis le jour où la Russie serait agressée. Idem pour les vassaux de l’empire qui participeraient.

      +7

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    • Rémi // 30.09.2020 à 09h04

      Les deux camps avaient des bombes pour raser l’autre cela s’appelle la destruction mutuelle assurée MAD. Ca a été parfaitement théorisé.
      Rien à voir avec le terrorisme

        +0

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  • Jean-Do // 29.09.2020 à 12h30

    Texte indispensable et à faire largement circuler vu la désinformation sur ce sujet. Merci aux traducteurs.

      +3

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  • catherine // 29.09.2020 à 12h42

    Bonjour Remi,

    Je suis née avec la « vérité » que l’atrocité des deux bombes sur le Japon était un calcul pour éviter le prolongement de la guerre et la mort de millions de soldats américains (sic). Ceci était purement et simplement une manipulation des esprits.
    La vérité est ailleurs comme toujours. Je ne sais plus qui a écrit: » l’histoire est écrite par les vainqueurs ».

    Vous pourriez( re)lire :

    https://www.les-crises.fr/hiroshima-la-decision-de-bombarder-le-japon-et-la-genese-de-la-guerre-froide/

    Concernant le martyrisé Assange, la quasi-absence de réactions politiques et médiatiques vaut approbation du système qui broie ce genre de personnes dont nous avons tant besoin.

    Le peuple n’a pas le droit de savoir, c’est une constante.

    Et ça continue lorsque certains sur les plateaux revendiquent que les avis contradictoires des scientifiques sur la question de la covid19 ne devraient pas s’exprimer devant le public.

    Comprenez bien, nous sommes de la m….e.

      +14

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    • Grd-mère Michelle // 29.09.2020 à 14h48

      Concernant J.Assange, bel et bien martyr de la cause de l’information correcte(et non « martyrisé »), le fait qu’il soit, depuis le début et officiellement, soutenu par des « communistes » (dont l’ancien gouvernement équatorien) contribue peut-être à la quasi-absence de réactions politiques et médiatiques?
      Dans quelle mesure la peur du communisme(théorie qui, par ailleurs, n’a jamais existé, n’a jamais été appliquée correctement) continue-t-elle à ramper dans les « communications » et les esprits de tou-te-s les possédant-e-s de la terre, principale arme de la peste brune qui ressurgit avec force et malignité à chaque nouvelle « crise », sanitaire ou autre?

        +4

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    • Rémi // 30.09.2020 à 09h11

      Chère Catherine,

      j’avais déjá commenté cette article. Evidement que les américains voulaient faire une démonstration de force. Mais ils n’en auraient pas eu l’occasion si les Japonais avaient admit leur défaite en janvier 1945. De même pour les allemands.
      C’est ce point là qui est pour moi l’impensé de notre époque comment deux pays modernes et civilisés ont pu ainsi se suicider en poursuivant des guerre perdues.
      En 1918 l’allemagne a capitulé il n’y avait pas une vitre cassé en Allemagne à cause de la guerre. En 1945 le parc de logements avait été détruit au tiers et la moitié par les bombardement de 1945. Le Japon était dans la même situation.
      Alors dans ce cas pourquoi les américains se seraient-ils privés d’essayer leurs nouvelles armes sur le Japon?
      Rien dans les lois de la guerre ne l’interdit. Ce sont les dirigeants japonais qui ont mis leur peuple en danger et n’ont pas assumé.
      Vous remarquerez que ma thése est encore plus dure que ce que l’on vous apprennait. Mais je suis fortement imprégné du concept de Vae victis.

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      • vert-de-taire // 30.09.2020 à 11h39

        Malheurs aux civils exterminés ?

        Le concept Japon ne se confond pas avec sa population.
        Et celle-ci n’a peut-être pas choisi de faire telle guerre avec ses atrocités …
        C’est oublier que la victime est innocente.

        Nous sommes en guerre. Tout nous le montre et le prouve. En guerre perpétuelle.

        Rien dans cette condition, n’empêche X d’exterminer Y au nom du seul Droit, celui du plus fort.
        C’est cela la condition humaine ?
        Se massacrer quand c’est possible ?

        Vous suscitez des démangeaisons.

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        • Pierre Bacara // 30.09.2020 à 21h58

          « Le concept Japon ne se confond pas avec sa population. Et celle-ci n’a peut-être pas choisi de faire telle guerre avec ses atrocités … »

          « Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux ! Ou de tirer : bang, bang ! C’est là la manifestation de la plus haute sagesse et de l’éveil. L’unité du zen et de la guerre se propage jusqu’aux confins de la guerre sainte qui est maintenant en cours ».

          Haraia Daiun Sogakun, moine bouddhiste zen, 1939

          « La source de l’esprit des Forces spéciales d’assaut réside dans la négation du soi individuel et de la renaissance de l’âme qui prend sur elle-même le fardeau de l’Histoire ».

          Masunaga Reiho, moine bouddhiste soto, 1945

          (Les « Forces spéciales d’assaut » sont celles qui mènent les attaques kamikaze).

          « A partir de l’ère Meiji, notre secte a coopéré aux entreprises guerrières et fait cause commune avec l’Etat […] Nous nous sommes tompés à deux égards. Tout d’abord, nous avons subordonné les enseignements bouddhiques aux doctrines qui sous-tendaient la politique nationale. Ensuite, nous avons entrepris de priver d’autres peuples de leur dignité et de leur identité nationale. Nous promettons solennellement de ne plus jamais répéter ces erreurs « .

