Les Crises Les Crises
11.février.202011.2.2020 // Les Crises

[Vidéo] La fin de l’URSS

Merci 143
Je commente
J'envoie

Très intéressant documentaire, surtout sur la partie où l’Occident ne soutient plus Gorbatchev à la fin…

Source : LCP, Daily Motion, 26-09-2013

Reportage sur la fin de l’URSS.

Source : LCP, Daily Motion, 26-09-2013

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

François Lacoste // 11.02.2020 à 08h48

Et le pillage du pays pouvait commencer!
Un peu comme ici, chez nous en France en ce moment. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/macron-veut-une-souverainete-nationale-photonis-bientot-rachetee-par-un-americain-839296.html
Il y a un je ne sais quoi ce Boris Eltsine chez Macron…

39 réactions et commentaires

  • François Lacoste // 11.02.2020 à 08h48

    Et le pillage du pays pouvait commencer!
    Un peu comme ici, chez nous en France en ce moment. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/macron-veut-une-souverainete-nationale-photonis-bientot-rachetee-par-un-americain-839296.html
    Il y a un je ne sais quoi ce Boris Eltsine chez Macron…

    • moshedayan // 11.02.2020 à 15h03

      Bonjour, je ne sais pas si exactement Eltsine et Macron ont un point commum, mis à part une ambition démesurée ??? mais votre bilan – le pillage pouvait commencer est à 100% juste et n’oubliez pas toute l’Europe de l’Est au profit notamment de l’Allemagne qui s’activa aussi par ses services à détruire la Yougoslavie… Je reviens sur aussi l’aberration de Moscow city -mes amis russes m’ont dit que ce projet venait à la base des oligarques eltsiniens (qui sait quelle firme occidentale ne s’en met pas plein les poches ? alors que les retraites sont trop basses encore en Russie). En Slovaquie, la curée a fait aussi des ravages…chômage élevé, …les Etats Baltes ont vu une émigration massive de jeunes vers l’Ouest -un véritable dépeuplement (tandis qu’à l’intérieur, leurs dirigeants agitent bien fort leurs nationalismes, le ridicule ne les tue pas (pour l’instant… alors que sous l’URSS, leurs populations étaient stables et culturellement bien vivantes…cherchez l’erreur !)
      ps ! si votre président Macron est un adepte forcené de réformes, de “thérapie de choc” alors effectivement attendez-vous au pire dans le déclin…C’est toxique historiquesment

      • antoniob // 12.02.2020 à 04h57

        de fait les statistiques lithuaniennes notent environ 20% de perte démographique.
        Le cas ukrainien actuel est similaire, une masse importante d’ukrainiens sont partis en Pologne, prenant la place des polonais qui ont progressivement immigré au fil des ans vers l’Allemagne d’abord, puis après l’instauration des réformes Harz, vers la Scandinavie, la GB, l’Espagne et ailleurs. Mais de plus l’Ukraine vit une seconde katastroïka qui se sur-ajoute à la 1ère lors de la dissolution soviétique, et qui n’a jamais été rectifiée comme ce fut le cas en Russie.

        Ce qui m’interpelle c’est la situation biélorusse. Il y une paire d’années, il y avait comme de légers frémissements précurseurs d’une opération eurosoviétique combinant carotte et bâton avec opération médiatique à la Maïdan. Mais depuis plus rien. L’Empire est peut-être trop occupé sur tous les autres fronts. Les clans biélorusses ont peut-être été refroidies par le sort de l’Ukraine, pour que ceux plus ou moins “retournés” par les eurosoviétiques, se décident. De toutes façons l’Ukraine post -soviétique est une sorte de bazar désorganisé depuis le début, malheureusement pour la population.

        • Anonymous_civ_Sergent // 15.02.2020 à 07h16

          Il est vraie que le sort de l’ukraine a refroidit beaucoup de gens et malheureusement pas seulement la bielorussie mais d’autres peuplades (arménie, kazakhstan, mongolie…) voir aussi les chinois.

