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12.février.202012.2.2020 // Les Crises

Reflets : Nous avons interrogé le fabriquant suisse du LBD

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Source : Reflets, 01-01-2020

La France fait bien n’importe quoi avec cette arme

Il faut bien l’avouer, nous étions un peu seuls en janvier 2019 lorsque nous avancions que les blessés à la tête par les forces de l’ordre ne l’étaient pas par hasard. Un an après nous revenons sur ce sujet avec un entretien qui confirme nos hypothèses.

C’était le mardi 8 janvier dernier. Il y a pratiquement un an. Une photo de Franck, 20 ans, ouvrait notre premier article titré : Les blessés éborgnés par les forces de l’ordre ne le sont pas par accident : le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l’ordre. Franck a perdu un oeil à l’Arc de triomphe le 1er décembre 2018 alors qu’il était en train de rassurer sa mère au téléphone. Le 25 janvier, nous allions plus loin avec un deuxième article titré Le fabriquant du LBD 40 sur un volcan : c’est pas moi c’est l’autre….

Dans ces deux articles, nous expliquions que contrairement aux premiers arguments des forces de l’ordre, le LBD est une arme très précise. L’excuse du mouvement de foule, des viseurs déréglés, des « tirs réflexe », ne tiennent pas. Il faut dire qu’à l’époque, il était presque « possible » d’avancer des « excuses » pour ces blessés. Selon le discours officiel, il s’agissait de « factieux« , « d’extrémistes de droite« , de personnes « haineuses« , de « _ séditieux » fomentant une «  insurrection« . « Une foule haineuse_ », selon les propres mots d’Emmanuel Macron lors de ses voeux de décembre 2018… Habillés pour l’hiver, les gilets jaunes, ces « révolutionnaires haineux », n’allaient pas venir se plaindre pour quelques blessés… On ne fait pas une révolution sans casser des oeufs… C’est sans doute l’idée qui a traversé l’esprit de certains politiques aux commandes. Ça allait passer…

En fait, non. Ces blessés, dans leur très grande majorité, l’ont été volontairement. La tête était visée alors que les règles liées à l’utilisation de cette arme sont formelles : on ne peut pas tirer ailleurs que dans les membres inférieurs, le thorax ou les membres supérieurs.

Le Salon Milipol nous a donné l’occasion de tester les viseurs holographiques EOTech.

Document de formation au tir avec LBD de la police – Taranis

Nous avons placé un de nos journalistes à 25 mètres. Lorsque la tête est visée, le cercle rouge de visée entoure justement toute la tête. Pas possible de se tromper…

Les membres des forces de l’ordre ont également évoqué les viseurs déréglés (impossible, les réglages prédéfinis pour un tir à 25m sont scellés) ou l’imprécision des tirs. Selon les propres tests du bureau de l’armement de la police nationale effectués avec un LBD 40 muni de ce viseur, le cercle de dispersion, l’écart constaté entre un point visé et l’impact à 25 mètres, est de 14 centimètres. C’est à dire moins que la distance entre le thorax et l’oeil…

Mais il y a mieux. Lors du salon Milipol en novembre dernier, nous sommes allés interroger le fabriquant suisse du LBD encore utilisé par les forces de l’ordre françaises. Et selon Brügger&Thomet, le cercle de dispersion, lors d’un tir avec ses munitions, est de 7 centimètres. Mais voilà, si les forces de l’ordre françaises sont bien équipées du lanceur de balles Brügger&Thomet, elles achètent leurs balles chez le fabricant français Alsetex. Le fabriquant de munitions français récemment épinglé par Libération, devrait désormais équiper l’Etat français en LBD…

Nos interlocuteurs chez Brügger&Thomet sont clairs. Il n’y a qu’en France qu’il y a autant de blessés graves avec son arme. Une position compliquée pour eux. La France est leur client, mais elle donne une image déplorable de cette arme. Selon les vendeurs rencontrés sur le salon, l’utilisation de munitions autres que les siennes (Alsetex) et la présence dans les rangs des forces de l’odre d’excités de la gâchette expliquent sans doute le bilan catastrophique du quatuor Macron-Philippe-Castaner-Nuñez.

Brügger&Thomet affirme également que les tests réalisés montrent qu’il existe une possibilité infime de blessures graves avec ses munitions.

Cela veut dire deux choses :

1) Depuis le début, l’Etat français sait que les munitions utilisées sont imprécises et occasionnent des blessures graves.