          Otaki Myogen, directeur administratif de l’école Soto (l’une des trois écoles du bouddhisme japonais), date inconnue.

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  • christian gedeon // 29.09.2020 à 13h16

    La guerre c’est degueulasse par principe. Par nature. Et le rôle d’un commandant est d’épargner le plus possible la vie de ses propres soldats. Et c’est tout. Tout le reste est du baratin.

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  • Grd-mère Michelle // 29.09.2020 à 14h08

    Afin de vous informer (en français)sur le déroulement du procès en cours de J.Assange, voir:

    https://www.legrandsoir.info/etats-unis-contre-julian-assange-comptes-rendus-des-audiences-jour-15-28-septembre-2020.html

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  • Ernesto // 29.09.2020 à 23h09

    Quelques années plus tard, l’Amérique récidivait dans l’horreur avec les tapis de bombes, le napalm et l’agent orange, ravageant la population et la nature au Vietnam. Ces nouveaux crimes de guerre n’ont pas empêché l’héroïque petit peuple vietnamien, au prix de terribles sacrifices, de vaincre l’impérialisme et la plus puissante armée du monde. La guerre est moins dégueulasse quand elle se mène au nom de la libération et de l’indépendance de la mère-patrie, tous les belligérants ne peuvent pas en dire autant.

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    • christian gedeon // 30.09.2020 à 11h54

      Oui ben aujourd’hui le Vietnam est sous le parapluie us. Tout ça pour ça.

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  • vert-de-taire // 30.09.2020 à 11h23

    **Burchett, un journaliste chevronné du Daily Express britannique, estime que les journalistes ont le devoir d’être indépendants des doctrines et des idéologies politiques, que leur responsabilité est d’obtenir des informations exactes et de publier la vérité.**

    Résumé en 1600 signes pour les non privilégiés comme moi. Même sur les-crises.fr il y a des commentateurs plus égaux que les autres.

    Pas d’accord avec cette formulation.
    Il ne s’agit pas d’indépendance avec des idées – doctrines, idéologies – mais de transmettre du réel sans en déformer sa perception pour la rendre captieuse.
    Le réel ne nous parvient que très partiellement. Nous le décrivons avec des mots qui le plus souvent sont des concepts et ou des dénominations pratiques plus ou moins précises.
    Le journaliste fait ce qu’il peut et veut sans obligation ni devoir autres que ceux qu’il se donne et s’applique. Il n’a donc aucune responsabilité. Ce fait est acté par l’existence de la fameuse Charte de Munich, un souhait non du Droit.
    Le journaliste est le plus souvent dans un lien de subordination, direct ou non. Même Assange qui a fait de gros efforts pour à la fois s’en départir et se soumettre aux lois étasuniennes est torturé par l’exécutif étasunien. L’indépendance, le libre-arbitre, n’existe que si cela ne dérange pas les intérêts des puissants. Nous sommes encore et toujours sous le joug, la loi du plus fort, et non pas dans un régime démocratique de liberté d’expression. Dans un régime de non droit, le Droit une chimère asservissante, une tromperie. Cf les violations répétées du Droit pour Assange.

      +1

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  • Pierre Bacara // 30.09.2020 à 16h47

    JAPON ET CRIMES DE GUERRE

    A ce sujet, je ne saurais trop suggérer la lecture du témoignage « The Forgotten Highlander » (éditions Abacus, Londres, 2010), écrit par un vétéran du siège de Singapour tombée le 15 février 1942 aux mains du « Tigre de Malaisie », le général Tomoyuki YAMASHITA.

    Parmi les prisonnier de guerre, un certain Alistair URQUHART, alors âgé de vingt-deux ans, qui passera ensuite trois années et demie dans les camps de prisonniers de guerre de l’armée japonaise.

    A l’âge de quatre-vingt-dix ans, Alistair Urquhart a tenu à témoigner tant qu’il était encore temps. Il est décédé en 2016.

    Attention, ce livre n’est pas pour les enfants.

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  • RGT // 30.09.2020 à 22h21

    Pour en revenir à la liberté de la presse, qui est bel et bien le sujet de cet article :

    « Ces dernières années, sous l’administration Trump, la presse libre a été gravement menacée. »

    Je pense que l’auteur devrait revoir son histoire car les poursuites contre Julian Assange n’ont pas été lancées par la « houppette blonde » mais par son prédécesseur « prix Nobel du pet » et par sa Divine Secrétaire d’État bien nommée Killary.

    Les fuites de documents concernent des faits qui se sont produits sous le « règne » de George Walker « rantanplan » Bush.
    Et loin de se défendre en prétendant que ces faits étaient à incriminer à l’ancien gouvernement, la clique Obama-Clinton a tiré à boulets rouges contre le messager.
    Il faut dire qu’Obama n’avait pas non plus franchement les « cuisses propres » et qu’il ne souhaitait pas que la vérité sur sa « bienveillance » paraisse au grand jour.

    De toutes façons, TOUS les présidents US depuis la création de ce pays ont TOUS été plus ou moins impliqués dans des actions peu reluisantes, même le « divin » Roosevelt n’était pas très « clean ».

    De plus, le président US n’a pas dans la réalité un pouvoir si immense, sauf sur le papier.

    Comme le monarque français de la Vème ripoublique il ne peut faire que ce qui est approuvé par « l’état profond » et les hauts fonctionnaires inamovibles qui décident si une loi ou un décret présidentiel est applicable ou non, et n’en font de toutes façons qu’à leur tête.

    Attendant dans le pire des cas l’élection d’un nouveau « chef suprême » pour enfin faire passer leurs « bons vouloirs ».

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