          Je ne sais pas ce qu’il en est en France par contre.

          Beaucoup ont oublié les manifestations à Paris contre la guerre dans le donbass, le fait que nombre d’anciens militaires avec expérience sont partits combattre dans le donbass. Et c’est un point qui sidère le peu de militaires maintenant démobilisés de mon entourage qui n’avaient jamais entendu parler de cette histoire.

      • Yoann // 12.02.2020 à 15h49

        Le nationalisme c’est la réponse à l’émigration de masse. Ça et les politiques pour les familles. C’est encore plus visible en Hongrie

    • Bats0 // 11.02.2020 à 18h47

      En ce moment ? Mais ça fait un moment que le pillage a commencé :
      Sarkozy vente d’or : “500 à 600 tonnes sur les 3 000 tonnes détenues alors par la Banque de France. Selon le ministre de l’Économie Nicolas Sarkozy il s’agit de remplacer le métal jaune, qui ne rapporte pas d’intérêts”;
      “Emmanuel Macron Secrétaire général de Hollande, soutient depuis l’Elysée les intérêts des Américains et de la haute finance face à ceux de la France, chasse Montebourg de Bercy et prend sa place. Aussitôt, de Bercy il vend un des domaines les plus performants de la souveraineté nationale qu’est Alstom aux USA”

      • Linder // 11.02.2020 à 21h12

        Je pense que la place de Sarkozy est en prison mais pas pour cette histoire de vente d’or. C’est trop facile de lui donner tort en voyant l’évolution des cours de bourses après coup. Le raisonnement officiel ayant conduit à la décision de vendre reste logique et cohérent.

        • Damien // 12.02.2020 à 00h17

          A l’époque, personne n’avait compris cette décision. On invoquait des pseudo raisons techniques qui ne convainquaient personne. Il était quand même étrange de vendre de l’or alors que les cours étaient au plus bas (Sarkozy n’avait qu’à écouter la chronique des matières premières sur RFI). N’importe qui de censé aurait attendu que les cours remontent, à moins d’y être forcé par les circonstances. Au mieux, c’est de l’incompétence qui aurait mérité sa mise à l’écart définitive des fonctions gouvernementales.

  • Geoffrey // 11.02.2020 à 11h19

    je n’ai pas la force de tout visionner : trop mou, trop prévisible..

    j’aimerais surtout comprendre ce qui a merdé dans l’organisation de l’économie par l’Urss…

    pq et surtout comment les chinois ont-ils réussi là où les russes ont échoué (càd moderniser leurs outils de production en engrangeant des bénéf’ par l’exportation des “merdes” payées par nous en dollars/euros) ?

    comment gérer collectivement des ressources collectives peut-il échouer ?

    on dit tjrs que c’est dû à un manque de motivation du travailleur (car le bénéf’/perspective de gain est absente) mais c’est là le sort de millions de prolo’ en Occident : ils reçoivent un salaire, pas une part du bénéf’…alors quoi ?

    Geof’-Rey, qui me répondra ?

    • TB // 11.02.2020 à 11h41

      Une partie de la réponse est que l’Union soviétique est passée par un pic de production pétrolier, tandis que la Chine a pu devenir « l’usine du monde » grâce à ses réserves de charbon. Quand il y a de l’énergie, les sociétés humaines croissent et se complexifient. Quand il y en a moins, elles se contractent et se simplifient (brutalement).

      • Anfer // 11.02.2020 à 12h47

        Une partie seulement,

        La saignée de la seconde guerre mondiale n’a jamais été vraiment compensé.
        Comparer les USA et l’URSS après 1945 sans tenir compte des 27~30 millions de morts, des destructions inimaginables subit par l’URSS, c’est faire un contresens historique.

        Au contraire, quand on voit que 12 ans après la victoire de 1945, les soviétiques mettent en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, c’est assez incroyable de voir une résilience pareille.