2) Ayant conscience de la moindre précision et de la plus grande dangerosité des munitions Alsetex, l’Etat français a apparemment choisi de se fournir, en plus, en lanceurs de balles de la marque de ces munitions…

Notre entretien avec Brügger&Thomet sur le salon Milipol en novembre 2019

Source : Reflets, 01-01-2020

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SanKuKaï // 12.02.2020 à 07h20

Le fait est : le LBD mutile. Que les victimes soient innocentes ou présumées innocentes (car ce n’est pas à la police de juger si une personne est coupable) ne change rien au fait initial.
Ensuite, il y a 2 options :
– Soit le LBD mutile par accident car il serait imprécis.
– Soit le LBD mutile par la volonté du policier qui tire (et/ou de sa hiérarchie).
Dans les TOUS les cas il faut le retirer de la circulation.
Ceux qui ont le pouvoir de le faire (police, hiérarchie, gouvernement) et ne le retirent pas sont responsables. Ne pas le retirer revient à légaliser la mutilation d’opposants politiques… Comme en Arabie Saoudite…

36 réactions et commentaires

  • SanKuKaï // 12.02.2020 à 07h20

    Le fait est : le LBD mutile. Que les victimes soient innocentes ou présumées innocentes (car ce n’est pas à la police de juger si une personne est coupable) ne change rien au fait initial.
    Ensuite, il y a 2 options :
    – Soit le LBD mutile par accident car il serait imprécis.
    – Soit le LBD mutile par la volonté du policier qui tire (et/ou de sa hiérarchie).
    Dans les TOUS les cas il faut le retirer de la circulation.
    Ceux qui ont le pouvoir de le faire (police, hiérarchie, gouvernement) et ne le retirent pas sont responsables. Ne pas le retirer revient à légaliser la mutilation d’opposants politiques… Comme en Arabie Saoudite…

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  • Ives // 12.02.2020 à 07h25

    L’article se focalise sur le LBD. C’est bien, mais cela ne reste qu’un outil. La question de fond serait plutôt de savoir si le système policier (formation, personnel, instructions, état d’esprit…) est violent, auquel cas changer l’outil ne changera rien ou pas grand chose (je vous accorde qu’une matraque me semble moins efficace qu’un LBD!!). Voir les livres de Maurice Rajsfus.

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    • Calvez // 12.02.2020 à 08h36

      La question n’est pas de savoir si le système policier est violent. Il l’est. Tout le prouve : assaut, matraquage, mutilation, éborgnage, mort. La question est de savoir qui en est responsable et quel est le but poursuivi.

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      • jmdest62 // 12.02.2020 à 11h51

        Bien sûr que le système policier est violent et heureusement qu’il peut l’être …..ne serait-ce que , le cas échéant , pour vous protéger si vous êtes victime d’une agression.
        La vraie question est pourquoi cette violence est tournée vers des gens qui veulent simplement user de leur droit de manifester pacifiquement ? Dans ce cas là la violence policière est complètement illégitime d’autant plus qu’on ne peut pas demander aux policiers de nous protéger contre eux-même.
        Il ne faut pas désespérer , un retournement est possible car beaucoup de policiers et gendarmes ne sont pas du tout d’accord avec les méthodes utilisées dans les manifs.
        @+

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        • herve_02 // 12.02.2020 à 23h37

          Ah ah ah…

          Si beaucoup de policiers ne sont pas d’accord, cela s’arrêterait tout seul. su tu es le seul violent de la bande et que ce que tu fais est illégal, les autres te stoppent.

          Si cela ne se passe pas c’est qu’une majorité est d’accord ou au moins cela ne lui pose pas de problème. Toute l’institution est à purger, il n’y aura plus aucun confiance dans la police pour au moins 2 générations. C’est devenu une milice au service d’une mafia.

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        • Séraphim // 13.02.2020 à 12h45

          Il faut cesser avec ce terme de « violence légitime ». Non la violence policière n’est ja-mais légitime. L’état n’a pas le « monopole de la violence ». Il a le monopole de la force. Ce qui est sensiblement diférent. On peut être « fort », appliquer de la force, sans être violent. Un château est fort, il n’est pas violent. Les policiers peuvent très bien se protéger avec des boucliers puissants, bloquer des rues, faire des goulets d’étranglement des flux etc. sans exercer de violence aucune. A la limite ils peuvent utiliser les lances à eau, avec précaution et modération. La violence est la facilité de la force, non son expression naturelle. La force maitrisée n’a nul besoin de faire appel à la violence.