        • moshedayan // 11.02.2020 à 16h43

          Les Russes disent aussi que “vous les Occidentaux vous nous avez jamais laissé tranquilles… vous avez toujours préparé une possible agression…”C’est la peur d’un nouveau Barbarossa..;course aux armements épuisantes sur le grand Bluff de la “Guerre des Etoiles” de Reagan.
          Face à ce raisonnement russe, aux amis je leurs dis : “Ne vous faites pas avoir à nouveau : Faites des armes pas plus que nécessaires et surtout développez vos propres standards dans l’industrie, les technologies, etc…! Utilisez les Occidentaux, sans jamais vous faire d’illusions et vous liez les mains…” “Le communisme a chuté , l’Occident continue à vous emmerder…donc rien à attendre de ce côté là… Faites votre propre chemin, discrètement et sûrement… la crise à l’Ouest est bien là, et elle fait son oeuvre…”

    • UnKnown // 11.02.2020 à 14h43

      Globalement, si il y a une chose qui caractérisait l’économie de l’URSS, c’est sont inefficacité, noyée par une bureaucratie épaisse. L’économie fonctionnait mal (et de plus en plus mal avec le temps) mais néanmoins fonctionnait. La Perestroïka a mis le brun dans le peu de ce qui marchait au niveau bureaucratique, et les aspirations à plus de liberté et d’indépendance ont fait le reste.

      • ouvrierpcf // 12.02.2020 à 20h04

        globalement il y a une chose qui caractérise l’économie Française de Sarkozy Hollande Macron son inefficacité déficit accru PIB en berne production industrielle dégringolant vente des brevets TGV trains ALSTOM centrales nucléaires, imprimeries , papeteries fabriques de pneus décentralisation MICHELIN fermetures GOOD YEAR Firestone 200 usines ateliers centres de recherche en 5 ans!! les moteurs RENAULT vendus aux japonais qui mettent en prison son PDG !! UNknow le sait il? a til vu les infos ? même les concessions d’autoroutes bradées Dans 2ans l’agriculture française sera déficitaire::!!! Comme COLUCHE disait on leur donnerait le sahara il manquerait de sable!! Unknow nous donne des leçons d’économie? pour les aspirations à la liberté que UNKNOW manifeste avec les gilets jaunes un samedi du coté des champs Elysées ou ailleurs !! et prends garde à ses yeux !! ou a son porte feuille 135euros d’amende pour simple présence dans la rue!

    • Pas expert // 11.02.2020 à 15h52

      En dehors des arguments capitalistes de base concernant le manque de liberté économique, on peut probablement citer :
      – une guerre économique brutale,
      – une baisse du poids économique due à la planche à billet occidentale lancée par Reagan et Thatcher,
      – décote des produits d’export cotés dans les bourses US, surcote des produits d’import,
      – un soutien aux pays “frères” lourd à supporter,
      – une course aux armements impossible à suivre,
      – l’occident qui joue l’alliance avec la Chine contre la Russie,
      – un début d’adoption des règles monétaires restrictives stupides
      Le coup de grâce fut donné par le programme des 500 jours, promus par des idiots “utiles”, pour ne pas dire plus.
      Pourquoi 66% des russes regrettent l’URSS ?

    • Pinouille // 11.02.2020 à 16h11

      Vous posez une série de bonnes questions.
      Mes éléments de réponse sont à prendre avec des pincettes et méritent certainement d’être complétées:

      “pq et surtout comment les chinois ont-ils réussi là où les russes ont échoué”
      Ils ont profité de la mondialisation qui n’existait pas du temps de l’URSS (guerre froide, mur, etc…). Ils ont profité de leur faible coût de main d’oeuvre et entretenu une monnaie peu chère pour produire pour l’occident. Ce faisant, ils ont accueilli les investisseurs étrangers (délocalisations) à bras semi ouvert: tu investis chez moi, mais je reste actionnaire majoritaire, et j’en profite pour capter une bonne partie du savoir faire technique car je m’assoie sur le droit de propriété intellectuelle.

      “comment gérer collectivement des ressources collectives peut-il échouer ?”
      Il me semble que cette gestion était très centralisée: plans quinquennaux décidés en haut lieu, qui ne tenaient pas compte des réalités du terrain –> les résultats n’étaient au RDV que sur le papier: les comptes étaient trafiqués par les dirigeants de proximité qui n’avaient pas envie de décevoir (ref: goulag).

      “mais c’est là le sort de millions de prolo’ en Occident : ils reçoivent un salaire, pas une part du bénéf’…alors quoi ?”
      Alors si en occident ton rendement ne correspond pas à celui attendu, on te vire. Inversement, si tes résultats sont au RDV, on te promeut. La peur du chômage/déclassement et/ou la promotion restent de puissants leviers de motivation. L’URSS de son côté assurait un travail pour tout le monde, indépendamment de sa motivation/performance.

      • moshedayan // 11.02.2020 à 17h41

        Attention quelquefois, les réalités de terrain étaient bien prises en compte. Deux exemples : quand Brejnev vit le projet de la Lada Niva, il s’étonna . Pourquoi une capote? Elle ne va pas se distinguer de la Uaz-jeep. Les paysans ont aussi besoin de confort et d’avoir chaud. Les ingénieurs décidèrent alors de faire une vraie carrosserie. Histoire entendue dans un documentaire sur la création de la Niva. Pareil, pour la Samara, Avtovaz chercha à faire le meilleur possible avec Fiat qui refusa de céder la base de la Ritmo, la firme se tourna alors vers Porsche, et un peu après devant les mérites du projet une filiale de Fiat collabora aussi… Et ce fut la Samara – une réussite, quoiqu’on en dise sur les Ladas et les plaisanteries à l’Ouest (qui sont pour les Slovaques de ma génération de la pure propagande occidentale, pareil sur la skoda Favorit d’ailleurs avec un excellent moteur…)

      • Damien // 12.02.2020 à 00h27

        La différence entre la RPC et l’URSS est que les Occidentaux ont investi massivement dans pour la première, et ont ouvert leurs marchés aux importations chinoises. A l’inverse, les Etats-Unis ont tout fait pour saboter toute coopération en Europe entre les pays de l’Est et de l’Ouest. Un exemple parmi d’autres, dans les années 1950, au lieu d’acheter du charbon de qualité à la Pologne, la France a dû se contenter du charbon américain, de moindre qualité dans le cadre du plan Marshall. En même temps, les autorités américaines pouvaient calmer les mouvements sociaux dans leurs mines.

      • Anouchka // 12.02.2020 à 08h46

        Et il y a aussi quantité de “bullshit job” dans le système capitaliste comme l’a montré D Graeber -donc beaucoup de gaspillage d’énergie et de main d’œuvre.
        Sans compter que la menace d’un plan social non justifié (fait uniquement pour des raisons comptables alors que l’entreprise est rentable) contribue à démotiver le personnel qui parfois peut à cause de ça faire inconsciemment une “grève du zèle” (car ils ont l’impression qu’ils sont “virables” à tout moment sans raison)

        • Pinouille // 14.02.2020 à 10h03

          “Et il y a aussi quantité de “bullshit job” dans le système capitaliste comme l’a montré D Graeber -donc beaucoup de gaspillage d’énergie et de main d’œuvre”
          Toute analyse critique de l’URSS/communisme n’a pas vocation à conclure que le système capitaliste est le paradis sur terre. Si l’on exclut l’idée qu’il peut exister une organisation humaine parfaite qui mènerait à la fin de l’histoire, toute critique des systèmes actuels et passés est bonne à prendre. Mais pour formuler des critiques pertinentes, il est nécessaire de se donner les moyens de connaitre dans le détail le fonctionnement de ces systèmes. Ce n’est pas la tâche la plus facile. La plupart préfère en rester à l’idéologie: c’est à mes yeux d’un moindre intérêt.