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          • Le Drock // 17.02.2020 à 20h24

            « La violence est le dernier refuge de l’incompétence » I. Asimov

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    • zeroudoudou // 12.02.2020 à 13h14

      si on confie à un outil à un policier c’est qu’il peut en avoir besoin, or je ne vois pas à quelle occasion il peut avoir besoin du LBD. Cette arme est censée le défendre en cas de grave danger, or soit il est utilisé à distance sur des innocents, soit il peut être utilisé à courte distance, mais dans ce cas il est létal… bref dans quel cas cet outil se justifie-t-il ? Aucun. C’est juste une arme de dissuasion au service d’un gouvernement répressif.

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      • trucbidule // 12.02.2020 à 13h20

        Voici l’usage théorique du lbd (en dehors de la légitime défense):
        – le personnel est formé à son usage (coucou la BAC…)
        – Un individu violent est repéré parmi les manifestants
        – Un tir de lbd est effectué dans le torse de l’individu, ce qui le neutralise
        – les CRS ou les GM chargent jusqu’à l’endroit où l’individu est tombé pour l’interpeller.

        A la base c’est uniquement ça le lbd, mais effectivement la réalité est autre…

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  • Fritz // 12.02.2020 à 07h28

    LBD : ce sigle est d’une hypocrisie écœurante. Lanceur de balle de défense ?
    Disons plutôt : FA (Fusil d’agression), APM (Arme policière de mutilation)…
    La police ne reviendra à la raison que lorsqu’elle subira une violence supérieure, celle du peuple. En attendant ce jour (où les poules auront des dents ?), les centrales syndicales doivent expulser les syndicats de flics.

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    • Réléchiravantdelouvrir // 12.02.2020 à 07h43

      « La police ne reviendra à la raison que lorsqu’elle subira une violence supérieure »
      Vous avez déjà entendu parlé de cercle vicieux ou pas?

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      • SanKuKaï // 12.02.2020 à 09h55

        Exemple de cercle vicieux:
        Des sadiques tirent sur la foule. Leur hiérarchie ne fait rien, la justice les couvre, les médias n’en parlent pas.
        Puis retour à la case départ: des sadiques tirent davantage sur la foule. Les médias en parlent un peu, le préfet invente les BRAV-M, et ceux qui ne sont pas sadiques (syndicat Vigi ) et qui dénoncent les sadiques sont mis à pied.
        Puis en plus de tirer sur la foule, les sadiques forcent des gens à se jeter dans la Loire pour avoir fait du bruit, puis fracturent un larynx pour une simple infraction routière, etc.
        Tendre l’autre joue permettra-t-il vraiment d’arrêter ce cercle vicieux? Je ne suis pas assez calé mais historiquement et dans d’autres pays, qu’est ce qui a effectivement arrêté ce genre de cercle vicieux?

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      • Fritz // 12.02.2020 à 11h04

        Autre exemple de cercle vicieux :
        1. La police matraque les manifestants, mais les manifestants ne frappent pas la police. Car ils ont appris dans leur catéchisme que « l’État détient le monopole de la violence légitime ».
        2. Enhardis, les policiers tirent au LBD, des manifestants sont éborgnés mais ils ne frappent pas la police.
        3. Puis les policiers utilisent des grenades. Les manifestants se laissent asphyxier, parfois estropier.
        4.Puis les policiers tirent à balles réelles… des BRD (balles réelles de Défense).
        5. Puis la police ré-pu-bli-caine utilise le LFD (lance-flamme de Défense).
        Etc.

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    • Larousse // 12.02.2020 à 09h50

      Fritz vous touchez une question de fond – les syndicats de police. A ma connaissance seul le syndicat VIGI a eu une position claire critiquant l’usage de grenades puissantes et du LBD et la politique de répressions. Les autres syndicats pratiquent la « novlangue » comme au Ministère, en parlant de « doctrine ». Un mot ridiculement prétentieux pour un résultat – des centaines de mutilés… En clair, vous avez aussi raison d’espérer que la nation victorieuse devra dissoudre la plupart des syndicats qui « co-gèrent » et qui ont leurs responsabilités.
      Mais raisonnons aussi sur un futur « moins sale » et plus positif. Il faudra alors juger devant un Tribunal le Président de la République Macron et son Premier Ministre et son Ministre de l’Intérieur et le Préfet Lallement…et d’autres encore. Dans l’Histoire d’une nation, il est aberrant et même dangereux que les responsables ne rendent aucun compte…notamment ces personnes devront sur leurs propres biens indemniser les victimes… Cet acte leur sera salutaire…