          “Sans compter que la menace d’un plan social non justifié (fait uniquement pour des raisons comptables alors que l’entreprise est rentable)”
          Je vous recommande la lecture de ce billet qui explique pourquoi: https://institutdeslibertes.org/eh-oui-je-suis-un-financier/

    • Michel LEMOINE // 11.02.2020 à 17h32

      Aucun pays n’a été comme l’URSS poursuivi par la haine des puissants. Intervention étrangère de 14 pays dont la France, blocus, tentatives répétées de diriger la fureur nazi contre lui (Munich), guerre froide, course aux armements, mensonges et calomnies, création de l’islamisme pour le diriger contre elle (Afganistan). Cette haine sera pour l’éternité la honte du 20ème siècle.

      • PPD // 12.02.2020 à 20h57

        Je suis en train de lire “l’archipel du Goulag” de Soljenitsyne : franchement, j’ai du mal à verser la moindre larme sur la disparition de l’URSS, autant pour l’Occident, que pour les Russes. Que l’idéologie marxiste, avec la chute de l’URSS, se soit effondrée, tant mieux ; et que ce soit un alcoolique comme Eltsine qui ait permis l’effondrement de l’une des pires dictatures du 20e siècle, on reste dans le grotesque du soviétisme !

    • Facteur X // 11.02.2020 à 21h25

      “comment gérer collectivement des ressources collectives peut-il échouer ?”

      Mais êtes-vous bien certain qu’elles aient été gérées “collectivement” ? N’est-ce pas plutôt, rapidement, une bureaucratie étatique qui a géré ces ressources en lieu et place d’une collectivité de travailleurs ?

      • Geoffrey // 12.02.2020 à 10h18

        je suis d’accord sur l’idée que l’Urss n’a pas été gérée collectivement : c’était une dictature top-bottom…

        mais la Chine aussi, or…

        petite info’ : l’UE va subsidier la recherche pour les batteries électriques…c’est comme qui dirait de la planification (vu que c’est de l’argent public et que les entreprises européennes fonctionnent en cartel et coopèrent). Alors quoi ?

        je pense que qqch s’est passé en Urss qui a brisé la dynamique économique, autre que la course aux armements

        parce qu’en théorie, je ne vois pas ce qui empêchait l’Urss de devenir LA super-économie du globe…

        Geof’, tjrs communiste

    • Onna // 12.02.2020 à 11h13

      Bonjour,

      peut-être un élément de réponse pourrais se trouver dans la culture : j’entends factuellement que la Russie ou l’URSS est de culture chrétienne et que la Chine est d’un autre monde à ce niveau. Là où dans le christianisme le rapport à l’argent est considéré par nous-même comme à peu près sain, en chine le mythe de la prospérité n’est pas un mythe, on respecte celui qui est riche et qui le montre. différence de culture et de philosophie ceci est peut-être une partie de la réponse que vous attendez. Ensuite le fait que la chine à mis une bonne dizaine années à se mettre au niveau de l’occident, montre la propension de l’état totalitaire chinois à agir à marche forcé avec 1 milliard d’individu. Ne regardons pas les dégâts qui ont été causés par cette transformation car tout à un coût. Il faut se rappeler aussi que l’URSS à été économiquement démoli par la course aux armements et la course à l’espace, se remettre debout après une longue guerre froide n’est pas aussi facile qu’une résilience naturelle.

  • Owen // 11.02.2020 à 11h49

    Mes parents connaissaient un général qui faisait partie de l’équipe de tête à l’Etat Major (je ne veux préciser plus).