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      • beatrix // 12.02.2020 à 13h56

        Voilà une proposition très raisonnable pour protéger la nation des dangers macronistes.
        Il devient de plus en plus évident que Macron et ses Ministres, dangereux amateurs, doivent être jugés au plus vite pour leurs crimes prémédités.
        Que le peuple élève sa voix pour réclamer leur procès dans les prochaines manifs, ce sera plus intelligibe et motivant.
        Tout crime doit être jugé.

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      • walty // 17.02.2020 à 17h02

        voir le dernier livre de l’historienne Annie Lacroix-riz : La non épuration en France de 1943 aux années 1950 et on comprend mieux que les coupables de ce genre ne risquent pas grand chose

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    • Bobam // 12.02.2020 à 12h59

      Tout à fait d accord avec vous, je rajouterais même pour les grenades dites «  de desencerclement «  balancées à tous vents alors qu il n y a en général JAMAIS de situation d encerclement des policiers, ce sont des grandes offensives et c est tout

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    • RV // 13.02.2020 à 19h01

      …/… les centrales syndicales doivent expulser les syndicats de flics …/…
      Que voulez-vous dire ? Je ne comprends pas.

        +1

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  • calal // 12.02.2020 à 07h43

    On le sait comment ca se passe dans les casernes.Il y a un jeu concours entre les tireurs lbd:un tir a la tete vaut 10 points,celui qui a le moins de points a la fin de la journee paie la tournee le soir.
    Apres c’est toujours interessant de voir comment le systeme fonctionne pour rationnaliser et couvrir ses fonctionnaires.
    Le risque le plus important pour un citoyen normal a toujours ete l’etat et ce qu’il peut leur faire subir.

      +25

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  • RGT // 12.02.2020 à 08h16

    Une arme en elle-même, quelle que soit sa nature, n’est JAMAIS dangereuse si elle reste dans son étui.

    Par contre, c’est bien celui qui l’utilise qui CHOISIT les dégâts qu’elle provoquera sur sa « cible ».

    S’il y avait eu UN SEUL accident il aurait été possible d’évoquer un accident (et bien sur que le gouvernement présente ses plus plates excuses à la victime en le dédommageant décemment pour le préjudice subi).

    Devant la pléthore « d’accidents » qui ont eu lieu pendant les manifestations de gilets jaunes nous ne pouvons qu’arriver à la conclusion que ces blessures GRAVES ont été VOLONTAIREMENT infligées à de simples citoyens sans défense qui exerçaient simplement leur DROIT INALIÉNABLE de manifester pour signifier leur mécontentement vis à vis des décisions prises par un gouvernement peu respectueux du bien-être de la population.

    Ces blessures ont été provoquées VOLONTAIREMENT pour entraîner de GRAVES BLESSURES, et s’il faut condamner le bras qui portait l’arme il faut SURTOUT condamner TRÈS SÉVÈREMENT la TÊTE qui a donné l’ordre EXPLICITE de tirer sur la foule sans défense.

    De même, les BRAS ARMÉS doivent AUSSI être poursuivis car ils n’ont PAS à exécuter des ordres contraires à la loi, sachant que les manifestants blessés ne représentaient AUCUN RISQUE en dehors de mettre en péril l’ego de dirigeants qui étaient bien protégés dans leurs bunkers ministériels.

    Les années 2018/2019 ne sont que la répétition de la fin du XIXème siècle pendant laquelle la troupe tirait sans état d’âme sur des personnes qui ne demandaient, comme ces dernières années, qu’à vivre décemment du fruit de leur travail.

    L’histoire ne se répète pas, elle bégaye. Et bien sûr ce sont « ceux d’en bas », les « moins que rien » qui en prennent plein la gueule, au sens réel.

      +63

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    • trucbidule // 12.02.2020 à 13h24

      « nous ne pouvons qu’arriver à la conclusion que ces blessures GRAVES ont été VOLONTAIREMENT »
      Bien sûr, le manque de formation des personnels, l’état de fatique des personnels ou les ordres reçu ne pourraient EN AUCUN CAS, être des explications satisfaisante. Pourquoi se forcer à réléchir quand on peut se contenter de dire « oh les vilains méchant flics »

      « De même, les BRAS ARMÉS doivent AUSSI être poursuivis car ils n’ont PAS à exécuter des ordres contraires à la loi, sachant que les manifestants blessés ne représentaient AUCUN RISQUE en dehors de mettre en péril l’ego de dirigeants qui étaient bien protégés dans leurs bunkers ministériels. »
      Les gens qui blablatent sur « la loi » sans savoir de quoi ils parlent… Allez un peu vous renseigner sur le cadre légal du maintient de l’ordre. Oui, il y a eu des actes illégaux, mais tout usage de la force n’est pas forcément illégal…

        +3

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      • beatrix // 12.02.2020 à 14h08

        Si le peuple ne se porte pas partie civile en vrai dans un vrai procès contre Macron, Castaner et compagnie, le gouvernement continuera son carnage.

        Aux prochaines manifestations, réclamez le procès du quatuor responsable dont Macron en tête.
        Ils ont commis des crimes prémédités avec des armes de guerre, Ils doivent être jugés. Je n’ai encore rien vu de cela inscrit sur les panneaux des manifestants.

        Sir! Sommes nous en République ou en Monarchie…En Dictature ou en Totalitarisme?
        En régime fasciste? peut-être.

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      • Fritz // 12.02.2020 à 14h11

        En effet, @trucbidule : étrangler à mort Abdelhakim Ajimi (Grasse, 2008), Philippe Ferrières (2019), Cédric Chouviat (2020), c’était un usage de la force parfaitement légal. La preuve : les braves policiers qui ont accompli ces exploits n’ont pas passé UN SEUL JOUR en prison, tout comme Schmitt et Garcia, les deux flics qui avaient assassiné Malik Oussekine en 1986. Sans oublier le flic anonyme qui a tué Zineb Redouane en lui tirant une grenade alors qu’elle fermait ses volets (Marseille, 2018).

        Et si vous êtes un flic, sachez que votre impunité ne sera pas éternelle.

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      • RGT // 12.02.2020 à 18h38

        « tout usage de la force n’est pas forcément illégal »…

        Pour sûr, la violence d’état, même dans les pires dictatures, est d’une totale légalité vis à vis de lois qui ont été promulguées par ceux-là même qui s’accrochent au pouvoir.

        Hitler, Franco, Mussolini, Pinochet, Staline et tous les autres « bienfaiteurs de l’humanité » ont de tous temps strictement respecté la sacro-sainte Loi, quitte à la modifier en temps voulu pour défendre leurs intérêts vis à vis de la masse grouillante et nauséabonde des gueux qui venaient réclamer des aberrations scandaleuses et disproportionnées compte-tenu de leur statut inférieur.

        Quant aux pandores, ils peuvent très bien se mettre en congé maladie la veille des manifestations (une compagnie complète de CRS l’a fait récemment) pour ne pas avoir à aller « casser du manifestant » et les psychopathes qui tirent sur la foule comme sur un stand de ball-trap n’ont pas leur place dans un service régalien LÉGITIME.

        De toutes façons, les SÉVICES de police et les armées ont de tous temps et en tous lieux été à l’entière solde du pouvoir en place.
        Leur mission théorique est de protéger la population mais il ne s’agit que de novlangue, les seuls qu’ils protègent en fait étant les dirigeants d’un état qui ne pensent qu’à leur propre intérêt.

        Il suffit de regarder un tant soit peu en arrière pour se rendre à l’évidence… De tous temps ces services ont été les bras armés de gouvernants qui se foutaient totalement du bien-être des populations…
        Et qui bien sûr n’ont jamais été poursuivis, hormis quelques lampistes, pour leur collaboration plus qu’active à des régimes de toute nature qui n’avaient RIEN de réellement « démocratiques ».

        Les événements récents en sont une preuve flagrante.