    A un diner, on parlait de la Perestroïka en cours et je lui demandais si la France soutenait Gorbatchev. Il m’avait dit que l’attitude était la prudente attente, voire la méfiance et il semblait d’accord avec ça (coucou Mitterrand…). Je lui indiquais avec des exemples que Gorby démontait tranquillement un empire pourtant calcifié par une idéologie endurcie et lui disais mon avis qu’il serait dommage que ça dérape. Il m’a dit que Gorby était issu du KGB, que la géopolitique est complexe, qu’il fallait faire attention aux manipulations.
    J’avais 20 ans, je savais à qui je parlais, mais je voulais comprendre où était ma naïveté. J’ai énuméré : retrait des troupes d’Afghanistan, autorisation de la religion, entreprises privées, chute du mur, fin du pacte de Varsovie… Il faisait des « oui, oui.. » avec un air indulgent. Je lui ai demandé alors : « Qu’est-ce qu’il faut qu’il fasse pour qu’il soit pour vous quelqu’un de bien ? ». Il n’a pas répondu et s’en est sorti par une blagounette. J’ajoute qu’il passait régulièrement ses samedis à distribuer des vêtements ou des repas avec des associations de lutte contre la pauvreté: rien d’un va-t-en guerre étatsunien.

    J’ai découvert qu’on peut obtenir un haut poste de décision et d’influence, même au mérite, et être incapable de justifier la raison de son attitude à laquelle on croit. Et ce n’était pas l’époque des gosses macroniens.

  • Catalina // 11.02.2020 à 14h39

    La réécriture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale est un sinistre prélude, 31 janvier 2020 − Source Strategic Culture

    Il est étonnant et profondément troublant que soixante-quinze ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire de cet événement soit réécrite sous nos yeux.
    et pour ma part très dangereux…
    https://www.strategic-culture.org/news/2020/01/31/rewriting-history-of-world-war-ii-is-ominous-warning/

  • RGT // 11.02.2020 à 19h37

    Gorbatchev…

    De nombreux russes le considèrent avec des sentiments mitigés.

    Il a à la fois démocratisé un pays sclérosé par plus de 70 ans de régime TRÈS autoritaire, ce qui est un bienfait.

    Mais il a aussi commis le crime de haute trahison en permettant à “Boris la picolle/les magouilles” de piller le pays avec ses potes oligarques.

    Quand un homme sincère et honnête se retrouve face à des requins il a peu de chances de s’en sortir indemne, et dans son cas il a abandonné le pouvoir à une crapule notoire qui a fait sombrer la population dans une misère sans limites.

    Les russes ne vivaient pas dans le grand luxe mais au moins les russes étaient nourris, logés, soignés et éduqués.

    Ce qui n’a plus été le cas sous le “Divin Boris” tant apprécié des occidentaux (Tiens Boris, un p’tit verre de Vodka et tu nous donnes toutes les ressources de ton pays)…

    On comprend facilement pourquoi les russes plébiscitent l’actuel dictateur du Kremlin… Si l’aventure Eltsine avait continué (ou si son clone avait pris sa succession) ce pays aurait actuellement un PIB largement inférieur au Burkina Faso.

    Désormais, les russes ont fini par pardonner à Gorbatchev et il pourra partir “l’âme en paix”, finalement, il avait pris la bonne décision et avec du recul son intervention aura au final été bénéfique pour l’ensemble de la population.

    Visiblement, les russes (du peuple), après le redressement opéré par Poutine (L’incarnation de Satan) semblent désormais vivre heureux, ce qui est de loin le plus important.

    • Catalina // 12.02.2020 à 01h20

      Eltsine qui a fait tirer sur la foule en 1993 !! Quand à Gobarchev, qui mieux qu’un russe peut en parler : un ami physicien de Moscou

      ” Gorbatchev avait une très belle idée de retirer nôtre troupes d’Europe de l’Est. Ces troupes étaient là à la suite de la Seconde guerre Mondiale, comme les troupes américaines en Europe Occidentale. Cela serait bénéfique à la fois pour l’URSS et pour l’Europe. Mais Gorbatchev, en tant que chef de l’Etat, devait défendre les intérêts de mon pays. Il devait insister sur le retrait des troupes américaines d’Europe Occidentale. L’équilibre des forces serait préservé. Il n’a pas fait cela. Il n’y avait pas de guerre, mais l’URSS est tombée dans la position d’un pays qui a perdu la guerre. L’URSS elle-même a perdu 1/4 de son territoire et, en fait, il est tombée sous la direction extérieure des États-Unis. Gorbatchev était un très bon président pour les États-Unis, mais un très mauvais président pour son propre peuple, qui a subi beaucoup de souffrances de telles politiques.”