        Je sais, je suis un vieux con anarchiste qui n’a rien compris…
        Mais au moins je n’ai pas de sang sur les mains et je n’ai jamais durant toute mon existence porté atteinte à mes concitoyens

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      • Lyonnais // 13.02.2020 à 10h02

        Maurice Rajsfus raconte sa première rencontre avec la police française :

        https://www.youtube.com/watch?v=8eeEPvM0sA8&fbclid=IwAR2tihAlNZ285F_vYioLZ7dimNmGEbJzi8_BmrZxZJZoVT0rAIoKAQTVVps

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      • RV // 13.02.2020 à 19h07

        La France est signataire du Code européen d’éthique de la police.
        Elle ne le mets pas en application.
        par exemple :
        23. Les personnels de police doivent être en mesure de faire preuve de discernement, d’ouverture d’esprit, de maturité, d’un sens de la justice, de capacités à communiquer et, le cas échéant, d’aptitudes à diriger et à organiser. Ils doivent en outre avoir une bonne compréhension des problèmes sociaux, culturels et communautaires.
        29. Une formation pratique concernant l’emploi de la force et ses limites au regard des principes établis en matière de droits de l’homme, notamment de la Convention européenne des Droits de l’Homme et de la jurisprudence correspondante, doit être intégrée à la formation des policiers à tous les niveaux.
        35. La police et toutes les interventions de la police doivent respecter le droit de toute personne à la vie
        36. La police ne doit infliger, encourager ou tolérer aucun acte de torture, aucun traitement ou peine inhumain ou dégradant, dans quelque circonstance que ce soit.
        37. La police ne peut recourir à la force qu’en cas de nécessité absolue et uniquement pour atteindre un objectif légitime.
        38. La police doit systématiquement vérifier la légalité des opérations qu’elle se propose de mener.
        39. Les personnels de police doivent exécuter les ordres régulièrement donnés par leurs supérieurs, mais ont le devoir de s’abstenir d’exécuter ceux qui sont manifestement illégaux et de faire rapport à ce sujet, sans crainte de sanction quelconque en pareil cas.

          +8

        Alerter
  • Denis // 12.02.2020 à 08h56

    Un peu de cynisme:

    Un mort, ça s’oublie!
    Par contre des mutilés, ça dure une vie.

    C’est pourquoi on utilise ce genre d’outil.

    Heureusement, on est en démocratie, il faut bien
    que la police protège le bourgeois: les autres sont la racaille!

    Vive la France, pays des droits de l’Hooooomme! 🙂

      +12

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    • RGT // 12.02.2020 à 18h47

      La police ne protège pas les bourgeois, elle protège la caste qui s’est appropriée le pouvoir.

      Caste qui compte parmi ses membres les plus hautes strates de la bourgeoisie certes.

      Mais l’immense majorité des « bourgeois », hormis quelques miettes supplémentaires, ne sont guère mieux lotis que les « intouchables » des classes sociales les plus défavorisées.

      Si au moins ces « bourgeois » arrivaient à comprendre ce simple fait ils se précipiteraient dans toutes les manifs, qu’elles soient gilets jaunes, services publics, retraites ou autres…

      De toutes façons, tous ceux qui gagnent moins de 50K€ mensuels ne sont que des sous-prolétaires, des gueux comme les autres.

        +11

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  • zeroudoudou // 12.02.2020 à 10h39

    L’argument du ministère de l’intérieur est que l’arme est indispensable en cas de menace imminente pour le policier. D’une part on se demande comment se débrouillent les pays autour de nous, de plus ce n’est pas de cette manière qu’elle est utilisée, enfin en cas de menace imminent cela signifie que la personne qui attaque le policier en est très proche, or cette arme est létale à courte distance. Bref dans tous les cas rien ne justifie son usage à part vouloir terrifier les Français.

      +24

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  • Casimir Ioulianov // 12.02.2020 à 13h36

    Il y a eut tout un process de légitimation de la violence qui a été mise en branle après l’affaire Benalla.
    Deux ans de violence inouï plus tard le constat est sans appel ; on a un pouvoir qui fait tirer sciemment sur des citoyens non-violents pour ne pas avoir à se remettre en question.
    Quel est la légitimité d’un tel pouvoir ? Nulle.
    Est-ce une façon démocratique de gouverner ? Certainement pas.
    Devons nous destituer ces cons ? Plus ça va ,plus ça devient une question de survie pour la république et plus ça devient urgent.
    (Notez que j’en ai rien à foutre de cette république là , à titre perso je préférerait qu’elle crève ; des gens qui sont capable d’appeler la corruption « du lobbyisme » et la fraude « de l’optimisation » n’ont rien à foutre à la tête d’un pays. On sait faire sans eux.)