  • Brigitte // 12.02.2020 à 09h28

    Documentaire interessant en effet, paraissant neutre, même si…la chute de l’URSS est présentée comme le résultat du conflit entre deux hommes: le fort et le faible, le loup et l’agneau.
    Pourquoi Gorbatchev a t-il initié un tel changement (pérestroïka,) sans avoir eu la capacité de le mettre en oeuvre? Etait-il dès le début une marionnette?
    La situation de l’URSS était-elle si catastrophique qu’il n’était pas possible de choisir la voie du milieu? Le communisme ou le libéralisme?
    La voie du milieu a pourtant été choisie par la Chine avec les résultats que l’on connait, mais “grâce” à l’Occident qui en a fait une usine-monde.
    A quand un documentaire sur l’ascension de Poutine, le 3ème homme de la Russie?

  • lon // 12.02.2020 à 21h51

    Le ton idéologique du documentaire est donné au tout début , quand le commentateur se demande gravement “si le marxisme est compatible avec le capitalisme ” c’est à dire ” si l’économie planifiée est compatible avec l’économie de marché ” , ce qui aplatit d’office toute velléité de sympathie pour toute planification économique , en mettant opportunément à la trappe mémorielle les plans français sous De Gaulle , et renforcera la croyance béate dans les bienfaits du libre marché à la bruxelloise . Puis à la fin , quand le même commentateur verse une larme sur les idéaux démocratiques du début de l’ère Eltsine , dont ” on sait ce qu’il est advenu” , suivez mon regard . Bref du docu bien politiquement correct . Entre les deux une narration intéressante quoique que superficielle des événements . Il est facile de juger des décennies plus tard , mais le comportement de Gorbatchev est en dessous de tout . Un apparatchik naïf et coupé des dures réalités car élevé et fonctionnant dans une bulle . Il est même allé à demander un prêt aux occidentaux , quelle déchéance . Quant à Eltsine , tout soupçon de corruption et de financement par les occidentaux n’est même pas évoqué .

    • lon // 12.02.2020 à 21h52

      S’il est vrai qu’un “poisson pourrit toujours par la tête” , alors les cadres dirigeants de l’URSS à la fin des années 80 , Eltsine et Gorbatchev en tête , sont directement responsables de la faillite de l’union et du communisme , ce qui pour moi est la conséquence directe de de la dictature du Parti communiste et de la non existence de contre-pouvoirs . Les démocraties occidentales qui se gaussent de leurs valeurs humanistes feraient bien d’y réfléchir au lieu de renforcer leur virginité en accablant la Russie de Poutine après avoir accablé l’URSS : la dictature néolibérale est là et bien là et personne ne semble savoir comment en sortir et s’il est possible d’en sortir .

      • Geoffrey // 13.02.2020 à 09h19

        c’est tout à fait comme çà que j’ai appréhendé ce doc’ : une diarrhée de condescendance

        avec le supplice en sus de devoir supporter la sempiternelle litanie des “millions de morts du communisme”

        c’est un documentaire sur cette impérative rengaine qu’il faudrait réaliser.

        staline – pour conserver le pouvoir – érige un régime de terreur (combien de communistes VICTIMES/MARTYRS des goulags ?), et les bien-pensants à l’Ouest de s’empresser d’y voir là la quintessence du communisme..parce que fondamentalement (cupidité oblige), ça les arrange de stigmatiser le communisme (praxis cognitive : impôt sur les bénéfices financiers = socialisme = communisme = goulags) !!!

        même ici, en commentaires, certains en rajoutent une couche….peut-on résumer le message du Christ à l’inquisition ou aux croisades ? Non et pourtant, combien de meurtres en Son Nom ?