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    • herve_02 // 12.02.2020 à 23h54

      De toute façon l’Histoire est une maîtresse sans appel. Lorsque la mafia est au pouvoir, elle n’arrive JAMAIS à vivre éternellement et généralement, cela se termine par un massacre. ce qui me vient à l’esprit c’est ceausescu. Cela correspond assez parfaitement avec le gamin roi et sa vieille rombière. Je crois me souvenir que ça c’est mal terminé pour eux.

      Et si le docte pétainiste qui nous gouverne (façon de parler) à les plans des égouts et son hélicoptère (qui s’il a de la chance pourra l’emmener loin) c’est qu’il sait bien que ce qu’il fait est détestable. Il sait au fond de lui qu’il n’est un déchet du monde bancaire qui aurait du rester à comptabiliser des boites de bic et rationaliser l’usage des trombones. Il n’est pas capable de plus, ni intellectuellement, ni humainement et la politique est carrément conceptuellement hors de son champ conceptuel. Je ne parle même pas de gouverner un peuple.

      Il devrait être trainé devant un tribunal militaire pour haute trahison et fusillé à l’aube, à genou comme un animal.

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  • Zoltan // 13.02.2020 à 20h16

    Et vous, vous concluez que 7cm ou plus, c’est imprécis pour les tirs… 🤔
    Quelle nativité! On vous fait tourner en bourrique.
    Ils tirent au visage, un point c’est tout!
    Ça coûte 500€ une visée de ce type, vous le savez. On ne claque pas un tel prix pour tirer dans les orbites par erreur.

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  • Garibaldi2 // 14.02.2020 à 05h50

    Il y a dans les syndicats de police des individus fascisants :

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/2476365589066266/

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  • JnnT // 14.02.2020 à 19h23

    Je connaissais l’article, paru dans Reflets.
    On doit être un peu technique pour dire ce qu’il faut.
    Les policiers étaient auparavant équipé de Flash-Ball, une arme fort différente. Sans crosse, deux canons, viseur sommaire, balle de plus gros diamètre, moins rapide, canon lisse. Cela convenait pour l’autodéfense d’un policier : en situation d’urgence, il tire de près, en visant au corps, et peut doubler si besoin. Le LBD sert à autre chose par conception. Un seul coup, une crosse, un viseur complexe : ce n’est pas une arme d’autodéfense rapprochée. Le LBD – canon long, rayé, projectile plus rapide – est conçu pour cibler avec précision un manifestant à 25 m. Le choix de cette arme s’accorde parfaitement avec son emploi : blesser gravement à la tête des manifestants pour les terroriser tous, sans tuer tout à fait. Cet emploi avec tir à la tête est validé par la hiérarchie policière et politique. Le LBD est systématiquement braqué au niveau des têtes pendant les manifestations, la pratique du tir à ce niveau est donc jugée normale. C’est la même « philosophie » du maintien de l’ordre qui est mise en oeuvre – en pire – par Israël contre les Palestiniens qui manifestent. On les tire à distance avec des balles expansives mais en visant les jambes. Résultat : des blessures affreuses et des handicapés à vie, mais pas de mort.
    Passage au LBD, doctrine d’emploi effective, victimes, un même projet dont il faudra juger les responsables. Sinon, individuellement, il faut être un salaud pour exploser la tête d’un manifestant pacifique.

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    • Robert // 15.02.2020 à 20h37

      Manifestant pacifique ? … Tous les manifestants étaient loin d’ être « pacifiques » lors des manifs des GJ, puisqu’il y a eu également des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre.
      Cette réalité étant rappelée, je ne cautionne absolument pas l’usage qui a été fait des LBD, car il est clair qu’ils ont été employés pour mutiler volontairement dans un certain nombre de cas. Voilà des pratiques inadmissibles dans une démocratie, mais sommes nous encore réellement en démocratie ? …

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  • CSA tas de vendus // 16.02.2020 à 15h20

    @Robert: vous ne parlez quand même pas des « blacks bloks » et autres nervis commodes pour les préfectures? Parce que ceux la sont violents, casseurs, mais jamais cassés…On ne tire pas sur ses potes.
    Par contre sur les manifestants pacifiques et désarmés ça oui, quand ils font ressortir la vilenie(la corruption, la saleté) du gouvernement. Le prince se paye de la vaisselle à très cher et « en même temps » pour parler comme le monarque(pas de droit divin mais de droit des puissances d’argent) on pressure à tout vat le peuple. Et la milice casse la gueule à ceux qui osent dire « ça suffit ». La haute fonction publique est bien restée celle qui collaborait avec délice avec les nazis.

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