        à se demander si les prolo’ d’en bas qui crachent sur le communisme ne méritent pas leur sort… du genre “gilet jaune de droite”.

        Geof’-Rey, plein de compassion pour les victimes staliniennes

        • Philippe, le Belge // 13.02.2020 à 12h01

          Je n’ai pas regardé le documentaire et au vu des commentaires qui précèdent, je ne suis pas sur qu’il vaille vraiment la peine d’être vu.
          Mais je me demande ce qui m’énerve le plus entre un documentaire que vous même qualifiez de “condescendant” et l’ensemble de vos commentaires de gentil trotskyste pointant vers Staline à chaque fois que le communisme est attaqué, à la grande joie de la bourgeoisie (et de PPD, voir son commentaire plus haut) qui n’en demande pas mieux.

          Ceci dit, je suis moi-même passé par cette phase idéaliste qu’il faut pouvoir dépasser. Danièle Bleitrach, entre autres, via son blog https://histoireetsociete.wordpress.com/ , m’y a bien aidé!

          Philippe, plein de compassion pour vous et pour les nombreuses victimes potentielles de la guerre 40-45 évitées par l’action de l’Union Soviétique “stalinienne”.

          • Geoffrey // 14.02.2020 à 09h30

            merci pour ce lien, mon Fifi’,

            je ne suis pas trotskyste – comme Soljenytsine (‘en 45), je suis communiste sans avoir besoin d’un Saint-patron (trotsky ou staline ou le Che ou Mao ou….Hedebouw – humour)

            que le Système crache sur le communisme, je suis explicite à cet égard mais il convient de quant même faire face au passé ….le goulag, en l’occurrence, en faisant la part des choses avec intelligence et compassion (le cerveau et le cœur sont 2 organes également dignes d’importance).

            je ne comprends pas bien – d’ailleurs – la teneur de ton propos : on est d’accord que ce que staline a fait, ce n’était pas pour le communisme, nietwaar ? j’ai un doute en te lisant…

            cordialement

            Geof’, de Leuze (entre Tournai et Ath)

            • Philippe, le Belge // 14.02.2020 à 11h23

              De rien pour le lien! Je t’assure que cette dame de 81 ans, au caractère marseillais bien trempé (je te conseille de réfléchir à deux fois avant d’écrire un commentaire) a des choses à t’apprendre et te faire découvrir.
              Tu ne te dis pas trotskyste mais pourtant ta position ressemble fortement à une position trotskyste.
              Si il est bien de ne pas avoir de Saint-Patron (Marx peut-être quand même?) il est important de voir ce que tous les leaders communistes ont apporté ou pas à la cause! Et il me semble que Staline, au delà de certaines dérives (avérées, exagérées ou inventées) avait, dans une période bien plus trouble et compliquée, une gestion bien plus communiste que tous les leaders politiques soviétiques qui l’ont suivi, de Kroutchev à Gorbatchev, qui lui a permis de placer l’URSS là où elle était à sa mort, position qui n’a fait que faiblir par la suite (jusqu’à la fin pitoyable qu’on connait.
              La question qui se pose derrière est celle de la dictature du prolétariat, de la forme et des limites qu’elle doit se donner, qui seront sans doute, pour tout gentil bourgeois, toujours trop autoritaires et violentes mais qui seront toujours dépendantes des circonstances et de la violence du camp d’en face. Retour à Marx donc.

              Cordialement,
              Philippe, de la banlieue bruxelloise

              ps: si tu ne connais pas, les éditions Delga sont également très intéressantes.

                +0

              Alerter
            • Philippe, le Belge // 14.02.2020 à 11h33

              Je t’avais fait une réponse plus longue mais elle n’a apparemment pas plu à la modo…
              les-crises aussi a ses limites…

                +0

              Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Ecrire un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Charte de modérations des commentaires

Et recevez nos publications